Pourquoi [SPOILERS] ne manque pas tant que ça à la saison 4 de Charmed

Salut les sériephiles,

Cette fois, c’est bon : j’ai vu un petit paquet de séries aujourd’hui, comme vous l’aurez peut-être constaté si vous suivez attentivement le blog. J’ai bombardé de nouveaux articles aujourd’hui et ce n’est pas encore terminé, il m’en reste sous le coude. Il était temps de me faire un long dimanche de rattrapage.

Oh, je n’ai pas encore tout rattrapé et je n’oublie pas certaines séries comme This is us ou How I met your father, mais je n’avais pas envie d’être déçu aujourd’hui. Et j’ai pourtant pris un risque : j’ai lancé la saison 4 de Charmed ! Bien m’en a pris !

Un adieu difficile

La fin de saison 3 avait été assez violente et surprenante avec une mort express du personnage de Macy, que les soeurs n’avaient pas pu sauver après une mission solo qu’elle n’aurait jamais dû faire seule. Il faut dire qu’elles avaient trop pris l’habitude de se séparer depuis la saison 2, et qu’il est arrivé à Macy ce qui devait arriver… mais tout de même, j’avais peur que son décès n’enterre la série.

Macy était un personnage que j’adorais et qui était central depuis le départ, ayant sur ses épaules une bonne partie du fil rouge de la saison 1 déjà.

Pourtant, la série avait pris efficacement le temps de dire au revoir à ce personnage à la fin de la saison 3. Contrairement à la série originale, le départ était prévu, et ça se sentait énormément dans la manière dont était construit le dernier arc de la saison, menant assez naturellement à un sacrifice de Macy. Si le sacrifice n’était pas entièrement volontaire, il était accepté par le personnage et les sœurs avaient eu l’occasion de lui dire au revoir. L’air de rien, ça permet de tourner une page et de commencer la saison 4 sans avoir à gérer cet adieu – et en s’éloignant autant que possible du problème avec une ellipse narrative de six mois et la promesse d’une nouvelle sœur à trouver. Pas bête.

Une saison 4 qui part vers de nouvelles aventures…

Si elle n’est pas exempte de défauts, loin s’en faut quand on considère l’intrigue personnelle et romantique de Mel, je trouve que cette saison 4 pose de bonnes bases pour la suite : la présence de Josefina est une bonne surprise car je craignais qu’elle ne soit trop éclipsée par la nouvelle sœur, l’arrivée de Kaela est clairement très bien gérée, les pouvoirs de la nouvelle sont géniaux, les personnages évoluent vers de nouvelles intrigues sympathiques et il y a un fil rouge auquel j’accroche. Non, vraiment, c’est une vraie réussite pour la série : la page est tournée dès le départ.

Un peu trop, même, peut-être. Je m’attendais vraiment à sentir peser l’absence de Macy, un personnage que j’adorais, sur le début de saison, mais la vérité, c’est que… Non ? 

En fait, Prue manquait énormément à l’équilibre de la série d’origine lorsqu’elle est morte parce que toute l’intrigue tournait vraiment autour des liens du sang entre les sœurs. Chaque épisode les voyait toutes les trois ensemble et s’attardait sur les liens familiaux entre elles, avec des petites disputes et des histoires de cohabitation qui faisaient grandement le charme de la série.

Une absence pas si marquante

Malheureusement, ce reboot s’est rapidement éloigné de ces éléments-là dans ses premières saisons, mais ça lui réussit vraiment bien grâce à ça. La saison 4 reprend six mois plus tard, contrairement à la série originale qui reprenait sur l’enterrement de Prue. Après six mois, les sœurs et Harry ont pu avancer plus ou moins dans le deuil, mais on les retrouve changés par ce qu’il s’est passé, sans pour autant que ce ne soit des inconnus.

Et surtout, les sœurs ont eu le temps de se préparer à l’arrivée d’une nouvelle, qu’elles ont chercher sans succès pendant tout ce temps.

Très rapidement, la série parvient à retrouver le même équilibre que l’an dernier : l’épisode 2 propose ainsi deux intrigues distinctes qui séparent les personnages et permettent d’avoir un rythme soutenu tout du long, sans que tout le monde ne soit réuni.

Et en fait, on a tellement l’habitude de voir la série fonctionner par duos de personnages que… ben… on oublie presque qu’il manque Macy ? Les intrigues autour de Kalea sont prenantes, Jordan continue d’avoir un rôle important, moi j’ai ma dose de magie avec ces épisodes, franchement. Bref, c’est une réussite en ce qui me concerne et j’ai même eu le sentiment qu’on revenait un peu plus au cœur des relations entre les sœurs maintenant que Macy n’est plus là – parce qu’inévitablement, le décès de l’une d’elle est marquant et la découverte d’une autre les poussent à se rapprocher/se quereller davantage, alors que le symbole de la série est de nouveau là.

Je me répète donc, mais oui, c’est une vraie réussite ce début de saison, j’ai hâte d’avoir la suite. Et ça, c’est un bon signe d’ailleurs : j’aurais bien enchaîné sur l’épisode 3 si j’avais pu !

Retrouvez les critiques de la saison 4 par ici !

 

Charmed (2018) – S04E01

Épisode 1 – Not that Girl – 18/20
Eh bien… J’adore ! Purée, j’étais un peu stressé à l’idée de voir cet épisode car je craignais qu’on perde vraiment la magie et ce que j’aimais dans ce reboot, mais en fait, les nouvelles intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent. J’aime les nouveaux personnages pour l’instant, j’aime beaucoup l’idée du fil rouge, même s’il faudra voir comment ça se développe, et c’est un excellent début de saison qui propose plein de choses. Top.

Spoilers

Six mois après le décès de Macy, Mel et Maggie n’ont toujours pas trouvé leur sœur cachée.


Look, dude, some things excuse drinking before noon. Why do you think they invented brunch ?

Qui ont-ils casté pour remplacer Macy ? Une certaine Kaela, clairement. C’est en tout cas ce que le début de l’épisode suggère en nous introduisant une nouvelle actrice qui est une mécano un peu artiste sur les bords si on en croit son patron qui n’aime pas trop ses tags. Ils sont pourtant magnifiques et elle n’apprécie pas de devoir arrêter selon lui : la voilà donc qui décide aussitôt de démissionner.

Elle s’en confie à sa meilleure amie qui lui a organisé une jolie surprise pour ses cinq ans de rémission d’un cancer. Bien. Elle a un passé complexe et beaucoup d’amis, une tendance à être malgré tout très solitaire, une meilleure amie qui n’appréciera probablement passes nouvelles sœurs… C’est une introduction plutôt efficace ma foi.

Je ne dis pas que je vais adorer le personnage, mais en tout cas, ça part bien pour elle. Elle me rappelle presque la Maggie des débuts avec tous ses amis. Heureusement, on ne tarde pas trop non plus à nous réintroduire la magie dans tout ça : Kaela rêve de Mel et Maggie assez souvent et elle s’en confie à sa meilleure amie. Brynn peut-elle être une démone qui attend sagement, du coup ?

Difficile à dire. En tout cas, cela fait plusieurs mois que Kaela rêve de lieux qu’elle ne connaît pas et de magie. C’est plutôt cool comme idée pour nous l’amener, ça change un peu. Dans les choses qui changent un peu aussi, on retrouve Mel en train de rouler des pelles à une nana qu’on ne connaît pas sur fond de chanson française. Evidemment.

Pourquoi faut-il que ce soit toujours des chansons françaises ? Et qu’est-ce que c’est que ce lieu dans lequel elle est et qui ressemble à une maison close ? Et pourquoi en parallèle c’est Maggie qui a l’intrigue super cool ? Elle se prend pour une Tueuse avec Jordan comme allié : les deux pourchassent et tuent des démons, avant de trouver un Zamba Zaara, un démon tout mignon… en théorie. En pratique, il mord Jordan et c’est étrange.

Ce qui est étrange, c’est aussi de voir Mel et Maggie revenir toutes les deux chez elle et éviter de parler du vrai fond du problème. Macy est morte, elles ont une sœur à trouver et elles passent les nuits à vouloir oublier ce qu’il s’est passé. Cela fonctionne étrangement bien, surtout que c’est finalement Jordan qui est celui qui s’en tire le mieux dans son deuil.

Il était pourtant proche de Macy lui aussi, pourquoi s’en tire-t-il si bien en être de lumière ? Je l’aime beaucoup dans sa relation (amoureuse yay) avec Maggie et dans celle avec Harry. Lui, sa barbe d’une semaine à peine nous indique qu’il est au bout du rouleau et qu’il écrit des lettres à Macy chaque soir. J’aime bien l’idée, mais je n’aime pas trop l’idée qu’il les brûle quand ça pourrait être un roman très intéressant à lire une fois le deuil terminé.

Au moins, le trio est bien entouré quand même : Jordan est là, mais Josefina aussi s’occupe de ses cousines. Bon, ça n’a pas l’air d’être ça, après : elles sont complètement en froid Mel et Maggie. Oh, elles se parlent, mais Maggie en est à se chercher un appartement et Mel ne semble pas vouloir la retenir plus que ça apparemment. C’est intéressant à voir, mais la série ne peut pas vraiment se permettre de perdre plus de temps que ça en introduction.

Comme il faut bien que Maggie et Mel retrouvent Kaela, elles sont toutes les deux forcées de se rendre à Philadelphie bien malgré elles. Pour Maggie, c’est le QG qui s’en charge. Pour Mel, c’est… son mac ? Pardon, mais il faut dire ce qu’il en est, quand même, c’est trop chelou ses soirées à Mel. Toujours est-il qu’une fois à Philadelphie, les filles se retrouvent nez à… van avec Kaela. Cette dernière manque d’écraser Maggie, mais prend le temps de sortir tranquillement de son van pour engueuler Maggie.

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle reconnaît en ses interlocutrices les deux femmes qu’elle dessine, mais sa première réaction reste apparemment la fuite. Pourtant, quand Maggie la touche, il y a carrément des éclairs dans le ciel. Enfin, des flashs lumineux quoi. Clairement, la série n’a pas augmenté son budget et les effets spéciaux restent assez mal foutus, mais on s’en fout, non ?

En plus, pendant que Mel et Maggie se disputent dans la rue pour savoir quoi faire, Kaela retourne dans son van et cherche un moyen de fuir, ce qui nous révèle enfin son pouvoir. Et là, croyez-moi bien, je l’adore : elle est capable de faire sortir de ses dessins les objets. J’adore l’idée, même si je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il se passait. Cela commence par une bille lui permettant de se téléporter, mais au QG, elle fait apparaître une pomme sans même s’en rendre compte.

Bon, allez, meuf, plus qu’à dessiner Macy et tout ira bien, non ? Bon, j’imagine que ce sera limité aux objets inanimés ? La pomme est-elle seulement comestible ? Pardon, je vais beaucoup trop loin, je crois. J’aime beaucoup Kaela en tout cas, et ça s’améliore encore quand son premier réflexe à Safe Space est de se diriger vers le bar pour se servir un verre parce que bon, certaines choses méritent bien un petit verre peu importe l’heure. Nouveau personnage préféré, c’est bon.

Par contre, qu’on m’explique pourquoi Josefina voit la pomme dans le QG et se décide à la manger là ? J’ai éclaté de rire car je me sentais dingue de me demander si c’était comestible et on finit par une scène où elle s’évanouit. Cela m’a bien fait rire. Après, l’intrigue autour de Josefina organisant une fête pour les PIxies là, ce n’est pas fou (et le costard de Jordan ? Horrible, non ?).

BREF. Il faut que je me concentre sur la critique, ça part dans tous les sens là. C’est un peu le cas pour Kaela qui ne comprend pas du tout ce qui lui arrive et retrouve alors Maggie et Mel au bar alors qu’Harry s’occupait d’elle. Bon, Harry prend assez mal le côté d’une sœur qui remplace Macy et il est bien content de découvrir que la formule « Potentia Trium » ne fonctionne pas avec elle.

Cela ne suffit pas à convaincre les filles que Kaela n’est pas leur sœur, en tout cas. Pourtant, son nom ne commence pas par un M, elle. Harry se lance donc dans une grande enquête sur Kaela et se rend à son job, alors que les filles amènent Kaela au QG et retrouvent… un dessin de Josefina. Oh, j’adore l’idée, j’espère vraiment que c’est son pouvoir. Cela semble être en tout cas le cas, et j’ai hâte de savoir ce qu’ils en feront, parce qu’il y a vraiment de quoi faire.

En attendant, les sœurs sont confrontées à un démon étonnant, qui est en fait un espace négatif laissé là parce qu’elle a voulu manger une pomme manifestée par magie. C’est intéressant comme tout et l’explication nous vient évidemment de Roxie, qui gère le club dans lequel se rend Mel chaque soir. Maggie peut ainsi découvrir la vie mouvementée de sa sœur qui ghoste régulièrement des nanas dans ce bar (bon ben, bye bye sa copine ? Encore ? Sans une scène à l’écran ? Pff.).

Il n’empêche que l’essentiel est désormais pour les sœurs de trouver un moyen de sauver la vie de Josefina : en se téléportant au club avec elle, Maggie s’est débrouillée pour lui arracher le bras. J’ai trouvé ça vraiment drôle en vrai, ça fonctionnait à merveille. Et ça fait culpabiliser Kaela qui retourne aussitôt au QG pour tenter de sauver Josefina.

Elle galère juste ce qu’il faut à y arriver, ce qui fait qu’elle flippe d’avoir tué la cousine de Mel et Maggie. Il n’en faut pas plus pour que ces dernières tentent de la rassurer et que paf, le Pouvoir des Trois se manifeste à nouveau. Grâce à ce pouvoir qu’elle ressent, Kaela prend un risque qui finit par payer et l’espace négatif est finalement rempli : Maggie balance le dessin de Josefina dans le trou noir en face d’elle, ce qui fait réapparaître Josefina sans problème.

C’est chouette, ça, mais ça laisse des questions, évidemment. Les réponses viennent alors d’Harry : Kaela commence bien par un M, car c’est le diminutif de Michaela. Elle n’a pas non plus de parents biologiques connus car elle a été adoptée à la naissance. Voilà tout ce qu’il a trouvé à Philadelphie en enquêtant sur elle.

De son côté, Jordan a eu une intrigue en solo qui était bien intéressante aussi, car elle introduit le nouveau fil rouge : il trouve en effet deux jetons qui transforment des créatures mignonnes et innocentes en véritables démons. Ainsi, la Pixie se voit pousser des ailes démoniaques pendant sa cérémonie. Cela craint pour la suite, mais j’aime beaucoup l’idée.

Eh, il est possible que cette saison 4 soit à la hauteur de ce que j’en espérais. Pour tout arranger, l’épisode se termine sur un départ de Kaela qui hésite à devenir une Charmed Ones alors qu’Annie, la Pixie démoniaque, meurt en écrivant le nom du méchant lui ayant donné ce jeton qui a gâché sa cérémonie : The Tallyman.

Charmed 2018 (S04)

Synopsis : Comme dans la série originale, la saison 4 va marquer un tournant pour ce reboot puisqu’après la mort de Macy, Maggie et Mel n’ont plus qu’à trouver une autre sœur pour reformer le pouvoir des trois.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Pour commencer, et je sais que ça ne se voit pas avec la bonne semaine de retard que j’ai dans le visionnage de ce début de saison, je suis hyper curieux de ce que le reboot va nous proposer comme saison 4 cette année. Franchement, la saison 4 de la série originale est l’une de mes préférées car Paige apporte un nouveau souffle et est devenue ma sœur préférée assez rapidement… mais il y a une prise de risques certaines à se débarrasser de l’ainée des sœurs pour introduire une nouvelle actrice à ce stade de la série.

Je suis d’autant plus curieux que j’ai réussi à passer à côté de la plupart des annonces de casting. Je ne sais même pas si Abby va revenir après son départ en fin de saison dernière, je me demande comment Harry va gérer la perte de Macy, je me questionne sur la possible grossesse de Mel à un moment donné et j’ai hâte de retrouver Jordan, même si sa relation avec Maggie n’est pas forcément ma préférée.

Bref, je me souviens encore pas mal d’où on a laissé nos personnages la saison dernière, et je suis pressé de venir les retrouver, même si ça devrait être pas mal déprimant comme début de saison.

S04E01 – Not that Girl – 18/20
Eh bien… J’adore ! Purée, j’étais un peu stressé à l’idée de voir cet épisode car je craignais qu’on perde vraiment la magie et ce que j’aimais dans ce reboot, mais en fait, les nouvelles intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent. J’aime les nouveaux personnages pour l’instant, j’aime beaucoup l’idée du fil rouge, même s’il faudra voir comment ça se développe, et c’est un excellent début de saison qui propose plein de choses. Top.
S04E02 – You Can’t Go Home Again – 18/20
La série semble être complètement relancée sur une nouvelle piste avec le changement provoqué par le départ d’une partie du casting et… ce n’est pas si mal ? Je ne pensais pas accrocher autant à la nouvelle intrigue et aux nouveaux personnages, mais pour l’instant, je suis vraiment intéressé par tout ce que la saison propose – au point où je regrette de ne pas avoir un troisième épisode à portée de main, là.
S04E03 – Unlucky Charmed – 14/20
Après deux excellents épisodes, j’ai pris un temps fou à me relancer dans la série et… je suis déçu. J’ai peut-être trop magnifié les premiers épisodes et j’en attendais donc beaucoup de celui-ci, mais je l’ai trouvé bien trop brouillon, avec des scènes qui en deviennent même parfois ridicules. L’intrigue générale est bonne, on a des réponses et évolutions de personnages, ainsi qu’un méchant qui promet, mais ça n’empêche pas l’ensemble d’être moins bon que prévu.

Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

 

 

NCIS Hawai’i S01E15 (express)

Épisode 15 – Pirates – 15/20
Un épisode qui fonctionne mieux que ce que j’imaginais au premier abord grâce à son rythme et sa volonté de tout faire vite et bien. Il y a quelques scènes qui prêtent à sourire vu le contexte, mais dans l’ensemble, c’est cohérent et efficace comme manière de nous présenter les choses. Cela fait du bien d’avoir ce type d’intrigue pour la série, ça développe certains personnages et certaines relations tout en cassant la routine. J’approuve.

Spoilers

Jesse est pris en otage par des pirates lors d’une expédition en mer avec sa fille et ses camarades.

J’ai eu très peur au début de cet épisode : le titre ne me disait rien qui vaille et je sentais la structure que je déteste en mode « 24h plus tôt ». Ce n’est finalement pas du tout ce que nous obtenons dans cet épisode : bien au contraire, même. L’épisode ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue. Je ne suis même pas sûr que je me souvenais du fait que Jesse avait une fille, mais ça ne met pas longtemps à être réintroduit et, partant de là, on comprend vite où ils veulent en venir : une intrigue un peu plus complexe où Jane fait ce qu’elle peut pour retrouver son collègue.

Il y a quelques aberrations en début d’épisode, c’est sûr, notamment quand Jesse se débarrasse de son portable, mais dans l’ensemble, c’est efficace comme mise en place d’intrigue. Et alors que je m’attendais à tout un épisode sur le bateau avec Jane et le NCIS partant à la recherche de Jesse, j’avoue que je me suis retrouvé vachement surpris quand il est révélé très tôt que la femme bien gentille les accueillant sur le bateau n’est évidemment pas une victime mais la cheffe des pirates.

C’est tout le temps comme ça dans les séries, que ce soit pour des pirates ou des prises d’otage, donc ça ne peut pas me surprendre de voir ce genre de twist, mais je ne m’attendais pas à ce que ça se passe si vite et que Jesse passe par-dessus bord. Là-dessus, ils réussissent donc plutôt très bien à surprendre et mener leur intrigue vers autre chose, avec toujours un petit côté LOST inévitable quand Jesse arrive sur une île déserte.

J’aime malgré tout toute son intrigue, même si j’aurais aimé que ça traîne sur deux ou trois épisodes : je pense que ça aurait pu être sympa de développer cette intrigue sur plusieurs épisodes, et ça aurait pu passer mieux : là, il y a des moments qui ne sont pas franchement réussis quand on le voit être capable de se faire un bandage sur une blessure pare-balles avec juste une petite feuille récupérée dans la jungle.

Vraiment, ça ressemblait à du LOST, et c’était gros. Je veux bien qu’il soit entraîné comme un militaire, mais tout de même, il y a des limites. Malgré tout, j’ai bien aimé le rythme et l’enchaînement de l’épisode, même si la fille est sacrément conne à hurler « papa » quand elle le voit finalement alors que son père lui avait demandé explicitement de se taire. M’enfin, bon, admettons.

Les scènes d’action sont toujours efficaces, Jesse continue de courir à travers la jungle et de mettre KO les méchants, et il finit par libérer les otages peu importants. Oui, il y en a des plus importants : un gamin dont la famille est richissime et la fille de Jesse.

Jesse prend le risque d’un bluff qui n’a aucun sens quand on voit que sa fille est en danger, mais c’est tout de même efficace. Il réussit à la faire s’enfuir et sa fille semble n’avoir aucun remords à se barrer en courant sans l’aider. Putain, ça fait plaisir de voir des gamins bien élevés qui écoutent ce que disent les parents et font pas trop de merde pour le reste de l’épisode.

Jesse s’en sort finalement indemne (ou presque) grâce à l’arrivée sur place. Va falloir m’expliquer comment ils retrouvent si vite Jesse dans la jungle, mais bon, ce n’est pas grave, l’essentiel, c’est que l’épisode avance vite. Avant d’en arriver là, on suit bien sûr tout ce qu’il se passe au NCIS aussi. J’aime beaucoup voir le fait que les scénaristes n’oublient pas la peur de l’eau de Lucy qui se développe en un détail qui a son importance. Elle surmonte sa peur de l’eau pour Jesse, de même qu’elle surmonte ses difficultés avec Whistler, acceptant de bosser avec pour retrouver son collègue préféré. Bon, d’accord, c’est le minimum, mais ça fonctionne tout de même bien de voir tout ça, c’est plaisant.

Whistler continue aussi d’être développée grâce à ça. Elle arrache un « merci » à Lucy en fin d’épisode et continue de passer beaucoup de temps loin du FBI et proche du NCIS. Je continue de me méfier d’elle, mais j’aime bien la relation qu’elle développe avec Jane, ça donne un côté tutrice/élève qui fonctionne bien. Pour en revenir à nos moutons, est-ce que j’ai pété un câble en voyant Kai donner son arme mais pas son gilet pare-balle à Jesse ? Evidemment. Cela n’avait absolument aucun sens.

De toute manière, on approchait de la fin de l’épisode, alors c’est sans trop de surprise que la pirate finissait par se rendre sans résister plus que ça. Le gamin retrouve sa mère qui n’a pas coopéré assez vite et a fait perdre un temps précieux à toute l’équipe (mais ce n’est pas grave, elle avait juste peur voyons), et tout est bien qui finit bien entre Jesse et ses collègues, Jesse et sa fille, Jesse et sa fe… ah non, sa femme reste aux abonnés absents pour le moment, personne ne s’est donné la peine de la caster comme elle était soi-disant en randonnée quelque part.