NCIS Hawai’i S01E14 (express)

Épisode 14 – Broken – 15/20
Si cet épisode ne fait pas dans la subtilité du point de vue du développement des personnages, il n’en reste pas moins efficace car désarmant de simplicité. L’enquête est intéressante sans être marquante sur du long terme, elle apporte la petite dose d’action attendue, mais sans nous faire oublier non plus les personnages, qui ont l’occasion d’être développés un peu plus. L’équilibre est trouvé, ça fonctionne.

Spoilers

Jane fait face aux conséquences de l’épisode précédent vis-à-vis de sa hiérarchie.

C’est un épisode intéressant parce qu’il fait passer les personnages au cœur des préoccupations des scénaristes au lieu de se concentrer une fois de plus sur l’enquête. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas pour autant, au contraire : on suit une intrigue plutôt réussie cette semaine, avec une arme qui s’attaque aux oreilles des gens alentours. Simple, efficace, il y a ce qu’il faut du point de vue de l’action et du suspense, et ça, dès le début avec la scène sur la plage.

Ben oui, nous sommes à Hawai’i, il faut bien en profiter pour mettre des gens en maillot de bain de temps en temps. Cela fait toujours du bien aux audiences d’avoir des militaires à moitié à poil. Dingue, non ?

Concrètement, ce n’est jamais une série qui manque d’action de toute manière. On se retrouve ainsi avec une bombe artisanale qui explose, et c’était une bonne idée pour se centrer davantage sur le personnage d’Ernie, même si je ne l’aime pas.

Ce dernier est beaucoup mis en avant dans l’épisode, parce qu’il sert de confident à Lucy et que l’intrigue romantique entre Lucy et Whistler est tout de même importante pour la saison 1. On sent bien que Lucy est peinée par l’état de sa relation amoureuse, mais je trouve assez logique ses appréhensions et sa décision d’y mettre un terme. Je me doute que ça ne sera pas un statu quo pour très longtemps : nous sommes dans une série, le casting est limité, elles se croisent régulièrement ; c’est bon, elles se remettront en couple à un moment ou un autre. Reste à attendre que ça arrive.

Le plus étonnant reste l’amitié naissante Whistler/Jane dans cet épisode. Je veux dire la blonde débarque pieds nus chez la collègue de son ex en fin d’épisode, c’est quand même fou. Je ne peux pas m’empêcher de continuer de douter d’elle par contre ; et cette amitié renforcée à ce moment-là ne me rassure pas vraiment sur la suite de l’intrigue. En soi, ça pourrait être une bonne chose, mais comme par hasard, ça se fait au moment où Jane est interrogée sur ses relations avec Maggie.

C’est pour moi le vrai bon point de cet épisode d’ailleurs : les scénaristes prennent le temps de revenir sur le double épisode et de nous montrer que les répercussions sur la série et son équilibre seront importantes sur du plus long terme. La confiance de Jane est entamée par la trahison de Maggie, et c’est bien normal. J’ai aimé les scènes où on interrogeait Jane sur sa relation avec Maggie. Dans l’ensemble, elles fonctionnaient toutes très bien et permettaient l’arrivée d’un guest de talent, c’est donc pleinement bénéfique pour la série.

En revanche, si ces scènes sortaient du lot, le malaise de Jane risque d’être vite oublié par la suite : on sent que les dernières scènes de l’épisode la font avancer vers l’acceptation de ce qu’il s’est passé, entre le fait qu’elle reconnaisse qu’elle aurait mené l’entretien de la même manière et le fait qu’elle explique à Whistler avoir passé une excellente soirée lors de son voyage avec Maggie quand un peu plus tôt dans l’épisode on la voyait douter face à sa fille.

De toute manière, l’essentiel a été montré : j’aime savoir que Jane se remette en question ; j’aime le savoir aussi pour Lucy, et c’est tout ce qu’on voulait nous apprendre avec cet épisode. Il est simple et retombe dans la routine, avec quelques scènes tout de même bien senties. Bref, je suis attaché à la série, je crois.

Station 19 – S05E10


Épisode 10 – Searching for the Ghost – 15/20
Je suis un peu déçu par la tournure d’une intrigue que j’attendais vraiment au tournant, mais cette semaine confirme que la saison se centre une fois de plus sur les personnages plutôt que sur l’histoire qui est racontée. Cela a du bon car ça a eu tendance à fonctionner jusqu’ici quand la série le faisait, et ça se confirme encore avec cet épisode.

Spoilers

Les pompiers sont appelés pour intervenir dans une maison hantée, tandis que Carina reçoit une visite inattendue à la caserne.


Ghost house got mad and ate us.

Etrange début d’épisode qui voit tout nos pompiers courir plus vite que jamais comme s’il y avait une crise… alors que ce n’est jamais qu’un footing. Bon, j’exagère, il s’agit d’une course organisée pour récupérer des fonds afin de financer le projet de clinique de Carina, Jake et Ben. Maya gagne sans surprise, même si le début de la scène nous fait croire le contraire.

Vic est là aussi, mais elle n’est pas là pour courir. Elle est là pour mater Theo, de toute évidence. Elle a toujours quelque chose à lui annoncer, et un simple regard nous rappelle qu’elle est enceinte. Elle profite de la présence de Carina pour parler un peu avec sa gynécologue. Sans trop de surprise, Vic a choisi l’avortement. Si elle partait sur un avortement provoqué par des médicaments, elle souhaite à présent le faire sans en avoir conscience.

Je peux la comprendre, c’est atroce d’avoir à imaginer les douleurs par les médicaments. La chirurgie a ses avantages… et ses inconvénients : Carina lui explique qu’elle va devoir attendre une semaine de plus avant l’avortement. Pas idéal pour elle, mais elle l’accepte.

Carina continue sa journée en proposant à Maya d’avoir un rendez-vous médical plus tôt que prévu pour tomber enceinte (yay), puis en se disputant avec Jake. Lui, il veut ouvrir une clinique sans médecin et elle, elle en veut évidemment. Par chance, elle va avoir l’occasion de lui prouver son utilité quand à nouveau une famille débarque à la caserne sans prévenir. C’est gros, et ça l’est d’autant plus quand on découvre que Carina reconnaît dans les deux femmes qui débarquent ses patientes.

Elle a avec elle Ben pour l’aider, en plus, alors ça confirme que les médecins peuvent servir. Ah, oui, j’oubliais la bonne nouvelle de ce début d’épisode qui est aussi le retour de notre psy préférée : Diane refuse que Ben retourne sur le terrain tant qu’il ne la verra pas plus souvent en thérapie – thérapie obligatoire et nécessaire ! Nécessaire, oui : Ben veut se précipiter pour signaler les deux femmes, étant sûre que l’une d’elle a frappé l’autre.

Carina préfère leur parler avant comme elle les connaît, évidemment. Le problème, c’est qu’ils sont tous les deux partis pris… mais rapidement, les histoires des deux femmes coïncident et Ben finit par reconnaître qu’il est plus logique que la chute accidentelle évoquée par les femmes soit ce qu’il s’est réellement déroulé. Cela permet en plus à Carina de se renseigner sur comment elles ont eu leur bébé, et la scène me permet aussi de me rendre compte qu’effectivement on les connaissait. Il s’agit de personnages de Grey’s Anatomy après tout (et elles ont marqué la série à leur manière on va dire).

Une fois les femmes parties, Jack finit par expliquer à Carina et Ben qu’il a envie d’apprendre à faire des points de suture, parce que ça ne doit pas être si compliquée. Mouais. Il m’a vraiment soulé à ne pas aimer les médecins, mais admettons. Il ne met pas longtemps à s’entraîner, en plus, commençant le soir-même sur une banane en compagnie de Carina. Elle fait beaucoup de bien aux pompiers elle, arrivant même à convaincre Ben de rappeler la psy au plus vite.

Bien content de savoir que Diane risque de revenir du coup, ils n’ont pas fait ça pour rien, c’est impossible. En attendant, Jack propose de donner son sperme à Carina histoire que ça aille plus vite en cas de souci dans les démarches. Si l’idée est rapidement considérée comme de la déconnade par Carina (et mon dieu que c’était drôle), je me doute que ça risque fort de revenir sur le tapis en cours de route maintenant qu’ils sont potes tous les deux. Glauque ?

De son côté, Théo s’inquiète clairement pour Vic. Il la voit repousser tout le monde dans son entourage, et il demande à Andy de la surveiller et de vérifier si elle va bien. L’attitude est un peu étrange venant de son petit-ami (ou ex ?) et Travis ne manque pas de lui faire remarquer. De toute manière, Travis a rapidement d’autres chats à fouetter : les pompiers sont appelés pour une intervention dans une maison hantée.

Si ça fait plaisir à Theo, Travis est terrifié de devoir intervenir à cet endroit. Bon, la série en fait des caisses avec une porte qui se ferme et s’ouvre toute seule, mais c’est plutôt drôle tout de même. L’intervention ? Des amis d’une femme ont disparu en cours de route pendant qu’ils filmaient un reportage dans la maison. La maison hantée ? Elle est parfaitement normale, mais elle est aussi piégée.

Nos pauvres pompiers sont donc coincés eux aussi. Commençons par les moins intéressants pour cet épisode, à savoir Maya et Sullivan. Ils trouvent rapidement un des hommes qu’ils sont venus chercher, coincé sous une armoire.

Ils l’évacuent et tout va bien… jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que Travis et Theo ont disparu. Oui, ils prennent un peu cher. L’expédition qui faisait rire Theo jusque-là est rapidement emmerdante pour lui quand ils tombent à pieds joints dans un des pièges de la maison. Cela les coupe totalement de liaison radio, n’en déplaise à Travis. Il s’énerve sur sa radio, mais les quelques instants qu’ils passent seuls permet d’aborder à nouveau la relation amicale entre eux. C’est une excellente chose, parce que ça manquait ces derniers temps.

Je n’y croyais plus d’ailleurs. Theo reproche donc à Travis de ne pas aimer Emmett autant qu’il aimait son ex-mari, lui expliquant qu’il n’a pas à prendre ses conseils vu l’état de sa relation amoureuse. Voilà qui est fait. C’est à peu près le seul intérêt de cette intrigue – et la seule crédibilité aussi, parce qu’ils finissent par retrouver le deuxième homme qu’ils cherchaient et qui soi-disant les prenait avant ça pour un fantôme. Eh, lourd.

Fort heureusement, ils ne mettent pas si longtemps que ça à être retrouvés par Maya et Sullivan. Par contre, au passage, les pompiers se rendent compte que le capitaine Beckett n’est pas exceptionnel avec eux : il ne se rend pas compte de la disparition de deux de ses hommes pendant plus d’une demi-heure. C’est longuet. Sullivan ne se gêne pas pour lui dire, se sentant probablement poussé des ailes maintenant qu’il a l’appui de la hiérarchie au-dessus de son capitaine. Disons que ça aide.

Ainsi, contre toute attente, on retrouve ensuite Travis et Theo au sortir de la douche ? On sent que la scène est un bon prétexte pour faire remonter l’audience, mais ce n’est pas grave. Ce qui est important ici, c’est que Travis dit à Théo qu’il l’aime – ils en sont donc revenus à ce stade-là de leur amitié. J’ai aimé aussi l’auto-analyse de Travis, percutant qu’Emmett est un peu trop comme son père vis-à-vis de sa sexualité. Yuk.

Beckett finit par les interrompre pour s’excuser et c’en est presque dommage. La scène était intéressante. Les remords de Beckett sont essentiels aussi, mais ils permettent surtout de l’humour et de la bonne entente entre nos héros. Quant à Beckett, eh bien, Sullivan fouille son bureau (pardon ?) et y trouve une bouteille d’alcool, alors je ne donne pas cher de sa peau.

Pendant ce temps, Vic est donc squattée par une Andy pas très subtile. Vic l’emmène rapidement chez Dean, ou du moins dans la maison qui était celle de Dean à l’époque. Il est temps pour la série de dire adieu à ce décor, parce que la maison a été vendue par les parents de Dean. On ne sait pas bien pourquoi Vic veut y faire une dernière visite, mais elle l’a fait et c’est parfaitement déprimant. La maison est en effet complètement vide, et la vie de Vic est si douloureuse qu’elle finit par vouloir plonger un coup dans la mer.

Bon, ça n’a aucun sens de faire ça. La mer est beaucoup trop propre, bizarrement, et Andy plonge elle aussi pour la sauver, parce que c’est nécessaire quand elle ne voit pas Vic remonter à la surface. Vic voulait simplement un moment de calme pour faire face à sa grossesse et à ses émotions, et elle l’a eu. Elle a aussi explosé avant ça, révélant à Andy qu’elle était enceinte. Oups.

Cela mène à une scène vraiment intéressante entre les deux femmes, Andy expliquant qu’elle a déjà eu un avortement elle aussi, à l’université. Elle n’en a jamais parlé à Ryan, et c’est là que ça en devient surprenant : les scénaristes se souviennent donc de Ryan ? J’aime que ça puisse rapprocher Andy et Vic, mais le personnage de Ryan a été évacué tellement vite de la série que j’ai trouvé ça un peu étonnant comme twist de l’intrigue pour aider Vic à prendre sa décision.

Elle n’en parle donc pas à Theo et l’épisode se termine par un repas improvisé entre les deux femmes et la cousine d’Andy. Andy finit par balancer les potins à Vic pour lui remonter le moral – et ça marche tellement bien que Vic décide de prendre ses médicaments pour l’avortement immédiatement. La série est, comme la semaine dernière, trop timide à mon goût. C’est bien d’évoquer ouvertement la question et d’en décrire les effets, mais pourquoi cachent-ils systématiquement les avortements ?

C’est une question rhétorique, je sais pourquoi, mais enfin, je ne compte plus les accouchements vus dans cette série – et cette franchise – alors que les procédures d’avortement sont trop souvent éclipsées. La position de Vic est évidente vis-à-vis de sa carrière, de son caractère, de sa vie, mais l’avortement en lui-même reste un moment traumatique qu’il aurait été important de montrer – pour toutes celles qui en ont besoin du côté de la représentation. Je pense. Je ne sais pas, je ne suis clairement pas le mieux placé pour écrire ça. Je vais en revenir au constat : la série n’ose pas aller au bout de son intrigue dans cet épisode, et je pense que ça finira en scène qu’on ne voit pas alors qu’elle est importante.

J’espère que quand Theo l’apprendra (c’est évident qu’il l’apprendra), il ne réagira pas trop stupidement par contre.

 

NCIS S19E13 (express)

Épisode 13 – The Helpers – 17/20
Je sais bien que je surnote cet épisode, mais je m’attendais vraiment à un épisode tout pépère pour la reprise et c’est exactement le contraire que l’on a eu. J’ai l’impression en fait d’avoir ici la suite d’un épisode que j’avais beaucoup aimé il y a deux saisons et même s’il n’est pas très original dans son intrigue, je trouve qu’il a une jolie force de frappe dans certaines scènes et que ça marquera assez durablement le NCIS par la suite.

Spoilers

Jimmy et Kasie inhalent une substance toxique.

On ne va pas se mentir, quand j’ai lancé l’épisode, j’étais sûr de pouvoir manger en étant pépère devant, et ce n’est pas exactement ce que les scénaristes m’avaient réservé. J’ai peu apprécié le début de l’épisode, parce que je suis toujours un peu excédé par la vision des séries qui est que quand on tombe dans le coma, on peut converser tranquillement avec nos morts.

Cependant, j’ai aimé la thématique de l’épisode, et ça, je l’ai su dès le départ. Cela fait quelques épisodes que l’on voit Kasie douter de son avenir au sein du NCIS et que l’on sait Jimmy en difficultés en tant que père célibataire. L’épisode tourne clairement autour de ce duo de personnages, une fois de plus mis en danger. Et c’est une bonne idée. L’action est complètement mise de côté, avec une enquête que l’on suit, certes, mais qui n’est pas l’essentiel de l’épisode.

Concrètement, Parker, Knight, McGee et même Vance font tout ce qu’ils peuvent dans une course contre la montre qui ne parvient jamais à se faire ressentir à fond. Je ne voyais pas la série prendre le risque de perdre deux personnages centraux si peu de temps après les départs précédents. Il n’empêche que l’épisode a réussi à mettre en avant les bons sentiments dont on avait besoin pour que ça fonctionne : Jimmy vient aussi au travail avec sa petite fille.

On ne l’a plus vue depuis plusieurs saisons, mais la gamine est évidemment pote avec tout le NCIS. Elle trouve assez naturellement sa place dans l’équipe, à défaut d’en avoir une dans l’épisode (peu crédible tout de même qu’elle passe sa journée là). Etonnamment, son duo avec Nick fonctionne à merveille. Elle est un peu la solution qu’on attendait pour le personnage de Nick, d’ailleurs : son mal-être est vite remis de côté après son combat sur le ring, mais ça marche de le voir comme ça s’attacher à une enfant et lui venir en aide. J’ai beaucoup aimé ses scènes dans l’épisode.

Je sauve tout ce qu’il y a à sauver du point de vue des personnages, donc, car l’intrigue est on ne peut plus classique : la toxine que l’on voit venir à 10 000 km grâce à la première scène, l’attentat terroriste, les scientifiques peu prudents… Classique, vraiment, mais pas inefficace pour autant. Il y a tout de même un problème avec ce genre d’épisode aujourd’hui, c’est qu’on nous parle d’une toxine qui n’est pas sans nous rappeler le Covid et qu’on voit les personnages continuer de mener l’enquête sans la moindre protection.

Genre, je ne sais pas les gars, avant de défoncer une porte, mettez peut-être un masque ? Déjà, ça vous protégera du covid, et ensuite, ça vous protégera d’une éventuelle toxine ? C’est pas si difficile ? Après, c’est un peu pareil pour Kasie et Jimmy. On a du mal à comprendre certains des réflexes qu’ils ont dans l’épisode, surtout quand on sait qu’ils sont scientifiques et qu’ils savent très bien ce que c’est qu’une toxine mortelle et contagieuse. Bon, cela dit, j’ai écrit que je voulais sauver le positif sur les personnages, et il y en a.

C’est un peu dommage que ça finisse comme ça finisse, en revanche. J’espérais vraiment un épisode mieux géré dans son timing, car le montage final nous rushe les émotions qui étaient pourtant là, confirmant au passage que l’essentiel n’était pas l’action, mais bien le duo Kasie/Jimmy. Tout au long de l’épisode, on voit Jimmy grandir l’air de rien, apprenant que sa fille a bien surmonté son deuil et a réussi à avancer en tant qu’adolescente dans le monde. Maintenant, elle a besoin de retrouver son papa, elle a besoin qu’il dépasse son deuil lui aussi.

Là-dessus, ça marche bien, avec un discours tout bateau sur l’importance de vivre et de trouver les protecteurs qui nous aideront à vivre. Difficile de ne pas voir un certain américanisme dans la manière dont tout est mis en scène, mais il ne faut pas trop en attendre de la série. Kasie est un peu trop muette durant toute la scène par contre, et elle est clairement mise de côté par choix quand Jimmy fait son discours, pour qu’une part de mystère persiste.

Les derniers mots de Jimmy pour sa fille sont vraiment très beaux, confirment que le personnage n’abandonnera jamais son éternel optimisme (c’est déjà ça) et permettent un regard plutôt fort échangé entre lui et Tony. Tout se termine évidemment très bien, mais je n’en ai jamais douté non plus : la scientifique que tout le monde connaît sauf moi (ils doivent la sortir d’une ancienne saison ?) arrive à temps avec l’antidote récupéré par McGee juste avant – de manière pas bien crédible non plus, mais l’essentiel, c’est que tout aille bien et que le scientifique avec l’antidote ne soit pas mort non plus.

J’imagine que l’humanité aura encore besoin de lui : sa toxine est dans la nature à présent, et le terroriste qui comptait l’utiliser aussi. Parce que oui, bizarrement, la série décide de nous offrir un nouveau fil rouge ! Je suis plutôt content, même si j’ai appris à ne pas en attendre trop avec eux. J’ai très hâte d’en savoir plus sur le Corbeau qui viendra menacer le groupe pour les épisodes à venir – mais pas tous les épisodes, je pense. Après la Grenouille, c’est bien logique de passer au Corbeau.

Bon, cela dit, il n’est pas question du tout de Jean de La Fontaine, évidemment. Côté États-Unis, le Corbeau, c’est Poe et son « nevermore ». Les références à ce poème sont hyper lourdes, parce que vraiment, j’ai l’impression que ça revient dans plein de productions… Mais bon, on va faire comme si c’était original ? J’aime vraiment bien l’idée de toute manière. Hâte que la toxine revienne dans la série, ça nous fera probablement de bons épisodes.

En plus, on gardera Kasie pour analyser tout ça. Ah oui, après avoir fait face à ses doutes et une nouvelle menace mortelle qui devrait la faire fuir pour de bon, Kasie fait le choix de rester au NCIS. Bien, chacun ses délires ? Si ça l’amuse de risquer sa peau tout le temps, écoutez…

 

 

How I met your father – S01E07

Épisode 7 – Rivka Rebel – 10/20
Je suis peut-être sévère avec la série, mais une fois de plus, je suis frustré de voir qu’elle aurait le potentiel d’être vraiment bien… mais qu’elle se contente d’intrigues vraiment peu surprenantes. Chaque fois, c’est prévisible, chaque fois, on a de l’humour lourd, chaque fois, on passe plus de temps à voir les scénaristes se démener à raconter quelque chose de drôle plutôt que de développer vraiment les personnages.

Spoilers

Figurez-vous que ce groupe de new-yorkais est comme tout le monde : il doit travailler de temps en temps. Ou pas.

Shortie McTalkie is here to see you.

L’épisode commence cette fois-ci par Sophie racontant son travail à son fils, et ça nous change un peu. L’épisode précédent se terminait encore sur une blague de cul entre mère et fils, et c’était un peu déroutant tout de même. Cela commence mal pour Sophie par contre : elle est sur le point de rencontrer une de ses idoles qui veut l’embaucher pour… la bat mitzvah de sa fille. Ce n’est pas exactement le pic de sa carrière, mais bon, elle va devoir faire avec.

Il y a un peu d’humour avec tout ça, mais j’ai trouvé l’épisode très lourd en name dropping de plein de stars pour le principe de les nommer et de faire de l’humour. On apprend ainsi que Timothée Chalamet serait sur le point de devenir un lutteur impressionnant ? Euh. En quoi est-ce drôle ?

En fait, mon vrai problème vient du fait que l’humour de la série n’est pas drôle – ou en tout cas ne me fait pas rire ? C’est triste. Bon, allez, on en revient assez vite à la formule habituelle des épisodes, avec Sophie qui se rend au bar pour parler à ses amis et embaucher Valentina comme assistante, quitte à ce qu’elle perde son boulot. Ben oui, il n’y a pas que Sophie qui travaille, quoi. D’ailleurs, il y a aussi Charles. Il est toujours barman avec Sid, qui perd de l’argent avec son bar, et il développe une obsession pour ses critiques Yelp.

Il a beaucoup de positif… mais aussi une critique qui dit qu’il a des fesses plates et des cocktails dégueulasses. Le voilà déprimé à demander de l’aide pas Ellen, parce qu’Ellen ne travaille toujours pas elle ; elle écoute des mémoires pour écrire les siennes. Elle prend aussi le temps d’écrire des reviews sur Yelp après avoir trop bu pour critiquer son colocataire qui n’arrête pas de lui dire qu’elle a besoin de se trouver un job. OK ?

Tout finit bien entre eux, même si Charles a encore besoin d’apprendre à ne pas écrire n’importe quoi sur internet – et surtout pas le numéro d’une amie dont il donne l’impression qu’elle est prête à coucher merveilleusement bien.

Pendant ce temps, Jesse et Sid s’isolent dans l’appartement pour passer la journée à bosser. Ils ont chacun besoin d’avancer dans des projets différents, mais Jesse n’est pas près d’écrire une chanson sans Meredith si le pigeon a la fenêtre n’arrête pas de chanter. Il n’en faut pas plus pour qu’une recherche Google improbable de Sid les fassent tenter un make-up de pigeon.

Bon. Euh. C’était plus ou moins marrant jusque-là, mais on sent bien que ça va finir en invasion de pigeons et très rapidement on devine que ça finira avec les deux amis coincés sur le balcon. Au moins, c’est à peu près marrant dans la manière dont c’est mené. Par contre, les gags en cours de route n’étaient pas glorieux – le pire étant la danse Tik Tok, je crois. Je sais que je leur ai reproché d’avoir de l’humour trop daté, mais une fois de plus, ça essaie trop d’être jeune alors que ça ne l’est pas. Ils sont finalement sauvés par le service de contrôle des animaux.

Jesse peut alors se mettre à écrire une chanson qui sera probablement un carton puisqu’il l’écrit grâce au bracelet porte-bonheur de Sophie. Que c’est lourd comme mise en place pour le couple ! Déjà à l’épisode précédent j’avais trouvé moyen de nous laisser en plan sur une question d’Ellen lui demandant s’il était amoureux d’elle, mais là.

Bref, j’en oublie toute la partie de l’intrigue sur Sophie et Valentina, probablement parce que ça m’a moins plu que le reste. Elles sont amenées à la soirée de la gamine influenceuse la plus exécrable et cliché possible, et la gamine finit par répondre correctement à leur chantage quand elles la menacent de révéler qu’elle s’est droguée après avoir volé les pilules de Valentina – sauf que l’ado ne s’est pas du tout drogué, c’est juste un placebo.

Il faut surtout en retenir que la série essaie de nous intégrer le coup de la chèvre avec un Halloween 2018 dont Sophie ne parlera soi-disant jamais (ça viendra forcément vu la longueur de la saison 2 annoncée) et que l’amitié entre Valentina et Sophie se développe autour d’une nouvelle intrigue sympathique sur le fait de ne plus se mentir – Val n’est pas si heureuse que ça dans son job, mais elle aide Sophie à progresser dans le sien.

Et Drew ? Et la vie sentimentale de Sophie ? On n’est tout de même pas là pour que Sophie raconte à son fils comment elle a rencontré son père, si ?