Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.

 

9-1-1 Lone Star – S04E12

Épisode 12 – Swipe Left – 16/20
Si certaines choses m’ont bien énervé – et dès le début de l’épisode en plus – je trouve que la saison continue de très bien jouer la carte de l’humour. Comme il n’y a qu’un seul personnage que je n’aime pas dans la série, ça a pour avantage que j’adore inévitablement chaque épisode. En plus, les différentes interventions de l’épisode fonctionnaient bien avec les intrigues en cours et l’idée de base de l’épisode était suffisamment divertissante pour nous proposer de passer un vrai bon moment.

Spoilers

Quelques rencards, beaucoup d’humour.

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Is this against hotel policy?

Ce début d’épisode est surprenant, avec TK et Carlos qui stressent avant des entretiens pour trouver la personne qui les unira à vie. Dans cette série, je m’attendais plutôt à ce qu’ils se tournent vers un pompier. Cela limite le budget. Bon, on n’est pas à l’abri que ce soit la conclusion finale, surtout quand on voit les entretiens.

Concrètement, c’est un Enfer – et je ne parle pas du même que celui du révérend qui leur promet une vie éternelle ensemble là-bas : le révérend homophobe, le rabbin qui veut convertir Carlos après un entretien parfait, la femme très spirituelle qui ne croit pas en l’importance du temps… Autant dire que ce n’est pas gagné pour le mariage.

L’autre chose qui n’est pas gagnée et qui m’a énervé comme rarement, c’est que Carlos révèle au passage qu’il ne veut pas d’enfants – contrairement à TK. Oh putain. Comment est-ce que c’est possible, en 2023, d’envisager un mariage sans s’être possiblement demandé avant s’ils voulaient ou non des enfants ? Vraiment, les séries me soulent. C’est toujours LE sujet qui vient briser les meilleurs couples.

Je ne sais pas, dans la réalité, on en parle avant, non ? Le débat qui suit entre Carlos et TK m’a donc passablement énervé, parce que les voir s’engueuler pour ça, ça m’a soulé. C’est le genre de choses que j’ai tendance à penser évacuées bien avant qu’on envisage d’emménager ensemble, même. Je dois être dingue – ou j’ai vu trop de séries par rapport à ces personnages, au choix. En plus, quelle tristesse : j’aurais parié sur le contraire, je vois bien Carlos avec des enfants moi – même si effectivement il a fait de la merde avec leur lézard. Le pire, c’est qu’en fin de conversation, ils finissent par ignorer le sujet, concrètement.

Le sujet reste central durant tout l’épisode, cependant, avec notamment TK s’interrogeant sur la relation entre Tommy et ses filles. Il était tout mignon à lui en parler. Bien sûr, Tommy est fière de voir ses filles grandir – et j’avoue que je suis un peu choqué de les voir si grandes d’un coup. J’ai l’impression qu’elles avaient dix centimètres de moins en début de saison, mais c’est sûrement moi qui suis fatigué.

La première intervention de l’épisode a mis du temps à venir, mais elle valait le coup de l’attendre. On nous ramène l’insupportable couple qui avait eu la bonne idée de faire un procès à Marjan pour se foutre d’eux, mais en attendant, ils sont insupportables. J’ai eu envie de casser ma télé quand ils hurlaient depuis leur décapotable là… et j’ai possiblement dit à voix haute que j’avais hâte qu’ils aient un accident, surtout pendant la course complètement irresponsable.

Je ne m’attendais pas cependant à ce qu’ils soient recouverts, littéralement, de fertilisants et d’excréments. Cela ne donnait pas envie d’être à leur place, mais l’humiliation atteint son paroxysme quand les pompiers qui débarquent pour les sortir de là sont ceux de la caserne 126. Le karma est à son comble, vraiment.

Bien sûr, les scénaristes profitent de l’occasion pour en faire des tonnes, surtout avec Owen qui prend tout son temps et laisse finalement à Marjan l’opportunité de choisir si oui ou non ils porteront des masques pour réduire l’odeur. On en arrive alors, une fois de plus, à un cas qui me pose problème sur l’éthique morale de ce que veut vendre la série avec les réseaux sociaux de Marjan : elle accepte de leur donner des masques s’ils acceptent de tourner une vidéo pour sa story.

On casse totalement le réalisme de ce que serait cette intervention dans la vraie vie, d’une part ; mais en plus, d’autre part, je trouve que ça ne met pas forcément en valeur Marjan. Bien sûr, elle fait passer un bon message et empêche un couple toxique de nuire à des gens qui leur ont pourtant donné de l’argent pour leur payer une nouvelle voiture qu’ils ont dégommé bien vite… mais bon, ce n’est pas tellement son boulot a priori.

J’ai décidé de ne pas trop me concentrer sur cet aspect de l’épisode, cependant, histoire de rester bien centré sur le côté humoristique qui est efficace. On enchaîne avec un acteur de Zoey’s Extraordinary Playlist, et ça m’a fait tout bizarre de le voir comme ça, en coach de physiothérapie qui drague très clairement Marjan, plus encore qu’il ne l’aide à se remettre de sa blessure. C’était drôle de voir la réaction de Paul face à ce flirt, d’ailleurs, parce qu’il se rend compte très vite de ce qu’il se passe entre cette patiente et son coach.

Il l’embête avec ça donc elle réagit de manière logique en fuyant sur les réseaux sociaux. Sa joie de voir les Gerald être ridiculisés se volatilise bien vite par contre : elle découvre que son ex Salim vient d’avoir un bébé. Merci Instagram. Elle est inévitablement triste de la situation et ça la remet face à son célibat.

Toute la caserne s’en mêle aussitôt, pour savoir pourquoi elle ne reprend pas les rencards. Il lui faut théoriquement un chaperon pour ça, et c’est loin d’être le problème qu’elle souligne que c’est : elle a toute la caserne pour ça. Inévitablement, Owen se mêle aussi de la conversation, évidemment, et lui conseille de télécharger trois applications de rencontre.

Marjan prend alors conseil de la part de tout le monde, et ça me fait rire de la voir ramer comme ça avec ses potentiels rencards. Nancy et Carlos sont de bons conseils, au moins. Ils font aussi de bosn chaperons, contrairement à Owen – sous le charme du prétendant encore plus que Marjan – ou Mateo – qui est de loin le pire. Mon prétendant préféré était clairement celui présent avec TK et Carlos, mais bon, c’était un fan d’Harry Potter un tout petit trop peu radical.

Finalement, Marjan espère pouvoir donner suite avec le prétendant qu’elle rencontre lorsqu’elle est avec Owen. Moi, je ne le sentais pas et je suis bien satisfait de ce qu’a donné l’épisode ensuite. Avant d’y arriver, toutefois, Marjan s’est retrouvée à devoir attendre d’avoir de ses nouvelles, ce qui prenait beaucoup plus de temps que ce qu’elle espérait. J’étais content que Marjan veuille se rebeller contre le patriarcat, expliqué par toute la caserne, mais bon, les scénaristes s’amusent juste à lui faire recevoir un texto au moment où elle allait briser le silence entre eux.

Tout ça nous mène finalement à une deuxième intervention. On suit une femme enceinte débarquer à un motel où elle aperçoit la voiture de son mari. C’est pas ouf, ça. Elle essaie donc d’obtenir le numéro de chambre de son mari en négociant avec l’homme à l’accueil. En vain. La pauvre se fait donc dégager bien vite, car ce n’est pas la politique de l’hôtel de donner la moindre information sur les clients – surtout qu’elle n’est pas la première femme trompée de la semaine à essayer d’obtenir cette information. On lui promet même d’appeler les flics… ce qui serait possiblement une meilleure idée que ce qu’elle se décide de faire ensuite : elle vole un engin de chantier pour venir éclater la baie vitrée du restaurant du motel. Elle a l’air de trouver ça fun apparemment.

C’est le genre d’épisode qui donne envie d’être cascadeur pour pouvoir s’éclater à faire de même. Après… Détruire un mur, c’est cool, mais s’acharner comme elle fait, ça craint, franchement. Le No-Tell Motel devient clairement un motel qui attire l’attention – en étant à moitié détruit, en plus. L’avantage de ce genre d’intervention, c’est que ça nous permet de retrouver un peu tout le monde sur scène : Carlos est là pour arrêter la femme, les pompiers sont là pour sécuriser les lieux et l’équipe médicale est là pour s’occuper de la femme enceinte.

Bon, avant ça, il faut déjà la sortir des décombres dans lesquels elle s’est foutue. On peut compter sur Mateo, Paul et surtout Marjan pour ça. Ils m’ont bien fait rire à insister sur le fait qu’aucun juge ne la condamnerait, surtout au Texas. Je suis à peu près sûr qu’il y a un fond de vérité, mais elle a quand même détruit la moitié d’un motel, alors j’imagine que les répercussions seront loin d’être cool quand Carlos l’aura arrêtée.

Bien sûr, on n’en saura rien, car je doute que la série donne suite à cette histoire. Finalement, la femme enceinte voit son mari sortir de la chambre avec sa copine… et bim, le mari n’est autre que le prétendant parfait de Marjan. Décidément, l’épisode joue la carte de l’humour jusqu’au bout. La réaction de Marjan était parfaite, celle de la femme enceinte aussi (et ma foi, celle de Carlos a aidé à m’achever).

En revanche, celle d’Owen ? Putain, mais reste à ta place. Il me soule lui. Il déprime tellement qu’il décide de s’acheter plein de poulet fris tout seul, quoi. Par chance pour lui, TK passe le voir pour parler avec lui de la crise que traverse son couple. L’épisode est plutôt sympathique sur le sujet : il nous met en parallèle la conversation entre Owen et son père, et celle entre Carlos et sa mère. C’est enrichissant, parce qu’on voit le point de vue des deux personnages du couple. Et ça me réconcilie avec Carlos : il ne veut pas devenir père par peur de ne pas être à la hauteur, à cause de la relation qu’il avait lui-même (ou plutôt n’avait pas) avec son père.

C’était bien comme manière d’approcher le sujet, et ça mène à la très jolie conclusion que le couple est en fait prêt à attendre. Tout ce qu’ils veulent, c’est être ensemble. Si Carlos arrive un jour à se décider à vouloir être père, alors tant mieux. Sinon, tant pis. En attendant, ils auront un Louis II à retrouver comme ils peuvent, parce que Carlos offre à TK un animal de compagnie – la première étape selon lui (humph, j’ai un doute) – qui se fait la malle à la première occasion. C’était marrant comme manière de conclure l’épisode.

Quant à moi, avant de conclure la critique, il me faut encore parler de Marjan et de sa vie amoureuse. Sans trop de surprise, quand on suit Marjan et Paul en train de faire des courses pour qu’elle aille préparer à son collègue un dîner avec sa nouvelle copine, Marjan se retrouve nez à nez avec son coach. Dans un magasin qui vend des produits halal, si j’ai bien suivi (non, je n’avais pas les sous-titres). Marjan découvre que son coach est musulman et lui donne rendez-vous le jeudi prochain après une petite scène toute sympathique. L’avantage, c’est qu’elle a un chaperon avec elle : Paul insiste donc pour qu’il soit invité le soir-même.

Bon, on le reverra notre acteur de Zoey, et c’est très bien comme ça. Espérons juste que Grace sera là aussi, parce qu’elle n’a pas eu de temps d’écran cette semaine – Judd n’en a pas eu beaucoup non plus d’ailleurs. De toute manière, cette saison, c’est le Marjan Show j’ai l’impression. Et j’adore ça !

The Mandalorian – S03E07

Épisode 7 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.

Spoilers

Gideon a repris bien du pouvoir depuis qu’il est en fuite.

We shall be rid of the Mandalorians once and for all. Long live the Empire !

Si je suis parfaitement honnête, la saison ne sait tellement pas ce qu’elle veut raconter que je n’ai pas forcément envie de voir l’épisode immédiatement… Seulement, il était en TT quand je suis rentré du boulot, et il l’est encore maintenant : ça me fait donc un point facile pour le Bingo Séries de regarder cette petite heure d’épisode. Et puis, qui sait ? On approche de la fin, peut-être que le puzzle va devenir intéressant.

J’ai du mal à y croire après l’épisode de la semaine dernière, qui était franchement décevant, avec une enquête de série procédurale pas bien dingue et une réunification bien rapide des Mandaloriens en fin d’épisode. Je m’attendais à une autre intrigue pour ça, on ne va pas se mentir. Cela donne l’impression que les scénaristes n’osent pas forcément pondre des idées incroyables, pour se contenter de la simplicité.

C’est gênant pour une série à gros budget. Et c’est gênant aussi après autant d’épisodes de ne pas être sûr de ce que la saison voulait raconter. C’est très à la mode, cependant. L’épisode commence par une scène voyant Elia se balader en ville pour mieux faire un rapport sur ce qu’il s’est passé à Nevarro à… Gideon.

C’est problématique, n’est-ce pas ? Il apprend ainsi l’alliance des clans de Bo-Katan et de celui de Din Djarin, ce qui n’annonce rien de bon pour lui. Il aboie un coup sur sa subalterne, avant de se rendre à une réunion de la plus haute importance. Les plans s’amusent à nous le montrer comme un grand-méchant, limite digne d’un Dark Vador. La réunion qu’il squatte ? Des responsables bien placés hiérarchiquement qui évoquent les critiques, déjà, de la Nouvelle République, en hologrammes. Il s’agit d’un Conseil de l’Ombre, d’après Gideon, qui se met bien : il propose qu’il serait temps de mettre en place un nouveau leader à leur groupe.

Cela fait s’élever quelques critiques, tout de même, mais il sait s’en défendre, bien sûr. La critique principale concerne le frein mis sur le projet Nécromancie, au nom qui ne dit rien qui vaille : Pershing ayant été arrêté, les clones ne sont pas tout de suite. Ce que je ne comprends pas bien, c’est que Pershing a été arrêté à cause d’Elia, qui bosse pour Gideon.

Peut-être qu’il s’agit d’un coup de poker pour du plus long terme, permettant à Gideon de se garder l’avancée de ses recherches ? Ce n’est pas clair. En tout cas, Gideon obtient finalement ce qu’il souhaitait : une garde rapprochée et des renforts pour se protéger des Mandaloriens. Il en fait ses nouveaux ennemis personnels, promettant une longue vie à l’Empire et la fin des Mandaloriens, avec l’aide de ce Conseil de l’Ombre. Cela aurait fait une scène intéressante en début de saison, tout ça, mais là… ça semble arriver tard pour tenir toutes ses promesses.

Pendant ce temps, à Nevarro, les Mandaloriens débarquent pour réclamer les terres promises. Ce n’est pas gagné : Bo-Katan stresse de savoir que les groupes qu’elle réunit ne se connaissent pas et détestent tout ce qu’ils savent des autres. Il va pourtant falloir apprendre à cohabiter, le tout sous le regard bienveillant de Karga qui ne semble pas s’inquiéter outre mesure de voir débarquer un énorme vaisseau, anciennement à l’Empire, au-dessus de sa ville de dix habitants. Franchement, il semble y avoir plus de Mandaloriens dans le vaisseau que dans toute la ville. J’imagine que c’est plus simple de dédoubler par effets spéciaux des gens en armure complètes.

Et au moment où je pensais ça, que se passe-t-il ? Tous les Mandaloriens retirent les casques qu’ils avaient, devant les Mandaloriens déjà installés sur Nevarro et menés par la Forgeronne. Ma foi, on sent bien que la paix politique va être difficile à maintenir en place.

En attendant, Karga vient souhaiter une nouvelle fois la bienvenue à Din Djarin, en lui offrant un cadeau que personne n’avait demandé : IG-12. Plutôt que de réparer l’irréparable robot qui avait sa propre conscience et m’aurait fait un point de Bingo Séries facile, Karga a décidé de créer un robot-véhicule qui serait piloté par… Grogu.

Din Djarin s’y oppose bien sûr, parce qu’il considère que Grogu est trop jeune pour gérer un tel engin. Il a clairement raison, mais Grogu prend vite goût à IG-12 : il lui permet même de communiquer avec les mots « oui » (aux idées de Karga) et « non » (à l’interdiction de Din Djarin). C’est tordu, mais il faut bien reconnaître que ça faisait de bons gags tout ça : Grogu qui découvre le pilotage, qui galère un peu dans le bureau de Karga ou qui se précipite sur un étal de marchands de fruits et légumes, ça fonctionnait. J’ai adoré voir Grogu être plus grand que Din Djarin par exemple. Ma foi, je suis un public facile quand il est question de mignonnerie.

Après tout ça, nous avons droit à une nouvelle intervention de Bo-Katan qui parvient à rallier ses troupes pour de vrai. Je ne vois toujours pas bien ce qui lui donne tant de légitimité auprès de clans différents, et surtout auprès de celui qui souhaite garder son casque quoiqu’il arrive, mais voilà, elle parvient à obtenir plein de volontaires pour sa prochaine mission : se rendre sur Mandalore pour reconquérir une Terre qui leur appartient.

C’est peut-être ça mon problème avec la saison : en soi, il y a plein de choses qui mériteraient à elles-seules un développement sur une saison avec de vrais twists… mais à chaque fois, on nous bâcle en un épisode ces idées, sans vrais twists ou sans gros moments de suspenses. Après, visuellement, c’est irréprochable. J’ai beaucoup aimé la scène digne des affiches promos de The 100 avec les Mandaloriens qui tombent du ciel, par exemple, ou tous les paysages magnifiques sur Mandalore. M’enfin, c’est quand même la base, vu le budget, de nous proposer des plans magnifiques.

Et ça ne fait pas tout. Bref, revenons-en à l’épisode : Bo-Katan donne des ordres à ses troupes, leur demandant de surveiller la surface et de voir ce que ça donne, en attendant de retrouver leur forge – et de déterrer la capitale, probablement. Nous sommes donc partis pour une longue marche pas bien passionnante où personne ne parle. Heureusement, il finit par se passer quelque chose : Din Djarin repère de la poussière à l’horizon, puis tout un navire qui approche. Oui, un navire, vraiment, j’ai eu l’impression d’être devant Pirate des Caraïbes. C’est Disney, ça.

A bord du vaisseau considéré d’abord comme ennemis, il y a en fait trois Mandaloriens qui demandent de la nourriture et sont loyaux à Bo-Katan. Cela tombe bien, quand même. Elle leur doit tout de même quelques explications sur ce qu’il s’est passé avec Gideon et comment il a pu récupérer le Sabre Noir – elle voulait simplement sauver les Mandaloriens car Gideon lui avait promis d’assurer la sécurité des villes Mandaloriennes.

C’est aussi l’occasion pour apprendre comment d’autres tribus mandaloriennes ont pu survivre, tandis que Din Djarin est surpris de découvrir la vérité concernant Bo-Katan. Celle-ci est pleine de culpabilité de ce qu’il s’est passé et a peur de ne pas être à la hauteur de son nouveau rôle. Une fois de plus, elle s’en confie donc à Din Djarin quand celui-ci lui exprime son admiration. Cela devient franchement redondant à force, on a compris que Bo-Katan était géniale, on a compris qu’elle doutait, mais ça ne se développe pas beaucoup tout ça. Répéter des scènes sur une saison de huit épisodes, je ne suis pas sûr que ce soit une superbe idée.

En plus, une fois n’est pas coutume, l’épisode paraît drôlement long pour ce qu’il propose vraiment. J’ai l’impression que ça pourrait être amputé facilement d’un bon quart d’heure sans que ça ne change rien à la dynamique du scénario. À l’ambiance, peut-être, d’accord. Bref. Le nouveau trio de Mandaloriens accepte de mener notre troupe jusqu’à la Force, ce qui leur fait gagner du temps. Nous, on en perd quand même en développement de personnages secondaires que l’on voit jouer à un jeu de société.

C’est ce jeu qui semble provoquer une première discorde entre des Mandaloriens de clans différents. Franchement, ce sont des gamins, comment la planète a pu vivre tant de temps avec des égos pareils ? Le duel voit donc s’affronter deux leaders de troupes différentes, sans que personne ne puisse intervenir. Bo-Katan elle-même refuse d’interrompre le combat, considérant que ça devait arriver à un moment ou un autre.

C’est finalement Grogu qui est le messager de la paix et s’interpose entre les deux Mandaloriens, grâce à IG-12 et son bouton « non ». J’aime bien l’idée… mais du coup, ça n’est pas vraiment une résolution du problème de fond sur les troupes incapables de s’entendre. La série passe bien vite à autre chose, en plus, alors qu’il y aurait beaucoup de développements à apporter à tout ça, selon moi en tout cas.

Je ne suis pas scénariste, cependant, et on manque probablement de temps pour développer ça quand le Mythosaure se réveille soudainement et décide de s’attaquer au vaisseau des mandaloriens. Bien. Le truc que personne ne savait exister décide donc de se réveiller sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment il s’est réveillé, et il attaque aussitôt les Mandaloriens ? Il va falloir faire avec.

Bien sûr, je suis content de revoir ce monstre, car je l’avais trouvé extrêmement sous-exploité lors de sa dernière apparition… mais était-ce vraiment utile ? Rien n’est moins sûr. Il pousse en tout cas nos héros à se réfugier bien vite dans les souterrains de la planète, où se trouvent les décombres de la Grande Forge. Elle ne ressemble plus à grand-chose et s’avère finalement être un piège pour nos héros : des Stormtroopers de l’Empire les y attendent, débarquant pour les prendre à revers. Bon, l’effet de surprise n’est pas génial, en vrai, car ils sont vite repérés.

L’épisode peut en tout cas se terminer sur une énorme fusillade, pas forcément lisible puisque tous les personnages ont un casque. Grosso modo, ce sont les blancs (méchants) contre les gris (gentils). Cela fonctionne et ça vaut bien une fusillade dans une série policière. Au moins, les mandaloriens peuvent ainsi se battre pour récupérer leur planète – et Grogu aussi, parce que oui, il est là et oui, Din Djarin fait ce qu’il peut pour le protéger et continuer de l’élever.

Les Stormtroopers battent rapidement en retraite, en tout cas. Ils semblent perdus… jusqu’à ce qu’il soit révélé une fois de plus que nos héros sont tombés dans un piège. Tous les mandaloriens se retrouvent donc coincés entre deux murs, à l’exception de Din Djarin. Le pauvre se retrouve seul face à tout un tas de Stormtroopers. Cela ne l’arrête pas pour autant : il se bat aussi valeureusemetn que possible.

Il ne fait malheureusement pas le poids et, contre toute attente si ce n’était pas l’avant-dernier épisode d’une saison devant forcément mettre notre personnage dans une situation de défaire. C’est bien le cas, donc, et ça lui permet d’être confrontés une fois de plus à Gideon. Le face à face entre eux est plutôt intéressant, avec Gideon promettant enfin la destruction complète de Mandalore et des mandaloriens. Ceux-ci vont vite devoir oublier leur division pour faire face à un ennemi commun, quoi, on les voit arriver.

Rapidement, Din Djarin est ainsi fait prisonnier pour assister à tout ce massacre (c’est en tout cas la seule explication rationnelle que je trouve : Gideon doit vouloir le faire prisonnier pour le faire souffrir ? Cela irait tellement plus vite de le tuer, hein). Bien sûr, Gideon repère aussi rapidement Bo-Katan, et ça lui fait bien plaisir d’annoncer la destruction à venir de sa flotte pendant qu’elle est retenue prisonnière. Il lui laisse toutefois le choix de se rallier à lui, en déclarant à ses troupes que la planète est à lui.

Bo-Katan refuse évidemment de lui remettre le Sabre Noir, cette fois. Elle a appris de ses erreurs et elle a plein de Mandaloriens pour la protéger. Elle utilise le Sabre Noir pour se créer une issue de secours, et la fusillade peut reprendre. Gideon, en bon lâche, se barre et laisse ses clones s’en prendre à eux. Un de nos Mandaloriens y laisse malheureusement sa vie, se sacrifiant pour assurer la liberté des autres – et de Bo-Katan. La scène était plutôt sympathique, voire impressionnante quand on voyait son flingue surchauffer.

L’avantage, c’est que c’est lui qui se sacrifie, ce qui fait que ce n’était pas à Din Djarin de le faire. Il semble survivre un instant, mais Pav Vizsla (c’est son nom dans les sous-titres) est finalement tué par trois clones à l’armure rouge. Bon. C’est dramatique, tout ça.

9-1-1 – S06E13

Épisode 13 – Mixed Feelings – 14/20
La série nous propose un épisode plutôt classique cette semaine, ce qui est un brin décevant après deux semaines de pause. Cela dit, il y a tout de même quelques développements qui auront un impact sur le plus long terme au milieu de gags efficaces, alors il n’y a pas de quoi se plaindre. Ce qui est étonnant, c’est que je termine l’épisode sans avoir le sentiment d’avoir retrouvé les personnages – elle ne me manque jamais vraiment, elle fait partie du décor à ce stade. Je crois que c’est positif.

Spoilers

Hen et Karen s’apprêtent à découvrir le secret de Denny, tandis que Buck se découvre un don.

 


The buzzing comes from inside the house.

J’ai eu une grosse sensation de déjà vu sur le début d’épisode de cet épisode qui voit un coach de sport faire un malaise après avoir bu toute sa bouteille. Il le fait devant toute sa classe, qui s’inquiète rapidement pour lui et appelle nos secours. Nos héros comprennent vite ce qui a dérapé : la boisson énergétique qu’il offre à ses élèves lui a fait faire une overdose – et rapidement, toute la classe tombe comme des mouches.

Non, vraiment, j’avais clairement l’impression d’un énorme déjà vu pendant toute la première intervention de l’épisode. N’ont-ils pas déjà fait le coup ? Cela me perturbe. C’était peut-être dans une autre série après. Le truc, c’est que même la scène suivante m’a fait douter : on y voit Athéna lire un livre – et elle nous fait un point de Bingo que j’ai déjà marqué hier en faisant ça – en attendant que Bobby rentre de son jogging matinal. Cela aussi m’a donné une impression de déjà-vu.

Ce qui m’a rassuré sur le fait qu’on était bien en saison 6 est une scène ensuite entre Chimney et Denny. Je l’ai trouvée plutôt très sympathique comme scène : Chimney dépanne Hen pour amener Denny à l’école, et ça aide Denny à se faire une raison sur les erreurs possibles des parents.

L’intrigue Denny est développée dans cet épisode, mais avant ça une deuxième intervention m’a fait découvrir une nouvelle angoisse : se faire couper les cheveux avec du FEU. Sérieusement, le coiffeur avec son chalumeau m’a clairement déclenché des crises de panique, alors j’étais plutôt content de voir que l’intrigue se dirigeait vers tout autre chose : un incendie rapide et une allergie à l’eau pour l’adolescente qui l’avait provoqué malgré elle et se retrouvait sous l’alarme incendie du local. Aïe. J’ai eu vraiment mal pour elle, surtout qu’elle n’était qu’un dommage collatéral pour la série.

En effet, la série voulait surtout en venir à Hen qui conseille à la mère de la gamine de ne pas s’en vouloir de ce qui est arrivé. Il était important de la voir donner des conseils sur la manière d’être un bon parent, parce qu’elle s’apprêtait à vivre une crise elle-même : Karen l’appelle pour lui dire que Denny n’est pas rentré à la maison… et c’est inquiétant, parce que ça fait des semaines qu’il n’est pas rentré en bus, contrairement à ce qu’il leur disait.

Hen le retrouve cependant à l’hôpital : Denny y est amené parce que son père a eu un accident de voiture en le ramenant de l’école. Outch. Hen découvre donc que Denny a repris contact avec son père de la pire des manières. C’est après plusieurs mois qu’elle s’en rend compte par contre, donc je les trouve un peu dans l’abus avec Karen de hurler sur le gamin. Si le pire devait se produire, il se serait produit bien avant… là, il semble qu’il a bien retrouvé un père qui s’occupe de lui.

Je ne sais pas, je n’ai pas d’enfant, c’est facile de juger, mais j’ai du mal à me dire qu’il a pu passer plusieurs mois à voir son père sans que personne ne s’en rende compte. Il y a un défaut de surveillance quelque part, non ? Elles ne semblent pas tellement s’interroger pourtant, préférant s’énerver – surtout Karen. Le soir, elles se retrouvent autour d’un verre de vin blanc à essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Difficile de savoir que son enfant a menti pendant des mois – difficile aussi de ne pas en vouloir au père, Nathanaël, qui n’a jamais pris la peine de les prévenir qu’il voyait son fils. En tout cas, Denny refuse à présent de parler à ses mères, ne comprenant pas le problème dans son attitude. Mouais. Il doit bien le savoir, sinon, il leur en aurait parlé dès le départ.

En tout cas, Nathanaël a eu besoin de se faire opérer, mais il va finalement bien. Denny qui fait la tête ? Facile à gérer : Hen appelle sa mère pour qu’elle lui parle… et elle arrive très vite à expliquer à son petit-fils la situation. En vrai, il n’y a rien de bien difficile à comprendre et ils terminent en câlin bien vite.

La grand-mère doit ensuite expliquer à sa fille que Denny a un peu raison quand même : il s’agit de son père, et même si Nathanaël brise sa promesse et les règles de base, c’est bien normal de vouloir une relation avec son père. L’épisode se termine donc avec Karen et Hen qui se rendent à l’hôpital pour rencontrer Nathanaël et établir quelques règles afin qu’ils puissent se voir. Elles m’ont fait de la peine à souffrir de la situation, mais c’est une bonne chose pour le long terme en vrai. En plus, l’idée que Denny puisse voir son père en présence de sa grand-mère est une vraie bonne idée, je trouve.

En parallèle, Buck se découvre une nouvelle capacité pour le calcul mental. Il le fait en début d’épisode pendant la première intervention, puis impressionne Christopher quand il est capable de calculer le carré de nombres complexes… Cela semble perturber Buck, alors Eddie fait quelques recherches pour en savoir plus. Après avoir été frappé par la foudre, il est apparemment possible de développer de nouvelles capacités. Du moins, c’est ce qu’il trouve sur Internet, mais qui est très questionnable.

Les scénaristes s’amusent probablement à partir d’anecdotes et témoignages, mais ce n’est pas si dérangeant, car ça fait quelques bons gags. C’était moins brillant quand on voit Eddy traîner Buck à une soirée poker avec la cheffe des pompiers, par contre. On voit donc Buck compter les cartes et plumer un peu toute une table de poker… C’est la pire exploitation possible de son don, et c’est surtout bien peu discret. Il pourrait au moins faire semblant de perdre quelques tours, surtout que la cheffe sait qu’il est possible de développer des dons après avoir été frappé par la foudre.

J’ai moins accroché à cet humour, pour le coup. C’était mieux lors de la troisième intervention de l’épisode, qui voit les pompiers aider une femme avec un vibromasseur perdu en elle et Buck qui se met à calculer les probabilités que ça arrive.

De son côté, Maddie commence sa journée en stress parce qu’elle est en retard… Cela se voit, vraiment énormément dans sa manière de se comporter, mais ça ne semble absolument pas gêner sa nouvelle voisine qui s’incruste carrément dans sa nouvelle maison avec des muffins. En soi, c’est plutôt sympathique, mais elle a un côté sitcom qui doit faire peur, à s’incruster comme ça et à regarder tout ce qu’il se passe dans la maison.

Carol, c’est son nom, tape très rapidement sur le système de Maddie, et ça se voit. Elle en parle à Chimney quand il découvre le plat de muffins, sans avoir pu en manger, le pauvre. Le problème, c’est que quand elle se décide à ramener le plat, Maddie rencontre alors Carol, sa vraie voisine. Et elle est loin de ressembler à la Carol qui s’est présentée à elle plus tôt. La scène m’a fait sourire : ce genre de suspense et mystère avec Jennifer Love Hewitt qui voit quelqu’un que personne ne connaît ? Eh, on se serait cru devant Ghost Whisperer. Et ce n’était pas pour me déplaire.

Rapidement, Chimney demande toutefois à Bobby et Athena de venir manger chez eux, histoire de s’occuper de ce mystère. Athena donne son avis de professionnelle (toujours bon d’entendre parler d’arnaques par des gens se faisant passer pour d’innocents patients) et conseille tout simplement à Maddie de rappeler la Carol qui lui a laissé son numéro, afin de monter une opération pour la prendre la main dans le sac – ou plutôt dans le courrier. En fait, c’est une ancienne prisonnière, et elle a organisé tout un trafic. Elle espérait pouvoir récupérer le courrier en l’envoyant vers une maison abandonnée.

La maison ne l’est plus cependant, et elle est bonne pour retourner en prison. Athena, elle, est bonne pour refaire un jogging avec son mari et prouver qu’elle est toujours sacrément sportive pour son âge – je ne m’en remets pas d’avoir découvert récemment l’âge de l’actrice à qui je donnais environ quinze ans de moins, pardon.

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