Le cinéma à la maison dans le monde d’après

Salut les sériephiles,

J’espère que vous vous remettez du réveillon et du jour de Noël hier, on y mange tellement – et tellement bien. Enfin, encore aujourd’hui je mange bien, j’ai des restes pour tout le week-end ! Je vous rassure toutefois : le contenu de mon assiette n’est pas le sujet de l’article du jour, évidemment. À la place, j’ai envie de faire le point sur un détail du fameux « nouveau monde » que l’on n’avait pas forcément vu arriver : le concept de cinéma à la maison, si décrié, a pris un gros coup d’accélération avec le confinement.

Voillans, village du Doubs, site officiel: Stella Cinéma

Ainsi, hier pour Noël, deux films prévus pour une sortie au mois de juin 2020 dans les salles de cinéma ont été diffusés directement en streaming : Soul sur Disney + et Wonder Woman 1984 aux États-Unis sur HBO Max. Comme c’était à prévoir, ce dernier film est déjà disponible un peu partout en streaming désormais, hein, et avec sous-titres dans toutes les langues. Je ne vais pas revenir aujourd’hui sur ce que j’ai pensé de ces films – je ne pense pas que j’aurais consacré un article au premier et pour le deuxième, je me tâte encore à attendre la sortie dans les salles françaises pour publier l’article – mais simplement vous parler de mon ressenti sur le cinéma à la maison… Si tant est que ce soit vraiment un nouveau concept alors que j’ai passé mon année et mon premier confinement à regarder des films en streaming (j’en suis à 263 en tout en 2020 là, hein).

Voir aussi : Films

Soul, le prochain film des studios Pixar, ne sortira pas au cinéma mais sur  Disney+ | MOMES.netDéjà, il faut bien souligner que les planètes s’alignent bien en ce qui me concerne : j’ai un écran relativement large depuis quelques années, parce que je voulais pouvoir regarder mes séries dessus en bonne qualité ; j’ai un abonnement à Disney + donc je n’ai pas eu à chercher bien longtemps pour avoir accès à Soul en bonne qualité, et j’ai un salon que je considère plutôt cool avec une guirlande LED derrière mon écran. Autrement dit, niveau ambiance, j’étais à fond pour ce dessin animé avec une lumière bleutée derrière l’écran, les volets fermés pendant la nuit, tout ça, tout ça.

Mieux encore, quelqu’un a eu l’excellente idée de m’offrir une enceinte Bluetooth pour Noël. Aussitôt ouverte, aussitôt testée et approuvée : ce n’est pas un home-cinema, certes, mais avoir le son qui vient de juste derrière moi (et qui peut être monté bien plus fort que ma télévision, d’ailleurs), ça change pas mal de choses et ça met un peu plus dans l’ambiance cinéma… le chocolat chaud à portée de main en plus sans avoir à déverser un quart de salaire à la boutique du cinéma pour du pop-corn (jamais dans l’excès… mais je n’ai aucune idée des prix ; c’est cher, donc je n’achète pas). Du coup, mon ressenti fut plutôt positif sur ce concept de cinéma à la maison : voir le film dans son salon, allongé pépère sur le canapé déplié et en pouvant manger ou, au pire du pire, faire pause pour aller aux toilettes, désolé, mais c’est un luxe agréable aussi. Et ça m’embête un peu de l’écrire comme ça, mais je le pense.

Ben oui, l’opinion populaire à en avoir est apparemment que l’on ne doit pas aimer ça, parce que le cinéma est une expérience unique avec son écran géant et son son incomparable. Je ne vais pas remettre ces arguments en question, et même je vais les approuver… avec nuances toutefois : le coup du son, je le cherche encore avec Tenet, l’un des seuls films vus en salle en 2020 (super investissement ma carte UGC !) auquel je n’ai rien pu entendre des dialogues.

Tenet : "J'ai cru que j'avais compris mais non" se marre John David  Washington

Voir aussi : Tenet – avis sans spoiler, explications à chaud (Films vus #35)

Ce qui me manque le plus est définitivement l’écran, la qualité de l’image. Ce ne sont pas les bandes-annonces, puisque je n’aime plus celles-ci depuis qu’elles ont tendance à montrer des images de l’ensemble du film, ce ne sont certainement pas les gens bavardant dans la salle – ou pire, les gens sur les téléphones là – et ce ne sont pas non plus les sièges de cinéma, parfois inconfortable.

Zut, mais alors qu’apportait l’expérience en salle pour que je l’aime tant ? Clairement : l’assurance d’y aller avec des amis pour voir un bon film et en parler. Ca, le cinéma à la maison ne le remplacera jamais : oui, vous pouvez inviter des amis chez vous, mais les conditions ne sont pas les mêmes, ça suppose d’avoir un appartement nickel, d’avoir un canapé assez grand (ça, ça va pour moi) et d’habiter tous à proximité les uns des autres… Si j’allais tant au cinéma à Paris, c’est bien parce que la capitale était à mi-chemin, quoi.

Un autre argument certain réside dans les conditions de visionnage qui sont difficiles à recréer… la salle de cinéma nous plonge dans le noir et dans un silence relatif (si son public est discipliné), alors que bon, j’habite en centre-ville – donc merci le bruit – avec des volets plus ou moins efficaces selon le moment de la journée pour filtrer la lumière. Wonder Woman 1984 : Photos et affiches - AlloCinéUn autre truc que j’aime tout de même avec le cinéma, c’est l’assurance de voir le film d’une traite, sans être perturbé par des éléments extérieurs. Outre le téléphone (j’ai tendance de toute manière à le poser en mode silencieux et face caché quand je regarde un film, je n’ai pas envie d’être dérangé), je pense là aux livreurs, aux voisins et à tout un tas de choses qui nous forcent parfois à faire pause pendant les films qu’on regarde tout au long de l’année. En même temps, ça peut être pratique aussi de faire pause ou de revenir en arrière pour mieux comprendre quelques dialogues desquels on a décroché, non ?

Finalement, là, ce que ça va remettre le plus en question ce « cinéma à la maison », c’est notre mode de vie et de consommation des films. Au cinéma, quoiqu’on en dise, on est forcé de se déconnecter du reste pour plonger dans le film… C’est un peu plus dur à faire de chez soi. Et surtout, ça ne marque plus aucune différence de voir Wonder Woman 1984 et de voir un film sorti il y a dix ans… L’expérience cinéma reste toujours un peu plus en tête que les films que l’on regarde chez soi dans son train train en rentrant du boulot (ou en corrigeant des copies, pour le cliché du blog de prof aha).

Voir aussi : Critique express du premier Wonder Woman

Bref, je ne pense pas que l’un remplacera l’autre, mais ça va vraiment m’embêter si les gros films qui m’intéressent ne sortent pas du tout au cinéma. J’aime la solution proposée de faire une sortie en salle et à la maison, mais on ne va pas se leurrer : économiquement, ça ne va pas être viable longtemps pour les cinémas de rester ouverts dans ces conditions ; et s’ils augmentent encore les prix, bonjour le luxe que ça représentera (déjà que… bon). 

8 Details from the 'Wonder Woman 1984' Official Main Trailer We Can't Get  Over | Fangirlish

En plus, le téléchargement illégal et le streaming hors plateforme officiel vont être des concurrents beaucoup trop sérieux, et je n’imagine pas les pertes financières que ça va représenter, ne serait-ce que pour Wonder Woman 1984… Je m’inquiète un peu pour le streaming, la répression va forcément finir par voir vraiment le jour avec force par rapport à ce qui se fait aujourd’hui !

En attendant, on peut en profiter, j’imagine ? Et puis, il faut bien reconnaître que ça m’a fait plaisir de découvrir des gros films attendus depuis juin pour Noël, après l’année qu’on vient de passer côté divertissement, même si mon écran ne remplace pas l’écran de cinéma pour certaines scènes qui mériteraient vraiment le grand écran. De là à aller en salle revoir ce que j’ai déjà vu ? Humph, on verra si l’occasion se présente.

En tout cas, vous aurez bien compris avec cet article que je suis vraiment partagé, mais que j’ai l’impression que ça va se retourner contre nous avec une augmentation des tarifs pour le cinéma comme pour les plateformes de streaming (+2€ annoncés pour D+ déjà). On verra bien en 2021, tâchons déjà de survivre aux cinq derniers jours de 2020 !

Et vous, vous en pensez quoi ? Bavardons-en dans les commentaires, sur Twitter ou Instagram.

 

Sept clichés TV sur… les cadeaux de Noël !

Salut les sériephiles,

Il est 23h53 quand je commence cet article, alors il ne sera plus Noël quand je le publierai – et il sera légèrement en retard aussi. On commence à avoir l’habitude avec moi, et mon programme des prochains jours est assez flou pour que ça puisse se reproduire. En ce jour de Noël – parce que tant que je ne dors pas, c’est Noël finalement – je me suis dit que je pouvais vous faire le cadeau d’un nouvel article les sept clichés sur… Les cadeaux de Noël cette fois !

Voir aussi : Mes épisodes de Noël préférés 

1. Les cadeaux ne sont pas toujours géniaux comme dans Glee

7 Money Saving Tips for Christmas Shopping - PaymTout le monde ne s’en souvient pas forcément et je dois bien dire que Morgane m’a aidé à m’en souvenir à revoir je ne sais combien d’épisodes de Noël pour le dernier podcast, mais Finn offre les pires cadeaux du monde. Et ce n’est pas le seul dans cette série ! Entre ça et les secret santa, en passant par les arbres de Noël avec les objets recyclés, Glee nous en a fait voir de toutes les couleurs. En tout cas, elle a toujours prouvé que bof, les cadeaux de Noel, ce n’est pas parfois pas exceptionnel. Force est de constater que c’est un cliché plus que VRAI, même si je m’en sors plutôt bien cette année. D’autres ont des écouteurs sans fil avec fil, quand même.

2. Les cadeaux sont sujet de tension dans la famille comme dans Fais pas ci, fais pas ça

Fais pas ci, fais pas ça : LA comédie française à (re)voir – Just One More  EpisodeL’épisode spécial de la série cette année a mis un point d’honneur à montrer que les moyens financiers de certains pouvaient gêner les autres et être un véritable sujet de tension dans les familles. C’est un point que l’on voit rarement abordé dans les séries où les personnages ont toujours les moyens financiers de trouver ce qui fait le plus plaisir à l’ensemble des proches… Or, ce n’est pas toujours le cas. Au-delà de ça, les cadeaux peuvent raviver des tensions quand tout le monde n’y met pas les mêmes sommes… Déjà que Noël est un sujet de tension perpétuel (où le faire ? quand le faire ? que manger ? que préparer ?), nous voilà bien quand les cadeaux s’en mêlent ! Et chaque famille a ses habitudes, pour ne rien arranger. Bref, c’est plutôt bien vu de la part de cette série d’en parler, mais peut-être que ça paraît si VRAI parce que  c’est français, aussi.

3. Les cadeaux sont faits maison comme dans Malcolm in the Middle

Newest Gifs - Gif Abyss - Page 1620Quand les héros n’ont pas les moyens financiers de faire les cadeaux parfaits, ce n’est jamais un souci et tout le monde se révèle hyper créatif. Oh, il y a les cadeaux utiles de Friends à la station-service et il y a ceux de Malcolm qui sont faits maison et ne font pas forcément rêver, après. En tout cas, le message à retenir est que ce type de cadeau peut faire hyper plaisir – et parfois plus qu’un truc sans saveur ou une babiole achetée à l’arrache (coucou Friends donc). La conclusion à tout ça, c’est que c’est un cliché à la fois VRAI et FAUX : il n’est pas évident de trouver toujours de quoi faire des cadeaux maison qui fassent plaisir… Mais quand vous avez L’idée magique, c’est parfait. À vos risques et périls sur ce coup-là, mais je connais peu de gens à l’esprit aventureux !

4. Les cadeaux ne sont pas le plus important comme dans Merry Happy Whatever

Top 50 – 26 et 25 – Just One More EpisodeToute une saison d’une série portant sur Noël et même pas un vrai détail des cadeaux. Ils ne sont pas vraiment achetés à l’écran, ils ne sont qu’à peine montrés dans le dernier épisode, étant principalement le sujet de gags rapidement expédiés. Étonnant, non ? Non, pas tant que ça, si votre Noël se résume uniquement à l’envie d’avoir des cadeaux, il risque bien d’être un peu triste. Je veux dire… il y a la bouffe, aussi, non ? Bon, et l’esprit de Noël, la magie, la famille ou les amis… Pas étonnant que cette période soit si propice aux dépressions. Bref, ce cliché est VRAI, mais il n’est pas toujours évident de s’en souvenir !

Voir aussi : Sept clichés TV sur… Noël

5. Les cadeaux peuvent être achetés le 24 décembre sans le moindre souci comme dans Home for Christmas

Hjem til jul | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirParfois, les aléas de la vie font qu’il nous manque un ou plusieurs cadeaux le jour du réveillon. Dans les séries, ce n’est jamais un problème et les personnages trouvent des solutions à tous les problèmes, avec des cadeaux généralement personnalisés et intéressés offerts le soir-même, genre NORMAL. Dans la vraie vie, en revanche, vous êtes-vous déjà aventurés dans les magasins un 24 décembre ? Cette année était particulière et les boutiques finalement assez désertes (le pire, c’était le marché de Noël de ma ville – maintenu, mais avec juste une buvette et un vendeur de cartes postales lol), mais en temps normal, c’est un pagaille innommable. Tout le monde est dans le rush, c’est la catastrophe, les gens sont de mauvaise humeur et, franchement, il n’est pas exactement évident de trouver le cadeau que l’on souhaite. Croyez-moi, je me suis retrouvé dans cette situation une fois. Oui, j’avais fini par trouver un cadeau, mais il n’était pas du tout aussi génial que je l’espérais, ni aussi personnalisé ou parfait que ce que l’on peut voir dans les séries. Bref, c’est FAUX.

 

6. Les cadeaux n’ont pas de prix comme dans How I Met Your Mother

my gif how i met your mother himym ikerrr •C’est un grand classique des séries : pour Noël, un personnage en demande un autre en mariage ou annonce sa grossesse à ses proches. On ne va pas se mentir, c’est finalement un cadeau de radins, ça, parce qu’il ne coûte rien du tout, non ? En revanche, il fait sacrément plaisir – ou angoisser, c’est selon. Si j’ai bien au cours de mes vingt-sept petits Noëls l’occasion d’apprendre ce genre de nouvelle à l’occasion d’un réveillon, et si ça a bien été présenté comme cadeau, autant vous dire que le cliché est FAUX : ça n’a jamais été considéré par personne comme un cadeau suffisant. Tout le monde veut toujours plus, que voulez-vous ?

7. Les cadeaux ont un sens bien plus profonds comme dans Community

Community's Claymation Christmas Episode Was An Instant Classic, All Thanks  To AbedTrop facile d’évoquer cette série, je sais… Mais il faut bien le dire, beaucoup de téléfilms de Noël, et donc de séries, s’évertuent à trouver le vrai sens de Noël. C’est toujours le même message : l’espoir, l’amour et la solidarité sont ce qui permet finalement de célébrer Noël sereinement et de faire de cette fête un moment magique ! En revanche, ce qui est bien avec l’épisode sur Abed, c’est qu’il nous rappelle aussi que Noël a un sens particulier pour chacun d’entre nous, et que ce sens-là ne peut pas être le même que celui de votre voisin. On a tous nos traditions, nos envies et nos cadeaux parfaits. C’est ce qui procure tant de joie les 24 et 25 décembre… mais aussi tant de dépression et déception. Certains n’en attendent plus rien, mais cherchez bien, la magie de Noël existe encore, même lorsque le 25 décembre n’est pas aussi heureux que vous l’espériez – même lorsque vous apprenez de mauvaises nouvelles ce jour-là.

En espérant que votre journée du 25 fut magique – et en espérant que votre 26 le sera aussi, à défaut d’un 25 parfait, un dernier joyeux Noël à tous !

Home for Christmas – S02E06

Épisode 6 – Christmas Chaos – 20/20
Pfiou. En s’inspirant de sentiments universels et de l’amplification des émotions permise par les fêtes de fin d’année, la série parvient à proposer un épisode très juste, une fois de plus. Je ne peux pas trop en dire sans spoiler, mais j’aime les conclusions apportées dans cet épisode. Si j’espère que Netflix nous fera le plaisir de nous régaler avec une saison 3, j’ai conscience également qu’elle n’est pas forcément nécessaire… On verra bien. En attendant, joyeux Noël – ou plutôt, god Jul.

> Saison 2


Spoilers

Johanne est dans sa salle de bain à s’énerver pour ce début d’épisode. Elle a besoin de se reprendre en main, forcément : elle est énervée par le fait que Jonas prenne la peine de lui envoyer cent roses la veille de Noël, juste après l’avoir larguée. Tu m’étonnes.

Bien qu’elle soit clairement amoureuse de Jonas à nouveau et n’arrive pas à se le sortir de sa tête, elle décide de continuer sa vie le 23 décembre, en acceptant de boire un vin chaud avec Knut. C’est l’occasion pour eux de reparler du rencard catastrophique, mais aussi de croiser Jeannette et son amant de la semaine, un certain Ronny Johansen. Apparemment, il faut que je regarde une deuxième fois la saison, parce qu’il y a un gag qui m’échappe sur celui-ci : Johanna est morte de rire en entendant son nom, j’ai dû oublier une confession de Jeannette. C’est bien la peine de rédiger une critique par épisode !

Johanne abandonne ensuite Knut pour passer chez son frère et sa belle-sœur. Ils sont aussi adorables que flippants, mais absolument parfaits : la maison est impeccable, le sapin magnifique, ils portent le même pull de Noël et sont en symbiose parfaite. Le genre de couple qui fait mal à voir, donc, pauvre Johanne.

Elle rentre finalement chez elle pour ses préparatifs de Noël et… MERCI ! La série nous fait un gros plan sur la déco de Noël qu’elle met sur son sapin. C’est l’un des points du Bingo Séries qu’il me manquait, et ça me fait un chouette cadeau de Noël de l’avoir enfin. Bon, autrement, faire son sapin le 24, ce n’est pas la meilleure des idées, et c’est le meilleur moyen de brûler le plat.

Sa sœur arrive pile à ce moment-là, parce que non, elle n’est pas parti avec son mari finalement. Il y a donc de l’eau dans le gaz avec son couple, mais personne n’en sait rien. Johanne ? Elle révèle à Nick, qui passe par là, que son plat est brûlé et qu’elle n’a pas de plan B pour le réveillon. Pas grave. Elle se bourre la gueule, parce que ça va régler ses problèmes, c’est bien connu.

En vrai, il y a un moment sympathique avec sa sœur quand elles mettent le sapin. Maria en profite pour savoir ce qu’il se passe dans la vie de sa sœur et lui dire qu’elle admire son indépendance. Ah ben ça, elle va avoir de quoi l’admirer l’indépendance de sa sœur. Oui, parce que Johanne est une catastrophe en cuisine, et elle foire même son riz au lait. Elle est flippante de tout foirer comme ça et de s’énerver pour un rien, mais je comprends la crise qu’elle traverse. Elle hurle donc qu’elle a tout foiré au milieu de sa cuisine, et ça fait de la peine à voir.

Heureusement, elle a Nick qui sauve une fois de plus la situation et sa famille pour la réconforter. Sa sœur l’envoie loin de cette maison qui lui fait péter un câble. Oh, ça ne calme pas forcément Johanne de vouloir acheter une amande pour son riz au lait mais de ne pas pouvoir l’acheter à l’unité. Un doigt d’honneur à la pauvre caissière qui n’y est pour rien plus tard, Johanne tombe sur sa collègue lesbienne et la nouvelle qui vient d’arriver. Elles sont clairement en couple, ce qui était une touche mignonne du côté des personnages secondaires.

Les personnages secondaires ont le temps d’être développés dans cette série, et c’est assez impressionnant à voir parce que les épisodes sont courts tout de même. Ainsi, Johanne rentre chez elle pour tomber sur son père et son élan de Noël, comme toujours, puis sur sa mère. Elle abandonne ses parents à leurs explications nécessaires l’un envers l’autre… mais elle les espionne en fait. La scène est efficace, parce que les deux parents parviennent à se réconcilier, ou en tout cas à mieux se comprendre.

Ainsi, la mère reproche à Tor de ne pas s’occuper d’elle, mais aussi de ne pas avoir besoin d’elle le reste de l’année. C’est simple et efficace, et le réveillon peut enfin commencer. Avant de faire la fête, il faut toutefois que le riz au lait soit livré, et il l’est pour que Nick retombe sur son meilleur speed-dating, la fille qui saignait du nez. C’est tout chou, je trouve !

Le repas commence et Johanne y fait les traditionnels remerciements parce qu’elle n’aurait jamais pu organiser la fête sans tout ce monde présent autour de la table, même si elle n’a encore une fois pas réussi à ramener un copain à la maison pour Noël. Hjem til jul. C’est là que la sonnette de son appartement retentit, inévitablement.

Trym se retrouve entre Jorid et Tor, ce dernier étant ravi de lui dire que sa femme était avec eux l’année passée. Le pauvre, Trym ! Il m’a fait un peu de la peine, mais je trouve ça génial qu’il soit invité à ce réveillon, et qu’il soit là avec tout le casting pour ce grand repas de Noël. En plus, ça fait un bon humour avec la sonnette, franchement.

Le téléphone de Johanne sonne alors parce qu’il était hors de question de proposer un dernier épisode sans une intervention de Jorgunn, clairement bourrée. J’ai adoré la revoir comme ça, ça fait de bons liens et c’était très drôle de voir Johanne la mettre en visio pour tout le monde… mais voir tout le monde n’arrête pas du tout Jorgunn quand elle apprend que c’est Jonas qui lui a offert les roses. Au départ, les invités de Johanne sont ravis d’apprendre qu’elle a au moins quelqu’un pour lui offrir un bouquet de fleurs… mais quand Jorgunn balance que c’est fuckboy qui a réussi à la faire jouir cinq fois (uno, dos, tres, cuatro, cinco) c’est tout de suite autre chose. J’ai éclaté de rire… mais le meilleur, c’est encore l’interrogatoire qui suit.

Forcément. Toute la famille veut en savoir plus sur Jonas, qui est très poli d’après Nick, très joli d’après Noëlle. D’après Tor, la différence d’âge n’est pas vraiment une bonne raison non plus de ne pas continuer avec Jonas, surtout si, comme le souligne Jorid, elle est bien avec lui en-dehors des orgasmes. Oh, toute la famille est pire que l’inquisition, mais j’ai beaucoup aimé la scène, bizarrement. Je détesterais la vivre, mais ça fonctionne très bien dans l’ambiance de la série.

Le problème, c’est qu’on se dirige vers une fin là, je ne sais pas trop ce qu’ils peuvent faire d’une saison de plus. En effet, Johanne se rend aussitôt à l’hôpital pour retrouver son beau suédois, et c’est génial de la voir lui expliquer qu’elle est seule malgré tous les gens géniaux qui l’entourent. La série met les bons mots sur un sentiment universel de Noël, je crois, et j’ai trouvé ça très efficace.

En plus, ce long discours de Johanne et suivi d’un simple « tu m’as tellement manqué » de Jonas, et c’est tout ce qu’il fallait pour qu’ils s’embrassent et que tout ça se terminent par un happy end.

EN BREF – La saison 2 est tout aussi réussie que la première. Elle se concentre un peu moins sur les déboires que représente une quête de l’amour, mais les personnages sont suffisamment installés pour que l’on puisse se passer de ce prétexte, surtout que la série trouve de bons prétextes pour justifier encore autrement son titre.

Oui, Johanne sera bien à la maison pour Noël, mais cette fois-ci, la sienne, avec tous les gens géniaux… sauf que c’est en-dehors de celle-ci qu’elle trouvera le bonheur. C’est une bonne chose, parce que la série surfe sur un sentiment de solitude assez courant durant les fêtes de fin d’année pour le transformer en moment certes un peu niaiseux, mais terriblement efficace.

La saison 2 ne bénéficie certes pas de l’effet de surprise de la première saison, mais elle est très cool à regarder et je suis content de la manière dont elle est écrite, avec toujours beaucoup de fluidité. La saison 3 n’est malheureusement pas forcément nécessaire, mais j’espère que Netflix aura la bonne idée de la renouveler, parce qu’elle peut tout à fait devenir une tradition de mon Noël, moi. Au pire, il suffit de changer la perspective et de découvrir un peu la perspective de Jeannette, par exemple, ou plus probablement de Nick, ou juste de nous montrer comment Johanne galère à se faire accepter de sa belle-famille.

Moi, tout me va, je veux bien une saison 3. Au pire, la série aura été un très bon moment à passer en période de Noël ! Et ce happy end me colle vraiment un sourire niais pour la journée, désolé.

> Saison 2

Home for Christmas – S02E05

Épisode 5 – The Perfect Date – 20/20
C’est Noël ou c’est pas Noël ? Bon, on n’y est pas encore, mais je passe tellement un bon moment devant cette série à chaque fois que je lance un épisode que je me sens presque forcé de la surnoter un chouilla. Cet épisode est très chouette pour tout un tas de raison, et j’aime l’équilibre fragile mais quasi-constant de la série qui réussit à faire osciller son héroïne entre tout un tas de sentiments positifs et négatifs. C’est un voyage agréable à faire avec elle !

> Saison 2


Spoilers

L’épisode reprend le lendemain du concert de Noël de Nick, qui n’a pas vécu la meilleure soirée de sa vie. Johanne essaie de le prendre avec humour et invite son voisinà son atelier d éco de Noël. Il est clairement en train de tomber amoureux d’elle, le pauvre.

Le père de Johanne sort de l’hôpital le 17, après quelques jours, et ça fait bien de la peine à la cheffe de service qui explique à Tor qu’il va lui manquer. Il y a clairement un truc entre eux, et c’est gênant comme tout pour Johanne, mais elle décide d’ignorer tout ça… pour insister auprès de son père afin qu’il vienne à son réveillon de Noël.

Ce n’est pas gagné, il a d’autres plans. Notre pauvre Johanne comprend à une semaine de Noël que son réveillon ne sera pas forcément le meilleur cette année. Pour Jonas aussi, le réveillon ne sera pas merveilleux, puisqu’il vient à l’hôpital voir un ami qui a eu un grave accident. La bonne nouvelle, c’est que ça lui permet de retrouver Johanne et papoter un peu avec. IL y a des calins, des sourires mignons et des excuses de la part de Jonas.

C’est bouleversant pour Johanne, surtout quand il reconnaît que ça aurait pu marcher avec elle, dans d’autres circonstances. La pauvre. Dans le vestiaire, Johanne préfère toutefois raconter son rencard avec Knut, un type parfait avec qui elle n’a toutefois rien fait, ce qui la perturbe. Ben prends ton temps, Johanne. Ses collègues lui donnent quelques conseils pour se remettre en scène après quatre semaines sans sexe et on assiste à la scène la plus cheloue que j’ai pu voir depuis un moment, lorsque la cheffe explique à ses employées que pour un bon orgasme, il suffit d’avoir une respiration qui aille jusque dans le bas du ventre.

Ben oui, évidemment. Bon, enchaînons, parce que je ne sais pas quoi en dire et je ne peux pas tester de toute manière. Le deuxième rencard avec Knut se passe bien alors qu’il y a une vraie prise de risque de Johanne : elle accepte d’aller skier avec lui. Tout se passe bien, donc, mais Knut ne tente toujours rien, et je finis même par me demander si ce n’est pas une manière subtile de nous dire qu’il n’est pas hétéro.

Durant la soirée, Johanne et Knut parlent du réveillon de Noël, puis du fait que Johanne soit toujours célibataire, ce qu’il trouve bizarre. Il l’invite sans pression à son réveillon de Noël, puis les deux se bourrent un peu. Johanne le trouve tellement charmant, ça se voit qu’elle est à fond sur lui… mais il ne se montre pas tellement intéressé. C’en est au point où Johanne essaie de l’embrasser et qu’il lui fait simplement un câlin à la place. J’ai tellement ri.

C’en est tout de même bizarre d’être dans le même hôtel, mais de ne pas faire quoique ce soit ensemble. Johanne en est toute perturbée, et je la comprends. Le problème n’est pas tant de ne rien faire du tout… c’est de ne pas en parler du tout. Elle l’emmène toutefois le lendemain pour un tour en calèche.

Tout pourrait bien s’y passer, mais elle tente de l’embrasser à nouveau et ça ne fonctionne toujours pas. Quand elle le voit en train de pleurer, elle lui essuie donc l’œil avec son écharpe en peau de rennes. Je ne comprends même pas comment ça peut paraître une bonne idée une telle écharpe dans l’œil, mais admettons. Il finit par lui éternuer dessus… on a connu plus sexy. Il a clairement un problème, mais il ne lui en parle pas… jusqu’à ce qu’elle comprenne – et nous avec – qu’il est en pleine réaction allergique. Au milieu de nulle part. Avec une infirmière heureusement. Elle sait comment réagir et c’est hyper inquiétant à voir. Ils rentrent à lhôtel plutôt qu’aux urgences. Ce n’est pas la meilleure des idées, clairement.

Le lendemain, Johanne raconte sa mésaventure de l’allergie à la peau de renne à Jorgunn, toujours dans ses cartons. Elle va passer un bon Noël, dis donc. J’aurais bien aimé voir davantage Raul cette saison ! Elle est malheureusement prête à partir pour Madrid, déjà. Elle n’a pas l’air si motivée que ça, un peu comme Johanne à l’idée de partir dans un second rencard avec Knut quand elle a toujours le mystère du bouquet de roses (séchées désormais) à résoudre.

L’essentiel est toutefois de se concentrer sur Jorgunn et ses dramas, entre son déménagement et sa famille – avec un père mort et une mère toujours absente pour elle, parce qu’elle n’a jamais terminé son deuil. Finalement, ça se termine en moment tendre et émouvant, avec Jorgunn annonçant qu’elle n’a trouvé sa place dans le monde que grâce à Johanne.

Celle-ci est ravie d’entendre qu’on se sent bien en sa présence, et ça lui donne le courage d’aller ensuite dans la chambre d’hôpital de l’ami de Jonas pour l’inviter à son atelier de Noël. Elle est imprévisible selon Jonas, mais je la trouve bien trop mignonne à tenter encore. Nick ne sera pas ravi par contre.

La veille de cet atelier, il faut encore acheter un sapin de Noël, et ça se fait avec son frère et sa sœur. Une tradition familiale détruite, donc. Ce n’est pas la seule : Johanne tombe sur Trym, l’ex de sa meilleure amie (qui s’appelle Jeannette, donc !) qui lui révèle qu’il va sûrement passer Noël tout seul. Ah. C’est une sacrée angoisse ça, mais c’est surtout parce que ça renvoie Johanne a ses propres angoisses.

Jorgunn est partie quand elle rentre chez elle ce soir-là, elle est donc toute seule pour digérer le fait que son réveillon de Noël se fera sans sa famille : son père a d’autres plans, sa mère a un amant et sa sœur veut partir en voyage pour sauver son mariage. Bon, après, il lui reste son frère, mais se retrouver à faire le réveillon avec juste la famille de son frère, je peux comprendre que ce ne soit pas l’idéal niveau sentiment de solitude amplifié.

Le lendemain, Johanne organise malgré tout son atelier de Noël avec Nick et Noëlle. Nick est beaucoup trop motivé pour Noël, c’est fou, mais c’est gênant aussi. Et ça l’est aussi quand Jonas vient chez Johanne pour l’atelier, et qu’il s’entend tout de suite avec Nick. Une vraie petite famille tout ça. Jonas y raconte sa vie, et ça permet à Johanne de comprendre qu’il est seul aussi pour son réveillon, qu’il passera dans la chambre de son ami.

Noëlle commence un peu trop à être fascinée par Jonas, mais il faut dire ce qui est, il est fascinant. Il révèle ainsi qu’il souhaite devenir enseignant (mais pourquoi ?) et qu’il est content de voir que Johanne a conservé les cent roses rouges. Ben tu m’étonnes, vu le prix que ça coûte !

Attendez, comment ça, il est au courant pour les roses ? Bien sûr, il est celui qui a décidé de les envoyer à Johanne pour s’excuser et pour lui confier ses sentiments. Oh. OH. Johanne va tellement retomber amoureuse, là. Et je la comprends !

> Saison 2