Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

How I met your father – S02E05

Épisode 5 – Ride or Die – 11/20
De nouveau, ce n’est pas glorieux, même en cherchant à se moquer des personnages. Cela me rend triste parce que j’avais de nouveau espoir d’une amélioration. En fait, mon problème est toujours le même : à trop vouloir insister et nous dire que c’est censé être drôle, ce n’est plus si drôle du tout. En plus, les formules de la série orignale étaient efficaces, mais en insistant autant dessus, je trouve qu’on leur retire leur intérêt. Ou alors, c’est juste que je n’aime pas le personnage principal.

Spoilers

Le concert de Jesse et Meredith approche.

Did I die this afternoon, is that your question?

Quel plaisir d’avoir un épisode qui commence par Alexis Denisof ! Le voilà qui reprend son rôle de Sandy Rivers, juste pour interviewer Jesse et Meredith, et faire quelques blagues gênantes sur son passé et ses possibles crimes. Vraiment, c’est un guest-star qui n’est là que pour le plaisir des fans, mais puisque ça me fait plaisir, c’est une bonne chose, j’imagine. Bref, ça nous remet aussi le contexte pour ce début d’épisode : Jesse et Meredith sont en pleine tournée et tout se passe à merveille si l’on croit ce qu’ils nous disent.

Charles se rend compte que c’est probablement douloureux pour Sid : tout le groupe d’amis est dans son appartement à regarder la vidéo. Sid a beau dire qu’il n’en a rien à faire, on voit bien que c’est faux. Charles s’inquiète énormément de Sid, ce qui est inhabituel et étonnant, mais aussi important : Sid se retrouve seul alors que tout son groupe d’amis se rend au concert de Meredith et Jesse le lendemain, alors forcément Charles fait tout ce qu’il peut pour les réconcilier. C’est important pour nous, en plus ! En vrai, j’ai beau me rappeler que j’ai pris la décision de tous les détester et de me foutre d’eux, je trouve ça triste de voir Sid se parler tout seul et penser seul à l’écran. La partie où il pensait était super gênante. Certes, on sent qu’ils veulent faire de l’humour, mais c’est le problème habituel : on le sent, alors ce n’est pas si drôle.

Pendant ce temps, les scénaristes décident de donner une nouvelle fois une aventure au duo Val/Sophie. C’était moins drôle que la semaine dernière, sans que je ne sache identifier pourquoi. Après la mère de Sophie la saison dernière, voilà que la série veut nous présenter les parents de Val. Sans surprise, cette dernière les déteste, c’est donc Sophie qui entretient le contact avec eux. Pourquoi pas, en vrai, même si c’est plus une attitude de couple que de meilleurs amis à mes yeux. C’est un peu la conclusion de Val en fin d’épisode en même temps : elle remarque que Sophie est là pour elle – plus que les hommes.

Bon, les parents de Val veulent donc tout faire pour que Val se case et soit en couple. C’est une idée qui fonctionne, parce que ça s’appuie sur un conflit sempiternel entre enfants (devenus adultes) et parents. Cela dit, pour que ce soit drôle, il aurait peut-être fallu qu’on en découvre plus sur les rencards arrangés et les raisons pour lesquels ça ne fonctionne pas entre Val et ces types. Je sens que c’est là que résidait le plus d’humour. Les scénaristes prennent un chemin différent cependant : ils préfèrent montrer que les parents de Val manigancent un plan pour la rendre jalouse. Ils présentent donc un prétendant, Oscar, à Sophie plutôt qu’à Val.

Tout le reste de l’épisode s’écrit tout seul, avec Val qui se montre jalouse et se jette sur le type en question dès qu’elle comprend que ses parents l’ont invité pour Sophie parce qu’ils pensent que leur fille est incapable d’avoir une vraie relation ; allant jusqu’à lui dire qu’ils pensent que Charles n’existe pas. Dire de Charles qu’il est la relation la plus sérieuse de Val à trente ans, c’est sûr que ça doit inquiéter des parents. En même temps, la vie est longue désormais.

Bref, Val se montre odieuse avec Sophie, en draguant Oscar devant elle et en allant jusqu’à avouer à Sophie qu’elle compte bien lui piquer ce type, même si Sophie se sent bien avec. Comment ça, c’est le premier mec avec qui elle est bien depuis Jesse ? On oublie vite Ian et on ne nous présente absolument pas le personnage d’Oscar sous cet aspect-là. Cela ne fonctionne donc pas vraiment à mes yeux. Pourtant, c’est bien ce qui est dit dans cet épisode, alors il faut y croire. Par chance, Val se rend compte que sa jalousie n’est pas normale et que tout vient de ses parents. Elle met donc au point un plan avec Sophie pour retourner le piège contre ses parents, en leur montrant qu’ils détruisent son amitié avec Sophie.

Si ça s’était arrêté à ça, ça aurait pu me plaire vite fait. Par contre, voir la Sophie du futur expliquer qu’elle joue avec la temporalité et la structure du récit, toute fière d’elle ? Non. C’est juste non. Tordre le cou à la série originelle en reprenant ses habitudes, mais en insistant dessus en mode « regardez comme on est méta » ?? Je ne comprends pas ce besoin de toujours tout appuyer autant que ça.

Bref, Sophie et Val finissent toujours amie, Oscar promet de recontacter Sophie (j’y crois moyennement) et elles peuvent ensuite se rendre au concert de Jesse et Meredith. Seulement, en parallèle, nous avons suivi l’arrivée d’Ellen et Charles au concert. Déjà, Charles passe tout son épisode a essayer de monter un plan pour réconcilier Jesse et Sid, en vain, ce qui fait qu’il est occupé et ne remarque pas du tout ce qu’il se passe en coulisses. Ensuite, Ellen ne voit que ce qu’il se passe : Jesse continue de se faire écraser par Meredith. C’est super triste pour son personnage, et c’est super triste aussi de voir que Meredith ne se rend compte de rien, à montrer en permanence leur histoire d’amour sur ses réseaux pour le marketing.

Heureusement, Ellen s’en rend compte et voit le mal-être de son père. Elle est capable de lui en faire prendre conscience, disant grosso-modo la même chose que Sid dans l’épisode précédent. Allez, elle laisse juste en plus le bénéfice du doute à Meredith, mais vraiment, la scène est quasiment la même. Jesse, en revanche, se rend compte que Meredith lui fait plus de mal qu’autre chose, faisant revivre encore et encore la fameuse demande en mariage à Jesse. Il décide donc de la larguer, et tant pis pour Jay Street.

L’idée est bonne en vrai… mais pourquoi est-ce que tout ça se passe hors écran ? On ne revoit même pas Meredith quand elle annonce la rupture avec Jesse ! Je ne comprends pas comment on peut caster une actrice aussi excellente et ne pas s’en servir. C’est vraiment dommage. L’épisode, lui, termine sur une réconciliation Jesse/Sid qui est aussi gênante que le reste, avec de longs silences comblés par des sous-titres parce que « le langage des hommes de 2020 est un art perdu ». Pardon, mais ce n’est pas drôle ? Genre, vraiment, ça donne l’impression que les scénaristes sont juste une bande de vieux cons.

Bref, heureusement qu’il y avait l’intrigue de Charles (et les réactions de Sid, jusqu’à l’excès de son appel aux urgences à cause de son allergie) pour me faire sourire cette semaine, mais après l’espoir de l’épisode précédent, c’est un retour aux épisodes que j’ai l’impression de subir par nostalgie. Je suis masochiste.

 

 

 

 

 

 

Grey’s Anatomy – S19E13

Épisode 13 – Cowgirls Don’t Cry – 17/20
Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir encore lu cette semaine des tweets se plaignant de la longévité de la série quand je la trouve autant en forme cette année. Autant l’an dernier, j’étais déçu de la voir s’encroûter, autant la franchise me paraît plus solide que jamais narrativement parlant ces derniers temps. Toute cette saison semble vouloir être une réussite, et même des épisodes plus routiniers comme celui-ci sont excellents, du début à la fin.

Spoilers

Winston et Maggie traversent une crise de couple, Jo un passage à vide, Levi une crise tout court.


We are not fine, Miranda

Je suis surpris par le début d’épisode : on retrouve Winston et Maggie en pleine thérapie de couple, et c’était sacrément calme. D’habitude, les débuts d’épisode de cette saison allaient bien trop vite – j’étais obligé parfois de faire pause pour noter tout ce qu’il s’était passé pour pouvoir ensuite faire la critique. Bon, ça a été le cas aussi avec cet épisode, mais après une première scène calme.

Il faut dire que Winston et Maggie n’ont pas grand-chose à se dire. Je suis aussi surpris que lui de voir que Maggie a accepté d’entamer une thérapie, c’est dire ! Ils vont y passer l’épisode par contre, et ça, ça ne m’a pas trop plu. Il faut dire que les voir parler de recherches médicales ensemble, ça ne m’intéressait que moyennement. C’était bien de les voir heureux et amoureux au moins, ça nous rappelle pourquoi le couple fonctionnait.

La nouvelle dispute du moment est en tout cas que Maggie envisage de déménager à Chicago (bon vent ?), ce qui énerve passablement Winston qui vient juste de traverser les USA pour elle. Effectivement. La conversation ne va pas beaucoup plus loin, cependant : Maggie est appelée en urgences à l’hôpital, n’en déplaise à son mari.

C’était inattendu. Avec ça, nous suivons une nouvelle urgence gravissime que les internes s’arrachent, parce que la patiente arrive en hélicoptère. C’est Kwan qui obtient cette chance de s’en occuper, mais il voit à peine l’hélicoptère en vrai. Après, la patiente est un cas médical très intéressant : une femme s’est fait percuter par un taureau. Cela nécessite qu’Owen, Amelia et Maggie s’occupent d’elles. Rien que ça.

En parallèle, Mika découvre qu’elle est trop maigre pour donner son sang. Comme je la comprends. J’ai eu ce problème aussi un bon moment et j’aime que ça permette de lancer quelques gags sur le sujet. La voir fouiller les poubelles pour manger un beignet qui vient d’y être mis, ça m’a fait rire. Après, je ne comprends pas l’intérêt de jeter à la poubelle une boîte dans laquelle il reste un beignet aussi. Genre, mange-le plus tard peut-être ?

Le problème, c’est qu’elle fouille la poubelle devant la nouvelle cheffe de l’épisode. Teddy a regagné des points avec moi au cours des deux derniers épisodes. J’espère qu’elle va continuer comme ça, malgré ses choix vestimentaires qui… me déplaisent ? Pardon, ça n’a rien à voir avec l’épisode, mais bon, il fallait que ça sorte. Pour le moment, Teddy est stressée des appels qu’elle reçoit pour courtiser Maggie. Suite à l’article si problématique de l’épisode précédent, elle se voit offrir plein de jobs. Bon. Elle les acceptera probablement et quittera la série à son tour, à moins d’un accident mortel. Je ne l’aime pas, mais je ne lui souhaite pas.

Bref, Amelia accepte de surveiller Maggie et de la convaincre de rester, mais je n’y crois pas tellement. Avec le départ de Krista Vernoff, on va donc vraiment perdre aussi le trio de sœurs à la Charmed ? Difficile à dire. Pour l’instant, la série se concentre sur le duo Amelia/Maggie, avec un cas médical délicat qui nécessite de prendre une décision surprenante : privilégier la mobilité de la patiente à son cœur, au cas où.

Cela les met dans le même bloc opératoire et ça permet à Amelia d’aborder la question des offres d’emploi de sa sœur, l’air de rien. Elle affirme clairement qu’elle peut demander tout ce qu’elle veut à Teddy et Owen… mais ça ne semble pas intéresser plus que ça Maggie. Elle préfère voir Amelia essayer de soigner la patiente, tandis que Kwan nous révèle plein de choses sur les taureaux et le rodéo, et agir en toute vitesse pour la soigner en cas de besoin. C’est génial comme opération, en même temps : il faut retourner la patiente à chaque fois que son cœur risque de lâcher. Original.

Il n’empêche que la situation médicale de la patiente est inquiétante : elle est encore adolescente et semble vraiment adorer le rodéo. C’est dans son ADN, et c’est surtout son héritage familial. Sa mère est clairement contre, mais le père si. Amelia souligne à la mère que continuer avec les taureaux risquerait de tuer sa fille – mais la mère insiste pour dire que c’est le rêve de sa fille et que de ne pas le suivre la tuerait aussi.

Effectivement. Cela énerve Amelia de voir que la mère est incapable de jouer l’adulte avec sa fille, ce qui permet à Maggie de souligner qu’adolescente, elle n’aurait pas arrêté la drogue si sa mère le lui avait dit. Finalement, Maggie se reconnaît dans cette patiente, parce qu’elle a trouvé sa passion et que tout le monde refuse de la laisser la vivre.

Ce n’était pas si dingue, mais ça fonctionne pour réconforter la patiente, c’est déjà ça. Et bizarrement, ça aide Maggie à confronter Winston en fin d’épisode. Je ne la supporte plus tellement : elle reproche à présent à Winston de trop se protéger et disparaître à chaque conflit, depuis qu’ils se sont rencontrés. Bref, l’épisode se termine sur Maggie qui décide de se barrer à Chicago parce qu’elle ne supporte plus son couard de mari. Ouep, finalement ce qu’elle déteste chez lui, c’est son manque de courage. Non, sérieux, elle abuse, je trouve. Je n’arrive pas à avoir son point de vue.

Tout au long de l’épisode, nous retrouvons également Jo et Linc dans une situation inattendue. Suite à l’accident de voiture – l’attentat, en fait – d’il y a deux épisodes, Jo est épuisée et décide de ne pas aller au travail. Contre toute attente, Linc décide de poser lui aussi un jour de congé, après avoir mis les enfants à la garderie quand même. C’est une bonne chose car ça permet à ce couple d’amis de comprendre petit à petit qu’ils sont vraiment un couple.

Ils se connaissent par cœur, Linc sait repérer que Jo n’est pas malade, mais qu’elle a besoin de temps cocooning, pour elle. Elle doit se reposer et il est là pour elle, il l’aide à vraiment s’en sortir et se remettre du trauma récent. C’était parfait de les voir si calmes, si posés. J’étais vraiment contre le fait de les voir en couple à l’origine, je passe mon temps à le dire… mais force est de constater que leur écriture est réussie pour les mener à ça.

Autrement, il y a tellement de crossovers entre les séries de cette franchise que je sais pourquoi j’aime les voir ensemble. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir changé de séries quand je vois Ben apporter Miranda au travail alors qu’ils viennent de passer un épisode de Station 19 ensemble. Cela nous permet en tout cas de découvrir qu’il y a un renforcement policier autour de l’hôpital. Je sens que ça aura un impact pour la suite ou la fin de la saison. Pas dans cet épisode, en tout cas.

Pendant ce temps, Simone et Lucas se battent avec Mika pour obtenir un cas médical qu’ils jugent plus intéressants. Ils s’y collent finalement tous les deux : un homme débarque aux urgences en hurlant de douleur et en demandant des soins. Le problème, c’est que les internes découvrent assez vite que l’homme est un habitué des hôpitaux.

Ancien drogué, il semble vouloir faire le tour des hôpitaux pour avoir sa dose, finalement. Le truc, c’est que si Simone et Richard, qui supervise ce cas, sont sûrs que l’homme peut être renvoyé chez lui, Lucas doute et est sûr qu’il y a autre chose à voir sur ce patient. Il finit par réussir à convaincre Simone de s’y intéresser davantage, insistant sur le fait qu’il a toujours été un soutien pour elle et qu’il aimerait que pour une fois, l’ascenseur lui soit renvoyé.

Quand on voit qu’en début de journée, Mika l’a laissé se démerder pour venir à l’hôpital parce qu’il n’était pas à l’heure (malgré le fait qu’on lui avait donné rendez-vous un quart d’heure plus tôt que nécessaire), on comprend qu’il soit frustré. Simone accepte donc de l’aider, mais ils sont vite interrompus par Levi qui les surprend et essaie d’être sympathique avec eux, pour mieux les engueuler.

Sympathique ? En début d’épisode, Levi a passé un peu de temps avec Carlos… mais au téléphone, en visio. Carlos est en effet à Phenix où sera probablement son prochain job s’il ne peut rester à Seattle. Cela fait une sacrée distance pour qu’un jeune couple survivre, et ça déprime Levi d’apprendre comme ça que son nouveau petit ami risque de se barrer. Encore.

Ceci étant dit, Carlos lui reproche de ne pas avoir voulu parler, et juste coucher avec lui. Bim. Levi se rend au bar pour déprimer un coup avec Helm. Cela faisait du bien de revoir ces deux-là ensemble, franchement, mais je me demande tout de même quand Helm reviendra plus régulièrement dans la série – au moins pour coucher avec Mika, merde, elles doivent se mettre en couple à la fin.

Bon, on en arrive au fait qu’Helm reproche à Levi d’être trop méchant avec ses internes et de leur hurler dessus. Pour la contredire, il essaie donc d’être sympathique avec Simone et Luca… pour que ça termine en engueulade. Toutefois, Bailey les entend et semble en désaccord avec Levi. Ouf ? Il va falloir le remettre dans le droit chemin ce petit.

Heureusement, Lucas et Simone ne l’écoutent pas, en plus. Ils passent davantage de temps ensemble – ce qui permet aussi de parler du mariage de Simone parce que Lucas n’est pas rancunier apparemment – et ça finit par donner à notre interne suspicieux une idée : comparer les différents scans entre eux. Oui, les scans disent tous que tout va bien, mais que disent leur évolution ? Apparemment, Lucas est sûr d’être sur une piste… mais la série met son temps à la révéler.

Cela permet à Miranda de rappeler à Levi que s’il veut être un vagin, il faut aussi qu’il envisage le plaisir. La journée se termine donc bien pour Lucas : il réussit à prouver à un Weber énervé que leur patient avait bien un problème – un cure-dent mal situé invisible sur les scanners, mais qui faisait bien des dégâts ; puis il est invité par Levi à boire un verre.

Ouep, Levi décide de se détendre et de proposer à tous les internes d’aller boire un verre après leur journée interminable. Tous acceptent, bien qu’un peu choqués. L’idée était marrante et fonctionnait bien – bon et je mets de côté la connerie monumentale de Simone qui demande à Lucas d’être son témoin pour l’aider dans les préparatifs du mariage. Déjà sans leur flirt, ce serait une idée surprenante, mais sachant qu’ils étaient à ça de coucher ensemble, on a bien compris qu’ils vont nous refaire une Japril. J’ai donc eu à peu près la même réaction que Kwan quand il l’apprend (sauf que moi, je ne couche pas avec Jules « sans sentiment » quoi).

Bref, je préfère l’idée du bar, surtout que‌ ça permet à Helm et Mika de se croiser à nouveau. Cette dernière demande ainsi s’il ne serait pas possible de faire quelques heures au bar également. Au départ, Helm le prend sur le ton de l’humour, mais elle finit par lui dire qu’ils cherchent effectivement quelqu’un. Je pense que Mika va se tuer au travail si elle continue.

La série veut toutefois nous montrer que c’est logique pour elle : si elle donne son sang tous les deux mois, c’est parce que le don de plasma lui permet d’avoir un peu d’argent de poche. Comme souvent, la série profite ainsi de cet épisode pour faire passer un message social de plus sur la difficulté de joindre les deux bouts.

Une interne en médecine n’a pas forcément les moyens de boucler le mois, mais au moins, ça lui permet ainsi de comprendre ses patients. Elle arrive à convaincre une patiente de rester plus longtemps et faire les examens médicaux nécessaires pour aller mieux. Quand la santé devient un tel poids dans la vie à cause de son coût, c’est qu’il y a un problème après tout. J’aime la manière dont Grey’s s’est un peu radicalisé dans ses prises de position et son ouverture avec le temps.

L’épisode le souligne aussi avec Miranda qui rappelle à Levi qu’on l’appelait le nazi quand elle était cheffe des résidents, permettant à Levi de souligner à quel point c’est problématique. Cela ne le paraissait pas autant à l’époque – c’était même un running gag ! Et aujourd’hui, on connaît une facette bien plus tendre et bienveillante de Miranda.

C’est ce qui rend si difficile le cliffhanger : quand Ben vient chercher Miranda à l’hôpital, c’est pour mieux se rendre compte que quelqu’un met sur tous les parebrises une photo de Miranda avec écrit « babykiller » et leur adresse. Oh le bordel. Ils ont vite lâché Lincoln sur le sujet, mais ça fait peur de voir que Miranda attire autant de haine. Ce qui fait peur, surtout, c’est de savoir que des extrémistes peuvent aller si loin dans la vraie vie aussi. La série avait un peu promis de s’attaquer au problème en début de saison, mais je ne pensais pas que ça prendrait ce chemin-là. Et à tous ceux qui ne regardent pas déjà Station 19… Regardez l’épisode 13 de cette saison aussi, pour toutes les scènes de Miranda, Ben et Carina. Le sujet est le même, et c’est clairement tout aussi glaçant.


 

Station 19 – S06E13


Épisode 13 – It’s All Gonna Break – 18/20
J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !

Spoilers

Carina et Miranda ont une journée de congé inattendue et politique, tandis que Theo prend le commandement de la caserne 19.


Mommy wants an abortion.

Quel plaisir de commencer son week-end par un nouvel épisode de la série. Ayant pris du retard ces dernières semaines dans la série, j’ai l’impression de voir plein d’épisodes de la franchise en peu de temps, en plus, c’est cool. Peut-être qu’il faut que j’arrête de m’obstiner à les voir le même jour… mais je me connais, ça n’est pas près de changer (enfin, si ABC les renouvelle bien). Bref.

L’épisode reprend une fois de plus par un footing de Théo. Si une bonne chose est de le voir recommencer à courir avec Vic, tout n’est pas rose pour autant, car il se montre beaucoup trop compétitif avec elle, sans vraiment de raison. De son côté, Sullivan est seul en début d’épisode, et c’est tout ce qu’on en retiendra pour cet épisode ;

On nous apprend aussi que Maya et Carina sont de retour dans le même lit ! En effet, Maya dort à l’hôtel avec Carina pour la rassurer suite à l’accident dont elle a été témoin. Cela dit, il ne faut pas en faire une montagne non plus : Carina voulait être rassurée, mais pas au point d’avoir Maya sous le drap avec elle ou de l’embrasser au réveil. Ou juste de la réveiller, en fait.

On sent bien la frustration de Maya, et on la comprend. Ensuite, Maya est totalement dans l’écoute de sa femme… et ce n’est pas le cas de cette dernière. Franchement, j’adore Carina, mais je la trouve désagréable avec Maya sur ce coup : on sent qu’elle veut entrer dans une phase de réconciliation et que l’italienne freine des quatre fers. Bon, qu’elle est autre chose en tête, je le comprends : Miranda et elle ont été témoins d’un grave accident, après tout, avec une voiture fonçant sur un médecin. Seulement, je trouve qu’elle va finir par pourrir son couple aussi à ne pas se montrer disponible pour sa femme quand elle est enfin en état de l’écouter. Qu’elles profitent l’une et l’autre de la vie !

Au lieu de ça, nous voyons Carina partir bien vite pour se rendre chez Miranda, où elle affirme avoir ce qu’elle lui a demandé… pour causer du trouble. Voilà qui plaît à Ben qui voulait armer sa femme d’un spray, contre sa volonté.

Il décide donc de les suivre et fait bien : il se rend compte qu’elles ont pris un jour de congé pour se rendre à une clinique « Balley ». Le but de la clinique ? A priori, faire croire aux femmes qu’elles vont pouvoir avorter car elles sont à la clinique Bailey, sauf que non. Bordel, c’est tellement vicieux comme concept. Cela ne m’étonne même pas.

Bref, en revanche, il est un peu surprenant de voir Ben se retrouver à devoir passer pour le mari de Carina, qui souhaite être avortée, avec le soutien de leur amie Miranda. Leur but ? Avoir un rendez-vous médical dans lequel elles auraient confirmation que la clinique refuse l’avortement aux patientes et les conseille mal. Cela permettrait d’en couper les financements.

C’est terrifiant, en tout cas, parce que rapidement, ce qui ressemble à une clinique d’avortement devient quelque chose de vraiment différent : on appelle Carina « maman » et on lui demande de confirmer qu’elle est enceinte avant de lui permettre d’envisager l’avortement. Il est vite évident qu’on ne veut pas qu’elle avorte à cet endroit. L’enfer.

Si Carina, Miranda et Ben sont loin d’être très discrets avec leur manière de gérer l’affaire, s’engueulant en permanence un peu partout dans la clinique et se trimballant avec un tube d’urine de femme enceinte (j’ai bien ri d’imaginer Miranda demander cette faveur à une infirmière enceinte), ils réussissent toutefois à être admis. C’est l’occasion de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à tout pour éviter les avortements.

Le docteur Nancy qui les accueille est donc horrible, faisant bien attention de ne donner aucun conseil médical à Carina – parce qu’un conseil médical la poussant à ne pas avorter serait contraire à la loi de l’état. Elle refuse donc qu’on l’appelle docteur et souligne que les tests de grossesse sont des « fortune cookie ». Eh ben. En fait, elle met tellement d’importance dans le test dont le résultat doit absolument être lu par Carina que cette dernière finit par pleurer quand elle le voit positif.

Et ce ne sont pas des larmes d’actrice. Il s’agit de son premier test de grossesse positif, et la clinique est suffisamment forte pour lui faire prendre conscience de l’impact que c’est censé avoir de lire un tel test. Si Carina se sert de ses larmes pour faire croire qu’elle veut avorter, elle avoue tout de même la vérité à Miranda et Ben. Il y a quelques larmes, du chagrin et un sourire un peu forcé face à l’ironie de la situation. Je crois que je tiens le premier point de mon nouveau Bingo Séries, le point 15.

Nancy revient ensuite dans la pièce pour insister sur le fait que la grossesse est un petit miracle et pour ne donner aucun conseil médical : la clinique n’a pas le droit d’en donner, car il ne s’agit pas d’un lieu médical – elle peut juste proposer des soins pour la grossesse et l’avortement. Bref, Nancy est là pour brainwasher ses patientes et les faire envisager de garder le bébé, en maternant autant que possible ses interlocuteurs.

Difficile de garder son calme face à tant de mauvaise foi et un vocabulaire qui insiste pour faire de la grossesse une merveilleuse expérience. La tête de Carina m’a vendu du rêve pendant tout l’épisode, surtout qu’elle garde un beau self-control, contrairement à Miranda qui révèle rapidement qu’elle est médecin. Cela dit, Carina finit elle aussi par s’énerver et rappeler qu’elle ne veut pas d’enfant à une Nancy qui lui montre à quel point la clinique est prête à la soutenir dans la grossesse et l’aider à faire adopter l’enfant dans le pire des cas.

Finalement, Ben, Miranda et Carina n’en peuvent plus et entrent dans la confrontation directe avec Nancy, comprenant qu’ils n’arriveront pas à la faire craquer comme ils le souhaitent. Carina finit ainsi par révéler qu’elle est obstétricienne, qu’elle n’apprécie pas de voir Nancy se comporter comme un médecin avec sa blouse et ne pas prendre vraiment soin de ses patientes. Elle ne lui demande rien de son historique médical en tant que patiente, ce qui est quand même super craignos.

Après cette révélation et alors que Nancy appelle la sécurité, c’est finalement Ben qui s’énerve de découvrir que ses impôts permettent de payer ce genre de clinique. C’est à vomir, effectivement, surtout dans un Etat qui permet l’avortement. J’ai envie de critiquer les USA pour ça, mais bon, la vérité, c’est que je sens que je ne suis pas assez renseigné sur toutes les merdes de ce genre qu’on doit avoir chez nous aussi. Les séquelles psychologiques que ça doit laisser chez les femmes forcées de rester enceinte ensuite putain !

J’ai envie de croire que la série en rajoute une couche pour le bien de la fiction, mais comme dans les épisodes de Grey’s Anatomy de ces deux dernières semaines, je peine à le croire. Au moins, ils proposent une solution qui a ses limites, mais qui est tout de même bonne : une manifestation, tout simplement. Carina a appelé ses patientes/amies, qui viennent à cette fausse clinique pour indiquer aux femmes de faire demi-tour. Ce genre de manifestation peut vite déraper, mais l’épisode nous propose juste un happy end, avec une femme qui est redirigée vers la bonne clinique, pour faire le choix qu’elle souhaite.

En fin d’épisode, Ben se retrouve à peu près dans la même position que moi : il indique à Carina et Bailey qu’il n’aurait pas cru ce que Nancy leur a dit si on lui avait raconté que quelqu’un en clinique pourrait dire ça. Cela permet aussi de nous montrer une belle évolution pour Ben et Miranda, avec un passage d’une dispute de couple le matin à une autre le soir qui finit en réconciliations. Ils s’aiment et doivent apprendre à faire avec les décisions de l’autre – Ben prenant des risques comme pompiers, Miranda prenant des risques avec sa clinique.

Voir un couple si aimant donne aussi envie à Carina de retourner voir Maya, ce qui est rassurant. Carina se rend à la caserne en fin d’épisode pour parler à Maya et probablement lui dire qu’elle l’aime, mais Maya veut prendre la parole en premier, pour assurer qu’elle veut réparer leur couple. La bonne nouvelle, c’est que Carina le souhaite aussi, et qu’elle sait bien que Maya ne peut pas lire ses pensées.

Il reste un « mais » important pour leur couple : elle veut un couple solide, avec de vraies fondations. Cela fait du bien de les voir sourire pour une fois.                                                                                                                                        

Bon, j’ai fait le tour de l’épisode en laissant totalement de côté une grosse partie de celui-ci. Au moins, on sait la partie que j’ai préférée. Lorsqu’on retourne en début d’épisode à la caserne, c’est pour mieux découvrir la première journée de Theo en tant que capitaine. Je trouve ça bien naze qu’on nous le montre compétitif avec Vic en début d’épisode alors qu’il vient clairement de lui voler le poste l’air de rien, hein. Je ne savais pas si les scénaristes comptaient revenir dessus, cependant, parce que Vic était la seule à vouloir écouter Theo en ce début d’épisode.

En gros, elle ne participe pas au bizutage que les pompiers lui organisent – des confettis, un coussin péteur, son étiquette de nom à l’envers… – et l’écoute quoiqu’il dise. C’est toujours chouette de voir un bizutage pour un nouveau, ça nous rappelle qu’ils sont bien enfantins eux aussi. Pourtant, ils ont à traiter de vraies affaires d’adultes : l’alarme retentit rapidement et les mène à la première intervention de Theo en tant que capitaine.

Autant dire que ça ne se passe pas à merveille : ils doivent faire évacuer un immeuble qui risque de s’effondrer car un abruti s’amuse à en détruire les murs pendant une dispute. Le truc, c’est que l’abruti refuse totalement d’arrêter, malgré de nombreuses demandes de Vic et Jack. Si les demandes des pompiers sont répétitives et nombreuses, il y en a un autre qui fait de nombreuses répétitions : Theo, qui souhaite un point sur la situation toutes les trois secondes environ.

Il l’a dit en début d’épisode : il souhaite plus de communication. Pas évident dans certains cas quand on est pompier. Alors que les deux civils se retrouvent blessés par l’immeuble s’effondrant toujours un peu plus, Vic prend donc la décision de désactiver sa radio, ne supportant plus d’avoir Theo sur le dos comme ça. À l’extérieur de la caserne, c’est à Sullivan de faire entendre raison à un Theo bien désagréable, qui donne des ordres sans jamais écouter ses subalternes qui connaissent pourtant bien le métier eux aussi.

Theo finit par entendre raison face à lui… mais c’est un peu tard, surtout vis-à-vis de Vic. Sans trop de surprise, il la fait donc appeler en fin d’épisode dans son bureau pour parler de l’intervention. Celle-ci s’est bien terminée, mais Theo en veut à Vic d’avoir coupé sa radio. Là-dessus, les personnages se retrouvent bien vite à mêler vie professionnelle et vie perso, ce qui n’est pas évident à gérer pour un couple, j’imagine, surtout que Theo a désormais l’ascendant sur Vic.

Il est bon de la voir lui expliquer qu’il n’est pas vraiment dans la communication quand il s’agit de leur couple ou de dire la vérité à la cheffe Ross. Dur de ne pas être du côté de Vic dans cette conversation. J’adore aussi le personnage de Theo d’habitude, mais cette saison a trop tendance à le pourrir, comme ils ont pu pourrir Maya pendant pas mal de temps. À l’inverse, plus le temps passe, plus Vic est géniale.

Voir Theo lui reprocher d’être trop psychologue est carrément frustrant, car elle est géniale en tant que psy. La conversation entre Theo et Vic redevient rapidement professionnelle pour mettre un terme au perso, mais c’est Theo qui bloque le perso. Cela craint pour Vic. Au moins, il y en a une qui l’apprécie en tant que psy : Andy. Elle finit même par suivre le conseil de sa collègue et amie en acceptant un second rencard avec Eli.

De son côté, Travis demande d’avoir un peu de temps durant cet épisode au bureau de la caserne pour préparer l’élection avec Eli. Ce n’était pas intéressant à la base, parce qu’on insistait beaucoup sur de la politique, mais ça s’avère finalement être une partie amusante de l’épisode. On y voit Travis marquer plein de points lors d’un débat face à Dixon et un autre candidat dont on n’entend même pas le son de la voix.

Pour cela, pas besoin d’une vidéo dégradant l’image de Dixon comme ce dernier a pu le faire avec Travis (c’était bof comme image, en plus !). Non, il suffit de réparer un câble et d’insister sur la nécessité d’être pro-actifs face aux dangers et problèmes. Simple, efficace, Travis marque donc des points et sa côte de popularité s’envole, sous les yeux d’Eli rassuré de voir son candidat s’en sortir si bien.

Ils rentrent donc ensemble chez Travis pour célébrer cette journée victorieuse, avec Travis qui fait remarquer que ça fait vraiment du bien de se sentir désiré. Et là, la série bascule dans l’évidence : Eli et Travis s’embrassent, puis couchent ensemble. Dommage pour Andy qui voulait finalement son rencard, hein. J’adore l’idée. Le couple Travis/Eli est bien plus logique à mes yeux qu’Andy/Eli ! Je les voyais finir ensemble quand le personnage a été introduit, puis il s’est mis à draguer trop lourdement Andy.

La manière dont ça se fait pour Eli et Travis est beaucoup plus naturelle et fluide, je suis donc heureux de ce couple et du drama que ça apportera par la suite pour Andy/Travis. Je suis content aussi que ça ne finisse pas en couple Andy/Eli pour montrer que forcer tant, c’était naze. Et puis, je préfère mille fois Eli à Emmett pour Travis, hein.

Bon, autrement, en fin d’épisode, Sullivan apprend qu’Andy a refusé le poste de capitaine quand Ross lui a proposé, ce qui ne doit rien arranger à ses affaires de couple… Quand le couple lui-même est en péril : Dixon décide de venir voir Maya, maillon faible de l’ambiance à la caserne, pour lui remettre une photographie de Ross et Sullivan en train de coucher ensemble. Quel connard, ce Dixon ! Maya aurait mieux fait de déchirer l’enveloppe. Je n’aime pas la voir confrontée à un énième dilemme.

J’espère juste qu’elle sera plus intelligente et apprendra de ses erreurs : la chose à faire, maintenant, c’est d’en parler à Ross et/ou Sullivan pour les prévenir de la menace Dixon, pas aux syndicats pour se faire bien voir et avoir une promotion qu’elle regretterait ensuite. C’est clairement ce que souhaite Dixon, pour éliminer Ross de l’équation dans les élections où elle ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues.