Bingo Séries #60

Salut les sériephiles,

C’est l’heure d’une nouvelle grille, déjà, et wahou, le Bingo fête sa soixantième, déjà !

Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


La soixantaine


  1. Un personnage qui a entre 60 et 69 ans
  2. Le nombre 60 à l’écran
  3. Quelqu’un prononce un nombre entre 60 et 69
  4. Voir soixante quelque chose à l’écran

Le plus compliqué est probablement le point 2, mais je suis sûr qu’on en trouvera au cours du mois, non ? Il faut espérer en tout cas. Pour le reste, certains points me paraissent déjà donné. Je précise tout de suite que si on dit « tu as une heure pour faire ça », on ne dit pas explicitement soixante minutes, alors ça ne marche pas.

Soixante quelque chose ? Je n’ai pas fait un AVC, promis : ce peut être soixante personnes, soixante fenêtres d’un immeuble, un immeuble de soixante étages, soixante objets en tout… Soyez inventifs. Ce point prendra un peu de temps évidemment, il faudra faire une capture d’écran et compter (je vous conseille de faire ça après l’épisode).


Système monétaire

Un thème choisi par Frankie.


5. Le nom d’une monnaie est citée
6. Un billet est utilisé pour payer
7. Une carte bancaire est clairement visible à l’écran
8. Il est question d’un virement en ligne.


Le nom d’une monnaie, évidemment, c’est « dollars », « euros », « livres », etc. Pour le reste, ça me paraît assez explicite pour ne pas avoir à en dire beaucoup plus. Précisons tout de même que le virement en ligne peut être fait à l’écran ou avoir eu lieu avant – souvent, on nous propose les relevés bancaires des personnages ou le suivi des transferts d’argent. Bref, facile.


J’ai besoin de…

Un thème choisi sur Twitter (pardon, j’ai bugué un peu sur les sondages)


9. Besoin d’une pause (ou de jours de congés)
10. Besoin de « quelque chose de plus »
11. Besoin de (plus de) temps
12. Besoin de passer sa colère


Le saviez-vous ? Les personnages de séries sont encore plus needy que nous en général ! A vous donc de trouver un personnage qui exprime clairement ses besoins. « I need a break », « more time » et autres variantes sont très fréquentes dans les scripts de série. On peut accepter quelques variations dans les mots tant qu’il est clair qu’il s’agit d’un besoin du personnage et que le besoin concerne bien ce que le point désigne. Pour la colère, il s’agit de toutes les phrases sur les besoins de tuer quelqu’un, casser quelque chose, frapper un mur, etc. Allez, je sens que je vais avoir plein de questions sur Twitter !


Noms de villes

Toujours via Twitter


13. Le nom de la ville dans laquelle se déroule la série est prononcé
14. Un sigle désignant une ville est prononcé par un personnage (ex: NYPD, LAX…)
15. Un panneau d’entrée/sortie de ville
16. Un nom de ville dans lesquels les personnages se rendent

Anand Desai Barochia (#116) – Just One More Episode

Un autre thème plutôt simple : les noms de villes, c’est toujours des points gagnés facilement, je pense. J’ai essayé d’éviter des points qu’on a déjà eu par le passé, mais je ne suis pas sûr d’avoir réussi. Pour le point 16, je précise que ça fonctionne si l’on voit les personnages s’y rendre aussi bien que s’ils énoncent simplement une envie d’y aller sans que ça ne se concrétise.


Actions


17. Voir un épisode de soixante minutes (ou plus)
18. Me faire un virement Faire le même achat qu’un personnage
19. Trouver quelque chose dont vous avez besoin à l’écran
20. Un épisode se déroule dans une ville que vous avez déjà visitée


Ces thèmes n’étaient pas faciles concernant les actions, pardonnez-moi… Pour le point 18, il s’agit d’acheter la même chose que ce que des personnages ont acheté à l’écran : vous devez donc voir l’achat se produire à l’écran. N’y prévoyez pas une fortune, comptez peut-être sur les machines à café ou les passages dans les restaurants de rue ? Impossible de combiner les points 18 et 19, évidemment. Le 19e, c’est voir quelque chose dont vous auriez bien besoin : un ticket d’avion pour une destination de rêve, un téléphone qui ne se décharge pas même sur une autre planète, un aliment que vous n’avez pas actuellement dans votre cuisine…


Bonus : Effectuer une action en rapport avec la journée (une fête, un événement, un anniversaire, des élections) où vous regardez l’épisode. Et comme je suis sympa, vous pouvez aller jusqu’à trois points bonus (sur trois journées différentes).

Vous avez l’embarras du choix : la journée internationale du droit des femmes (le 8), la journée mondiale de la plomberie (11 mars), la journée nationale de la bataille d’oreillers (le 4 avril), etc.

C’est parti pour le déluge de questions… mais généralement, c’est un point bonus que vous adorez, alors je ne me fais pas trop de souci : ça devrait bien se passer pour tout le monde !

C’est le même bonus que ces deux dernières années, yep :



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 février au 7 mars 2022 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Grey’s Anatomy – S18E10

Épisode 10 – Living in a House Divided – 16/20
J’ai eu tendance à dire que la série tournait en rond ces derniers temps et je continue de le penser, mais face à ce genre d’épisode, je me rends compte aussi que je n’ai vraiment pas envie qu’elle s’arrête pour la qualité d’écriture de certains personnages et de certaines scènes. Dans les deux cas, la série sait se rendre unique et prendre la liberté de mettre en scène ce qu’on ne voit nulle part ailleurs alors qu’il faut en parler. L’avantage d’être un mastodonte de la télévision américaine, j’imagine.

Spoilers

Une réunion est mise en place à l’hôpital pour examiner ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire de Levi pour que ça se termine si mal.


It was an unanticipated repercussion.

Je détestais déjà les M&M’s mais savoir qu’il y a un monde dans lequel ça veut Morbidité et Mortalité, ça n’aide pas. Il s’agit de réunions où les médecins se réunissent pour faire le point sur des opérations s’étant mal déroulées, et il y en a justement eu une tout récemment avec ce qu’il s’est déroulé dans le bloc de Levi. Ou plutôt, le bloc de Richard confié à Levi, c’est justement le problème. Levi se retrouve responsable de la mort d’un patient dont il était fan – et ça ajoute au drama le concernant.

D’ailleurs, c’est un peu ce qui rendait ce twist prévisible. Meredith ne peut assister à la réunion malheureusement, mais elle demande tout de même à Bailey d’y aller mollo avec Levi… sauf que celui-ci ne vient même pas assister à la réunion au départ, laissant Helm gérer tout le monde lui demandant où il est. Il arrive avec un retard certain et remarqué, et il n’a clairement pas dormi depuis la fin de son opération. On le voit débarquer comme on l’a rarement vu : pas rasé, fatigué, déprimé, au bout de sa vie. Bon, cela dit, celui qui est vraiment au bout de sa vie, c’est son patient et son podcasteur préféré, donc bon, ça fait beaucoup.

J’ai de la peine pour Levi. J’aime ce personnage, mais il a fait une connerie, alors c’est important pour lui d’en passer par là pour avancer. La réunion ressemble toutefois à un tribunal et il finit par craquer sous la pression, se rappelant ce qu’il vient de se passer. Certes, personne n’ose lui poser de questions vu son état et certes, Helm essaie de l’aider un maximum, mais il craque et s’enfuit en courant, tout de même suivi par Nico.

Il y a eu une époque pas si lointaine où Nico n’en aurait rien eu à foutre de lui – on progresse. Si eux deux progressent dans leur couple, l’épisode progresse vers un autre point très attendu : la méthode Weber est mise à mal. C’est Dr Lin la première à la remettre en question publiquement, et ça semble choquer Miranda alors même qu’elle est celle qui met Richard au micro. C’est un peu évident que ça tournerait au tribunal tout ça.

Le pire, c’est que les attaques viennent de Lin, d’accord, mais aussi de Maggie. Elle n’était pas là lors de la mise en place de la méthode, et elle ne comprend pas comment ça a pu se mettre en place – n’en déplaise à Winston. La scène est intéressante et montre à quel point la série est parfois en roue libre par rapport aux vraies pratiques d’un hôpital, tout en nous montrant que Winston et Maggie en sont encore au stade où ils apprennent à se connaître après un mariage précipité.

Face à tout ça, Catherine décide finalement que la méthode Weber est entre les mains de Bailey. Miranda décide donc de se reposer à 100% sur Meredith – elle n’a pas le temps de tout gérer vu la situation et la fuite des chirurgiens.

Cela donne une bonne excuse pour que Meredith fasse appel à son mec, lui file du boulot et nous ramène un nouveau chirurgien dans le tas. Est-ce que c’est pour ça qu’ils ont dégagé Hayes ? Je suis vraiment dégoûté par ce choix du personnage et je suis heureux de voir que l’acteur est encore là pour cet épisode. Il a même le temps de croiser Meredith, et c’était important pour l’arc du personnage d’Hayes d’avoir cette scène.

Il a en effet l’occasion de la remercier pour sa compréhension et pour l’aide qu’elle lui a apportée. En parallèle, Teddy essaie désespérément de comprendre ce qu’il s’est passé dans la voiture – et c’est en vain parce qu’Owen refuse de lui expliquer et que Hayes l’évite autant que possible. Elle le rattrape toutefois sur le parking… pour rien, là aussi. Il se contente de généralités quand il lui parle, mais j’aime au moins que la série prenne le temps de lui faire dire au revoir à certains personnages. J’aimerais quand même qu’il reste un peu plus longtemps que ça dans la série.

Ce n’est pas ce qui semble être dans les plans pour cet épisode, puisqu’à la place, on a simplement Teddy qui comprend par elle-même le problème à force de fliquer Owen. Si Megan lui conseille de faire confiance à son mari, parce qu’elle sait bien que le caractère d’Owen est toujours de faire le bien et de faire passer sa famille en premier, Teddy prend en effet la décision de suivre la femme d’un des patients d’Owen qui récupère un médicament dans la voiture d’Owen. Oups. Le cliffhanger fait qu’on devrait avancer plus vite dans cette intrigue ensuite.

Pour en revenir au M&M et surtout au procès de la Méthode Weber, l’épisode prend le temps de nous proposer des scènes utiles, comme ce moment où Maggie vient voir Richard. Ce dernier lui en veut énormément de son attaque pendant la réunion et il est… clairement en tort ?

Bordel, pour une fois que j’aime Maggie, il faut qu’il se mette à lui hurler dessus et lui reprocher ses absences ? C’est du grand n’importe quoi sur ce coup-là. J’ai tout de fois trouvé intéressant les scènes sur lesquelles ça débouche : Maggie vient voir Meredith pour la prévenir que Richard se sent abandonné et… c’est plutôt logique et bien amené.

Cela nous permet d’avoir ENFIN des scènes avec les trois sœurs ensemble. La série a trop oublié les relations entre Maggie, Amelia et Meredith dernièrement et ça se sent énormément dans cet épisode. Elles se réunissent pour soutenir Richard, mais aussi pour croiser Nick. C’était vraiment sympa d’avoir les sœurs de Meredith qui rencontrent enfin Nick et ça lui permet d’avoir sa place dans sa série aussi.

Malheureusement pour lui, il n’est pas encore prêt à quitter son Minnesota et Meredith a bien l’intention de rester un peu plus longtemps à Seattle. Elle a bien raison : elle est complètement à l’ouest sur ce qui est en train de se dérouler à l’hôpital et cela ne met pas (encore) en péril sa relation, alors tout va bien. Tout va bien aussi avec Richard en fin d’épisode : il reconnaît qu’il n’aurait pas dû compter sur Catherine pour faire passer en force sa méthode et il comprend que Bailey souhaite y mettre un terme décisif.

Je préférais l’approche de Meredith, qui était que la méthode pouvait être efficace sur des procédures routinières moins problématiques, mais clairement, je n’aimerais pas être un patient subissant les conséquences de cette méthode. A priori, je n’ai pas envie non plus d’être un médecin la subissant : Levi est ravagé au point de retourner chez sa mère et envoyer bouler Nico (bon, ça, c’est plutôt un bon point, mais ce n’est pas perçu comme tel par les scénaristes), Helm est dévastée elle aussi. J’ai aimé que les scénaristes prennent le temps de faire le tour du personnage d’Helm également, en lui offrant une scène nécessaire avec Bailey pour avancer. Dans l’ensemble, les conséquences de cette intrigue sont bien écrites, surtout que ça nous ramène aussi à l’erreur de Maggie ayant tué par accident et excès de confiance la nièce de Richard. Tout ça était bien écrit.

Autrement, on repart sur Jo et Linc qui couchent donc ensemble, et ils trouvent ça fun – ou du moins, lui, il trouve ça fun. Elle a l’air moins convaincu par le choix de l’adjectif, bizarrement. La pauvre. On sent qu’elle est mise mal à l’aise par ce qu’elle a pourtant provoqué, mais c’est peut-être aussi parce qu’une fois au travail, elle se retrouve à bosser avec Amelia. Forcément.

C’est vrai que Jo n’a pas encore eu le plaisir d’expérimenter la joie de faire partie de la grande famille de l’hôpital qui couche avec tout le monde, au fond. Enfin, si, un peu, elle a couché avec Jackson, mais personne ne le sait. Bordel, mais faudrait vraiment que je prenne le temps de faire un schéma de tous ceux qui ont couché ensemble, parce qu’on doit pouvoir relier plein de personnages rien qu’avec les partenaires sexuels. Terrifiant.

Bref, Amelia aussi a une patiente qu’elle connaît bien cette semaine, un peu comme Levi il y a trois épisodes. On lui souhaite tout de même un meilleur sort, la pauvre, parce qu’elle est entre les mains d’Amelia, Jo et Carina, trois personnages que j’adore. Cela fait plaisir de voir Carina jongler entre les deux séries et le faire si bien. Dans celle-ci, sa vie perso est mise de côté au profit de sa vie pro, et j’aime la voir enseigner ce qu’elle fait à Jo. Après, Jo est clairement déconcentrée par sa vie perso sur ce coup-là, et ça fait presque de la peine de la voir si mal à l’aise 100% du temps.

Elle est gênante à regarder et ça détourne presque de l’intrigue qui est pourtant plus qu’importante : il est question d’endométriose, et je crois que c’est la première fois qu’on me l’explique si facilement et si bien. Il nous faut plus de Carina dans les séries !

Elle est tellement parfaite que tout semble simple dans son monde : Jo en arrive même à se confier à elle alors qu’elle est sa boss. Là encore, Carina a la bonne réponse : il faut parler à Linc des sentiments que Jo a pour lui si ça la met mal à l’aise ou leur amitié n’y survivra pas. Ah Carina, c’est si simple avec elle, je vous jure. Et que ça ne me fasse pas oublier Amelia qui confronte Jo, persuadée que Linc parle d’elle car Jo est sa meilleure amie.

Pendant que Jo fait tout ça, Linc passe une journée sans le moindre remords ou la moindre interrogation vis-à-vis de ce qu’il fait avec Jo. Il a une journée chargée à l’hôpital, entre Niko qui cherche Levi sans le trouver et son résident qui lui présente son ancienne maîtresse qui vient à l’hôpital pour une consultation. La pauvre n’est pas vraiment écoutée quand Linc n’hésite pas à faire preuve d’une bonne dose de grossophobie. Comme bien des médecins, il imagine aussitôt que le problème de la patiente vient de son poids, même quand celle-ci essaie de lui expliquer sa situation. Horrible.

C’est tout de même important que la série souligne ce problème, parce qu’on le connaît bien et on en entend de plus en plus parler. C’est en tout cas raccord avec les habitudes de la série de nous informer sur les pratiques clairement peu inclusives des médecins et de la société américaine, et ça fait plaisir de voir Perez – le résident dont j’oublie tout le temps le nom depuis un an ou deux ? – s’imposer comme ça face à Linc.

Ce dernier reconnaît son erreur devant Bailey, tout en tentant de s’en justifier en vain. Bailey peut donc recadrer Linc, sans que la scène ne soit trop dérangeante à regarder, parce que Linc est capable d’écouter et se remettre en question. Là encore, j’aimerais voir plus de scènes comme ça à la télévision. Malheureusement, l’épisode ne fait que quarante minutes, alors ça se termine simplement sur une scène où il ne peut pas dire à Jo ce qu’il voulait lui dire sur le sujet, Jo préférant le confronter.

Et plutôt que de lui dire qu’elle l’aime, elle lui dit simplement qu’elle ne veut plus faire l’amour avec lui. Dommage, parce que ça mériterait une plus longue conversation là.


 

NCIS Hawai’i S01E14 (express)

Épisode 14 – Broken – 15/20
Si cet épisode ne fait pas dans la subtilité du point de vue du développement des personnages, il n’en reste pas moins efficace car désarmant de simplicité. L’enquête est intéressante sans être marquante sur du long terme, elle apporte la petite dose d’action attendue, mais sans nous faire oublier non plus les personnages, qui ont l’occasion d’être développés un peu plus. L’équilibre est trouvé, ça fonctionne.

Spoilers

Jane fait face aux conséquences de l’épisode précédent vis-à-vis de sa hiérarchie.

C’est un épisode intéressant parce qu’il fait passer les personnages au cœur des préoccupations des scénaristes au lieu de se concentrer une fois de plus sur l’enquête. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas pour autant, au contraire : on suit une intrigue plutôt réussie cette semaine, avec une arme qui s’attaque aux oreilles des gens alentours. Simple, efficace, il y a ce qu’il faut du point de vue de l’action et du suspense, et ça, dès le début avec la scène sur la plage.

Ben oui, nous sommes à Hawai’i, il faut bien en profiter pour mettre des gens en maillot de bain de temps en temps. Cela fait toujours du bien aux audiences d’avoir des militaires à moitié à poil. Dingue, non ?

Concrètement, ce n’est jamais une série qui manque d’action de toute manière. On se retrouve ainsi avec une bombe artisanale qui explose, et c’était une bonne idée pour se centrer davantage sur le personnage d’Ernie, même si je ne l’aime pas.

Ce dernier est beaucoup mis en avant dans l’épisode, parce qu’il sert de confident à Lucy et que l’intrigue romantique entre Lucy et Whistler est tout de même importante pour la saison 1. On sent bien que Lucy est peinée par l’état de sa relation amoureuse, mais je trouve assez logique ses appréhensions et sa décision d’y mettre un terme. Je me doute que ça ne sera pas un statu quo pour très longtemps : nous sommes dans une série, le casting est limité, elles se croisent régulièrement ; c’est bon, elles se remettront en couple à un moment ou un autre. Reste à attendre que ça arrive.

Le plus étonnant reste l’amitié naissante Whistler/Jane dans cet épisode. Je veux dire la blonde débarque pieds nus chez la collègue de son ex en fin d’épisode, c’est quand même fou. Je ne peux pas m’empêcher de continuer de douter d’elle par contre ; et cette amitié renforcée à ce moment-là ne me rassure pas vraiment sur la suite de l’intrigue. En soi, ça pourrait être une bonne chose, mais comme par hasard, ça se fait au moment où Jane est interrogée sur ses relations avec Maggie.

C’est pour moi le vrai bon point de cet épisode d’ailleurs : les scénaristes prennent le temps de revenir sur le double épisode et de nous montrer que les répercussions sur la série et son équilibre seront importantes sur du plus long terme. La confiance de Jane est entamée par la trahison de Maggie, et c’est bien normal. J’ai aimé les scènes où on interrogeait Jane sur sa relation avec Maggie. Dans l’ensemble, elles fonctionnaient toutes très bien et permettaient l’arrivée d’un guest de talent, c’est donc pleinement bénéfique pour la série.

En revanche, si ces scènes sortaient du lot, le malaise de Jane risque d’être vite oublié par la suite : on sent que les dernières scènes de l’épisode la font avancer vers l’acceptation de ce qu’il s’est passé, entre le fait qu’elle reconnaisse qu’elle aurait mené l’entretien de la même manière et le fait qu’elle explique à Whistler avoir passé une excellente soirée lors de son voyage avec Maggie quand un peu plus tôt dans l’épisode on la voyait douter face à sa fille.

De toute manière, l’essentiel a été montré : j’aime savoir que Jane se remette en question ; j’aime le savoir aussi pour Lucy, et c’est tout ce qu’on voulait nous apprendre avec cet épisode. Il est simple et retombe dans la routine, avec quelques scènes tout de même bien senties. Bref, je suis attaché à la série, je crois.

Station 19 – S05E10


Épisode 10 – Searching for the Ghost – 15/20
Je suis un peu déçu par la tournure d’une intrigue que j’attendais vraiment au tournant, mais cette semaine confirme que la saison se centre une fois de plus sur les personnages plutôt que sur l’histoire qui est racontée. Cela a du bon car ça a eu tendance à fonctionner jusqu’ici quand la série le faisait, et ça se confirme encore avec cet épisode.

Spoilers

Les pompiers sont appelés pour intervenir dans une maison hantée, tandis que Carina reçoit une visite inattendue à la caserne.


Ghost house got mad and ate us.

Etrange début d’épisode qui voit tout nos pompiers courir plus vite que jamais comme s’il y avait une crise… alors que ce n’est jamais qu’un footing. Bon, j’exagère, il s’agit d’une course organisée pour récupérer des fonds afin de financer le projet de clinique de Carina, Jake et Ben. Maya gagne sans surprise, même si le début de la scène nous fait croire le contraire.

Vic est là aussi, mais elle n’est pas là pour courir. Elle est là pour mater Theo, de toute évidence. Elle a toujours quelque chose à lui annoncer, et un simple regard nous rappelle qu’elle est enceinte. Elle profite de la présence de Carina pour parler un peu avec sa gynécologue. Sans trop de surprise, Vic a choisi l’avortement. Si elle partait sur un avortement provoqué par des médicaments, elle souhaite à présent le faire sans en avoir conscience.

Je peux la comprendre, c’est atroce d’avoir à imaginer les douleurs par les médicaments. La chirurgie a ses avantages… et ses inconvénients : Carina lui explique qu’elle va devoir attendre une semaine de plus avant l’avortement. Pas idéal pour elle, mais elle l’accepte.

Carina continue sa journée en proposant à Maya d’avoir un rendez-vous médical plus tôt que prévu pour tomber enceinte (yay), puis en se disputant avec Jake. Lui, il veut ouvrir une clinique sans médecin et elle, elle en veut évidemment. Par chance, elle va avoir l’occasion de lui prouver son utilité quand à nouveau une famille débarque à la caserne sans prévenir. C’est gros, et ça l’est d’autant plus quand on découvre que Carina reconnaît dans les deux femmes qui débarquent ses patientes.

Elle a avec elle Ben pour l’aider, en plus, alors ça confirme que les médecins peuvent servir. Ah, oui, j’oubliais la bonne nouvelle de ce début d’épisode qui est aussi le retour de notre psy préférée : Diane refuse que Ben retourne sur le terrain tant qu’il ne la verra pas plus souvent en thérapie – thérapie obligatoire et nécessaire ! Nécessaire, oui : Ben veut se précipiter pour signaler les deux femmes, étant sûre que l’une d’elle a frappé l’autre.

Carina préfère leur parler avant comme elle les connaît, évidemment. Le problème, c’est qu’ils sont tous les deux partis pris… mais rapidement, les histoires des deux femmes coïncident et Ben finit par reconnaître qu’il est plus logique que la chute accidentelle évoquée par les femmes soit ce qu’il s’est réellement déroulé. Cela permet en plus à Carina de se renseigner sur comment elles ont eu leur bébé, et la scène me permet aussi de me rendre compte qu’effectivement on les connaissait. Il s’agit de personnages de Grey’s Anatomy après tout (et elles ont marqué la série à leur manière on va dire).

Une fois les femmes parties, Jack finit par expliquer à Carina et Ben qu’il a envie d’apprendre à faire des points de suture, parce que ça ne doit pas être si compliquée. Mouais. Il m’a vraiment soulé à ne pas aimer les médecins, mais admettons. Il ne met pas longtemps à s’entraîner, en plus, commençant le soir-même sur une banane en compagnie de Carina. Elle fait beaucoup de bien aux pompiers elle, arrivant même à convaincre Ben de rappeler la psy au plus vite.

Bien content de savoir que Diane risque de revenir du coup, ils n’ont pas fait ça pour rien, c’est impossible. En attendant, Jack propose de donner son sperme à Carina histoire que ça aille plus vite en cas de souci dans les démarches. Si l’idée est rapidement considérée comme de la déconnade par Carina (et mon dieu que c’était drôle), je me doute que ça risque fort de revenir sur le tapis en cours de route maintenant qu’ils sont potes tous les deux. Glauque ?

De son côté, Théo s’inquiète clairement pour Vic. Il la voit repousser tout le monde dans son entourage, et il demande à Andy de la surveiller et de vérifier si elle va bien. L’attitude est un peu étrange venant de son petit-ami (ou ex ?) et Travis ne manque pas de lui faire remarquer. De toute manière, Travis a rapidement d’autres chats à fouetter : les pompiers sont appelés pour une intervention dans une maison hantée.

Si ça fait plaisir à Theo, Travis est terrifié de devoir intervenir à cet endroit. Bon, la série en fait des caisses avec une porte qui se ferme et s’ouvre toute seule, mais c’est plutôt drôle tout de même. L’intervention ? Des amis d’une femme ont disparu en cours de route pendant qu’ils filmaient un reportage dans la maison. La maison hantée ? Elle est parfaitement normale, mais elle est aussi piégée.

Nos pauvres pompiers sont donc coincés eux aussi. Commençons par les moins intéressants pour cet épisode, à savoir Maya et Sullivan. Ils trouvent rapidement un des hommes qu’ils sont venus chercher, coincé sous une armoire.

Ils l’évacuent et tout va bien… jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que Travis et Theo ont disparu. Oui, ils prennent un peu cher. L’expédition qui faisait rire Theo jusque-là est rapidement emmerdante pour lui quand ils tombent à pieds joints dans un des pièges de la maison. Cela les coupe totalement de liaison radio, n’en déplaise à Travis. Il s’énerve sur sa radio, mais les quelques instants qu’ils passent seuls permet d’aborder à nouveau la relation amicale entre eux. C’est une excellente chose, parce que ça manquait ces derniers temps.

Je n’y croyais plus d’ailleurs. Theo reproche donc à Travis de ne pas aimer Emmett autant qu’il aimait son ex-mari, lui expliquant qu’il n’a pas à prendre ses conseils vu l’état de sa relation amoureuse. Voilà qui est fait. C’est à peu près le seul intérêt de cette intrigue – et la seule crédibilité aussi, parce qu’ils finissent par retrouver le deuxième homme qu’ils cherchaient et qui soi-disant les prenait avant ça pour un fantôme. Eh, lourd.

Fort heureusement, ils ne mettent pas si longtemps que ça à être retrouvés par Maya et Sullivan. Par contre, au passage, les pompiers se rendent compte que le capitaine Beckett n’est pas exceptionnel avec eux : il ne se rend pas compte de la disparition de deux de ses hommes pendant plus d’une demi-heure. C’est longuet. Sullivan ne se gêne pas pour lui dire, se sentant probablement poussé des ailes maintenant qu’il a l’appui de la hiérarchie au-dessus de son capitaine. Disons que ça aide.

Ainsi, contre toute attente, on retrouve ensuite Travis et Theo au sortir de la douche ? On sent que la scène est un bon prétexte pour faire remonter l’audience, mais ce n’est pas grave. Ce qui est important ici, c’est que Travis dit à Théo qu’il l’aime – ils en sont donc revenus à ce stade-là de leur amitié. J’ai aimé aussi l’auto-analyse de Travis, percutant qu’Emmett est un peu trop comme son père vis-à-vis de sa sexualité. Yuk.

Beckett finit par les interrompre pour s’excuser et c’en est presque dommage. La scène était intéressante. Les remords de Beckett sont essentiels aussi, mais ils permettent surtout de l’humour et de la bonne entente entre nos héros. Quant à Beckett, eh bien, Sullivan fouille son bureau (pardon ?) et y trouve une bouteille d’alcool, alors je ne donne pas cher de sa peau.

Pendant ce temps, Vic est donc squattée par une Andy pas très subtile. Vic l’emmène rapidement chez Dean, ou du moins dans la maison qui était celle de Dean à l’époque. Il est temps pour la série de dire adieu à ce décor, parce que la maison a été vendue par les parents de Dean. On ne sait pas bien pourquoi Vic veut y faire une dernière visite, mais elle l’a fait et c’est parfaitement déprimant. La maison est en effet complètement vide, et la vie de Vic est si douloureuse qu’elle finit par vouloir plonger un coup dans la mer.

Bon, ça n’a aucun sens de faire ça. La mer est beaucoup trop propre, bizarrement, et Andy plonge elle aussi pour la sauver, parce que c’est nécessaire quand elle ne voit pas Vic remonter à la surface. Vic voulait simplement un moment de calme pour faire face à sa grossesse et à ses émotions, et elle l’a eu. Elle a aussi explosé avant ça, révélant à Andy qu’elle était enceinte. Oups.

Cela mène à une scène vraiment intéressante entre les deux femmes, Andy expliquant qu’elle a déjà eu un avortement elle aussi, à l’université. Elle n’en a jamais parlé à Ryan, et c’est là que ça en devient surprenant : les scénaristes se souviennent donc de Ryan ? J’aime que ça puisse rapprocher Andy et Vic, mais le personnage de Ryan a été évacué tellement vite de la série que j’ai trouvé ça un peu étonnant comme twist de l’intrigue pour aider Vic à prendre sa décision.

Elle n’en parle donc pas à Theo et l’épisode se termine par un repas improvisé entre les deux femmes et la cousine d’Andy. Andy finit par balancer les potins à Vic pour lui remonter le moral – et ça marche tellement bien que Vic décide de prendre ses médicaments pour l’avortement immédiatement. La série est, comme la semaine dernière, trop timide à mon goût. C’est bien d’évoquer ouvertement la question et d’en décrire les effets, mais pourquoi cachent-ils systématiquement les avortements ?

C’est une question rhétorique, je sais pourquoi, mais enfin, je ne compte plus les accouchements vus dans cette série – et cette franchise – alors que les procédures d’avortement sont trop souvent éclipsées. La position de Vic est évidente vis-à-vis de sa carrière, de son caractère, de sa vie, mais l’avortement en lui-même reste un moment traumatique qu’il aurait été important de montrer – pour toutes celles qui en ont besoin du côté de la représentation. Je pense. Je ne sais pas, je ne suis clairement pas le mieux placé pour écrire ça. Je vais en revenir au constat : la série n’ose pas aller au bout de son intrigue dans cet épisode, et je pense que ça finira en scène qu’on ne voit pas alors qu’elle est importante.

J’espère que quand Theo l’apprendra (c’est évident qu’il l’apprendra), il ne réagira pas trop stupidement par contre.