That ’90s Show – S01E08

Épisode 8 – Summer Storm – 17/20
La fatigue joue toujours sur mes avis face à des épisodes inédits, mais j’ai beaucoup aimé celui-ci. L’humour y paraît plus naturel et fluide, tandis que les scénaristes semblent enfin se concentrer sur les adolescents. Ces derniers ont ainsi plus de consistance et des répliques plus décomplexées, ce qui est exactement ce que j’en attendais depuis quelques épisodes désormais. Malheureusement, en retour, ce sont les personnages plus âgés qui en pâtissent et semblent trop lisses pour cet épisode.

Spoilers

Les ados sont paniqués quand Kitty confisque leur drogue sans le savoir, par accident.

You save yourself son of a bitch. I respect that.

Le titre est assez on the point pour cet épisode : un orage empêche tous les personnages de sortir de la maison, ce qui fait que Red passe tout son temps à réparer la maison. Il termine vite son travail, cependant, alors Sherri profite de l’occasion pour se servir de Red et le faire venir chez lui. Oui, évidemment, Sherri était encore là, y compris après avoir renversé Red en vélo, apparemment.

On se débarrasse donc de Red pour l’épisode, ce qui était le but de Kitty de toute manière. Elle souhaite en effet donner à l’Eglise des objets ayant appartenu à Red, et il l’en empêche. Une fois parti, elle se lance donc dans une énorme opération de rangement qui va lancer l’épisode. C’est plutôt une bonne idée, parce qu’au passage, Kitty récupère malgré elle le pot dans lequel les ados cachent leur drogue.

Vraiment, on se retrouve totalement dans les années 70 comme ça… sauf qu’on devrait être dans les années 90. L’avantage de tout ça est que ça nous propose de nouveaux duos : les ados sont paniqués et se séparent pour chercher toute la maison. Pour éviter les distractions, les duos ne sont pas les mêmes que d’habitude, parce qu’on sait que Nikki et Nate ensemble, ça n’aurait pas donné grand-chose d’efficace.

Cela permet de mieux explorer les personnages, même si mettre dans la même pièce, Gwen & Nate, supposés frère et sœur, paraît tout de même être l’idée de base la plus simple. Ils sont immédiatement séparés par Kitty, malheureusement… Avant de passer l’épisode à se chamailler. Si les chamailleries sont celles de frère et sœur, ça n’empêche pas la série d’être un peu lourde avec ce duo.

Kitty accuse clairement un de ces objets de déco d’être responsable des chamailleries entre eux, mais les problèmes sont plus ancrés que ça : ils ne communiquent pas assez, tout simplement. Les réconciliations entre eux ? Oh, ça se fait autour des pères de ces deux-là : Nate regrette l’absence du sien et est énervé de voir Gwen avec le t-shirt trop petit qu’il lui avait offert, mais une fois que ça se met à communiquer entre eux sur cette absence, tout va mieux.

Même Kitty est pote avec eux désormais, et ça, c’était lourd. Bon, pas autant que Sherri qui appelle le père de Nate au Japon depuis la maison de ses voisins.

La drogue ? C’est le duo Ozzie et Jay qui remet la main dessus en premier, dans le garage. Oui, parce qu’il y a plein de cartons à explorer, alors c’est compliqué de savoir précisément où Kitty avait mis la drogue. Red récupère malheureusement la veste dans laquelle Jay essaie de cacher la drogue, après l’avoir enfilée… Ce qui refait paniquer tous les ados un temps.

Finalement, Ozzie et Jay parviennent à remettre la main sur la drogue sans trop de mal, en s’infiltrant chez Gwen & Nate, toujours occupés avec Kitty. Cela aurait été trop logique d’envoyer les occupants de la maison sur place, j’imagine. Cela dit, le duo Ozzie/Jay apportait un peu d’humour et fonctionnait mieux. Je n’ai pas apprécié Ozzie pour autant, hein. J’étais content de le voir se prendre des pièges à souris, et Jay aussi, parce que Jay, je l’aime bien, mais il est lourd parfois.

La prise de drogue finale par tous les ados reste l’une des meilleures scènes de ce revival, ce qui fait que je ne sais plus quoi penser. Je suis généralement contraire ce genre de scènes, inévitablement, mais force est de constater que plein de petits gags de l’épisode culminaient d’un coup dans cette avant-dernière scène.

Pendant ce temps, Leia est embarrassée de devoir montrer son suçon fait par Jay aux autres, soi-disant. Nikki est la seule à s’y intéresser – quelle surprise. Ce n’est pas exceptionnel à la base, mais plus on avance dans l’épisode, plus ça fonctionne. Je me suis surpris à rire à quasiment chaque réplique intentionnellement drôle venant de Nikki. Ce doit être la première fois que ça arrive autant devant un épisode de la série, et surtout avec Nikki.

Forcément, Nikki est plus expérimentée que Leia quand il s’agit d’amour, alors elle fait tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Leia. Ce n’est pas évident quand elle se met à stresser au point de vouloir faire du ski à chaque baiser pour être sûr de ne rien toucher par accident – ou quand elle touche réellement le sexe de Jay par accident… mais n’arrive plus à décrocher sa main.

L’humour était lourd – je préfère éviter de parler du gag du parapluie ; le générique est toujours un plaisir, même avec cet étrange remix… et l’épisode me paraît être l’un des meilleurs depuis le début de la série. C’est la première fois que j’ai l’impression que chaque adolescent a vraiment son rôle à jouer dans l’épisode et que personne n’en fait trop dans son rôle. Surtout, le fait que les gags fonctionnent et reviennent régulièrement au cours de l’épisode, de manière naturelle, est rassurant. Enfin, j’ai adoré le personnage de Nikki, que ce soit par l’humour qu’elle apportait ou le côté plus sensible (bien que prévisible) des doutes sur sa relation.

Après, et contre toute attente, ce sont finalement les adultes que j’ai moins aimé… C’est la première fois, mais j’ai l’impression d’être une vraie girouette désormais. Quant au cliffhanger de l’épisode, il prépare déjà la fin de saison, et ça c’est triste : l’été touche à sa fin, les emplois du temps du lycée du coin sont là.

9-1-1 Lone Star – S04E05

Épisode 5 – Human Resources – 18/20
Je me suis laissé prendre au piège de cet épisode bien plus rapidement que d’habitude, probablement parce que les deux intrigues tournaient autour de personnages que j’aime beaucoup et qu’on ne voyait pas assez cette saison. Au-delà de ça, il s’agissait d’une intrigue un peu trop prévisible d’une part et d’un vrai retournement de situation, d’autre part. La série regagne en qualité avec de tels twists et des réactions qui paraissent bien plus crédibles et logiques que dans les épisodes précédents, tandis que le fil rouge renforce le suspense. Vivement l’épisode suivant, en fait.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent à la caserne, mais pas forcément pour ce à quoi on s’attendrait.

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That’s crazy. I mean, ridiculous. That’s ridiculous.

Le temps passe bien trop vite cette semaine, ça doit être un effet secondaire de ma nouvelle vieillesse – ou de ma seconde jeunesse, selon le point de vue. Quoiqu’il en soi, un nouvel épisode de la série est disponible et il fallait bien que je le vois à un moment ou un autre. Pourquoi pas maintenant, donc ?

L’épisode reprend par une scène un peu étrange lorsque, comme moi, on a oublié le cliffhanger précédent. Seulement voilà, on nous prépare à l’explosion d’une bombe à la caserne et pour ça, on voit un jeune homme faire un test sur un bus scolaire et quelques mannequins qu’il explose avec plaisir. C’est presque sans urgence ou problème, sauf qu’il le fait avec un but bien précis ensuite et angoissant. C’est un problème, surtout quand il est surpris par un randonneur qui va vite regretter d’avoir croisé son chemin. Enfin, il n’a pas le temps de le regretter cela dit, parce qu’il est rapidement tué.

Cette introduction est vite oubliée pour reprendre sur d’autres intrigues, et je dois dire que je me suis fait happer plus rapidement que bien d’autres fois par cet épisode. Il n’avait rien de plus, je crois, mais ça fait quelques jours que je n’ai pas regardé de séries alors ça doit jouer, tout leur univers me manquait. Pourtant, ça commence par Owen qui veut vendre sa moto, et ça, c’est pas dingue. Mateo fait planter la vente d’Owen en parlant de greffe et de dons d’organes, cela dit.

On enchaîne avec les ressources humaines qui se pointent à la caserne pour mener une enquête. Au départ, tout semble indiquer que l’enquête est menée contre Owen, parce qu’il a eu tendance à utiliser des insultes et à entretenir une culture « cow-boy »… mais contre toute attente, la vraie raison de la présence des ressources humaines est que Marwan a osé dire qu’une femme était folle – celle du mobil-home roulant.

Ma foi, j’aime bien l’idée qu’elle soit assez folle pour s’en plaindre ensuite – surtout que je me suis souvent dit que les pompiers avaient beaucoup de liberté dans cette série. Cela me semble assez justifié comme plainte, en vrai, même si le côté « elle m’a fait me sentir en danger » est rigolo quand on se souvient qu’elle était prête à se laisser mourir.

Marjan semble prendre la nouvelle plutôt calmement au départ, mais dès qu’elle sort du bureau où elle est interrogée, elle se met à se plaindre au reste de ses coéquipiers. Elle recommence au passage à lancer quelques insultes envers cette femme, mais Owen réussit à la calmer à peu près. Il y a quand même un problème : il refuse qu’elle parte en intervention avec eux tant qu’elle n’a pas l’esprit reposé.

C’est plutôt un bon signe de la part d’Owen, et presque surprenant de sa part : c’est rare qu’il soit un bon manager et un capitaine ! Il ne le sait pas encore, bien sûr, mais il met aussi Marjan en danger : elle est abordée par l’homme du début d’épisode – celui avec le goût pour une bombe, pas celui qui s’est fait tuer – qui semble intéressé d’abord par Owen, puis par Firefox. Il connait bien toute la caserne, toutes les interventions passées et interroge Marjan un peu en détails.

Celle-ci le trouve louche, mais elle se laisse balader malgré tout, allant lui chercher un prospectus pour qu’il puisse postuler quand il lui demande, après avoir expliqué qu’il est un ancien soldat. Pourquoi pas ? Eh bien, parce qu’elle le laisse seul du côté du matériel des pompiers. Ce n’est jamais la meilleure des idées.

L’homme vole une radio sans qu’elle ne le remarque parce qu’elle a vraiment la tête ailleurs. Et ce n’est pas fini pour elle ! L’épisode m’a bien fait rire ensuite : Marjan se retrouve face à Mitch et Lila, le couple qui se plaint d’elle, pour s’excuser. Elle le fait, même si ce n’est pas évident et même si on sent bien qu’Owen n’est pas aussi sincère qu’elle. Lui, il ne comprend pas comment l’homme peut s’en être tiré avec une simple amende.

Effectivement, c’est clairement abusé, mais bon, il s’est réconcilié avec Lila donc j’imagine qu’elle n’a pas porté plainte pour l’enlèvement, et le reste bon, il a perdu sa maison déjà. Cela a dû coûter bien cher. Le couple est donc désormais SDF et a une page GoFundMe. La vraie raison derrière toute cette intrigue est donc que le couple espère des excuses publiques de la part de Marjan, sur son compte Insta. Et ils souhaitent que Firefox mettent un lien vers leur cagnotte, évidemment.

Cela paraît simple, mais l’éthique de Marjan est clairement attaquée sur ce coup-là : elle ne souhaite pas partager une telle cagnotte, car ce serait leur donner raison. Si elle ne le fait pas, elle risque toutefois un procès.

La deuxième intrigue est encore plus intéressante et se concentre sur Grace, ce qui est toujours une bonne manière de me convaincre. J’ai bien aimé ce qui était proposé en plus, même s’il y avait une bonne partie de l’épisode qui était trop prévisible. Ainsi, on se retrouve avec Linus, un petit garçon, qui appelle le 911 à plusieurs reprises pour de petites urgences bien à lui.

Il ne connaît pas sa table de sept (génial cette astuce qui me fait regretter de pas être américain et de ne pas avoir su ça enfant), il fait cramer un plat… mais ce qui intrigue principalement Grace, c’est qu’elle entend que sa mère fait la sieste au milieu d’une journée de cours et semble confondre de plus en plus les mots.

Elle s’inquiète donc de la situation de ce petit garçon, mais ne semble pas faire le lien sur le problème que pourrait avoir la mère. Elle en parle à sa supérieure, Sara, qui est d’une inutilité assez incroyable et lui laisse la liberté de faire son choix, lui rappelant tout de même que si Grace se trompe et qu’un flic se pointe, il y a toujours le risque que les services sociaux s’en mêlent au moindre petit objet pointu qui pourrait poser problème.

Grace passe donc sa soirée à ressasser ses doutes. Comme elle est mariée à Judd, elle a la chance d’avoir du soutien à la maison et les bons conseils. Plutôt que d’envoyer un flic, il conseille à Grace de se rendre chez la famille pour voir ce qu’il en est. C’était la meilleure des idées : la femme est en fait un plein AVC. Grace arrive pile à temps pour la prendre en charge.

Bien sûr, ce n’est pas si évident que ça de la prendre en charge correctement, alors Grace appelle également Tommy pour s’en sortir. J’ai beaucoup aimé ce segment de l’épisode, parce qu’on comprend bien que Grace est paniquée. Autant elle est capable de garder son sang-froid au téléphone, autant vivre la situation de stress est totalement différent pour elle. Tommy est heureusement capable de la réconforter et de lui indiquer la marche à suivre.

Il était intéressant de voir les rôles inversés pour ces deux-là, mais aussi de voir l’explication qu’elles ont ensuite, avec Grace qui s’excuse de s’être emportée pour rien quand Tommy a déjà pardonné de toute manière. En plus, la mère s’en tire parfaitement bien et tout est bien qui finit bien. Ou presque.

En effet, on enchaîne sur une autre intervention avec un immeuble complètement en feu. Cela n’est pas censé être bien différent des autres interventions, mais on comprend que le feu a été mis par le cinglé qui veut faire exploser la caserne, alors ça dessine un fil rouge tout de même inquiétant pour la suite. L’homme a volé une radio et note toute la procédure et les temps de réaction des pompiers. Bref, il les dissèque pour pouvoir leur faire le plus mal possible par la suite.

Ce n’est jamais agréable de savoir qu’une telle menace plane sur des personnages qu’on adore. Evidemment, la série n’en dit pas beaucoup plus sur le sujet dans cet épisode. En revanche, elle insiste pour le cas Marjan. Firefox se retrouve une fois de plus à devoir sauver une personne qui ne veut pas quitter sa situation de danger : ayant le vertige, un homme refuse de passer par la grande échelle pour être sauvé, préférant mourir. J’ai aimé voir Marjan essayer du mieux qu’elle pouvait de faire des efforts de langage.

En revanche, Paul n’a pas sa patience : il donne un coup de poing à l’homme pour l’assommer et le sortir de la situation dans laquelle il est. J’ai ri, mais ça m’a paru totalement abusé comme coup. Ainsi, quand il retourne voir les ressources humaines ensuite, je me suis dit qu’il était là pour prendre les devants d’une future plainte. Finalement, ce n’est pas le cas : il plaide le cas de Marjan auprès de la représentante RH, espérant qu’elle puisse appuyer pour que Marjan ne soit pas obligée de s’excuser dans les conditions voulues par le couple.

Elle ne peut malheureusement pas le faire – ou plutôt, elle l’a déjà fait et ça n’a mené à rien. Paul a toutefois le plaisir de se faire draguer au passage, parce que la représentante RH est en fait une ancienne camarade de classe qui le reconnaît à son sourire. La drague était mignonne, mais Marjan doit toujours s’excuser.

Elle le fait donc, expliquant qu’elle aurait dû éviter le terme « folle » pour utiliser plutôt celui d’opportuniste avide de frics. Bim. Marjan décide de démissionner car elle refuse de continuer à travailler pour un département qui l’oblige à s’excuser. Je quoi ? C’est n’importe quoi ? Bon dieu, ça m’a énervé.

Après NCIS Hawai’i et Grey’s Anatomy, c’est donc au tour de 9-1-1 Lone Star de se débarrasser pour un temps d’un personnage ; ce n’est vraiment pas ma saison apparemment. Comme pour la première, la nouvelle sort de nulle part et je ne m’y attendais pas du tout. J’étais content d’avoir un épisode se centrant de nouveau sur Marjan. Il est juste super frustrant de la voir quitter la série, provisoirement puisqu’elle promet de revenir pour le mariage (où en est le divorce de TK et Carlos d’ailleurs ??), en chevauchant la moto d’Owen qu’elle rachète. A bientôt pour de nouvelles aventures, je suppose. En attendant, il faudra composer sans Marjan, qui quitte l’Etat après avoir démissionné de la caserne. Bon, Owen promet de lui garder sa place tant qu’il est là, mais bon… C’est un départ frustrant, même si l’actrice semble sous-entendre qu’elle continuera d’apparaître. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont fait ce choix si ce n’est pas une demande de l’actrice, franchement.

J’imagine qu’il va falloir attendre de voir ce qu’ils ont en réserve.

Grey’s Anatomy – S19E07

Épisode 7 – I’ll Follow the Sun – 17/20
Il n’est vraiment pas évident de dire au revoir à un personnage aussi emblématique, surtout après dix-neuf saisons, et les scénaristes font donc un choix plutôt sympathique dans cet épisode. J’ai aimé les voir mettre en place les jalons et les rouages pour continuer la série le plus longtemps possible, tout en rendant aussi fluide que possible ce qu’il se passait dans les coulisses. Il faudra voir ce que donne la suite de la série à présent.

Spoilers

C’est le dernier jour à l’hôpital pour Meredith.


Big last day !

Difficile de ne pas être au moins un peu spoilé concernant cet épisode, qui marque le dernier de Meredith avant la fin de saison. C’est frustrant, parce que sur les six précédents, elle a de nouveau été omniprésente et ça nous fera sentir son absence. En plus, tant qu’à faire, ils auraient pu éviter de la faire revenir après ce long hiatus…

Même sans être spoilé, le titre de cet épisode en dit déjà long : Cristina a expliqué longuement à Meredith que c’était elle le soleil ; mais j’imagine qu’on va nous expliquer que c’est finalement Zola qui l’est. Après, quand on la voit dans l’épisode de Station 19 (parce que oui, c’était évidemment un crossover), elle a l’air beaucoup mieux la Zola. Mais bon.

Heureusement, qu’il y avait un résumé des épisodes précédents aussi, parce que j’avais clairement zappé certaines intrigues, notamment concernant Maggie et Winston. Bien sûr, les scénaristes ne zappent pas ça et nous les remet ensemble pour une intrigue de cet épisode, avec un bébé qui a besoin d’une greffe partielle du cœur. La première ever, tant qu’à fait. Avant ça, le début d’épisode se concentre comme toujours cette saison sur les nouveaux internes. Mika voit sa caravane être dégagée par la ville, Simone voit sa voiture en panne et n’en peut plus non plus de vivre loin de l’hôpital. Elles vont reprendre la maison de Mer, j’imagine…

Levi ne les engueule pas tellement pour le retard – il les compare juste à Helm qui a fait un burn out et est désormais serveuse. Sympa, le meilleur ami. Bon, le reste de l’épisode se concentre sur cette histoire de greffe – Jo gère les parents du bébé comme elle peut afin de les convaincre de faire l’opération ; les internes font un tas de recherches et la compétition entre eux leur permettra d’avoir une place lors de l’opération. Enfin, compétition… Mika abandonne par énervement, Lucas et Simone préfèrent flirter. Malheureusement, la mère du bébé n’a pas tellement envie que son bébé serve d’expérimentation et préfère attendre.

Mika ne le sait pas immédiatement, cependant. Ainsi, elle paraît abandonner face aux autres, mais elle décide en fait de se rendre au bar en face de l’hôpital afin d’y rencontrer Helm. Je l’avais prédit que les deux allaient forcément se croiser – et ça sent bon le nouveau couple, en vrai. Il serait temps pour Helm d’avoir un peu de chance en amour, non ? Peu importe pour le moment, l’essentiel, c’est que Mika compte sur Helm pour lui apprendre la procédure qu’elle doit être capable de faire en premier pour assister à la greffe qui n’aura pas lieu si Jo n’arrive pas à convaincre la mère du bébé de la faire.

Elle y parvient de manière très inattendue : Amelia se propose pour parler aux parents, parce qu’elle a donné naissance à un mort-né qui a permis des greffes. Revenir sur cette intrigue, c’était à nous briser le cœur (enfin, il faut avoir vu Private Practice pour ça, mais toute cette intrigue était si horrible à l’époque que ça brise encore le cœur).

La greffe peut donc avoir lieu à nouveau, et ça arrange bien Mika qui réussit enfin à exploser Kwan dans un concours médical. Cela lui fait ravaler un peu de son arrogance, ce qui était marrant à voir. En vrai, je soupçonne aussi que ça l’arrange, parce qu’il peut passer son temps dans la galerie avec Jules – et Zola qui assiste à tout ça.

La greffe permet aussi à Winston et Maggie de bosser de nouveau ensemble et d’être une vraie équipe solide – et à Amelia de revivre une fois de plus son deuil. Mika, elle, est pleine d’admiration pour le couple Winston et Maggie. Ils font de bons mentors, c’est vrai. Par contre, ils ne forment pas un super couple : Winston ouvre enfin les yeux sur Maggie et sa manière d’être froide dans tout ce qu’elle fait. Par contre, il n’est plus sûr de la respecter, ce qui est un peu fort comme terme et justifie largement que Maggie soit au bord des larmes quand elle demande à Amelia de venir chez elle.

Du côté de Meredith, on ne nous parle pas de sa maison, ce qui est un peu abusé. On sait juste que Maggie et Amelia ont apparemment trouvé une solution de secours ; alors que Station 19 nous a appris que Meredith était à l’hôtel. La maison n’est pas entièrement détruite pourtant. Pour son dernier jour au travail, Meredith amène les enfants à la garderie de l’hôpital, histoire qu’ils fassent les adieux.

Elle a aussi droit à une confrontation de la part de Nick : il n’apprécie pas de savoir que Meredith prévoit tout son déménagement (avec des affaires puant la fumée et un grenier troué) sans au moins le consulter ou prévoir de lui dire au revoir. Elle, elle lui reproche de ne pas avoir répondu à son « je t’aime » et considère que son approche vis-à-vis de leur relation, plutôt lente, ne justifie pas qu’elle le consulte. Mouais. Le consulter, non, le prévenir, ça s’appelle le respect, non ? Il y a probablement débat, mais quelle flemme de me concentrer là-dessus.

Les scénaristes sont moins flemmards que moi, heureusement. Ils ramènent Tessa dans la série, ce qui leur permet de faire bosser ensemble à la fois Meredith et Nick – en plein débat sur le fait que Tessa aurait pu faire plus attention pour ne pas avoir un problème – et Simone et Lucas. Bon, ça donne aussi quelques enjeux au départ de Meredith, parce que ce serait nul de la faire partir sur un échec professionnel (et pourtant, ça arrive forcément dans la vie).

C’est pourtant ce qui arrive, et c’est frustrant. Tessa meurt parce qu’elle a porté des courses trop lourdes pour elle, trop rapidement après l’opération. C’est vraiment frustrant, cette affaire. Le pire, c’est que le décès de Tessa affecte les internes, mais pas tellement Meredith et Nick. Ils en reviennent vite à leur histoire de couple et à une Meredith forcée de souligner à Nick qu’elle ne va pas le supplier de l’aimer. Wow. C’est une sacrée évolution pour le personnage !

Il faut bien le souligner : je suis énervé de voir Meredith partir alors que le personnage est devenu si génial cette saison. C’est une bonne écriture et un beau rattrapage par rapport aux saisons précédentes, je trouve. J’aime particulièrement la relation qu’elle a tissé avec Simone également. Cette dernière vient la voir pour lui expliquer que Tessa lui a laissé son dernier roman avant d’entrer au bloc opératoire, et Meredith prend le temps de lui parler de sa mère. C’était beau.

Dans le même genre, j’accroche beaucoup aux relations entre Amelia et Lucas. Ce dernier vient voir sa tante pour savoir comment elle a fait pour s’en foutre autant du regard des gens, et je ne sais pas, ça m’a plu. Ce genre de scènes existait avant avec des personnages qu’on ne connaissait pas autant, finalement. Les « adultes » de la série sont désormais les jeunes d’avant et ça rend tout ça beaucoup plus touchant pour moi. Ou alors, juste, j’ai vieilli.

Autrement, Teddy se fait avoir par Richard et se retrouve à devoir bosser pro bono parce que le projet lui plaisait. Elle a pourtant besoin de fric et il le sait, donc ça me paraît débile comme histoire. Elle finit par obtenir un poste de plus qu’elle ne méritait probablement pas.

Tout ça mène à la fête de départ de Meredith. Les scénaristes auraient probablement pu faire mieux. J’ai aimé le coup du gâteau avec la mauvaise commande, ça faisait un bon gag et ça donnait un mini rôle à Linc ; mais le reste semblait un peu trop rushé. Même Miranda n’a pas les mots pour lui dire adieu correctement – il faut dire que Mer le souligne très bien : il s’agit d’un au revoir, pas d’un adieu. Elle ne va qu’à Chicago après tout. Il est clair que la série n’a pas voulu lui planifier un grand adieu.

Elle a toutefois un départ joli avec la scène classique de l’amant épris qui a fait une erreur et doit courir à l’aéroport pour la récupérer, alors qu’elle part avec ses enfants. L’épisode nous montre Zola envisager la cardio à présent, tandis que c’est Helm qui a les mots justes pour parler de Meredith finalement. Bailey n’y arrivait pas, mais Helm est toujours amoureuse d’elle, alors elle sait trouver les bons mots.

Nick aussi sait les trouver : il n’arrive pas à la rejoindre à temps, mais il l’appelle pour lui dire qu’il l’aime. Meredith ? Elle préfère lui dire qu’elle ne l’entend pas bien. C’est un brin frustrant, mais c’est une belle conclusion, en vrai. Disons que ça semble réaliste et que ça nous assure un retour de Meredith plus tard dans la série, car on sait que ça ne pourra pas s’arrêter là. C’est une belle manière de conclure l’intrigue du personnage pour l’instant, en tout cas. Une fin ouverte, ça ne pouvait pas être autrement pour Meredith.

Quant à la maison culte de la série, pas d’inquiétude : elle est de nouveau occupée. Certes, il y a un trou dans le grenier, mais elle est habitable, alors Meredith laisse une clé à Simone et Amelia laisse une clé à Lucas. Le futur couple peut donc emménager ensemble dans une maison chargée d’histoire et complètement vide. Pas de chance pour eux, Maggie a eu la même idée avec Mika. Je m’en doutais, mais c’est un bon passage de flambeau. De même, ça fonctionnait d’avoir Meredith lisant le livre de Tessa à ses enfants, d’ailleurs !

En revanche, l’épisode a passé beaucoup de temps avec Meredith, mais peu de temps avec tous les autres personnages emblématiques. Richard et Bailey n’ont que quelques répliques, Meredith n’adresse pas la parole à Jo et heureusement qu’on a au moins un au revoir du trio de sœurs, parce que sinon, ce serait la méga frustration. Le choix est audacieux et bien visible : personne ne veut dire « adieu » à Meredith. On ne lui dit pas vraiment « au revoir » non plus, on lui dit simplement « à bientôt ». J’ai bien peur que cela fasse sentir encore plus son absence dans les prochains épisodes. Nous verrons bien : j’ai toujours pensé que la série pouvait s’en sortir sans elle de toute manière.


 

Station 19 – S06E07


Épisode 7 – We Build Then We Break – 17/20
C’est une reprise de saison solide, surtout que les scénaristes en ont profité pour caser un énième crossover, pour faire monter le drama dans certaines intrigues et pour bien nous montrer qu’ils avaient encore des choses en stock pour toute la fin de cette saison. C’est prometteur et je termine l’épisode en ayant l’impression de n’avoir jamais quitté ces personnages, que j’adore toujours autant.

Spoilers

Jack met bien trop de temps à retrouver Maya, mais bon, il y parvient finalement.


I’m too tired for the theatrics, 19.

Je suis en retard dans toutes mes séries hebdo, à nouveau, mais s’il y a un retour que je n’avais pas envie de manquer, c’était celui de Grey’s. Et avant ça, il faut en passer par cette série, même si ce n’est pas une plaie non plus. J’ai peur des spoilers, alors je me suis jeté sur l’épisode dès le réveil, avec la surprise de voir que nous n’en sommes qu’au septième quand la majorité des séries en sont à diffuser l’épisode 15 ou 16 en ce moment.

Première surprise sur cet épisode : c’est un crossover avec Grey’s Anatomy. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, tiens. L’épisode commence carrément par Meredith et nous retarde de quelques secondes les nouvelles que nous attendons concernant Maya. La maison de Meredith est donc en train de cramer, comme juste avant la pause, et tous les pompiers de la caserne font ce qu’ils peuvent pour en sauver des vestiges.

Pendant ce temps, Maya est inconsciente et personne ne la retrouve. Jack est pourtant dans la caserne et pourrait faire quelques efforts, mais non, il préfère le basket et les casse-croutes improvisés, sans repasser par la salle d’entraînement. Il préfère même la vaisselle, c’est dire !

Il finit tout de même par la retrouver et s’occuper d’elle, tandis qu’en parallèle, Andy annonce la fin des opérations sur la maison. Toute l’équipe rentre donc à la caserne, remarquant que Maya n’y est pas, mais sans avoir le temps d’en faire beaucoup plus que ça. Jack n’a prévenu personne, en effet, et a emmené Maya à l’hôpital dans sa voiture (mais comment fait-il pour la payer ?). Maya n’est donc pas prise en charge par une ambulance alors qu’elle est dans une caserne de pompiers. Savent-ils seulement que les casernes ne sont jamais vraiment vides ?

Pour ne rien arranger, elle est prise en charge par Kwan, un simple interne. C’est frustrant tout de même. Heureusement qu’il y a une infirmière (je crois ?) pour capter qu’il s’agit de l’épouse de Carina ET d’une pompier ; donc qu’il faudrait un peu plus talent et de compétences pour lui venir en aide. De là à ce que la solution soit Teddy ? Je suis dégoûté. En plus, ils bipent Carina mais comme par hasard, pour une fois, elle travaille et ne peut pas venir.

C’est donc Jack qui reste aux côtés de Maya quand elle se réveille. Ce n’est peut-être pas plus mal quand on voit les réactions de Maya cependant. Quand Carina arrive enfin, c’est pour mieux se faire engueuler par Maya, en effet. Ben oui, Maya veut absolument reprendre le travail au plus vite (forcément), alors que son cœur est épuisé. Elle n’a plus d’énergie, n’a pas de trauma, mais est déshydratée et dans un état qui ne lui permet de repartir au travail. Malheureusement, Maya refuse de l’entendre et continue d’être bornée comme jamais.

Cela force Carina à prendre des décisions radicales : elle oblige Maya à rester à l’hôpital. Elle cherche à partir contre avis médical, alors Teddy et Carina font appel à la police, carrément, pour empêcher qu’elle s’en aille. Maya est loin de bien le prendre, évidemment, et ça termine même en menace de rupture envers Carina. Sans trop de surprise, on nous ramène Andrew aussi dans l’équation, parce que Maya rappelle à Carina qu’elle n’a jamais songé à la faire interner, même dans les pires moments de son deuil. Ce n’est pas exactement la même situation, cependant.

J’ai particulièrement eu un élan d’amour, encore, pour Carina lorsqu’elle a fait remarquer à Maya qu’elle risquait de la perdre quoiqu’il arrive : ne pas la faire interner, c’est la certitude de retrouver Maya morte trop rapidement, l’interner, la certitude d’avoir sa haine éternelle. Et sa rancœur.

En parallèle, Ross se rend voir Beckett pour en savoir plus sur sa manière de gérer la caserne. Elle n’est pas convaincue : certes, il ne boit apparemment plus, mais il continue de céder sa place à Andy et elle reçoit de plus en plus de plaintes le concernant. Il promet que ça s’arrêtera… mais bon.

Pendant ce temps, Travis se confie à Ben sur ce qu’il se passe dans sa vie. J’avais un peu zappé : il a demandé à ce que l’histoire concernant Dixon et sa femme soit fuitée à la presse. C’est une connerie monumentale : on comprend pourquoi il le fait, mais c’est une prise de risques énorme concernant le programme Crisis 101. Il est censé vouloir le sauver quoiqu’il en coûte.

Puisqu’on parle de Crisis 101, revenons-y : Andy et Vic arrivent sur une scène compliquée à gérer où la police fait encore des siennes. Elles tombent sur une équipe de policiers en pleine intervention. Un a son flic sorti et dirigé vers un jeune homme noir, qui est plaqué au sol par deux de ses collègues. Le jeune leur parle en espagnol et paraît donc fou aux yeux des policiers… et bien rapidement Vic et Andy se rendent compte que la police en fait beaucoup trop. Elles appellent donc des renforts. Ah, la série recommence à en faire beaucoup du côté anti-flics là.

Pour ne rien arranger, Dixon débarque sur les lieux de l’incident juste avant Ross, ce qui complique inévitablement les choses. C’est compliqué comme situation, mais ça l’est inutilement aussi. Cela permet à Ross de marquer quelques très points à mes yeux cependant : j’aime son calme et ses capacités d’analyse, lui permettant rapidement de faire le point sur la situation.

Cependant, elle oublie de voir que la situation est apaisée, justement. Dixon réclame donc de reprendre ses droits sur la scène et dès qu’il le fait, le jeune se remet à fuir. Andy a beau expliquer, après l’avoir arrêté, qu’il est en pleine crise d’angoisse, les flics continuent de le trouver suspect et de vouloir le braquer. Franchement, la tension n’arrête pas de grimper tout au long de ces scènes. Heureusement que Ross est là pour calmer tout le monde et montrer que le jeune veut juste rentrer auprès de sa mère après avoir fait quelques courses, parce qu’autrement, ça terminerait mal.

Dixon finit par reconnaître qu’elle a raison et faire baisser les armes à tous les flics, mais c’est aussi parce qu’ils sont filmés par une femme à sa fenêtre, chez elle.

À la caserne, Sullivan, Travis et Ben font face à une situation inattendue : trois grand-mères gèrent une bucket list originale où elles font une chasse au trésor pour obtenir plein de points. Le point du jour : une femme âgée qui vient menottée et demande aux pompiers de l’aider… avant qu’une de ses potes demande une photo avec un pompier torse nu. C’est que ça s’amuse bien au troisième âge.

Voilà donc comment s’occupe le groupe de bridge pendant son temps libre. Les pompiers sont étonnamment réceptifs et conciliants avec les grand-mères, faisant à peu près tout ce qu’elles demandent, en partie parce qu’elles sont fortes avec la culpabilité. Leur but ? Gagner un voyage en croisière.

J’ai donc passé le reste de l’épisode à attendre qu’une d’entre elles fassent un malaise. Cela finit par arriver, permettant à l’une des femmes de sympathiser avec Sullivan. Ah, franchement, c’était long comme intrigue et pas forcément ce que je souhaitais voir pour une reprise. En plus, Sullivan se laisse manipuler par Dottie et finit par accepter d’être torse nu pour une photo. Bon, il n’accepte que si Travis le fait aussi.

Elles ont beau dire que les photos seront supprimées vite, je n’y crois pas une seconde : Travis a accepté, ça finira contre lui dans la course à la mairie. Pourtant, l’épisode essaie de nous montrer qu’il peut être un bon homme politique malgré tout, avec une deuxième audition de la part des syndicats. Si tout se passe bien a priori, ça n’empêche pas un problème de continuer d’exister : bien sûr que l’information sur Dixon fuite même si Travis a demandé que ce ne soit pas fait.

Ce n’est qu’en fin d’épisode que le reste de la caserne apprend ce qui est arrivé à Maya. Tout le monde s’inquiète, mais on les sait plus réactifs à d’autres occasions, franchement. Au passage, Jack récupère la place de Maya à la caserne, merci Ross, et rencontre aussi sa sœur… mais je me suis demandé pourquoi ils avaient mis la scène dans cet épisode, car ça paraît être une intrigue bien plus importante que ça normalement.

L’épisode se termine également sur une énième scène entre Sullivan et Ross. J’adore Ross, je n’aime vraiment pas Sullivan et même si elle le tire vers le haut, je sens que ça ne sera pas idéal comme intrigue sur le long terme. Dans le même genre, Beckett continue de boire et c’est insupportable, surtout quand c’est à la santé de Maya et que Carina fait ses valises. Cela n’en vaut pas la peine ? Maya ira mieux par la suite, c’est bon quoi. Pour l’instant, elle refuse même de parler à Andy, s’enfermant dans un mutisme peu rassurant.

Sinon, Meredith s’apprête à quitter Seattle alors elle passe remercier Andy d’avoir sauvé la maison.