9-1-1 – S05E17

Épisode 17 – Hero Complex – 17/20
C’est dommage que tout l’épisode ne se contente pas d’une seule intrigue, parce que ça créé un faux rythme avec des scènes d’un ennui total au milieu d’une histoire rushée, comme toujours. On se débarrasse aussi d’un certain nombre d’intrigues avant l’épisode final, ce qui me laisse curieux sur ce que celui-ci proposera. Il n’empêche que ça reste un bon épisode pour la série – et une bonne saison en général. Après cinq ans, ça se souligne.

Spoilers

Hen a toujours des soupçons sur Jonah, et elle compte bien enquêter.


They never start with murder.

Cela va être compliqué de faire aussi impressionnant que l’épisode précédent, et je me dis que la position de celui-ci, entre un épisode si intense et la fin de saison ne dit rien qui vaille. La première scène reprend tellement loin de tous les soupçons d’Hen, en plus, ça ne rassure pas : on y suit un chauffeur de bus scolaire qui fait ce qui ressemble fort à une crise cardiaque.

Il a ainsi un accident avec tous les enfants et ados à bord du véhicule. Quand le bus s’arrête enfin, tous les enfants s’échappent, à l’exception d’un petit garçon qui était vu comme un type bizarre aimant l’Histoire et les dessins de guillotine. Lui, il n’hésite pas à aller faire un massage cardiaque au chauffeur et à lui sauver la vie. C’est là qu’on comprend petit à petit que nous ne sommes pas si loin des soupçons de Hen : la série nous révèle que tout ça était un grand flashback. Le petit garçon est traité en héros par tout le monde, et ce petit garçon, c’est Jonah.

Quand on en revient au présent, c’est justement pour suivre les soupçons qu’a Hen sur la mort de Claudette. Elle se rend à son enterrement, puis va chez Chimney pour lui confier ses doutes : elle s’est souvenue du cas des tarentules où le patient aussi avait fait une crise cardiaque surprise quand il semblait aller bien. Et puis, certes, Claudette avait des problèmes médicaux, mais elle n’avait pas de raison de faire une telle crise cardiaque. Chimney finit donc par la croire, et l’enquête sur Jonah va pouvoir commencer.

Hen et Chimney n’hésitent donc pas à se rendre dans la 118 pour retrouver le dossier de Jonah (c’est l’idée de Chimney) et de toutes les victimes qu’il a pu aider (ça, c’est l’idée de Hen). Sur les deux cas auxquels Hen pense, Jonah a infiltré des produits aux patients avant les crises cardiaques. Chimney, lui, trouve un fait étonnant : Jonah change très régulièrement de lieux – et il déménage d’un bout à l’autre des USA à chaque fois.

Bon, bien sûr, ils sont grillés par Lucy et Ravi en sortant du bureau de Bobby, mais ils mentent suffisamment bien (hum) pour éloigner quelques soupçons et s’enfuir de la caserne, avec les dossiers de la 118 concernant Jonah. Hen trouve ainsi un troisième dossier où un patient serait mort une fois Jonah seul avec lui. Quand elle en parle à Karen, celle-ci lui fait remarquer que les meurtriers ne commencent jamais par des meurtres et c’est suffisant pour qu’Hen se mette à enquêter encore plus loin dans le passé de son collègue.

Elle trouve donc les articles sur son enfance et commence à mieux comprendre son mode de fonctionnement : il souhaite juste avoir l’adrénaline des gens le félicitant d’avoir sauvé des vies ; pas forcément tuer des gens. Seulement voilà, il y a parfois des accidents et des Claudette (non rien à voir avec Claude François, promis) avec des problèmes cardiaques sur son chemin.

Perturbés par cette situation et cette trouvaille, Hen et Chimney se précipitent chez Buck afin de parler à Taylor et pouvoir voir les rushs de son reportage de l’incendie du centre d’appels. Si Buck ne comprend pas pourquoi ses collègues débarquent si tôt chez lui, Taylor sait reconnaître un scoop quand elle en voit un, alors elle accepte évidemment de leur montrer les vidéos qu’elle a du jour de l’incendie. Et ça tombe bien : elle a filmé Jonah en train de faire une perfusion à Claudette. Voilà donc Hen et Chimney qui racontent tous les soupçons qu’ils ont.

Taylor les suit immédiatement sur la théorie du serial-killer et même si elle a promis de ne pas en parler, elle se met aussitôt à travailler dessus. Cela énerve Buck de la voir faire son job alors qu’elle avait dit que ce serait « off the record ». Allez, elle repromet à Buck de ne pas en parler quand il insiste, donc c’est bon, c’en est fini de leur couple et tant mieux.

En parallèle et après les événements de l’épisode précédent, May a du mal à reprendre sa vie comme si de rien n’était. On la retrouve au début de l’épisode après l’enterrement de Claudette, complètement perturbée par la mort de celle-ci. Elle la détestait, c’est sûr, mais découvrir sa famille comme ça, dans ces conditions, ça remue. Cela inquiète inévitablement Athena.

Quand elle reçoit avec Bobby la visite de Chimney et Hen, son inquiétude devient une enquête, parce que ce qu’ils énoncent est trop grave pour ne pas en tenir compte quand on est flic. Elle met toutefois en garde Hen parce qu’elle porte vraiment une plainte officielle contre Jonah auprès des services de la ville. Or, quand Jonah l’apprendra et s’il est vraiment ce qu’elle pense, alors elle sera en danger.

Malheureusement, Athena a raison et tout va bien vite : Jonah appelle Hen pour la menacer. Oui, Jonah est donc bel et bien un grand méchant. Je suis dégoûté, parce que l’épisode prend une tournure bien sombre d’un seul coup : Hen est terrifiée pour sa famille, alors elle appelle Karen pour lui dire de se rendre au plus vite chez Athena. Au moins, là-bas, elle serait protégée de la jalousie de Jonah.

Le seul problème, c’est que Jonah n’est pas jaloux de Karen, mais plutôt de Chimney. Une fois de plus, Karen est la plus lucide dans leur couple : elle est celle qui comprend que Jonah va probablement s’en prendre à Chimney parce qu’Hen n’a jamais laissé sa chance à Jonah quand elle l’a vu arriver. J’étais sûr et certain que la série finirait par donner raison à Hen, mais ça m’énerve parce que bon, l’appeler « Monday » comme elle l’a fait là, ça fait d’elle une connasse quoiqu’on en dise et qui qu’il soit finalement.

Et finalement, il est un cinglé : il se démerde pour kidnapper Chimney, puis Hen quand celle-ci se pointe chez lui pour vérifier ce qu’il en est. Il les ramène chez lui pour faire ses petites expériences et pour essayer de convaincre Hen de son plan parfait en le pratiquant sur… Chimney. Oula. Il nous provoque un arrêt cardiaque chez le pompier, devant Hen, avant de finir par vraiment montrer son vrai visage : il apprécie de voir Chimney en arrêt cardiaque. Tout cela le fait rire.

C’est une bonne intrigue, c’est juste dommage que ça n’occupe qu’un ou deux épisodes quand ça aurait pu faire un sacré fil rouge. Par chance, Chimney survit et se réveille discrètement. Hen parvient à détourner l’attention de Jonah juste assez longtemps pour que Chimney puisse se réveiller complètement, organiser un faux arrêt cardiaque et utiliser le défibrillateur de Jonah sur lui. Voilà qui fonctionne bien et leur permet de survivre.

En plus, en parallèle, Karen continue de s’inquiéter pour sa femme et contacte Maddie, puis Athéna. Cela permet à Athena et Bobby d’arriver à temps pour arrêter Jonah. Les pompiers aussi sont sur place, ce qui permet à Lucy et Ravi de découvrir ce que l’autre nouveau a fait de leurs collègues. Bobby débarque pour foutre une bonne droite à Jonah… mais j’aimerais bien en voir plus sur Ravi et Lucy franchement.

Ce n’est évidemment pas le cas pour cet épisode qui va à toute allure et se termine plutôt sur Buck découvrant que Taylor diffuse sans scrupule le nom de Jonah à la télévision. Allez, bye bye Taylor, bonjour Lucy ? J’espère en tout cas, désolé pour les fans de Taylor. Chimney et Hen ? Ils finissent en vie et en forme, avec une amitié plus renforcée que jamais.

Et sinon, loin de toute cette intrigue très réussie et très rushée, il y a encore un développement du personnage d’Eddie. Je n’arrive pas du tout à suivre son intrigue cette saison, sincèrement. J’étais content de le voir démissionner, mais on dirait que les scénaristes n’avaient pas de vrai plan pour lui après ce moment choquant. Les réseaux sociaux, ça passait. La dépression extrême, c’était répétitif après Maddie (qui a redisparu d’ailleurs).

Au secours, la mère d’Eddie est Denise de Walker ? J’ai l’impression que la série fait vraiment tout pour que je déteste Eddie – même si le casting date d’avant la saison, on avait déjà dû la voir, j’avais juste oublié son existence. Dans cet épisode, en effet, Eddie se rend chez ses parents et je n’en ai rein eu à carrer, une fois de plus. Bon, j’ai eu un peu de peine pour Eddie quand même parce que son père m’a l’air très imblairable à être enfermé dans sa fierté.

Il ne prévient pas sa famille de ses problèmes cardiaques ; Eddie parvient à le « sauver » après avoir provoqué un petit incident en lui disant ses quatre vérités, juste en lui donnant une pilule que son père avait déjà sur lui. Bref, inintéressant au possible cette intrigue déconnectée du reste alors que l’épisode précédent devait justement ramener Eddie à la caserne. Je ne comprends pas son évolution d’un épisode à l’autre, vraiment.

> Saison 5

 

9-1-1 – S05E16

Épisode 16 – May Day – 20/20
Je ne sais pas trop ce qui est passé par la tête des scénaristes avec cet épisode, parce qu’on dirait vraiment que je viens d’assister à une fin de saison ? C’est très étrange quand les épisodes qui ne sont pas censés être si intenses le deviennent par la force des choses. On sent que l’idée d’intrigue était juste une idée pour un épisode comme ça mais que ça a mené les personnages à vivre des situations bien plus extrêmes que prévues. Les scénaristes n’ont aucun filtre, donc bim, on n’a plus qu’à vivre avec. Je me demande quand même ce que ça donnera pour la fin de saison après tout ça.

Spoilers

La journée de travail de May est loin d’être de tout repos.


Repeat. This is Firefighter Eddie Diaz. Metro dispatch is on fire.

J’aime beaucoup le titre de cet épisode, une fois de plus. Dès qu’on met au cœur d’un épisode un personnage que j’aime, c’est toujours bon signe, et l’épisode commence par une course poursuite dans LA qui permet à May de montrer tout son talent d’opératrice, une fois de plus. Elle rassure en effet la copine du type qui s’enfuit en voiture alors que les flics ont tiré sur eux.

Elle fait de l’excellent travail, conseillant même à Claudette de signaler à la police un raccourci pour qu’ils puissent arrêter plus vite l’homme une fois qu’il est à pied. Claudette l’envoie bouler… avant d’utiliser justement ce conseil et ce raccourci. C’est une bonne chose, sauf que May est énervée de voir Claudette s’attirer tous les mérites de Josh sans même la citer. Ce n’est pas tellement qu’elle veut les honneurs, c’est qu’à nouveau, elle ne supporte plus Claudette. Tu m’étonnes.

Elle s’en plaint à Bobby et Athena qui font ce qu’ils peuvent pour la conseiller – avant d’en parler entre eux et d’envisager tout le contraire de ce qu’ils disent. Il faut dire que Bobby considère désormais May et Harry comme ses enfants, alors forcément, ça l’énerve de savoir sa fille être maltraitée au boulot.

J’aime beaucoup le fait que l’épisode prenne le temps de s’intéresser beaucoup plus à ce qu’il se passe au centre d’appel. On voit donc Josh s’en prendre à un employé, et je n’ai pas pu m’empêcher de me dire qu’il y avait une alchimie entre eux. Ca sent la drague entre Josh et Terry, je vous le dis. Pourtant, Josh semble aussi attiré par Carson quand il le rencontre au moment où il allait engueuler Terry.

Bon, au temps pour moi ? J’avais bien senti où les scénaristes voulaient en venir, mais je ne m’attendais pas à ce que ça se fasse de cette manière. Introduire deux nouveaux personnages pour draguer Josh, ça faisait beaucoup. Malheureusement, la série a suivi la journée de Carson l’homme d’entretien du système électronique avec un peu trop d’intérêt pour son bien. Les deux personnages que sont Terry et Carson se retrouvent donc bien dans la merde en sous-sol.

Il y a en effet un problème avec les systèmes d’alerte : Terry se retrouve dans une pièce dont l’oxygène est aspiré ; Carson se prend une explosion dans la gueule. Cela craint fort donc. Heureusement, Josh veille au grain sur les alertes qu’il reçoit sur sa tablette : il envoie donc Eddie s’en occuper, surtout que lui est occupé à gérer les opérateurs comme d’habitude et que Sue est occupée avec May et Claudette.

Toujours au centre d’appel, Claudette et May s’engueulent en effet comme des adolescentes lorsque Claudette détourne une ambulance envoyée par May sur une scène pour qu’elle s’occupe de son patient. C’est du grand n’importe quoi et à ce stade, May ferait mieux d’aller à l’université. Ce n’est pas ce qui l’attend pour cet épisode, cela dit :  Sue décide de faire en sorte que les deux femmes puissent se parler bien plus calmement, dans une salle du silence. Loin du centre d’appels, mais toujours dans le bâtiment, les deux femmes se retrouvent dans une salle totalement isolée du reste où elles n’entendent rien de ce qu’il se passe à l’extérieur.

C’est embêtant, parce qu’à l’extérieur, le bâtiment est en flammes. Eddie donne l’alerte et sonne l’évacuation, mais Sue ne semble pas penser à May et Claudette. Ce n’est peut-être pas plus mal, il est temps pour elles de se parler. Contre toute attente, ça se termine par Claudette qui conseille à May d’aller à l’université plutôt que de rester coincée au centre d’appels.

Autrement, l’épisode s’intéresse de nouveau au frère de Chimney. Il a perdu à nouveau sa moustache, et vraiment, c’est bien mieux de le voir sans moustache. Chimney l’aide à se trouver un appartement, ce qui permet au frère d’en profiter pour lui dire qu’il envisage de possiblement changer de métier, parce qu’il ne se sent pas à la hauteur du métier de pompier. C’est compliqué comme job, après tout.

Ils s’y rendent toutefois une fois de plus pour s’occuper de l’incendie du centre d’appels, et ils se retrouvent à travailler ensemble. C’est plutôt intéressant de les voir gérer une intervention en même temps, et je sens que ça fera changer d’avis Chimney de voir son frère en danger. Cela ne manque pas : le petit frère fait une chute qui inquiète aussitôt le grand. Et ce n’est que le début : il y a ensuite un éboulement d’une partie du toit qui fait que le petit frère manque vraiment de très peu de mourir – en conclusion d’épisode, on verra donc Chimney accepter qu’il démissionne s’il le souhaite. Trop généreux.

Pendant ce temps, Sue met un temps fou à se souvenir de Claudette et May dans leur pièce sans son. Quand elle s’en souvient, il est presque déjà trop tard et elle annonce à Bobby que sa belle-fille est là, au milieu des flammes. C’est effectivement le cas : l’incendie se propage justement au niveau de la pièce où sont les deux femmes, qui sentent bien qu’il fait de plus en chaud.

Le truc inattendu, c’est que quand Claudette voit les flammes, elle s’arrête soudainement de réagir. Elle est clairement en crise d’angoisse ; et elle a bien raison de l’être : May découvre rapidement que sa collègue a de sacrées traces de brulures sur l’épaule. Elle a donc déjà connu un incendie et la situation ne doit vraiment pas la rassurer, parce que ça lui rappelle de mauvais souvenirs.

Bobby aussi vit de bien mauvais souvenirs à l’idée de voir May cramer dans les flammes. Il fait donc tout ce qu’il peut pour la retrouver et l’évacuer au plus vite. C’est vraiment un bon épisode sur ce coup-là, parce que ça fait plaisir de voir Bobby réussir à sauver May, qui vient elle-même de réveiller Claudette de sa crise d’angoisse.

En parallèle, Linda refuse de quitter son poste un bon moment à cause d’une intervention en cours qui l’empêche de faire quoique ce soit d’autre que de rester au téléphone. Dans le parking d’un bâtiment voisin, Sue réorganise comme elle peut un centre d’appels d’urgences, en grande partie avec l’aide de Jonah. C’est un très bon épisode dans son utilisation de tous les personnages, franchement. Finalement, Linda peut quitter son poste, juste avant que Claudette soit évacuée à son tour.

Bobby et May mettent un peu plus de temps à s’échapper de la salle silencieuse et ils ont une belle frayeur quand tout le plafond prend soudainement feu… avant de s’effondrer. Sur eux. C’est Lucy la première sur les lieux pour voir les ordinateurs du centre d’appels totalement écrasés sous les décombres. Parmi eux, il y a Bobby et May, par contre.

C’est donc l’enfer, cet épisode. Lucy envoie un mayday comme elle peut avant de se mettre à creuser les décombres. Très rapidement, toute l’équipe de la 118 arrive sur place et parvient à secourir May et Bobby, sans trop de mal à vrai dire. Ils vont bien et c’est chouette à voir. En fait, tout le monde survit malgré les enjeux vraiment importants de l’épisode, et c’était agréable que ça se fasse sur du Ruelle. Par contre, l’épisode a vraiment des allures de season finale, c’est dingue ; avec une Linda qui n’hésite pas à voir dans cet incendie un signe de Dieu pour qu’Eddie récupère enfin sa place dans la caserne 118.

Je veux dire, l’air de rien, on nous case une scène où Josh drague un peu Carson – secouru plus tôt dans l’épisode par Eddie et Buck – mais aussi une entre Buck et Lucy, cette dernière rassurant le premier devant une Taylor qui s’inquiète aussitôt pour son couple. Entre les deux, Buck irait bien mieux avec Lucy en même temps. Taylor profite donc de la première occasion de parler avec Lucy pour la menacer, à sa manière, en parlant à demi-mots et en la mettant en garde.

J’aurais aimé que May termine l’épisode en disant qu’elle a trois pères, et non deux, mais c’était chouette aussi de la voir développer vraiment sa relation avec Bobby. J’imagine qu’elle ne restera peut-être pas à son job d’opératrice après tout ça par contre, parce que c’est un épisode plein d’adrénaline. Pour ne rien arranger, Bobby refuse d’avoir tous les soins nécessaires, donc elle est forcée de l’engueuler et ça se termine bien mal.

Alors que tout semblait bien se terminer, Claudette arrive ainsi à l’hôpital sur un brancard où Jonah lui fait un massage cardiaque. Elle meurt dans le hall des urgences, devant à peu près tout le casting, y compris May. Le vrai problème ? Personne ne comprend ce qu’il s’est passé pour que Claudette meure ainsi et Hen trouve l’attitude de Jonah vraiment louche, puisqu’il déclare qu’il aurait dû être capable de la sauver. AH. J’aimais bien Jonah, ça me soule s’ils en font un méchant.

> Saison 5

 

Historias de Upa Next (S01)

Synopsis : Avant le grand retour de la série pour son revival, cette mini-série en six épisodes de moins de dix minutes a pour but de nous expliquer ce qu’il s’est passé entre la fin plus qu’ouverte de la saison 6 et Upa Next.

Pour commencer, je sais que j’ai plein d’autres séries à regarder, mais la bande-annonce de celle-ci m’a vraiment apporté un vent de nostalgie incroyable, et j’ai eu envie de voir ce que ça pourrait bien donner. Je ne le regrette pas : le premier épisode fait sept minutes ! Certes, j’ai mis du temps à trouver un moyen de le voir, mais bon, ce n’était pas grand-chose. Je n’attendais rien de cette mini-série, ce qui est plutôt une bonne chose : elle ne fait qu’une petite transition pas bien travaillée entre l’absence de fin de la série d’origine et le revival.

C’est une manière comme une autre, pour moi, de commencer ma rentrée séries, on va dire. Et puis, il ne faut pas oublier non plus que j’ai intérêt à profiter des épisodes qui font sept minutes avant de désespérer et d’abandonner face aux épisodes de 70 minutes que la chaîne espagnole diffusera quand le reboot – pardon, le revival – commencera.

Voir aussi : Lola, Roberto et Silvia sont de retour pour Upa Next

Bref, je ne sais pas du tout si je tiendrais vraiment le rythme devant cette série – surtout si je n’en trouve pas des sous-titres. Mais eh, sept minutes, c’est gérable et je bosse enfin mon espagnol, depuis le temps que je dis que j’ai envie de le faire. Un, dos, tres.

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – Silvia – 13/20
C’est difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais a priori, la série n’a pas trop changé, franchement. Je dirais bien qu’elle n’a pas pris une ride, mais c’est justement tout le contraire. La qualité de jeu des acteurs est toujours la même et le scénario semble tourner en rond autant que dans la série d’origine qui n’est vraiment pas loin… Mais eh, ça permet de faire le lien avec les personnages tels qu’on les retrouvera plus tard et la nostalgie a fait son effet sur ces sept premières minutes.
S01E02 – Lola – 14/20
Moins de nostalgie dans cet épisode et plus d’incompréhension concernant ce que la série souhaite faire au juste. Concrètement, on retrouve certes les personnages que l’on connaît bien, mais à des stades de vie tellement différents qu’ils ne sont plus forcément ceux qu’on connaissait – et c’est donc trop court pour se faire une vraie idée. Mais bon.
S01E03 – Rober – 14/20
Les problèmes commencent avec cet épisode qui tente d’imposer le changement de prénom d’un personnage culte et de réécrire une partie de l’histoire de la série comme si on n’allait pas s’en rendre compte. Il faudra voir comment tout ça est géré par la suite. Autrement, c’est toujours aussi sympa de retrouver les personnages de la série, la nostalgie reste au rendez-vous et l’intrigue semble fonctionner à peu près. J’ai hâte d’avoir les épisodes du revival maintenant.
s01e04 – Sira Luiso Silvia – 15/20
Les choses plus sérieuses commencent enfin avec cet épisode qui nous introduit deux nouveaux personnages de la série. Il est assez clair que le but de cette mini-série est de nous présenter tous les futurs professeurs et la partie adultes de la nouvelle série. C’est bizarre de se rendre compte qu’on passe de l’autre côté par rapport à la série d’origine, mais c’était un peu inévitable aussi. Et puis, le casting reste beau à regarder, rien ne change donc.
S01E05 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.
S01E06 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.

Tales of the Walking Dead – S01E06

Épisode 6 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Spoilers

Un jeune couple se réfugie chez une vieille femme qu’on dit sorcière pour échapper aux zombies.

Vaya con Dios.

Eh, j’ai oublié de regarder la fin de cette saison en avance la semaine dernière ; il est donc temps de me plonger dedans aujourd’hui. Les débuts d’épisode passent et se ressemblent en tout cas : nous débutons dans une forêt de nuit avec des héros pourchassés par des zombies. Le lendemain matin, nous retrouvons un couple dans la forêt.

Le couple est suivi par un zombie et marche comme si de rien n’était, alors que les USA ne sont vraiment que forêts dans cette franchise, c’est dingue. La femme propose au mec avec elle de se rendre dans un endroit où elle pense qu’ils pourront passer une nuit. Elle le prévient toutefois qu’il y vit une femme qui sera peut-être bizarre avec eux, parce que c’est une sorcière.

Allez, magie et zombie, ça ne peut être que bien cet épisode ? On y ajoute un petit Notre Père en espagnol pour faire bien une fois qu’il fait nuit et qu’ils explorent la maison de la sorcière, et on a tout ce qu’il faut pour des petits jumpscares prévisibles et déjà vus dans tant de films d’horreur. Pour autant, ce n’est pas une mauvaise chose, j’ai trouvé ce début d’épisode plutôt sympathique.

Disons en tout cas qu’on ne perd pas de temps inutilement en introduction : on s’en carre pas mal des personnages, l’ambiance est ici l’important. Et ça fonctionne. Le couple finit par tomber sur Doña Alma, une vieille femme en chemise de nuit qui n’est pas ravie de les voir s’introduire chez elle.

Elle tente de s’en débarrasser, mais la jeune femme en face d’elle la supplie en espagnol de les laisser rester au moins pour la nuit car il fait bien froid dans la forêt. Soit. Elle gagne la confiance de Doña Alma en lui parlant de Maria qui lui a donné son adresse parce qu’elles se connaissaient, depuis l’apocalypse zombie.

Alma leur offre une douche bien nécessaire et un bon repas, mais ce n’est pas suffisant pour Eric, l’homme du couple. Pendant le repas, il insiste donc pour pouvoir rester bien plus longtemps que prévu – ce qui énerve passablement Alma. La Doña demande donc au couple de partir. Eric ne l’entend toujours pas de cette oreille et commence à se montrer violent, n’aimant pas la peine de mort qu’elle souhaite lui infliger comme ça, pour le principe.

Son vœu va rapidement être exaucé : il se lève et lui prend le poignet, et hop, Doña Alma s’étouffe et meure devant le couple qui ne fait rien pour lui venir en aide. C’est trop gros pour que ça passe et la scène m’a plus fait rire qu’autre chose, mais on comprend que le couple va probablement être maudit par la sorcière ensuite.

Cela ne manque pas : la femme se sent étranglée quand elle nettoie le sang de Doña Alma qu’elle a sur le cou, et elle ne se sent vraiment pas à sa place dans la maison. Ce n’est pas le cas d’Eric, bien sûr : lui, il voit l’opportunité de profiter d’une belle maison. Je le comprends autant que je la comprends, à ce stade Quand la malédiction de la Doña se poursuit par contre, je ne peux être que de son côté à elle.

La jeune femme se lance ainsi dans des petites prières pour que Sainte Marie lui vienne en aide, mais tout ce qu’elle entend en retour, c’est la Doña lui rappelant qu’elle est dans sa maison. Brr. Comme ça fait peur, dis-donc. Non. J’imagine que les scénaristes gardent un peu d’intensité pour plus tard. En attendant, le couple, formé juste avant l’apocalypse, doit encore découvrir la maison.

Eric se rend compte qu’Alma avait un perroquet, mais aussi que sa copine a une tendance à croire en bien des superstitions. Il ne semblait pas au courant de l’énergie à laquelle elle croyait, mais il la découvre comme ça avec bien peu d’entrain. Elle semble plus chiante qu’autre chose, à vrai dire. Lui, il est bizarre aussi : je veux dire, qu’il récupère la maison, je comprends bien pourquoi, mais de là à se foutre dans le lit d’Alma sans même chercher à en changer les draps, c’est juste bizarre.

Je comprends pourquoi sa copine hésite, même si l’hésitation qu’on nous présente, c’est plutôt qu’elle n’a pas envie d’utiliser le lit. Du tout. Et ça, c’est ridicule. Bon, ce n’est pas plus ridicule qu’Eric qui est clairement mort de froid en caleçon sur le lit là. Mec, garde ton t-shirt s’il fait si froid que ça ?

Bref, les personnages prennent un bain chaud avant de dormir dans le lit d’Alma. Oui, oui, Dali, la copine, y dort aussi, mais pas très bien. Elle fait ainsi un cauchemar qui n’est pas sans rappeler certaines histoires sur la llorona. Les murs de la maison sont ainsi couverts de sang et elle aperçoit le cadavre de Maria qui se réveille et la pourchasse. Oui, Maria, la femme qui lui a parlé d’Alma ; pas Alma.

A son réveil, Dali en parle à Eric, mais celui-ci tourne une fois de plus l’ensemble à la dérision. Je peux le comprendre, parce que Dali semble de plus en plus dingue. Rongée par la culpabilité, elle ne comprend pas comment Eric peut rester si calme. Il faut dire que sa culpabilité lui donne quelques hallucinations : on en arrive au point où elle imagine que les petits Jésus des crucifix deviennent des êtres mouvants lui sautant dessus.

Sans trop de surprise, Dali souhaite donc quitter la maison et le fait pour une petite promenade de nuit. Je veux bien que la maison soit entourée d’un mur la protégeant, mais ça me paraît un peu débile de sortir de nuit, dans la brume, pour faire une balade, alors qu’on vit dans un monde de zombies. La balade n’est pas des plus agréables, en plus : elle a peur des murmures qu’elle entend, des poules qu’elle croise qui la rassure juste avant d’apercevoir le fantôme de la Doña. J’ai tellement ri de ce jumpscare.

Pendant qu’Alma devient de plus en plus folle avec ses hallucinations, Eric est maltraité par le perroquet de la Doña. Celui-ci répète en boucle qu’il a froid, l’appelle pour le dire beau gosse et surtout pour lui demander ce qu’il a fait. Entre ça et Dali qui est menacée par Alma assurant que c’est sa terre, on sent bien que les personnages sont peut-être un peu plus que prévus dans la merde.

C’est plutôt amusant à suivre, pourtant, avec Eric qui ne croit pas vraiment Dali et fait ce qu’il peut pour la rassurer, avant de coucher avec, bien sûr. Dali décide de quitter la maison au plus vite, mais elle y reste quand même pour la nuit.

La nuit, c’est au tour d’Eric d’avoir des cauchemars. Franchement, c’était plutôt sympathique : il continue d’être embêté par le perroquet et… à son réveil, il se rend compte qu’il l’a tué. Il ne semble pas plus affecté que ça par le meurtre de cet animal qu’il enterre, mais l’épisode nous révèle qu’il n’est plus tout à fait sain d’esprit lui non plus. En effet, le lendemain de ce cauchemar, il se met à son tour à avoir une hallucination.

Ainsi, il se met à entendre Maria l’appeler au secours à la grille de la maison. Celle-ci le supplie de le laisser entrer sur la propriété d’Alma, et il se sent obligé de lui céder, bien sûr. Alors qu’il ouvre le portail, c’est finalement Dali qui refuse de venir en aide à Maria : elle ferme le portail et emmène Eric vers la maison pour lui révéler qu’il hallucine.

En effet, cette Maria n’était qu’un zombie, parce que Maria est morte. C’est intéressant comme histoire de maison hantée et de fantômes, parce que le couple est encore jeune apparemment. Ils ne se font pas tout à fait confiance, et avec tout ce qui leur arrive, la séparation est inévitable. Les pauvres. Ils se sentent entourés de fantômes après les zombies – enfin, les somnambulos, pardon. Qui irait appeler les zombies des somnambules ? C’est fou toutes les idées que les scénaristes trouvent pour ne JAMAIS utiliser le mot zombie dans toutes les séries.

Bref, toujours est-il que le rythme de l’épisode et de la folie des personnages s’accélère sur la fin. Ils ne se font plus vraiment confiance et ont l’impression de s’autosaboter l’un et l’autre, puisque l’un et l’autre passent sous le contrôle de Doña Alma à tour de rôle. Soit c’était vraiment une sorcière, soit la culpabilité les ronge au point de faire vraiment n’importe quoi.

En tout cas, à l’extérieur, le zombie de Doña Alma sort soudainement de terre et ça leur fait encore plus peur. Eh, ils vivent un vrai film d’horreur, alors je les comprends. Je me demande quand même ce que la série essaie de faire avec cet épisode – mais je crois que c’est juste une envie de proposer un monde de zombies et de sorcellerie. L’épisode a ses bons moments, mais je ne suis pas si fan de la conclusion.

La conclusion de l’épisode ? Eric et Dali continuent d’être possédés à tour de rôle par Doña Alma, s’attaquant l’un l’autre, alors que son zombie est là à utiliser de la magie et de l’espagnol pour affirmer qu’ils sont sur ses terres. Cela me donne presque envie de reprendre le reboot de Charmed, mais c’est à peu près tout.

Eric et Dali finissent par s’attirer dans le sous-sol de Doña Alma où leurs âmes sont bouffées par des racines d’un arbre, alors qu’en fait, ils ne font que s’entretuer à coups de couteau. Bon. C’était une fin un peu cryptique, mais on termine en tout cas sur un joli portrait de Doña Alma. Mouais. On dirait que l’épisode a un peu manqué de temps pour raconter tout ce qu’il voulait.

EN BREF – J’aime beaucoup la manière dont la série a voulu se saisir de la franchise avec le meilleur concept possible pour celle-ci : le format anthologique fonctionne bien pour une série de zombies, ça évite de faire face à un sacré nombre d’écueils quand la continuité rend insupportables et increvables les personnages des autres séries. Au moins, il y a chaque semaine le suspense de savoir si les personnages survivront.

J’aime aussi l’idée que la série peut proposer d’approfondir des histoires évoquées dans les séries de la franchise – Alpha – tout en s’en affranchissant aussi énormément au besoin – la Doña, quitte à essayer de nouveaux genres au passage – l’exceptionnel épisode 2, adoré ou détesté, c’est selon.

Pour autant, après six épisodes, je ne sais toujours pas s’il y avait un but à tout ça, un message à faire passer. Plusieurs épisodes ne semblent pas en avoir. Si le but est juste d’occuper 45 minutes avec une histoire de zombies, ça fonctionne… mais est-ce vraiment utile ? Eh, à vous de juger.

Me connaissant, je reviendrai pour une saison 2 : c’est vite vu, ça peut se suivre un peu quand on veut, comme on veut et c’était plutôt qualitatif comme saison.