Suits – S08E05-06

Épisode 5 – Good Mudding – 18/20
Même si je prends tout mon temps pour m’y remettre, cette saison me plaît énormément. Certes, beaucoup d’intrigues sortent de nulle part, y compris dans cet épisode qui nous introduit carrément un nouveau perso dont on aurait dû entendre parler avant et nous en ramène d’autres dont je me serais bien passé, mais l’ensemble est très solide et les scénarios retrouvent le peps d’antan.

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Spoilers

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Sometimes I think about tomatoes.

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas envie de reprendre cette saison alors que je l’aime bien, mais c’est la réalité des choses, j’ai eu la flemme pendant des semaines de m’y remettre. Rien que cette semaine, il a fallu que je la mette quatre fois sur mon planning avant de me décider à voir enfin un épisode. C’est déjà ça, vous me direz.

L’épisode commence par Sheila demandant à Louis de se rendre faire tester son sperme pour être certaine qu’il est possible pour eux d’avoir un enfant. Et bonne journée bien sûr. Il demande donc conseil à Harvey, parce que c’est Louis et que tout est trop compliqué pour lui. Harvey lui donne donc l’improbable conseil de… penser à des tomates pour réussir son don de sperme. Voilà qui promet.

Donna est morte de rire face à cette situation, ce qui est brillant. Elle est toujours là à écouter aux portes, mais pour le coup, c’était une bonne scène de la part des scénaristes, même si Harvey est un connard et même si le flirt avec Donna était tout de même étrange. De toute manière, leur relation est étrange, ce n’est pas nouveau.

Bref, il apprend surtout qu’il doit rappeler son frère, qui est en plein milieu d’un divorce parce qu’il a trompé sa femme. Et il a besoin de son frère pour le représenter dans son divorce. Génial, encore un épisode sur la famille d’Harvey dont tout le monde s’en fiche. Pour changer, Harvey fait de la merde dès qu’il s’agit de son frère, et il va voir sa belle-sœur pour régler le problème alors qu’il est l’avocat de son frère. Et ça pose immédiatement problème puisqu’il compromet l’affaire.

Les choses évoluent vite dans l’épisode, et rapidement, Harvey découvre que son frère lui a menti : non seulement il a trompé sa femme, mais en plus il a recommencé à jouer. Et il a demandé à sa fille de mentir. Exactement comme la mère d’Harvey l’avait fait avec lui en demandant de taire sa relation extra conjugale. Oups.

Harvey pète donc un câble publiquement, puis décide de retourner à New-York… mais pas sans que sa mère débarque dans l’affaire à son tour. Pff. Cela suffit à ce qu’Harvey se décide à recontacter son frère avec une solution miracle pour la garde de ses enfants que Katie veut garder pour elle. Le problème, c’est que ça implique de rabaisser Katie comme jamais, et Marcus n’est pas motivé à déglinguer sa future ex-femme.

Hop, hop, hop, Harvey retourne voir Katie pour la convaincre que Marcus n’est pas un si mauvais père que ça. Il n’apprend pas de ses erreurs, et dans la vie, ce serait une catastrophe, mais comme c’est une série et qu’on approche de la fin de l’épisode, c’est une bonne solution.

Sinon, on découvre sortie de nulle part la fille… d’Alex. D’où ? Quand ? On était au courant ? Oh purée. Bon, il a donc des problèmes à la gérer parce que c’est une adolescente, et il demande ainsi l’aide de Gretchen, puis de… Samantha ?? D’où ? Quand sont-ils devenus si amis ?

Bon, bref, Samantha accepte de s’occuper de Joy et est super cool avec, mais quand même ça sort de nulle part, c’est n’importe quoi. C’est toutefois très drôle de les voir travailler ensemble, surtout que Joy se montre très efficace comme assistante de Sam. Bon, franchement, il n’y avait pas une once de crédibilité dans l’intrigue et les scénaristes ne savent plus quoi faire d’Alex et Sam, mais tant qu’on s’amuse bien, ça me va bien.

Oh, on ne s’amuse pas tout le long parce que très rapidement, Alex apprend ce qu’il s’est passé et va s’engueuler avec Sam, pour changer. Il n’apprécie pas du tout de voir Joy mentir et être franchement à la limite de la légalité quand elle est avec Sam. Bien évidemment, le lendemain, Sam s’avère être d’accord avec Alex et faire front avec lui face à Joy.

Les voilà donc prêts à se réconcilier et ça se fait… sur la révélation par Alex de la promesse que lui a faite Harvey. C’est qu’on avance dans l’intrigue générale en plus ? Merveilleux.

Et pour conclure cette critique, il me faut en revenir à Louis qui, finalement, Louis aime se masturber… en lisant le journal. Si on m’avait dit que je validerai ce point du Bingo Séries comme ça, je ne l’aurais pas cru. Donna revient ensuite se moquer de lui dans son bureau, et franchement les scénaristes ont de l’imagination sur le sujet. C’est à croire qu’ils ont huit ans de frustration derrière eux, mais c’était brillamment drôle… jusqu’à ce que Louis ruine tout en s’inquiétant.

Le problème, c’est qu’il a possiblement raison de s’inquiéter parce qu’il revient voir Donna pour lui dire qu’on doit lui donner les résultats en personne. Cette fois, c’est inquiétant, mais c’est juste les scénaristes s’amusant bien : ils lui interdisent les bains de boue, tout simplement. Cela augmenterait quand même ses chances de 80% d’après le médecin, ce n’est pas rien.

Sheila lui fait donc promettre de ne pas y retourner, et dès le lendemain, il y retourne quand Gretchen l’inonde de travail – à la demande de Sheila, ça va de soi. On a alors un excellent discours sur le fait qu’il est un mauvais père à venir s’il n’est pas capable de sacrifier ses bains de boue et ses hobbies pour le bien de son futur enfant. Bim, voilà qui est fait – et voilà qui est totalement juste aussi. Cela offre une belle conclusion avec un Louis repentant et une Donna toujours là pour lui.


Épisode 6 – Cats, Ballets, Harvey Specter – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série, mais ça fonctionne assez bien en mettant de côté les affaires juridiques pour se concentrer sur trois duos différents qui avaient bien besoin que l’on passe un peu de temps avec eux. C’est donc une bonne alternative à la formule habituelle, puisque tout en étant construit avec les mêmes étapes que d’habitude, l’épisode prend le temps de changer les ingrédients de sa recette.

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Oh my god, I’m in a relationship with Harvey ? Can I be the boy ?

Donna a de nouveau envie de faire du pro bono, et elle a besoin de quelqu’un pour représenter la firme et Alex lui refuse. Cela la force à bosser avec Samantha, ce qui est très bien : j’aime beaucoup la réparti des deux personnages, et les deux ensemble, ça fonctionne très bien. Donna prend tout de même mal qu’Alex lui force la main, surtout qu’elle ne s’entend pas avec Samantha… qui a déjà réussi à obtenir cinq millions de dollars d’Alex pour l’œuvre caritative, juste comme ça.

Cela permet en tout cas à Donna d’essayer une très jolie robe de soirée – plus jolie qu’une certaine robe pour un mariage princier, si vous voulez mon avis. Bon, la scène de gala est rapidement évincée parce que le but est que Samantha remarque que l’œuvre caritative détourne 0,3% de la recette pour eux.

Donna veut s’en occuper par elle-même, mais bien sûr, Samantha n’est pas du genre à rester les bras croisés, donc elle passe un coup de fil désastreux pour la pote de Donna qui est virée au passage. Dégoutée, Donna essaye de convaincre Alex de donner son chèque quand même – parce que c’est ça qui fait que Peggy, la pote, est virée – mais il refuse, faisant trop confiance à Samantha pour oser un placement financier risqué.

Cette confiance pour Samantha donne envie à Donna de s’excuser auprès de Sam, alors que cette dernière s’excuse aussi d’avoir agi précipitamment… après avoir eu les yeux ouverts par Alex. Les deux femmes décident donc de travailler ensemble, et on va tranquillement vers la résolution de l’épisode : elles font du chantage au directeur de l’œuvre caritative pour qu’il cède son poste à Peggy, et elles finissent grandes amies buvant du whisky ensemble.

En parallèle, Katrina n’est pas encore Senior Partner car quelqu’un dans les officiels s’y oppose encore. Louis lui laisse donc un travail de plus, surtout parce qu’il délègue tout son travail. Katrina fait exactement la même chose avec son nouveau meilleur ami Brian. J’aime les voir travailler ensemble, mais leur affaire m’a moyennement convaincu de suivre l’épisode avec intérêt, il faut le dire.

En revanche, je sais que j’étais hyper impopulaire à dire qu’ils faisaient un début de couple sympa, mais c’est clairement la visée de la série avec cet épisode qui les rapproche encore et les fait flirter ensemble, le tout devant Donna en plus. Forcément cette dernière se pose des questions et les pose à Katrina, histoire de la mettre en garde. Bon, relou Donna, elle fait des photocopies dans cet épisode, mais on arrive après la bataille et elle empêche Katrina de vraiment les faire. C’est quand même n’importe quoi.

Heureusement que Donna est là quand même, parce que cela suffit à mettre un frein dans la relation Katrina/Brian. Katrina le renvoie chez lui pour qu’il profite de sa famille, et le lendemain, il est tout heureux d’avoir passé la soirée avec. Et hop, Katrina est clairement jalouse. Ah, la pauvre.

De son côté, Harvey galère toujours avec le divorce de son frère, le laissant bien méchant avec Louis qui délègue son travail – une certaine Joan – sur lui. Joan ? Elle veut se débarrasser d’une ado de 16 ans gênante qui bitche sa compagnie sur les réseaux sociaux. C’est que la série se met à l’ère du temps – et enchaîne les intrigues adolescentes. Evidemment, la youtubeuse se plaint de produits de beauté de la compagnie de Joan, et la situation était plutôt drôle.

Louis délègue donc tout son travail pour mettre Sheila enceinte, puis ne comprend pas qu’Harvey garde sa cliente plutôt que de lui rendre. Oui, ben en même temps, c’est normal. Les scénaristes nous ramène donc le Louis un peu chiant – mais toujours plus drôle cette saison heureusement – qui va voir son psy pour obtenir des conseils.

Le psy veut rencontrer Harvey, évidemment, mais celui-ci n’est pas motivé. Heureusement, il y a Donna pour jouer les psys et faire remarquer à Harvey qu’il est un connard avec Louis parce qu’il se comporte avec lui comme il se comporte avec Marcus, et ce ne peut pas être un hasard. Bref, la série revient sur la relation Harvey/Louis dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut.

Harvey accepte même d’aller voir le psy avec Louis quand même, tout ça pour dire à Louis qu’il est jaloux de lui. Louis n’accepte pas trop tout ça et se barre, laissant Harvey parler avec son psy. Et une fois de plus, Harvey se comporte comme un gamin de cinq ans se disant terrifié de perdre tous ses proches les uns après les autres : tout le monde l’abandonne et Louis va l’abandonner aussi dès qu’il aura un enfant. Pff.

Et les deux se réconcilient donc pour travailler sur le cas de la gamine de 16 ans qu’on ne revoit pas dans cet épisode. C’était un peu brouillon du côté de cette affaire, mais ça marchait bien pour les deux avocats.

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Bingo Séries #18

Salut les sériephiles !

Comme tous les 6 de chaque mois, il est déjà temps pour moi de vous révéler une nouvelle grille du Bingo Séries. Elle fait d’autant plus mal que je n’ai pas vu grand-chose en août et que mon score à la grille précédente est catastrophique, mais bon, je vais essayer de remonter la pente avec celle-ci ! Pour cela, laissez-moi faire le rappel habituel du concept de ce jeu auquel nous sommes assez nombreux à participer, il faut bien le dire !

Vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 septembre au 7 octobre. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a désormais un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Et aussi, il y a un point bonus pour cette deuxième année de grilles, vous avez dû le comprendre désormais !

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Professeurs

C’est la rentrée et vous le savez peut-être : je la fais en tant que professeur. Alors je me fais plaisir avec ce thème, que voulez-vous !

  1. Un professeur à l’écran : figurant ou non, on veut quelqu’un dont la profession est d’être professeur (et oui, ça marche aussi pour les grands scientifiques qui ont le titre de « professor » autant que pour les « teachers »). Cela devrait être assez facile à trouver !
  2. Quelqu’un est vu en train de faire des photocopies : Parce qu’on sous-estime franchement ce terrible engin, mais j’ai une culpabilité monstrueuse de me dire que je participe largement à la déforestation : même pas une semaine de cours et déjà l’équivalent d’un bon bouquin gaspillé. C’est ça d’avoir plus de 50 élèves !
  3. Il est question du résultat d’un examen/d’un contrôle… mais pas médical : une série avec des ados qui passent des examens, donc. Je veux bien tolérer le permis de conduire, mais dans ce point, ce que l’on est censé chercher, c’est un vrai résultat d’examen ou de contrôle avec une note (sur 20, sur 10, en A+ à D-, etc.
  4. Quelqu’un corrige quelqu’un d’autre : à la manière agaçante de tous les professeurs, on cherche quelqu’un qui corrige oralement (ou de manière manuscrite !) une faute d’orthographe, de prononciation, de vocabulaire, etc. Bref, on cherche un Ted Mosby !

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La nuit

Thème choisi par PY_Heck

  1. La scène se déroule de nuit : c’est tellement simple que ça laisse peu de place au doute quand même. Et si vous avez un doute, vous attendez la suivante, merci.
  2. On voit la (pleine) lune : et non, il n’est plus question du thème « nudité » de la grille précédente, merci (elle était facile celle-là, limite, j’ai écrit ce point juste pour ça !).
  3. Un personnage regarde les étoiles : qu’il dorme à la belle étoile ou cherche à se repérer par rapport à l’étoile polaire m’importe peu ; je veux juste qu’il regarde les étoiles, ça devrait aller, a priori… mais c’est vrai qu’il faut quand même trouver LA scène.
  4. Un personnage éteint la lumière pour aller dormir : et on veut donc qu’il l’éteigne de lumière, pas pour aller faire la sieste (même si en théorie, la lumière n’est pas allumée de jour). Vous l’aurez compris, ça marche aussi avec les feux de camp, les lampes à pétrole, etc. Tout ce qui permet à un personnage de créer un sentiment d’obscurité et de repos !

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Presse & média

Thème choisi par Tequi

  1. Un site internet de news : Un personnage consulte internet pour obtenir une information en rapport avec l’actualité (l’actualité du moment ou l’actualité d’il y a 35 ans quand un tueur en série sévissait blablabla). On doit voir le site web et le titre de l’article, dans l’idéal.
  2. Un journaliste résume une situation : vous avez probablement l’image en tête, un personnage regarde la télévision/son ordinateur et y voit un journaliste debout en train de faire un récap d’une situation en cours. C’est souvent en live, d’ailleurs. Cela peut aussi être un présentateur de journal. Bref, une Robin Scherbatsky, quoi.
  3. Quelqu’un lit un journal papier : Alors, la presse écrite est-elle elle aussi en péril dans les séries TV ? À vous de me le dire. Je parle bien d’un journal, pas d’un magazine, attention. Un journal, on y trouve les actualités. Une coupure de journal ne suffit pas, d’ailleurs, je veux le journal complet (mais qu’il est chiant).
  4. Une carte de journaliste : Un journaliste (et cette fois, il peut venir d’un magazine) tend sa carte à quelqu’un qu’il veut interroger, ou pour entrer quelque part, ou la carte est retrouvée sur une scène de crime, ou… bon, donc, une carte d’un journaliste zélé qui a fait les choses bien. Et si c’est une série française, la carte presse fonctionne aussi, évidemment. C’est même à peu près la seule qu’on a en France, non ?

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Photos

Thème choisi par Enid

  1. Un personnage prend une photo : Un grand classique en 2018 ; ça ne devrait pas spécialement poser de problèmes.
  2. Quelqu’un commente une photo : Un personnage regarde une photo et fait un commentaire dessus, que ce soit pour se remémorer un événement, faire un compliment à la personne ou poser une question sur la date où ça a été pris. Ou pour dire « mazette, il a bien la tête de notre tueur à gage, lui ! ».
  3. Quelqu’un demande à ce qu’on le prenne en photo : Les choses commencent à se compliquer avec cette petite subtilité, surtout en 2018 où le selfie s’est imposé depuis bien longtemps (enfin, tout est relatif). Alors trouverez-vous quelqu’un qui demande explicitement à être pris en photo ?
  4. Le mot « polaroid » : Il fallait bien que je trouve un point compliqué à dénicher, et c’est maintenant chose faite avec celui-ci. Alors voilà, il faut donc entendre ou voir écrit le mot polaroid. Heureusement que les hipsters ont rendu ça de nouveau cool !

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Actions

  1. Voir un épisode de nuit (après 22h, avant 6h) : rien de trop impossible apparemment, et j’ai récupéré les horaires SNCF. Après, si comme moi, vous devez vous lever tôt pour aller bosser, ça peut rapidement devenir plus compliqué que prévu. M’enfin, il y a toujours les week-ends quand même !
  2. Parler de votre magazine séries préféré : Vous pouvez en parler en commentaire, sur vos blogs, sur vos réseaux sociaux, etc. ; le magazine peut être encore en activité ou avoir disparu il y a quelques années, vous pouvez aussi nous dire pourquoi vous n’en avez jamais acheté si c’est le cas ; bref, l’idée c’est de parler de la presse papier, parce qu’elle le mérite bien (en ce qui concerne certains titres). Pas convaincu ? Vous n’avez pas lu ma critique de ces magazines, alors !
  3. Prendre un selfie générique : c’est-à-dire une photo de vous devant le générique d’une série, et si possible d’une série que vous aimez beaucoup. Soyez inventifs si vous ne voulez pas montrer vos visages (si, ça peut se faire), l’idée c’est vraiment une photo de vous prise par vous !
  4. Bailler devant une série : qui donc va s’attirer les foudres de votre fatigue ? Je sais que certains n’auront qu’à lire ce point pour réussir, mais essayez de prendre une série qui vous ennuie/vous fatigue réellement, tant qu’à faire.

Bonus : Ce mois-ci, ce sont les plus sériephiles d’entre nous qui seront servis par le point bonus, parce que si vous commencez quatre nouvelles saisons, cela vous rapportera un point. Si vous en commencez huit, cela vous fera un point supplémentaire. Si vous en commencez douze, encore un point supplémentaire. Si vous en commencez vingt… vous êtes un menteur et vous ne les commencez pas sérieusement, donc ça ne vous fera rien du tout. Soyez honnêtes, une saison commencée, ce n’est pas simplement voir un épisode, c’est voir un épisode avec l’intention de regarder toute la saison ensuite 😉

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Bonne rentrée séries à tous !

The Affair – S04E10

Épisode 10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

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Spoilers

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She made me happy.

Deux semaines plus tard, il est peut-être temps de me remettre du traumatisme de l’avant-dernier épisode de la saison et de lancer cette fin.

Noah – Contre toute attente, l’épisode commence par Noah… décidant d’appeler Cole ! Ils sont devenus besties pour la vie à ce stade. C’est quelque chose qu’on n’aurait jamais envisagé quand même. Il est à l’université avec son protégé, Anton, qui la découvre enfin… et sans surprise, il pense être une véritable star pour les professeurs et étudiants là-bas. Oh, j’ai soupiré. Parlez-moi d’Alison, pas de Noah draguant une fois de plus une nana qui n’a probablement pas été intéressé au quart de ce qu’il veut nous faire croire.

Bon, sinon, l’intérêt, c’est de les voir travailler sur des personnages paradoxaux, qui se contredisent… juste comme Alison quoi. Noah profite que les étudiants travaillent pour s’absenter et passer un coup de fil de plus, histoire d’avoir des nouvelles de la fille d’Alison. Et malgré tout, il vit sa vie pépère et est tout heureux d’annoncer qu’il est divorcé à sa pote prof d’écriture.

Attendez, il ne va vraiment pas faire son deuil ? On doit vraiment se taper la prof racontant sa vie avant de découvrir que Noah s’est remarié à une femme morte quelques jours plus tôt. En même temps, elle ne s’en inquiète pas plus que ça parce que ses étudiants ont terminé leurs travaux d’écriture.

Hop, on passe donc à Anton qui a rédigé un véritable éloge de Noah… qui tourne vite au portrait critiquant son prof qu’il présente comme un sociopathe. Bon, il faut dire aussi qu’il a raison, parce que le déni de Noah est violent dans cet épisode. Il s’engueule évidemment avec Anton qui lui rappelle quand même que c’est bizarre d’être là plutôt qu’à préparer l’enterrement d’Alison. Ah lala, qu’est-ce que j’aime le personnage d’Anton !

Cole – Les choses sont bien différentes du côté de Cole qui, lui, est loin d’être dans le déni. Il est dans la déprime totale et ce n’est pas Luisa qui va l’aider à s’en sortir. Pourtant, elle gère à merveille l’enterrement (si tant est que ça puisse être géré à merveille). Joanie ? Personne ne sait quoi lui dire dans cet épisode et surtout pas Cole qui est aussi totalement sur les nerfs.

L’enterrement d’Alison a lieu à la plage et tout le monde s’y trouve… même Ben. C’est un beau foutage de gueule. Alison ? Elle est un tas de cendres à ce stade-là… contrairement à la volonté de Cole qui voulait l’enterrer. Le pauvre. Athena le pousse à bout en voulant en plus mettre les cendres d’Alison à l’océan. Rien que ça. Elle n’y va pas de main morte, si je peux me permettre l’expression, et Cole finit par lui rappeler qu’Alison est sa femme. Devant Louisa. Classe.

Cette dernière ne dit pourtant rien et la cérémonie d’adieu continue. Cole s’énerve de plus en plus, surtout qu’il sait bien qu’Alison aurait détesté cette cérémonie (et c’est vrai que je le rejoins dans cet avis). Une fois qu’Athena en termine avec son délire, on en revient à Noah qui accepte enfin son deuil. Le truc, c’est que ça fait un moment maintenant que je sais qu’elle est morte, et cette cérémonie est assez neutre.

Oh, j’ai à peu près le même regard que Cole quand Ben fait ses adieux à Alison, mais c’est à peu près tout. Il est dur de dire adieu à un personnage quand on sait que sa mort est loin d’être résolue. Pourtant, il faut bien que ce soit au tour de Cole à un moment ou l’autre. Et quand c’est à son tour de rendre hommage à son ex, il prend l’urne de ses cendres et… se barre avec, direction le cimetière. Classe !

C’est à son bestie de venir s’occuper de lui et de son deuil, et Cole lui en veut toujours autant de lui avoir volé Alison. En plus, Noah reconnaît qu’Alison ne l’a pas rendu si heureux que ça, alors que Cole assure qu’il était heureux avec Alison. Si seulement c’était encore sa femme, il pourrait l’enterrer comme il le veut.

Il finit par s’endormir sur la tombe de son fils et c’est sa mère qui le réveille de son rêve érotique avec Alison. Pas chouette. Les deux parlent donc deuil et de comment le faire, et Cole reconnaît auprès de sa mère qu’il a traversé le pays pour retrouver Alison et la récupérer. Il lui avoue aussi qu’il se laisserait bien mourir. C’est vrai qu’il a pris cher en quelques années le pauvre, entre son fils mort, son frère assassiné et son ex-femme qui se suicide quand il allait la récupérer, c’est un peu violent. Pourtant, sa mère trouve les mots pour le réconforter, et lui expliquer qu’il doit voir ce qu’il a plutôt que ce qu’il a perdu.

Moui, pas évident tout de même. Cole finit par rentrer chez lui malgré tout et enfin s’occuper de Joanie, qu’il a laissé à Louisa. Cette dernière a pris la décision de larguer Cole, mais celui-ci lui propose malgré tout un mariage blanc. Evidemment qu’ils ne peuvent plus être en couple, mais elle peut et mérite ses papiers. Et puis, elle est une bonne nounou après tout. Magnifique.

Le lendemain, Cole propose à Joanie un nouveau roadtrip. Pauvre gamine, j’aurais pas envie de me retrouver en voiture avec un père aussi rongé par la colère, franchement. Sa bonne idée pour l’apaiser ? Lui demander ce qu’il pense qui arrive après la mort. Merveilleux. J’vous jure, heureusement que j’ai l’ironie face à ce genre d’épisode ! Malgré tout, les deux parviennent à chanter ensemble et Cole fait son deuil en se rappelant qu’il a encore beaucoup à vivre. Cela faisait très fin de série pour lui quand même, j’ai un peu peur de son sort en saison 5.

Helen – Deux semaines plus tard : Pourquoi ? Je voulais voir la réaction d’Helen en apprenant la mort d’Alison par suicide si peu de temps après l’avoir reboostée, franchement ! Non, à la place, l’état de Vic a empiré et il est hospitalisé. On le retrouve quand il va mieux et refuse toujours de se soigner, mais son médecin, Christina, aimerait vraiment qu’il le fasse. Il faut dire qu’elle est une ex de Vic, parce que le monde est petit et parce que tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Helen et Vic sont plus amoureux que jamais, mais les parents du patient sont toujours aussi insupportable avec Helen, la pauvre. Sa journée n’est pas terminée pour autant, parce que quand elle rentre, une Whitney en pleine forme est là. Il faut dire que Whitney n’a pas encore appris pour Vic et que c’est Thanksgiving.

Il n’en faut pas plus pour que ça parte en vrille entre les deux, surtout que Sierra se pointe au pire moment. Elle veut parler à Helen, mais elles sont interrompues par un coup de téléphone bien violent apprenant à Helen que l’état de Vic a empiré. Sa journée pourrait être terminée… mais toujours pas. Il faut encore qu’elle apprenne que Sierra est… enceinte de Vic. C’est tellement tordu. Ils vont loin cette année les scénaristes, mais tout ça fait une bonne fin de saison quand même.

Sans trop de raison, elle est réconfortée par Noah qui semble passer par là par hasard et qui découvre tout le passé sexuel de Sierra d’un coup. Vraiment, tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Une fois qu’Helen a raconté toute sa vie, c’est à Noah de raconter l’enterrement d’Alison. Et Helen vient de lui dire qu’elle n’aimait pas Vic autant qu’elle ne l’a aimé lui, alors il n’insiste pas trop. Comme on en est au point de vue d’Helen, les choses passent beaucoup mieux quand elle avoue à Noah qu’elle a utilisé Vic pour oublier Noah.

Elle culpabilise, mais il la réconforte en lui disant qu’ils ont bien du bol d’être encore en vie tous les deux, et d’avoir toujours autant de liens entre eux. Après tout, à sa mort, il veut être avec elle. Après tout ça, Helen retrouve Vic sur son lit d’hôpital, et celui-ci finit par comprendre ce qu’il fait traverser à Helen. Il s’excuse ainsi de ne pas avoir commencé son traitement plus tôt : maintenant qu’il a failli mourir, il n’en a plus envie. Tu m’étonnes.

Sa dépression est terrible et tout ce que peut faire Helen, c’es tlui dire qu’elle l’aime. Elle retrouve ensuite Sierra endormie et lui demande d’aller annoncer sa grossesse à Vic. Rien que ça. C’est violent comme fin d’intrigue tout ça, mais Helen décide d’aller bien quand même et de monter sur le toit de l’hôpital pour regarder le soleil se coucher. Eh bah !

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EN BREF – C’est improbable ! La série que j’ai tant critiquée a atteint cette année une qualité qu’elle n’était jamais parvenue à obtenir. C’est bien simple, tous les personnages ont eu au moins une scène où je les ai aimés, ce qui n’était jamais arrivé avant. Même Noah était appréciable par moment ! Même Alison l’était ! Alison ! On en parle ?

Non, évitons. Je ne m’en remets pas encore, cette fin était tellement injuste, surtout que l’épisode final laisse tomber l’intrigue pour proposer une conclusion menant chacun à une fin plus ou moins paisible. Je veux pourtant voir Ben être puni pour ce qu’il a fait, et je veux voir Vic subir une guérison miraculeuse, et je veux en savoir plus sur la conclusion de Whitney (c’est qui ce copain encore ?), sur celle de Sierra, sur Anton, sur plein de choses en fait.

Bon, en tout cas, vraiment, c’était la meilleure saison de la série pour le moment et j’espère que la dernière saura conserver ce très bon niveau de psychologie des personnages, tout en apportant une forme de justice quelconque pour Alison, pour Luisa maltraitée depuis le départ et pour Helen comme Cole qui, définitivement, méritent mieux dans leur vie que tout ce merdier !

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The Affair – S04E09

Épisode 9 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.

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Spoilers

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I’ve lived this entire story before and it doesn’t end well.

La boîte de mouchoirs en main, j’ai un peu galéré à trouver l’épisode de cette semaine, mais il me le fallait absolument. Oh, j’aurais mieux fait de regarder autre chose avant, parce qu’après cet épisode, j’ai bien peur de ne rien pouvoir regarder d’autre. Il commence en effet avec la promesse de révéler toute la vérité sur la mort d’Alison, rien que ça, et la semaine dernière, ça m’a tellement pris par surprise qu’il m’a fallu un moment pour m’en remettre. Et pourtant, je n’étais pas le plus grand fan qui soit d’Alison.

Alison – La dernière fois qu’on l’a vu dans la série, elle semblait inspirée par Helen pour reprendre sa vie en main. C’est effectivement ce qu’elle fait en début d’épisode, avec du ménage et la vaisselle dans sa maison. Tout va bien, quoi. Et puis, avec la vaisselle, on comprend vite l’omniprésence de l’eau dans cet épisode. Elle reçoit néanmoins une visite nocturne qu’elle n’attendait pas : Ben.

Il se pointe avec un bouquet de fleurs et une bouteille de vin, alors même qu’il est toujours censé ne pas boire. Elle bug un peu, mais la bouteille est pour elle, et elle en a besoin. Il se confie enfin sur son mariage, mais c’est trop tard. Elle se sert un bon verre de vin blanc et accepte de s’asseoir pour ce qui promet d’être de longues explications.

Franchement, ça commence plutôt bien : Ben a largué Faith sa femme et il espère recommencer une relation à zéro avec elle. Il lui avoue donc avoir deux enfants bien jeune, dont un petit d’un an qu’il a appelé… Gabriel. Ca va être dur pour Alison. Elle ne parvient pas à lui pardonner, encore moins à l’aimer car elle ne le connaît pas.

Est-ce que ça suffit ? Nope. Alison en a beaucoup sur le cœur et elle compte bien enterrer Ben avant son heure, à fermer définitivement la porte au moindre espoir entre eux. Alison a rarement été aussi bouleversante, et pleine de justesse. Malheureusement, plutôt que de se barrer, Ben se propose de réparer le robinet d’Alison (non, ce n’est pas une mauvaise blague graveleuse, voyons) et en remerciement, elle se décide à lui faire à manger.

C’est peine perdu, il décide de faire le dîner pendant qu’elle se sert un deuxième verre de vin et regarde la tempête au-dehors, avec les vagues qui se déchaînent. Le silence est assez stressant, et Alison finit par demander plus d’infos à Ben, sur sa séparation d’avec sa femme. L’actrice est assez douée pour interpréter une cinglée, alors je la garde sur ma liste des suspects ayant pu tuer Alison.

Franchement, cette longue scène dans la magnifique maison d’Alison est longue, interminable, pleine de petites conversations du quotidien… et pourtant, je reste accroché à mon écran, là où d’habitude j’ai tendance à m’endormir ou faire autre chose devant la série. Je ne sais pas, j’aime bien Ben, la perspective de perdre Alison fonctionne, et avoir Ben raconter sa vie à l’armée, ses manques là-bas et son envie de retrouver sa femme, c’est intéressant.

Le tout pendant qu’il cuisine, donc. Il confesse avoir tué un enfant, qui était armé… avant de comprendre que l’arme qu’il avait n’était pas chargée, et qu’il l’avait tué pour rien. Le dîner (une sorte de pancake qui ressemblait jusque-là à une omelette) est prêt, et le silence entre eux est encore pire : elle lui demande confirmation de ce qu’elle vient d’entendre et il lui demande où sont ses assiettes, quand même.

Il est loin l’humour de la semaine dernière. La noirceur ne fait que commencer : à son retour, Ben a souffert d’un stress post-traumatique encore pire, s’est mis à boire et a une nuit ligoté sa femme sur le ventre pour ne plus la voir. Bref, de quoi devenir clean – et de quoi couper l’appétit d’Alison qui dit avoir terminé son assiette en y ayant à peine touchée. Que de révélations, que de noirceur. On a envie d’aimer Ben, on a envie d’un happy end avec Alison pour lui, mais franchement, il ne le mérite pas tellement ; Alison avait bien raison. En revanche, une scène si longue, si calme, si pleine de sens à chaque mot… ça n’arrive qu’à la télé, hein.

Pour lui remonter le moral, Alison se met à raconter sa propre noirceur ; ses envies de suicide et sa culpabilité dans la mort de son fils. On découvre alors (je pense ?) que Gabriel ne s’est pas noyé dans la mer, mais dans son lit : il avait encore du liquide dans les poumons, et Alison a refusé de l’emmener à l’hôpital quand il s’est mis à vomir parce que Cole le suggérait, et elle était énervée après Cole. C’est absolument atroce, franchement ; puisque le lendemain matin, son fils est mort, la peau grise. Horrible.

Ben l’encourage pourtant à continuer, et elle continue sur ses cauchemars d’un Gabriel adolescent à la peau grise, énervé après elle. Il est rare de voir le deuil d’un parent si bien écrit à la télévision, et si bien joué (allez, petite pensée pour Glee), et Alison délivre enfin tout le fond de sa pensée. Comment aller bien après tout ça ?

Avec un peu de musique répond implicitement Ben. Il lui propose de danser et même si sa chanson préférée n’est pas dingue, la scène est terrible. La danse s’arrête vite quand elle lui demande ce qu’il advient des gens comme eux, ceux qui ne peuvent être pardonnés. Selon lui, ils doivent se pardonner, mais elle s’en dit incapable.

En fait, elle attend simplement de mourir parce qu’elle ne peut pas vivre comme ça, mais lui veut vivre. Tout cela les mène à un baiser passionné, et à une scène d’amour sur la terrasse (ils auraient pu enlever tous leurs vêtements quand même, j’ai une grille de Bingo à compléter !). La passion, quoi, qui mène à Ben voulant passer sa vie sur cette terrasse. Un dernier moment de bonheur ? On dirait bien.

Elle l’interrompt bien vite pour aller… refaire la vaisselle, avant d’aller au lit. Décidément, quelle soirée. Alors que tout va bien et qu’elle fait la vaisselle, cet épisode révèle sa terrible vérité : tout cela était dans la tête d’Alison. Son robinet est toujours cassé et quelqu’un frappe à sa porte. Ben. Sous la pluie.

Alison – Oh. Une deuxième partie sur Alison, c’est une première dans la série. Et j’aurais préféré m’en passer, parce que rien ne se déroule comme dans le parfait rêve d’Alison. C’est horrible de nous faire ça, rien ne l’indiquait, et découvrir ce qui se passe dans la tête d’Alison, c’est atroce.

Il se comporte en parfait connard, à vouloir aller au restaurant et lui demandant d’arrêter de le maltraiter comme ça, à disparaître sans le prévenir. Oh. Les scénaristes sont bons et subtils, à donner à Ben des répliques similaires au début d’épisode pour mieux briser tous les espoirs d’Alison. Elle commence alors à le questionner, pour apprendre à le connaître et les choses empirent.

Il sent bien qu’elle sait quelque chose, mais plutôt que de lui donner la moindre information, il se met à critiquer Cole qui est venu à une réunion des AA alors qu’il n’en est pas un, brisant la confiance nécessaire à ce genre de réunion. Et ensuite ? Elle demande la vérité à Ben : elle veut savoir s’il est marié, s’il vit avec quelqu’un, s’il a déjà été marié, s’il a des enfants… Et il répond non à tout. Les illusions d’Alison sont brisées, et à vrai dire, les miennes aussi. J’aimais bien Ben. Pourquoi est-il un tel connard ?

Elle lui explique donc qu’elle s’est senti victime des deux amours de sa vie, Cole et Noah. Une fois de plus, on découvre mieux la psychologie d’Alison, qui explique pourquoi elle a trompé les deux. Elle a trompé Cole, trop rigide, et elle a trompé Noah parce qu’il la passait après sa carrière. Et pour la première fois, elle reconnaît qu’elle n’était pas que la victime de ces relations : elle a aussi contribué à les détruire. Alléluia. On aura vraiment assisté à une évolution incroyable pour ce personnage – une évolution qui me fait l’aimer pour ce qui est probablement son dernier épisode.

Une dernière fois, elle demande à Ben d’être honnête et de lui dire qui il est vraiment. Et ça ne vient toujours pas. Pire, il devient violent… et décide de prendre un verre. Et elle le laisse faire. Il retombe dans son alcoolisme et lui révèle ce qu’il a fait pendant la guerre, enchaînant les verres. Pourquoi ne l’empêche-t-elle pas de boire ? Bon, certes, il est trop violent pour ça, mais bon.

Il lui raconte sa frustration de guerre, bien différente de celle du rêve d’Alison, une frustration d’être dans le camp des perdants, de ceux qui savent qu’ils perdent, mais continuent. Il a accepté une mission suicide, dans l’espoir de rentrer chez lui, et il a tué un enfant au passage, alors que l’enfant jouait simplement. Oui, comme dans le rêve d’Alison, mais comme nous sommes dans son cauchemar, cette fois, il le tue en toute connaissance de cause parce qu’il voulait… rentrer chez lui. Et c’était une manière rapide de rentrer.

Il compare alors l’enfant mort à une souris ou un insecte qu’on tue, parce qu’ils nous dérangent. OK. OK. OK. Ben, putain. Et il ne lui a toujours pas dit qu’il était marié, et c’est trop pour Alison qui lui demande alors de partir, ce qui n’est toujours pas dans ses intentions. Il se remet à l’embrasser, espérant que ce soit ce qu’elle veuille, mais ça ne l’est pas, et elle le met à la porte.

Comme il se met à gémir, elle n’a d’autres choix que de le laisser pleurer sur son canapé et lui dire qu’il a besoin d’elle, mais c’est juste un déchet. Et malgré tout, elle ressent de la compassion pour lui, alors qu’il est sur le point de la violer. Cette fois, c’en est trop, elle lui demande donc d’arrêter et de retourner auprès de sa femme. La spirale de violence est donc là, et c’est bien trop rapide : la situation dégénère. Alison menace de prévenir la femme de Ben s’il ne se barre pas, mais plutôt que de partir, il… demande à Alison de reconnaître que tout est sa faute.

Pour une fois que ça ne l’est pas, purée. Et elle répond on ne peut plus justement : Ben est un adulte à qui elle ne doit rien, et même si elle était la femme séductrice qu’il décrit, elle aurait bien pu changer d’avis si elle voulait. Putain. C’est là que tout dérape et que Ben sombre encore plus dans la violence, frappant Alison. Putain. Dire que je le croyais et que je l’aimais bien. Bienvenue en 2018.

La conclusion de l’épisode voit donc Ben tuer Alison en la jetant à la mer en pleine tempête, alors qu’en voix-off on entend Alison avouer qu’elle ne se bat plus pour survivre ; qu’il ne lui fait rien de plus que ce qu’elle a fait 150 fois elle-même. En fait, ce discours de fin est probablement ce qu’elle aurait continué à dire s’il ne l’avait pas frappé et ça se termine sur le plus mauvais goût possible, avec Alison se disant encore jeune, méritant une autre histoire et méritant d’être heureuse.

Plus déprimant encore que la semaine dernière, plus déprimant que n’importe quel autre épisode cette année. Cet épisode met donc en avant la condition des femmes battues, rajoute à l’horreur de la semaine dernière en donnant raison à Cole et est on ne peut plus dérangeant quand je me relis et que je me rends compte de l’interminable liste de suspects que j’étais prêt à condamner dans l’espoir que Ben soit innocent, parce que Ben était un chouette personnage avant cet épisode. Chouette, oui, mais totalement instable.

Putain. Alison méritait tellement mieux, maintenant qu’elle était enfin sortie de sa spirale victimisante. C’est donc dans la seule relation où elle n’était pas victime de sa vie qu’elle finit victime d’un alcoolique ayant perdu les pédales. Et putain, il avait l’air tellement normal dans ses deux scènes de la semaine dernière. Il ne culpabilise même pas ? Il accuse Cole et Noah ? Sérieusement ? Oh, après le déni de la semaine dernière, je crois que je suis dans la colère pour un moment.

09-2

> Saison 4

Face à un tel épisode, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Et un pour les violences faites aux femmes. Et puis, le site officiel des alcooliques anonymes. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.