Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1…
Auteur : Shipou
Ratched – S01E01
Épisode 1 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.
Spoilers
Well, I guess she works here now.
Si même l’écriture de la date, 1947, se fait à la manière d’American Horror Story, ça va être compliqué de ne pas associer les deux séries de manière définitive, tout de même. On commence la série par une messe et le suivi d’un prêtre dans sa vie après la messe. Ce n’est pas exceptionnellement intéressant, mais ça a l’avantage de rapidement m’apporter un collier crucifix pour le Bingo Séries. Je ne m’y attendais même pas, où avais-je la tête ?
Notre personnage principal est peut-être prêtre et vit peut-être dans une congrégation avec d’autres, mais ça ne l’empêche pas de se masturber quand tout le monde a le dos tourné, apparemment. Malheureusement pour lui, il est interrompu dans sa rêverie solitaire par un homme qui a tout du futur méchant prêt à le tuer. Tout ? Ben, ses rôles précédents avec Murphy, quoi, et surtout le visage du parfait psychopathe.
La scène est bien trop longue, mais ça fait une introduction réussie pour la série qui commence par un massacre de prêtres pour des raisons pas bien exceptionnelle. Le tueur révèle en effet qu’il est le fils d’une sœur, Margaret McGuire, qui a été reniée pour être tombée enceinte… d’un prêtre, évidemment. Le fils est là pour tuer son père, évidemment, et il parvient. Cela se fait avec pas mal de souffrance pour l’horrible paternel ayant abandonné la bonne sœur à sa déchéance.
Il y a tout de même un prêtre qui survit, sous le lit, pour faire bonne mesure ; alors que les autres sont des victimes collatérales qui n’avaient rien demandé, même si, OK, la masturbation est un péché aussi. M’enfin, c’est cher payé, surtout qu’il n’a même pas pu aller au bout de ses envies, le pauvre.
On enchaîne alors sur l’introduction du personnage principal, l’infirmière Ratched, jouée par l’éternelle Sarah Paulson. Elle est toujours aussi belle, toujours aussi parfaite et toujours coincée dans le même rôle. La voilà donc qui se rend à Lucia où a été envoyé le tueur de prêtres, histoire de s’occuper de lui. Ce n’est pas bien glorieux comme introduction : on la voit rembarrer un homme qui lui a fait son plein et tente de la draguer de la pire des manières. Vive 1947.
Ratched se rend donc à Lucia, une petite ville en bord de mer qui est parfaitement charmante et possède un motel où elle compte bien obtenir une chambre. L’ambiance y est très années 50, avec une gérante de motel qui enchaîne les clopes, et un homme qui mate Ratched et espère clairement plus rien que parce qu’il se tient là avec sa clope en main. Merveilleux.
L’esthétique des clopes si chère aux premières saisons d’American Horror Story ne me manquait vraiment pas. Vraiment, vraiment pas. Il va falloir m’y faire malgré tout. Une fois installée dans son motel, Ratched se rend finalement à l’hôpital psychiatrique où elle pense être sur le point d’être embauchée, mais elle y est confrontée à une infirmière, Bucket, qui n’est pas très heureuse de sa présence et lui assure qu’elle n’a rien à faire là.
Dans l’hôpital, elle croise également une apprentie infirmière et un des jumeaux Scavo (désolé, ils seront à jamais les jumeaux Scavo de Desperate Housewives), complètement défiguré. Merveilleux. Elle est en tout cas jetée par Bucket qui ne veut vraiment pas qu’elle rencontre le Dr Hanover. Celui-ci n’est pas présent, trop occupé qu’il est à tenter d’avoir un rendez-vous avec le Gouverneur. À défaut d’y parvenir, il se rend au restaurant pour lui imposer sa présence et tenter une entrevue avec lui, d’où il se fait jeter, ça va de soi.
De son côté, Ratched continue de l’attendre à l’hôpital où elle se refait rapidement une beauté au milieu de plans tous plus réussis les uns que les autres du côté de l’esthétique. Au moins, la série est belle à regarder, avec également quelques plans qui paraissent très référencés (Shining ?) et des changements de couleur intéressants – notamment quand Ratched surprend une infirmière en train de coucher avec un patient.
C’est du beau. Ratched se fait donc une bonne idée de l’hôpital avant le retour d’Hanover, qui n’est pas ravi de sa présence. Il ne se souvient pas de l’avoir convoquée et compte bien le lui dire, mais le franc-parler de l’infirmière Ratched fait qu’il n’a d’autres choix que de se faire à l’idée de sa présence. Il lui fait donc passer un entretien d’embauche à contre-cœur, mais ça me fait bien plaisir, parce que j’y trouve ainsi un autre point du Bingo Séries. Eh, il vaut le coup cet épisode, j’avance enfin dans ma grille !
Par contre, Ratched, elle, elle recule. Elle n’est pas du tout la bienvenue à l’hôpital et ses intentions paraissent d’un coup moins claires que prévu quand on la voit voler le sac d’une infirmière pour obtenir des informations sur son identité. Ratched se rend ensuite chez elle – elle s’appelle Amelia – et en profite pour se présenter en tant qu’Arlene Bower, une ancienne amie. Soit.
En tout cas, une chose est sûre, Ratched a des tenues magnifiques bien que beaucoup trop visibles (et au moment où j’écris ça, la voilà dans une robe de chambre immonde, super). On suit donc Ratched en train d’essayer de s’intégrer dans cet hôpital par tous les moyens, alors que toute la ville est en plein fantasme sur le tueur de prêtres. Quelle classe.
Durant la nuit, elle parvient à séduire un homme et le convaincre de venir passer du temps avec lui. C’est plus que louche, tout ça, comme comportement. Elle est complètement cinglée, ma foi, demandant ensuite à l’homme de prétendre qu’ils sont un couple marié en pleine dispute à propos d’enfants dont elle ne veut pas et qu’elle finirait par abandonner à la mort de son mari. Euuuh ?
Il fuit assez logiquement, mais ça permet à Ratched de savoir qu’elle a eu un appel d’Amelia. Celle-ci subit aussitôt un chantage odieux de la part de Ratched : comme elle a vu Amelia coucher avec un patient, elle entend bien récupérer son poste rapidement. Le chantage est aussi odieux qu’efficace, alors que le docteur Hanover découvre que sa stratégie est payante : la femme du gouverneur lui rend visite pour lui dire qu’elle aime bien son hôpital et veut en faire la pierre angulaire de la campagne de réélection de son mari. Rien que ça.
Sans trop de surprise, tout ceci mène donc à l’embauche de Ratched. Il n’y aurait pas de série sans ça, mais ça manque de clarté sur ses intentions, je trouve. Elle arrive en tout cas à temps pour la visite du gouverneur et de sa femme dans cet hôpital du tueur des prêtres, Edmund Tolleson, qui attirait déjà la presse. La visite se passe plus ou moins sans problème, jusqu’à ce que Ratched fasse des siennes et empoisonne volontairement un patient, un prêtre en plus.
Elle le fait de manière à pouvoir sauver sa vie pendant la visite, qui a lieu en présence de la presse. C’est malin : elle créé le problème et le solutionne aussitôt, s’arrangeant ainsi pour être prise en photo avec le gouverneur et se sécuriser bien vite une embauche. Bon. Elle est manipulatrice, on a compris, mais… pourquoi ? Le mystère va demeurer un moment dans cet épisode interminable qui enchaîne avec un autre patient apprenant la mort de son frère, le tuteur qui aurait pu le faire quitter l’hôpital.
C’est à lui que Ratched raconte sa vie, avec ses parents qui lui furent enlevés quand elle était jeune, puis son frère. Bon, elle a eu une famille, d’accord, mais cet épisode n’en finit plus et on ne sait toujours pas ce qu’elle fiche ici. En attendant, elle apprend au patient qu’il s’apprête à passer le reste de sa vie dans cet hôpital, parce que sa famille ne veut plus jamais le voir. Et si elle lui dit ça, c’est uniquement parce qu’elle aurait aimé l’entendre enfant.
Paulson encore et toujours dans un rôle de manipulatrice hors pair et complètement névrosée. Ca alors ! Je ne m’y attendais pas, dis donc. Ah, ben si, en fait ! Ratched lui propose ensuite de se suicider avec un presse-papier du Dr Hanover, alors que le gouverneur parle à la presse devant l’hôpital et qu’Hanover comprend qu’elle est responsable de l’accident du père Murphy. Seulement voilà, le patient se suicide alors qu’il la confronte, ce qui permet à Ratched d’assurer sa position de pouvoir dans cet hôpital psychiatrique. C’était facile, dis-donc. Elle se charge alors de cacher le corps du patient, et de le brûler, malgré les soupçons de Bucket et alors qu’Hanover se débrouille pour plaire au gouverneur, tout en évitant au maximum les photographies.
La série insistant à deux reprises sur le fait qu’il n’aime pas les photos, il me paraît évident qu’on apprendra plus tard dans la saison qu’il est lui-même un psychopathe ou un tueur. Ou juste un immigré illégal dont Ratched se débarrassera. On connaît Murphy, à force.
La fin dépisode voit alors Edmund Tolleson arriver à l’hôpital et être conduit dans les sous-sols de celui-ci, une ancienne cave à vin transformée en prison. On se croirait dans Le Silence des Agneaux, dis-donc. Il est enfin révélé à ce moment-là quelque chose qui paraissait un peu évident : Ratched connaît Edmund, et inversement. Il s’agit très probablement de son frère, et c’est là-dessus que se termine ce premier épisode. Bien.
Ce fut long pour en arriver là, mais forcément, l’épisode dure une heure en même temps… J’aime bien, mais ça ne deviendra pas ma série préférée pour autant.
Ratched (S01)
Synopsis : L’infirmière Mildred Ratched se rend à l’hôpital psychiatrique de Lucia pour y obtenir un job, alors que l’hôpital s’apprête à recevoir un nouveau patient, qui a commis plusieurs meurtres.
Saison 1
Pour commencer, j’ai peut-être dit dans un TFSA tout récent que American Horror Story ne me manquait pas tant que ça, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier un peu de Ryan Murphy de temps à autre. Avec cette série au casting largement déjà vu dans ses précédents projets, à commencer par Sarah Paulson, j’ai l’impression de m’engager en terrain connu – une impression qui a perduré pendant tout le premier épisode.
La série est jolie à suivre, elle est intéressante du point de vue du Bingo Séries et elle a l’avantage d’être une des rares productions à sortir en septembre 2020. Bien joué Netflix, donc. Allez, voyons plus précisément ce que ça donne avec la critique des épisodes les uns après les autres. Il n’y en a que huit et, même si huit heures c’est long, je compte bien tous les voir à un moment ou un autre. C’est dans mes cordes, normalement.
S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.
Trinkets – S02E10
Épisode 10 – We Belong – 20/20
La série parvient à retomber sur ses pattes pour l’ensemble des intrigues et offre une conclusion fluide, à l’image de la série. Tant mieux, j’aurais détesté être déçu de la fin. Je suis évidemment déçu que ce soit la fin, parce qu’il y avait le matériel pour plus d’épisodes, mais je suis content que ça se termine avec ce sentiment que la série a raconté ce qu’elle voulait de l’histoire de ses trois héroïnes. Et c’est pour ça que je surnote cette conclusion, parfaitement.
> Saison 2
Spoilers
There is something really freeing about running out of fucks to give.
Pour ce dernier épisode, la série prend la formule classique de commencer par une scène qui se passe deux jours plus tard, avec les héroïnes ayant pris une relation radicale apparemment. Restera à savoir laquelle, mais c’est probablement lié au cliffhanger de l’épisode précédent. D’ailleurs, on y revient assez vite, avec Moe qui n’assume pas tout à fait de voir que Chase est celui qui est reconnu coupable de son crime à elle.
En même temps, c’est plutôt logique : elle a utilisé son ordinateur. C’est malin, mais l’heure à laquelle ça a été fait pourrait suffire à l’accuser elle… Bon, ce n’est apparemment pas à l’ordre du jour pour l’instant et la prof refuse d’écouter Moe. Brady est celui qui débarque alors pour narguer Moe et lui rappeler qu’il ne faut rien dire. Mouais.
Moe rejoint Tab et Elodie en cours de sport (alléluia, j’ai cru que je n’allais pas réussir à marquer le point 3 du Bingo Séries avec la série, alors que sérieux… un perso en cours dans une série au lycée, ça devrait être la base !) afin de leur parler et de mettre au point un plan, mais elles n’y arrivent pas du tout. Forcément. Moe risquerait de se faire exclure du lycée si la vérité venait à se savoir, car ce serait son second avertissement.
Dans les vestiaires, Tab aperçoit alors des bleus sur les bras de Kayla, faisant de Brady un personnage à abattre au plus vite, à ce stade. Oh, Kayla a beau dire qu’elle est tombée contre un mur, Tab lui fait comprendre qu’elle aussi est souvent tombée contre ce même mur. Yep, image parlante. Elodie, elle, tombe sur Jillian, qui lui révèle qu’elle a fait son coming-out à ses parents. Ce qui lui fait prendre conscience qu’elle est prête ? Le fait qu’elle soit jalouse de Sabine, tout simplement. C’était sympathique comme développement.
On suit ensuite Elodie en réunion pas si anonyme avec Tab et Moe, et elle confie son ras-le-bol d’avoir honte de voler, et de continuer à le faire en secret. Quand elle rentre chez elle, elle demande donc à son père de l’amener au centre commercial où elle rend à tous les commerçants les objets qu’elle a volés. Il le fait sans trop s’énerver, bizarrement, et ça mène à une scène vraiment sympathique entre fille et père.
Je comprends le choix des scénaristes de se concentrer sur le reste, mais ça reste dommage qu’on ne puisse pas avoir plus sur cette intrigue, et sur Spencer qui aura juste eu un « tu ne dois pas faire ça » de la part de sa sœur.
La série me nargue apparemment avec ensuite Noah et Moe en cours, ensemble. Elle me nargue à la fois pour le Bingo et pour cette relation de couple foutue en l’air. Moe essaie donc de parler à son ex, pour lui confier ses regrets et son envie de revenir en arrière pour recommencer. Il refuse, lui brise le cœur et émiette un peu le mien au passage aussi.
Oh, la série n’est pas trop méchante non plus, puisque tout finit bien pour Elodie qui réussit à convaincre Jillian de réfléchir à recommencer leur relation àelles. C’est déjà ça. Quant à Tab, elle réussit à faire comprendre à Brady qu’elle ne veut toujours pas de lui en l’envoyant balader, parce que oui, il a encore assez confiance en lui pour espérer la récupérer. Franchement !
Heureusement qu’on sait que les filles ont un plan qui le fera tomber lui aussi. On les a vues avoir une insomnie et mettre au point un plan mystérieux. La nuit suivante, elles vont au lycée et y pénètrent illégalement (ça aurait dû être mon bonus pour le thème Buffy du Bingo zut) afin d’y afficher… une exposition photo des bleus infligés par Brady à Tabitha.
Elles avouent avoir volé le test, mais à cause d’une histoire bien plus large. Le lendemain, les élèves rejettent tous Brady, les profs voient ça et… vont en cours quand ça sonne ? Les élèves aussi ? Toute la scène est très sympathique, je ne dis pas, mais jamais ça n’arriverait comme ça, hein, surtout que Brady reste tout seul finalement. OK, il n’a que ce qu’il mérite, mais tout de même.
Les trois filles se déclarent voleuses, mais pas menteuses, et plutôt que de venir au lycée constater les conséquences de leur aveu, elles décident d’aller… à la plage ! Elles y versent les cendres de la mère d’Elodie, qui voit la mer pour la première fois, et s’éclatent sur la plage. La fin de la série est alors très, très chouette. Les filles ont en effet un chouette futur proche devant elles : Noah pardonne à Moe et recommence à sortir avec, Tab se trouve comme elle le souhaitait et organise des expositions de ses photos, et Elodie peut assumer son couple avec Jillian, fière de sa vérité. La série nous case même, pour le fun, un couple très crédible formé par Rachelle et Chase. J’ai bien ri et j’ai aimé cette fin !

> Saison 2
EN BREF – Cette saison 2 confirme mon coup de cœur et parvient à être tout à fait géniale de bout en bout, alors même que l’histoire qui est racontée ici semble être moins réfléchie, moins compacte, moins co-dépendante d’un épisode à l’autre. En fait, la série prouve qu’elle aurait eu sa place pour une diffusion à la semaine sur plusieurs années… mais bon.
J’ai aimé l’écriture de la série, de ses trois héroïnes différentes et je me découvre encore capable d’aimer les séries pour adolescents. Je ne l’aurais pas cru, j’avais l’impression de ne plus y accrocher du tout. Le format aide bien avec celle-ci, l’histoire aussi. Les héroïnes, encore plus. Voilà deux saisons parfaitement réussies, vers lesquelles je sais que je me retournerais un jour pour un rewatch express !
> Saison 2





