True Lies – S01E06 – Working Vacation – 14/20

Le rythme est toujours bon pour la série, mais j’ai l’impression que cet épisode nous propose pas mal de scènes ne servant pas tellement la narration et essaie de mettre en place des idées pour du plus long terme, long terme qu’ils n’auront pas car la série est annulée. Pas grave, vous me direz, ça n’empêche pas l’épisode d’être divertissant et les gags de fonctionner. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me plaît le plus dans la série : moi qui voulais une série d’action, je me retrouve avec une comédie finalement.

Spoilers

Un congrès de vente d’ordinateurs à Mexico n’est que la façade d’une réunion de différentes équipes Omega.


Guys, we’re under attack.

Voilà un titre qui me donne envie de ravoir des vacances après une trop longue journée. La bonne journée, c’est qu’un week-end prolongé pointe encore le bout de son nez.

Une longue intro | Mexico | La randonnée | Les enfants | L’assaut | La fête

Une longue intro

Cela faisait quelques épisodes que ce n’était plus arrivé, mais je ne suis toujours pas fan du procédé : cet épisode commence par un flashback. Deux ans plus tôt, nous suivons Gib guidant Harry dans une mission, avec une course poursuite en moto qui tourne un peu mal. Il se fait tirer dessus, il se prend un lasso dans la tronche, est trainée dans la rue… et sans surprise, il s’en sort en vie, parce que ben, deux ans plus tard, on sait qu’il va bien. Etonnant comme flashback, en plus, parce que bon, ça ne sert à rien de nous raconter tout ça. Et même après avoir fini l’épisode, cette scène était inutile.

Dans le présent, Harry est à la recherche de son couteau porte-bonheur qui n’est plus dans la malle avec les armes d’Omega. Cela énerve Harry, mais Helen insiste parce qu’elle connaît les règles exactes à respecter pour leur boulot. Elle s’occupe donc de rectifier tout ce qui ne va pas dans les habitudes d’Harry, à commencer par la planque de son couteau, puis le café qu’il prend.

C’est plutôt marrant et inévitable : bosser ensemble et être marié ? Cela ne peut pas fonctionner à 100% sans que ça ne pose problème à un moment ou un autre. Il était temps que la série nous fasse un épisode sur le sujet, surtout que ça correspond tout à fait à son genre d’humour. Helen n’arrête donc pas les réflexions auprès d’Harry, qui finit par demander à Gib d’intervenir. Loin d’être idiot, celui-ci refuse, rappelant aussi que mélanger perso et pro, ce n’est vraiment pas une bonne idée. C’est mort pour Harry, cela dit, le conseil est inutile.

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Mexico

Assez vite dans l’épisode, on apprend que nos personnages sont sur le point de partir à Mexico. C’est clairement ce qu’annonce le titre d’épisode : il va y avoir des vacances ! Cela dit, ce sont des vacances pour les enfants d’Harry et Helen, c’est tout. Le couple, lui, s’y rend avec Gib, Luther et Maria pour assister à une réunion ultra secrète d’espions d’Omega.

Pour couvrir un tel mouvement de population, Omega prétend qu’il s’agit d’une réunion de vendeurs d’ordinateurs. C’était plutôt drôle d’avoir le retour de cette couverture improbable qui les soule à peu près tous. Maria est la plus drôle à ce sujet, alors que Luther obtient le rôle de vendeur de l’année tellement il est doué dans sa couverture. Peut-être qu’il a raté sa vocation, allez savoir. J’adore toutefois la couverture d’Helen : femme d’Harry, tout simplement. C’est simple et efficace comme technique ça.

Bref, tout ce petit monde s’envole pour Mexico où le congrès de vendeurs informatiques peut débuter avec une jolie fête qui voit tout le monde être de bonne humeur. Gib est clairement très professionnel malgré tout, refusant de se laisser draguer par une certaine Eva qui fait pourtant beaucoup d’efforts pour le séduire, allant jusqu’à faire son boulot à lui pour s’assurer du temps libre avec. Dommage que ça ne marche pas pour Gib ne voulant pas mélanger pro et perso, hein.

Cela dit, tout ça n’est jamais qu’une manière d’introduire l’épisode où des espions se retrouvent et sont rapidement coincés à l’intérieur du bâtiment. Eh oui, le lendemain, après un début de journée catastrophique pour Harry qui n’a pas son couteau particulier, on se retrouve avec la réunion d’espion qui est interrompue par une menace inattendue. Luther se rend compte ainsi que leur localisation est compromise et Harry repère rapidement des signatures thermiques d’hommes armés.

Ils me font rire avec les signatures thermiques, franchement, c’est une technologie improbable avec des petits zooms. Bon, en tout cas, Maria se retrouve avec trois minutes pour évacuer les vrais vendeurs qui ne sont pas des espions. Elle improvise une petite randonnée d’équipe qui m’a fait rire. Je l’aime vraiment beaucoup, elle est efficace dans l’humour qu’elle apporte. Après, je suis prévisible, hein. Dans le même genre, il était prévisible que les gamins d’Harry et Helen adorent Maria en soirée, hein.

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La randonnée

Maria est donc mise de côté pour le reste de l’épisode, mais a un bon paquet de gags à disposition quand elle doit gérer les employés insupportables qui n’ont pas du tout envie d’une randonnée. Tu m’étonnes, cela dit, ils étaient en pleine réunion. Le coup de la femme qui veut aller aux toilettes, c’était prévisible et marrant. Pour ne pas arranger ses affaires, par contre, elle apprend qu’elle est probablement suivie.

Un coup de gadget de signature thermique plus tard et elle découvre que deux hommes armés sont effectivement à ses trousses. C’est problématique… alors elle s’en débarrasse par elle-même quand elle constate que son groupe n’arrive pas assez vite. La choré était sympa, la scène d’action efficace : j’étais content de voir enfin du combat entre des personnages dans cette série. Maria révèle qu’elle le gère très bien et qu’elle est capable de mettre KO des types plus armés et plus forts qu’elle.

En revanche, il reste un problème : elle s’absente un long moment de la randonnée qu’elle a improvisée et elle se blesse… Quand elle rejoint enfin ses « collègues » qui ne sont pas espion, elle doit inventer qu’elle a fait une pause pipi – pauvre Rose qui voulait aller aux toilettes pendant tout l’épisode sans en avoir le droit – qu’elle a perdu le groupe et a fini par tomber sur un rocher. Quelle blague : les vendeurs d’ordinateurs sont persuadés d’avoir réussi à la sauver en la rappelant à eux et lui assurent qu’elle est désormais en sécurité. C’est bien pensé de la part des scénaristes, c’était marrant comme intrigue.

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Les enfants

Bon, cependant, tout ça était loin d’être si marrant pour les espions restés à l’hôtel, qui s’avère être un véritable bâtiment hyper sécurisé avec des vitres pare-balles. C’est une bonne chose, parce que les méchants n’hésitent pas à tirer sur l’hôtel rapidement. Il faut dire que Gib a beau faire des efforts, il n’est pas méga convaincant en hôtelier, hein.

Face à cette situation catastrophe, Helen découvre qu’elle n’a aucune idée d’où sont ses enfants, parce qu’ils ont menti. Gib est capable de les tracer rapidement, heureusement, et de les retrouver dans un bar. Ah les ados, je vous jure. Il était intéressant de voir que Luther se retrouvait à devoir les gérer ensuite : il n’était pas coincé à l’hôtel, lui. Voir le collègue de leur père débarquer dans un bar où ils n’ont pas pu s’acheter de la bière avec de fausses cartes d’identité, ça les fait un peu chier. Pourtant, ils se laissent convaincre de monter dans sa voiture assez vite.

Luther se rend compte qu’ils sont suivis… et les enfants ne mettent pas longtemps à s’en rendre compte eux aussi. Luther a beau improviser comme il peut, il est compliqué de leur cacher des hommes avec des fusils les braquant, hein. Il essaie tout de même, avec les gamins se persuadant d’eux-mêmes qu’ils sont suivis par des policiers pour avoir essayé d’acheter illégalement des bières.

Luther en profite pour proposer d’essayer de semer la police. C’était du grand n’importe quoi, mais c’était amusant tout de même. La course poursuite finit bien, ça va de soi : Luther parvient à se débarrasser de ses assaillants sans que les gamins ne sachent exactement qui était après eux. Par contre, ils assistent à un accident de voiture et plus ou moins à un délit de fuite sans broncher. Etonnant… mais il était trop tôt pour que les enfants découvrent le secret des parents.

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L’assaut

Et à l’hôtel ? Gib se rend compte que leur ennemi du jour est Jann Issacs un redoutable chasseur d’espion connu pour avoir traqué de nombreux espions et n’avoir aucune pitié. L’année passée, il a même eu la bonne idée de tuer six personnes juste pour avoir un seul espion. Bref, il a réussi à retrouver la trace des espions et il entend bien réussir enfin à capturer un espion d’Omega.

Ce n’est toutefois pas si simple de le faire quand Gib dirige à merveille ses collègues. Il était très sympathique de le voir bosser avec Eva, profitant de la présence d’Harry et Helen pour assurer que c’était chouette de bosser en couple… Gib n’est pas tout à fait de cette idée, mais il se laisse convaincre peu à peu quand il se rend compte qu’Eva le rend meilleur à son job.

Ensemble, ils coordonnent tous les espions comme ils peuvent pour qu’ils s’attaquent au commando de Jann. C’est la première fois qu’on a l’impression qu’Omega n’est pas juste une équipe d’espion, et c’était plutôt cool à vrai dire. Par contre, l’épisode ne prend pas vraiment le temps de développer beaucoup les nouveaux personnages qui se contentent de tirer et de se faire tirer dessus. Rien de bien fou, on a juste un blessé dont on ne saura pas comment, en fin d’épisode, on explique la blessure.

Pour se débarrasser de Jann, la stratégie mise en place est peu crédible : un espion est envoyé en-dehors de l’hôtel, de manière furtive, pour pouvoir placer des explosifs et tirer quelques coups, faisant penser que l’ennemi est à son tour encerclé. En vrai, pourquoi pas… C’est juste que voir Harry sortir par une petite trappe comme par hasard non surveillée alors qu’a priori, tout l’hôtel est surveillé, ce n’était pas le truc le plus crédible qui soit.

J’ai toutefois aimé voir Helen insister pour le suivre et l’aider à tout faire péter. Ensemble, ils font une bonne équipe. Je ne suis pas forcément ravi qu’Helen gagne la dispute de l’épisode, parce que ça devient redondant de toujours lui donner raison et parce que j’aurais tendance à penser qu’elle a tort de trop se mêler des affaires d’Harry, mais bon, c’est le choix des scénaristes, il faut bien faire avec.

Assez vite, donc, les ennemis battent en retraite, persuadés d’être pris d’assaut par plein d’hommes quand il n’y a en fait que quelques attaques bien coordonnées d’Harry et d’Helen. C’était amusant, mais ça me laisse sceptique sur ce que deviennent les chasseurs d’espions. Le seul qu’on voit être vraiment arrêté dans l’épisode est Jann.

Avant ça, Harry a toutefois la mauvaise idée de rater Jann avec sa dernière balle. C’est très con. Heureusement pou rlui, Helen a changé quelques unes de ses habitudes et a remplacé son couteau fétiche par un stylo taser. Harry peut s’en servir pour mettre à terre Jann – qui n’est toutefois pas hyper malin en vrai, parce que bon, évidemment qu’Harry allait passer sous la voiture.

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La fête

Grâce à ça tout est bien qui finit bien, et on peut se retrouver avec tout le monde faisant enfin la fête comme prévu. C’est mexico après tout ! Maria se fait même accepter par Brad, un vendeur d’ordinateurs que toute la boîte semble détester. À l’inverse, Maria est désormais adorée et ils sont sûrs d’avoir réussis à la sauver en l’appelant. Une fois de plus, l’épisode insiste sur la bonne entente entre Maria et Luther.

Bien sûr, on a aussi une scène où Gib peut reconnaître qu’il était meilleur à son job grâce à Eva. Il finit par lui demander une petite danse. Alléluia. De son côté, Helen a dû mal à lâcher ses enfants et n’arrêtent pas de les câliner, bien consciente qu’elle aurait pu les perdre durant la journée. Les ados ne lui racontent pourtant absolument pas ce que Luther a fait.

Oh et le couteau qu’Harry a cherché durant tout l’épisode ? Helen se rend compte qu’elle l’a possiblement donné à une œuvre caritative par erreur. Harry lui pardonne vite cependant et tout le monde peut profiter de la fête. C’était une bonne fin d’épisode, en vrai.

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Riverdale – S07E04 – Love & Marriage – 13/20

C’est encore un épisode qui ne fait pas tellement avancer les choses pour une dernière saison, mais le message semble clair à force : les scénaristes s’amusent comme ils peuvent avec leur concept, avec les couples qu’ils n’ont pas encore testés et avec nos attentes, mais ça donne quand même lieu à un tas de moments inattendus et pas franchement nécessaires. Allez encore seize épisodes avant que ce ne soit terminé ! On tient le bon bout, comme on dit.

Spoilers

Ethel est accusée de meurtre, Jug de complicité et Julian de débilité.

Our relationship was not a waste of time. At least, not to me.

Pour moi, cette relation est souvent une perte de temps par contre, Riverdale ! Je n’ai pas le temps pour regarder beaucoup de séries cette semaine et il y a quelque chose de facile à m’en tenir encore et toujours à regarder celle-ci. Ceci étant dit, j’ai fini par comprendre pourquoi : depuis la saison 6, on sent qu’ils ont des idées pour que les épisodes partent moins dans tous les sens. On a deux ou trois intrigues et quelque chose de vraiment suivi ; on a des fils rouges… Arrêtez-moi, je vais finir par dire que c’est bien écrit (et ce n’est pas le cas !).

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Pauvre Ethel

Le début d’épisode tient vraiment à nous parler du bal-chaussette, une fois de plus, avec Jughead nous en parlant une fois de plus en faisant le résumé d’où le cliffhanger précédent nous a lâchés. Ce n’est pas bien intéressant, mais ça permet de suivre la confrontation entre Ethel, Jug et le personnel du lycée. La scène ne sert pas à grand-chose, mais Veronica s’inquiète pour son nouveau meilleur ami qui se fait embarquer par la police devant elle. Elle décide aussitôt de s’en mêler et de lui venir en aide, venant le voir en prison et se chargeant de découvrir qui est le médecin légiste de la ville. Rapidement, ça permet à Jughead d’être libéré parce qu’il a un alibi solide : il était au bal-chaussettes. On ne va jamais s’en sortir de ce bal de merde !

Ethel ? Son alibi est bien moins crédible : elle ne s’est pas rendue à l’heure au bal avec Jughead, parce qu’elle a décidé de sortir avec Julian. Mon dieu. C’est stupide cette affaire : Ethel n’avait d’yeux que pour Jughead, pourquoi accepterait-elle d’aller se faire peloter par Julian ensuite ? Et pourquoi serait-elle surprise de ses mains baladeuses, aussi ?

Bon, en tout cas, la situation énerve beaucoup Jughead qui finit par confronter Julian pour qu’il dise la vérité à la police. Ce n’est pas ce que Julian souhaite faire malheureusement, alors Jug s’énerve encore plus et finit par lui mettre un bon coup de poing dans la tronche pour qu’il aille chez les flics. Ce chantage de Jughead fonctionne en tout cas : Julian se rend auprès du shérif Keller pour s’assurer qu’Ethel soit innocentée. C’est stupide : le coup de poing que vient de lui foutre Jug semble plutôt confirmer qu’il lui demande de mentir, non ?

N’en demandons pas trop à la police de Riverdale. Ethel est innocentée et on peut s’attarder sur la relation Veronica/Jughead qui deviennent bien plus qu’amis à force de passer du temps ensemble. Veronica lui propose même de dormir chez elle, quand elle apprend que sa caravane a été retournée par les flics. Le lendemain, elle sèche les cours pour y faire le ménage… Non, vraiment, c’est d’une subtilité à toute épreuve cet épisode qui veut nous les mettre en couple.

C’est donc absolument sans la moindre surprise qu’on se coltine une saison 7 où Veronica et Jughead se mettent en couple, une fois Ethel mise hors de l’équation par une décision idiote d’Alice, pour changer. Ben oui, Alice a accepté de la reprendre chez elle pour mieux s’en débarrasser chez les bonnes sœurs.

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Le mensonge de Cheryl

Julian est insupportable, ça y est. Il a tenu jusqu’à l’épisode 4, c’est un record. Il accuse Archie d’avoir couché avec sa sœur, alors que bon… Archie affirme n’avoir rien fait (zut alors !) et Julian est littéralement celui qui lui a dit de coucher avec elle. Bref, un frère idiot, à ce stade-là. Je ne sais pas lequel des roux est le plus idiot dans ce début d’épisode : Julian qui accuse Archie, Archie qui se laisse manipuler par les beaux yeux de Cheryl ou Cheryl qui demande à Archie de continuer de lui mentir.

Elle insiste pour dire que ce n’est jamais qu’un petit mensonge de rien du tout, mais quand il rentre chez lui, Archie découvre que ça n’existe pas les petits mensonges : sa mère est choquée d’avoir appris ce qu’il s’est passé entre lui et Cheryl. Dire qu’au début de la série, je me disais que les scénaristes nous les feraient devenir frère et sœur un jour ou l’autre ! J’en étais loin.

Bref, pour arranger cette situation catastrophique, les deux mères de famille ne trouvent rien de mieux à faire qu’organiser un dîner au manoir Blossom. AU. SECOURS. En plus, une fois en costard, Archie n’est pas du tout crédible en adolescent. Le scénario n’est pas crédible non plus, après, puisqu’Archie est perçu comme un homme très intelligent juste parce qu’il déclare que la Russie est un gros, gros problème. OK ?

Eh, vous avez vu ? Les scénaristes font des parallèles en 1955 et l’actualité, ils sont trop forts ! Pardon. J’ai juste eu l’impression que le scénario passait par là juste pour qu’ils puissent s’autoféliciter. Je ne sais pas trop. Ce que je sais en revanche, c’est qu’on enchaîne sur une scène Archie/Veronica s’embrassant sur un pont après avoir parlé de Fred, et… Faut-il vraiment qu’on tente de nous vendre cette romance, là ?

Oui, apparemment. La mère d’Archie le ramène donc chez eux pour lui annoncer qu’il va être temps de se marier. Oui, oui, elle veut marier son fils unique à la première famille richissime qui passe parce qu’il a couché avec elle et qu’il doit sauver son honneur et sa réputation. Ouais, un mensonge de rien du tout. Bon, de toute manière, il y a un examen médical à passer alors Cheryl va vite retrouver sa virginité.

Enfin, en théorie. En pratique, on commence par un examen psychologique complètement débile en trois questions qui n’ont rien à voir avec le schmilblick. Si c’est vraiment comme ça qu’on finissait mariés en 1955, ça ne donne pas envie d’y retourner. En tout cas, ils sont jugés compatibles par le psychologue, au grand dam de la mère d’Archie qui, si on en croit ses grimaces, n’est pas ravie.

On la comprend : le père de Cheryl envisage déjà tout leur avenir. Il insiste pour dire que Cheryl et Archie vivront au manoir Blossom, qu’il n’y aura aucun intérêt à payer non plus les frais d’université et bref, il est stressant plus qu’autre chose. J’ai presque de la peine pour ces deux idiots d’adolescents !

On sent aussi qu’Archie a peur de la suite, et il finit par craquer : il révèle son secret à Betty, qui ne comprend pas bien pourquoi il continuerait de mentir pour Cheryl quand il est question de toute sa vie. Archie finit donc par expliquer à Cheryl qu’il ne peut pas continuer à mentir comme ça, parce que ça de trop grandes conséquences. C’en est fini de l’alibi de Cheryl ! Cela dit, Archie va encore plus loin finalement : le mariage le stresse à cause de la famille Blossom ? Facile, il suffit de se marier loin à l’Ouest de Riverdale.

J’ai éclaté de rire. Ce sourire benêt d’Archie, je n’en peux plus, vivement qu’on ressorte des années 50 ! Apparemment, pour lui, l’adolescence, c’est être un idiot fini. Pourquoi pas, allez. Le truc, c’est que Cheryl accepte ce mariage au beau milieu du foyer où Toni entend tout ce qu’il se passe. Oh, pauvre Toni. Vexée de ce qu’il se passe et de perdre Cheryl, Toni décide de confronter Cheryl à sa décision de merde pour la faire changer d’avis. C’était presqu’une scène bien écrite. Les actrices gèrent toujours très bien, ce qui sauve les meubles et les apparences.

Cette intervention de Toni finit par porter ses fruits auprès de Cheryl : elle comprend qu’elle ne peut pas aller se marier avec Archie. Elle débarque donc en toute discrétion en se cachant derrière des grosses lunettes noires et un foulard au volant d’un cabriolet rouge qu’on voit à des kilomètres à la ronde pour larguer Archie. Et pour lui dire d’écrire un poème à Betty. Ben tiens. Archie peut donc terminer l’épisode en écrivant un poème pour Betty.

Une fois que c’est fait, Cheryl décide surtout de retrouver au plus vite Toni pour lui annoncer son choix. Elle ne se barre plus à San Francisco et on sait tous très bien pourquoi. Toni profite immédiatement de l’occasion pour lui filer un livre sur une romance lesbienne, au cas où. Soi-disant, elle le fait pour Cheryl. Si elle l’affirme, c’est que ça doit être vrai.

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Les envies de Betty et Kevin

De son côté, Kevin vient voir Betty pour lui dire qu’il ne souhaite pas faire l’amour avant le mariage. C’est une idée qui passe bien, surtout à l’époque. En revanche, ça ne passe pas auprès de Betty qui a très envie de faire l’amour. Betty décide de rompre avec lui, affirmant que c’est parce qu’elle ne souhaite pas qu’il prenne toutes les décisions dans leur couple… Alors que bon, on sait bien ce qu’il en est. Cela n’empêche pas Betty de pleurer dans les bras de Toni qui était persuadée que ce serait Betty qui voudrait attendre le mariage. Elle se remet vite de sa surprise, par contre, lui proposant aussitôt d’aller à la Dark Room. Pour changer.

C’est une belle idée : Kevin et Clay sont en train d’y danser un slow. Je suis juste mort de rire face à la crédibilité du truc. Soyons francs, jamais ça n’aurait été possible dans un lieu public en 1955 et particulièrement avec un personnage comme Kevin, qui n’a pas envie de faire son coming out. Pourquoi irait-il danser avec un homosexuel ? On sait bien que c’est contagieux cette maladie, non ? (STOP, ne me tuez pas, humour noir, 1955, tout ça, tout ça).

On remercie Toni pour sa réaction parfaite et son « oh tu ne veux pas voir ça » qui ne pouvait mener à rien d’autre que la question « quoi donc ? ». Sans trop de surprise, Betty a une bien mauvaise réaction quand elle découvre l’homosexualité de son petit ami. Elle rentre chez elle et tombe sur une Alice qui prend très bien l’homosexualité de Kevin, assurant que ce n’est jamais qu’une phase et qu’il finira par être prêt à l’épouser si elle reste là à l’aider et à prendre soin de la relation qu’ils ont construite en deux ans. Ce… J’aimerais bien que ce soit le discours servi en 1955, mais j’ai comme un doute, tout de même. Le côté « c’est une phase », d’accord. L’aider en tant qu’amie ? Je n’y crois pas trop.

Et pourtant, c’est ce que la série nous sort. Après tout, ils sont là pour rectifier la trajectoire de Riverdale et faire en sorte que tout aille bien, non ? Si c’est pas merveilleux de le faire en tolérant la sexualité de Kevin qui s’est retrouvé dans les bras de Clay en allant pleurer au gymnase et en le retrouvant au gymnase où il passe tout son temps apparemment. Oui, ça se fait une fois de plus en hors écran, comme toutes les histoires amoureuses de Kevin.

C’est dommage, les scénaristes n’apprennent donc absolument rien des erreurs passées. Ce n’est pas une surprise pour autant. On se retrouve ensuite avec Betty qui rentre chez elle pour mieux tomber une fois de plus sur sa mère omniprésente et très énervée d’avoir découvert que sa fille avait un livre d’éducation sexuelle.

Ethel peut au moins essayer de protéger Betty en expliquant qu’il est à elle, mais celle-ci assure que peu importe où elle a trouvé le livre, elle veut juste finir de le lire. Vraiment, quelle angoisse ces adultes jouant des adolescents découvrant la sexualité, c’est trop lourd ! Quand elle finit de le lire, en tout cas, elle se rend compte qu’il est question d’homosexualité au chapitre 20 et, d’un coup, elle devient 100% supporter de Kevin et de l’homosexualité.

C’est d’un nazissime redoutable comme écriture, surtout dans les années 50, une fois de plus. Mais bon, ce n’est pas surprenant : c’est Riverdale. Et dans une longue tradition peu surprenante, l’épisode se termine alors, comme je l’écrivais plus haut, avec Alice se débarrassant d’Ethel chez les bonnes sœurs – pour son bien – avant de s’engueuler avec sa fille qui a découvert qu’elle s’était immiscée dans sa relation. Oh, et qu’elle a brûlé le livre de sa fille. Putain, mais, sept ans qu’on tourne en boucle avec ces deux-là, je n’en peux plus !

Bref, Betty est plus que prête à recevoir son poème d’Archie… mais le rouquin est interrompu par l’arrivée surprise de l’oncle Frank chez lui, pour frapper des têtes, à commencer par la sienne.

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Midge

Contre toute attente (non vraiment, même moi je ne m’y attendais pas alors que je m’attends toujours à tout avec cette série), Midge redébarque une fois de plus dans cette série pour apprendre à Fangs qu’elle est… enceinte. Ben oui, pourquoi pas, écoutez. Vivement le retour de Baby Toni, je l’avais oublié.

Toni est justement celle à qui Fangs se confie sur cette grossesse, forcément. Elle est plutôt de bons conseils pour quelqu’un qui n’a pas accès à internet parce qu’elle vit en 1955. Elle prend donc bien la nouvelle, reste sympathique avec Fangs puis avec Midge. Et contre toute attente, elle sait même comment mettre au point un super test de grossesse avec une simple grenouille. Je ne sais pas à quel point l’astuce était connue à l’époque, ni à quel point les grenouilles étaient accessibles, mais c’est un truc qui se faisait effectivement, le test de Hogben. La série m’aura permis de me souvenir du nom de ce test, au moins.

Bon, la grenouille ne met pas longtemps à pondre, et avec excès tant qu’à faire, comme ça, c’est plus marquant. Selon Toni, donc, il n’y a plus aucun doute : Midge est enceinte et Fangs ferait mieux de subir un petit relooking pour demander sa main à ses parents. Bien sûr, on sent que c’est très crédible comme intrigue, ça. Le plan de Toni après le refus très prévisible des parents de Midge ? Faire de Fangs une star pour qu’il soit richissime et que les parents ne puissent plus dire non. Bien sûr. Hâte de voir la suite de cet épisode, dis donc !

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Compteur d’Archie à poil : Rien à signaler dans cet épisode.

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NCIS Hawai’i – S02E14 – Silent Invasion – 15/20

J’ai beaucoup aimé l’épisode, mais j’ai trouvé qu’il était passé trop vite. J’ai même checké la durée pour voir s’il ne m’en avait pas manqué une partie sans que je ne m’en rende compte. Pourtant, il est on ne peut plus banal, et l’absence de certains personnages aurait dû me déranger… Je vais éviter de m’en plaindre, ça faisait un bon divertissement efficace !

Spoilers

Jesse a un sentiment de déjà-vu avec l’enquête de cette semaine.

L’épisode commence de manière on ne peut plus classique, et on reste sur du classique tout du long : un cambrioleur tue un capitaine de la marine et sa femme après s’être introduits chez eux. Ce faisant, il vole donc des objets… mais très peu, uniquement des petits objets. Cela donne l’impression que l’objectif était de tuer les habitants plutôt que de les cambrioler.

Bien sûr, le NCIS est rapidement mis sur le coup et lorsque Jesse entend le résumé sur place de la manière dont les victimes sont mortes, dont le cambrioleur s’est introduit chez eux et dont ce cambrioleur n’a pris que quelques objets, il fait aussitôt le lien avec une enquête menée quelques années plus tôt par un certain Carter. Le problème, c’est que Carter n’est plus en bons termes avec le NCIS : il a démissionné, parce qu’il ne s’entendait pas du tout avec Jane. En fait, il va jusqu’à dire plus tard dans l’épisode qu’elle a fait en sorte qu’il soit mis à la porte, alors qu’elle assure que ce n’est pas le cas.

Inévitablement, on a plutôt tendance à croire Jane, surtout que le portrait qui est peint de Carter jusqu’à la dernière scène de l’épisode est assez horrible. On n’a pas envie d’être e son côté en tout cas : il a bâclé son affaire et n’en a rien à faire d’apprendre qu’il a envoyé un innocent en prison pendant sept ans. Un charmant personnage, donc, et un personnage qui se croit tout permis.

Pendant l’épisode, on le retrouve ainsi à venir rendre une visite chez Jane, après avoir lui-même reçu celle de Jesse. Le truc, c’est que Jesse le voit en journée dans un lieu public, alors que Carter n’hésite pas à se pointer sans invitation chez Jane. Et devant ses enfants.

Au pluriel, oui ! Jane a de nouveau une fille dans cet épisode. Je pensais sincèrement que les scénaristes avaient oublié son existence à ce stade de la série, et ça m’a fait plaisir de la retrouver. Bon, son intrigue n’était pas des plus dingues – une histoire de harcèlement scolaire vite fait évoquée et résolu de manière improbable – mais c’est bien de se souvenir qu’elle existe. Aussi, j’ai aimé la dernière scène de l’épisode qui la voit marchander un chien avec l’aide de son frère et d’un repas qu’ils ont concocté pour leur mère. Cela marchait vraiment bien et le dernier plan m’a fait rire. Bref, on a eu beaucoup de la vie perso de Jane, alors merci Carter.

Cela ne m’empêche pas de me souvenir que tu es un connard qui coupe les caméras pendant ses interrogatoires pour faire accuser des innocents. Quant à l’affaire récente, elle est rapidement résolue par le NCIS et de manière bien plus efficace : Jesse et Kai retrouvent la montre volée, arrête son revendeur, remontent une piste et TADAA. Au passage, le NCIS nous remet en liberté l’innocent qui n’avait rien fait, Jane sauve un chat et le vrai cambrioleur se fait tuer à travers un plafond dans lequel il a tiré plein de balles, espérant mettre fin aux jours de nos héros.

Une affaire rondement menée, comme on dit… mais qui ne me fait pas oublier que Lucy et Whistler me manquent.

NCIS – S20E14 – Old Wounds – 12/20

Je déteste ce genre d’épisodes qui, sous prétexte de le faire évoluer, se permet de changer complètement l’attitude d’un personnage pour créer un mystère qui n’est pas bien prenant. Il y avait de bonnes idées par ailleurs, mais l’enquête et le comportement de ce personnage, ce n’était pas ça du tout.

Spoilers

Parker fait face à son passé, et ça ne semble pas lui plaire plus que ça.

Commençons par le positif pour une fois : j’ai aimé voir les scénaristes se souvenir que Jimmy était un assistant de Ducky pendant des années mais que lui n’en avait pas. J’aime toujours autant ce personnage, qui était clairement, pour moi, le point positif de l’épisode. Il passe tout l’épisode à être hyper gentil et gêné de devoir demander de l’aide – que ce soit à l’équipe, Parker, Vance ou même Kasie, qui devient son assistante.

Il faut dire que c’est un peu de sa faute s’il n’a pas d’assistant : les deux derniers assistants qu’elle a demandés ne lui plaisaient pas, donc elle les a dégagés après une journée… Sauf qu’ils ont été généreusement payés par des indemnités de départ. Je ne sais pas bien pourquoi les scénaristes ont joué cette carte, mais je crois deviner que c’était pour nous montrer un Parker très sympa avec Jimmy en début, tout en insistant sur l’amitié Kasie/Jimmy.

Cela semblait un peu forcé, toutefois, et c’était pire au fur et à mesure que l’épisode avançait : Jimmy continue de faire sans assistant et j’imagine que le sujet sera enterré ensuite. Quant à Parker, il passe donc d’un perso sympa qui achète des pâtisseries pour son équipe à un gros connard. La scène où il se barre de la scène de crime en voyant le « W » sur la pilule ? On aurait dit du Gibbs, ça ne lui correspondait pas tellement.

On le retrouve ensuite à aboyer sur toute son équipe quand il revient le lendemain, après une soirée sans leur donner de nouvelles. Qu’il s’acharne sur ses subalternes, ce n’est pas super crédible, mais admettons. Ensuite, il s’en prend à Jimmy et Kasie, qui ne sont pas sous ses ordres et ne méritent certainement pas ça, et ça a commencé me faire grincer des dents. Par contre, quand il s’est mis à engueuler Leon, son boss, puis à faire foirer des appels avec l’avocat d’un suspect ? Là, les scénaristes m’ont perdu.

Et ils m’ont perdu pour l’épisode. C’était idiot. La raison pour ce changement d’attitude ? La drogue trouvée près d’une militaire morte est liée à un certain Clayton Wills, un trafiquant qu’il a arrêté lorsqu’il bossait pour le FBI. C’est aussi le trafiquant qui aurait mis son partenaire en fauteuil roulant – mais on apprendra plus tard dans l’épisode que c’est en fait Parker lui-même qui a tiré la balle responsable de cela.

Je veux bien que ça le fasse vriller, mais je trouve tout de même que le changement d’attitude, d’un extrême à l’autre et en dépit de tout réalisme ou respect pour sa hiérarchie ne fait pas vraiment sens. Heureusement, ça permettait de donner un rôle sympathique à McGee, qui est fan de l’ancien partenaire de Parker (bien sûr ?), mais aussi du matériel vendu par Wills lui-même. C’était gros. Après, McGee gère pendant tout l’épisode, à servir de second chef l’air de rien quand il faut surveiller Parker ou quand celui-ci est mis sur la touche parce qu’il s’énerve trop contre Wills.

Il a pourtant raison de s’énerver en théorie : comme trop souvent, l’épisode nous révèle qu’il n’y a pas de rédemption vraiment possible pour les méchants prisonniers. Wills est retombé dans la drogue parce que son entreprise ne fonctionnait plus aussi bien après un premier pic de ventes très agréable pour lui.

Rassurons-nous : la rédemption est possible pour tous les autres, hein. L’ancien partenaire de Parker est ainsi toujours prêt à le pardonner, comme il l’a déjà fait depuis plusieurs années. Il s’assure que Parker lise à nouveau la lettre qu’il lui avait écrite pour lui donner son pardon, mais aussi pour lui demander de se pardonner lui-même. C’est intéressant, mais cette intrigue sort tout de même de nulle part, en vrai. Parker a changé depuis qu’il est au NCIS, je veux bien, mais en deux saisons, on n’a jamais eu l’impression qu’il s’en voulait de quoique ce soit. À quoi bon commencer maintenant ?

Pas mon genre d’épisode, tout ça.

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