Citadel – S01E03 – Infinite Shadows – 15/20

Pour une série à énorme budget, c’est quand même hyper convenu pendant une bonne partie de l’épisode – et les effets spéciaux ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions du scénario, même si les scènes d’action sont vraiment le plus de cette série. La série parvient toutefois à retomber sur ses pattes à chaque fois et à proposer des twists qui fonctionnent : j’ai de nouveau hâte d’en voir plus et suis pressé d’être vendredi prochain, ce qui n’était pas gagné à un moment de l’épisode.

Spoilers

Bernard est torturé, Nadia et Mason apprennent à se connaître.


I couldn’t remember anything. Except you.

J’avais prévu de lire ce soir et de faire autre chose que de regarder cet épisode que je voulais me garder pour le week-end. Finalement, je me suis tapé juste avant le pire épisode de mon année 2023 jusqu’à présent et j’avais besoin de continuer ma soirée avec une note positive. Citadel s’est imposée comme un choix évident, parce qu’elle est cool et pas prise de tête, en théorie. Pas besoin de réfléchir, mais de la qualité à portée de main. Bref, l’attente était haute en lançant cet épisode faisant à peine quarante minutes, bonus compris.

Le refuge | Dix ans plus tôt | La torture de Bernard | Espagne | Brielle

Le refuge

La série emprunte directement un double raccourci : Nadia ayant retrouvé ses souvenirs, elle désactive le traqueur GPS de la Mallette X (mais pourquoi alors Bernard n’a-t-il pas pensé à le faire ?) et embarque Mason vers une maison bien planquée en Espagne. Il s’agit d’une maison appartenant à Citadel, avec tout le matériel dont ils ont besoin pour se planquer – et pour se soigner.

Nadia a ainsi les connaissances médicales pour soigner Mason de sa blessure par balles. Ce qu’elle n’a pas comme connaissances, c’est la nouvelle vie de Mason en tant que Kyle. Elle lui demande donc quelques infos, mais il se contente de dire qu’il a une fille, comme si les scénaristes n’avaient pas pris le temps de développer le personnage au-delà de cette information superficielle.

À l’inverse, Mason essaie d’en apprendre plus sur qui il était auparavant. Heureusement, ça, les scénaristes ont pris le temps de le développer. Nadia semble un peu forcée de lui avouer finalement qu’ils ont été brièvement en couple, parce que Mason insiste lourdement et longuement sur le fait qu’il ne se souvenait que de Nadia, et de rien d’autre. Ainsi, oui, ils ont été ensemble, brièvement…

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Dix ans plus tôt

On nous introduit un flashback en nous précisant qu’il date d’il y a dix ans… puis on nous précise que c’est avant la chute de Citadelle. On nous prend pour des idiots ? Je veux dire, ils viennent juste de rappeler dans la scène d’avant que la chute était huit ans avant. Ca me fascine comment tout est pensé pour nous simplifier au maximum l’information. Vraiment, autant laisser son cerveau bien loin de nous plutôt qu’à côté.

Bon, bref, ça nous permet d’enfin en découvrir plus sur Citadel : l’organisation a donc un QG magnifique dans lequel les réunions commencent en retard de plus de cinq minutes. Quand Mason arrive, après Bernard déjà installé, il se révèle impatient et veut tout savoir de sa nouvelle mission… mais ça ne fait qu’augmenter mon antipathie pour ce personnage. On le connaît peu, mais il semble avoir tout du connard ordinaire, en vrai. Genre, pourquoi ne pas attendre les autres ? Pourquoi se plaindre du retard alors qu’il l’est lui-même ? Et pourquoi, alors que Bernard cède et lui donne les infos, ne pas jouer le jeu de la surprise quand ça prend dix secondes d’attendre que leur boss, nommée Grace, le fasse ?

On s’en fiche, il ne faut pas s’attarder sur les détails. C’est une série de divertissement, je vais la laisser me divertir, hein. On suit donc Mason partir en mission pour voler un virus mortel en Iran, virus capable de provoquer une épidémie pire que tout ce que le monde a connu jusque-là. Boring. Bon, il est supposé être aidé par une bleue aussi, on imagine déjà que ce sera Nadia.

Mais là aussi, il faut que je laisse la série me divertir sans essayer de trop deviner à l’avance. Une fois dans les montagnes enneigées de l’Iran, Mason n’a aucun mal à récupérer le virus dans un bâtiment dont on ne verra que l’extérieur, puisqu’il en sort à travers la brèche d’une explosion. Le cahier des charges de la série est clair : on veut de l’action, on est là pour de jolis plans et des effets spéciaux.

Il n’y a rien à redire de ce côté-là : la réalisation est ambitieuse, parfois un tout petit peu trop pour les effets spéciaux numériques (on voit que c’est du travail par ordi, le coup du parachute ou la neige quand Mason tombe), et c’est hyper fluide. La scène d’action est prenante et nous plonge immédiatement dans ce qu’il se passe : Mason cherche à s’enfuir, son complice doit s’approcher de lui pour le récupérer en vaisseau, mais ce n’est pas aisé quand toute une base ennemie essaie de le tuer.

Il a toutefois de la chance Mason : il a des bons réflexes, une caméra qui le suit dans de jolis plans saccadés permettant de vivre le stress de sa mission et des collègues au QG qui le suivent par ordinateur sans aucun souci. Vraiment, la scène est belle et ambitieuse : l’homme tué en parachute qui s’éclate contre une tour et dont Mason se sert comme « ascenseur » (d’après le sous-titre VF, mais j’aime bien) ? C’est marquant.

Les « Skiboots », des bottes se transformant en ski et permettant à Mason de continuer à s’enfuir alors que d’autres ennemis en ski le mitraillent ? C’est d’abord ridicule et à mourir de rire, avant de se transformer en une scène d’action elle aussi bien foutue. On se demande juste pourquoi les quads qui suivent ensuite ne savent à ce point pas viser pour rater leur cible à chaque fois lors de multiples tirs.

Toujours est-il que l’aide aérienne est la bienvenue et que Mason parvient à s’échapper petit à petit. Il est tout de même pas mal blessé et les choses ne font qu’empirer, même lorsqu’il est encerclé et qu’il reçoit enfin l’aide de Nadia. En trois minutes, il semble ainsi survivre à quatre grosses chutes, dont deux provoquées par des explosions.

Nadia ? Elle n’est pas l’aide aérienne, mais une agente infiltrée, comme promis. Elle fait donc partie des stormtroopers iraniens qui pourchassent Mason et elle n’hésite pas à griller sa couverture en faisant exploser un quad pour leur permettre de mieux s’en sortir. C’est l’amour fou au premier regard, comme on pouvait s’en douter. Les deux personnages se sauvent la vie mutuellement et finissent par fuir ensemble vers leur point d’extraction en prenant un autre quad.

L’extraction par hélicoptère faisait mal aux yeux côté effets spéciaux, par contre. Avant de continuer, je tiens à souligner aussi que j’ai adoré le personnage de Carter. Il est bien plus intéressant que Bernard comme agent de liaison, étant excellent à communiquer. Bref, continuons : Nadia sauve de justesse Mason de sa mission, comme cela avait toujours été prévu, et ce n’est qu’une fois qu’il a pu voir des médecins et qu’il est à peu près soigné qu’elle prend la peine de venir se présenter.

Bien sûr, la tension sexuelle entre eux est extrêmement forte dès le départ, avec un brin de nudité des deux côtés et une hostilité fausse qui ne fait que cacher du désir. On les voit se rapprocher et s’envoyer quelques vannes – Nadia a une mère espion, Mason n’en a pas, ah ah, c’est rigolo – avant d’entrer encore plus dans le jeu de séduction. Un pansement n’a jamais été aussi sexy ! Nadia essaie bien de garder le contrôle et de provoquer le désir en s’éloignant, mais bon, on a tous compris vers quoi ça se dirigeait.

Cela dit, nous ne les retrouvons que deux semaines plus tard à Paris en train de faire l’amour. Il fallait que ce soit Paris et il fallait que la caméra s’amuse à proposer un mouvement ample de rotation. C’est une jolie esthétique qui brouille certains repaires de manière sympathique, mais ça n’en reste pas moins une scène de cul quoi. Les deux personnages finissent nus l’un sur l’autre à se demander s’ils peuvent se faire confiance, un parallèle grossier avec la scène du début d’épisode et voilà. Vraiment, posons nos cerveaux.

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La torture de Bernard

Ce n’est pas bien glorieux ce début d’épisode, et je le relègue dans la critique seulement ici parce que l’intrigue n’est développée qu’à ce moment. Côté réalisation, on se tape un petit kiff avec la caméra à l’envers, mais sans rien pour le justifier – contrairement à l’excellente saison 4 de Channel Zero par exemple. Je recommence directement à tout comparer à d’autres séries, pardon, je ne sais pas d’où vient cette habitude pour cette série. En fait, la caméra reprend progressivement son sens normal, en pivotant, pour mieux nous amener à un Bernard torturé. Rien de nouveau avant le générique, donc.

Bien après le générique, Dahlia explique à Bernard ce qu’elle a récupéré de Citadel huit ans plus tôt : elle aimerait retrouver la Mallette X, mais en attendant, elle a tout de même une balise GPS capable de traquer les mouvements de l’uranium tout autour de la planète, en temps réel. Il y a toutefois un mot de passe de 19 caractères qui pose problème : elle n’a jamais réussi à le craquer. Elle compte donc sur Bernard, le créateur de cette balise pour l’aider à enfin accéder à ce qu’elle souhaite.

Pas de chance pour elle, Bernard n’a pas l’intention de lui donner, même si on le menace d’une balle dans la tête (logique). Pas de chance pour lui, Dahlia sait comment faire pression, en menaçant de tuer sa femme et sa fille qui sont dans le Wyoming avec celle de Mason. Comment peut-elle bien le savoir ?

Facile, Abby, la femme de Mason est très très très clairement une agente infiltrée. On ne nous le dit pas encore cependant : on propose une scène où elle explique comment elle a rencontré Mason, après un accident traumatique lui faisant suivre une thérapie pour retrouver la mémoire, thérapie aussi suivie par Kyle à ce moment précis. Et comme par hasard, Dahlia a des infos précises sur le QG de Bernard ? On nous prend pour des jambons.

Oh, bien sûr, Dahlia explique ce qu’elle sait par un accès à tous les ordinateurs et caméra de surveillance permettant de retracer le voyage effectué par Bernard. Je préfère largement ma théorie. En attendant, Dahlia menace la famille de Bernard, puis recommence à le torturer lui. On ne sait pas bien pourquoi, ni quel est l’intérêt : soit tu t’attaques à lui, soit tu t’attaques à la famille, mais il faut se décider, non ?

Apparemment, ça l’a fait rire de torturer Bernard, et ça l’a fait rire aussi de lui apprendre, en lui montrant son bras brûlé, qu’elle a déjà obtenu des réponses d’un autre agent de Citadel : Carter. Dommage de sous-entendre qu’il est mort alors que je venais de l’apprécier dans le flashback ! Bon, ceci dit, Dahlia n’est pas maligne : elle ne surveille pas Anders quand il est chargé de torturer Bernard, après un autre médecin qui lui a retiré des dents.

Anders commence ainsi le travail mais s’interrompt dès que Bernard lui promet que Brielle, la femme qu’il aime, est encore en vie.

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Espagne

Si le flashback s’interrompt sur la scène à Paris, qui s’est donc bien déroulé à Paris juste parce que c’est la ville de l’amour, ce n’est pas la dernière scène de Nadia et Mason. De retour en Espagne et dix ans plus tard, nous suivons Nadia utiliser un ordinateur pour prendre des nouvelles de ce qu’il se passe à Citadel. Elle utilise un message codé qui lui permet notamment de se renseigner sur un paquet qui, apparemment l’attend. Bon, Nadia a clairement un secret, mais la musique dramatique ne nous permet pas de savoir de quoi il s’agit.

De son côté, Mason appelle Abby, sa femme, pour la rassurer et lui donner des nouvelles. Elle a beau pleurer d’inquiétude, je n’ai aucune confiance en elle, mais alors vraiment aucune. En vrai, elle ne fait que demander des informations sur sa localisation, qu’il ne donne pas vraiment, et poser des questions sur Nadia. Certes, c’est ce que ferait une femme inquiète pour son mari, mais je ne peux m’empêcher d’y voir une espionne inquiète de savoir où est sa cible. Nous verrons bien.

En attendant, Nadia essaie de se débarrasser de Mason dès qu’elle en a l’occasion, avec un billet d’avion et de l’argent en cash. Lui n’en a pas envie : apparemment la vie d’espion lui plaît. À sa place, j’aurais plutôt envie de me barrer et de reprendre ma vie de famille, mais lui, il sait trouver les mots pour piquer la curiosité de Nadia : il lui explique qu’ils sont les deux lumières dans un océan de rouge.

Nadia comprend bien vite qu’il parle de la mallette X et que l’océan de rouge n’est qu’une représentation de messages de détresse envoyés par d’autres agents de Citadel. Finalement, elle ne visionne que des messages de Carter. Elle ne met pas longtemps à remonter sa trace, avec un dernier message au Maroc.

En fait, même si dans son message Carter s’inquiète de Manticore se rapprochant de lui, Nadia comprend qu’il a été retrouvé et torturé. C’est lui qui a donné la localisation de la mallette X – et c’est effectivement une explication plausible et logique, contrairement à la suite. Dès qu’elle le comprend, Nadia décide de mener une expédition au Maroc pour aller interroger un homme gérant une branche mafieuse qui pourrait les mener à Carter. Elle ne peut toutefois pas l’interroger elle-même : il était pote avec Mason, il est donc logique que ce soit lui qui se rende interroger l’homme.

Sur place, Mason assure plutôt pas mal. A distance, Nadia, dans son oreille, télécharge tout le contenu du portable de l’homme grâce à un briquet remis à Mason. Comme la semaine dernière, on ne peut pas faire plus cliché pour une série d’espionnage, mais c’est rigolo et prenant comme intrigue.

En plus, il y a tout de même un problème : la mission est un succès pour Mason, mais il apprend aussi avec certitude qu’il était bien en couple avec Nadia. Outre ce petit détail qui n’a pas trop d’importance tant c’est évident quand on sent la tension sexuelle entre eux, il apprend aussi que Nadia serait responsable de la chute de Citadel : c’est elle l’agent infiltrée de Manticore ayant fourni les informations à l’agence ennemie. C’est plausible, mais ce sera sûrement plus compliqué que ça.

Mason a un peu de mal à faire face à l’info, et surtout à faire face aux moqueries du fils de l’homme qu’il est venu interroger. Il finit par s’en tirer plutôt bien, menaçant de son flingue le fils pour enfin pouvoir se barrer. La scène manquait d’action, là, pour le coup.

Ce n’est pas si grave, toutefois : ça permettait une jolie conclusion d’épisode avec Mason confrontant Nadia dans la voiture. Celle-ci a toujours réponse à tout et conserve la confiance de Mason, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

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Brielle

Non, ça ne va pas plus loin, et pour que l’épisode puisse finir par un cliffhanger, il fallait un rebondissement vraiment intéressant. La série en trouve un du côté de Bernard : il nous révèle que Brielle, la femme dont Anders est amoureux, n’est autre qu’Abby, la femme de Mason. Ah putain. SI je savais qu’Abby ne pouvait qu’être une espionne, je ne m’attendais pas à ce que Bernard soit déjà au courant. Cela suppose aussi qu’il avait possiblement retrouvé Mason plus tôt que ce qu’il disait s’il est déjà si renseigné sur Abby.

En tout cas, il promet à Anders que tout ce qu’il croit savoir est un mensonge, et on comprend par là que nous aussi. De là à retourner la caméra comme on essaie de nous retourner le cerveau, il n’y a qu’un pas qui est évidemment franchi. Pas sûr d’aimer ces retournements de caméra quand ils n’apportent rien à la série. Curieux d’en savoir plus, cependant, le cliffhanger est efficace, et croyez-moi, c’était nécessaire à la série !

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Walker – S03E17 – It Writes Itself – 04/20

Franchement, je ne sais pas s’il s’est écrit tout seul comme le suggère son titre ou avec une intelligence artificielle, mais à une semaine de la fin de saison, autant vous dire que la perte de temps incroyable, les coïncidences peu crédibles même si elles devaient être forcées et les intrigues secondaires à dormir debout ne m’ont pas spécialement convaincues. En fait, j’en viens à me demander si ce ne serait pas plus mal que la série soit annulée, ce qui est une possibilité tout à fait envisageable à l’heure où j’écris ces lignes.

Spoilers

Larry annonce qu’il est sur le point de se remarier, alors on lui organise un enterrement de vie de jeune garçon.


La bonne nouvelle | L’enterrement de vie de fille | L’enterrement de vie de garçon | Flashbacks & Coop | Le reste des Walker | Cliffhanger

La bonne nouvelle

J’ai soupiré fort dès le début de l’épisode, avec une fête organisée pour l’inauguration du centre Walker par Stella et son oncle. C’était si peu intéressant que pour tenter d’aviver l’intérêt, les scénaristes nous ont sorti le mariage de Larry qui a fait clairement plus plaisir à la famille Walker que l’aboutissement de son projet familial. Sérieusement, Abby qui saute de joie, alors qu’elle était déjà au courant qu’il allait faire sa demande, ça m’a paru tout à fait excessif.

Larry qui affirme que sa future épouse sera ravie de se marier sur place sans même lui demander son avis m’a fait grincer des dents comme jamais. Ce couple court à sa perte, sérieusement. Le pire restait à venir : après avoir entendu cette bonne nouvelle, voilà donc que Trey veut assister à l’enterrement de vie de garçon de son boss. C’est un non ? C’est si creepy, et l’idée du camping n’a pas arrangé les choses. Ce n’était toujours pas le pire, mais je ne vais pas m’éterniser sur la critique, alors j’enchaîne.

La bonne nouvelle | L’enterrement de vie de fille | L’enterrement de vie de garçon | Flashbacks & Coop | Le reste des Walker | Cliffhanger

L’enterrement de vie de fille

Kelly aussi a droit à ses scènes d’enterrement de vie de fille et il s’agissait, je pense, des plus gros moments de gêne et solitude de l’épisode. Les scénaristes n’ont jamais développé ce personnage outre mesure, elle n’a donc aucun lien avec personne à Austin. Pourquoi forcer le trait et lui organiser cette intrigue à présent ?

Aucune idée, mais ça ne fonctionnait pas du tout d’avoir Cassie et Geri qui lui organisent une fête improvisée parce que ses amies – ses vraies amies – sont coincées en Floride. Voilà donc Cassie qui tente d’être la pote de son chef comme si c’était logique et normal de le faire (elle a carrément une réplique pour souligner que ça fait d’elle une bonne ranger ???) et Geri qui insiste parce qu’elles se connaissent depuis longtemps. Sérieusement, même une soirée avec Abby aurait été plus logique pour Kelly.

Au lieu de ça, on les suit donc au spa, puis au Side Step, où les scénaristes n’ont rien, mais alors vraiment rien à raconter avec ces personnages. C’était le vide intersidéral, et ce n’est pas de mettre trois figurants torse nu qui va aider à me convaincre que ça valait le coup de regarder cet épisode. Et en plus, les scénaristes insistent pour dire que Geri et Cassie devraient passer plus de temps entre amies. Si c’est ça le programme de la saison 3, non merci.

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L’enterrement de vie de garçon

Peut-être, pensez-vous raisonnablement, que ça se passe mieux du côté de Larry ? Eh bien, non. Je n’ai pas compris la constitution du groupe. À nouveau, on exclut Bonham qui aurait bien plus sa place qu’August dans cette expédition camping impromptue et on nous ajoute donc aussi DJ, le fils de Larry, qui sort de nulle part pour le bien de l’épisode. Autant j’avais aimé DJ la dernière fois, autant cette fois-ci, et bien, il n’apporte rien à l’épisode. En même temps, l’épisode n’apporte rien à la saison non plus, vous me direz.

C’est un tel vide que ça se sent même dans l’écriture, où on enchaîne un plan musical long sur le départ pour le campement avant le générique avec… un plan musical long sur le campement en lui-même juste après le générique. Je ? Je n’ai jamais vu ça, c’est du vide, vraiment, littéralement du vide. Il n’y a pas d’intrigue, juste cinq personnages qui partent en camping alors que rien ne justifie vraiment les liens entre eux si ce n’est d’être tous dans le casting de la série. Qu’est-ce que Liam vient foutre à l’enterrement de vie de garçon du chef de son frère ? Je veux bien qu’ils s’entendent tous et que ça fasse une grande famille… mais non, en fait, je ne veux pas, on n’a jamais vu qu’ils étaient ne serait-ce que proches. On en était au stade où j’ai fini par me demander pourquoi le mec de Liam n’était pas venu aussi. Plus on est de fous…

Plus on s’emmerde ? Sérieusement, l’expédition à cheval, le campement, la partie de football et les marshmallows grillés ? Pouvait-on faire plus chiant ? Dès le départ, je me suis dit que ça allait être ennuyeux et à la gloire des ricains, mais je n’imaginais pas que ce serait à ce point. Cet épisode va catalyser toute ma haine pour longtemps, je crois.

Et non, ce n’est pas le faux suspense autour de la possible attaque d’un serpent menaçant Trey, ni toutes les moqueries des abrutis autour de lui une fois le serpent maîtrisé qui me feront changer d’avis. La visite d’une ranger locale, qui dit s’appeler Ranger Shelton, m’a fait croire qu’il allait peut-être se passer quelque chose, enfin, dans cet épisode.

Finalement, il n’en est rien. Elle leur dit juste d’éteindre leur feu et part avec le serpent. Fallait bien s’en débarrasser…

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Les flashbacks & Coop

Pile quand je me disais que l’épisode ne pouvait pas tomber plus bas, les scénaristes se sont dit qu’il serait judicieux pour Cordell d’avoir quelques flashbacks de la torture par Grey Flag alors qu’il essaie d’écrire le discours d’introduction du mariage de Larry – qu’il va présenter, évidemment. Comme toujours, Cordell fait le fier et décide de ne parler de son trouble à personne, pas même quand il se met à s’imaginer avec un pistolet à la main à la place d’une balle de football.

Non, sérieusement. Cela n’arrive à personne, jamais, même avec un PTSD. Je veux bien qu’on nous représente ses pensées, mais… je ne sais pas, je n’ai pas accroché, je n’aime pas les flashbacks. Les choses ont encore empiré : après Emily, voilà Cordell qui se retrouve à s’imaginer parler avec… lui-même ! Mais version ado, cette fois, à l’époque où il était dans les Marines. J’ai baillé. Littéralement. Le jeune Cordell avertit son alter-égo vieillissant sur une conversation difficile qu’il se doit d’avoir pour affronter son passé. J’ai baillé une seconde fois.

Le passé et la conversation dont il est question ? Coop. Il attend justement Cordell au ranch quand ils rentrent tous de leur camping. Je n’ai absolument pas compris d’où sortait cette scène, sans vraie transition, mais notons simplement que Coop s’en va vers Washington. Il fallait conclure cette intrigue, certes, mais ça fait déjà un ou deux épisodes que ça aurait dû avoir lieu. Là, c’est un cheveu sur la soupe qui apporte une conclusion, sans qu’on ne comprenne vraiment en quoi ça aide Cordell à surmonter son trauma. L’essentiel est qu’on sache que c’est le cas parce que Cordell trouve l’inspiration pour le discours de mariage de son boss.

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Le reste des Walker

Bon, je ne vais pas faire semblant : je me doutais bien que l’intrigue de Bonham et Abeline n’allait rien apporter à l’épisode. J’ai eu un peu espoir, c’est vrai, en considérant qu’il ne se passait rien dans les autres intrigues, mais ça n’a pas duré longtemps. Ils passent leur épisode au ranch, à se rendre compte que ça y est leur maison est vide et qu’ils peuvent faire l’amour.

Super, ils remettent de la passion et du piment dans leur vie, c’est chouette pour eux. Ils passent l’épisode à se complimenter et à radoter sur la lune de miel qu’ils n’ont jamais pu faire, en Italie. C’est presque sans surprise qu’en fin d’épisode Bonham propose donc à Abby de l’emmener en Italie, après le mariage de Kelly et Larry. Ils sont prêts pour un nouveau départ en fin de saison 3, donc. Cool pour eux… et finalement, peut-être que c’était bien leur intrigue la plus intéressante. C’est dire !

Peut-être que Stella peut sauver l’épisode, pensais-je naïvement quand j’ai vu qu’elle s’était embarquée avec Sadie dans une nouvelle intrigue. J’adore l’actrice interprétant Sadie, après tout. Seulement, je n’ai pas compris pourquoi elles se rendaient ensemble à une fête à l’université, d’où sortait cette intrigue, pourquoi elles étaient amies alors que Sadie avait plutôt passé du temps avec August et pourquoi on nous ramenait ensuite Bel dans la série.

J’adorais Bel quand elle était encore là, mais elle a tellement disparu de la série que je me suis dit que sa présence allait servir à quelque chose. Pourtant, toujours pas d’intrigue : Stella se sent juste un peu conne quand elle n’a que le refuge pour tenter de glorifier sa vie, alors que sa pote est à l’université, vise des études de droit, à un podcast sur l’immigration et a réussi à voir la situation de ses parents être régularisée.

Bref, elles n’ont rien à se dire et la culpabilité de Stella qui s’excuse, c’est naze. Sinon, j’avais prévu de ne même pas parler de Witt, l’ami de Sadie qu’elle rencontre, mais le cliffhanger m’impose de le faire, alors voilà… Sadie présente un de ses potes à Stella, il s’appelle Witt. C’est tout ce qu’on sait de lui, j’ai revu la scène, vraiment.

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Cliffhanger

Ecoutez, je ne sais pas. La dernière scène de l’épisode tente de nous expliquer qu’on ne s’est pas fait chier pendant quarante minutes pour rien parce que EH, regardez Witt qui était à la fête de l’université et la Ranger qui a pourri la fête de Larry se connaissent et sont des méchants. Putain, mais quoi ?

On nous prend deux personnages random qui n’ont servi à rien dans l’épisode qui lui-même ne racontait rien, et on nous dit qu’ils seront les méchants du dernier épisode de la saison : ils ont un patron et sont ravis d’avoir trouvé une opportunité parfaite pour agir avec le mariage de Larry. Je ne baille plus, je soupire. Fort. Quelle perte de temps, quelle saison mal construite ?

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Grey’s Anatomy – S19E17 – Come Fly With Me – 17/20

Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.

Spoilers

Mika a peur de croiser Teddy suite à l’intervention d’Helm, Lincoln se retrouve à gérer un cas médical ambitieux.


Is it annoying if I say you were extremely lucky ?


Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Les requêtes des internes

Alors qu’elle arrive à l’hôpital avec ses colocataires, en retard comme toujours, Mika se cache soudainement – elle a peur de Teddy. Helm lui a raconté avoir pété un câble sur Teddy, mais ne se souvient plus exactement ce qu’elle a dit, menant Mika à penser qu’elle va se faire virer à cause d’Helm. Je doute que ce soit le chemin emprunté par la série, mais en attendant, elles m’ont fait mourir de rire avec Simone à essayer de cacher Mika de Teddy.

Pourtant, c’est tout l’inverse qui occupe Teddy à présent : loin de vouloir virer ses internes, elle prend conscience du problème de leur salaire insuffisant pour vivre à Seattle. Je trouve ça bien que la série prenne le temps d’en parelr, ça n’a jamais été évoqué aussi clairement avant dans la série – malgré la colocation. En fait, on n’a jamais bien vu la différence entre Meredith pauvre en début de série et richissime à la fin, car l’argent est resté largement tabou – souvenons-nous de la scène cette saison où le salaire de chef est resté caché sur un papier. Toujours est-il que Teddy se retrouve à organiser une réunion avec les chefs des services pour parler de la situation des internes et des requêtes faites sur des sondages anonymes.

Je trouve qu’on arrive à peu près à deviner qui est qui cela dit, et celui de Mika est criant de vérité sur l’instabilité financière. La pauvre (littéralement, du coup) a dû bosser en tant que barmaid en tant que barmaid pour tenter de s’en sortir. C’est quelque chose qui choque particulièrement Teddy, voulant résoudre le problème. Elle se heurte à un Richard qui rappelle que les internes ont toujours été mal payés de toute manière, en parlant de son époque.

S’il entraîne un temps Amelia, Nick (les deux m’ont fait rire en vrai) et Miranda, la balance se renverse quand il est question des vacances que les résidents sont supposés pouvoir avoir. Miranda évoque ainsi le cas de son supérieur qui lui avait refusé du temps off pour s’occuper d’un enterrement familial, choquant Richard voulant se renseigner sur le médecin qui a pu lui refuser ça. Le problème ? C’était lui-même. Bref, il y a tout un système à changer.

Tous les médecins se mettent à raconter les histoires du passé, avec un harcèlement au travail clairement présent depuis toujours dans les hôpitaux. Ce n’est rien de nouveau, donc.

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Lucas & Nick

Après deux semaines, j’ai presque l’impression que Nick est de retour de très loin dans la série. L’épisode commence par un échange intrigant entre lui et Amelia, où il assure qu’on lui a posé un lapin. Finalement, la série finit par révéler que c’est Lucas qui le lui a posé : son nouveau mentor est ainsi bien énervé quand il arrive enfin à l’hôpital, en retard.

Cela ne l’empêche pas de vouloir bosser avec lui quand même et de lui confier une liste de tâches à faire, à toute vitesse. Lucas se retrouve à galérer toute la journée à suivre les instructions de son supérieur. En plus, il écrit comme un médecin apparemment, ce qui fait que Lucas rate plusieurs informations importantes, menant à une patiente qui a un problème aux urgences.

Une fois de plus, Lucas essaie de s’excuser, mais ce n’est pas ce que Nick veut entendre. Il veut que son interne essaie davantage et réussisse à mieux gérer ses médicaments, parce qu’il est évident qu’il n’arrive pas à gérer son trouble TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité). C’est vrai que ça pourrait coller au personnage.

Par contre, il ne l’avait absolument jamais envisagé. Même si elle a d’autres choses en tête, il se confie à Mika pour avoir son avis médical sur la question, et Mika n’hésite pas un quart de seconde. Elle s’énerve contre Lucas qui a encore son job après son erreur médical, alors qu’elle sait qu’une grande partie de leurs supérieurs sont en train d’avoir une réunion à son sujet. Bon, elle se trompe un peu, évidemment, mais ne l’apprend qu’après.

Toujours est-il que ce diagnostic sorti de nulle part perturbe Lucas au plus haut point, parce qu’il n’avait jamais considéré qu’il pouvait avoir des troubles. Il s’inquiète aussi pour sa carrière de chirurgien, même s’il ne le dit pas exactement comme ça. Pourtant, Nick le rassure en fin d’épisode quand il le retrouve et comprend son erreur : lui aussi a un trouble TDAH, mais il prend des médicaments et peut ainsi être un excellent chirurgien.

Franchement, c’est un peu caricaturé et simplifié une condition médicale difficile à diagnostiquer et maîtriser ; surtout quand elle est découverte à l’âge adulte. C’est évidemment une facilité scénaristique bienvenue que Nick le soit aussi, mais quitte à faire une intrigue dessus, j’espère que les scénaristes prendront le temps de montrer aussi les difficultés que ça va poser pour Lucas. En temps normal, avec cette série, ça ne m’inquiéterait pas plus que ça, mais on approche à grands pas de la fin de saison, ça donne l’impression que ça peut être vite zappé.

Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

75 ?!

Owen demande de l’aide à Linc pour une consultation un peu particulière : les sports extrêmes, c’est de la merde. Ils se retrouvent à s’occuper d’un patient qui s’est brisé le fémur, le tibia, l’humérus ou le pelvis… Rien que ça, et probablement d’autres choses, mais bon, je n’avais pas les sous-titres et pas l’envie de faire pause toutes les phrases non plus : il en avait 75 de cassés, sans être paralysé pour autant.

Le patient est jeune, mais il a désormais un échafaudage pour le maintenir, tellement il est cassé de partout. Yep, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais en même temps, il s’est retrouvé là en faisant un truc que je ne ferais jamais. C’est un ancien soldat qui espère pouvoir être rétabli pour l’été, afin d’aider son neveu à apprendre à faire du vélo. Ce n’est pas gagné, tout de même. En plus, Owen a beau vendre Lincoln comme un super chirurgien, sa réputation est faite avant même qu’il ne rencontre le patient : il a tué une super star aux yeux de la presse.

Comme Jules et Simone bossent ensemble sur ce cas, Jules en profite aussi pour parler du mariage de sa nouvelle amie. Le problème, c’est qu’elle n’était pas au courant que Lucas s’était déchargé de son rôle sur Jules. C’est du grand n’importe quoi de l’apprendre comme ça. Elles en parlent pendant une bonne partie de l’épisode, apprenant aussi à se connaître parce que Jules estime que c’est facile en posant quelques questions. Franchement, Jules m’a fait rire à plusieurs reprises et a totalement cerné les dysfonctionnements dans la relation Simone/Lucas. Après, ce n’est pas compliqué non plus.

De son côté, Linc prend le challenge de ce patient avec plaisir : il envisage son cas comme un puzzle à reconstituer, mais en plusieurs jours et plusieurs opérations. Jules s’inquiète tout de même de devoir attendre si longtemps, et on sent qu’Owen aussi. En vrai, Lincoln affirme que c’est pour éviter des risques d’une anesthésie trop longue, mais on le sent quand même traumatisé de ce qui est arrivé avec The Tank.

Quand Lincoln évoque le risque d’une amputation, le patient assure qu’il ne veut pas vivre avec un membre de moins. Cela mène clairement à un Owen qui ne respecte pas sa place : alors que Lincoln est clair sur ce qu’il veut faire, Owen finit par évoquer devant le patient la possibilité d’une chirurgie invasive et longue. C’est insupportable. Il est insupportable. Putain, mais quand est-ce qu’on se débarrassera de ce personnage ?

Une fois de plus, Owen dérape totalement parce qu’il se projette dans le cas de ce patient qui est un ancien militaire et qu’il est sûr de prendre la bonne décision. C’est faux. C’est forcément faux. J’ai adoré voir Lincoln le congédier sans y mettre plus de formes que ça : il est temps que plus de gens fassent prendre conscience à Owen qu’il est imblairable et travaille mal en équipe. Et puis, là, ce n’est pas sa spécialité, en plus.

De son côté, Jo galère à gérer de front son job de maman et son job à l’hôpital, mais elle semble tout de même s’en sortir à merveille. Elle est juste débordée de tous les côtés, ce qui ne l’empêche pas de s’inquiéter et de s’occuper de Link évidemment. Elle le pousse à se détendre et à évoquer clairement ce dont il a besoin pour mener à bien son opération impossible. Il se rend compte ainsi qu’il a besoin de six chirurgiens. Jo se porte volontaire pour son opération et le remotive immédiatement, ce qui fait que ça peut finalement se faire.

Jo rencontre bien évidemment le patient, qui en profite immédiatement pour la draguer. On suppose déjà que s’il survit à l’épisode, il sera pour plusieurs épisodes car il est dans un état qui va nécessiter du post-opératoire et car on prend le temps de nous le présenter comme quelqu’un de bien malgré sa folie initiale – il n’hésite pas à demander qu’on s’occupe bien de son meilleur ami si lui devait mourir sur la table d’opération. On le suppose encore plus quand il se met à draguer Jo. Bordel, mais casez-la avec Linc une fois pour toute plutôt que de proposer ce genre de délire.

Bien sûr, Simone se montre inquiète de voir Linc se réembarquer là-dedans, et ça offre l’occasion à Jules de lui montrer qu’elle la connaît bien, car elle s’en rend compte et sait exactement pourquoi. Cela pousse finalement Simone à faire part de ses inquiétudes à Owen et Lincoln. Owen est un gros con criant aussitôt sur Simone, ce qui ne surprendra plus personne à ce stade. Heureusement que Lincoln est plus malin que ça.

Il a les bons mots pour la rassurer et surtout la reconcentrer sur cette immense opération qui se prépare et qui a lieu sans le moindre souci. C’est une belle chose : tout est bien qui finit bien. Lincoln décide tout de même de rester avec Sam, le patient, jusqu’à ce qu’il se réveille, au cas où. Voilà comment il se réconcilie ainsi avec Simone – ce n’a jamais été une vraie dispute, mais au moins, elle l’estime à nouveau. Quant à Owen, Lincoln lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à se comporter une nouvelle fois comme ça avec lui. Bim.

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Le retour de Max

De son côté, Jules est clairement jalouse de ce qu’il se passe avec Kwan. Il continue de draguer son infirmière et les trois prennent évidemment l’ascenseur ensemble, sinon ce ne serait pas drôle. Kwan se rend ensuite aux urgences où Miranda insiste pour le remercier de l’avoir sauvée de son agresseur et où il tombe sur Maxine, la colocataire de Jules. Si Max apprécie d’être traitée en VIP par Kwan, elle ne veut surtout pas que Jules soit au courant de sa présence. Cela ne peut que mal se terminer.

Levi est rapidement mêlé à l’intrigue également, et s’occupe de son cas médical avec sourire et bienveillance, tout en la confiant à Kwan. Ce dernier en profite clairement pour essayer de lui soutirer des informations sur ce que Jules a bien pu dire sur lui – des amis avec bénéfices.

Cela dit, ça va un temps : s’occuper d’une personne âgée avec une infection urinaire, c’est moins intéressant que de s’occuper d’un trauma. Avec la permission de Max, Kwan s’éclipse donc. Le problème, c’est que ce n’est pas à la patiente de décider ce qu’il doit faire, c’est à Levi. Et Levi est énervé d’apprendre que Kwan s’est absenté, surtout quand il l’apprend parce que Bailey retrouve Max en train d’errer dans l’hôpital.

Quand ils s’occupent tous les trois de la patiente, ils se rendent compte que la colocataire de Jules a des symptômes de démence et de délires, probablement dus à son infection urinaire. Cette fois, ils n’ont d’autres choix que de biper Jules pour la prévenir. Malheureusement, son état s’est dégradé, et c’est en grande partie de la faute de Kwan qui doit expliquer la situation à Jules. Dur.

On peut penser ce qu’on veut, mais en ce qui me concerne, Jules est parfaitement légitime quand elle s’énerve après lui et lui reproche son inconscience la plus totale de ne pas l’avoir contactée et d’avoir laissé de côté Max parce qu’elle lui demandait. C’était n’importe quoi de sa part. J’ai aimé la dernière scène qui voit Simone s’inquiéter aussi pour Jules. Vraiment, ces nouveaux internes sont géniaux.

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Une pluie d’excuses

Reste à gérer le problème de Mika qui a stressé toute la journée de la réunion des chefs de service. La conclusion est surprenante quand elle arrive enfin : Mika se décide à interrompre la réunion sans y être invitée pour engueuler tout le monde et se défendre ; puis pour démissionner quand elle sent qu’elle est sur le point de se virer.

J’ai aimé cette fin d’intrigue – et d’épisode : elle se trompe évidemment et Teddy finit par lui expliquer qu’elle ouvre au contraire un fond pour aider les internes en ayant le plus besoin à boucler les fins de mois ; un fond dont Mika sera la première à bénéficier. C’est un beau cadeau pour Mika et aussi une belle manière de s’excuser pour la manière dont elle a pu être traitée.

Toutefois, Amelia a su reconnaître aussi qu’elle avait déconné en l’engueulant dans l’épisode précédent. Je n’ai pas trop aimé la manière dont c’est minimisé par ses collègues, mais j’ai adoré la voir ensuite aller s’excuser auprès de Mika. La pauvre ne sait plus où se mettre et est toute stressée, mais c’est une bonne chose que les scénaristes prennent le temps de mettre les excuses en scène.

J’aime tellement cet aspect d’Amelia. Elle est capable de reconnaître ses erreurs, et cet épisode la montre sous sa meilleure facette. L’épisode se termine ainsi par les excuses qu’elle fait à Winston, forçant toutefois un peu trop pour lui parler alors qu’il lui demande d’être tranquille. De là à mériter qu’il lui foute un tel vent en fin d’épisode ? Probablement pas, mais bon, elle récolte ce qu’elle a semé je pense. Et puis, je doute que Winston ne reste énervé après elle bien longtemps.

Enfin, suite à cette réunion sur les problèmes systémiques de l’hôpital, Richard retourne chez Jo’s, sachant bien qu’il a déconné en début de saison. Ainsi, il intervient dans la vie d’Helm aussi, lui demandant ce qu’il faudrait mettre en place pour qu’elle revienne à l’hôpital. Oh. J’aimerais tellement son retour ! Et son flirt avec Mika, bordel, quand est-ce qu’ils vont concrétiser ça ?

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Station 19 – S06E16 – Dirty Laundry – 18/20


Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?

Spoilers

Les pompiers interviennent sur un carambolage, afin d’extraire les victimes de l’accident.


You’re gonna make a damn good chief, one day.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

La vie de la caserne

Dans ce début d’épisode, il y a encore et toujours l’élection du maire en toile de fond et Dixon s’en donne à cœur joie du drama révélé de la relation entre Ross et Sullivan. Autrement dit, la situation n’est pas idéale – surtout quand la télévision est allumée en salle de pause de la caserne sur une interview de Dixon. C’est alors la panique pour trouver la télécommande, et ils m’ont bien fait rire quand il y avait une attitude évidente à avoir… Maya a finalement cette réaction la plus logique : débrancher la télévision. La télécommande ? Elle réapparaît quelques minutes plus tard, c’est Travis qui l’avait déplacée, mais c’est révélé tout discrètement.

La première scène est très fluide et était top à voir : on passe de la salle de pause à la cuisine, où Andy sert le petit déjeuner et où la conversation finit par être l’inscription pour aller voter. La série en profite pour faire passer le message que c’est important de le faire, à travers le personnage de Jack qui, évidemment, ne vote pas par flemme de s’inscrire en ligne. Une fois convaincu que ça peut être bien de le faire, Travis le pelote sans vergogne sous prétexte de chercher son téléphone. C’était un peu abusé comme gestes, non ?

On ne s’y attarde pas de toute manière car Powell débarque dans la cuisine. La nouvelle – qui remplace temporairement Ben, arrêté car blessé – est absolument insupportable et je comprends pourquoi j’avais oublié qu’elle était là. En fait, elle se positionne d’elle-même en intrus dans la caserne, s’attaquant sans raison aux autres avec des surnoms parfois insultants et des commentaires narquois qui n’ont rien à faire là. Par exemple, Powell s’amuse à critiquer Sullivan qui a couché pour atteindre le sommet. Je ne sais pas, si tu essaies de te faire une place dans une caserne, ne commence peut-être pas par là ?

Je ne doute pas que l’on finira par l’apprécier – peut-être même juste avant qu’elle ne meure parce que ça fait longtemps que personne n’est mort ; mais en attendant, elle a réussi à me souler autant, si ce n’est plus, que Beckett en quelques scènes seulement. D’ailleurs, c’est une transition facile : Beckett est de retour, mais son statut est probatoire uniquement. Ainsi, Theo reste le capitaine par interim – et il est le capitaine de Beckett également en attendant qu’il puisse récupérer son poste. Allons bon, voilà une situation qui risque d’être intéressante.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

Ross

Comme prévu, c’est le bordel dans la vie de Ross et Sullivan maintenant que leur relation est connue de tous. J’ai un peu de mal à croire que la presse puisse s’en mêler autant, parce que je n’ai pas l’impression que les chefs des pompiers puissent avoir une telle popularité ? J’imagine que si, en cas de scandale, mais de là à finir dans la presse people, et en couverture parfois, c’est excessif, je pense.

En tout cas, la pauvre Ross est harcelée de coups de téléphone pour commenter la situation et Sullivan s’enferme dans une rage qui n’annonce rien de bon.

Bien sûr, maintenant que la relation est connue de tous, on peut reprendre l’intrigue entre Andy et Sullivan. Après tout, elle en veut encore à Sullivan de lui avoir menti pendant si longtemps. Et puis, Andy analyse correctement la situation quand elle se rend compte qu’il est surtout énervé pour les mauvaises raisons et ferait mieux de s’occuper de soutenir Ross que de s’enfermer dans sa colère.

Comme Sullivan est occupé sur le terrain, c’est finalement Andy qui décide qui s’en occupe. Ross a déjà prévu de démissionner et est en train de ranger ses affaires quand Andy débarque. La cheffe est bien patiente avec sa subalterne, lui expliquant patiemment sa décision. Franchement, Andy est dans l’insubordination totale et refuse d’écouter même l’ordre de Ross qui lui demande de retourner à la caserne – parce qu’elle refuse de prendre des ordres de quelqu’un qui abandonne.

Andy décide donc de passer sa journée dans le bureau de sa cheffe – qui est aussi la copine de son ex-mari, rappelons-le. C’est au-delà du harcèlement à ce stade, mais bon, ça passe car c’est fait par l’héroïne de la série, évidemment. Les conseils d’Andy sont aussi naïfs que Ross le souligne : parler à la presse dans cette situation, ça ne peut qu’empirer la situation. Pourtant, Andy lui assure que si elle parle, elle pourra changer l’angle d’attaque de la presse. Il suffit de dire non à la pression qu’elle se prend et de faire voir son excellent point de vue.

C’est suffisant pour convaincre Ross qui reprend dès lors son travail en abandonnant son plan de tout abandonner, quelle ironie du sort. Avant de partir, elle souligne tout de même qu’Andy fera une excellente cheffe des pompiers un jour, et qu’elle y arrivera par elle-même et non grâce à l’exemple que Ross donne. Faut pas donner de mauvaises idées comme ça à Andy, madame, l’autorité ne lui va pas toujours, hein.

Sinon, Ross essaie aussi, en fin d’épisode, de parler à Sullivan avant d’avoir affaire à la presse. Malheureusement, il s’y refuse. C’est débile, mais c’est Sully.

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Le carambolage

Lorsque l’alarme de la caserne sonne enfin dans cet épisode, tout le monde part en intervention, sauf Andy vous l’aurez compris. Cela permet à Beckett de vouloir se la jouer collègue sympathique. C’est compliqué face à l’hostilité générale dans laquelle il est coincé, mais c’était bien drôle à voir. Et puis, un peu d’humour était nécessaire avant qu’on en arrive à un carambolage impressionnant et des victimes dont on n’aimerait pas être à la place.

Je veux dire Vic tombe sur une première voiture où l’angoisse est palpable. C’est horrible à voir : deux adolescentes sont dans la voiture. L’une avait ses pieds sur la plage avant, ce qui est la pire des idées et qu’on nous confirme : elle a le pied retourné qui lui fait face.

Paige, la conductrice, est totalement en état de choc. On la voit respirer, mais être incapable de réagir autrement. Il faut dire qu’il y a aussi un troisième adolescent à l’arrière. Mort. C’est Beckett qui le trouve, histoire qu’on soit bien empathique avec lui aussi – et ça marche. Il est aussi calme que possible pendant toute l’intervention, alors que les adolescentes prennent conscience peu à peu de la situation.

Il y a aussi un portable à récupérer au sol et toujours un adolescent mort à l’arrière. Quand elles finissent par en prendre conscience et que la première adolescente peut décrocher son téléphone… C’était glaçant. Je ne sais pas si ça vient de moi qui regarde ça au mauvais moment ou qui vieillis mal, mais vraiment, j’ai trouvé ça horriblement prenant niveau émotions. Quand la première adolescente est évacuée, Paige se retrouve seule dans la voiture.

Elle peut pleinement culpabiliser, parce qu’elle était au volant et se sent responsable de l’accident. Elle voulait juste écouter à nouveau sa chanson préférée. C’est con tant de drama pour si peu. Maintenant, elle se retrouve à avoir tué quelqu’un et clairement sa vie sera plus compliquée que prévu.

Ce n’est pas un souci d’après Beckett : il se montre fin psychologue avec l’adolescente, parlant de ses propres regrets d’avoir probablement tué son ami, père d’une petite fille qui sera condamnée à ne pas avoir son père pour le reste de sa vie. Vic entend tout ça et le message est clair : il est temps de changer d’avis concernant Beckett.

En parallèle, Travis et Jack s’occupent d’une autre voiture où ils trouvent un couple plus âgé, aussi bloqués dans leur voiture. Du côté des émotions, même si on s’y attarde moins, il y a aussi de quoi faire avec un couple qui a été séparé de nombreuses années mais s’est enfin retrouvé ; et une demande en mariage qui couvait jusqu’à ce que la femme l’accepte en craignant de perdre définitivement son peut-être futur mari. Mignon.

Ross finit par débarquer aussi sur le lieu de l’accident, où Maya fait le filtrage pour éviter que les civils ne viennent interrompre l’intervention des pompiers. Elle peut ainsi la remercier d’avoir fait ce qu’il fallait, même si ça ne s’est pas terminé comme elles l’espéraient. La scène était intéressante pour développer le personnage de Maya. L’embouteillage est énorme, évidemment. Un conducteur finit par s’impatienter et venir engueuler Maya qui est capable de le recadrer à merveille. Elle s’est montrée patiente avant de péter un câble, c’est quelque chose. Cela dit, je dis péter un câble, mais justement non : elle est ferme, autoritaire, crie, mais elle fait bien les choses sans insulter l’homme. Et puis, juste derrière elle, la mère de l’adolescent apprend la mort de son fils à l’arrière d’une voiture – ça fait relativiser beaucoup les abrutis égoïstes (que nous sommes tous un jour ou l’autre) coincés dans l’embouteillage. Une jolie manière de faire passer une leçon, l’air de rien.

C’est à Ross qu’incombe la tâche d’expliquer à la mère que son enfant est mort, puis de lui remettre son sac à dos comme preuve. La scène était choquante, il faut bien le dire, et réussie côté catharsis. Finalement, pas besoin de Carina dans un épisode pour que ce soit dramatique à souhait. Espérons que les scénaristes s’en souviennent et apaisent un peu la vie de Carina la saison prochaine.

Bon, par contre, ça m’a soulé de voir comment cette intervention se terminait. On était sur un épisode d’émotions et de choc, c’était réussi… et on termine par un pompier qui se moque de leur cheffe en présence de Sullivan. Celui-ci s’énerve et rappelle qu’elle est une vraie héroïne de guerre. Je comprends l’intérêt de montrer ce genre de remous suite aux révélations… mais ça m’énerve un peu tout de même que ça tombe à ce moment de l’épisode, car ça paraissait plus forcé qu’autre chose. Et puis sa décision de fin d’épisode à la lueur de cet incident… Débile.

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Le poste de capitaine

De retour à la caserne, Jack prend le temps d’appeler l’hôpital pour prendre des nouvelles de son patient, histoire qu’on nous montre qu’il a vraiment évolué en tant que personnage. Désormais, c’est un vrai être humain comme le souligne Travis. Ma foi, ce fut long et douloureux d’en arriver là.

Dans le même genre, ce fut long et douloureux d’humaniser Beckett, mais cet épisode parvient à le faire hyper rapidement. Le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne chose : l’ancien capitaine fait donc un barbecue pour ses collègues, s’excuse auprès de tous et assure qu’il ne cherchera pas à redevenir capitaine, devant Theo, qui le prend avec humour.

Powell souligne aussi à Theo qu’elle est bien heureuse de le retrouver comme capitaine. Je ne sais pas s’ils essaient d’en faire quelque chose de plus permanent, mais une chose est sûre : il aura Andy sur son chemin. Dans cet épisode, elle indique quand même être prête à devenir cheffe des pompiers un jour, et ça commence par le bas de l’échelle, inévitablement.

Le problème, planté comme une petite graine en fin d’épisode, c’est que Beckett a beau prétendre vouloir changer, il ne va pas bien. Vic s’en rend compte : elle l’a entendu s’accuser de la mort de son ami, elle l’a vu s’excuser, elle le voit encore en fin d’épisode venir donner un objet personnel à Theo, son nouveau capitaine. Bon, l’objet est une hache avec une inscription, c’est pas si ouf non plus, mais il a une valeur sentimentale. Un changement si brutal dans l’attitude, des remords et le don d’objets ? Vic se retrouve dans l’incroyable position de s’inquiéter pour lui.

Theo balaie ses inquiétudes d’un geste de main, mais je crois bien qu’on nous présente un Beckett au bord de l’autodestruction dans sa volonté d’être plus humain. Flippant.

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La culpabilité de Ben

Pendant ce temps, Ben est coincé à l’hôpital. Franchement, j’avais oublié l’intrigue après deux semaines, puisqu’il y a eu une pause dans la diffusion. Je ne comprends pas en quoi ce patient devient une fixette pour Ben : il a perdu d’autres victimes par le passé, il sait qu’il ne faut pas faire de promesses inutiles en sauvant les gens et que même en sortant une victime d’un incendie, elle peut ne pas s’en remettre.

C’est le cas : l’adolescent est dans le coma désormais. Bailey s’inquiète de voir son mari être dévoré par ce cas médical et fait le maximum pour l’aider, tout en gérant son propre boulot prenant. Elle le force ainsi à manger et à se changer les idées autant qu’elle le peut… pour mieux le laisser seul dans la chambre quand la mère de l’adolescent débarque.

Elle prend d’abord Ben pour un médecin, puis comprend qu’il est pompier. C’est horrible, parce que Ben est donc logiquement celui qui se sent responsable de la mort de son ami, mais il se retrouve à devoir rassurer et réconforter la femme. Elle se sent tout aussi coupable que lui en plus, parce qu’à ses yeux, c’est elle qui a envoyé son fils dans ce foyer où l’incendie s’est répandu et l’a empêché de sortir plus vite.

Quand la mère le remercie de prendre le temps d’être là pour son fils, Ben finit par être obligé de lui expliquer qu’il a dû faire un choix horrible dans la maison en flammes. Quand même. Après tout ça, Milo finit par se réveiller de son coma, devant un Ben tout heureux.

Pourtant, les mots de Milo sont clairs quand il le voit : il le déteste et ne veut plus le voir. Oui, logique. Je ne sais pas bien à quoi s’attendait à Ben en restant comme ça dans la chambre. Evidemment que c’est plus facile à Milo d’en vouloir à Ben, surtout au réveil. Ben peut donc finir l’épisode énervé par la situation, surtout qu’il reçoit aussi un appel de Ross pour lui indiquer qu’il va se voir remettre une médaille. Il ne s’y attendait pas et il n’est pas sûr d’en vouloir, à vrai dire, parce qu’il a sauvé la famille de Milo, mais pas celle de son pote.

Bref, on fait du surplace. Et je veux bien que ce soit une intrigue réaliste et tout… mais bon, on l’a déjà vécue j’ai l’impression. C’est du surplace qui tourne en rond pour le personnage de Ben, bim, il va recommencer à m’énerver.

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