The Walking Dead – S11E24

Épisode 24 – Rest In Peace – 17/20
Il est possible que cette fin de saison manque vraiment de surprises, parce que tout se met en place à peu près comme je l’attendais, avec quelques petits bonus en clins d’œil à des situations plus vues depuis un moment, on va dire. On ne remerciera pas les annonces de spin-off depuis plus d’un an ayant retiré une grande part du suspense et rendant insipide certains passages, on dit tout de même au revoir à une bonne partie du casting et des personnages que je préférais. Reste en paix, mais pas trop, t’es une série de zombies et toi non plus, tu ne crèves pas, The Walking Dead.

Spoilers

Il est temps de renverser Pamela et de dire adieux à (une partie de) ce casting.

 

We all deserve better than this. You built this place to be like the old world, that was the fucking problem.

Franchement, j’avais pris l’habitude d’avoir l’épisode en avance, et commencer ma semaine, un lundi matin par le tout dernier épisode d’une série suivi depuis plus de dix ans, c’est super étrange comme ambiance. De toute manière, peu importe : j’ai la chance d’avoir un emploi du temps qui me permette de voir cet épisode ce matin, quitte à avoir bossé un dimanche. Bon, cela dit, il ne faut quand même pas que je m’éternise.

Cet épisode non plus, d’ailleurs. Il reste beaucoup de choses à gérer encore l’air de rien, et c’est donc pour ça qu’il faut moins de trois minutes pour en arriver au générique. L’épisode reprend sans trop de surprise avec Daryl apportant Judith à l’hôpital du coin. Pas de bol pour lui, il est accueilli par des Stormtroopers qui sont toujours contre lui.

Allez savoir pourquoi, personne ne tue Daryl pour autant. Ils ont d’autres zombies à fouetter, mais bon, ça aurait bien plus logique de le tuer plutôt que de le laisser pour mort, non ? Ils ont sûrement compté sur les zombies pour s’en prendre à lui, mais c’était sans compter sur Judith qui se réveille et trouve assez de forces pour protéger sa vie en fermant une porte, quitte à déplacer une table pour ça. C’était une bonne manière de commencer l’épisode, même si le suspense n’était pas entièrement là pour autant. Je veux dire, on se doute bien qu’ils vont survivre Daryl et Judith.

En plus, l’épisode fait une erreur assez grossière dès le départ, après son générique : on se retrouve en effet dans la ruelle où nos héros sont pris d’assaut. Le problème ? Ben, Jules se fait dévorer par les zombies, Luc se fait mordre… et je ne dis pas, c’était triste pour eux et un peu choquant pour nous, mais concrètement, ça nous envoyait le signal qu’ils étaient de retour juste pour se faire bouffer. C’était chouette de les revoir dans l’épisode précédent, mais si c’était simplement pour avoir du vivier à tuer, c’est dommage.

En plus, il aurait été plus crédible de perdre au moins un autre personnage, vu la situation. Là, finalement, tout le monde semble s’en sortir et atteindre l’hôpital, où Daryl est pris en charge par Carol avant d’être laissé en salle de repos. Judith y est également. Elle est sacrément blanche, avec du sang en moins, mais elle respire encore. C’est déjà ça. Pendant ce temps, Luc est désormais cul-de-jatte et tout le monde s’inquiète de savoir s’il pourra survivre au choc et à la perte de sang. Il n’y a plus de médecin à l’hôpital, puisque Pamela a déserté, et ce n’est pas gagné du tout.

Il a tout plein de pleureuses autour de lui, et il a le droit de bien douiller avant d’y passer définitivement. Oui, Luc meurt après avoir survécu à la ruelle, des suites de ses morsures. C’est au moins beau : il est entouré de toutes ses amies et de tout son groupe, et ça permet une forme de conclusion à leur groupe – une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas forcément en commençant cet épisode, c’est vrai.

Le moment émotion doit cependant être vite évacué, lui aussi, parce qu’il y a beaucoup à gérer. Carol est comme toujours celle qui fait le plan de base pour chacun d’entre eux. Daryl se propose de transfuser son sang à Judith et reste ainsi à l’hôpital un moment, tandis que le reste de groupe fait tout ce qu’il peut pour protéger l’hôpital de l’invasion de zombies.

En parallèle, Princess et Maxine se rendent à la prison pour libérer comme elles peuvent Mercer. Cela faisait plaisir de les revoir en vie, et c’était chouette d’avoir quelques moments romantiques aussi, mais on sent là aussi que le but était d’évacuer au plus vite ces aspects de l’épisode final pour vraiment proposer une histoire qui nous transportera ailleurs au plus vite.

Mercer récupère vite son armure et, dans le même genre de scènes expéditives, parmi les zombies qui infiltrent Alexandria, nous retrouvons Aaron et Lydia. Ceux-ci sont transportés à l’hôpital, sans nouvelle de Jerry ou Elijah, tandis que Rosita, Gabriel et Eugène sont chargés de retrouver les enfants. A trois, seulement ? Après avoir passé deux épisodes sur cette quête, c’était vraiment expédié. J’ai eu le temps d’avoir peur pour Rosita quand même, et elle a eu sa petite scène d’action, alors j’étais content.

Maintenant, que les enfants survivent quand tous les adultes sont morts, c’est vraiment le signe que la série s’est affaiblie avec le temps. Pourtant, cet épisode a vraiment un rythme effréné et ne s’arrête jamais : Coco, Rosita, Gabriel et Eugène se retrouvent ainsi coincés dans une ambulance entourée de zombies, tandis que l’hôpital est pris d’assaut par des Walkers toujours plus intelligents.

Ceux-ci n’hésitent pas à caillasser les portes vitrées de l’hôpital, par exemple, pour enlever un à un tous les figurants vivants de la série. Cela force nos héros à s’échapper comme ils le peuvent, en récupérant le brancard de Judith, toujours. Forcément.

En parallèle, la série nous propose une scène de tension plutôt réussie pour Rosita. Si c’est réussi parce qu’on sent vraiment que la série s’acharne et pourrait la tuer elle, ou Eugène pitié, ce n’était pas hyper réussi dans les effets spéciaux ou la crédibilité. On voit ainsi très clairement que Rosita tombe sur un sol noir (ça s’appelle un matelas) avant de se relever sur un sol gris, hein. Rater les cascades de ton épisode final, c’est pas ouf.

Et côté scénario, elle tombe donc d’assez haut sur une horde de zombies qui l’engloutit, le tout avec Coco dans un porte bébé sur son ventre… mais elle survit. C’est Rosita, on ne va pas la tuer comme ça. Elle parvient donc à s’en sortir, et on remerciera la petite musique épique de ne pas trop nous sortir de la scène où elle fait un saut de l’ange depuis le toit de l’ambulance. Heureusement pour elle, il n’y a pas un zombie pour être évolué par là.

Rosita s’en sert donc et rejoint une maison qui sert de QG à tout le groupe pour passer la nuit. Là, on a droit à une autre scène dont je me passerais bien, parce qu’elle se centre bien trop sur Eugène. Vraiment, il ne me manquera pas, lui, mais vous le savez déjà. Une qui me manquera, en revanche, c’est Rosita, et je suis franchement dégoûté de savoir qu’elle ne survivra pas à cet épisode. Au moins, ça vaut le coup que ce soit la fin de la série, parce qu’elle aurait perdu beaucoup de son intérêt sans elle.

Malheureusement, et c’est au moins logique, Rosita s’est donc fait mordre à l’épaule quand elle est tombée sur les zombies. Cela aurait été mille fois plus logique qu’elle soit mordue ailleurs avec une telle chute, mais bon, va pour l’épaule. Le problème, c’est que l’épaule, on ne peut pas la couper comme on a coupé la main de Lydia. Voilà donc Rosita qui nous fait son chant du cygne, profitant de sa dernière nuit avec Coco, avant de mourir. Cela faisait longtemps que la série n’avait plus fait le coup du héros mordu mais survivant encore… C’est comme un cliché qu’on attendait une dernière fois.

En définitive, la nuit finit par tomber, et les décisions irrationnelles continuent d’être prises. Mercer a encore quelques soldats pour l’aider, parce que tout le monde a bien vu la trahison de Pamela, tandis qu’Aaron et Ezekiel décident d’aller aider les gens du Commonwealth. Les survivants décident aussi d’utiliser toutes les ressources médicales dont ils disposent, y compris le frère de Yumiko sorti d’on ne sait où (j’aurais pensé que Pamela le compterait en personnel essentiel, pour soigner Judith.

La série prend tout de même le temps de se calmer pour nous proposer une jolie scène entre Lydia et Aaron. Elle était un peu chiante à pleurer pour Elijah, mais le but était de garder le suspense sur de possibles retrouvailles entre eux.

Il y en a une qui a eu peu de scènes depuis le début de l’épisode, c’est Maggie. Tout son épisode tourne clairement autour de sa relation avec Negan, et c’est un peu chiant que son épisode final se résume à ça. Elle est en tout cas énervée de voir Negan n’en faire qu’à sa tête et vouloir à tout prix aller tuer Pamela tout seul, alors elle fait tout pour l’en empêcher. En retour, elle obtient contre toute attente des excuses de la part de Negan : ayant été aculé et à ça de mourir lui aussi, il prend en effet conscience de ce qu’il a fait perdre à Maggie. Il serait temps. Et si elle n’accepte pas vraiment ses excuses, il est assez clair qu’elle passe enfin à autre chose.

Entre deux scènes, Judith passe son épisode à se réveiller et se rendormir, parlant de ses parents à chaque fois. Il aurait été difficile de terminer la série sans au moins une mention de Rick et Michonne, mais leur absence se fait quand même trop sentir sur ce coup. Histoire de détourner notre attention, l’action continue encore et encore. Quand Pamela se met à demander à ses gardes de tirer sur le peuple du Commonwealth qui souhaite simplement entrer dans son quartier privilégié (il n’y a plus de zombies, bizarrement), tous nos héros se mettent en tête de définitivement mettre un terme à ses agissements.

C’était un peu gros, je trouve. Laissez Maggie jouer les snipers et la tuer une fois pour toutes, merde. Ce n’est malheureusement pas le cas : à la place, on assiste à un renversement mené par Mercer. Mercer ? Je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui qui soit celui qui mènerait autant les troupes au combat, mais eh, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe. Une fois sur place, il commence la rébellion, mais d’autres personnages font vraiment les choix de l’action. Ainsi, c’est Gabriel qui met en danger sa vie pour aller ouvrir la grille aux habitants du Commonwealth qui, à force de faire tant de bruits, ont attiré tous les zombies sur place.

Et oui : nos héros sont déjà à l’intérieur des quartiers renforcés. Pas si renforcés que ça les quartiers, s’il est possible de s’infiltrer dedans si vite. Dans tous les cas, l’essentiel ne se joue pas là : l’essentiel se joue avec Daryl qui est celui qui fait prendre conscience à Pamela et à son armée qu’il est temps d’être meilleurs que ça et de laisser vivre les humains, de prioriser les humains sur la survie. Bon, je ne sais pas trop à quel point ça fonctionne cette idée dans ce monde-là, mais c’était chouette.

En plus, Daryl Dixon parvient à foirer LE moment-clé de l’épisode : sa réplique où il utilise enfin le « walking dead » là ? Ben, il mâche tellement les mots qui précèdent qu’il est incompréhensible. C’est le charme de Norman Reedus, on va dire, on ne comprend rien à la moitié de ce qu’il ne prononce pas, puisqu’il n’articule pas. Sur une réplique-clé comme ça, par contre… Eh, ça n’aurait pas été une bonne scène de The Walking Dead sans ça, j’imagine ?

Un jour, je regarderai avec des sous-titres. En attendant, c’était un joli cri de guerre, et Pamela se fait arrêter par Mercer. Maggie doit alors faire un choix depuis le toit où elle observe la scène: tuer Pamela ou la laisser être prisonnière. Et comme Negan lui explique qu’il est bien pire d’être jeté en prison, elle le croit immédiatement.

Ils ont beau refermer les grilles, il y a un tas de zombies qui attendent d’entrer hein, dont, et c’est inattendu, Hornsby. Bien qu’arrêtée, Pamela fait donc le choix de la mort : elle essaie de se faire mordre par lui. Tout le monde assiste bien à son désir de suicide, Judith essaie de l’en empêcher et… finalement, c’est finalement Maggie qui empêche Pamela de mourir comme ça.

L’avantage, c’est qu’au moins, une fois les grilles ouvertes, on retrouve Elijah – yay les retrouvailles – et Jerry – pas yay, sa femme est à Alexandria. Tous nos héros peuvent alors mettre au point un plan pour reprendre le contrôle du Commonwealth. C’était assez amusant, parce que ça se faisait avec un grand besoin de carburant et de véhicules pour attirer les zombies le plus loin possible. Une fois n’est pas coutume : les zombies sont attirés loin des habitations par de la bonne musique et des camions blindés menant à une fin explosive pour la série. Tout le monde y met du sien, même Connie ou Maxine, et avec cette musique, la fin de série prend des allures de clip de Thriller.

Tous les zombies sont donc attirés vers la place centrale du Commonwealth et la maison de Pamela… pour mieux se faire cramer. Ouais. Ils n’y vont pas par quatre chemins cette fois, la horde de zombies est explosée à grands renforts d’effets spéciaux. Je sens que la scène vieillira mal, parce qu’elle a déjà un aspect jeu vidéo… et c’est dommage. En plus, c’est bien beau de tous les cramer, mais on sait aussi que certains zombies survivent quand c’est comme ça.

En tout cas, le problème est majoritairement réglé comme cela. Ainsi, on peut se retrouver avec une scène Carol/Daryl en compagnie de Daryl. La série s’en sort plutôt bien à montrer que Pamela n’est jamais qu’une gouvernante comme une autre – franchement, Carol aurait très bien pu être à sa place aussi. La conclusion ne peut prendre beaucoup plus de temps, cependant, alors on expédie le tout sur une bonne réplique cassante de Carol.

Contre toute attente (décidément !), Maggie prend aussi le temps de venir parler avec Negan au lendemain de tous ces événements. Elle le remercie (!) d’avoir enfin dit qu’il était désolé – mais elle ne le pardonnera jamais, bien sûr. C’était chouette d’avoir un moment pour entendre parler de Glenn, mais ça manquait presque d’un petit flashback pour nous faire vraiment pleurer. Et malgré cette scène, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que c’est la fin de la série. Je sais bien qu’il y a une annonce de spin-off en stock pour ces deux-là, mais pourtant, vraiment, cette fois, ça y est : nous arrivons à la fin de tout ce qu’ils avaient à se dire.

C’était une superbe scène, les acteurs la déchirent comme ils savent le faire : j’ai adoré le discours de Maggie sur sa haine de Negan, sur le contrôle qu’il pouvait avoir sur elle et sur l’exemple qu’elle voulait montrer à son fils. Ceci étant fait, nous pouvons passer à un happy end duquel Negan est inévitablement exclu, après un petit regard de Daryl.

Le happy end ? Un sacré festin et une dernière journée parfaite pour Rosita. Mercer et Princess sont ensemble, Magna et Yumiko en profitent pour s’embrasser, et sur toutes les pertes de l’épisode, le toast de Yumiko est porté à Luc ? Ben putain. Judith est bien en vie, Carol fait la cuisine, tout le monde est bien heureux… C’est rare d’avoir eu autant de moments de joie et sérénité dans la série. Bref, ça y est les personnages sont arrivés à une conclusion naturelle.

Rosita annonce à Gabriel qu’elle va mourir (bordel, cette actrice !), Judith comprend. On bascule alors dans une horrible ambiance apaisée pour la mort de Rosita – et pour la mort de la série. Il fallait bien qu’ils la tuent ; je le savais qu’elle y passerait. C’était soit elle, soit elle Aaron, mais je ne pouvais pas finir la série avec mes deux personnages préférés restants en vie, je n’y aurais pas cru.

Et, ma foi, les émotions prennent bien. Rosita est un choix logique : c’est une badass qui est dans la série depuis tellement d’années que sa perte nous touche forcément. La tuer à petit feu est une belle manière de nous préparer aux au revoir : elle peut dire au revoir à Maggie et Carol, avoir une scène avec Gabriel, être séparée de Coco et… terminer avec Eugène. Bordel, ce ne serait vraiment pas mon choix de dernière personne à qui parler sur Terre, hein.

Dans son malheur, Rosita a de la chance tout de même, son covid expéditif ne la fait pas tousser ? Et elle est heureuse de savoir que c’est Eugène avec elle à la fin, alors je suis heureux pour elle. Bon, non, c’est faux : je suis dégoûté. Comment ça, vous nous tuez Rosita si proche de la fin ? Putain quoi. J’espérais vraiment qu’elle survivrait.

D’une certaine manière, elle survit : Eugène fait un enfant avec Max et il la nomme Rosita. Ben putain, elle est sympa Max. La série s’achève un an plus tard avec un discours très Rick de la part d’Ezekiel : Ezekiel est nommé gouverneur du Commonwealth et assure qu’ils sont tous une famille. Son commandant ? Mercer, bien sûr. Tout le monde peut donc être heureux sur cette fin de saison – et bordel, pourquoi ça semble tant être une fin de saison ?

Un an après, Daryl s’occupe donc de la frontière. Il passe toujours de bons moments avec Connie, qui gère l’administration du Commonwealth. Lydia et Elijah sont toujours en couple – mais on ne les verra jamais s’embrasser -, Negan offre sa boussole à Judith, Carol et Daryl rendent hommage aux morts, Jerry est en famille, tout va bien, vraiment. La vie a repris dans la communauté, il y a des échanges avec d’autres communautés, Grace est toujours en vie aussi, Maggie souhaite parler du futur avec Daryl et Carol, parce qu’il est temps selon elle d’aller chercher la merde ailleurs. La génération future va bien, il n’y a eu aucune perte.

Le spin-off Carol/Daryl ? Carol a décidé de ne pas y participer, alors les scénaristes prennent le temps d’ajouter une scène d’adieux entre eux. Vraiment, je ne vois pas ce que la série sur Daryl pourra apporter ? Les personnages se disent en tout cas au revoir, pas adieux, mais c’est tout comme. La série a ainsi droit à son câlin très attendu entre Carol et Daryl, qui restent meilleurs amis. L’histoire d’une friendzone interminable, mais que c’est beau de les voir se sourire à la fin de la série. Il fallait que la série se termine sur ces deux-là, c’est vrai.

Merci la musique, en tout cas, elle accompagne bien ce moment. Judith souhaite un happy ending à son papa de substitution qui l’abandonne à son tour (putain, mais la pauvre), tandis que Daryl lui promet de chercher Rick et Michonne. Ils auraient quand même pu faire revenir les acteurs d’une manière ou d’une autre.

Voilà donc pour la fin de la série : pouvait-elle finir autrement que par Daryl faisant une balade en moto et s’en allant vers de nouvelles aventures ? Je ne crois pas. Et pourtant. ET POURTANT. ILS LE FONT.

Rick et Michonne sont là pour la toute fin. Putain, heureusement. Une petite allumette craquée, et des lettres écrites dans le vent pour Rick et Michonne. Michonne explique avoir essayé de revenir plein de fois vers ses enfants, mais être trop loin des zones où la radio passerait. Le montage final nous propose un discours conjoints de Michonne et Rick ainsi, et c’est beau. On y retrouve pas mal de morts – bordel, il y en a dont je n’ai plus les prénoms – mais aussi les vivants. Comme toujours la série s’acharne sur l’idée d’une famille et sur les enfants de Rick hein.

Le montage final donne aussi l’impression de retrouvailles entre Rick et Michonne devant un feu. Pourtant, nous les retrouvons chacun au petit matin à se préparer comme ils peuvent. Rick est pieds nus et a peur d’être repéré par un hélicoptère. Il l’est pourtant, mais Michonne semble l’avoir entendu ? Ce n’est pas le cas.

Finalement, Rick est donc arrêté par le même groupe à hélicoptère, encore et toujours, tandis que Michonne fait face à une horde de zombies loin de l’arrêter. Après tout ce temps, l’un et l’autre sont toujours seuls par contre. Bon. Allez, il faut bien marquer la fin, et ça se fait par un crédo lu par tous les survivants (snif, pas de Rosita). Le crédo de fin ? We are the ones who lived. Et Michonne part en guerre, tandis que Rick se fait arrêter… Allez, la suite est assurée.

La fin n’est toujours pas là pour autant : we get to start over, we are the ones who lived. Start over ? C’est parti pour une fin qui n’est que le commencement, ils aiment cette idée après tout. On nous annonce donc en fin d’épisode : Dead City, centrée sur Negan et Maggie, Daryl Dixon, centré sur… ben ? J ene vous fais pas cet affront. Et surtout. SURTOUT. Rick & Michonne. Je ne savais pas du tout, je crois ? J’en étais encore à attendre les films… et je suis pressé de voir ce que ça donnera. Bon, et bien sûr, il y a toujours Fear, mais ça, j’ai une saison de retard hein.

EN BREF – La série n’en termine plus de se terminer, et le pire, c’est que ce n’est pas une véritable fin quand tout un tas de personnages s’apprêtent à revenir de toute manière. La saison 11 fut interminable aussi grâce au covid, qu’on ne remercie pas, mais elle a l’avantage de conclure de manière logique une bonne portion de l’histoire.

Le fait de savoir que ça va continuer, le fait d’être spoilé de la majorité des personnages qui survivront, le fait de se douter que Rosita y passerait… bien sûr, ça gâche un peu le sentiment de fin. Est-ce que je serai au rendez-vous en 2023 pour la suite ? Je ne vous fais pas l’affront de mentir : il y a de fortes chances que je suive une bonne partie des spin-offs, car l’ambiance me manquera.

De toute manière, j’ai encore en stock une vingtaine d’épisodes de la franchise alors… Rendez-vous en 2023. Et repose en paix, The Walking Dead, je vois bien que comme un zombie, tu refuses de crever. Sacré univers étendu. We get to start over, we are the ones who lived.

Grey’s Anatomy – S19E06

Épisode 6 – Thunderstruck – 17/20
L’épisode parvient à frapper par surprise sur une de ses intrigues que je n’avais pas forcément envisagée, mais qui permet un joli symbole de passation pour préparer le départ de Meredith, parce qu’il devient difficile d’ignorer qu’Ellen Pompeo va s’absenter du reste de cette saison. Pour le reste, la saison poursuit son cours avec son soft reboot toujours bien efficace et des personnages que l’on apprend à connaître de plus en plus.

Spoilers

Meredith envoie un mail pour annoncer son départ, alors qu’une masse orageuse importante frappe Seattle.


Kids need messy stories.

Comme dans l’épisode de Station 19, cet épisode aura pour sujet un gros orage, mais la vraie tempête est clairement dans la vie de Meredith : elle accepte la proposition de Jackson et déménage à Boston, ce qui signifie qu’elle doit prévenir ses collègues de son départ. Elle le fait dans un mail pour confirmer toutes les rumeurs, et le montage de début d’épisode nous montre où est chacun au moment où il reçoit le message. Et oui, la série va vite en besogne, mais bon, il ne reste que deux épisodes à Meredith pour cette saison.

Ainsi, Lucas et Simone continuent de passer beaucoup de temps ensemble à l’hôpital, avec une tension sexuelle évidente entre eux qui est interrompue par le message de Meredith. Ils doivent tout de même continuer leur journée d’interne, qui se déroule moins bien que prévu pour Lucas : il retombe assez vite sur Amelia qui est énervée de se rendre compte qu’il n’a toujours pas annoncé la vérité aux autres internes. Par conséquent, elle se décide à le forcer à le faire.

Dommage, j’aimais bien les quiproquos et l’humour que Kwan mettait sur le sujet. Cela dit, sa tête quand il apprend la vérité n’a pas de prix, et ça se fait devant un Nick quelque peu désarçonné par la manière dont tout ça est géré. Tu m’étonnes. La première question de Mika, qui comprend vite qu’il est de la famille de la moitié de l’hôpital ? Savoir pourquoi Meredith se barre et ce que ça signifie pour leur année d’internat, sachant que Meredith est derrière leur programme.

Nick recadre assez vite les internes, leur rappelant qu’il est surtout question de la vie des patients. De son côté, Teddy gère les urgences quand elle lit le mail sur le téléphone d’Owen, à qui elle continue de faire la gueule. Pour la journée, elle se récupère Mika comme interne qui va l’aider à gérer le cas du journaliste qui était dans l’hélicoptère frappé par la foudre dans Station 19. Et je crois que c’est l’une des premières fois que je me rends compte à quel point c’est débile d’avoir un chirurgien qui dit aux urgentistes « allez doucement en transportant le corps ». Genre, c’est leur boulot ? Evidemment qu’ils y vont « slowly, slowly » connasse. Et pourtant, il y a eu tellement d’épisodes de la série depuis 20 ans où un chirurgien le dit.

Bref. C’était chouette d’avoir un lien entre les épisodes, mais comme je n’ai pas accroché plus que ça à l’intrigue de l’hélicoptère et que le crossover n’est que de principe (je crois que c’était le premier épisode de la série-mère pour Théo ?), ben… Pas bien passionnant.

Sinon, Owen reste insupportable dans cet épisode, mais c’est une constante depuis quinze ans après tout. Concrètement, dans cet épisode, il essaie de se trouver une utilité ou un rôle, et ce n’est pas gagné. Cela fait quinze ans que ça dure, je sais, mais c’est pire maintenant qu’il a sa licence suspendue, franchement. Par chance pour lui, Teddy a rapidement besoin de lui sur son patient, parce que c’est un sacré trauma qu’il a vécu.

Le pauvre n’est pas au bout de ses peines en plus : il se retrouve à être opéré par Owen, Teddy, Link et Amelia. Autant dire qu’il y a de la tension dans l’air, en vrai. Je ne vois pas comment ils arrivent encore à tous bosser ensemble quand on voit le passif de tous, mais bon.

Pendant ce temps, Jo apprend le départ de départ de Meredith sur une matinée qui est loin d’annoncer une bonne journée : l’orage gronde, Meredith se barre, Luna n’a plus de vêtement à sa taille et le tout a lieu alors que c’est supposé être la première journée de la clinique pour aider les femmes enceintes ayant besoin d’avorter. Cela fait beaucoup d’un coup pour Jo qui préfère rester chez elle – jusqu’à ce que Link trouve les mots pour la remotiver (et les vêtements de Scout pour Luna).

Jo aurait peut-être mieux fait de rester chez elle, cependant : quand elle arrive à la clinique, elle apprend de Carina (ouf, content de la voir dans cet épisode !) et de Bailey que la clinique n’ouvrira pas, à défaut d’avoir obtenu l’autorisation administrative de le faire. La paperasse et les administrations sont les mêmes partout, c’est fou. En tout cas, Jo se retrouve à devoir aider aux urgences plutôt qu’à la clinique, et elle est ravie d’être sous les ordres de… Levi.

C’est un euphémisme évidemment, et elle ne manque pas de lui rappeler que dans le monde de la chirurgie, elle était au-dessus de lui. D’un côté, ça la rend super chiante et narcissique ; de l’autre, ça m’a fait plaisir de voir Levi se faire enfin remettre un peu à sa place, parce qu’il est vrai qu’il a pris la grosse tête trop vite.

Enfin, Maggie décide de rester à la maison pour éviter Winston qui veut changer de spécialités, essayant de convaincre Meredith de faire de même. C’était chouette de revoir les trois sœurs, parce qu’Amelia était là aussi, ensemble dans cette scène, surtout qu’elle avait vraiment un petit côté Charmed avec l’électricité vacillante de la maison. Meredith souhaite malgré tout aller au travail où elle doit retrouver Nick, même si celui-ci évite soigneusement de parler de son déménagement à Chicago.

C’est vrai qu’on l’imaginait plutôt se rendre dans le Minnesota, tant qu’à faire. Quoiqu’il en soi, le plan de Magie tombe doublement à l’eau : elle ne passe pas la journée avec Meredith et Winston comprend bien qu’elle est en train de l’éviter, et il ne compte pas la laisser faire. Les voilà donc qui se retrouvent à faire les cartons pour Meredith et sa famille ensemble – et franchement, Maggie est insupportable à nouveau ?

La voir voler le post-it de Meredith et Derek, c’est déjà quelque chose que je n’ai pas kiffé, mais la voir essayer de forcer Winston à rester sous ses ordres au boulot quand très clairement ça ne fonctionne pas pour leur couple, c’était super chiant. Alors bien sûr, elle a raison dans le fond : il va regretter son changement de spécialité (quand ils divorceront hum), mais bon, elle le fait avec le mauvais argument, comme toujours.

En plus, elle en oublie de surveiller les gamins de Meredith, et je n’aime vraiment pas ça quand il y a un orage en cours. Vraiment, Maggie, arrête d’être insupportable comme ça. Après, Winston est mignon à lui dire qu’elle est sa passion, là, mais la déclaration romantique a beau être mignonne, je peux comprendre qu’elle ne soit pas sûre de respecter ça. Clairement, voilà Winston et Maggie dans une impasse : il est prêt à tout sacrifier pour elle, mais elle n’aime pas ça ? Dur de trouver une solution, cette fois.

Et comme l’impasse n’était pas assez dramatique, il fallait qu’un éclair frappe la maison et que les enfants les appellent à la rescousse.

Lorsque nous retrouvons Meredith, elle est avec Nick, Lucas et Simone. Cela fait plaisir de voir ces deux derniers encore ensemble dans une intrigue, même si la romance entre eux est un peu clichée à ce stade. Au moins, ils sont du même rang médical pour une fois. Bon, les quatre chirurgiens s’occupent d’une patiente dont ils sont fans – une auteure de livres que Meredith lit depuis petite, au point de demander une dédicace pour ses enfants aussi.

Simone aussi est fan, lui donnant l’impression de devoir opérer son enfance, avec une auteure qui ne veut pas mourir (et vraiment, elle va mourir, vu le pataquès qu’ils en font) et à qui on s’attache nous aussi, parce qu’elle a tout de la perfection sur le papier… Simone s’en confie à Lucas, qui de son côté lui confie son sentiment d’être différent maintenant que le secret est révélé. Ils sont mignons, mais vraiment, ils se tournent autour comme des adolescents.

Au passage, Nick a également la visite de Richard pour savoir s’il doit se préparer à son départ. Le problème, c’est que Meredith a pris sa décision sans même lui en parler. Elle ne lui a pas parlé non plus de Lucas, alors autant dire que Meredith lui cache plein de choses et que la conversation entre eux est tendue.

Du coup, ça donnait l’impression que Meredith s’acharnait sur Lucas une fois au bloc, histoire de passer ses nerfs. En même temps, c’était bizarre : Lucas semblait vraiment avoir l’esprit ailleurs. Simone se retrouve donc à le remplacer après l’avoir aidé, tandis que dans la galerie, Richard essaie de convaincre Miranda de reprendre le taf de Meredith.

Ils sont interrompus par un coup de fil de Ben informant Miranda qu’un incendie est en cours chez Meredith. Voilà donc l’appel de fin d’épisode de Station 19 ? Difficile d’en être certain, mais en tout cas, Richard interrompt immédiatement l’opération de Meredith. Alors. Pourquoi ? Je veux dire, c’est très bien qu’il le fasse, mais ça va à l’encontre de tout ce que la série a toujours fait : combien de fois les a-t-on vu opérer et ne pas être tenu au courant de nouvelles catastrophiques ?

Certes, la nuance vient peut-être du fait que Meredith est capable de se faire remplacer rapidement cette fois. Elle se rend donc aussitôt chez elle où Ben et Andy sont en train d’intervenir pour tenter d’éteindre l’incendie. Pas évident, cependant. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde va bien. La maison, en revanche… La voilà qui crame. C’est un beau symbole, j’imagine ?

L’opération de Meredith et Nick se termine très bien même sans elle, grâce à Simone. L’opération de Owen et Teddy se termine bien également, mais contre toute attente, ça se termine avec Mika en admiration totale face à Teddy qui est une super boss ? Franchement, Mika vient de perdre plein de points de sympathie de ma part. Et les scénaristes aussi quand Owen propose à Teddy de devenir cheffe de l’hôpital.

Les autres internes – Kwan et Jules – se retrouvent avec Levi aux urgences. Comme par hasard, on retombe également sur un couple en train de se former, hein. Aux urgences, Levi abandonne rapidement ses internes qui s’occupent, bien sûr, de gens percutés par la foudre – ou plus précisément de gens à proximité d’objets frappés par la foudre. C’est quelque chose, tout de même. Grosso modo, tout le cas médical n’était qu’une excuse pour voir Kwan et Jules se tourner autour, et ça fonctionnait bien.

On les voit apprendre à se connaître, et on apprend au passage aussi : la mère de Jules fabriquait des bijoux dont la vente était une couverture pour un trafic de drogue ; Kwan n’a pas fait ses études de médecine aux USA, mais à… Saint-Christophe-et-Niévès. OK, on ne va pas se mentir : j’ai dû activer les sous-titres, puis faire une recherche Google, parce qu’au départ, je pensais carrément que c’était le nom d’une école son truc. La série me rappelle violemment que je suis mauvais en géographie, là. J’ai même l’impression de n’en avoir jamais entendu parler avant ?

Bref. Kwan était un excellent élève – et champion d’échec, même – jusqu’à la mort de sa mère, ce qui a quelque peu compromis son futur et ses études. Intéressant, sans être incontournable.

L’épisode se termine aussi en jouant sur nos nerfs : Jo et Link se tournent de plus en plus autour, avec un Link clairement amoureux de sa meilleure amie désormais. Ils n’en parlent pas, cependant, préférant se rendre à l’ouverture de la clinique Amelia Bailey (la mère de Miranda). Yay. Par contre, Carina me manque, vraiment cette semaine.

Les autres cliffhangers ? Lucas s’en veut d’avoir raté l’opportunité de briller lors de sa chirurgie, mais il compense en embrassant enfin Simone. Malheureusement, celle-ci lui réplique un simple « je ne peux pas » sans plus d’explication, et ça rend curieux tout de même. Ce ne semble pas être un problème de « on est collègue », il doit y avoir autre chose de plus.

Enfin, la maison de Meredith ne survivra pas à cette saison apparemment, parce que la fin de l’épisode nous la montre vraiment en train de cramer. J’ai bien aimé savoir que le post-it de mariage avec Derek était sain et sauf, mais j’ai vraiment de la peine pour eux – Amelia, Meredith, Maggie, les enfants… perdent toutes les affaires, là, clairement. Heureusement qu’ils sont richissimes.


 

Station 19 – S06E06


Épisode 6 – Everybody Says Don’t – 16/20
C’est un bon épisode, mais je suis frustré de savoir que le prochain épisode ne sera que dans un trimestre, parce que j’aurais bien aimé en avoir plus pour cette fin d’année. Concrètement, ce début de saison est plutôt bon dans son ensemble, mais il laisse un goût de trop peu : les intrigues ont à peine eu le temps de s’installer et de montrer ce qu’elles pouvaient donner que les voilà déjà en pause. Vivement la suite.

Spoilers

Un orage énorme se prépare au-dessus de Seattle.


You seemed so pregnant.

Vic est beaucoup trop matinale alors que moi, je regarde cet épisode en pleine nuit. Pourquoi pas ? C’est une manière comme une autre d’ouvrir un épisode sans que personne ne couche ensemble, pour une fois. Elle réveille en effet Maya et Carina, mais les deux sont toujours clairement en froid. Le fait que Carina avoue finalement avoir fait un test de grossesse sans Maya n’arrange pas les choses.

En effet, elle n’est pas enceinte, mais le vrai problème pour Maya est de savoir que sa femme a fait un test sans elle. Et vous savez quoi ? Pour une fois, je n’étais vraiment pas du côté de Carina ! Elle m’a énervé comme rarement à vouloir recentrer la conversation sur elle – genre, je sais bien qu’elle doit être dévastée et qu’il faut trouver des solutions, possiblement, mais elle a aussi fait un truc qu’elle ne voulait pas faire avant par culpabilité, hein.

Bref, Maya et Carina sont toujours dans cette position où elles sont incapables de se comprendre et se parler, et c’est chiant, parce que la série va clairement partir en pause sans que rien ne soit réglé entre elles. Pour ne rien arranger, Maya continue de s’aveugler aussi sur sa condition physique, et ça ne me dit rien qui vaille, surtout quand on la voit commencer à prendre des antidouleurs comme s’il s’agissait de bonbons.

En parallèle de tout ça, on doit encore se taper des scènes pour le couple Sullivan/Ross, histoire de nous rappeler qu’ils ne doivent surtout pas être grillés et qu’ils veulent garder ça secret. Ouais, bon, on les voit venir de loin ; ils vont se faire surprendre avant la fin de l’épisode. C’en était au point où j’ai même cru que le room service de l’hôtel allait être un personnage connu, d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi Vic se réveille-t-elle si tôt ? Toujours parce qu’elle a son idée d’aller recruter de nouvelles filles ou femmes pour qu’elles deviennent pompier un jour ou l’autre. Le truc, c’est que ça l’empêche d’aller aider Travis avec les syndicats, comme elle aurait dû le faire si elle était restée sa manager. Seulement, maintenant, il a Eli pour ça – et ça signifie qu’il est là pour rester dans la vie de Travis. Cela passionne Andy, qui a plein de questions à poser sur lui à Vic.

De son côté, Eli fait ce qu’il peut pour aider Travis, et ça inclut de faire partie de l’événement de Vic. Enfin, Ben se plaint de Miranda, pour changer. Elle avait besoin de lui pour ouvrir sa clinique de fertilité et être anesthésiste là-bas.

Une fois cette longue introduction mise en place, nous pouvons commencer l’épisode pour de vrai, avec Vic qui organise donc une journée avec des, on va dire, collégiennes afin de leur montrer que ça peut être fun d’être pompier. Par contre, qu’en tant que pompier, Vic choisisse de rester dehors alors que clairement un orage approche ? C’était bizarre. Et ça l’était encore plus quand les pompiers se mettent à utiliser beaucoup trop d’eau sur le toit de la caserne. Heureusement, Theo et Ross étaient là pour les arrêter et les faire rentrer, juste avant le pire de l’orage.

En plus, ça arrangeait bien les affaires de Vic finalement : Ross se met à engueuler Beckett devant les gamines, montrant que l’autorité peut aussi être féminine. Dès qu’elle n’est pas avec Sullivan, je la trouve géniale la cheffe Ross, moi : elle force même Jack à être volontaire à la caserne, et ça passait bien. Les scènes sont plutôt marrantes, en plus : on voit Jack et Vic jouer les profs pour une génération de gamines qui veulent devenir pompiers, et ça marche bien.

Je veux dire, Vic en prof ? C’est une sacrée bonne idée, parce qu’elle a toutes les qualités qu’il faut pour ça. Elle remotive comme elle peut Santos, une gamine qui manque de confiance en elle, et ça marche vraiment bien, au point où Ross la remarque et finit par lui demander son avis sur le chef Beckett, histoire de monter son dossier contre lui, probablement.

En attendant, les cours continuent avec un cours sur le massage cardiaque. Allez, je leur donne moins d’un épisode avant d’avoir besoin elles aussi de faire un massage cardiaque à une de leur pote. Je vois bien Santos devoir le faire, par exemple. Après, c’est marrant de voir un entraînement à cette procédure au son de Baby Shark. Ca réactualise des connaissances qu’on avait tous sur Stayin’ Alive pour une autre génération après tout. Oui, c’est ridicule… Mais c’était ridicule aussi avant.

Un truc moins ridicule ? Ross qui fait son petit discours anecdotique pour motiver les gamines. Par contre, que ça nous provoque des doutes chez Vic alors qu’elle n’en a jamais eu aucun avant cet épisode où elle a toujours été faite pour ce job, même quand elle avait peur du feu, c’est fou quand même. Et même si elle a beaucoup à gérer dans l’épisode, Vic reste présente pour Jack, ce qui est plutôt une jolie chose à voir – et ce qui est plutôt rassurant aussi. Elle apprend ainsi que Jack a désormais une sœur, en profitant pour insister sur le fait que c’est bon signe de la voir le chercher : sa famille l’aimait.

Ils n’ont pas trop le temps de s’appesantir là-dessus de toute manière : l’orage continue et finit par frapper une famille qui prenait simplement un petit pique-nique. Un père de famille débarque avec sa femme et ses filles dans le coffre, parce qu’elles ont été frappées par la foudre et sont en crise cardiaque. Comme prévu, Vic, Travis et Ross sont débordés et n’ont d’autres choix que de faire appel aux petites volontaires qui sont là.

Voilà donc Santos et O’Hare forcées d’intervenir pour faire un massage cardiaque sur Baby Shark et réussir à sauver les deux sœurs et la mère. C’est beau, non ? Et ça l’est d’autant plus que tout ça est rendu possible par Vic qui fait appel à elles au bon moment, avant de les soutenir quand elles sont en panique, sur le moment comme après. Elle a le meilleur des speechs sur le fait que c’est une bonne chose de pleurer et que ça fait d’elles de très bonnes recrues potentielles.

Ross voit tout ça et revient vers Vic ensuite pour enfin lui faire remarquer qu’elle est beaucoup trop dramatique dans sa vie en général. Cela faisait du bien d’avoir quelqu’un pour enfin lui dire, alors que Ross la fait ensuite prendre conscience qu’elle serait parfaite pour gérer Crisis One. Alors… Elle est beaucoup trop émotive et réactive pour ça, je pense, et même si ce sont des qualités, on a déjà vu que ça pouvait être des défauts sur le terrain. En même temps, je la vois bien gérer ce poste… Je ne sais pas, on verra dans le reste de la saison, j’imagine.

Une fois qu’elle a dit tout ça, Ross se rend compte qu’elle a besoin aussi de laisser ses émotions se faire entendre : elle est énervée de ne pas pouvoir afficher sa relation au grand jour, parce qu’elle a peur de perdre son job ou sa crédibilité. Ma foi, c’est un dilemme que j’aime bien pour elle, surtout qu’elle se rend compte à quel point elle aime ce job grâce à Vic et/ou aux gamines. Et elle fait donc le choix de son boulot plutôt que de Sullivan. AHA. Ca ne tourne pas du tout en rond.

Pendant ce temps, les pompiers sont appelés en intervention parce que l’orage a fait se crasher un hélicoptère. Rien de bien original pour une série comme celle-ci… mais comme nous sommes en mi-saison (déjà, oui – et l’appellation est mauvaise vraiment, on est plus sur un tiers là), il faut que tout dérape.

Beckett est ainsi insupportable, Theo ne sent pas bien tout ce qu’il se passe et il remarque assez vite que Maya a trop mal à la jambe pour être encore sur une intervention. Et pourtant, elle est là. On sent bien que ça tournera mal à un moment dans l’épisode, mais avant ça, il faut quand même que ça commence comme n’importe quelle intervention. Andy et Sullivan tentent donc d’aider le passager de l’hélicoptère, mais celui-ci meurt rapidement. Rapidement, oui, mais pas avant d’avoir eu une vision de son père. C’est triste et ça nous perturbe Andy, évidemment.

C’est donc sans surprise qu’elle finit par donner des ordres à tout le monde et jouer la capitaine quand Beckett fait de la merde une fois de plus. En effet, les pompiers parviennent à évacuer une première passagère de l’hélicoptère, mais un deuxième passager donne plus de fil à retordre, avec un risque fort de paralysie s’ils se décident à faire le travail trop vite comme Beckett le demande.

Ben s’énerve donc sur Beckett, Andy s’en mêle, sous la surveillance de Théo toujours et… bim, Andy prend le commandement à la seconde où Beckett lui propose de faire mieux que lui. Et elle fait mieux, effectivement, s’occupant même de Maya, au passage. En la mettant de côté. Bim, bien fait pour toi, Maya.

Je n’ai pas trop aimé la direction que ça prenait ensuite, évidemment : c’est Ben qui va finir par devenir capitaine, clairement. Theo trouve en effet qu’il est trop fort pour se faire entendre à la radio quand il parle à l’hôpital et qu’il les force à faire ce qu’il souhaite, sans les insulter, sans leur crier dessus. Pas comme Beckett, pas comme Andy. Ma foi, le pire, c’est que ça semble cohérent.

De son côté, Travis rate son rendez-vous plus qu’important avec les syndicats pour prouver qu’il pourrait être un bon candidat : le résultat, c’est qu’on voit clairement qu’il a peut-être du mal à gérer sa colère et que Dixon se fout de sa gueule une fois de plus. Eli a beau tenter de calmer ou rassurer Travis, eh bien, ce n’est pas suffisant. Il a raté le rendez-vous de toute manière. Par conséquent, il demande à Eli de faire fuiter l’histoire familiale de Dixon, histoire de reprendre de l’avance sur une course à la mairie qu’il est clairement en train de perdre. Bon courage pour te regarder dans le miroir après ça, Travis.

Et comme tout ça n’est pas assez dramatique pour une fin de saison, il nous reste à devoir gérer une confrontation Maya/Andy. Maya n’apprécie pas d’avoir été mise de côté par Andy, surtout que ça s’est fait devant Beckett. Elle lui en veut et lui fait savoir, n’écoutant aucun des arguments plutôt bons d’Andy. Sans surprise, ça se termine donc mal : Maya retourne s’entraîner malgré ses blessures. Elle accélère même le tapis de course et finit par s’exploser la gueule, dans une jolie cascade. Elle termine l’épisode inconsciente, et personne ne vient s’occuper d’elle parce qu’une alarme fait que toute la caserne se vide. Andy voit bien que Maya n’est pas là… mais l’alarme et le job passent avant sa pote, qu’elle pense en train de bouder, grosso modo.

L’attente va être longue !

 

The Walking Dead – S11E23

Épisode 23 – Family – 19/20
Il n’y a plus de doute, on se dirige à grands pas vers une fin de saison avec un épisode qui était franchement réussi. Cette saison a réussi à plusieurs reprises à me rappeler ce que j’avais pu aimer pendant ces onze saisons, et cet épisode le fait très bien aussi, avec quelques rebondissements et une situation qui se complexifie au fur et à mesure que les intrigues se croisent. Franchement, ils sont capables de réussir la fin à ce stade. Et je n’aurais pas parié dessus il y a quatre ans.

Spoilers

Nos héros prennent le train du Commonwealth dans l’espoir de retrouver Coco et les enfants.

Stop the dead before it’s too late!

J’ai beaucoup hésité avant de lancer cet épisode, me disant que je pouvais tout à fait attendre la semaine prochaine pour me garder les deux derniers épisodes en même temps… Mais la vérité, c’est qu’après l’épisode 22, il est dur de patienter. Et puis, allez savoir si j’aurais le temps pour deux épisodes dimanche prochain.

En tout cas, pour un avant-dernier épisode, l’introduction avait déjà des airs de fin : j’ai adoré avoir la voix off de Judith avec une petite musique entraînante et des plans sur une malle pleine d’armes où chacun venait se servir – en parallèle de plans où chaque arme a été utilisée dans la série. C’était simple et efficace, ça reflétait bien ces onze saisons et ça parvenait à ne pas tomber trop dans le ridicule. Et puis, cela fait plaisir de voir certains nouveaux personnages (ils le resteront toujours) parmi ce montage de début. Genre, Lydia, Kelly ou Yumiko font partie de la famille désormais.

Au passage, la série fait quelques clins d’œil en nous parlant de Lori et Carl, alors que Judith récupère le flingue de son père dans la malle. Le chapeau de Carl ? Il est passé par Judith à son petit frère, avant qu’elle nous tease le jour où tout changera pour toujours. Ils auraient pu nous éviter cette formulation maladroite car trop entendue franchement.

Après le générique, nous retrouvons une Rosita toujours aussi énervée qu’à la fin de l’épisode précédent qui motive comme elle peut des troupes à se bouger plus vite pour aller chercher les enfants… Pourquoi pas ? D’autres sont déjà en train de parler de conduire le train, et j’adore l’idée.

Negan, lui, s’inquiète auprès de Maggie de savoir comment elle compte faire pour se venger – sachant très bien que s’ils laissent Pamela en vie, personne ne sera sain et sauf. C’est un peu du foutage de gueule venant de lui.

Il parle de ça à Maggie alors qu’elle avait été empêchée de le tuer si proche du but. En plus, il ose s’associer à elle comme s’ils étaient un duo efficace… Et bien sûr, ils le sont, mais de là à l’expliciter à Maggie ? Elle l’envoie bouler, évidemment, avant d’aller faire un câlin à Hershel qu’elle laisse une fois de plus derrière elle. Negan laisse quant à lui sa femme derrière lui.

Daryl aimerait laisser derrière lui Judith, mais elle ne se laisse pas faire cette fois-ci : elle sait bien que son frère et ses parents ne se sont pas battus pour avoir un monde si pourri et elle veut se battre pour obtenir un futur heureux. Comme Carl à l’époque. Le discours vient d’une gamine de dix ans, mais apparemment, ça suffit à ce que Carol change de perspective et recommence à penser au futur. Partant de là, ça suffit aussi à ce que Daryl accepte qu’elle vienne avec lui. Bon, que Carol ne vienne pas pleurer d’avoir encore perdu un enfant après !

Tout le monde monte finalement à bord du train pour rejoindre plus vite le Commonwealth. Il y a clairement un wagon pour le commandement du groupe, mené par Rosita (inévitablement), Gabriel, Maggie, Carol et Daryl, toujours accompagné de Judith. Cela leur permet d’établir un plan assez rapidement, dans le seul but de récupérer Coco.

Dans un autre wagon – ou plus loin dans le même, ce n’est pas bien clair, Magna, Connie et Kelly parlent avec le soldat qui avait voulu s’en prendre à Pamela, histoire que l’on apprenne à connaître ce personnage. Cela me paraît un peu tard pour introduire de nouveaux personnages quand même. En plus, Princess a été clair : ils ont un but qui n’est pas de papoter, mais de réussir à rétablir la radio.

Même s’ils sont en train, les personnages passent un bon moment à se rendre au Commonwealth, tout de même. Cela laisse l’opportunité à Negan de remercier Ezekiel : c’est quand même grâce à lui s’il est encore en vie. Si tout ça n’est pas ironique, franchement ! Ezekiel se justifie en expliquant qu’il ne voulait pas le voir mourir de manière trop facile, préférant le voir se morfondre. Il lui raconte ensuite sa vie et son opération, et franchement, je n’ai pas trop compris pourquoi. C’est quoi son but ? Devenir pote avec Negan ? A priori, non.

Celui-ci semble le prendre comme ça quand même, expliquant qu’il a préféré se dénoncer comme le traître auprès du chef de la prison Alexandria afin de se racheter. S’il était mort comme ça, alors sa femme aurait eu une meilleure histoire à raconter à leurs enfants. Maggie l’entend expliquer sa volonté de devenir une meilleure personne, et ça la laisse songeuse apparemment.

De son côté, Judith confie qu’elle n’a plus eu de nouvelles de sa mère à la radio depuis un moment. Cela fait plaisir de réentendre parler de Michonne, même si ça montre aussi que ce n’est pas hyper crédible de l’avoir à errer quelque part au loin alors que Judith est encore en vie – même si c’est pour retrouver Rick. Ce serait bien aussi de voir Michonne revenir pour le dernier épisode, mais bon.

Pendant ce temps, au Commonwealth, Mercer ramène Eugène auprès de Max et de Yumiko. Il n’a pas souhaité les prévenir avant, pour éviter d’impliquer trop de monde, mais maintenant, il a besoin d’elles pour continuer d’agiter le peuple du Commonwealth le temps qu’il trouve assez de soldats souhaitant s’en prendre à Pamela.

C’est un plan qui pourrait fonctionner, mais bordel, qu’est-ce qu’il doit regretter d’avoir sauvé la vie d’Eugène ! Celui-ci reste insupportable et le sera donc jusqu’au bout de la série : il le remercie de rejoindre la longue liste des gens lui ayant sauvé la vie (putain, mais faut se remettre en question ?) avant de demander ce qu’il peut faire en ville pour l’aider. COMME SI.

Evidemment, Mercer veut juste qu’il se planque, quoi. En attendant, Mercer va se faire engueuler par Pamela parce qu’Eugene a réussi à s’échapper. Il joue clairement sur les deux tableaux, et son ironie toute douce ne peut pas passer inaperçue auprès de Pamela. Elle demande tout de même qu’Eugène soit tué dès qu’on le retrouvera, sans autre forme de procès ou d’exécution publique. Cela en dit long sur sa perte de contrôle.

Elle envoie une autre soldat surveiller Mercer pendant qu’il continue sa journée, n’ayant plus vraiment confiance en lui, à raison. Mercer joue pourtant le double jeu avec beaucoup d’efficacité : il fait interroger Yumiko, par exemple. Bon, il reçoit aussi un appel radio de Princess qui a réussi à faire fonctionner la radio dans le train, mais ça, personne ne l’entend, heureusement. Princess en profite pour savoir où se positionne son mec, sachant qu’un train plein d’anciens prisonniers ayant des envies de revanche sur Pamela est sur le point de débarquer.

Sans trop de surprise pour nous, Mercer est bien sûr de son côté, mais en vrai, c’était une sacrée prise de risque de la part de Princess de tout lui balancer sans en être sûre. Ils sont interrompus avant d’avoir le temps de se dire beaucoup plus de choses, car une alarme sonne au Commonwealth, pour indiquer la proximité d’une horde de zombies.

Effectivement, il ne faut pas oublier le groupe d’Aaron. Ils sont désormais dans une meute de zombies encadrés par les soldats du Commonwealth, qui ont clairement pour ordre de les ramener près du Commonwealth pour faciliter à Pamela l’évacuation des rues, le respect d’un confinement et le maintien de l’ordre. La peur, c’est un puissant outil pour que les gens restent en place. Pensez donc au Covid. Pardon.

Nos héros sont donc pris au piège, mais ils trouvent une faille dans la surveillance des Stormtroopers. C’était d’autant plus intéressant que ça permettait de montrer que la technique des Chuchoteurs était facile à copier, finalement : il suffit que l’un chuchote et que les autres répètent. Ils ne s’embarrassent même pas avec un masque désormais !

Ils doivent un peu le regretter quand un Stormtrooper ramène une autre horde de zombies et les pousse à poursuivre leur chemin sans s’écarter de la horde avec laquelle ils sont. Ils finissent par trouver une autre stratégie pour s’échapper, en montant à bord d’un van au bord du chemin. L’idée est bonne, mais ce n’est pas si évident quand on fait partie d’une horde de zombie. La femme qui accompagne Luke est ainsi emmenée au loin par les zombies, et elle ne peut pas faire demi-tour pour éviter de se faire bouffer.

Luke choisit donc de la suivre, voyant bien qu’il ne réussira pas à s’en sortir. Elijah se retrouve pris dans un autre flot de zombies l’empêchant de monter dans le van sans se faire remarquer. Malheureusement, Lydia n’est pas prête à le perdre et s’accroche donc à lui, depuis le van, persuadée de pouvoir le tirer jusqu’à elle. Ce n’est pas ce qu’il se passe, loin s’en faut, et je suis dégoûté : elle se fait remarquer par un zombie qui lui mord le poignet… Aaron la force alors à lâcher la main d’Elijah qui poursuit son chemin parmi les zombies, en direction du Commonwealh.

Lydia le prend super mal : il est hors de question pour elle d’abandonner Elijah. C’est beau un jeune amour comme ça, elle en oublie qu’elle va devoir perdre sa main. Par chance, elle est avec Aaron. Il peut au moins lui expliquer que la pire partie est à venir, parce quelle va se faire couper la main, mais que bon, elle est aimée et elle va s’en tirer, comme lui. La pauvre. Je suis quand même heureux qu’elle reste en vie, mais ça nous rappelle que la vie était trop simple pour nos héros ces derniers temps. On n’a plus eu de sacrifice de membres ou de vies depuis un moment après tout.

C’est désormais chose faite, avec Lydia qui prend bien cher dans cet épisode. Elle perd à la fois sa main et son mec, quoi. Elle est au bout du bout quand elle se réveille finalement. Je dois dire que je suis assez surpris : certes, j’aime le personnage, mais je n’avais pas souvenir que l’actrice gérait aussi bien les émotions. Pourtant, elle a déjà eu des épisodes avec des émotions fortes comme ça quand sa mère était là. Et c’est sûrement pour ça que je l’aime ?

Je ne sais pas, en tout cas, là vraiment, ses scènes ont réussi à me toucher. Et je ne pensais pas être encore touché à deux épisodes de la fin. Après, la série cherchait vraiment la merde : Jerry culpabilise de voir Lydia dans cet état et il lui annonce donc qu’il part à la recherche d’Elijah, Luke et Jules… Je trouve que c’est la pire idée du monde. Putain, mec, t’es en sécurité, t’as des gosses et une femme à retrouver, ne va pas t’amuser parmi les zombies, quoi !

Au Commonwealth, le confinement s’organise comme d’habitude, et ça énerve un peu Maxine. Elle tente de voir avec son frère quoi faire, mais lui, il lui ordonne simplement de faire comme d’habitude. Cela n’empêche pas Max de s’inquiéter. Mercer, lui, fait en sorte de dégager le passage pour tous nos héros qui arrivent d’Alexandria.

Comme il prend un peu son temps, le doute s’installe et Carol se sépare du groupe, préférant trouver un autre moyen de s’infiltrer. Il faut toujours qu’elle se fasse remarquer de toute manière. Les autres parviennent à entrer dans le Commonwealth pourtant, débarquant carrément… dans le bâtiment principal.

Pamela continue de faire surveiller Mercer, mais elle ne se doute apparemment de rien quand il évacue tout un secteur – par lequel nos héros entrent dans le Commonwealth – pour aller s’occuper de la meute de zombies. Il faut dire que ça se passe mal pour eux sur le terrain : une voiture de Stormtroopers se crashe après l’attaque d’un zombie qui est parvenu à monter dedans.

Pourtant, quand les héros de la série s’infiltrent finalement dans le bâtiment principal, on comprend bien que c’est la merde : les portes vers l’extérieur sont scellées… et il est rapidement évident qu’ils sont pris au piège. Bon, les premiers à mourir sont des figurants, pas de quoi s’inquiéter. Enfin, si, quand même : pendant que ça mitraille dans tous les sens dans la station de train, Mercer se fait arrêter et ne peut pas continuer de mettre en place des fortifications pour empêcher la horde de zombies d’entrer dans le Commonwealth.

Pour ne rien arranger à la situation, les Stormtroopers cherchent toujours Eugène en faisant du porte à porte, et l’un d’entre eux finit par le trouver. Contre toute attente, Eugène parvient à s’en débarrasser en l’attaquant… mais ça n’empêche pas que la situation est compliquée, parce qu’une fois le garde inconscient, il n’y a plus grand-monde pour répondre à sa radio. Logique.

Et dans le bâtiment principal du Commonwealth, les choses tournent vraiment mal. Avec nos héros pris au piège, c’est un peu inévitable d’avoir au moins une autre victime. Les figurants y passent, des deux côtés. Contre toute attente, Pamela surgit par ses gardes armés jusqu’aux dents pour tirer elle aussi sur nos héros. Et là, ça ne pouvait pas bien se terminer : Pamela vise Maggie et tire… mais Judith s’interpose pour sauver Maggie.

C’est donc Judith qui se prend une balle, au moment où Carol débarque elle aussi. Je l’avais dit qu’elle le regretterait. Et putain, Judith quoi. Pamela elle-même n’en revient pas de ce qu’elle vient de faire. Tuer Maggie qu’elle déteste n’était pas un souci, mais tuer une enfant, c’est autre chose.

Tous nos héros sont cliarement dépassés par la situation. Cette fois cependant, ils sont aussi assez énervés pour que ça parte en vrille et que ça leur donne une bonne raison de tout dégommer. Ezekiel et Daryl font ainsi équipe pour exploser un extincteur et laisser la fumée s’imposer dans tout le bâtiment. Cela leur permet de faire route vers l’extérieur du bâtiment où la sortie est heureusement dégagée elle aussi : Eugène sert enfin à quelque chose après un nombre de saisons qui ont paru interminable à se le coltiner. Cela dit, je dis ça, mais je suis sûr que Magna aurait géré le garde sans aucun souci. En plus, j’ai eu plus peur qu’autre chose quand elle s’est retrouvée face à Eugène, puis face à Yumiko. C’est le genre de retrouvailles qui font toujours un peu peur.

Pourtant, elle s’en sort en vie, et tous nos héros peuvent donc évacuer le bâtiment principal sans trop de mal. Le truc, c’est que pendant qu’ils font ça, la horde de zombies s’est rapprochée grandement du mur d’enceinte. C’est l’occasion pour le Commonwealth de découvrir qu’il y a désormais des zombies capables d’escalader les murs d’enceinte. Toujours plus dans la menace, même en dernière saison, donc. Le pauvre soldat qui montait la garde se retrouve ainsi attaqué par un zombie qu’il n’avait pas vu arriver. Je dis « le pauvre soldat », mais je pourrais aussi dire « le sombre idiot », parce qu’en vrai, pendant qu’il se fait bouffer, il trouve d’appuyer exactement sur le bouton sur lequel il ne devait surtout pas appuyer.

Il nous ouvre les portes du Commonwealth à tous les zombies qui attendaient derrière les portes. C’est la fin des haricots, comme à chaque fois qu’une communauté parfaite semble exister. C’est exactement pour ça que le dernier comic ne peut être satisfaisant et que j’attends au tournant la fin de la série – malgré les spin-offs prévus. En attendant, eh bien, c’est sans surprise que Pamela est paniquée d’apprendre que des zombies sont dans ses murs et que sa première réaction – sa seule réaction d’ailleurs – est de protéger l’Etat, c’est-à-dire elle-même.

Eh oui, la République, c’est elle. Pardon. Elle se retranche chez elle et dans une petite zone autour de chez elle où elle indique que le personnel prioritaire doit être contenu et mis en sécurité. Au passage, elle sacrifie quelques centaines de vies, mais bon, il faut ce qu’il faut pour protéger l’Etat soi-disant. Toujours est-il que ça laisse nos héros dans les rues d’un Commonwealth envahi par les zombies où les Stormtroopers n’ont donc finalement pas grand-chose à faire d’eux.

Sans qu’ils ne puissent comprendre comment ou pourquoi, nos héros sont rejoints par Luke et Jules, ce qui permettait des retrouvailles sympathiques, mais le meilleur résumé reste celui de Negan quand il voit un zombie escalader un obstacle dans la rue : what the fuck ? Je vois mal comment ils pourront s’en sortir sur le long terme avec des zombies si efficaces.

Et en attendant, il reste à savoir comment ils s’en sortiront sur du court-terme. Pour le moment, ils se contentent de survivre comme ils peuvent en s’attaquant à la horde de zombies – notons qu’ils ont l’aide de Maxine aussi – et en fonçant vers une ruelle, mais il risque fort d’y avoir des pertes. Ils protègent coûte que coûte Daryl portant Judith dans ses bras (comme il portait Beth à une époque, hein), aussi. Celle-ci n’est pas morte, mais elle croit quand même que Daryl est son père quand elle se réveille au milieu de tout ça et qu’ils sont les seuls à réussir à pénétrer dans la ruelle, alors que tous les autres sont submergés de tous les côtés par les zombies.

Pfiou, ça faisait un sacré cliffhanger quand même.