Dollface – S01E01

Épisode 1 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.

Spoilers

Jules se fait larguer et tente de recontacter d’anciennes amies pour s’en remettre.

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I think what you do now is… Go back.

J’aime ce sentiment de suspense quand je commence une nouvelle série, et celle-ci commence plutôt bien avec un dîner romantique directement interrrompu par un petit ami qui balance à sa copine, Jules, qu’il ne l’aime plus. C’est la douche froide pour elle qui ne s’y attendait certainement pas, après cinq ans de relation. Elle, elle voulait juste manger les frites de son copain.

Celui-ci ne veut donc plus l’être et il explique qu’il n’est simplement plus amoureux. Il faut donc envisager la rupture, et ça fait mal à Jules, surnommée encore Dollface par son ex, surtout qu’elle doit lui rendre toutes ses affaires. Forcément. Après cinq ans, il n’y a plus grand-chose à elle dans sa vie. Elle peut toutefois récupérer le chat, qui s’appelle Turtle. C’est vrai que ça donne envie.

Jules peut donc prendre le bus pour retourner chez elle, mais c’est là que la série révèle tout son fun : le bus est conduit par une femme à la tête de chat. Et ce n’est que le début d’un épisode qui envoie ensuite énormément de vibes de Man Seeking Woman, mais avec une héroïne dans le rôle principal. Comment est-ce que je suis passé à côté de cette série ? Sérieusement ?

Elle est beaucoup trop bien ! Le bus est donc celui des fins de relation pour les femmes qui viennent de se faire larguer, et on enchaîne tous les clichés possibles en très peu de temps – avec des nanas qui pleurent en attendant de rejoindre leurs amies et d’autres qui essaient de se transformer en mec comme elles n’ont pas d’amies. C’est si drôle ! Le bus est plein de femmes en larmes et Jules veut rapidement en descendre, mais les options sont peu alléchantes. Le premier arrêt est celui de « rebound town ». Evidemment, un couple foireux se forme, et c’est bien drôle à voir.

En revanche, le deuxième est une gare beaucoup plus triste pour Jules : il s’agit d’un terminus dans lequel toutes les filles du bus peuvent retrouver leurs amies et partager leurs émotions. Pas de bol pour Jules, elle n’a plus d’amies : toutes les dates d’expiration de ses amitiés sont passées d’après la guichetière de la gare. C’est parfait comme trouvailles, parce que ça nous résume vraiment ce qu’est une rupture, surtout après cinq ans si on n’a pas pensé à garder du temps pour ses amis. Bon, super, la série fait passer un message dès son pilot comme ça.

Ce qui est bien, c’est qu’on compatit immédiatement pour Jules qui se retrouve dans une situation bien déprimante, mais qui prend le parti de ne pas déprimer, justement. Tout ça change de ce que je vois habituellement côté rupture dans les séries, et ça fait du bien. Et puis le point de vue de la série avec les métaphores, c’est assez rafraîchissant également.

En tout cas, Jules se retrouve à contacter son ancienne meilleure amie, Madison, pour tenter de reprendre le contact avec elle. Pas de bol, Madison, toujours célibataire, a vraiment une dent contre son ancienne amie qui n’a pas du tout pris de nouvelles d’elle pendant cinq ans. Elle lui mène ainsi la vie difficile, et il est également marrant de constater qu’elle a bien des facilités à parler aux inconnues dans la rue, contrairement à Jules.

Cette dernière est complètement rouillée et se fait donc dégager rapidement par Madison, qui a autre chose à faire. Déprimée, mais déterminée à ne pas le montrer, Jules contacte alors une autre amie de fac, Stella. Pas si évident, cela dit : Stella est occupée à faire une séance photo avec des hommes nus jouant les meubles autour d’elle, histoire de renverser l’objectivisation du corps par la société. Tzatziki ! C’est tout ce que j’ai à en dire, ça, et Lemon, l’amie photographe, qui me fait vraiment rire. Bref, Jules la recontacte non pas pour voir des hommes nus, mais pour avoir des conseils afin de reprendre contact avec Madison. C’est une idée comme une autre, même si c’est déroutant comme manière de procéder.

Cela fonctionne en tout cas, et moi ça me fait plaisir, car je sens que je vais adorer ce nouveau personnage pour l’actrice. Stella lui conseille donc d’amener Madison à une fête, tout simplement, pour reprendre le contact. Elle m’a fait mourir de rire, comme Shay Mitchell a toujours su le faire de toute manière. Elle est attirée par sa table basse en même temps !

Le conseil finit par faire son bout de chemin dans la tête de Jules qui comprend qu’elle a besoin de faire exploser sa zone de confort avec une petite bombe. Au travail, elle tente donc de s’intégrer à un groupe de collègues femmes absolument atroce si vous voulez mon opinion. C’était bien drôle à voir, parce qu’elles sont littéralement les bitchs du lycée, mais Jules a envie d’entrer dans leur « clique », au moins plus abordable que celle des militaires vues plus tôt dans l’épisode.

Les collègues, toutes nommées Alison, restent difficile d’accès pour Jules qui est obligé de courir après leur table s’éloignant chaque fois un peu plus. Cela demande des efforts d’être quelqu’un de sociable après tout. Quant à la série, elle se montre plutôt moderne avec une soirée de travail étonnante autour d’un objet pour le Mkundu. Cela veut dire anus, apparemment. Et ben super. Jules réussit donc à se faire inviter à cette soirée, à laquelle a clairement envie de se rendre pour les mauvaises raisons.  

Elle réussit également à faire en sorte que Madison et Stella puissent être invitées, et elle leur annonce en déterrant un vieux t-shirt qui est un achat en commun avec Madison. Madison lui dit toutefois avoir jeté le sien. GENRE. Stella, elle, est caractérisée de la meilleure des manières dans cet épisode : elle est fun, elle aime l’alcool et elle aime le sexe. Good for you. Je vais l’adorer, c’est évident. Et Madison est contente de voir Jules prête à faire un effort pour elle et se rendre à une fête.

La soirée pendant le week-end ? Non, franchement, ça ne fait pas rêver cette soirée avec comme cadeau des plugs annaux ! Madison est surprise de voir Jules faire tant d’effort, car elle sait qu’elle déteste les soirées. Stella décide toutefois de compter sur l’alcool pour dénouer les tensions. C’est donc l’heure du jeu « Here’s to » que je ne connaissais pas du tout et qui consiste à boire une gorgée en faisant un toast qui s’enchaîne avec le dernier mot du toast précédent. J’aime bien ce jeu, c’est beaucoup trop drôle, mais pas autant que l’hypocrisie énorme présentée juste après par les scénaristes.

Stella et Madison retrouvent donc les Alison en hurlant de joie ; et la série révèle juste après qu’elles viennent juste de se rencontrer évidemment. C’est bien trop drôle que les scénaristes se permettent ce genre de blague sur les amitiés qui se font (et se défont !) beaucoup trop vite parfois entre les filles en boîte de nuit, parce que c’est le reflet d’une réalité universelle, clairement. Madison cache toutefois des informations à Jules, en ne lui expliquant pas ce qui est arrivé à sa mère.

Qu’importe, il est l’heure de danser un coup et de prendre des selfies, avant d’envisager de changer de lieu pour finir la soirée. Avant ça, Stella se rend évidemment aux toilettes… et Jules ne comprend pas en quoi il est si important de l’accompagner, parce que Madison veut évidemment l’accompagner. Il y a des clichés qui sont parfaitement vrais dans cette série dis-donc ! Madison prend mal que Jules refuse de l’accompagner et part sans elle, la laissant avec une des Alison… révélant que son vrai prénom est Isadora.

Isadora raconte alors toute la vérité sur son changement de prénom uniquement dans le but de plaire aux deux Alison. Elle m’angoisse tellement, et elle angoisse aussi Jules. La pauvre Jules a alors du mal à atteindre les toilettes pour retrouver ses amis, et c’est une métaphore qui fonctionne vraiment bien pour nous montrer à quel point la vie peut parfois être difficile. Bref, j’imaginais un nouveau Younger, j’ai clairement un nouveau Man Seeking Woman, vous n’avez pas fini de m’entendre en parler !

En attendant, comme elle a été seule aux toilettes, Stella est donc enlevée dans un van pourri, et son téléphone est dans le sac de Jules. Jules, énervée à nouveau, décide de « ranger », et dans la rue, elle se retrouve à ramasser les ordures pour les mettre à la poubelle pendant que Madison tente de se renseigner sur la personne qui a pu emmener Stella. Jules étant dans les ordures, c’est sans surprise que Jeremy débarque et remarque que son ex est dans un sale état.

Il lui propose même de la ramener chez elle… au moment où Madison revient et prend très mal le fait de voir que Jules l’a appelé ; exactement comme elle le craignait. Jeremy se place aussitôt en victime face à l’agressivité pourtant bien placée de Madison. Jules trouve alors le courage de dire à son ex que « dollface » est un surnom stupide et qu’elle a fait de la merde à négliger ses amies. Yay, la série peut ainsi avancer puisqu’elle reconnaît tout ça devant Madison qui ne peut que lui pardonner. C’est une scène vraiment sympathique, et même si le but est de retrouver Stella, Jules prend encore le temps de demander à Madison, dans leur taxi, ce qu’il s’est passé avec sa mère. Cette dernière était malade, gravement, et Jules n’a pas pris la peine de décrocher son téléphone quand Madison l’a appelée. Oups.

Elles sont interrompues par un appel de Stella qui leur dit vaguement où elle est, avant de raccrocher, clairement bourrée. Jules est toute heureuse de savoir où elle est, mais elle est tout simplement dans un restaurant qui porte exactement le nom qu’elle a dit, franchement. Elle est donc un rencard avec un vieux étrange qui l’écoute déblatérer les idées d’une nana bourrée et sans job, tout simplement.

C’était marrant, mais on sent qu’on arrive à la fin de l’épisode, surtout que Madison propose à Stella de venir dormir chez elle, pour s’assurer qu’elle ne finisse pas trop mal. Jules ne rentre toutefois pas avec Stella et Madison, même si elle a tout fait dans la soirée pour passer du temps avec ses amies. Il faut dire que ce n’est pas évident pour Jules de retourner directement en arrière et à ce stade d’amitié.

Jules finit anisi l’épisode seule chez elle à jeter aux toilettes la brosse à dent de son ex (meilleur moyen de finir avec une canalisation bouchée), alors que Madison et Stella partagent un lit. Il est bien sûr révélé que Stella a encore son t-shirt, alors que Jules est plutôt heureuse de voir une photographie Instagram d’elle et de ses deux amies. I’m in.

Le ventre mou du Caméléon (The Pretender, #05)

Caméléon (le) - Geek-ItSalut les sériephiles,

Pour cette nouvelle semaine, et comme nous sommes en période de vacances scolaires, j’ai réussi à voir un épisode de plus que d’habitude. Non, vraiment, à ce stade-là, on sent que je vais avoir fini la série en juin. 2022. En tout cas, la série est un peu dans son ventre mou – j’adore les saisons de 22 épisodes, mais il faut bien reconnaître qu’il y a toujours ce moment en milieu de saison où les intrigues du fil rouge patinent et où il ne se passe pas grand-chose. Il faut toutefois en passer par là pour que ça redevienne bien ensuite !

En revanche, je vous rassure toutefois par rapport au titre de cet article, je parle évidemment de la série, et non du personnage. Le ventre de l’acteur, il n’est carrément pas mou si j’en crois l’épisode 14 qui nous permet de bien le voir et le revoir.

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Épisode 11 – Bomb Squad – 13/20

Oh je suis déçu par mon scénariste préféré de la série là, il ne s’est pas foulé. Pas besoin d’être un génie pour trouver directement le coupable de l’épisode… Et ça m’a dérangé, parce que ça reste une bonne partie du suspense de la série qui laisse de côté une grosse partie de son fil rouge. Cependant, le coupable « de la semaine » est donc un homme qui s’amuse à mettre des bombes un peu partout en ville pour être le héros qui les arrête. C’est un symptome classique de pyromane pompier, mais c’est rigolo grâce à l’acteur qui se retrouve dans la peau de ce personnage. En effet, même s’il est bien plus jeune, impossible de ne pas reconnaître immédiatement le futur Artz de Lost, qui a lui-même ses petits problèmes avec les explosifs.

Au-delà de cette blague à laquelle ils ne peuvent pas grand-chose (à moins que l’acteur ne soit casté sur suggestion du scénariste ?), j’ai trouvé que l’ensemble était plutôt moyen parce que Jarod met trois plombes à comprendre l’évidence. C’est dommage car l’épisode avait plein de potentiel ! Je peux en dire autant du personnage de la femme aveugle, victime involontaire du seria-bombeur, mais bon, le problème vient possiblement de moi et de mes envies d’un nouveau Daredevil dans une série qui n’a rien à voir avec le schmilblick.

Comme d’habitude, Jarod a beau être un Caméléon, il continue de lui manquer des grands points culturels puisqu’il n’a pas eu d’enfance. Imaginez ce que ça donnerait à l’époque du Hand Spinner ! Dans cet épisode, Jarod est à fond sur M. Patate, et cette partie de l’intrigue aura réussi à me faire rire… mais c’est bien là les seules scènes qui ont réussi à me captiver à fond du côté de Jarod. Plus j’avance dans la série, plus le personnage me pose problème. Par chance pour moi, s’il est la tête d’affiche de la série, il n’en est pas le seul pour autant.

Ben oui, la série nous parle également du Centre, et de Miss Parker. Même si elle me révolte à écraser des clopes dans un croissant gentiment proposé par Sidney, elle donne de l’intérêt à cet épisode. On découvre en effet que ses supérieurs pensent qu’il existe un traitre dans leur rang. Cela permet, pour une fois, de développer davantage la vie de Broots qui obtient une certaine consistance dans cet épisode. En plus, il consulte un détective privé, ça m’arrange du point de vue du Bingo Séries.

L’intrigue autour de la vie de famille de Broots et de Miss Parker qui veut trop s’en mêler était bien intéressante. Une autre qui était hyper intéressante est celle concernant Angelo. On sent la possibilité d’un certain fil rouge puisqu’il refuse d’identifier comme un indice important une photo de la mère de Jarod vieillie par informatique. Je me demande quelle dent personnelle il aura contre Jarod – car je n’arrive pas à le voir comme un potentiel allié, il fait un trop bon méchant.

The Pretender Season 1 Episode 12

Épisode 12 – Prison Story – 13/20

J’ai un nouveau jeu pour vous ! Prenez n’importe quel job du caméléon et reliez-le à une série !

Cette fois-ci, Jarod se retrouve gardien de prison qui tente de sauver un homme dans le couloir de la mort, et ça ressemble tout de même beaucoup à Prison Break, même s’ils n’ont pas osé faire de Jarod un prisonnier. Cela l’aurait empêché de regarder ses VHS du passé où, lorsqu’il était enfant, il a tenté de prouver l’innocence de quelqu’un condamné à mort.

Je reste étonné de voir Jarod être capable de compatir avec certains personnages – ici la fille du prisonnier – alors qu’il ne montre pas d’émotion pour tout le reste, et toujours face à la douleur. Nous avons même une scène où il s’asseoit à la place du condamné à mort, pour se mettre à sa place, précisément. Bref, l’épisode n’est pas exceptionnellement dur à percer une fois de plus : le condamné à mort est bien innocent et il suffit de voir Jarod cinq minutes en tant que surveillant de prison pour comprendre que tous ses collègues ont un rapport pété à l’autorité. Il met donc tout en place pour faire tomber le garde véreux qui tue régulièrement d’autres prisonniers, dans des incidents qu’il provoque lui-même.

On notera que la série continue ses placements de produit pour tous les jeux possibles des années 90 également, et ça me fait vraiment rire. Hâte d’avoir un épisode où il jouera à la Game Boy. En attendant, nous avons donc un jeu qui occupe Jarod, même si je n’ai jamais su comment ça s’appelait, et un Monopoly géant entre lui et Miss Parker. Cette dernière se retrouve forcée de travailler avec Broots qui l’accompagne désormais en mission pour contrebalancer les sentiments qui existent entre Miss Parker et Jarod.

C’était plutôt intéressant, avec Sidney qui continue de psychanalyser Miss P. Celle-ci n’apprécie pas trop et stresse de plus en plus, ce qui lui provoque des problèmes médicaux. J’imagine qu’on en entendra parler plus tard, puisque le stress est inhérent au travail de Miss P. La pauvre rate finalement Jarod malgré un excellent jeu de piste géant qui la mène à la prison juste après le sauvetage mené par Jarod.

On perd aussi quelques minutes de l’épisode avec une intrigue plus sentimentale : un prisonnier qui a perdu sa femme quelques années avant mais continue de faire comme si elle était en vie. Mignon. La série fait passer son message anti-peine de mort, au moins… même si la torture semble toujours validée par l’équipe des scénaristes au complet.

The Pretender Season 1 Episode 13Épisode 13 – Bazooka Jarod – 12/20

Oula, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’intrigue de l’épisode, Jarod rejoignant les marines sans pour autant croiser le NCIS. Blague à part, les intrigues dans l’armée sont rarement celles qui me plaisent le plus dans les séries et ça ne change pas avec cet épisode, même si la manière dont il s’incruste dans l’armée est intéressante, profitant du congé de supérieurs hiérarchiques.

C’est tout le problème d’une série comme celle-ci, et je l’avais déjà avec Dollhouse : si on n’accroche pas à la partie « épisode de la semaine », ben on se retrouve à attendre que ça finisse plus vite. En plus, avec ces 46 minutes par épisode, je trouve le rythme de la série souvent un brin trop long. Cela ne manque pas avec des passages musicaux et censés être plein d’émotions ici… mais tout comme Jarod, je n’ai pas de cœur et d’émotions pour des personnages que je ne connais pas vraiment.

Bon, l’intrigue a ses points positifs tout de même : la fille de la supérieure de Jarod amène un peu d’humanité au sein de l’armée avec sa crise d’adolescence, les aller-retours dans le sous-marin ajoutent de la pression et l’obsession du jour de Jarod est pour des chewing-gums (et les bulles allant avec) qui contiennent des bande-dessinées humoristiques. Soit.

Il était beaucoup plus intéressant de suivre Miss Parker. Elle continue de creuser son passé, principalement à cause de ce que Jarod lui a déjà fait découvrir depuis le début de la série. J’ai encore du mal à recoller les morceaux, en revanche, parce que si elle a un passé mystérieux, il manque encore trop d’éléments à celui-ci pour qu’on puisse voir à quoi mène ce puzzle. C’est frustrant, principalement car on se retrouve à en savoir moins que les personnnages. C’est un bon moyen de conserver le suspense, mais ça nous laisse dans le noir.

Au passage, Sidney reprend son rôle plus que trouble à annoncer à Miss Parker qu’elle risque de finir comme sa mère si elle continue de creuser comme ça – moi, je trouve que ce sont les scénaristes qui creusent de plus en plus, la série a perdu de son peps sur les deux derniers épisodes. Bien sûr qu’elle va le faire de toute manière, puisque son jeu de chat et la souris la mène presque à Jarod… Qui préfère s’amuser à lui laisser une bande-dessinée cryptique directement dans son appartement, recouvert de chewing-gum, pour lui annoncer qu’il a un secret sur son passé. Humph. Je ne sais pas trop ce que ça donnera, mais Miss Parker m’a sauvé l’épisode, vraiment.

The Pretender 01x14 : Ranger Jarod - Series AddictÉpisode 14 – Ranger Jarod – 16/20

Aïe, l’épisode fait un peu mal aux précédents, parce qu’il est beaucoup mieux qu’eux et me redonne enfin la série qui m’accrochait en début de saison. Surtout, il souligne un point qu’il manque quelque peu à la série, surtout pour l’époque : de la romance. Toute bonne histoire finit toujours par nous insérer de la romance, et c’est ce que les scénaristes décident de faire avec cet épisode. Le problème, c’est que ça fonctionne très bien et que ça risque de manquer ensuite à la série ! L’avantage, c’est que ça redonne du pep’s à toute la série en proposant un épisode inévitablement bien plus marquant !

Dans le passé, on nous établit une étrange relation de jeunes amoureux entre Jarod et Miss Parker enfant, avec le mystère du prénom de cette dernière chuchotée à l’oreille de Jarod. Les enfants donnent tout ce qu’ils ont pour faire croire à cette relation amoureuse, et comme c’est soutenu par le jeu de l’actrice adulte, ça passe plutôt bien. L’adulte ? Miss Parker développe clairement un sentiment de jalousie lorsqu’elle apprend que Jarod est en train de tomber amoureux d’une femme. Ben oui, Jarod est perdu face à ses sentiments alors il appelle Sidney pour savoir comment gérer ses émotions et ses sentiments nouveaux. C’est ce qui est efficace avec cette épisode : Jarod a enfin des sentiments autres que ceux qui le poussent à être le white savior de la veuve et de l’orphelin. Cela fait du bien à la série de voir le personnage explorer d’autres aspects de sa personnalité, et j’imagine que ça fait du bien aux audiences de nous le présenter à moitié à poil pendant un bon quart de l’épisode.

Les sentiments de Jarod ? Ils sont pour Nia, une actrice très jolie et un personnage plutôt convaincant pour faire craquer Jarod. Elle est volontaire au centre des rangers du coin, où Jarod bosse dans cet épisode, et un jeu de séduction s’établit tout de suite entre les deux. Elle est marquée par son passé en Argentine, il est marqué par son passé dans le Centre et les deux personnages apprennent à se connaître autour de ces cicatrices. Nia finit l’épisode en en sachant presque plus que nous sur Jarod, et c’était très intéressant de voir cette relation se développer – et Jarod perd même sa virginité dans cet épisode. Le plus gros reproche à faire ici est que cette intrigue aurait mérité d’être étendue sur deux ou trois épisodes, mais c’est difficile à faire avec ce format de série. Nia aurait pu accompagner Jarod pour un ou deux autres jobs, ça ne m’aurait pas dérangé.

Après, ça aurait posé encore plus la question de l’argent, jamais vraiment abordé. Jarod ne restant jamais un mois sur le moindre boulot, je me demande bien comment il a assez d’argent pour se louer des chambres d’hôtel à travers tout le pays (et même pour faire ces voyages d’ailleurs). En plus, c’est bien beau d’être un caméléon, mais il a des trous béants dans sa culture, et ça me choque toujours autant. Que comptait en faire le Centre, au juste ? C’est bien d’avoir un espion capable de s’infiltrer partout et tout, mais s’il se grille dès qu’il est question de M. Patate ou de Star Wars, ça craint un peu, non ?

Bon, donc, l’intrigue amoureuse est laissée derrière par Jarod en fin d’épisode : il fait ses adieux à Nia, qui sait très bien qu’il est poursuivi et qui n’hésite pas à faire croire à Miss Parker qu’il est possible que Jarod change de pays. Ah, oui, il pourrait tout à fait faire ça aussi, ça élargirait les frontières de la série ehe. Bon, d’accord, ce n’est pas ce qu’il va se passer. Et l’intrigue un peu plus policière ? En tant que Ranger, Jarod part à la recherche d’un homme disparu en forêt, ce qui le mène sur la piste de narcotrafiquants. Pourquoi pas, mais quand même, ça tombe bien, l’homme a été coincé par un autre ranger que Jarod peut donc punir ; et Nia ne trouve rien à redire dans cette punition sadique qui consiste à enfermer l’homme dans la même grotte que celle où il a laissé pourir sa victime. Je ne change pas d’avis sur Jarod, malgré ses beaux sentiments pour Nia !

Bref, heureusement que j’ai vu cet épisode 14, sinon ma meilleure amie serait venue me tuer dans mon sommeil pour n’avoir dit presque que du mal de son caméléon préféré (coucou toi qui lis ça !). En vrai, la série ne s’évite pas certains défauts classiques de l’époque et des saisons de 22 épisodes (qui l’ont encore parfois aujourd’hui). Rien de bien grave et un ensemble qui reste assez intrigant pour donner envie de continuer à chaque fois, surtout que je sais que ça peut s’améliorer.

Le récap de Younger avant la saison 7

Salut les sériephiles,

Vous le savez probablement à l’heure qu’il est, mais ça y est, Liza Miller est enfin de retour dans nos vies pour la septième et dernière saison de Younger, qui débarque avec quatre épisodes diffusés aujourd’hui. C’est une diffusion dont je n’aime pas beaucoup le format, mais je ne vais pas bouder mon plaisir de retrouver ces personnages malgré tout : nous n’avions plus eu de nouvelles d’eux depuis quasiment deux ans, la saison 6 s’étant terminée début mai 2019. Et moi, j’étais triste de leur dire au revoir « pour quelques mois » !

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Voir aussi : Mes critiques de la saison 6

Autant dire que si j’attends ce retour au tournant, j’ai aussi le grand problème d’avoir oublié tout ce qu’il s’est passé dans la saison 6 – ou en tout cas de ne plus trop savoir où j’en suis. Je me suis donc lancé dans une relecture de mes articles, pour me remettre au goût du jour. Attention aux spoilers sur les six premières saisons ci-dessous ; je n’ai plus qu’à me décider pour savoir par où je commence ce résumé.

Le plus simple est peut-être de rappeler que Pauline, l’ex de Charles, a balancé au monde entier le secret de Liza ? Ce n’est pas pour rien que nous en sommes aujourd’hui à la dernière saison, parce que la série a perdu le sens de son titre et que tout le monde a fini par se faire à la nouvelle, même Diana. Bon, je dis ça parce que c’était la dernière à l’apprendre (quasiment) et parce que nous la quittions en train de vivre un happy end qu’elle n’espérait plus : elle se mariait avec Enzo, son beau plombier italien.

Liza and Charles on Younger GIFs | POPSUGAR Entertainment

Ce n’était toutefois pas le cliffhanger de la saison, loin de là, puisqu’au milieu de la fête, Charles sortait subitement à Liza qu’il avait envie de se fiancer avec elle. C’est un vrai problème pour elle, qui commençait à se rapprocher à nouveau de Josh, devenu papa, et avec qui elle partageait bien malgré elle une campagne publicitaire. En plus, Josh s’était marié à Clare avant tout ça (et Clare, c’est une actrice devenue beaucoup plus célèbre grâce à Bridgerton). Il est désormais un tatoueur de renom, qui vend ses designs à Infinitely.Every Time Josh On 'Younger' Made Me Feel Things In My Undercarriage Liza refuse toutefois qu’il utilise son tatouage à elle dans une campagne… et c’est bien normal.

Cette demande en mariage de Charles, c’était aussi un vrai problème pour moi, parce que je trouve que Charles manque clairement de respect : qui fait sa demande de fiançailles en plein mariage ? Et qui plus est, le mariage d’une femme qui voulait se mettre avec lui pendant des années. Pff. Vraiment, Charles a perdu tous les bons points que je lui voyais en cours de saison, et désormais, je me retrouve à shipper à nouveau Liza et Josh, alors que j’étais passé contre eux il y a un moment. J’adore Clare, en même temps – mais elle n’adore pas assez Josh pour rester en couple avec.

Zane Anders | Wikia Younger | FandomCôté professionnel, c’était un peu le chaos en saison 6, avec Kelsey faisant une erreur toute bête en postant en story Instagram une vidéo intime censée rester privée, entre elle et Zane. Elle avait alors pris la décision de se retirer de Millennial et de céder aux hommes d’affaire qui ne voulaient plus faire affaire avec elle, ni prêter l’argent nécessaire à Millenial pour sa survie. C’est en revanche une décision que tout le monde désapprouvait, en vrai. Ainsi, en fin de saison, Charles lui proposait des parts de l’entreprise familiale, parce qu’elle faisait partie de sa famille aussi. Que de propositions, Charles !

Kara foster GIF - Find on GIFEREnfin, il faut bien reconnaître que Maggie continue de servir de plante verte décorant la pièce. Elle flirtait un peu avec Lauren en fin de saison, à passer toute sa journée avec là, mais comme leur relation est supposée être désormais amicale, je ne pense pas que ça ira bien plus loin, à l’inverse de Kelsey et Zane, qui en sont de nouveau à se tenir la main en fin de saison alors qu’elle voulait mettre leur relation (et toute relation) en pause le temps de retrouver une meilleure stabilité professionnelle (et de créer sa propre maison d’édition). Liza aussi va avoir besoin de retrouver sa stabilité si son binôme Kelsey ne revient pas auprès d’elle bien rapidement, d’ailleurs, parce qu’elle faisait de mauvais choix une fois seule.

Diana Younger GIFs - Get the best GIF on GIPHYBref. Voilà pour là où on en était, je pense avoir fait le tour des intrigues. Je n’ai plus qu’à me décider à commencer cette saison, mais maintenant qu’elle est là, j’ai envie de retarder le moment où je vais la commencer, parce que je sais que c’est la dernière, et aussi parce que j’ai envie de la faire durer dans le temps… mais je suis capable de m’enfiler les quatre épisodes d’un coup également, parce que j’ai dit exactement pareil avec The Circle hier et je me suis couché après les quatre épisodes, quoi.

Films vus en 2021 #7 : What Lies Beneath (2000)

Salut les cinéphiles,

What Lies Beneath: Amazon.fr: DVD & Blu-rayIl se fait un peu tard aujourd’hui, mais ça ne va certainement pas m’empêcher de venir vous parler d’un film que j’ai vu et adoré cette année : What Lies Beneath ou, plus sobrement en français, Apparences. Si je l’ai noté comme un coup de cœur après l’avoir vu en février, je me rends compte que j’ai peut-être exagéré maintenant que j’ai pris du recul. J’ai passé un très bon moment devant à essayer de démêler le vrai du faux, mais est-ce que ça en fait vraiment un film que j’aurais envie de revoir ? J’hésite.

L’histoire proposée par ce début de film semblait peu originale vingt après sa sortie : un couple s’installe dans une grande maison dans le Vermont alors que leur fille s’apprête à quitter le nid familial pour faire ses études. Claire, la femme de ce couple mère au foyer, se retrouve donc seule dans la maison pendant de longues journées où de mystérieux événements ont tendance à se produire et où elle a bien l’impression d’être le témoin d’un meurtre. Le problème, c’est qu’elle a subi peu de temps avant un accident qui lui a laissé des séquelles…

Scare Me On Fridays: Ghosts: What Lies BeneathTout le film tourne autour du personnage de Claire et de ce qu’elle voit, en nous laissant nous demander ce qui est en train de se passer. Si je cherchais à voir un film d’horreur, ce n’est pas exactement ce que j’ai eu. On est plutôt sur un thriller pas très flippant, mais prenant et intrigant. Emmené par Harrison Ford et Michelle Pfeiffer, il y a peu à redire sur la qualité du film du côté du jeu d’acteur et de la réalisation.

Suit up, Coulson. This is going to be a wild ride. - Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.Au scénario, on retrouve un certain Clark Gregg, plus connu depuis pour être devenu l’agent Coulson du Marvel Cinematic Universe. Ce n’est pas pour rien que j’ai décidé de tester ce film, après tout ! Est-ce que ça me fait être trop bienveillant envers ce film parce que j’aime cet acteur ? Peut-être bien, mais je ne suis pas sûr. J’ai vraiment beaucoup aimé le récit du film qui multiplie les pistes et réussit à brouiller nos certitudes, pour nous faire nous sentir comme le personnage de Claire. Bien joué, Coulson !

Par contre, ça ne l’empêche pas d’être long, à cause de certaines fausses pistes et de moments qui paraissent presqu’en trop lorsqu’on le revoit, notamment au tout début du film. Il y a toutefois des moments de la fin du film qui sont peut-être longs une fois la révélation effectuée, parce qu’on bascule davantage dans l’horreur, mais un peu trop tard. C’est ce déséquilibre qui me fait hésiter sur le coup de cœur ou non. J’ai l’impression que la fin devrait le hisser au rang de film culte avec une scène de baignoire franchement marquante, mais je n’en avais jamais entendu parler avant. J’étais encore trop jeune quand il est sorti, certes, mais depuis ?

Michelle pfeiffer harrison ford GIF on GIFER - by Kijin

Bon, je n’ai pas non plus la plus vaste culture cinématographique qui soit, j’en ai bien conscience !

J’ai adoré chacune des parties de ce film, mais elles ont parfois du mal à s’enchaîner. Pour autant, il me paraît difficile de l’écrire différemment et quand j’étais devant pour la première fois, j’étais vraiment à fond dedans. Seulement, je me dis qu’une fois qu’on sait de quoi il en retourne dans ce film, il est possible que ce soit trop long à revoir, trop lent et pas assez passionnant. Est-ce vraiment un coup de cœur si je n’ai pas envie de le revoir (ou de revoir certains de ses acteurs, d’ailleurs) ?

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C’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse, et pourtant, ce n’est pas le premier film qui rentre dans cette catégorie. Certains films à révélations marchent encore une fois la révélation faite… Lui beaucoup moins, car il n’y a pas tellement besoin de revenir en arrière pour saisir de nouveaux indices : on se laisse guider d’un bout à l’autre du film.

En tout cas, si vous ne l’avez jamais vu, ou si vous l’avez oublié depuis sa sortie en 2000 !, je vous le recommande vivement !

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