Bingo Séries #18

Salut les sériephiles !

Comme tous les 6 de chaque mois, il est déjà temps pour moi de vous révéler une nouvelle grille du Bingo Séries. Elle fait d’autant plus mal que je n’ai pas vu grand-chose en août et que mon score à la grille précédente est catastrophique, mais bon, je vais essayer de remonter la pente avec celle-ci ! Pour cela, laissez-moi faire le rappel habituel du concept de ce jeu auquel nous sommes assez nombreux à participer, il faut bien le dire !

Vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 septembre au 7 octobre. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a désormais un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Et aussi, il y a un point bonus pour cette deuxième année de grilles, vous avez dû le comprendre désormais !

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Professeurs

C’est la rentrée et vous le savez peut-être : je la fais en tant que professeur. Alors je me fais plaisir avec ce thème, que voulez-vous !

  1. Un professeur à l’écran : figurant ou non, on veut quelqu’un dont la profession est d’être professeur (et oui, ça marche aussi pour les grands scientifiques qui ont le titre de « professor » autant que pour les « teachers »). Cela devrait être assez facile à trouver !
  2. Quelqu’un est vu en train de faire des photocopies : Parce qu’on sous-estime franchement ce terrible engin, mais j’ai une culpabilité monstrueuse de me dire que je participe largement à la déforestation : même pas une semaine de cours et déjà l’équivalent d’un bon bouquin gaspillé. C’est ça d’avoir plus de 50 élèves !
  3. Il est question du résultat d’un examen/d’un contrôle… mais pas médical : une série avec des ados qui passent des examens, donc. Je veux bien tolérer le permis de conduire, mais dans ce point, ce que l’on est censé chercher, c’est un vrai résultat d’examen ou de contrôle avec une note (sur 20, sur 10, en A+ à D-, etc.
  4. Quelqu’un corrige quelqu’un d’autre : à la manière agaçante de tous les professeurs, on cherche quelqu’un qui corrige oralement (ou de manière manuscrite !) une faute d’orthographe, de prononciation, de vocabulaire, etc. Bref, on cherche un Ted Mosby !

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La nuit

Thème choisi par PY_Heck

  1. La scène se déroule de nuit : c’est tellement simple que ça laisse peu de place au doute quand même. Et si vous avez un doute, vous attendez la suivante, merci.
  2. On voit la (pleine) lune : et non, il n’est plus question du thème « nudité » de la grille précédente, merci (elle était facile celle-là, limite, j’ai écrit ce point juste pour ça !).
  3. Un personnage regarde les étoiles : qu’il dorme à la belle étoile ou cherche à se repérer par rapport à l’étoile polaire m’importe peu ; je veux juste qu’il regarde les étoiles, ça devrait aller, a priori… mais c’est vrai qu’il faut quand même trouver LA scène.
  4. Un personnage éteint la lumière pour aller dormir : et on veut donc qu’il l’éteigne de lumière, pas pour aller faire la sieste (même si en théorie, la lumière n’est pas allumée de jour). Vous l’aurez compris, ça marche aussi avec les feux de camp, les lampes à pétrole, etc. Tout ce qui permet à un personnage de créer un sentiment d’obscurité et de repos !

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Presse & média

Thème choisi par Tequi

  1. Un site internet de news : Un personnage consulte internet pour obtenir une information en rapport avec l’actualité (l’actualité du moment ou l’actualité d’il y a 35 ans quand un tueur en série sévissait blablabla). On doit voir le site web et le titre de l’article, dans l’idéal.
  2. Un journaliste résume une situation : vous avez probablement l’image en tête, un personnage regarde la télévision/son ordinateur et y voit un journaliste debout en train de faire un récap d’une situation en cours. C’est souvent en live, d’ailleurs. Cela peut aussi être un présentateur de journal. Bref, une Robin Scherbatsky, quoi.
  3. Quelqu’un lit un journal papier : Alors, la presse écrite est-elle elle aussi en péril dans les séries TV ? À vous de me le dire. Je parle bien d’un journal, pas d’un magazine, attention. Un journal, on y trouve les actualités. Une coupure de journal ne suffit pas, d’ailleurs, je veux le journal complet (mais qu’il est chiant).
  4. Une carte de journaliste : Un journaliste (et cette fois, il peut venir d’un magazine) tend sa carte à quelqu’un qu’il veut interroger, ou pour entrer quelque part, ou la carte est retrouvée sur une scène de crime, ou… bon, donc, une carte d’un journaliste zélé qui a fait les choses bien. Et si c’est une série française, la carte presse fonctionne aussi, évidemment. C’est même à peu près la seule qu’on a en France, non ?

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Photos

Thème choisi par Enid

  1. Un personnage prend une photo : Un grand classique en 2018 ; ça ne devrait pas spécialement poser de problèmes.
  2. Quelqu’un commente une photo : Un personnage regarde une photo et fait un commentaire dessus, que ce soit pour se remémorer un événement, faire un compliment à la personne ou poser une question sur la date où ça a été pris. Ou pour dire « mazette, il a bien la tête de notre tueur à gage, lui ! ».
  3. Quelqu’un demande à ce qu’on le prenne en photo : Les choses commencent à se compliquer avec cette petite subtilité, surtout en 2018 où le selfie s’est imposé depuis bien longtemps (enfin, tout est relatif). Alors trouverez-vous quelqu’un qui demande explicitement à être pris en photo ?
  4. Le mot « polaroid » : Il fallait bien que je trouve un point compliqué à dénicher, et c’est maintenant chose faite avec celui-ci. Alors voilà, il faut donc entendre ou voir écrit le mot polaroid. Heureusement que les hipsters ont rendu ça de nouveau cool !

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Actions

  1. Voir un épisode de nuit (après 22h, avant 6h) : rien de trop impossible apparemment, et j’ai récupéré les horaires SNCF. Après, si comme moi, vous devez vous lever tôt pour aller bosser, ça peut rapidement devenir plus compliqué que prévu. M’enfin, il y a toujours les week-ends quand même !
  2. Parler de votre magazine séries préféré : Vous pouvez en parler en commentaire, sur vos blogs, sur vos réseaux sociaux, etc. ; le magazine peut être encore en activité ou avoir disparu il y a quelques années, vous pouvez aussi nous dire pourquoi vous n’en avez jamais acheté si c’est le cas ; bref, l’idée c’est de parler de la presse papier, parce qu’elle le mérite bien (en ce qui concerne certains titres). Pas convaincu ? Vous n’avez pas lu ma critique de ces magazines, alors !
  3. Prendre un selfie générique : c’est-à-dire une photo de vous devant le générique d’une série, et si possible d’une série que vous aimez beaucoup. Soyez inventifs si vous ne voulez pas montrer vos visages (si, ça peut se faire), l’idée c’est vraiment une photo de vous prise par vous !
  4. Bailler devant une série : qui donc va s’attirer les foudres de votre fatigue ? Je sais que certains n’auront qu’à lire ce point pour réussir, mais essayez de prendre une série qui vous ennuie/vous fatigue réellement, tant qu’à faire.

Bonus : Ce mois-ci, ce sont les plus sériephiles d’entre nous qui seront servis par le point bonus, parce que si vous commencez quatre nouvelles saisons, cela vous rapportera un point. Si vous en commencez huit, cela vous fera un point supplémentaire. Si vous en commencez douze, encore un point supplémentaire. Si vous en commencez vingt… vous êtes un menteur et vous ne les commencez pas sérieusement, donc ça ne vous fera rien du tout. Soyez honnêtes, une saison commencée, ce n’est pas simplement voir un épisode, c’est voir un épisode avec l’intention de regarder toute la saison ensuite 😉

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Bonne rentrée séries à tous !

The Affair – S04E10

Épisode 10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

 > Saison 4


Spoilers

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She made me happy.

Deux semaines plus tard, il est peut-être temps de me remettre du traumatisme de l’avant-dernier épisode de la saison et de lancer cette fin.

Noah – Contre toute attente, l’épisode commence par Noah… décidant d’appeler Cole ! Ils sont devenus besties pour la vie à ce stade. C’est quelque chose qu’on n’aurait jamais envisagé quand même. Il est à l’université avec son protégé, Anton, qui la découvre enfin… et sans surprise, il pense être une véritable star pour les professeurs et étudiants là-bas. Oh, j’ai soupiré. Parlez-moi d’Alison, pas de Noah draguant une fois de plus une nana qui n’a probablement pas été intéressé au quart de ce qu’il veut nous faire croire.

Bon, sinon, l’intérêt, c’est de les voir travailler sur des personnages paradoxaux, qui se contredisent… juste comme Alison quoi. Noah profite que les étudiants travaillent pour s’absenter et passer un coup de fil de plus, histoire d’avoir des nouvelles de la fille d’Alison. Et malgré tout, il vit sa vie pépère et est tout heureux d’annoncer qu’il est divorcé à sa pote prof d’écriture.

Attendez, il ne va vraiment pas faire son deuil ? On doit vraiment se taper la prof racontant sa vie avant de découvrir que Noah s’est remarié à une femme morte quelques jours plus tôt. En même temps, elle ne s’en inquiète pas plus que ça parce que ses étudiants ont terminé leurs travaux d’écriture.

Hop, on passe donc à Anton qui a rédigé un véritable éloge de Noah… qui tourne vite au portrait critiquant son prof qu’il présente comme un sociopathe. Bon, il faut dire aussi qu’il a raison, parce que le déni de Noah est violent dans cet épisode. Il s’engueule évidemment avec Anton qui lui rappelle quand même que c’est bizarre d’être là plutôt qu’à préparer l’enterrement d’Alison. Ah lala, qu’est-ce que j’aime le personnage d’Anton !

Cole – Les choses sont bien différentes du côté de Cole qui, lui, est loin d’être dans le déni. Il est dans la déprime totale et ce n’est pas Luisa qui va l’aider à s’en sortir. Pourtant, elle gère à merveille l’enterrement (si tant est que ça puisse être géré à merveille). Joanie ? Personne ne sait quoi lui dire dans cet épisode et surtout pas Cole qui est aussi totalement sur les nerfs.

L’enterrement d’Alison a lieu à la plage et tout le monde s’y trouve… même Ben. C’est un beau foutage de gueule. Alison ? Elle est un tas de cendres à ce stade-là… contrairement à la volonté de Cole qui voulait l’enterrer. Le pauvre. Athena le pousse à bout en voulant en plus mettre les cendres d’Alison à l’océan. Rien que ça. Elle n’y va pas de main morte, si je peux me permettre l’expression, et Cole finit par lui rappeler qu’Alison est sa femme. Devant Louisa. Classe.

Cette dernière ne dit pourtant rien et la cérémonie d’adieu continue. Cole s’énerve de plus en plus, surtout qu’il sait bien qu’Alison aurait détesté cette cérémonie (et c’est vrai que je le rejoins dans cet avis). Une fois qu’Athena en termine avec son délire, on en revient à Noah qui accepte enfin son deuil. Le truc, c’est que ça fait un moment maintenant que je sais qu’elle est morte, et cette cérémonie est assez neutre.

Oh, j’ai à peu près le même regard que Cole quand Ben fait ses adieux à Alison, mais c’est à peu près tout. Il est dur de dire adieu à un personnage quand on sait que sa mort est loin d’être résolue. Pourtant, il faut bien que ce soit au tour de Cole à un moment ou l’autre. Et quand c’est à son tour de rendre hommage à son ex, il prend l’urne de ses cendres et… se barre avec, direction le cimetière. Classe !

C’est à son bestie de venir s’occuper de lui et de son deuil, et Cole lui en veut toujours autant de lui avoir volé Alison. En plus, Noah reconnaît qu’Alison ne l’a pas rendu si heureux que ça, alors que Cole assure qu’il était heureux avec Alison. Si seulement c’était encore sa femme, il pourrait l’enterrer comme il le veut.

Il finit par s’endormir sur la tombe de son fils et c’est sa mère qui le réveille de son rêve érotique avec Alison. Pas chouette. Les deux parlent donc deuil et de comment le faire, et Cole reconnaît auprès de sa mère qu’il a traversé le pays pour retrouver Alison et la récupérer. Il lui avoue aussi qu’il se laisserait bien mourir. C’est vrai qu’il a pris cher en quelques années le pauvre, entre son fils mort, son frère assassiné et son ex-femme qui se suicide quand il allait la récupérer, c’est un peu violent. Pourtant, sa mère trouve les mots pour le réconforter, et lui expliquer qu’il doit voir ce qu’il a plutôt que ce qu’il a perdu.

Moui, pas évident tout de même. Cole finit par rentrer chez lui malgré tout et enfin s’occuper de Joanie, qu’il a laissé à Louisa. Cette dernière a pris la décision de larguer Cole, mais celui-ci lui propose malgré tout un mariage blanc. Evidemment qu’ils ne peuvent plus être en couple, mais elle peut et mérite ses papiers. Et puis, elle est une bonne nounou après tout. Magnifique.

Le lendemain, Cole propose à Joanie un nouveau roadtrip. Pauvre gamine, j’aurais pas envie de me retrouver en voiture avec un père aussi rongé par la colère, franchement. Sa bonne idée pour l’apaiser ? Lui demander ce qu’il pense qui arrive après la mort. Merveilleux. J’vous jure, heureusement que j’ai l’ironie face à ce genre d’épisode ! Malgré tout, les deux parviennent à chanter ensemble et Cole fait son deuil en se rappelant qu’il a encore beaucoup à vivre. Cela faisait très fin de série pour lui quand même, j’ai un peu peur de son sort en saison 5.

Helen – Deux semaines plus tard : Pourquoi ? Je voulais voir la réaction d’Helen en apprenant la mort d’Alison par suicide si peu de temps après l’avoir reboostée, franchement ! Non, à la place, l’état de Vic a empiré et il est hospitalisé. On le retrouve quand il va mieux et refuse toujours de se soigner, mais son médecin, Christina, aimerait vraiment qu’il le fasse. Il faut dire qu’elle est une ex de Vic, parce que le monde est petit et parce que tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Helen et Vic sont plus amoureux que jamais, mais les parents du patient sont toujours aussi insupportable avec Helen, la pauvre. Sa journée n’est pas terminée pour autant, parce que quand elle rentre, une Whitney en pleine forme est là. Il faut dire que Whitney n’a pas encore appris pour Vic et que c’est Thanksgiving.

Il n’en faut pas plus pour que ça parte en vrille entre les deux, surtout que Sierra se pointe au pire moment. Elle veut parler à Helen, mais elles sont interrompues par un coup de téléphone bien violent apprenant à Helen que l’état de Vic a empiré. Sa journée pourrait être terminée… mais toujours pas. Il faut encore qu’elle apprenne que Sierra est… enceinte de Vic. C’est tellement tordu. Ils vont loin cette année les scénaristes, mais tout ça fait une bonne fin de saison quand même.

Sans trop de raison, elle est réconfortée par Noah qui semble passer par là par hasard et qui découvre tout le passé sexuel de Sierra d’un coup. Vraiment, tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Une fois qu’Helen a raconté toute sa vie, c’est à Noah de raconter l’enterrement d’Alison. Et Helen vient de lui dire qu’elle n’aimait pas Vic autant qu’elle ne l’a aimé lui, alors il n’insiste pas trop. Comme on en est au point de vue d’Helen, les choses passent beaucoup mieux quand elle avoue à Noah qu’elle a utilisé Vic pour oublier Noah.

Elle culpabilise, mais il la réconforte en lui disant qu’ils ont bien du bol d’être encore en vie tous les deux, et d’avoir toujours autant de liens entre eux. Après tout, à sa mort, il veut être avec elle. Après tout ça, Helen retrouve Vic sur son lit d’hôpital, et celui-ci finit par comprendre ce qu’il fait traverser à Helen. Il s’excuse ainsi de ne pas avoir commencé son traitement plus tôt : maintenant qu’il a failli mourir, il n’en a plus envie. Tu m’étonnes.

Sa dépression est terrible et tout ce que peut faire Helen, c’es tlui dire qu’elle l’aime. Elle retrouve ensuite Sierra endormie et lui demande d’aller annoncer sa grossesse à Vic. Rien que ça. C’est violent comme fin d’intrigue tout ça, mais Helen décide d’aller bien quand même et de monter sur le toit de l’hôpital pour regarder le soleil se coucher. Eh bah !

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EN BREF – C’est improbable ! La série que j’ai tant critiquée a atteint cette année une qualité qu’elle n’était jamais parvenue à obtenir. C’est bien simple, tous les personnages ont eu au moins une scène où je les ai aimés, ce qui n’était jamais arrivé avant. Même Noah était appréciable par moment ! Même Alison l’était ! Alison ! On en parle ?

Non, évitons. Je ne m’en remets pas encore, cette fin était tellement injuste, surtout que l’épisode final laisse tomber l’intrigue pour proposer une conclusion menant chacun à une fin plus ou moins paisible. Je veux pourtant voir Ben être puni pour ce qu’il a fait, et je veux voir Vic subir une guérison miraculeuse, et je veux en savoir plus sur la conclusion de Whitney (c’est qui ce copain encore ?), sur celle de Sierra, sur Anton, sur plein de choses en fait.

Bon, en tout cas, vraiment, c’était la meilleure saison de la série pour le moment et j’espère que la dernière saura conserver ce très bon niveau de psychologie des personnages, tout en apportant une forme de justice quelconque pour Alison, pour Luisa maltraitée depuis le départ et pour Helen comme Cole qui, définitivement, méritent mieux dans leur vie que tout ce merdier !

> Saison 4

The Affair – S04E09

Épisode 9 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.

 > Saison 4


Spoilers

09

I’ve lived this entire story before and it doesn’t end well.

La boîte de mouchoirs en main, j’ai un peu galéré à trouver l’épisode de cette semaine, mais il me le fallait absolument. Oh, j’aurais mieux fait de regarder autre chose avant, parce qu’après cet épisode, j’ai bien peur de ne rien pouvoir regarder d’autre. Il commence en effet avec la promesse de révéler toute la vérité sur la mort d’Alison, rien que ça, et la semaine dernière, ça m’a tellement pris par surprise qu’il m’a fallu un moment pour m’en remettre. Et pourtant, je n’étais pas le plus grand fan qui soit d’Alison.

Alison – La dernière fois qu’on l’a vu dans la série, elle semblait inspirée par Helen pour reprendre sa vie en main. C’est effectivement ce qu’elle fait en début d’épisode, avec du ménage et la vaisselle dans sa maison. Tout va bien, quoi. Et puis, avec la vaisselle, on comprend vite l’omniprésence de l’eau dans cet épisode. Elle reçoit néanmoins une visite nocturne qu’elle n’attendait pas : Ben.

Il se pointe avec un bouquet de fleurs et une bouteille de vin, alors même qu’il est toujours censé ne pas boire. Elle bug un peu, mais la bouteille est pour elle, et elle en a besoin. Il se confie enfin sur son mariage, mais c’est trop tard. Elle se sert un bon verre de vin blanc et accepte de s’asseoir pour ce qui promet d’être de longues explications.

Franchement, ça commence plutôt bien : Ben a largué Faith sa femme et il espère recommencer une relation à zéro avec elle. Il lui avoue donc avoir deux enfants bien jeune, dont un petit d’un an qu’il a appelé… Gabriel. Ca va être dur pour Alison. Elle ne parvient pas à lui pardonner, encore moins à l’aimer car elle ne le connaît pas.

Est-ce que ça suffit ? Nope. Alison en a beaucoup sur le cœur et elle compte bien enterrer Ben avant son heure, à fermer définitivement la porte au moindre espoir entre eux. Alison a rarement été aussi bouleversante, et pleine de justesse. Malheureusement, plutôt que de se barrer, Ben se propose de réparer le robinet d’Alison (non, ce n’est pas une mauvaise blague graveleuse, voyons) et en remerciement, elle se décide à lui faire à manger.

C’est peine perdu, il décide de faire le dîner pendant qu’elle se sert un deuxième verre de vin et regarde la tempête au-dehors, avec les vagues qui se déchaînent. Le silence est assez stressant, et Alison finit par demander plus d’infos à Ben, sur sa séparation d’avec sa femme. L’actrice est assez douée pour interpréter une cinglée, alors je la garde sur ma liste des suspects ayant pu tuer Alison.

Franchement, cette longue scène dans la magnifique maison d’Alison est longue, interminable, pleine de petites conversations du quotidien… et pourtant, je reste accroché à mon écran, là où d’habitude j’ai tendance à m’endormir ou faire autre chose devant la série. Je ne sais pas, j’aime bien Ben, la perspective de perdre Alison fonctionne, et avoir Ben raconter sa vie à l’armée, ses manques là-bas et son envie de retrouver sa femme, c’est intéressant.

Le tout pendant qu’il cuisine, donc. Il confesse avoir tué un enfant, qui était armé… avant de comprendre que l’arme qu’il avait n’était pas chargée, et qu’il l’avait tué pour rien. Le dîner (une sorte de pancake qui ressemblait jusque-là à une omelette) est prêt, et le silence entre eux est encore pire : elle lui demande confirmation de ce qu’elle vient d’entendre et il lui demande où sont ses assiettes, quand même.

Il est loin l’humour de la semaine dernière. La noirceur ne fait que commencer : à son retour, Ben a souffert d’un stress post-traumatique encore pire, s’est mis à boire et a une nuit ligoté sa femme sur le ventre pour ne plus la voir. Bref, de quoi devenir clean – et de quoi couper l’appétit d’Alison qui dit avoir terminé son assiette en y ayant à peine touchée. Que de révélations, que de noirceur. On a envie d’aimer Ben, on a envie d’un happy end avec Alison pour lui, mais franchement, il ne le mérite pas tellement ; Alison avait bien raison. En revanche, une scène si longue, si calme, si pleine de sens à chaque mot… ça n’arrive qu’à la télé, hein.

Pour lui remonter le moral, Alison se met à raconter sa propre noirceur ; ses envies de suicide et sa culpabilité dans la mort de son fils. On découvre alors (je pense ?) que Gabriel ne s’est pas noyé dans la mer, mais dans son lit : il avait encore du liquide dans les poumons, et Alison a refusé de l’emmener à l’hôpital quand il s’est mis à vomir parce que Cole le suggérait, et elle était énervée après Cole. C’est absolument atroce, franchement ; puisque le lendemain matin, son fils est mort, la peau grise. Horrible.

Ben l’encourage pourtant à continuer, et elle continue sur ses cauchemars d’un Gabriel adolescent à la peau grise, énervé après elle. Il est rare de voir le deuil d’un parent si bien écrit à la télévision, et si bien joué (allez, petite pensée pour Glee), et Alison délivre enfin tout le fond de sa pensée. Comment aller bien après tout ça ?

Avec un peu de musique répond implicitement Ben. Il lui propose de danser et même si sa chanson préférée n’est pas dingue, la scène est terrible. La danse s’arrête vite quand elle lui demande ce qu’il advient des gens comme eux, ceux qui ne peuvent être pardonnés. Selon lui, ils doivent se pardonner, mais elle s’en dit incapable.

En fait, elle attend simplement de mourir parce qu’elle ne peut pas vivre comme ça, mais lui veut vivre. Tout cela les mène à un baiser passionné, et à une scène d’amour sur la terrasse (ils auraient pu enlever tous leurs vêtements quand même, j’ai une grille de Bingo à compléter !). La passion, quoi, qui mène à Ben voulant passer sa vie sur cette terrasse. Un dernier moment de bonheur ? On dirait bien.

Elle l’interrompt bien vite pour aller… refaire la vaisselle, avant d’aller au lit. Décidément, quelle soirée. Alors que tout va bien et qu’elle fait la vaisselle, cet épisode révèle sa terrible vérité : tout cela était dans la tête d’Alison. Son robinet est toujours cassé et quelqu’un frappe à sa porte. Ben. Sous la pluie.

Alison – Oh. Une deuxième partie sur Alison, c’est une première dans la série. Et j’aurais préféré m’en passer, parce que rien ne se déroule comme dans le parfait rêve d’Alison. C’est horrible de nous faire ça, rien ne l’indiquait, et découvrir ce qui se passe dans la tête d’Alison, c’est atroce.

Il se comporte en parfait connard, à vouloir aller au restaurant et lui demandant d’arrêter de le maltraiter comme ça, à disparaître sans le prévenir. Oh. Les scénaristes sont bons et subtils, à donner à Ben des répliques similaires au début d’épisode pour mieux briser tous les espoirs d’Alison. Elle commence alors à le questionner, pour apprendre à le connaître et les choses empirent.

Il sent bien qu’elle sait quelque chose, mais plutôt que de lui donner la moindre information, il se met à critiquer Cole qui est venu à une réunion des AA alors qu’il n’en est pas un, brisant la confiance nécessaire à ce genre de réunion. Et ensuite ? Elle demande la vérité à Ben : elle veut savoir s’il est marié, s’il vit avec quelqu’un, s’il a déjà été marié, s’il a des enfants… Et il répond non à tout. Les illusions d’Alison sont brisées, et à vrai dire, les miennes aussi. J’aimais bien Ben. Pourquoi est-il un tel connard ?

Elle lui explique donc qu’elle s’est senti victime des deux amours de sa vie, Cole et Noah. Une fois de plus, on découvre mieux la psychologie d’Alison, qui explique pourquoi elle a trompé les deux. Elle a trompé Cole, trop rigide, et elle a trompé Noah parce qu’il la passait après sa carrière. Et pour la première fois, elle reconnaît qu’elle n’était pas que la victime de ces relations : elle a aussi contribué à les détruire. Alléluia. On aura vraiment assisté à une évolution incroyable pour ce personnage – une évolution qui me fait l’aimer pour ce qui est probablement son dernier épisode.

Une dernière fois, elle demande à Ben d’être honnête et de lui dire qui il est vraiment. Et ça ne vient toujours pas. Pire, il devient violent… et décide de prendre un verre. Et elle le laisse faire. Il retombe dans son alcoolisme et lui révèle ce qu’il a fait pendant la guerre, enchaînant les verres. Pourquoi ne l’empêche-t-elle pas de boire ? Bon, certes, il est trop violent pour ça, mais bon.

Il lui raconte sa frustration de guerre, bien différente de celle du rêve d’Alison, une frustration d’être dans le camp des perdants, de ceux qui savent qu’ils perdent, mais continuent. Il a accepté une mission suicide, dans l’espoir de rentrer chez lui, et il a tué un enfant au passage, alors que l’enfant jouait simplement. Oui, comme dans le rêve d’Alison, mais comme nous sommes dans son cauchemar, cette fois, il le tue en toute connaissance de cause parce qu’il voulait… rentrer chez lui. Et c’était une manière rapide de rentrer.

Il compare alors l’enfant mort à une souris ou un insecte qu’on tue, parce qu’ils nous dérangent. OK. OK. OK. Ben, putain. Et il ne lui a toujours pas dit qu’il était marié, et c’est trop pour Alison qui lui demande alors de partir, ce qui n’est toujours pas dans ses intentions. Il se remet à l’embrasser, espérant que ce soit ce qu’elle veuille, mais ça ne l’est pas, et elle le met à la porte.

Comme il se met à gémir, elle n’a d’autres choix que de le laisser pleurer sur son canapé et lui dire qu’il a besoin d’elle, mais c’est juste un déchet. Et malgré tout, elle ressent de la compassion pour lui, alors qu’il est sur le point de la violer. Cette fois, c’en est trop, elle lui demande donc d’arrêter et de retourner auprès de sa femme. La spirale de violence est donc là, et c’est bien trop rapide : la situation dégénère. Alison menace de prévenir la femme de Ben s’il ne se barre pas, mais plutôt que de partir, il… demande à Alison de reconnaître que tout est sa faute.

Pour une fois que ça ne l’est pas, purée. Et elle répond on ne peut plus justement : Ben est un adulte à qui elle ne doit rien, et même si elle était la femme séductrice qu’il décrit, elle aurait bien pu changer d’avis si elle voulait. Putain. C’est là que tout dérape et que Ben sombre encore plus dans la violence, frappant Alison. Putain. Dire que je le croyais et que je l’aimais bien. Bienvenue en 2018.

La conclusion de l’épisode voit donc Ben tuer Alison en la jetant à la mer en pleine tempête, alors qu’en voix-off on entend Alison avouer qu’elle ne se bat plus pour survivre ; qu’il ne lui fait rien de plus que ce qu’elle a fait 150 fois elle-même. En fait, ce discours de fin est probablement ce qu’elle aurait continué à dire s’il ne l’avait pas frappé et ça se termine sur le plus mauvais goût possible, avec Alison se disant encore jeune, méritant une autre histoire et méritant d’être heureuse.

Plus déprimant encore que la semaine dernière, plus déprimant que n’importe quel autre épisode cette année. Cet épisode met donc en avant la condition des femmes battues, rajoute à l’horreur de la semaine dernière en donnant raison à Cole et est on ne peut plus dérangeant quand je me relis et que je me rends compte de l’interminable liste de suspects que j’étais prêt à condamner dans l’espoir que Ben soit innocent, parce que Ben était un chouette personnage avant cet épisode. Chouette, oui, mais totalement instable.

Putain. Alison méritait tellement mieux, maintenant qu’elle était enfin sortie de sa spirale victimisante. C’est donc dans la seule relation où elle n’était pas victime de sa vie qu’elle finit victime d’un alcoolique ayant perdu les pédales. Et putain, il avait l’air tellement normal dans ses deux scènes de la semaine dernière. Il ne culpabilise même pas ? Il accuse Cole et Noah ? Sérieusement ? Oh, après le déni de la semaine dernière, je crois que je suis dans la colère pour un moment.

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> Saison 4

Face à un tel épisode, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Et un pour les violences faites aux femmes. Et puis, le site officiel des alcooliques anonymes. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

Suits – S08E04

Épisode 4 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.

> Saison 8


Spoilers

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You weren’t there. You don’t know the shit I’ve been through.

Bon, j’ai de nouveau 48h de retard pour cet épisode, mais je trouve que ça va, parce que c’est le dernier épisode que j’ai à voir pour me mettre à jour dans mes hebdos et il reste encore toute la soirée et dimanche. On a connu pire.

Pour changer, l’épisode commence sur Louis et Sheila, et évidemment Sheila n’a pas envie de le voir aller travailler. Les voilà donc à essayer d’avoir un enfant et ils auraient mieux fait de s’abstenir, parce que cela met Louis en retard et… il finit par se faire agresser dans la rue. C’est inattendu pour Suits de s’aventurer sur ce genre de terrain – mais après l’épisode sur Jessica en fin de saison précédente, ce ne devrait pas m’étonner.

Louis se fait donc voler son portefeuille et son téléphone par un type qui le menace d’un flingue et l’abandonne là, lui et sa montre de luxe bien visible, après quelques coups de pieds. Je pense qu’on n’est pas tout à fait dans la réalité là. Plutôt que de se rendre au commissariat, ou plus logiquement encore chez lui, Louis se rend… au travail. Il évite une réunion avec Zane à qui il pose un lapin et se fait griller par Gretchen, qui accepte de le laisser dans sa culpabilité de victime plutôt que de vraiment l’aider. Euh. C’est étonnant comme comportement venant de Gretchen, quand même.

L’affaire que Louis a évité ? Zane la refile à Samantha, même si celle-ci n’a pas spécialement envie de se mettre qui que ce soit à dos. Ce n’est pas surprenant de voir Zane être énervé après Louis, mais ce dernier ne comprend pas immédiatement pourquoi Zane le punit. Moui. La série n’a jamais été dans la subtilité, mais voilà alors Louis qui retourne auprès de Gretchen pour avoir des conseils pour ne pas continuer à paraître faible et avoir sa dignité volée une deuxième fois.

Que ce soit des sentiments ressentis après une agression, je veux bien, mais la série pourrait faire un meilleur job avec une psychologue comme Gretchen – ou tout simplement avec le psychologue de Louis. Quoiqu’il en soit, Louis récupère son « pouvoir » en faisant chier Samantha et en l’obligeant à gère bosser avec lui. Heureusement, il gère tout très bien, au point que Samantha le laisse aller seul au tribunal.

Plutôt que de rentrer avec la victoire qui lui est due, Louis se retrouve alors confronté à du stress post-traumatique au beau milieu de son attaque pour faire craquer le témoin à la barre. Il perd donc son affaire. Forcément, Samantha n’est pas très heureuse de ce qu’il s’est passée, et elle a la mauvaise idée de confronter Louis qui lui demande plusieurs fois de partir avant de péter un câble.

Bizarrement, elle a la drôle d’idée d’aller voir Harvey pour s’en plaindre et dire que Louis a besoin d’un ami. Drôle d’idée, oui, mais définitivement la meilleure idée. Pour une fois, j’ai même aimé la relation entre Harvey et Louis, ce dernier prenant finalement la peine de révéler la vérité à Harvey… qui lui propose d’avertir Robert de ce qu’il s’est passé. Donc Louis qui ne voulait pas paraître faible suite à l’agression accepte de ne pas paraître assez fort pour la révéler elle-même ?

Humph. Tout ceci mène Zane à s’excuser et expliquer à Louis qu’il a lui-même été de l’autre côté du flingue : il a attaqué un homme quand il était adolescent, et il le regrette encore. Allez, les scénaristes s’en trient plutôt bien avec cette conclusion à une intrigue qui était quand même assez violente, surtout lorsqu’ils révèlent que tout ça avait pour but d’intégrer encore un peu plus Samantha au casting : elle se retrouve à donner des cours de self-défense en pleine rue à Louis. C’est un chouilla tordu comme idée, mais ça fonctionne plutôt mal – et ça continue de me faire apprécier Louis pour le quatrième épisode de suite, ils tiennent quelque chose là !

Sans trop de surprise, Alex confronte Harvey sur la promesse que Zane a fait à Samantha, et il menace de changer de poste. Sur une idée de Donna, Harvey passe alors son épisode à bosser avec Alex sur un cas à la limite de la fraude, sans l’être. Tout cela sent bon la dynamique Mike/Harvey, sauf que ça se fait sans Mike et je n’aime pas trop ça.

Je n’ai jamais beaucoup aimé Alex, et ça ne s’arrangera pas si les scénaristes essayent de nous le transformer en Mike 2.0 parce que l’alchimie avec Harvey n’est pas du tout la même. Et en plus, c’était encore un cas totalement tiré par les cheveux où on ne suit pas vraiment tout. Allez, cela dit, ça apporte un peu de nouveauté quand Mike Alex se retrouve coincé entre devoir satisfaire Harvey ou satisfaire Jessica Zane. Ah, oui, pas si nouveau. Forcément, Donna sait donc comment le conseiller pour qu’il gère la situation, et même s’il n’a pas trop envie de l’écouter, il est forcé de constater qu’elle est de bons conseils.

Il réussit donc à s’en tirer à merveille auprès d’Harvey et Zane en utilisant une troisième option. Les deux partenaires sont impressionnés, et ça finit par une scène où Harvey et Alex parlent Star Trek et autres séries. Mais… Pourquoi ? Ce genre de scènes, c’était réservé à Mike/Harvey et on n’en avait plus tellement depuis quelques saisons. C’est sympa d’y revenir, mais ça ne me vend pas du rêve d’avoir un recyclage d’une des meilleures relations de la série…

Sinon, aujourd’hui, Donna est d’humeur généreuse : elle veut faire du pro-bono, et elle contacte Harvey pour ça. Cela ne la mène nulle part et elle finit par faire équipe avec Katrina, ce qui est une bonne manière de leur donner à toutes les deux quelque chose à faire. Malheureusement, on ne voit pas spécialement Katrina, mais juste Donna se faire remonter les bretelles par Zane qu’on veut désormais nous montrer comme un gros chieur cette semaine.

Bon, il marque un point : le pro bono de Donna va à l’encontre d’un client qu’il veut avoir, et il donne en plus du boulot à Donna pour la punir de… Louis lui mettant un lapin la veille. Merveilleux. Comme c’est Donna, elle manipule très bien tout le monde au cours de l’épisode : d’abord Harvey, puis Zane, puis Alex. Grâce à elle, toute leur intrigue avance et elle sauve l’ambiance de la boîte, mais elle oublie de s’occuper de Louis quand même, et ça n’a pas trop de sens. Il était toutefois sympa de la voir commencer à développer une relation avec Zane. Elle n’a vraiment aucune limite hiérarchique, c’est fou.

> Saison 8