Riverdale – S02E03

Épisode 3 – The Watcher in the Woods – 14/20
C’est reparti pour de belles tranches de fou rire avec le développement de l’intrigue fil rouge qui part totalement en vrille en moins de trois quarts d’heure. Ce fut du rapide… mais je ne peux pas me dire très surpris, tout le monde m’avait mis en garde. Malgré tout, le divertissement reste réel et bien présent, donc ça fonctionne bien, on va dire. Plus pour longtemps, je sais.

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Spoilers

203

I was just night jogging, as one does.

Non, il n’y a pas de 42 minutes ce soir, mais j’ai quand même pris le temps d’avancer un tout petit peu dans mon visionnage de cette série, parce qu’autrement, je ne m’en sortirais jamais ! Un épisode, c’est déjà pas mal vu tout ce qu’il se passe et vu comment ça part en vrille du côté de la qualité. Ainsi, l’épisode reprend par le cliffhanger précédent, d’un autre point de vue.

Il est ainsi révélé que Kevin erre dans les bois la nuit, à la recherche de beaux mecs à embrasser, parce que c’est le coin des amoureux et qu’il a bon espoir de trouver un mec comme ça. Bien sûr, c’est hyper logique, surtout quand on l’entend dire dans tout le reste de l’épisode que c’est dur de trouver un copain à Riverdale… Si la ville est assez large pour avoir des types dans la forêt, elle doit en avoir sur des applications de rencontres, non ? C’était déjà à la mode, mince.

Bref, qu’importe, l’idée est de lancer cette intrigue sur la difficulté d’être homosexuel dans une grande ville tout en étant un bon moyen de lancer l’épisode puisque Kevin entend la fusillade… Finalement, il y a plus de peur que de mal, et c’est bien dommage. Oh, deux lycéens sont blessés par balle, mais Kevin s’en sort indemne hein. Il s’agit donc de deux joueurs de l’équipe d’Archie, évidemment, il recommence à flipper. En plus, il entend le récit de Kevin qui n’est pas excellent. Bon, c’en est fini de mes espoirs de slasher : les deux victimes vont bien et terminent l’épisode sur pieds… Dommage !

Betty comprenant que Kevin prend des risques à traîner dans les bois la nuit fait l’erreur de parler de la vie intime de Kevin en plein milieu d’un couloir de lycée… Evidemment Cheryl écoute tout, ça va de soi. Elle ne peut pas s’empêcher et se mêle donc de cette intrigue pour expliquer à Betty que Kevin a juste besoin de se rassurer sur son potentiel de séduction. Ben voyons. Kevin promet à Betty d’arrêter d’aller dans les bois…

Mais bon, ce n’est pas ce qu’il fait, évidemment. Il continue d’aller chercher l’amour par là-bas, ce qui n’a aucun sens avec un tueur en train de rôder dans les bois. Cheryl voyant depuis Pop’s que Kevin retourne malgré tout dans les bois, elle appelle Betty pour la prévenir. Miss Parfaite débarque au beau milieu des bois pour lui faire la morale. Putain, Cheryl n’a rien à faire de sa vie cette saison, mais même si elle s’ennuie, ça n’a aucun sens de la voir aider Betty à jouer les mères-la-morale parce que c’est à l’opposé de tout ce qu’on connaît de Cheryl.

Quant à Betty, elle se fait recadrer par Kevin : même s’il connaît les risques, il décide de les prendre parce que trouver un amoureux dans Riverdale, c’est plus dur pour lui que pour Betty qui peut se permettre toutes les erreurs. Voilà qui est fait. Malgré tous les dangers, Kevin y retourne et se fait peur tout seul, ayant peur de se faire planter. La série nous fait même croire qu’il se fait poignarder, alors que non, puis nous montre le shérif lui faire vite fait la morale. Comme toujours dans cette série, ça ne sert à rien la morale des parents, mais bon.

Kevin avait déjà pris sa décision, tout va bien pour lui en fin d’épisode, et il prend même l’excellente décision d’arrêter de parler à Betty. Eh ça durera trois épisodes grand maximum, mais c’est toujours ça de pris, j’imagine.

En parallèle, avec la fusillade, Archie continue donc de flipper et il a même envie d’un flingue chez lui. Fred est évidemment contre, ça va de soi, mais ça frustre énormément Archie. Veronica n’en a rien à faire parce qu’elle veut juste faire en sorte que tout le monde vienne chez elle pour rencontrer son père, s’arrangeant au passage pour saper une énième fois l’autorité inexistante d’Hermione. Bien sûr. La série nous rappelle au passage que Jug n’est plus dans le même lycée que nos héros, même s’il reste tout le temps avec eux. On a donc le droit à la visite du nouveau lycée avec une certaine Toni Topaz. Tout ce qu’il faut pour rendre Betty jalouse plus tard.

L’introduction de ce nouveau lieu avait déjà était fait en saison 1, mais il est temps de faire comme si c’étai tla rentrée pour Jug. Au moins, ça nous permet de comprendre que le lycée a son groupe de Serpents lui aussi. Ceux-ci s’opposent aux Monstres, et il n’y a pas trop d’autres choix pour les lycéens que de rejoindre un gang. Ben voyons.

Jug se fait remarquer en étant un loup solitaire, mais aussi en participant en cours de littérature, ce qui est mal perçu par les autres. Je le perçois mal aussi parce que je déteste l’acteur choisi pour l’incarner. Jug se débrouille donc pour se mettre à dos les Serpents, et probablement les Monstres juste après. En attendant, il réussit à rouvrir le journal du lycée, pour… écrire sur la guerre des gangs.

Et en plus, c’est pire que tout, Betty lui rend visite et est immédiatement jalouse de Toni. Enfin, disons qu’on sent bien que la tension s’installe. La tension éclate ailleurs, quand Jug fait des heures sup au lycée et se fait tabasser.

On voit des ombres le frapper au ventre… Il est donc blessé au visage quand Betty le soigne, devant Toni. Celle-ci le persuade que les Monstres sont responsables de cette agression, mais j’ai comme quelques doutes. En tout cas, c’est efficace sur Jug qui accepte donc de rejoindre les Serpents à la cafétéria.

Finalement, tout notre groupe de héros habituel finit par rencontrer Hiram. Ce dernier soutient évidemment les envies d’Archie d’avoir un flingue et de se défendre lui-même parce que la police est naze. Une vraie sirène cet Hiram, et son chant fait effet sur Archie. Il se fait inviter à dîner plus tard dans la semaine, mais en attendant, il va chercher un flingue parmi ses vieux comics book du Cercle Rouge. Pardon ?? Il y a donc un flingue dans le garage avec des lectures pour enfants ??

C’est n’importe quoi, mais ça mène Archie dans la pire des intrigues possibles. Il embauche d’autres sportifs du lycée pour former son propre Cercle Rouge : il veut donc que des lycéens circulent dans la ville pour veiller à ce que tout se passe bien. Au pire, ils tombent sur le tueur et appelle le shérif. Bien sûr.

Merci mon dieu ce dernier est contre… mais le père de Kevin ne fait pas le poids face au principal qui trouve que c’est bien de voir Archie faire preuve d’initiatives. C’est si ridicule ! Les scénaristes approuvent et applaudissent, nous montrant ensuite que le Cercle Rouge est en plus efficace pour sauver une damoiselle en détresse quand un pick-up semble vouloir s’en prendre à elle… elle se planque sur le bas-côté et finit toute tranquille. Bien sûr.

Alice a une nouvelle coupe dégueulasse, mais elle a aussi un nouvel admirateur secret : l’homme à la cagoule noire, qui lui envoie des preuves qu’il a tué Géraldine, tiré sur Fred, mais aussi sur les lycéens. Bien sûr, Alice est face à un dilemme pour ça. Elle en parle immédiatement à sa fille parce que c’est ce que font les mères respectables (ah non). Polly l’apprend donc et décide de se barrer de Riverdale. OF COURSE.

Par ailleurs, Alice écrit son article, mais elle prévient aussi le shérif de ce qu’il se passe : le tueur menace de frapper à nouveau et se fait connaître, fier de ses exploits. Finalement, c’est peut-être Polly qui prend la décision la plus logique de la série en quittant la ville, et ça en dit long sur la qualité d’écriture quand même. En plus, c’était tout de même son premier épisode de la saison, alors c’est génial comme retour de se faire dégager comme ça, avec juste un au revoir à Betty.

Dans tout ça, Veronica est heureuse d’organiser le dîner entre son père et Archie, mais ça inquiète Hermione de la voir si heureuse de retrouver son père, parce qu’elle ne se méfie pas assez de lui selon elle. L’hypocrisie est réelle. Après Hermione est menacée elle-même par Hiram, donc allez comprendre.

Au dîner de famille, Archie se fait embarquer par Hiram pour… boire du rhum. Allez comprendre la logique. Le père lui montre un portrait de sa fille parfaitement flippant, et Veronica ne peut s’empêcher d’aller les espionner pour mieux entendre son père menacer Archie s’il devait retourner en cachette dans sa chambre. Pire encore, Hiram conseille à Archie de rendre les coups au type à la cagoule.

Le lendemain, Veronica s’arrange pour que son père reconnaisse qu’elle est une vraie Lodge et ne devrait pas être mise de côté de ses décisions toutes plus crapuleuses les unes que les autres alors qu’Hiram est tout heureux de découvrir une vidéo d’Archie sur les réseaux sociaux, en présence de tout un tas de lycéens torses nus et cagoulés en rouge. Il promet de rendre les coups au tueur que le Cercle Rouge entend bien démasquer. Au secours. Puis en plus, merci la vidéo avec tous les lycéens qui s’exhibe, saur Archie. Mon pari est perdu d’avance… Quand je pense qu’on m’avait dit qu’Archie était toujours torse nu !

Compteur d’Archie à poil : +0

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Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Salut les sériephiles,

ray collins Tumblr posts - Tumbral.com
/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).

Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.

juin 2020 – Just One More Episode

C’est normal, c’est dans le passé.

L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.

Patriarcat

OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.

Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

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L’excuse des scénaristes, probablement. 

« Regardez, on fait les choses bien ».

Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).

HBO's Perry Mason Tweaks the Past to Build a More Exciting Future ...
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.

Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…

Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.

Male Gaze

Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.

La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.

HBO's 'Perry Mason' Cast In Real Life: Which Characters Are Based ...

Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.

Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.

Perry Mason: Chris Chalk, Juliet Rylance and Susan Downey on TV ...
Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.

Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.

Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !

In 'Perry Mason,' Matthew Rhys Is As Sad As Ever | nyob.news

Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.

Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.

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Canalise ton énergie ailleurs s’il te plaît, on compte sur toi aussi.

Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…

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Bref : PAS CONTENT.

God Friended Me – S02E10

Épisode 10 – High Anxiety – 17/20
Cet épisode porte bien son titre et a réussi à faire monter un peu l’adrénaline par rapport à d’habitude, même si on se doute que la série risque de choisir à nouveau le happy ending et les bons sentiments. Ce n’était pas le cas dans l’épisode précédent et ma foi, la série se décide à être moins dans les bons sentiments pour sa mi-saison. Il n’empêche que tout est en place pour relancer la série dans une direction intéressante pour ces dix derniers épisodes. Dommage qu’elle soit annulée !

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Spoilers

210

I need to step away from the God account.

Rakeh et Miles se retrouvent de bon matin pour se faire un petit-déjeuner entre amis à la vie déprimante, clairement. Ce n’est pas présenté comme ça, mais c’est vraiment l’idée, avec Rakesh jouant les bons amis, comme toujours, et demandant des nouvelles de Cara pour mieux comprendre où ils en sont. Ils sont interrompus par une notification du compte de Dieu pour Miguel Serano.

Rakesh trouve que c’est la parfaite excuse pour aller parler à Cara à nouveau. Miles trouve effectivement que c’est une bonne idée. Il se rend donc à son bureau… qui est son ancien bureau ! Cara a eu une promotion grâce à l’épisode précédent : Adam se fait virer de la série avec un nouveau job dans un autre journal. Bon, ça fait une intrigue qui se fait dégager sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais admettons.

Dans tout ça, Miles en oublie Miguel Serano, clairement. Heureusement que Rakesh est là pour bosser sur ce cas et faire quelques recherches sur Facebook. Bien sûr, les scénaristes ont prévu le coup un peu mieux : pas besoin des recherches de Rakesh pour trouver Miguel Serano qui est en fait un laveur de carreaux du building où travaille Rakesh. Le seul problème, c’est qu’il est suspendu dans le vide à cause d’une plateforme défaillante et d’un bug informatique.

Rakesh se débrouille donc pour rebooter le système en deux temps trois mouvements et pouvoir parler à nouveau avec lui, le bug l’en empêchant. C’est l’occasion pour eux de leur dire qu’ils peuvent le sauver parce que Rakesh s’est débrouillé pour réparer la plateforme… Et c’est là que Miles découvre que c’est un peu plus compliqué que ça. Miguel est suicidaire et compte bien sauter… Alors OK, mais je vois mal comment empêcher ça en vrai.

Miles aussi, mais ce n’est pas grave, la solution va vite lui être apportée : en fait, Miguel veut sauter sans que ça ne passe pour un suicide. Un accident permettra à sa femme de toucher l’assurance-vie et d’avoir assez d’argent pour sauver la vie de leur petite fille qui a besoin d’un nouveau rein, sans trouver de donneur pour autant.

De son côté, Cara est énervée après le compte de Dieu, mais il n’empêche qu’elle n’est pas énervée après Alie. C’est à elle qu’elle choisit de se confier pour mieux comprendre la situation. Ce n’est pas excellent comme scène, mais ça fait plaisir de les voir se parler. De toute manière, ce n’est pas là l’intérêt de Cara dans l’épisode.

En effet, Miles et Rakesh se débrouillent pour rester à l’étage et tenter de communiquer avec Miguel pour trouver une solution de le sauver. C’est assez cool de voir Miles se démener comme ça dans une situation avec un peu plus d’adrénalines que d’habitude, avec Rakesh fournissant quelques infos à Miles pour l’aider à faire ce qu’il faut de small talk et comprendre ce qu’il se passe. Miles rappelle tout de même Cara pour qu’elle prévienne Isabel, la femme de Miguel, de ce qu’il se passe.

New-York n’a jamais été plus petit que dans cette série, parce qu’elles mettent à peine cinq minutes à arriver. En attendant, Miles trouve la meilleure des solutions : lever des fonds pour Ava, ce qu’il pense pouvoir faire grâce aux fans de son podcast et aux lecteurs de Cara, parce qu’il imagine bien que Cara acceptera de bosser pour le compte de Dieu dans ces conditions.

Il n’a pas tort, et c’est déjà ce qu’elle est en train de faire. La femme, Isabel, arrive alors, amenée par Cara, évidemment. C’est mignon comme tout cet épisode qui se passe à un seul endroit ou presque, mais ça ne m’a pas aidé pour la critique, honnêtement. Miguel finit par accepter de ne pas se suicider, mais c’était moins une. Heureusement qu’il ne le fait pas en même temps, parce que Miles a eu la bonne idée de prévenir qu’il risquait de se suicider donc adieu l’assurance-vie.

Cara accepte évidemment d’écrire un article sur le cas d’Ava, la petite fille, et ça redonne beaucoup d’espoir à Miles concernant leur relation. Le problème, c’est que Cara se rend bien compte qu’elle n’a pas envie de devoir vivre sa vie suspendue à un compte Facebook qui a fait tant de mal à sa famille et qui ne lui a pas rendu tout l’investissement qu’elle a mis dans les enquêtes des deux saisons de la série.

Dommage ! Miles se débrouille pour que la page GoFundMe soit un succès, et c’est effectivement le cas. Ainsi, Miguel débarque chez lui pour lui dire qu’il était en train de demander un miracle à Dieu quand Miles est arrivé. Comme par hasard ! La série continue d’insister lourdement sur le fait que Miles est un prophète de Dieu, le vrai Dieu, et c’est un peu frustrant en sachant que la série sera prochainement annulée. Miles n’en sait rien, évidemment, alors il va demander conseil à son père par rapport à sa relation avec Cara.

Il en ressort avec une idée évidente pour lui : même si Cara a raison de remarquer que le compte de Dieu ne veut pas entendre parler de leur volonté et est ingrat avec eux, Miles peut avoir une volonté propre et décider de laisser tomber le compte de Dieu. Certes, ce n’est pas ce que Cara lui a demandé, mais c’est ce qui rend ce sacrifice d’autant plus beau.

Le problème c’est que Miguel appelle pour leur dire que la situation d’Ava, sa fille, s’est empirée. Elle n’a plus que 24 ou 48h à vivre et elle est deuxième sur la liste de donneurs, ce qui fait que les chances de survie sont quasi-nulles. On n’est pas sur du happy ending, mais Miguel est soulagé de pouvoir être là pour sa fille et sa femme, alors que s’il s’était suicidé, ben bonjour la vie de merde pour la mère.

Bien sûr, Miles et Cara tombent sur le père de l’autre enfant qui a besoin d’une greffe et qui va la recevoir, et ils découvrent que Miguel pourrait être le donneur de cet enfant. Ainsi, l’autre greffe, avec du sang de donneur universel tant qu’à faire, pourrait aller à Ava. Facile ! C’est excellent, ce twist est plutôt bien trouvé et montre qu’il y aurait vraiment besoin d’une meilleure communication sur la liste des donneurs d’organes… Ou juste qu’il y aurait besoin de beaucoup plus de donneurs. Si tout le monde pouvait l’être, ma foi. Le seul problème de ce miracle qui fonctionne à la perfection ? Cara se rend compte qu’il est impossible que Miles laisse tomber le compte de Dieu pour elle.

Même s’il est prêt à le faire, le sacrifice est bien trop grand pour qu’il ne lui en veuille pas après. Les pauvres, c’est compliqué tout ça. Cara annonce donc à Miles qu’elle refuse qu’il abandonne le compte de Dieu, car il fait trop de bien avec. S’il arrêtait, ils s’en voudraient tous les deux et culpabiliseraient de ce qu’ils font. En plus, ils ont l’air d’avoir oublié ce qui arrivait à Miles quand il refusait de venir en aide aux amis Facebook suggérés, mais ce n’était pas chouette et beau à voir en saison 1.

Cara décide donc de quitter Miles… histoire de prendre ses distances. Elle aime Miles, mais elle décide de le quitter. Allez, c’est bien amené de la part des scénaristes… bien que je ne sois pas convaincu que ce soit tout à fait réfléchi dans tous les sens de la part de Cara. Je vois mal la série continuer sans elle de toute manière, donc c’est sans grande crainte qu’on la voit partir.

Rakesh se retrouve à devoir de nouveau consoler Miles et il l’emmène vers la gare, allez savoir pourquoi. Miles, lui, finit par se trouver une nouvelle motivation : il veut reprendre l’enquête sur l’identité du compte de Dieu afin de savoir à qui demander d’être tranquille et demander d’envoyer les notifications à quelqu’un d’autre. Il veut aider le compte de Dieu à se trouver un nouveau prophète donc…

Et ça tombe plutôt bien, puisqu’exactement au même moment, Joy est de retour ! J’ai poussé un petit cri de joie (littéralement, oui) de la revoir ! C’est une super idée, ça, ça me fait drôlement plaisir et je ne m’y attendais pas. Le cliffhanger de l’épisode est alors que Joy est de retour avec de nouvelles informations sur le compte de Dieu : elle a trouvé le lien manquant entre toutes les suggestions d’amis de Miles. Ce ne serait donc pas des noms envoyés au hasard.

De son côté, Arthur continue de vivre sa meilleure vie à la tête de l’Eglise de New-York, mais ce n’est pas exceptionnel. C’est un peu mieux du côté de Trish qui se retrouve enfin à pouvoir chanter sur scène comme elle le voulait le lendemain soir. Malheureusement, Arthur ne sera pas là pour voir ça. Comme prévu, il ne peut pas la faire passer avant l’Eglise… sauf que voilà, une fois confronté à la situation, Arthur décide finalement de lui donner la priorité et de planter les officiels de l’Eglise qu’il devait rencontrer.

C’est tout mignon à voir, ma foi, et franchement Trish chante plutôt bien. Je me doutais qu’elle avait une super voix pour obtenir cette intrigue, mais c’est chouette. Et c’est chouette aussi qu’elle déclare à nouveau vouloir se marier avec. Chouette, mais pas aussi passionnant que le reste !

> Saison 2

Perry Mason – S01E05

Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

> Saison 1


Spoilers

105

One day they’re just gone and you realize you’re never gonna see them again.

C’est reparti pour un petit épisode de Perry Mason, malgré tout le mal que je peux penser de la série et dont je parlerai plus longuement dans un article demain. En attendant d’en arriver là, il est temps de découvrir comment EB est retrouvé par Della… La pauvre n’était pas prête à commencer sa journée comme ça apparemment… Par contre, l’actrice l’était et elle est brillante dans cette scène.

Malheureusement, elle arrive bien trop tard pour venir en aide à EB. Elle retrouve son corps et comprend qu’il a fait une tentative de suicide. Il est inadmissible pour elle ou pour Perry que ce suicide soit connu de la presse. Ainsi, elle appelle le détective pour qu’il l’aide à arranger le corps de leur boss. Ensemble, ils le mettent dans son lit, en pyjama et cela permet à Della de faire comme si de rien n’était lorsqu’elle est interrogée.

Le seul problème dans tout ça, c’est que ça nous rajoute une intrigue qui va prendre une bonne partie de l’épisode, le corps d’EB devant être ramené à sa famille. Pas de bol, sa famille n’en a rien à foutre… Il y a de quoi regretter les gestes de Della pour s’assurer que l’assurance vie fonctionne ! Après, il ne s’occupait pas du tout de ses enfants et petits-enfants apparemment, donc bon, c’est mérité…

Au moins, l’épisode a l’avantage de nous forcer plusieurs scènes entre Della et Perry, et ça, c’est une bonne chose. J’ai trouvé ça plus agréable que le reste de la série ces scènes, surtout que ça permettait de mieux découvrir le caractère de ces deux-là, mais aussi un peu du passé de Della, dont je ne connais toujours pas la vie exactement. Les deux se rapprochent et passent une soirée à se confier leurs vies… mais finalement, au petit matin, Perry se barre sans attendre le départ de Della. Sympathique.

Il a son propre agenda en tête, se rendant chez une certaine Linda, qui vit chez Cheryl. Admettons, ce sont des prénoms qu’on connaît déjà. Perry lui apprend le décès d’EB et lui explique qu’il veut juste passer du temps avec son fils, même s’il est encore probablement un peu bourré. La scène est plutôt mignonne, mais on ne le voit pas vraiment avec son fils finalement.

La série se concentre surtout sur la relation qu’il a avec son ex-femme, sauf que c’est un peu tard dans la série pour nous faire aimer le personnage. C’est toujours nécessaire, par contre… En plus, on sent la rancœur de son ex-femme vis-à-vis de son métier, et on comprend rapidement que c’est la raison de leur rupture. Aussi civile soit-elle avec lui, elle le déteste encore et elle refuse de le voir rester pour le dîner, même si un certain Ed lui propose. Je n’ai pas réussi à savoir exactement qui il était, mais bon : nouveau mari de Linda ? Frère ? Avec cette série, je me méfie maintenant !

De son côté, Alice veut faire libérer Emily de la prison au plus vite pour pouvoir l’avoir avec elle lors de son prochain sermon. Elle sait très bien ce qu’elle veut et ce que Dieu veut soi-disant lui faire faire. Elle insiste ainsi pour avoir de l’argent, mais aussi pour qu’on lui amène des malades à soigner lors d’un sermon. J’ai beaucoup aimé voir Alice s’affirmer petit à petit et rembarrer sa mère au point d’obtenir ce qu’elle veut vraiment. Puis, bon, je ne suis pas objectif quand il s’agit de Tatiana Maslany, que voulez-vous ?

Emily est donc libérée grâce à Alice, ce qui fait que Della débarque pour lui trouver un nouvel avocat. Le problème, c’est que la Cour en a déjà nommé un, mais il a tout de l’incompétent, franchement. Della s’en rend immédiatement compte et fait ce qu’elle peut pour que ça change, mais elle ne peut pas y faire grand-chose : elle va devoir gérer ce Dillon… La pauvre. Enfin, les pauvres, parce qu’il est question d’Emily après tout.

Della est persistante et fait tout le travail qu’il faut comme toujours. Certes, le cabinet d’EB est payé jusqu’à la fin du mois, mais clairement, c’est elle qui le gère. Malheureusement, elle a beau être géniale, elle ne peut faire de miracle : personne ne veut récupérer le cas d’Emily qui ne peut que tuer des carrières.

En parlant de carrière tuée, Alice divise l’opinion publique et ça ne plaît pas tellement à sa mère. D’un côté, il y a des gens qui lui donnent toutes leurs économies pour l’aider et il y a des gens qui veulent toujours la tuer parce qu’ils détestent l’idée qu’elle prétende être un nouveau messie capable de réaliser des résurrections et autres miracles. Autre miracle ? Ouep, on nous présente notamment dans l’épisode un nouveau sermon d’Alice qui parvient à faire remarcher un homme qu’on lui présente pourtant en fauteuil.

L’émulation de la foule, le sermon endiablé d’Alice et surtout ses mots d’encouragements murmurés à l’oreille de manière particulièrement agressive si vous voulez mon avis font leur effet. Finalement, Alice finit par amener Emily sur la tombe de son fils, enfin. La scène est très violente et très belle du côté des émotions, mais pose aussi la question de la résurrection de Charlie et de la manière de procéder…

De son côté, Della continue d’essayer de trouver un remplaçant à Frank Dillon, tout en étant excellente dans son travail d’espionne : elle dissimule des preuves et écoute Dillon passer des coups de fils, histoire de savoir quelles sont ses vraies intentions. Elle est bien sûr aidée par sa copine également, parce que la série tient à cette percée, de toute évidence.

Elle tente autant que possible de faire revenir Perry au plus vite, mais il ignore tous ses appels pendant un moment, avant de finalement débarquer en soirée au bureau d’EB où il retrouve Dillon. Cela le fait rire de le voir là, mais il est un mauvais avocat aux yeux de Perry, ce que personne n’a envie d’être clairement. En effet, il se moque de lui, puis lui balance des livres à la tête pour le faire partir au plus vite car il n’aime pas l’idée de cet imposteur.

Une fois que c’est fait, il rejoint Della pour s’énerver face à l’injustice de cette situation et celle-ci, en le regardant se bourrer au whiskey et partir dans de jolies tirades d’avocat, décide de se servir du talent de son collègue pour leur affaire. Elle écrit aussitôt une lettre qui a pour but de mettre en action son nouveau plan. Della est tellement intelligente, c’est le moteur de cet épisode – et de la série, tout de même.

Perry et Della se rendent donc auprès d’Alice, sa mère et surtout d’Emily pour lui présenter le nouveau plan d’attaque… Son nouvel avocat sera Perry Mason lui-même. Il a deux semaines pour passer l’examen qui lui permettra de devenir avocat. C’est de toute manière le seul qui est prêt à défendre Emily, ou au moins le seul compétent. Alice conseille à Emily d’accepter d’être représentée par Perry, car c’est sa meilleure chance.

Della fait un bon bluff, mais il est révélé que Perry n’a pas vraiment de connaissance de la loi. En fait, il n’a rien étudié pour être avocat, et Della a fait semblant de lui trouver un mentor… Bon, il s’agit de Della, hein, ne vous inquiétez donc pas : elle lui trouve vraiment un mentor en la personne d’Hamilton Burger. C’est juste que Perry a deux semaines pour apprendre tout ce qu’il était censé avoir appris depuis plus d’un an selon elle.

Bizarrement, cela semble fonctionner : en fin d’épisode, on découvre que Perry prête serment pour devenir avocat. En parallèle, un autre cadavre est trouvé par la police, et ça nous permet de découvrir qu’Ennis a un comportement qui paraît aussi suspect à certains de ses collègues n’appréciant pas de l’avoir vu s’accaparer le corps du bébé pour en faire son enquête. Ennis attire les suspicions, et il s’en rend compte lui aussi, principalement lorsqu’il remarque que Pete est en train de le suivre.

Pete, c’est le collègue de Perry, et il gère plutôt bien la confrontation… même s’il finit par se faire acheter avec une gogo danseuse. Merveilleux. Il finit tout de même par donner ces informations à Perry, comme si de rien n’était.

Par ailleurs, on continue de suivre la vie de Drake à l’Eglise. Il y soutient sa femme qui dit pourtant le contraire de ce qu’il pense vraiment, puis l’emmène à la plage et… mais quel est l’intérêt de ces scènes ? J’aime beaucoup ces personnages, mais pour l’instant, soyons honnêtes, dans cet épisode, c’est principalement inutile. Oh, ça nous ramène encore et toujours du racisme quand la plage est soudainement fermée sans vraie raison par des policiers qui s’en contrefichent pas mal de savoir qu’il est policier lui aussi.

Finalement, tout ça sert surtout à nous montrer Drake renforcer ses rancœurs et sa colère interne, au point de faire en sorte que sa femme finisse par changer d’avis et lui proposer de gérer les choses comme il le souhaite désormais. Bon, ça tombe bien : il n’avait pas besoin de son autorisation pour déjà faire n’importe quoi comme il le souhaitait, mais bon. On verra au prochain épisode si ça apporte vraiment quelque chose.

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