The Man in the High Castle (S01)

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Avis : Hop, hop, hop, ça fait quelques mois que je laisse de côté The Man in the High Castle sur ma liste de séries à voir, au point que je l’ai mise dans mon challenge séries 2016. Et donc, je me suis demandé pourquoi ne pas profiter de ce début de mois de Juin totalement morose pour me lancer dans un marathon SF. Partant de là, j’avais encore pas mal de choix par rapport à ma liste de séries à voir cet été… mais après un bilan de mai que je trouve un peu trop mitigé, je me suis dit qu’il était temps d’avancer encore un peu mon challenge, et rien de tel qu’une courte saison pour faire ça. Voilà, il n’en fallait pas plus pour me lancer !

Alors, pourquoi regarder cette série me direz-vous ? Personnellement, parce que j’adore la SF et que Laura m’en a beaucoup parlé. Le synopsis m’intriguait aussi : la série propose de nous plonger dans une Amérique où les nazis auraient gagné la 2nde Guerre mondiale. Elle débute en 1962. Bref, un plot classique pour le genre de l’uchronie, mais qui m’intriguait quand même. Et puis, le générique a commencé et j’ai vu qu’Alexa Devalos jouait dedans… Ce qui avait dû me convaincre au premier abord. En effet, j’adorais cette actrice secondaire (hum tertiaire même) dans Angel, où elle jouait une guest géniale (Gwen) au look très discutable.

Et donc, après une saison, je conseillerais cette saison aux fans de 11.22.63 et Agent Carter (forcément vu la période…), aux fans de science-fiction, aux fans de Colony pour le côté résistance, aux amateurs d’uchronie et de séries qui prennent le temps de s’installer. La réalisation est plutôt bien foutue, l’écriture de la série intrigante et Alexa Davalos a vieilli de la meilleure des manières qui soient… Je n’ai pas lu le livre (mais lu pas mal de commentaires s’indignant que la série s’en éloignait… encore, toujours), mais j’ai vraiment apprécié cette première saison. Elle démarre et se termine très fort, avec malheureusement un coup de mou regrettable au milieu. Enfin, ça reste drôlement brillant quand même et je vais commencer à la recommander à pas mal de monde, je pense !

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Note finale de la saison : 17/20

01.jpgÉpisode 1 – The New World – 18/20
We lost the war, didn’t we? No I can’t even remember what we were fighting for.

Encore une série qui prend la peine de commencer par un long générique, Daredevil style. L’univers est assez vite introduit par un joli plan de croix gammée, ça te met tout de suite dans l’ambiance. Les USA se sont fait diviser par les force de l’Axe, à la manière de l’Allemagne dans notre histoire… qui est justement le cœur de l’intrigue. La série prend une bonne vingtaine de minutes à mettre en place son intrigue, parce qu’il faut avant tout présenter les personnages, notamment Juliana. Elle se retrouve bien malgré elle mélée à un complot qui la dépasse, celui du Man in the High Castle, un homme mystérieux qui produit des films montrant les USA gagner la guerre… bref, montrant notre réalité. C’est très intrigant dès le départ et ça accroche. La vie semble avoir repris son cours normalement, mais tout un tas d’éléments nous rappelle bien que ce sont les « méchants » qui ont gagné (ah les USA et leur manichéisme). Ce long épisode (59 minutes, c’est long) est une introduction qui va permettre aux personnages principaux de se rencontrer et à l’histoire de se mettre en place plus rapidement que ce que je pensais. Excellent.

02Épisode 2 – Sunrise – 19/20
That film can change the world.

Bon alors autant je n’étais pas franchement fan du personnage de Frank dans le premier épisode, autant les scènes de torture psychologique que les japonais lui font subir dans celui-ci m’ont mis de son côté en quelques instants. Je me suis laissé prendre au piège de cette intrigue complexe (mais pas trop) et je commence même à apprécier les scènes du côté ennemi, auxquelles je n’avais pas accroché du tout au départ. Les choses avancent très vite encore dans cet épisode, avec Juliana qui fait confiance aux mauvaises personnes et l’interrogatoire de Frank qui se conclue de la pire des manières. Ils nous ont pourtant fait croire par leur montage que l’issue pouvait être positive pour tous… Mais non. Beaucoup de tensions, de stress, de suspens et une fin horrible, qui a fait avancer tous les personnages à vitesse grand V. J’aime vraiment beaucoup pour l’instant, on frôle la perfection, j’ai juste encore du mal avec l’intrigue autour de Joe… Mais je crois que ça ne durera pas à ce rythme-là !

03.jpgÉpisode 3 – The Illustrated Woman – 16/20
It’s good to have you back Franck, really good.

Voilà un premier épisode un peu plus long et calme, il fallait bien que ça ralentisse un peu à un moment ou un autre. Pour autant, l’intrigue avance malgré tout. Nous suivons Franck reprendre le cours de sa vie « normale » et être animé d’un fort désir de vengeance que l’on comprend largement. Par ailleurs, les nazis & japonais continuent d’essayer de rattraper Juliana et de percer le mystère qui l’entoure, ce qui fait que l’on suit un personnage les traquant et créant le chaos dans la zone neutre. La fin nous offre un cliffhanger haletant après un épisode un peu plus lent, c’est très prometteur.

04Épisode 4 – Revelations – 14/20
I’m not here to kill Nazis. I’m here because I need answers and I’m not leaving until I get them.

Bon, ça commence à devenir décevant la manière dont ça n’avance pas en cours d’épisode. Le cliffhanger précédent a été résolu en un rien de temps et tout est monté lentement en épingle dans cet épisode, pour nous ramener au personnage de Franck qui choisit au dernier moment de ne pas assassiner le prince… Tout ça pour être finalement témoin de l’assassinat. C’est un peu gros, mais ça fait un excellent cliffhanger qui avance la série vers l’étape suivante. En plus, ce regard avec le petit garçon… Bouleversant de suspens. Du côté de Juliana et Joe, j’ai eu un peu de mal à accrocher, parce qu’il paraissait évident que c’était trop tôt pour rencontrer le « man in the high castle ». En plus, Juliana commence à me taper sur le système à vouloir rester à tout prix à Canon City qui ne lui a apporté que des emmerdes (cependant, ça reste très bien joué de la part de l’actrice)… jusqu’au moment où elle apprend ce que Franck compte faire et repart précipitamment. Comme si elle pouvait changer quelque chose, sérieux, le temps qu’elle rentre tout sera terminé… Et elle n’a pas plus de réponse que 10 minutes avant ! Je préférais le rythme des deux premiers et j’ai espoir que ça reprenne…

05Épisode 5 – The New Normal – 13/20
I just want things to go back to normal.

C’est peut-être une mauvaise idée d’enchaîner autant les épisodes, mais je trouve que l’on est très loin du rythme et de l’intensité des premiers épisodes. Plus on avance, plus j’ai l’impression de me retrouver devant Colony, et ce n’est pas franchement un compliment. L’épisode était pourtant plutôt prometteur avec le retour de Juliana à San Francisco et sa vie totalement bouleversée par ses quelques jours d’absence, mais justement ça insiste un peu trop dessus et sur sa curiosité maladroite pour la résistance. L’autre point problématique de l’épisode, c’est sa séparation d’avec Joe, dont l’intrigue de retour chez les nazis n’est pas des plus passionnantes. Et puis, il y a cette scène finale qui voit Juliana fuir en percutant Tagomi qui, à son tour, fait tomber le fameux collier. Combien d’objets vont-ils faire tomber d’ici la fin de saison au juste ?

06Épisode 6 – Three Monkeys – 15/20
We were only ever as happy as they allowed us to be.

Beaucoup de développement de personnage dans cet épisode, et de manière plus réussie que dans les épisodes qui ont directement précédé. Les personnages principaux sont toujours séparés chacun de leur côté et on finit par se surprendre à trouver sympa ces personnages de Nazis qui entourent Joe, avec leur vie de famille tout ce qu’il y a de plus banal… Jusqu’à ce qu’ils parlent de l’Holocauste, de meilleur whisky et de meilleur monde. Hum, il y a peut-être un fond de regret, de questionnements sur ce qu’il s’est passé. Il est cool également de constater les différents parallèles entre Joe et Juliana, cherchant chacun de leur côté des États-Unis des indices sur le Man in the High Castle et sur Grasshoper. Je ne suis pas bien certain d’avoir compris toutes les implications des révélations de cet épisode, mais je suis impatient de continuer tout de même.

07.jpgÉpisode 7 – Truth – 17/20
In your culture, truth is of higher importance and only with the truth one can move forward.

Je tiens à commencer par dire que wahou, Alexa Davalos a quand même fait des progrès énormes en terme de jeu d’actrice depuis son passage dans Angel. Voilà. Maintenant l’épisode en lui-même était à nouveau hyper intéressant, et surtout hyper prise de tête, surtout que j’ai l’impression qu’on se dirige vers un virage SF – et après tout, je voyais la série comme ça avant de la commencer. Il y a donc un nouveau film à trouver, des écoutes à droite à gauche, de la confiance accordée trop facilement, un couple un peu improbable… La tension monte et est palpable jusqu’au bout, où Juliana retrouve le corps de Trudy… Ce qui ne suffit pas à me convaincre que ce n’est pas elle qu’elle a aperçu au marché. Je suis très sceptique devant cet épisode, j’ai un milliard de questions, et ça a tendance à me rassurer à 3 épisodes de la fin ! En revanche, l’intrigue autour de l’antiquaire m’a laissé perplexe pour le moment, je ne vois pas bien où ça souhaite aller derrière.

08.jpgÉpisode 8 – End of the World – 19/20
It’s a trap, the Kempetai are coming

Pfiou, un nouvel épisode qui fait monter la pression jusqu’à sa conclusion épique. Tout commence par un message codé de la part du Man in the High Castle, puis par Juliana qui annonce la mort de sa sœur à ses parents, faisant comprendre sa culpabilité à son beau-père. Et puis, tout s’enchaîne jusqu’à ce qu’il la prévienne du piège tendu à la résistance en toute fin d’épisode. Entre, il y a eu quand même pas mal de gap-fillers, notamment l’intrigue autour de Thomas qui sera paralysé dans quelques mois, mais on fait avec et ça fonctionne plutôt pas mal dans cet épisode par rapport aux autres. Et puis quand même, nous faire sympathiser avec un nazi forcé de tuer son fils, c’est bien joué de la part des scénaristes. En revanche, l’intrigue autour de Frank et l’antiquaire était vraiment là pour combler, même si ça donne un peu d’enjeu avec le bus à prendre en fin d’épisode. La toute fin réunit bien sûr le couple Juliana et Joe, sans grande surprise, et ils sont forcés de monter dans une étrange voiture, tout en étant poursuivi par les japonais. Quelque chose me dit que Juliana n’arrivera pas à choper son bus à temps…

09.jpgÉpisode 9 – Kindness – 19/20
This isn’t like the other film…

Pfiou, la série prend le virage que j’attendais, ouiii ! Mais avant ça, il faut suivre un épisode un peu longuet parce que – ironiquement – possédant trop de rebondissements et sous-intrigues à régler. Il est intéressant de voir comment tout se met en place autour du visionnage du dernier film. Il fallait que Frank ne parte pas pour qu’ils puissent tous les deux utiliser l’argent pour sauver Joe, une des sous-intrigues qui se déroule à vitesse grand V. Ed leur apporte encore beaucoup trop d’aide, ça devient louche et puisque Frank ne peut plus être le Man in the high castle (j’y reviendrais) comme je le soupçonnais depuis un ou deux épisodes, c’est mon nouveau suspect numéro 1 (ou alors il va mourir bêtement). Bref, la toute fin d’épisode mène notre couple préféré, Juliana & Frank, devant un écran qui leur diffuse le dernier film du haut château… et oh surprise ! Cette fois la vie n’est pas rose. Oui, mon “oh surprise” est totalement ironique, car les scénaristes l’introduisent lourdement avec la mention de Nagasaki dans la scène qui précède. Et donc Juliana découvre avec horreur que la victoire implique des sacrifices atroces, en l’occurrence une bombe atomique, et que peut-être elle se trompe depuis le début. Puis, le film enchaîne et nous montre des Nazi tuant des prisonniers. Oh ironie du sort, Frank fait partie de ces prisonniers et a le droit de voir son propre headshot par (oh surprise bis, roulement de tambour) Joe ! Magistralement bien amené !

10.jpgÉpisode 10 – A Way out – 18/20
– What was that?
– A nightmare.
– With me in it, how is it possible?

Ce dernier épisode reprend très exactement là où le précédent nous a laissé, et commence donc plutôt bien, avec l’arrivée de Joe une fois le film terminé. Ils essaient de comprendre ce qu’ils viennent de voir, mais n’en parlent pas à Joe, et en même temps ne peuvent soudainement plus leur faire confiance. Faut dire que tout ça ne doit pas avoir grand sens pour eux. Juliana et Frank acceptent alors de comploter pour tuer Joe en échange d’un bateau qui les amènera au Mexique, malgré les réticences de Juliana, partagée entre son amour inavoué pour Joe et la terreur des images qu’elle a vues. Toute cette intrigue est du coup un peu longue et nous amène à une scène finale où c’est en fait Joe qui prend le bateau pour le Mexique, parce que Juliana lui fait confiance à lui plutôt qu’au film (bien joué) et que de toute manière Frank n’est pas là… Encore un départ raté pour le couple. Il faut dire que Frank a mieux à faire puisqu’il essaye de sauver la vie d’Ed, qui s’est dénoncé comme l’homme possédant une arme amenée lors de l’attentat contre le prince (c’est anecdotique, mais j’ai percuté seulement dans cette épisode à quel point niveau date cet attentat tombe proche de JFK du coup). Et donc Ed continue de beaucoup trop se sacrifier pour ses amis, je trouve ça presque louche. Côté politique, on apprend que les Nazis souhaitent désormais entrer en guerre contre les Japonais, et que ce sont eux qui ont commandité ledit attentat. Pourquoi pas, laissons les méchants pas beaux s’entretuer. Wegener lui s’apprête d’ailleurs à rencontrer Hitler sous les ordres d’Heydrich. Compliqués, toutes ces scènes et noms en allemand, mais il faut en retenir que c’est finalement Hitler qui vit dans un château… et qu’il regarde un bout du film Grasshopper. Ah, la migraine qui se pointe… Est-ce qu’il a gagné la guerre grâce aux films, pouvant empêcher ce qui devait se passer ? La tension monte, Hitler semble en savoir un peu plus que nous sur les films, et finalement tout part en cacahuète puisque Wegener décide de se suicider pour ne pas tuer Hitler, ce qui oblige Obergruppenführer (OUI J’AVOUE J’AI CHERCHÉ SUR GOOGLE) à emprisonner Heydrich. Et maintenant qu’on a dit tout ça, les scénaristes nous font un virage à 180° et nous ressortent Togami de nulle part. Armé du collier de Juliana, celui-ci ferme les yeux et se tape un petit voyage du côté de l’Amérique dirigée par les USA. Il semble donc en mesure de traverser d’un monde à l’autre, de vivre du côté des films autant que de celui où l’Axe a gagné la guerre. C’est tout de même décevant de ne pas avoir plus d’informations sur la manière dont il parvient à faire cela ou sur l’identité du Man in the high castle (tout laisse suggérer que c’est lui… mais pourquoi ferait-il ça ? et surtout, il a l’air de ne pas comprendre ce qui lui arrive alors peut-être pas ? Est-ce lié au collier ?). Beaucoup de questions sont donc en suspens dans cette fin de saison, ils m’ont eu par surprise avec Togami, finissant sur un personnage présenté comme secondaire dans la série, et je me retrouve à attendre la seconde très, très impatiemment.

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Semaine 22 : du 30 mai au 5 juin

Bonjour à tous !

Bienvenue dans cette nouvelle version des articles à la semaine 😉 Et oui, en effet, nous passons aux séries d’été cette semaine, ça fait 14 jours au moins que j’en parle, il était donc temps que ça se fasse ! Ironiquement, ça me tombe dessus au moment où j’ai la masse de boulot à faire pour la fac (ça devrait même pas exister ce genre de phrases) et étonnamment mes séries sont sacrément bien réparties avec grosso modo une par jour ! Magie !

Les inédits de la semaine

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Cette semaine était particulièrement pauvre en nombre d’épisodes vus, mais heureusement très riche en excellentes notes, du coup, pas le temps de s’ennuyer ! J’ai commencé Cleverman et Outcast, deux séries plutôt réussies, surtout pour la seconde. La première a en effet du mal à s’imposer dans mon cœur car elle part un peu trop dans tous les sens sans explication, et parce que je l’ai vue après un excellent début de semaine. Il va falloir lui laisser quelques semaines pour s’installer, là où Outcast et Scream ont signé des premiers épisodes de saison qui mettaient aussitôt dans l’ambiance. Le vrai coup de cœur de la semaine est évidemment pour Person of Interest. Je n’arrive pas à croire que je sois passé si longtemps à côté de cette série et que ça ne fait que deux mois que je regarde. En même temps, après avoir vu 100 épisodes en si peu de temps, c’est dur de décrocher.

Pour entamer l’été, j’ai donc vu :

– Silicon Valley (3×06), 16/20
– Scream (2×01), 18/20
– Person of Interest (5×08), 18/20
– Person of Interest (5×09), 20/20
– Containment (1×07), 18/20
– Cleverman (1×01), 13/20
– Orphan Black (4×08), 19/20
– Outcast (1×01), 17/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

La performance de la semaine

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« We might as well be a symphony »

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine. Je n’ai pas eu à chercher bien loin pour cette première édition !

Amy Acker a toujours été une valeur sûre chaque fois que je l’ai vue embauchée dans une série, que ce soit en guest pour un ou deux épisodes (HIMYM, Suits), pour un arc comme ça (Alias) ou en tant que personnage principal (Alias, Dollhouse, Person of Interest). En fait, quand on y regarde de plus près, elle est souvent embauchée pour un simple arc et finit par s’installer durablement dans la série.

Son rôle de Root dans Person of Interest ne déroge pas à cette règle, elle n’était là que pour un épisode à l’origine et s’est imposée rapidement comme l’un des meilleurs personnages de la série. C’est elle qui a permis la dynamique et la transformation en série-feuilletonnante lors de la saison 2 et cette semaine, c’est elle qui obtient la performance de la semaine !

Et pour cause ! On entre dans le spoiler alert, attention, ne continuez pas la lecture si vous n’êtes pas à jour et passez directement au paragraphe suivant.

Cette semaine, nous avons eu droit à deux épisodes de POI. Le premier reléguait Root en storyline B de l’épisode 9, où elle retrouvait enfin Sameen, son flirt de toujours. La scène était parfaitement maîtrisée de la part des deux actrices. Le sourire horrifié et l’angoisse aux révélations de Shaw était absolument scotchante, et déjà Amy Acker avait gagné sa performance de la semaine. Cependant, elle ne s’arrête pas là et l’épisode 10 nous la présente sous son meilleur jour, flirtant autant que possible avec Shaw (dans un jeu très crédible) pendant une fusillade, une scène tout à fait représentative de son personnage de Root. Ce n’est toujours pas suffisant pour être convaincant comme choix de performance de la semaine ? OK, alors parlons un peu de la course poursuite qui s’engage en voiture, et de son jeu crédible et sans défaut lorsqu’elle se met à conduire avec les pieds pour pouvoir tranquillement tirer sur ses ennemis ? Il n’y a qu’elle pour me vendre ça. Et bien sûr, la toute fin, si vous lisez encore ces lignes, vous la connaissez, elle se fait tuer par ce personnage en qui je croyais beaucoup… La Machine choisit sa voix, maigre consolation qu’on comprend largement, alors que l’on voit son cadavre. Mais franchement, à ce stade des deux épisodes, elle a clairement prouvé qu’elle méritait bien ces quelques lignes. J’espère la revoir très prochainement dans une autre série, car j’ai déjà fait le tour de sa carrière malheureusement.

Les autres actus du blog

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Quelques avancées pour le #ChallengeSéries2016

Nouveau mois oblige, j’ai également publié aujourd’hui mon bilan du mois de Mai concernant le #ChallengeSéries2016. Spoiler alert : c’est pas bien brillant… mais j’avance petit à petit. J’ai quand même pu voir l’intégralité de la saison 3 d’American Horror Story  le week-end dernier, donc ça fait un peu de blabla à lire 😉 La moyenne générale de la série tombe à 14 pile, c’est donc plutôt bon, sans être pour autant révolutionnaire.

Pas de grandes révélations séries cette semaine, mais un début d’été vraiment prometteur, alors qu’une bonne partie des séries que j’ai prévu de regarder ne sont pas encore entamées !

Outcast (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode de la saison 1 d’Outcast et enfin une brève conclusion en fin d’article. Bonne lecture !


Avis : Une série créée par Kirkman ? PLUS JAMAIS.

Voilà ma première réaction quand j’ai entendu parler d’Outcast, ma seconde ayant été de fuir aussi loin que possible. De toute évidence, pas assez loin, puisque cela fait plus d’une semaine que j’entends parler de ce pilote sur Twitter, car apparemment toute la twittosphère l’a vu avant même sa diffusion et l’érige en réussite. Alors après moult hésitations, j’ai décidé de le mettre dans ma liste de séries à regarder pendant l’été. Advienne que pourra.

Il m’a fallu beaucoup de self-control car, si vous suivez un peu le blog, vous savez que j’ai du mal avec la lenteur et les défauts de Walking Dead (plus encore qu’avec ceux de Fear the Walking Dead, contrairement à une majorité de gens apparemment). N’empêche que commencer une nouvelle série basée sur des comics, alors même que je viens juste de voir le pilote de Preacher et que les deux tentent de jouer dans la même catégorie, c’est un peu du suicide, beaucoup du masochisme. N’empêche que je l’ai fait, pour le moment sans regret.

Note moyenne de la saison : 14,5/20.

 01.jpgÉpisode 1 – A Darkness Surrounds Him – 17/20
Come and get me.

Je devrais même pas la mettre la moyenne à un pilot qui ose finir sur cette réplique… Franchement, ça me tue, mais comme la majorité des gens, j’ai vraiment bien aimé cet épisode qui nous place l’univers de manière assez rapide et en tout cas plus claire que ce qu’a pu faire Preacher.

Alors par quoi je commence ? Peut-être, évidemment, par son très bon générique, qui suit la mode des génériques à rallonge nous présentant une atmosphère générale à coup de plans de cinq secondes. Cela nous amène à la première scène, celle d’un enfant possédé (l’acteur n’a pas fini de faire des cauchemars) qui est là pour bien nous faire frissonner et nous dégoûter d’aller manger de la viande ce soir. Go vegan.

Il est ensuite temps de nous présenter les héros, à coup de retours en arrière bien galère à démêler (surtout si comme moi vous décrochez un peu trop facilement pour envoyer des sms… Oups). Le héros s’appelle donc Kyle, qui sort de prison après avoir fait un truc horrible à sa fille, d’après sa nièce. On sent l’entourloupe venir à des kilomètres, et effectivement, il n’a en fait fait que protéger sa fille de sa femme, possédée par un démon. Mais ça on ne le saura qu’à la fin, une fois qu’on se sera tapé les retrouvailles avec sa sœur Megan et sa rencontre avec le révérend Anderson.

Le pilote s’attache donc à nous montrer l’exorcisme du gamin qu’on a vu bouffer un cafard en début d’épisode, tout en dévoilant aussi l’enfance de Kyle, lorsque sa mère était possédée elle-aussi. Bref, la série a un petit côté Supernatural indéniable dans ce pilot. On ressort de ce pilot avec une impression de mini-film dévoré.

Ça pourrait presque se passer de suite s’il n’y avait pas cette dernière réplique et les évidentes questions qui se posent autour de Kyle. Le monsieur est capable de faire quitter les démons des corps qu’ils possèdent grâce à son sang… De toute évidence, c’est pour cela que le démon le hante en possédant tout le monde autour de lui, et c’est pour cela qu’il y aura une suite, mais je crains un schéma à la semaine qui me déplairait.

Enfin bon, je vais commencer par savourer cet épisode pour ce qu’il est, à savoir un bon divertissement horrifique et gore, qui manque quand même un peu de suspens et de vraie horreur pour moi. C’est tout de même très réussi, et plus que The Walking Dead (pour le moment). À samedi prochain !

02.jpgÉpisode 2 – (I Remember) When She Loved Me – 15/20
We are all we had.

Après un résumé totalement chaotique qui fonctionne plutôt pas mal et permet de se remettre la série en tête, Outcast débute son second épisode dont j’attends qu’il me dise à quoi m’attendre comme type de développement au cours de la saison. Le générique fonctionne toujours en tout cas.

Cet épisode prend le temps de repartir dans la structure en flashback pour nous expliquer un peu d’où vient notre héros, transformant peu à peu la série en thriller psychologique autour de Kyle, avec ses occasionnelles scènes de gore par-ci par-là. Du coup, ça demande finalement plus d’attention que ce à quoi je m’attendais en lisant le synopsis et en voyant la bande-annonce, mais après tout pourquoi pas. Il faut juste que je me décide à poser une fois pour toute mon portable en début d’épisode, comme je peux le faire avec d’autres (type Orphan Black).

Cet épisode reste donc excellent, mais je ne sais toujours pas trop où veut m’emmener la série (mais ce n’est pas pire que devant Preacher après tout). Je me laisse guider pour l’instant, et on verra par la suite si ça me plaît toujours autant.

En tout cas, avec un début pareil, je devrais me laisser porter toute la saison ; j’espère juste voir prochainement une meilleure dynamique se développer entre les personnages, car ça manque pour l’instant de dialogues percutants (et oui, c’est ce qui attire le plus mon attention, j’y peux rien. Une histoire peut être au top, si elle n’a pas de bons dialogues, je décroche).

PS : OK, le sosie du professeur McGonagall aussi a retenu mon attention, parce que c’était dingue comment elle lui ressemblait sans être elle.

03Épisode 3 – All Alone Now – 17/20
Rev, he can’t be saved. Whatever is in him is here to stay.

La routine s’installe un peu et fait d’Outcast un Supernatural plus mature dans cet épisode. On suit en « enquête à la semaine » un nouveau possédé, Blake, qui viole (en tout cas, c’est suggéré) et tue tout aussi violemment la femme de son pote qui avait eu la gentillesse de l’héberger. Sympathique scène d’introduction donc.

Il y a des développements de tous les côtés, notamment dans la relation de Kyle avec le révérend Anderson lorsqu’ils font un petit roadtrip en prison pour rencontrer le possédé et que le révérend perd la photo de son fils en route.

Par ailleurs, une avancée aussi dans l’intrigue secondaire sur Megan, la sœur de Kyle, qui semble perturbée par l’arrivée d’un « vieil ami », Donald « Donny » Hamill. De ce qu’on en voit, ce doit être un ex un peu obsessif, car elle est vraiment très perturbée pendant les 48 minutes de cette semaine. Je suis intrigué par le déroulement de cette intrigue à long terme, ça rajoute quelque chose à l’ensemble.

Cet épisode relève le niveau par rapport au second, en s’attardant un peu plus sur les points qui me manquaient la semaine dernière. Il confirme par ailleurs ce que je pressentais : on est bien dans une série à portée psychologique (il n’y a qu’à voir ce qu’ils font de Megan) plus que dans le gore pur.

Oh, et pour contraster ce que j’ai dit ces deux dernières semaines, j’ai trouvé le générique un peu trop mou par rapport à la scène d’intro, il a moins fonctionné sur moi cette semaine. Allez savoir.

Il était en tout cas intéressant d’être confronté à ce Blake si tôt dans la série, car Kyle ne parvient pas à en faire échapper le démon. J’imagine que nous n’en avons pas fini avec lui et, surtout, ça rajoute de la complexité à l’affaire.

04.jpgÉpisode 4 – A Wrath Unseen – 16/20
The exorcism is a last resort, my goal is to not have to perform another one.

Sans scène d’introduction le précédant, le générique retrouve cette semaine sa force de frappe.

On oublie un temps le surnaturel dans ces 54 minutes pour s’intéresser un peu plus avant à l’intrigue autour de Donny et Megan, qui continue à être bien mystérieuse et difficile à comprendre pendant la première moitié de cet épisode, avant d’être explicitée par un flashback. Encore une sordide histoire de viol à la télévision américaine, donc.

Rien de très surprenant, mais une intrigue menée de front et de manière très juste pour l’instant, jusque dans le passage à tabac assez jouissif de ce Donny (jouissif, parce qu’il ne paraît vraiment pas avoir changé quand il parle de Megan à son mari). La métaphore n’est pas des plus subtiles : pas besoin d’être possédé pour avoir un démon en soi.

Cela n’empêche bien sûr pas d’en revenir aux fondamentaux de la série et de préciser encore un peu plus les contours fantastiques du job de Kyle et du révérend. L’idée est donc de nous montrer leur combat contre les démons possédant un peu tout le monde dans la ville. Le côté gore s’estompe à nouveau dans cet épisode au profit du psychologique toujours, donnant un ton qui est de plus en plus clair épisode après épisode et qui n’est vraiment pas pour me déplaire, avec ces anciens exorcisés à traquer.

Après ce quatrième volet de l’histoire, je pense pouvoir dire assez certainement que je suis convaincu et que cette adaptation au format télé est une vraie réussite, même si je reconnais une fois de plus que je n’ai pas lu les comics, donc je ne sais pas ce qu’il en est de la cohérence globale entre les deux (j’ai lu quelques tweets sur l’homme au chapeau dans la première scène notamment… On verra).

D’une certaine manière, peu m’importe (han, hérésie !) tant que la série est cool et que la réalisation continue à être aussi maîtrisée.

05.jpgÉpisode 5 – The Road Before Us – 14/20
You know what the worst part is? If I could just erase ten minutes of our life…

Outcast proposait cette semaine un épisode beaucoup plus calme et moins dense que d’habitude, qui se centrait principalement sur le passé de Kyle et le terrible « accident » qu’a provoqué la possession.

Pendant tout l’épisode, nous le voyons donc tenter de reconquérir son ex, ou au moins de récupérer sa confiance, ce qui est absolument touchant, notamment lorsqu’il retrouve enfin sa petite fille.

En parallèle, il y a bien sûr une affaire à la semaine concernant les possessions.

C’est du coup un épisode de facture plus classique et banale que d’habitude, mais ça fonctionne quand même grâce à l’approfondissement offert sur le passé de Kyle. J’ai bien aimé, mais j’étais moins scotché que d’habitude quand même. Il faudra voir ce que donne la suite.

06.pngÉpisode 6 – From the Shadows It Waches – 13/20
I know she’s not the only one out there

Un nouveau cas de possession dans cet épisode pour le révérend qui regarde ses vidéos en quête d’une solution et en pleine crise de foi. C’est toujours plus intéressant que la vie de Kyle, qui passe une bonne partie de son épisode à faire des travaux d’intérêts généraux encore plus inintéressants que tout ce que l’on pourrait imaginer.

Bref, il n’y a que l’intrigue de la sœur qui apporte du bon à l’épisode, maintenant que son mari a tabassé son violeur. Heureusement, les effets spéciaux sont toujours bons et la réalisation impeccable, ça aide à digérer ce qui était malheureusement l’un des plus mauvais (et long) épisodes, que la fin uniquement parvient à rendre plus passionnant.

Le cliffhanger est passionnant car il promet de relancer un peu le tout et de sortir du simple épisode de la semaine (même si certaines intrigues se suivent déjà, c’est vrai). Je suis curieux de voir ce que ça donnera.

07Épisode 7 – The Damage Done – 14/20
And tonight… Tonight was not smart.

Cet épisode est dans la lignée directe du précédent, reprenant les histoires exactement là où on les avait laissées, et réintroduisant Allison et sa fille comme personnages principaux. Les conséquences de la possession sont encore là et il est intéressant de les voir étudiées, tandis que du côté de Megan et son ex, je m’ennuie plus que je n’aurais cru.

Leur storyline s’enlise un peu plus à chaque épisode alors que ça partait sur de très bonnes bases et évidemment, Megan se fait avoir comme une sotte.

En terme de rythme, les lenteurs continuent mais permettent d’imposer une ambiance vraiment sympa et distinguable. Quant à Kyle, il continue de toucher un peu tous les inconnus qu’il croise alors que le révérend perd la boule (alors que non) devant toute la ville en dévoilant son nouveau tatoo ensanglanté hyper sexy.

Bref, une belle brochette de loosers encore dans cet épisode, qui finit sur un Kyle abandonné par Allison. C’en est comique à force !

08.pngÉpisode 8 – What Lurks Within – 12/20
I thought he had already decided that this one was the demon itself

Bon, voilà, tous les défauts Kirkman s’accumulent peu à peu et ça ne signifie rien de bon : pas même un exorcisme cette semaine, juste des questions et la preuve formelle que les héros de la série ne savent pas trop ce qu’ils font. Dommage.

Cependant, ça reste assez intéressant du côté psychologique, notamment avec cette histoire de possession qui peut-être arrange les choses selon Sidney.

De son côté, Anderson est clairement débordé par les événements et passe son temps à hurler sur tout le monde (d’où le choix de la photo pour cet épisode). Franchement, plus les épisodes passent, moins j’accroche à ce personnage dont les motivations ne sont pas des plus claires puisqu’il n’a pas l’air lui-même de savoir ce qu’il veut et dont l’énervement doit être contagieux car, oui, il m’énerve.

Quant à Megan, elle est un peu laissée de côté à s’occuper de la fille d’Alison et Kyle, ce qui est dommage, mais je suppose qu’elle reviendra en force dans la suite de la saison du coup.

20160807004123Épisode 9 – Close to Home – 15/20
Maybe you’re the one who needs to be reminded what it means to be a good Christian.

Je n’ai pas capté le délire de la scène d’introduction, merde.

L’épisode s’ouvre et se concentre sur Megan ainsi que la manière dont elle gère tout ce qui lui est arrivé depuis le premier épisode. On a vu mieux.

L’autre centre d’intérêt de ces 45 minutes (alléluia, à peu de choses près le temps normal d’un épisode) est évidemment Anderson, qui continue à s’énerver, crier sur tout le monde et surtout, SURTOUT, pointer du doigt tous les gens qu’il aime pas. Quant à Kyle, il continue évidemment de chercher Allison.

L’épisode se révèle du coup franchement très long et heureusement, il y a les cinq dernières minutes pour remonter le niveau en flèche, même si c’est un peu tard ! Megan s’y fait posséder (probablement) et s’attaque à son mari, avant de (probablement) s’en prendre aux enfants, qui téléphonent apeurés… trop tard ? La suite dans le final !

20160815113234.pngÉpisode 10 – This Little Light – 12/20
All the stuff he was saying about the devil coming to town… it’s no joke!

J’ai eu l’idée bizarre de regarder ce dernier épisode sur ma terrasse au soleil. Autrement dit, je me suis pété les yeux pour tenter d’y voir quelque chose, malgré la luminosité de l’écran à fond.

L’épisode faisait enfin bouger les choses malgré quelques plotholes laissés inexpliqués (pourquoi les filles sont-elles épargnées ?) et un rythme toujours aussi lent avec des longs plans en zoom légers sur les visages des acteurs qui, certes, jouent bien mais ne peuvent qu’être ennuyeux.

Le révérend me saoule toujours autant, Kyle est devenu insupportable à son tour, aveuglé une fois de plus par son amour paternel. Je n’ai rien suivi au trois quart de l’action parce qu’elle était trop sombre, comme toujours, mais grosso modo le suspens de l’épisode reposait sur le sort de Megan et la fille de Kyle qui, sans surprise, a hérité des pouvoirs de son père. Bon.

Tout ça pour ça, vraiment ?

Le cliffhanger relance un peu le suspens, mais je ne sais pas trop si c’est suffisant pour justifier une saison 2. Certes, la série n’a répondu à aucune de mes questions, mais je le vis plutôt bien parce que j’ai fini par m’en détacher totalement ces dernières semaines.

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EN BREF – Excellent départ pour cette série qui a su me captiver immédiatement et me faire revenir avec envie les premières semaines… Dommage que ça s’essouffle bien vite pour reprendre les défauts habituels de Kirkman de lenteurs interminables et d’épisodes plutôt prévisibles.

Surtout, ma frustration vient de la division de l’intrigue en parties distinctes qui ne se rejoignent que très mal sur la fin, avec toute une partie sur Megan franchement inutile pour l’avancée générale.

Semaine après semaine, je me suis senti de plus en plus lésé et j’espère que la saison 2 parviendra à rectifier le tir. Je suis sceptique, malgré un cliffhanger plutôt intéressant. Il faudra voir si je prends le temps de la voir à la semaine l’an prochain, mais ce n’est pas gagné.

Cleverman (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Cleverman. Bonne lecture !

 

Avis : Cleverman, c’est la série qui n’a rien pour elle, si ce n’est qu’elle commence cet été et que donc, j’ai un peu de temps pour la regarder (non, en fait, j’ai la masse de choses à voir et rattraper, notamment Scream, Unreal ou Preacher… mais chut). L’histoire n’a rien de tout à fait neuf et promet des thématiques plutôt classique pour de la SF, avec surtout du racisme, comme toujours.

Donc, la série nous raconte la vie des « hairy people », ça s’inspire plus ou moins d’une légende urbaine australienne si j’ai bonne mémoire et voilà, c’est de la SF où une minorité dotée d’une force surhumaine, et apparemment assez animale, se fait martyriser par les gens normaux. La paranoïa est donc un peu partout, à la fois du côté des martyrisés (aussi appelés subhumans, c’est pour dire) qui ont peur de tout le monde que des bourreaux. Oh, et il y a une langue chelou qui nécessite des sous-titres. Évidemment.

Bref, c’est de la SF, c’est mignonnet, le trailer m’a intrigué et la saison 2 est déjà annoncée par ABC et Sundance, donc je me suis lancé dans le visionnage. C’est parti pour un avis à chaud sur chaque épisode… Attention, spoilers !

Note moyenne de la saison : 09/20

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 13/20
They shot the kid ! She is dead because of us.

Alors une série qui commence par une exposition de sa mythologie à l’écrit a tendance à m’énerver un peu, mais la scène d’introduction est plutôt bien foutue et nous fait rentrer assez vite dans un univers auquel on n’a pas besoin de comprendre grand-chose. Il y a ces « sous-humains » hybrides qui doivent vivre parmi les humains. OK. Ce pilot me laisse un avis très, très mitigé pour l’instant. Je trouve que ça part un peu dans tous les sens et surtout que les scènes intéressantes étaient déjà toutes dans le trailer. Le reste servait à combler du temps d’écran, dans un épisode drôlement long qui met en place tout plein de choses, sans qu’on ne voit vraiment où ils veulent aller. Les personnages ne sont pas franchement accessibles pour leur grande majorité, étant assez caricaturaux dans la plupart cas. Du coup, j’ai regardé tout ça d’un œil, sans mauvais jeu de mot avec notre Cleverman. Ce sera peut-être plus intéressant la semaine prochaine car l’on ne sait pas vraiment ce qui nous attend désormais qu’on a vu la révélation du (anti)héros et la scène du parking, excellentes par ailleurs. Tout ça me laisse une impression de brouillon un peu bâclé. Affaire à suivre…

02.jpgÉpisode 2 – Containment – 12/20
I am the cleverman.

À défaut d’avoir un épisode de Containment cette semaine, Cleverman propose un épisode qui porte ce titre, ô ironie. Je ne vais pas mentir : je n’accroche toujours pas à fond. Il y a effectivement de bonnes scènes dans cet épisode, des choses marquantes, ça je ne le retire pas à la série. Les deux scènes de torture (celle avec le père, puis celle où Djukuru – merci Google – se fait raser) sont parfaitement bien trouvées et mises en scène (encore que du coup il le rase intégralement… mais pas les parties intimes ? Détail technique de mise en scène qui m’a fait rire). En plus, ça permet de se rendre compte de l’ampleur du travail de maquillage. J’ai bien aimé aussi l’intrigue autour de Cameron, le garçon qui se fait tuer (mais bonjour la crédibilité du cadavre diffusé à la télé, normal). En revanche, je n’accroche vraiment pas au personnage de Koen, ce qui est con vu que c’est le héros. Je m’explique : j’ai trouvé les flashbacks médiocres comme explications. C’est une victime de bullying qui se voit doté de pouvoir. Wouhou. Rien d’original quoi. Ce n’est pas forcément un mal, mais disons que ça va avec un manque de développement général des dynamiques dans cette série. Oui, je crois avoir déjà déterminé mon problème : c’est long, parce que ça manque de dialogue qui établissent clairement les relations entre les personnages. Au fond, ce que j’aime dans une série, ce sont les personnages, pas l’histoire. Bref, ça s’écoute plus que ça ne se regarde, il y a des passages intrigants, mais je décroche encore bien vite. Ce n’est peut-être pas fait pour moi. Je vais persister encore un peu, surtout que la saison 2 est déjà annoncée !

03.jpgÉpisode 3 – A Free Ranger – 08/20
I see you. I see blood.

Bon, ça ne s’arrange pas et j’envisage de plus en plus de laisser tomber la série… Je me laisse habituellement cinq épisodes. Je me suis pourtant « piégé » à regarder cet épisode en mangeant, pour rester à peu près concentré sur ce qu’il se passait. Beh, ça n’a pas suffi, je suis allé faire bronzette pour manger et je suis revenu ensuite pour finir l’épisode, c’est dire. Aucune scène ne m’a vraiment accroché cette semaine, mais j’ai retenu que Kora empêchait Koen de se servir de son pouvoir sur elle, mais pas sur la barman rousse qui est toujours destinée à mourir. L’autre info à retenir (j’imagine), c’est que les Hairies n’ont pas même physiologie que les êtres humains, ce qui est plutôt mauvais lorsqu’ils se font blesser (par balle). On ne voit pas bien en quoi leur physiologie serait différente, ni comment ils ont réussi à se planquer si longtemps sans que le monde ne découvre leur existence. Il faut l’accepter. Vraiment, j’essaye de m’accrocher, mais je n’y arrive pas. On verra la semaine prochaine… Peut-être qu’ils ramèneront leur monstre et qu’on en saura un peu plus, car je ne crois pas avoir eu d’infos sur lui cette semaine (à moins de l’avoir loupé en envoyant un message sur Whatsapp… oups).

04Épisode 4 – Sun and Moon – 10/20
Koen has no idea, you should taught him

L’épisode s’ouvre sur le monstre dans une scène marrante qui allège un peu les tensions qui vont suivre dans les 44 autres minutes. Je continue à trouver ces épisodes de presque 50 minutes trop longs, surtout que le générique étire à l’infini le truc pour pas grand-chose. Comme d’habitude, je me suis ennuyé dans une grande partie de l’épisode, mais quelques scènes ont attiré mon attention, notamment celle de la journaliste qui décide de raconter l’histoire des Hairies et manque de se faire tuer. C’est étrange comme série, il y a ces moments choquants toutes les 20/30 minutes et le reste se développe tout lentement. Cependant, certains points semblent intéressants, comme cette « drogue » qui permet aux humains d’atteindre les performances des Hairies. Certes, ça ne fonctionne pas encore, mais ça peut mener à des éléments intéressants dans un futur proche, comme le suggère la fin d’épisode (mais je suis sûr qu’il y a encore des effets secondaires en fait). La fin est sans grande surprise car anticipée depuis deux épisodes, mais elle soulève quelques questions supplémentaires sur Koen et Kora. Bref, je m’accroche, mais j’y vais toujours un peu à reculons, je trouve que tout ça est assez mal présenté dans l’ensemble.

05Épisode 5 – A Man of Vision – 08/20
I’m pregnant!

Rebelotte, encore un épisode auquel je n’ai pas accroché. C’était pourtant légèrement mieux la semaine dernière, je ne sais pas, j’avais espoir. Normalement, après cinq épisodes comme ça, je m’arrête, mais il paraît que la fin de saison est déjà la semaine prochaine, alors je ne vais pas gâcher mon plaisir. Bref, l’épisode en lui-même est un nouveau fourre-tout d’intrigues complexes hyper intriquées les unes dans les autres, qui commence par l’insémination de la femme de Slade, ce qui doit vouloir dire que toute l’intrigue médicale part de cette impasse. L’impression d’être devant la saison 4 d’Orphan Black (les personnages cools et les dialogues en moins) est néanmoins vite chassée par la désagréable sensation d’être devant Containment, avec une émeute et une zone… Le vocabulaire des deux séries est le même, et j’ai vite fait de choisir mon camp (indice : ce n’est pas celui de Cleverman). Bon, tout cela est à son tour chassé par un feu de camp digne de Koh Lanta qui barre en vrille sévère dans les croyances aborigènes et les hallucinations, et très franchement, je dois y avoir mis un paquet de mauvaise foi car je n’ai pas toujours pas tout compris. Ce n’est pas encore tout à faire l’heure du bilan de fin de saison, mais je doute fortement que l’épisode 6 me convaincra de revenir l’an prochain…

06.jpgÉpisode 6 – Terra Nullius – 05/20
…

C’est gênant. C’était le final et j’ai encore moins accroché que d’habitude, m’endormant carrément pendant l’épisode. Oups. Je crois que c’est la première fois que je m’endors devant une série inédite (bon, certes, je n’avais pas dormi depuis 36h, mais quand même) et c’est franchement dommage que j’en sois arrivé là, mais je n’ai pas accroché, je n’ai pas accroché. C’est hyper frustrant, parce que je me suis réveillé avant la fin et le cliffhanger avait quand même la classe quoi. Oui, mais c’est lent, trop lent, et les interactions entre personnages trop plates. Ca manque de dialogues percutants pour faire digérer la complexité de l’intrigue à laquelle je n’ai rien pigé faute de suivre plus attentivement… mais rien n’était fait pour conserver mon attention j’ai l’impression. Je ne reviendrai pas pour la saison 2, je crois. Peut-être que je regarderai quelques résumés, mais pas sûr. YodaBor la regardera j’imagine, pour ceux qui veulent quand même suivre des avis sur les épisodes, et je me contenterai de ses articles l’an prochain !

EN BREF – La série n’avait rien pour elle avant que je la commence et j’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment trouvé, à l’exception d’une ou deux scènes bien cachées. Je n’ai pas réussi à accrocher à l’intrigue complexe faute de personnages bien écrits. Les acteurs sont bons, l’intrigue de base prometteuse mais classique. Ce qui pêche le plus pour moi, c’est l’écriture : les dynamiques entre personnages ne sont pas clairement définies, il n’y a pas une once d’humour et les dialogues sont des plus plats. M’endormir devant un season finale, c’est probablement une première pour moi. La saison 2 se fera sans moi.