The Walking Dead – S11E11

Épisode 11 – Rogue Element – 12/20
Aïe, il se passe dans cet épisode ce que je craignais à la fin du précédent, à savoir qu’on s’éloigne des intrigues m’intéressant vraiment quand je regarde cette série pour se concentrer sur des trucs moins prenants et des personnages que j’aime moins. Ce n’était pas glorieux comme épisode et ça donne envie que la série se termine vite, honnêtement. Ils peuvent faire tellement mieux que ça !

Spoilers

Eugene file le parfait amour avec Stephanie… jusqu’à ce que…

There was never any Stephanie.

Finir la semaine par un bon rattrapage de cette série me paraissait une bonne idée, mais j’avoue que la perspective de voir cet épisode commencer par un gros plan sur Eugene, ce n’était pas réjouissant. En plus, on nous fait croire que Stephanie est vraiment à fond dans ce qu’elle lit du roman qu’il a écrit alors que… Bon. C’est Eugène quoi, j’ai du mal à y croire. Après, il est fou amoureux d’elle lui aussi, donc c’est peut-être logique qu’elle soit un peu aveuglé par son soi-disant talent.

L’amour rend aveugle. Il lui offre une clé de chez elle et part voir Princess pour tout lui raconter alors que Stephanie reste à lui sourire bêtement au balcon. Mais quelle angoisse ce début d’épisode ? Cela va être long si toute la fin de saison – on s’en approche déjà à grand-pas cela dit – est dans cet ordre d’idée-là.

Avec cette série, je me doute que ce ne sera pas tout à fait le cas et je suis bien content de voir rapidement le sourire d’Eugène s’évanouir quand Stephanie ne se pointe pas à leur rencard suivant. Par contre, QUI laisse fondre deux glaces ? Déjà QUI achète une glace avant qu’elle ne se pointe ? Où est la logique là-dedans ?

A la musique, on comprend qu’on doit s’inquiéter pour Stephanie quand il joue les stalkers : il y a clairement un mystère à élucider. Moi qui pensais qu’elle lui foutait un lapin, tout simplement. Ce n’est pas le cas : on nous révèle qu’elle fait sa valise à la hâte… Allez savoir, il a dû se passer un truc grave en coulisses. Je ne doute pas qu’on y reviendra, mais pour l’instant, j’en ai rien à foutre. Ou plutôt, je suis content que le sort s’acharne sur Eugène, car je ne suis pas sympa.

L’avantage, c’est que ça permet de suivre à nouveau la vie de Stormtrooper-Rosita : en bonne policière, elle est contactée par Eugene pour mener l’enquête sur la disparition de Stéphanie. Face à cette disparition, tous les amis d’Eugène se mobilisent : Princess débarque donc à son appartement pour lui remonter le moral comme elle peut, mais c’est pour mieux le retrouver en train de déjà se prendre pour un cinglé qui mène sa propre enquête sur Stéphanie.

Eh, franchement, en très peu d’épisodes, Princess a réussi à vraiment s’imposer dans la série, non ? On ne comprend pas trop par contre comment le temps passe dans cet épisode par contre : il y a clairement plusieurs jours entre les scènes, mais ce n’est pas si évident que ça pourtant. En tout cas, entre deux bouteilles d’alcool et avec une vessie pas complètement vidée, Eugene commence son enquête en interrogeant un type qu’il a vu sortir de l’immeuble de Stephanie.

Celui-ci lui sort une excuse toute naze. Roman, c’est son nom, serait un plombier selon lui… Sauf qu’Eugene sait bien que non. Il explique donc à Princess ce qu’il a pu découvrir sur celui-ci. Il se rend régulièrement dans un immeuble où d’autres le rejoignent, sans qu’il ne sache exactement pourquoi. C’est vrai que c’est un peu louche, surtout que l’appartement de Stephanie a été vidé lui aussi bien rapidement et qu’un formulaire de transfert, signé par Stephanie, a été donné à la police. Eugène n’y croit pas du tout et crie au complot.

Bordel, qu’est-ce que c’est que cet épisode ? Rendez-nous les zombies, ça fonctionnait tellement mieux. Là, on a donc une enquête un peu naze menée par Eugene hors écran et un duo avec Princess qui est plutôt efficace, mais dont on peine à comprendre comment il se met en place à défaut d’avoir eu toutes les infos avant. En tout cas, ils pénètrent par effraction chez ce Roman pour en découvrir plus.

S’ils découvrent bien des armes chez lui, Hornsby finit par leur expliquer, une fois qu’ils sont chopés sans trop de surprise par la milice, que les armes sont légales et que Roman est bien un plombier. Si Eugene veut continuer de voir une conspiration dans le départ de Stephanie, Princess est évidemment là pour lui expliquer que non. Je suis persuadé qu’Eugene a raison, mais en attendant, il va falloir considérer que Stephanie a rompu avec lui. Tout ça pour ça ? C’est vrai que c’est frustrant pour lui.

Il refuse donc de croire qu’il n’y a pas de complot, même si Princess pense l’avoir convaincu, et il reprend son enquête sur les mystérieuses réunions de gens se retrouvant dans le bâtiment. Il se fait alors mettre KO par… Stéphanie elle-même. Mouahaha. Elle n’a plus ses lunettes, cette fois, et l’homme mystérieux qu’Eugène n’avait vu que dans l’ombre s’avère finalement être… Hornsby. En tout cas, ça permet enfin à Eugène de comprendre que Stéphanie n’a jamais existé et qu’elle était juste un agent envoyée pour qu’Eugène révèle tout ce qu’il savait sur sa propre communauté.

Il est insupportable. Je veux dire, on le savait ? On l’a toujours dit. Rosita lui a dit il y a deux ans putain. En plus, qu’est-ce qu’il est con, putain. Et qui parle comme il le fait là ? Abrège tes phrases ! Oh non, vraiment, je n’en peux plus, ce personnage aurait dû mourir il y a tellement de saisons déjà ! Eugène s’énerve et s’excite contre Hornsby qui ne lui dit pas un mot jusqu’à ce qu’il soit menacé. Le problème, c’est qu’Eugène n’a absolument aucun levier pour menacer Hornsby. A la photographie, on se fait plaisir avec les lumières pour rendre Hornsby encore plus méchant.

Le problème, c’est que la série nous propose ça en passant vraiment par le mauvais personnage : évidemment qu’Eugène passe pour fou de toute manière et que tout le monde s’en contrefout de lui. Vivement qu’on en revienne à Hilltop, parce que là, Maggie me manque. Bref, toute cette intrigue termine par la révélation que Stéphanie était bien sous couverture pendant tout ce temps et qu’elle aimait malgré tout le roman d’Eugène. Allez savoir pourquoi, il décide alors de le brûler.

Franchement, ça n’a pas trop de sens ça. Cela reste son roman ? Et la fin d’épisode nous joue un sacré mindfuck en révélant qu’il existe malgré tout une véritable Stéphanie entrant en contact avec Eugène…

Pendant ce temps, au journal, Connie insiste auprès de la rédactrice en chef pour lui faire comprendre que Tyler Davis n’avait aucune raison de quitter le Commonwealth et que paraphraser le gouverneur, ce n’est pas faire un travail journalistique. Seulement voilà, le travail journalistique a ses limites quand on vit dans la dernière société encore debout d’un monde post-apocalyptique.

Connie se confronte donc au pouvoir militaire dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut. On sent qu’elle n’a pas l’intention de lâcher l’affaire, mais ce n’est pas plus exceptionnel que ça pour l’instant. J’imagine qu’elle tombera sur un vrai complot à un moment. En attendant, le chef militaire habituel nous massacre des zombies dans la forêt et revient la voir, tout sanglant, pour un entretien qu’il espère sous le contrôle habituel du Commonwealth.

Ce n’est pas dans les habitudes de Connie, cependant, alors elle l’interroge plutôt sur sa sœur et sur Tyler Davis. En vain. Le stormtrooper rouge a mieux à faire que se griller tout seul, de toute évidence. Il s’énerve en tout cas quand il revient à l’hôpital du Commonwealth et se rend compte que son prisonnier a été transféré sans son accord. Cela l’énerve évidemment, mais je peine à comprendre où la série souhaite en venir à ce point.

En attendant, Connie reçoit chez elle une liste de noms de soldats ayant disparus…

En parallèle, Carole continue de tenter de grimper les échelons hiérarchiques du Commonwealth en prenant des raccourcis bien à elle. Elle continue certes de réfléchir selon ses vieux codes et en considérant qu’elle a ses hommes et le Commonwealth les siens, mais on sent qu’elle se fait une place de plus en plus importante auprès de la hiérarchie de ce nouveau territoire béni, en passant par Hornsby.

Par contre, franchement, pour nous, ce n’était pas la partie la plus intéressante à suivre. Elle se rend en calèche vers un nouveau champ de fleurs (oh oui, Lizzie, regarde les fleurs) où le Commonwealth se ravitaille pour avoir de l’opium dans son hôpital. Oh boy. La vie semble sereine et civilisée dans le Commonwealth, mais ça n’empêche pas le monde d’être post-apocalyptique et les médicaments de manquer.

Hornsby compte en tout cas sur les yeux et oreilles de Carol pour l’aider dans son business avec un certain Moto et il fait bien, parce que ça l’aide à découvrir que Moto exploite ses ouvriers, qui sont en grève. Il n’en faut pas plus pour que Moto soit arrêté par le Commonwealth. Quel genre de droits a-t-il, du coup ?

NCIS Hawai’i S01E16 (express)

Épisode 16 – Monsters – 14/20
On est sur un épisode beaucoup plus classique bien sûr, mais il fonctionne malgré tout plutôt bien dans sa manière de développer les personnages et les interactions entre tous. L’air de rien, il prend en effet le temps de s’intéresser à tout le monde, tout en menant une enquête qui fonctionne bien. Je n’en demande pas plus, j’ai eu tout ce que je voulais avec cet épisode.

Spoilers

Un tueur à gage tue des agents du FBI avant de se ramener à Hawai’i.

Je ne sais pas trop par où commencer la critique de cet épisode : il est difficile d’ignorer la première scène qui nous présente des agents du FBI qui agissent exactement comme tous les personnages de la série, mais se font tuer en deux secondes là où nos héros s’en sortent toujours à merveille. Au moins, ça a le double avantage de nous présenter le méchant de l’épisode, un tueur à gage donc, et de nous justifier la présence de Whistler dans l’épisode, encore une fois.

Même Lucy est saoulée par son omniprésence qui ne paraît pas bien logique et la souligne, c’est dire… Mais moi, j’aime vraiment la voir fonctionner en duo avec Jane depuis quelques épisodes, alors je suis plutôt content de voir ce que donne cet épisode. Concrètement, ça permet de voir aussi le couple Lucy/Whistler se réconcilier lentement, l’air de rien. Elles se remettront ensemble avant que Whistler soit tuée ou devienne méchante, ou les deux. J’espère toujours me tromper, mais je trouve que la saison est écrite comme ça, c’est plus fort que moi.

L’intrigue de la semaine se concentre autrement beaucoup sur le personnage de Kai. Une fois de plus, cela permet de souligner ses daddy issues. Il est de nouveau question de cuisine dans son travail car il doit passer sous couverture (ça se fait toujours si vite) dans un restaurant hawaien. C’est plutôt facile de se faire embaucher quand on a un père avec des connexions dans tous les restaurants, apparemment, et Kai fait des miracles en cuisine.

Un homme parfait, donc. Il tape clairement dans l’œil de sa cheffe en cuisine, d’ailleurs, mais le flirt reste à la surface sans jamais aller plus loin car il la soupçonne d’être une méchante. Finalement, elle n’est que la fille d’un tueur à gages et moi, je n’ai pas réussi à savoir pourquoi son visage me disait tant quelque chose. En vrai, j’aimerais qu’on puisse la revoir dans d’autres épisodes, car je trouve que ça permettait de dessiner un couple sympa pour Kai. Quant à la mission sous couverture, elle fonctionnait bien.

De son côté, Jesse se prend encore des coups dans cet épisode, avec un accident de voiture assez impressionnant en cours de route, mais bon, rien de bien grave, je vous rassure, c’est vite expédié et oublié par l’épisode. D’ailleurs, vite expédié et oublié, c’est probablement ce qui arrivera avec mes souvenirs de cet épisode. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas de scène qui restera vraiment marquante sur du plus long terme.

Peut-être que le plus important à retenir pour ça vient du côté de Jane lorsqu’elle découvre que son fils est accepté dans une grande université, mais que l’université en question n’est pas à Hawai’i. Forcément. Cela ne pouvait qu’arriver vu comment on nous présente le gamin depuis le début de la série. La sœur est beaucoup oubliée pour l’instant, mais lui a quelques intrigues tout de même.

Bref, il ne souhaite pas parler de son admission à ses parents par peur de les voir flipper, et la suite de l’épisode lui donne raison parce que le père refuse catégoriquement de voir son fils s’en aller. Jane, plus modérée, parvient à le calmer bien sûr. La suite au prochain épisode, probablement, car Alex ne prend pas de décision à la fin de cet épisode. Le mystère demeure entier quant à son avenir…

Mais l’air de rien, chaque personnage a eu son petit moment dans l’épisode et l’occasion de développer à la fois le pro et le perso – si on considère l’amitié Jesse/Lucy comme du perso en tout cas. Bon, bien sûr, il reste le génie de l’informatique, mais bon, je ne l’aime pas trop à vrai dire, alors ça ne m’a pas dérangé qu’on ne le développe pas outre mesure. Comme d’hab, en fait.

NCIS S19E15 (express)

Épisode 15 – Thick as Thieves – 13/20
Ce n’était qu’une question d’épisodes avant qu’ils commencent à donner un passé aux nouveaux personnages de cette saison, et il était probablement temps de s’y coller. Seulement, je n’ai pas aimé, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’épisode. Heureusement, l’intrigue plus légère de l’épisode s’occupait enfin de proposer ce que je voulais voir, alors ça remonte le niveau.

Spoilers

Le passé de Parker le rattrape et toute l’équipe apprend à le connaître davantage.

Ils ont vraiment voulu nous faire du suspense sur la première scène ? Je veux dire, j’ai vu la date dans les années 70, j’ai su qu’on aurait affaire au passé de Parker et… bof. Heureusement que l’intrigue permet d’amener un guest-star que j’aime bien pour m’aider à me reconcentrer sur ce qu’on nous présentait. Soyons honnêtes, ce n’était pas passionnant.

Je ne sais pas pourquoi ils s’obstinent à vouloir donner des passés comme ça, un peu trouble, aux personnages qu’ils introduisent comme des flics intègres. Ce qui était original il y a vingt ans ne l’est plus vraiment aujourd’hui, et c’en est lourd à force d’être toujours confrontés aux mêmes intrigues. En plus, bon, ça ne met pas tellement en valeur le personnage d’apprendre qu’il était un petit criminel tout naze en étant ado et qu’il est resté pote avec un grand bandit. D’où tu bosses pour le FBI en étant pote avec un gangster réputé ?

Quant à l’écriture de l’épisode… c’est dommage, sérieusement : on nous annonce dès le départ autour de quoi ça va tourner, donc il n’y a pas tellement de suspense, on sait directement qu’on en arrivera à une intrigue revenant sur le pote de Parker. Le vrai coupable de l’épisode ? Il est introduit de manière si peu subtile que j’ai rigolé quand ils nous le remontrent ensuite comme si on n’était pas capable de le resituer nous-mêmes. Je faisais autre chose devant l’épisode, et ça ne m’a pas empêché de savoir qui il était quoi.

C’était sympa pour l’évolution de Parker d’avoir cet épisode, mais dans l’ensemble, ça ne changera pas tellement le personnage pour la suite. J’imagine que l’acteur est content d’avoir pu étoffer un peu son personnage et que ça lui donne des armes pour ajouter des nuances à un rôle toutefois assez plat… mais bon, ça ne cassait pas trois pattes à un canard et ça ne nous apprend rien de nouveau et de fracassant pour la suite. Dommage.

Le seul vrai intérêt de l’épisode résidait alors du côté de Jessica Knight. Elle vole quelque peu l’épisode si vous voulez mon avis – et vous êtes là pour ça, je pense ? – en se cherchant désespérément un +1 pour un mariage après s’être fait lâchée au dernier moment. J’ai eu un peu de peine pour elle en début d’épisode, mais je suis vraiment content que la série sorte de son schéma habituel : elle ne sera donc pas forcée d’avoir une intrigue romantique avec Nick, ça aurait été lourd et répétitif.

A la place de ça, les scénaristes vont prendre tout leur temps pour la caser avec Jimmy. Cela fait plusieurs épisodes que j’en parle et que je shippe ce couple, alors croyez-moi bien, je suis super heureux de voir que les scénaristes prennent vraiment cette direction. Malgré les répliques de fin d’épisode entre Nick et McGee qui sont totalement aveugles à l’évidence même, les scènes ne mentent pas : Jimmy est beaucoup trop heureux qu’elle lui propose. Elle, elle savait très bien ce qu’elle faisait en lui proposant, et c’est bien pour ça qu’elle ne voulait pas le faire.

Franchement, ça ne lui pose aucun problème de proposer à son boss de venir, mais elle est dérangée de proposer à Jimmy et bafouille comme une adolescente quand c’est le cas ? Nous ne sommes pas dupes, on voit ce que vous faites. C’est un peu abusé, d’ailleurs, de voir deux adultes se comporter comme des adolescents, mais ça a toujours été le cas dans cette série quand il était question de relations amoureuses avec ses collègues – les seules qui existent d’après eux. Au secours.

Après, dans cet épisode, Jimmy se comporte aussi en adolescent quand il est question de boulot. Non, sérieusement, pardon, mais qui amène un rapport d’autopsie confidentiel au diner en face de son boulot ?? La scène était tellement forcée : ce n’est pas dans ses habitudes, il y va sans personne, limite, il aurait dû avoir une étiquette sur le front avec écrit « Je suis le légiste du NCIS et je travaille sur telle affaire ». Bref, c’est pas grave, c’est une série procédurale dont on n’attend pas forcément quelque chose d’hyper travaillé.

Enfin, quand même, quoi.

Charmed (2018) – S04E02

Épisode 2 – You Can’t Go Home Again – 18/20
La série semble être complètement relancée sur une nouvelle piste avec le changement provoqué par le départ d’une partie du casting et… ce n’est pas si mal ? Je ne pensais pas accrocher autant à la nouvelle intrigue et aux nouveaux personnages, mais pour l’instant, je suis vraiment intéressé par tout ce que la saison propose – au point où je regrette de ne pas avoir un troisième épisode à portée de main, là.

Spoilers

Kaela a demandé à Mel et Maggie de ne pas la contacter, mais on ne tourne pas le dos si simplement à la magie et à sa destinée.


How is that better than being a Charmed One ?

Stephen et Amy seraient donc des prénoms de gens avec qui Kaela serait susceptible de coucher ? Est-elle bisexuelle ? Est-ce la seule chose que je retiens de cette première scène ? Bon, non, quand même, j’exagère un peu. C’était un très bon début en plus, je trouve : après avoir abandonné son van au milieu d’une rue dans l’épisode précédent, il est assez logique de retrouver Kaela avec sa meilleure amie à la fourrière pour le récupérer.

On n’est pas sur une scène d’action inoubliable, mais c’était plutôt amusant de la voir essayer de le récupérer par voie normale… et se retrouver à utiliser ses pouvoirs comme elle pouvait pour s’enfuir. Voilà donc qu’elle manifeste des papillons sortis de nulle part pour s’en sortir. En vrai, ça fonctionnait bien comme idée, ça donnait un peu d’humour. Et comme elle utilise ses pouvoirs, elle attire inévitablement une démone (sorcière ?) qui sent sa magie.

Pendant ce temps, Maggie et Jordan couchaient ensemble dis-donc. Ils sont vraiment en couple pour de bon après ces six mois de deuil. C’est plutôt réjouissant de les voir ensemble et heureux après autant de temps à se tourner autour. Et puis, elle gagne au change après Parker, non ? Peut-être pas, cela dit, parce qu’elle a un copain qui insiste pour qu’elle porte toujours un tracker sur elle. C’est un joli bracelet et c’est tout romantique, hein, mais c’est creepy.

Pourtant, Maggie essaie ensuite d’expliquer à sa sœur la base du consentement et des relations saines, comme quoi, rien n’est perdu. En effet, malgré une note assez claire de Kaela demandant à ses possibles sœurs de ne pas les contacter, Mel s’obstine à la harceler et lui laisser plein de messages. Quelle idée de lui laisser son numéro aussi ?

De mon côté, je n’adhère pas tellement aux multiples théories de Mel sur sa mère qui aurait eu une autre aventure et un autre bébé moins de deux ans après Mel. Dans mon idée, Kaela pourrait tout à fait être la fille de Mel venue du futur, tout simplement, ce qui nous ferait un twist de l’intrigue de la saison 6 de la série originale comme ce reboot sait si bien le faire. J’ai hâte d’en savoir plus en tout cas, et c’est un peu relou de voir Mel s’obstiner en attendant.

Après, comme Kaela s’attire des ennuis, Mel a rapidement une excuse pour se mêler de la vie de sa nouvelle sœur. Le QG lui indique en effet qu’une sorcière est en danger à Philadelphie, et elle s’imagine aussitôt que c’est pour Kaela. Un appel à Maggie plus tard, la voilà donc qui s’y rend bien vite.

De retour dans le van de Kaela, qui lui fait une jolie chambre, notons que Kaela parle encore à sa mère adoptive… et qu’elle a toute confiance en sa meilleure amie, Brynn. Elle lui raconte ainsi qu’elle est une sorcière et a des pouvoirs, avant de tenter de lui faire une démonstration, sans grand succès. Je m’y attendais. C’est un peu gênant à voir – et Brynn semble s’inquiéter aussitôt pour sa meilleure amie, supposant que sa leucémie est de retour. Cela force à Kalea à lui expliquer qu’elle lui mentait, la pauvre.

Il faudra bien lui raconter la vérité malgré tout : Mel débarque sans prévenir, et sans être vue de Brynn, pour tenter de la sauver d’elle ne sait trop quoi. Ma foi, c’est une jolie manière de reprendre contact avec elle. Cela ne plaît pas trop à Maggie qui, apparemment, aurait préféré voir sa sœur continuer de se consoler avec une elfe – parce que oui, Mel en est encore aux plans cul maintenant qu’elle n’a plus sa copine qui devait pourtant être là à son enterrement ? La mort d’une sœur, ça vous change tout ?

En tout cas, Mel est forcée de prendre de la distance pour surveiller Kalea, mais ça ne l’empêche pas de le faire, évidemment. Elle la suit jusqu’à une fête où Kalea passe de bons moments avec ses amis – quand la magie ne se manifeste pas. Eh oui, sa veste est pleine de dessins de papillons qui prennent vie sans l’avertir. Sans trop de surprise, Brynn finit par s’en rendre compte et découvrir la vérité sur son amie.

Le problème, c’est que c’est précisément ce qui pose problème au démon de cet épisode. En effet, Maggie la rencontre : une sorte de Mary Poppins avec un sac à main contenant un monstre-tentacule semble suivre à la trace la magie… et c’est bien le cas : Mel a lu dans l’ancien Livre des Ombres qu’il s’agit d’une Vittra.

Les Vittra suivent à la trace les sorcières utilisant la magie devant de simples mortels, comme Kaela n’arrête pas de le faire. Pourquoi pas, mais bon, quand on pense à Jordan, ça fait un moment que les sœurs devraient avoir croisé des Vittra, même s’il n’en reste pas beaucoup. Tant pis, j’ai adoré l’actrice choisie pour jouer ce démon de la semaine, c’était très efficace.

On s’en débarrasse trop vite en revanche : elle se fait bouffer par son propre tentacule, Seymour, quand elle utilise malgré elle sa magie contre une humaine, blessant ainsi Brynn au moment de s’en prendre à Kalea, défenue par Maggie et Mel. Simple, efficace. En plus, ils font ça au moment où on commence à s’attacher à Brynn, parce qu’elle est super mignonne à s’inquiéter pour la santé de Kaela en permanence et à lui poser des questions sur l’origine de sa magie plutôt que sur tout ce qu’elle peut faire.

Pas de bol pour elle, les êtres de lumière/guérisseurs (parce que Jordan n’en est pas un) sont un peu coincés et ne peuvent intervenir immédiatement.

Après avoir fait la morale à Kaela dans l’épisode précédent, Harry se retrouve à vouloir boire lui aussi un verre avant 11h du matin à Safe Space, mais ça ne marche pas comme ça dans un endroit qui s’appelle Safe Space, forcément. Il est totalement déprimé par la mort de Macy, à nouveau, parce qu’il la confirme dans un livre magique qui lui indique bien qu’elle est morte et laisse en plus de la place pour Kaela.

Par chance pour lui, Jordan a besoin de lui dans cet épisode et lui donne au moins un but dans la vie. La série reprend ainsi son habitude des épisodes à deux intrigues, mais ça ne me dérange pas plus que ça pour l’instant car ça fonctionne plutôt pas mal : Jordan est ainsi le lanceur de quête pour ce fil rouge. Il reçoit un coup de fil de Chloe la pixie lui annonçant la mort d’Annie, sa sœur, et ça lui donne une bonne raison de recommencer son enquête sur les jetons de l’épisode précédent.

Cela le met sur la piste du Blue Camelia, le bar de Mel, et il y emmène Harry afin d’obtenir plus d’informations sur la personne qui serait derrière ses mystérieux jetons. Après tout, le Tallyman est un peu inquiétant, surtout pour Harry qui semble connaître une comptine sur lui.

Au Blue Camelia, ils remontent ensemble une piste pour retrouver le Tallyman, passant par un leprechaun, Frank, loin de ressembler à ceux de la série originelle – mais toujours aussi grognon par contre. Frank refuse d’être un indic’, mais Harry ne lui laisse pas le choix, prétextant avoir empoisonné leur bouteille de whisky avant de se faire soigner par Jordan. C’est suffisant pour que Frank leur donne aussitôt l’adresse du Tallyman, au beau milieu d’un bois. Mouais, ça fait une intrigue sympa, mais pas bien crédible cette affaire d’adresse au milieu de nulle part.

Et s’ils arrivent dans la bonne cabane, ils ont en plus un grand problème : ils se retrouvent coincés par des plaques qui s’activent à la pression et sont là pour faire exploser la cabane. Harry et Jordan sont donc coincés dans la cabane… mais heureusement, Jordan porte son bracelet. Je m’en doutais un peu alors qu’il en était déjà à faire ses adieux à Harry qui pouvait, lui, se téléporter : Maggie débarque avec Kaela.

Mel reste en arrière au QG pour soigner et s’occuper de Brynn. Je ne sais pas trop pourquoi c’est elle qui reste en arrière dans la logique des sœurs, mais dans celle des scénaristes, c’est parfaitement évident : cela permet à Kaela d’apprendre à gérer ses pouvoirs. J’adore tout simplement l’idée : elle se retrouve à faire une petite crise d’angoisse, mais elle est évidemment capable de dessiner un lance-pierre sur la veste de Maggie, de même qu’elle est capable de le créer. Elle a même son arme fétiche grâce à ça, ça tombe vachement bien.

Et même si elle prend son temps pour ce dessin, on sent que sous la pression, elle sera intéressante. La série semble accorder à nouveau beaucoup d’importance aux pouvoirs des sœurs cette saison, et j’aime beaucoup l’idée. Par contre, j’aimerais bien un troisième épisode déjà, parce que j’aime beaucoup ce début de saison qui, en plus, n’oublie pas Macy. Photo, flashbacks, dialogues, tout y est. Maggie est heureuse d’accueillir une nouvelle sœur, mais elle n’est pas prête à se remettre si vite de la mort de Macy.

C’est une manière efficace de se rappeler le décès de Macy après six mois… Quant à Kaela, elle peut donc aider Harry et Jordan à arriver à temps pour sauver son amie. Elle refuse toutefois de rentrer avec Brynn à Philadelphie, préférant rester auprès de ses sœurs. Michaela Danso est effectivement approuvé par le livre de l’arbre généalogique en fin d’épisode, confirmant qu’elle est bien de la famille.

Elle ne s’installe pas pour autant dans la maison de ses sœurs, d’autant que Maggie n’est pas encore prête pour ça. Mel préfère ignorer ses plans culs pour plutôt faire venir magiquement le bus de Kaela dans le jardin. Ben super sa chambre, mais comment elle fait pour le chauffage à Seattle du coup ? Et elle va manquer d’une vie perso intéressante aussi, même si la série semble mettre ce point-là de côté pour le moment.

Affaire à suivre, j’imagine. En attendant, on nous confirme l’existence d’un Tallyman qui est bien un grand méchant, parce qu’il chante sa comptine aux araignées. Et il n’y a que les méchants qui parlent aux araignées.