Colony – S03E13

Épisode 13 – What Goes Around – 19/20
Une excellente fin de saison, une fin de série frustrante – mais moins que d’autres. Je dirais qu’il y a une forme de conclusion, même si on sent bien que la saison 4 était déjà prévue par les auteurs. Quoiqu’il en soit, la série s’en va la tête haute avec un excellent épisode très bien construit. Allez, maintenant, un téléfilm pour conclure please #RENEWCOLONY.

Saison 3


Spoilers

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I expect that… we will lose a few of them.

Incapable de résister bien longtemps, je commence ma journée avec Colony, quitte à voir ce dernier épisode de la série dans des conditions loin d’être idéales, c’est-à-dire dans une voiture sous un soleil tapant et sans Wi-Fi. Mais bon, l’impatience, tout ça, tout ça.

Pour ce dernier épisode, la série n’hésite pas à repartir en fin de saison 2 dans son résumé, et ça me donne de l’espoir pour retrouver la sœur de Katie que j’ai attendu toute la saison, même si c’est déjà trop tard. L’introduction est catastrophique : on y retrouve la pote de Snyder nous annonçant que la destruction tant anticipée et redoutée est là.

Les hôtes assurent la sécurité de la Terre pour des combats ayant lieu dans l’espace, mais ça ne suffira pas à assurer la sécurité de toutes les colonies. Cela veut donc dire que l’IGA est l’espace le plus sûr de la Terre, en théorie, et tous les officiels y apportent leurs familles pour… qu’elles se fassent exécuter par un extra-terrestre. Voilà qui est fait, l’IGA est neutralisée – tout le monde est mort.

Will se réveille dans un appartement où il est planqué et se fait rapidement rattraper. Snyder en est informé, mais il est en pleine déprime et ne voit pas ça comme une superbe nouvelle. Il sait que les attaques ont commencé, et ça le terrifie. Il n’y a plus d’IGA et il a peur d’avoir choisi le mauvais côté dans cette guerre, donc il refuse d’appeler son contact parmi les extra-terrestres.

Il interroge malgré tout Will et s’amuse du retournement de situation, puisque c’est cette fois Will qui est attaché à une chaise. Il lui révèle surtout que la colonie de Los Angeles a été détruite, sans survivant. Voilà qui est fait. Les extra-terrestres auraient passé un marché avec Snyder : ils veulent 150 outliers d’ici la fin de la journée ou ils tourneront le dos à leurs alliés. AH.

Il espère donc que Will saura convaincre ses amis de la Résistance de se rendre d’eux-mêmes pour sauver l’humanité – et ses arguments sont terriblement bons, s’ils sont vrais en tout cas. Le doute est permis, surtout avec Snyder. Relâché en pleine ville, Will cherche rapidement un mouchard dans ses affaires, et il en trouve évidemment un.

Katie s’inquiète pour ses enfants et vient au commissariat pour obtenir des nouvelles de Bram et surtout de Gracie. Bram a pris la grosse tête et décidé de jouer les papas pour Gracie, parce que contrairement à ses vrais parents, il fait attention à elle. Il en profite surtout pour révéler à sa mère que son père a refusé qu’il tue Snyder, et bien sûr elle n’était pas au courant. Arf, ce genre de secret, ce n’est jamais top.

Bram prête alors allégeance à Alan Snyder et rentre dans les rangs autant que possible, voulant à tout prix protéger sa sœur et sa propre vie. Il n’est pas bien rassuré de savoir que leur logeur a parlé à Katie, mais bon. Elle retourne chez elle pour obtenir des informations sur la possible cachette de ses enfants.

Chez les résistants, Amy s’occupe toujours de Kynes comme elle peut ; et s’il est en vie, elle ne sait pas trop quoi faire de plus. Elle se révèle assez froide avec Broussard, et elle lui fait comprendre aussi qu’il peut prendre le commandement de la Résistance et faire un discours assez efficace. Il n’en a pas spécialement envie, mais avec l’arrivée de Will et de ses nouvelles informations, il joue rapidement au petit chef… et Amy avait raison, ça fonctionne, parce que les outliers présents sont tous jeunes et n’ont pas les épaules pour le commandement.

Très vite, Broussard décide donc de lancer un nouveau assaut, ne faisant pas vraiment confiance à Snyder : l’assaut se fait toutefois à proximité du commissariat de Bram, mobilisé pour aller arrêter son père et les outliers. Ils s’en vont donc et c’est après leur départ que Katie revient et tombe sur Amy, seule sur place. Celle-ci lui raconte son passé et la mort de tous les gens qui étaient en factory – donc bim, prends ça dans la face Katie, ta sœur est morte. Mais euuuh. Il est temps pour une crise de foi, entre elles, mais bon, ça ne mène nulle part.

Pendant ce temps, Snyder et Broussard entrent en contact avec un homme de Buenos Aires qui affirment que la ville est sous attaque elle aussi. Les choses tournent mal pour le monde, mais bien pour Will comme pour Bram – bon, OK, Bram voit ses potes mourir, mais bon.

Will rentre au QG de la Résistance où Katie lui reproche d’avoir intégré Bram à son plan de tuer Snyder, parce qu’il est encore un enfant. Oh, elle lui reproche de mettre ses enfants en danger, mais elle l’a fait aussi ; et ils ont toujours leur crise familiale à régler les pauvres. Ils tentent comme ils peuvent de communiquer, mais il y a tant de blessures entre eux que c’est dur.

Katie décide alors de mettre ses enfants avant tout le reste, et il demande à Will d’abandonner le plan large pour se concentrer uniquement sur le plan familial. C’est beau et ça mène à une réconciliation entre les Bowman, et Will affirmant qu’il va faire ce qu’elle dit en menant l’enquête auprès des autres résistants. Katie lui fait une confiance aveugle… mais plus moi, bizarrement.

Kynes se réveille sur la table d’opération et communique à Amy des informations importantes sur un autre QG possible, mais Broussard prend malgré tout la décision de demander à tous les outliers de se rendre pour mener une guerre qu’ils ne peuvent gagner et face aux pires horreurs. Comme prévu, Will fait lui aussi son petit discours pour dire qu’il ira – et il est évident que c’est à l’encontre des envies de Katie.

Malgré tout, ils ne sont pas assez nombreux et Broussard envoie un message à d’autres résistants, espérant qu’ils répondront à l’appel. Le ciel de Seattle se remplit de drones fuyant vers le combat dans le ciel alors que 151 outliers se rendent. C’est beau.

En parallèle, Snyder se lance dans une opération politique terrifiante, récupérant le contrôle de la colonie de Seattle en exécutant le pote de Kynes qui avait supprimé toutes les informations des serveurs de la colonie. Une exécution publique, quelle belle manière de commencer en tant que tyran, il ne perd pas la main !

Bram atténue la réalité comme il peut auprès de Gracie, mais il est bien forcé de lui dire que leurs parents font encore de la merde pour leur sécurité. Cependant, Katie fait tout ce qu’elle peut pour les retrouver et elle se rend donc au camp où elle bossait pour obtenir des infos sur la petite-amie de Bram – et une adresse. Malheureusement, elle reste coincée en-dehors du camp.

Le second QG de Kynes répond à toutes les promesses qu’il avait fait, et un tas de résistants débarquent pour l’aider alors que dans le ciel, les choses empirent : l’ennemi les frappe de plein fouet et le bouclier résiste… oui, mais Katie est en-dehors du bouclier et elle fait face à l’explosion ; alors que Will est déshabillé et mis dans un pod. Et c’est ainsi que la série se termine.

Alors, je sais, j’ai dit plein de fois que j’adorais les séries qui se terminent mal… mais se dire que Katie est morte, Snyder au pouvoir et Will envoyé à l’abattoir, c’est vraiment frustrant parce qu’on sent bien qu’ils ont prévu de quoi faire une saison 4 avec tout ça. Pff. C’est une bonne fin catastrophique, au moins…

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EN BREF – Usa Network fait vraiment n’importe quoi à annuler cette série après ce qui était clairement sa meilleure saison. Il y avait toujours autant d’expérimentations techniques, il y avait une écriture parfaitement gérée ; des personnages complexes, une intrigue en puzzle passionnante… Je ne digère pas l’annulation de cette série.

Au moins, elle part avec toutes ses lettres de noblesse et sa fin ouverte n’est pas si frustrante si on accepte de se dire que l’humanité est foutue à présent. Non, mais faut résister et se battre pour une saison 4 quand même. C’est tout.

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Saison 3

Ce que c’est qu’un reboot – et pourquoi c’est trop souvent une mauvaise idée

Salut les sériephiles !

Pas de surprise sur le sujet d’aujourd’hui que j’avais promis sur Twitter et que je recule tant bien que mal depuis quelques jours tellement je n’ai pas envie d’en parler. Il faut bien pourtant, c’est officiel depuis ce week-end : Buffy va avoir un reboot (et c’est probablement pour ça que les comics s’arrêtent). *soupir*

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Cela fait quelques années que l’on tremble chaque fois qu’il est question d’un remake ou d’un reboot et c’est finalement au beau milieu d’un Comic Con un peu plat que la nouvelle qu’on redoutait tant est tombée… loin de San Diego. Pour s’en tirer comme si de rien n’était, on nous annonce que Joss Whedon participera au projet – un souhait des fans depuis toujours – mais il faut bien reconnaître que ce reboot est déjà mal barré.

Mais alors c’est quoi exactement un reboot ? Techniquement – et on est à fond dans la technique, je vous préviens – c’est recommencer l’intrigue d’une série, en oubliant tout souci de continuité avec ce qu’il s’est fait avant. Bref, faire du neuf avec du vieux, en reprenant l’intrigue de départ d’une série qui a cartonné et que tout le monde connaît déjà, mais en changeant quelques éléments par-ci par-là pour la rendre surprenante et soit disant attirante. Le problème, c’est que c’est rarement réussi, mais bon.

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C’est quoi ce nom ? Côté étymologie, c’est simple comme bonjour : « to boot », en informatique, signifie démarrer. Un reboot, c’est un redémarrage, donc, il n’y a pas meilleure traduction française : c’est ce que l’on fait lorsqu’on reboot un ordinateur. Bon, sauf que l’ordinateur, lui, il a la gentillesse de repartir exactement de la même base, alors que les reboots prennent souvent juste l’idée de départ, en n’hésitant pas à la modifier. Il n’existe pas une recette type et certains modifient plus ou moins les choses. Après pourquoi on est passé de l’informatique aux séries, je ne sais pas exactement, mais c’est comme ça.

Voir aussi : L’excellent article « Reboots, remakes, remasters, portages, revivals ou le fléau d’une génération sans créativité » sur Break Culture.

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Quelle origine ? Ben merde, on doit les reboots aux… comics. J’adore les comics, mais sur ce coup-là, ils ont déconné sec. C’est simple, quand une série est en perte de vitesse affolante du côté des ventes, il n’est pas rare d’avoir un auteur qui se lance dans une nouvelle « origin story » d’un même personnage ; ou qui réutilise un personnage en repartant à zéro avec lui, avec une nouvelle dimension parallèle ou une nouvelle planète par exemple. Les exemples sont nombreux et rien que du côté des X-Men, on trouve plein de premiers comics qui reviennent différemment sur les origines de chacun (et ne parlons pas de Battle of the Atoms nous amenant les versions du passé des X-Men dans le présent et détruisant la continuité d’une manière impossible à appréhender pour le bien de mon esprit). Et puis, un jour, je vous parlerai de « All-New Wolverine », qui consiste à proposer un nouveau Wolverine avec la même idée de base, mais un personnage différent. C’est d’ailleurs aussi ce qu’ils font pour Ms Marvel.

Bref, vous voyez l’idée, je pense. Et souvent, ces reboots peuvent donner lieu à des séries, ou les séries elles-mêmes en sont (coucou Smallville, Supergirl, l’Arrowverse, etc.) et on n’en finit plus. Enfin, les films ne font pas mieux, et rien ne le résumera mieux que le mot « Spiderman », je pense (vive le dernier reboot).

Voir aussi : 500 mots sur Ms Marvel

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Et aujourd’hui ? Le reboot est à la mode. Il est tellement à la mode que c’est limite devenu une norme – et c’est rarement réussi quand une série est un reboot d’une série. Parlons ainsi du cas McGyver que je ne comprendrais jamais puisque la nouvelle version est une version empirée de la série d’origine qui était plutôt cool. Parlons de Shadowhunters qui est un reboot d’un film lui-même reboot de livres…

Est-ce qu’un bon reboot ça existe ? Oui, je vous rassure quand même : j’adore la dernière version filmique de Spiderman. Ce n’est pas un assez bon exemple ? Ben, dans ce cas, The 100. C’est une adaptation très très libre des romans de Kass Morgan, et franchement, ça vire rapidement au reboot plutôt qu’à l’adaptation : même point de départ approximatif et histoire complétement différente.

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There’s too many of them. Reboots.

Et il n’y a pas à dire, plus on s’éloigne de l’histoire originale, plus un reboot a de chances de fonctionner, je crois. Ainsi la bande-annonce de Charmed a l’air plutôt sympathique parce que l’histoire est différente et la série prend le parti d’être un truc délirant plutôt que quelque chose de sérieux (et pourtant, j’étais parti pour critiquer énormément à l’origine)… alors que le trailer de Roswell est une catastrophe : ils recopient littéralement des scènes du pilot de la série originale, tout en faisant des personnages des adultes là où ils étaient adolescents et tout en oubliant qu’on est désormais en 2018 et que leur série paraît sortir des années 2000. Quel intérêt de faire du vieux avec du vieux ? Ca paraît mal barré.

Voir aussi : Le reboot de Charmed

Bon, et sinon, j’étais là pour parler de Buffy à l’origine d’où les gifs de l’article… et je ne vais pas en dire grand-chose. L’ironie a voulu que je reçoive le premier tome omnibus de la saison 8 à peu près au moment de l’annonce de ce reboot et très clairement, je vais me replonger dans ce revival pour oublier.

J’essaye de garder l’esprit ouvert pour ce reboot – surtout que Charmed pourrait être une bonne surprise (mais Charmed elle-même était tellement dans la réécriture que, finalement, pourquoi pas). Après tout, il est géré par Joss Whedon (qui va vite s’en barrer, hein, il a sa propre série à venir sur HBO !) et par Monica Owusu-Breen dont j’aime beaucoup le CV, mais dont la qualité du travail va de l’excellent (Alias) à la catastrophe (j’adore Midnight Texas, mais ce n’est pas au niveau de Buffy, hein).

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Et puis, le gros point de promo de ce reboot consiste à nous dire que Buffy sera désormais interprété par une actrice noire. Bref, exit l’idée de base de la série (la blonde des films d’horreur destinée à mourir qui s’avère en fait être celle avec le plus de forces… genre LA BASE DES BASES, dès la première scène de la série ? Non ? Personne pour s’en souvenir ? OK), donc difficile d’y voir un reboot…

Grosso modo, on nous raconte l’histoire d’une nouvelle Tueuse, mais on l’appelle Buffy parce que c’est plus vendeur. C’est totalement ridicule et j’ai du mal à croire que je puisse être convaincu par ce qu’ils proposeront. Bref, comme pour Roswell (que j’attendais pourtant !), je vais espérer que le projet se casse la gueule vite fait et qu’il soit vite un mauvais souvenir. Après tout, ce reboot de Buffy n’est qu’un projet qui n’a même pas encore été accepté par une chaîne. Et pensez-vous que quelqu’un aurait eu la bonne idée de prévenir les acteurs d’origine avant de faire cette annonce ? Nope, comme en témoigne l’excellent tweet d’Emma Caufield (Anya) sur le sujet : « huh? ».

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Avec un peu de chance, ils verront que c’est con et qu’ils peuvent faire à la place un bon spin-off, pas vrai ? Ou, au moins, avoir la bonne idée de ne pas l’appeler Buffy… pour l’instant ce reboot semble simplement surfer sur une mauvaise mode qui consiste à prendre toutes les séries de mon enfance et les refaire avec des actrices qui ne soient pas blanches. Pas vraiment sûr que ça soit une bonne idée pour les actrices qui portent immédiatement le poids de la comparaison sur leurs épaules, et la colère des fans de la première heure, et l’impossibilité de faire oublier des icônes, quoi qu’elles fassent…

Comment ça, je m’énerve tout seul cet article ? C’est bon, je me tais.

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The 100 – S05E11

Épisode 11 – The Dark Year – 19/20
Rien qu’au titre de cet épisode, je hurlais « ENFIN ! », parce qu’il promettait d’apporter les dernières réponses manquantes avant la fin de saison. C’est effectivement le cas et tout se met en place pour un excellent final, avec en plus la masse de moments à s’arracher les cheveux ou à frisonner. Yep, j’ai retrouvé les frissons devant cet épisode – et il fait toujours 28°C ici, alors ce n’est tout de même pas rien !

Saison 5


Spoilers

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The Red Queen will reign over the Green Valley.

Bien, il est donc enfin temps de savoir ce qu’il s’est passé durant cette « Dark Year » que je prenais d’abord comme un simple moyen de faire référence à l’arrivée dans le bunker avant que ça ne serve de refrain à cette saison 5. Quoiqu’il en soit, il est temps de revenir au début de cet épisode sur le sort réservé à Abby.

Bien sûr, elle n’est toujours pas morte et est toujours droguée ! Elle est en fait en overdose, mais Clarke sait comment la soigner, parce qu’apparemment elle a l’habitude de ce genre de situation et six ans sans médecine ne l’ont pas rouillés. Tant mieux, on avance plus vite vers le moment où McCreary les surprend après résurrection d’Abby. Clarke prévient McCreary de ce qui les attends pour s’en sortir… et comprend vite qu’ils sont tous malades comme jamais. Elle apprend au passage que sa mère est une junkie (sympa) et se retrouve à devoir passer un marché avec l’ennemi, faute de mieux.

Cela lui permet aussi de retrouver plus vite sa mère, et c’est plutôt cool, même si Abby continue d’être chiante : maintenant qu’elle voit que sa fille la voit dans cet état, elle regrette la drogue. Il serait temps. Clarke veut toutefois récupérer au plus vite sa mère, elle doit donc lui faire subir une détox express ou choisir de mourir. Le choix est vite fait et par magie, Abby a tout ce qu’il faut pour la détox sur elle. C’en est fini des pilules, et c’est franchement tant mieux – même si ça a trainé en longueur cette détox express.

Avant ça, on a droit à un détour nous révélant enfin ce qu’il s’est passé durant la Dark Year. Elle a eu lieu après la deuxième année dans le bunker et s’est traduit par un manque de protéine à cause d’une maladie des plantes. C’est très, très con et ça les a logiquement mené à ce que nous avions théorisé à un moment cette saison : ils ont mangé leurs morts, littéralement, aidés par le fait que les crimes augmentaient.

Oh, ce n’est pas évident de faire ça, et c’est donc parce qu’Abby est à l’origine de cette décision qu’elle s’est mise à se droguer ; alors que Marcus refusait. C’est au beau milieu de la cafétéria qu’ils ont eu le plus gros différends sur le sujet, et qu’une partie d’entre eux a préféré suivre Marcus et ne pas manger de la viande humaine. On aurait pu imaginer qu’ils auraient trouvé une manière moins horrible d’avoir la dose de protéines.

Le vrai problème, c’est que la solution de Marcus pose un vrai problème : tout le monde doit manger de la viande humaine où ils mourront lentement et plongeront dans la culpabilité tous ceux qui mangent. Abby force donc Octavia à obliger tout le monde à être cannibale. Ceux qui ne le seront pas ? Eh bien ce sera un crime et ils seront bons pour se battre dans l’arène. Octavia est excellente dans ses arguments pour tous les faire manger, mais ça ne suffit malheureusement pas.

Nous voilà donc en pleine année noire quand Octavia se retrouve forcée de tuer au beau milieu de la cafétéria ceux qui ne veulent pas manger de la chair humaine. Oui, oui, vous êtes Wonkru-cannibale ou vous êtes l’ennemi-mort de Wonkru. C’est con. On note la très bonne interprétation d’Octavia, comme toujours – mais aussi celle de Marcus, et celle d’Abby, malgré tout.

Elle raconte tout à Clarke et Madi quand elle commence enfin à aller mieux. Enfin, pour conclure sur cette intrigue, il est à noter qu’Heda Madi a vite compris que Clarke était du mauvais côté dans cette guerre – et elle ne sait pas encore qu’Echo le sait et a envie de le tuer. Madi fait donc tout pour que Clarke change de camp, mais ce n’est pas si simple. Elle révèle surtout qu’elle sait ce qu’il s’est passé à Mountweather alors que Clarke ne lui a jamais raconté, et le fait qu’elle dise avoir honte de Clarke fait encore plus mal quand on l’associe à Lexa.

Octavia a donc forcé les gens à manger leur famille pendant des années, prenant toute la responsabilité sur ses épaules et voyant Abby, la vraie responsable, sombrer dans la drogue. Clarke a tué tout Mountweather et s’est barré trois mois… Octavia est restée. Ah Octavia, je t’aime.

Pendant ce temps, les anciens prisonniers d’Eligius sont en liberté et ont pris la décision de retourner dans leur grotte, permettant de chouettes moments où Shaw drague Raven devant un Murphy aussi sympathique que d’habitude. La vraie révélation toutefois, c’est que Diyoza est avec eux et qu’Echo a découvert que plus personne ne les cherchait. Cela signifie tout simplement qu’ils ont compris que Wonkru était en marche.

Rapidement, tous les secrets des précédents épisodes tombent à l’eau : Diyoza comprend que le satellite est hacké, Raven trouve le moyen de contacter Bellamy et Echo lui parle en Trigedasleng, permettant de compliquer la compréhension des hommes de McCreary. Le groupe dans la caverne découvre alors que Bellamy et Harper soupçonne Clarke d’être avec l’ennemi et que le Trig ne sert plus à rien, nous offrant une drôle de scène bilingue.

Ce qui est génial, c’est qu’Echo prend le commandement de tout ce groupe, et je ne demandais pas mieux pour elle. Ce qui est moins bien, c’est qu’à faire ça, elle prend beaucoup trop de risques pour sa survie, et je n’aime pas ça. Sans trop de surprise, le groupe qui part en éclaireur pour trouver un moyen de démanteler l’armée de McCreary se fait rapidement repérer, parce que Murphy tombe dans un énorme piège : des munitions et des armes laissées apparemment sans surveillance ? Franchement, sérieux !

Par chance pour la famille de l’espace (il n’y a qu’eux en explorateurs), Shaw les a suivi malgré le refus de Raven craignant qu’il ne soit capturé et reprogramme le missile capable de détruire Wonkru sous la torture. Grâce à lui, ils s’en sortent, et Bellamy récupère l’un des énormes flingues d’Eligius, alors qu’Echo est toujours aussi badass.

Dans la grotte soudainement déserte pour ne pas payer trop de figurants, Diyoza et Marcus continuent de sympathiser autour du feu et d’une excellente nouvelle : Octavia va gagner la guerre. Bon, mais pas sans tuer trop de monde et sans détruire une bonne partie d’Eden.

En parallèle, Octavia apprend qu’elle marche droit vers sa mort, et qu’elle a choisit d’en arriver là. Si Eden est sous la neige, eux sont dans le désert avec juste assez de rations pour survivre à la marche et aucune possibilité de faire demi-tour. Bref, Bellamy résume les choses : Octavia a tué son peuple. C’est beau.

Heureusement dans la nuit Echo trouve un moyen de récupérer le contrôle d’Eden en limitant la casse, grâce à Diyoza. C’est à Bellamy de négocier avec Octavia qu’elle accepte de cohabiter avec Eden, toutefois, et il y arrive sans trop de mal parce qu’Octavia regrette clairement la relation qu’elle avait avec son frère. Malheureusement, la réciproque n’est plus vrai, et il lui balance même qu’ils ne sont pas de la même famille.

Quelques jours plus tard, Wonkru est prêt pour la guerre : le plan est simple, il consiste à faire croire qu’ils arrivent d’un côté alors qu’ils attaqueront par ailleurs. McCreary suivant les plans du carnet de Diyoza, il devrait être foutu rapidement… Cela promet donc des retrouvailles des différents groupes, et surtout des retrouvailles Echo/Bellamy. C’était tellement la saison d’Echo que je m’inquiète comme jamais pour sa survie. En plus, cette guerre gagnée d’avance, au point même que Raven et Shaw s’embrassent pour la première fois (Raven lui faisant la gueule tout l’épisode parce que purée, elle ne voulait pas avoir à s’inquiéter pour lui, mais elle s’inquiète pour lui), devrait rétablir l’équilibre du nombre de morts – il n’y en a pas eu beaucoup cette année.

Et si le plan parfait devrait éviter nombre de morts, malheureusement, Dioyoza et Kane décident de le trahir et de s’allier à McCreary. SERIEUSEMENT ? Bon, ça a intérêt à être un plan tordu dont on n’a pas entendu parler, parce que Kane qui décide de sacrifier tout son peuple, ça n’a aucun sens – même si on l’a forcé à bouffer du mort. Purée, je l’ai vu venir à des kilomètres ce twist en plus, quelle idée de ne pas surveiller mieux Diyoza ? Non, franchement, je suis frustré par cette fin : vivement la fin de saison !

Saison 5

 

Younger – S05E07

Épisode 7 – A Christmas Miracle – 17/20
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de miracle pour cet épisode, mais il est vrai qu’il avance enfin sur certaines intrigues piétinant depuis des années. Tout ça me laisse songeur, alors que l’épisode était plus drôle en soi. En revanche, un épisode de Noël en pleine canicule, ils ont quand même un drôle de sens de l’humour !

Saison 5


Spoilers

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It was very nice to… meet you last night.

Un miracle de Noël au beau milieu du mois de Juillet, vraiment ? C’est conceptuel, ça, quand même., et ça l’est encore plus quand mon ordinateur refusait de me trouver l’épisode à cause de problèmes de Wifi que je n’ai toujours pas réglé – mais bon. Il fait froid, il neige, alors que je suis en pleine canicule, mais admettons.

Maggie est soudainement riche : des investisseurs ont décidé d’acheter tous ses tableaux. Comme d’habitude, c’est réduit à une sous-intrigue de l’épisode, mais c’est toujours bon de savoir qu’elle continue d’avoir une vie trépidante à l’arrière-plan, la pauvre. Enfin, la riche, du coup. Elle finit l’épisode dans une soirée mondaine où elle rencontre une artiste qu’elle aime aussi, Akilah. Oh, ça sent bon la rencontre organisée tout ça… Et Maggie découvre qu’elle est loin d’être d’accord avec ses nouveaux acheteurs qui veulent mettre son art dans une cave et faire d’elle un simple investissement financier pour le long terme, lui offrant toute sorte de bijoux et d’avantages. Offusquée, elle se barre sans plus de cérémonie, car elle ne souhaite pas de cette vie. Elle peut me laisser sa place ? (non parce que rien ne l’empêche de faire d’autres choses plus utiles tout en étant chouchoutée).

Sinon, le vrai intérêt de cet épisode réside ailleurs : le New-York Magazine a décidé de publier un extrait du livre de l’amant de Kelsey… pendant que son autre amant dit vouloir la voir. C’est embêtant tout ça. Et ça l’est encore plus quand Kelsey annonce la nouvelle du New-York Magazine en pleine réunion alors même que c’est Zane qui a fait en sorte qu’il y soit.

Comme Liza ne peut pas être présente à l’énième soirée à laquelle toute la boîte est envoyée, Kelsey lui apprend la vérité sur sa double relation avec Zane et Jake, parce qu’elle craint le pire durant cette soirée en l’honneur du livre de Jake. Et ça ne manque pas, le pire arrive : Zane l’embrasse directement, et Jake le voit bien. Oups.

Comme c’est Noël, la fille de Liza est de retour dans l’équation : elle invite sa mère ET son père à une soirée de Noël de l’angoisse la plus totale chez les parents de sa coloc. C’est un énorme piège : on l’y force à reprendre une tradition de famille complétement déjantée. Le ridicule ne tue pas, certes, mais il y a des limites à la décence et l’acceptable quand même – et les choses empirent quand Charles est invité à la même soirée parce que les parents de la coloc veulent le caser avec… Liza.

Ainsi donc, Charles, qui se pointe en retard mais se pointe malgré tout, rencontre toute la famille de Liza pour Noël et si ça ce n’est pas romantique, je ne sais pas ce qui l’est.

Sinon, Diana a beaucoup de mal avec l’esprit de Noël et je n’en attendais pas moins d’elle : elle résiste toutefois aux envies d’exécuter sur place son plombier quand il lui rapporte son sapin de Noël. Plutôt sympathique. Elle finit par se laisser attendrir quand il décore le sapin plus rapidement que jamais, mais bon.

Le lendemain matin, c’est Josh qui se pointe à l’appartement de Maggie et Liza pour offrir un cadeau de Noël à Liza… qui en a un pour lui aussi, ça tombe bien. Bon, ça tombe bien, mais ça laisse Maggie et surtout Caitlin complétement incertaines de ce à quoi elles sont en train d’assister.

Le problème du lendemain, c’est aussi que Jake a parlé à Charles lors de la soirée pour que Zane ne soit plus son éditeur. Et hop, juste comme ça, Zane se fait dégager, comprend que Kelsey couche avec Jake et la félicite de manière passive-agressive.

Charles enchaîne avec une petite conversation avec Liza, à propos de son yodling, la tradition familiale honteuse qu’il a surpris la veille. C’est plutôt très sympa de voir Charles et Liza apprendre à mieux se connaître et avoir une vraie conversation sur leurs enfants. Pour le coup, ils se rencontrent pour de vrai dans cet épisode, Liza n’ayant plus le filtre de son secret. Elle l’a toujours avec Diana heureusement, et celle-ci lui offre un de ses immondes colliers qui coûte plus d’un salaire, mais aussi une prime de Noël très généreuse de la part de Charles. Et évidemment, Diana se montre aussi hyper touchée de l’écharpe que lui offre Liza, mais ce qu’il faut retenir de cette scène, c’est surtout que Liza veut remercier Charles et ne le peut pas parce qu’il est déjà parti.

Le soir, Caitlin croise par hasard et demande à Josh de ne pas abandonner Liza et Josh est totalement confus de ce qui est en train de lui arriver, surtout que je le sens attiré par Liza. Dans le taxi pour l’aéroport, Charles décide néanmoins de faire demi-tour pour venir voir Liza quand il entend yodler… et il se pointe donc sous la neige pour retrouver Liza… et l’embrasser, parce qu’il s’en fout du mensonge AAAAAAAAAH. Depuis le temps que j’attendais tout ça, je suis ravi – mais c’est chiant que je me mette à re-aimer Josh au même moment.

Saison 5