Euphoria – S02E06

Épisode 6 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.

Spoilers

Rue est en plein sevrage, Maddy et Cassie en froid.

It’s OK to be angry at her.

Mais quelle horrible scène d’introduction ? Rue est en manque et ne manque pas de nous le faire savoir. Comme on s’y attendait, elle est donc de retour chez elle et sa mère veille sur elle comme elle peut, à savoir en se montrant présente. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à ce stade. Rue est dans un sale état, parce que c’est ça que provoque le manque.

Quel enfer. L’actrice qui joue sa mère s’en sort bien pour nous montrer toute la difficulté que ça représente pour elle, alors que Zendaya nous sort une prestation digne des zombies de The Walking Dead quand elle a envie de manger un bonbon qu’elle ne peut pas ouvrir. La mère fait donc tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Rue, surtout qu’elle doit patienter la semaine pour lui trouver une place en centre de désintoxication.

On sent bien que l’épisode ne va pas être simple. La narration reprend aussi son style bien éclaté, avec Rue qui se concentre un temps sur le passé de sa mère avant d’essayer de se souvenir de ce qu’elle a pu lui dire quand sa sœur lui apporte à son tour son soutien, avant de penser à Ali et au mal qu’elle a pu lui faire. Bon, tout n’est pas perdu, Rue a quand même quelques regrets au milieu de cette période d’abstinence et de manque de drogue.

Elle me fait de la peine, mais ça n’empêche pas cette première partie de l’épisode d’être un peu trop longue. Pourtant, on sent que les scénaristes nous passent le plus dur avec un montage et l’utilisation de la voix-off. Cela nous permet d’en arriver plus vite au moment où Rue appelle Ali pour s’excuser, sauf que ce n’est pas si simple que ça de s’excuser et d’assumer ses conneries. Elle finit tout de même par réussir à dire ses excuses, et elle est bien rapidement pardonnée par Ali.

Il est vraiment une bonne personne – et il a le pardon tellement facile. Cela soulage Rue d’un énorme poids, forcément… mais j’avais surtout envie de passer à la suite, moi. Cela finit par arriver avec Ali qui débarque chez Rue pour cuisiner le repas à toute la famille. Il le fait avec Gia, après s’être débarrassé de Rue et de sa mère. OK ? C’est un peu étrange comme scène, je ne m’y attendais vraiment pas.

J’aime bien Gia, mais ce n’est pas sur elle que je pensais que l’épisode allait se concentrer sur elle et ses sentiments. Seulement, c’est qu’Ali a envie de faire, et c’est plutôt légitime en tant que parrain de Rue. Le dîner de famille ? Il n’est montré qu’en fin d’épisode et il nous révèle à quel point Ali a confiance en Rue, espérant d’elle qu’elle réussisse à rester clean. Pourtant, cette fois, Gia n’est plus si confiante en sa grande sœur. Elle a besoin de plus d’amour, Gia, et elle l’obtient de Rue… alors que sa mère apprend en pleine nuit que finalement, non, il n’y aura pas de place pour Rue dans l’hôpital où elle souhaitait la faire interner. Super.

Cet épisode marque aussi, enfin, le retour de Nate. Le pauvre n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé entre ses deux copines, et il est ainsi plutôt heureux de sa journée : son père s’est barré, personne n’a jamais nettoyé sa pisse d’ailleurs, et il peut s’entraîner avec son portable en mode silencieux comme d’habitude. Comme d’habitude, quand il le reprend, il a 38 appels en absence de Cassie, comme toujours, et zéro de la part de Maddy, comme jamais.

Malgré tout, Nate ignore le problème et parle plutôt avec sa mère. Il semble plutôt triste que Maddy ne lui parlera plus jamais, la mère est complètement soulagée que Maddy ne soit pas enceinte et est morte de rire d’apprendre que Cassie est la meilleure amie de Maddy. Franchement, comment peut-on continuer d’en vouloir à Nate quand on voit les adultes qui l’élèvent ? Entre son père malheureux de ne pas être avec son mec et la mère dégoûtée d’être tombée enceinte ado qui regrette d’avoir perdu sa jeunesse, il ne peut pas finir équilibré le monsieur ?

Il a tout de même de bons réflexes : il pense à vérifier les affaires de son père, s’inquiétant pour le business de celui-ci. Malheureusement, il trouve surtout un flingue dans le bureau de Cal. Et ça ne peut vraiment pas être bon signe quand on sait qu’il craint Maddy – puisqu’elle a toujours l’enregistrement de Cal en train de coucher avec Jules.

Maddy, elle, est en pleine méditation après ce qu’il s’est passé. Elle a envie d’assassiner Cassie et lui en veut clairement, s’en confiant à Kat. Je suis super déçu de Kat, d’ailleurs, elle tourne aussitôt le dos à Cassie. Je ne l’imaginais vraiment pas comme ça, à partager des appels haineux sur une de ses potes avec Maddy. Le pire, c’est qu’en plus elle le fait alors qu’elle est censée être en rencard avec son mec ?

Enfin, rencard, c’est un grand mot. Elle préfère être au téléphone avec Maddy qu’avec son copain, et son copain, elle préfère le larguer.

Pour cela, elle prétexte avoir un cancer du cerveau en phase terminale et prend mal qu’il la mette en doute sur ce sujet. C’est un bel exemple d’écriture avec une serveuse hilarante et Kat qui force son copain à lui demander de rompre. C’est d’une tristesse.

Pour en revenir à Maddy, à défaut de parler de Jules parce que Rue ne veut pas en parler, elle finit par se remettre de ses émotions en se confiant à sa boss, Samantha, après avoir babysitté le gamin une fois de plus. Samantha et Maddy se retrouvent alors dans la piscine, et c’est suffisant pour qu’une bouteille de vin soit vidée et que Samantha aide Maddy à se remettre. Elle n’a que dix-huit ans après tout, ce n’est pas si grave – et Samantha a fait la même chose que Cassie à la fac.

Maddy pourrait donc s’en remettre sans trop de problème… sauf que quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux tomber sur Nate et son flingue. C’est loin d’être une bonne chose : Nate la menace avec le flingue, lui expliquant à demi-mot qu’il sait qu’elle a l’enregistrement vidéo de Cal et Jules et qu’il souhaite le récupérer. La scène est clairement flippante avec un jeu de roulette russe pour la récupérer, même si Nate menace surtout de se suicider sur Maddy. Putain, des années de thérapie pour Maddy à ce stade. J’ai tellement de peine pour elle. Cette scène me remet au moins à fond dans ce qu’il se passe.

J’avais oublié à quel point Nate était un personnage ambivalent. Le pire, c’est qu’après avoir détruit Maddy comme ça, il remarque aussitôt des points en allant donner à Jules le DVD de son père et elle en train de coucher ensemble. Il est 100% honnête avec Jules, expliquant qu’il a vu la vidéo, que son père ne sait pas qu’il s’apprête à lui donner et qu’il ne connaît pas d’autres copies. Terrible. Tous les deux sont parfaitement honnêtes et tout va donc bien, mais bon, Jules avait tout de même prévu de trancher la gorge de Nate en cas de besoin.

En parallèle, la mère de Cassie demande à Lexi de cacher les couteaux dans les buissons du jardin pour s’assurer que Cassie ne se suicide pas bêtement. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, mais ça pousse Lexi à aller parler de sa pièce à Fez. Pourquoi pas ? Je comprends les doutes de Lexi à ce stade : elle s’apprête à exposer toute la vie de sa sœur déjà dépressive et enfermée dans la salle de bain. Ce n’est pas la meilleure des idées.

Est-ce que Fez est vraiment de bons conseils après ? Telle est la question. C’est chouette de la voir souriante et heureuse avec lui, cependant, c’est déjà ça. Ils sont tellement mignons ensemble sur Stand by me, je ne peux qu’approuver l’existence de ce couple… même si ça risque de déraper avec le pote de Fez qui explique à Faye qu’il coopère avec les flics. Pff. C’était pourtant un bon moment de pause pour Lexi !

Elle en a bien besoin en plus : quand elle rentre, c’est pour retrouver Cassie en pleine crise. Elle envisage bien le suicide, avec un tire-bouchon à défaut de trouver un couteau. Ce n’est pas gagné cette affaire. Au passage, Lexi en profite pour lui souligner qu’elle sait pourquoi Fex a explosé la tronche de Nate au Nouvel An et qu’il est triste que Cassie puisse tomber amoureuse de Nate après des années à être moquée par lui. C’est si vrai.

Ce n’est toutefois pas suffisant pour qu’elle résiste quand Nate propose de passer la chercher directement chez elle et de passer la nuit – ou plus – chez lui. Elle lui répond qu’elle l’aime aussi et se précipite dans sa voiture, sans que sa mère ne cherche à la retenir. Je suis si triste pour Cassie aussi, même si elle passe probablement une meilleure nuit que Jules qui voit donc la vidéo que Nate vient de lui remettre. Quel enfer.

The Book of Boba Fett – S01E07

Épisode 7 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.

Spoilers

La guerre est là.

We got problems. We got real problems.

Il est déjà temps de regarder la fin de saison 1 de cette série qui a oublié l’existence de son personnage principal après quatre épisodes. Bien sûr, ça n’allait pas durer et la guerre promise est enfin là en début d’épisode. Il était temps : Boba a enfin des répliques, mais il les adresse à… notre cher Mandalorian, encore. Il est décidément devenu le héros de la série, même s’il n’est évidemment pas celui qui prend les décisions dans cet épisode.

C’est toujours Boba qui le fait, mais on sent bien que lui comme ses hommes sont dans l’attente de l’arrivée des soldats ennemis. Il envoie ainsi les Power Rangers faire des tours en ville pour vérifier ce qu’il s’y passe, alors que ses gardes du corps sont répartis à la frontière de la ville et à la mairie. Ce n’est pas le plan le plus inventif du monde, mais au moins, ça permet à Fennec de nous assurer que tous les flancs de Boba sont couverts. Dans le langage des séries, ça me paraît le langage universel pour dire que quelqu’un parviendra à les surprendre. Et c’est bien le cas.

Pendant ce temps, les méchants aussi parlent stratégie. L’alien au chapeau assure que le marshal restera bien neutre et ça rassure le groupe de méchants qu’est le syndicat. En effet, le Syndicat (dont fait finalement partie le maire de Mos Espa) est persuadé que Fett n’aura plus d’autres alliés – et on découvre au passage qu’ils sont aussi responsables du génocide des potes de Boba il y a quelques temps. Je ne vois pas bien le lien d’ailleurs, mais bon, admettons.

L’alien au chapeau noir est finalement celui qui vient surprendre Boba directement chez lui, venant négocier au nom du Syndicat avec celui-ci. Ce n’est bien sûr pas dans les projets de Boba, mais il n’est pas si simple pour lui de tenir ses positions quand il apprend que le marshal de Freetown ne lui enverra finalement personne.

Bref, toutes les forces de Boba sont désormais en ville alors qu’il est en ligne de mire des snipers du représentant des Syndicats. Ce dernier décide d’avouer à Boba la vérité sur le génocide de ses amis, et ça semble clairement être suffisant pour courir sur le haricot de notre héros qui est en train d’en redevenir un. Ou pas. Fennec parvient à le calmer et à empêcher la confrontation entre lui et le représentant du Syndicat.

Ce dernier espérait une petite fusillade, mais il ne parvient ainsi pas à l’obtenir. Dommage pour lui. Dommage aussi pour les hommes de Boba : dès que le représentant du Syndicat est renvoyé chez lui, une attaque coordonnée commence contre tous les alliés de Boba. Ils se pensaient sincèrement protégés et en sécurité ? Les deux gardes du corps tombent au fond d’un ravin alors que la Bête qu’on pensait increvable est prise de court par un surnombre d’ennemis.

Une douzaine d’ennemis encerclent aussi les Power Rangers qui ont peur pour leur survie… jusqu’à ce que Fennec débarque pour les sauver et les faire retourner au QG – au Sanctuaire, pardon. Non, vraiment, les Power Rangers, c’est trop pour moi, à chaque fois, je les trouve ridicule. L’échange sur la politesse devrait me faire rire, mais j’ai trouvé ça exagéré.

Bon, sinon, quand je dis que les ennemis de Boba s’en prennent à tous ses alliés, j’exagère un peu : il reste toujours le Mandalorian, qui est plus fidèle que jamais à son ancien ami. Malgré tout, il semble trouver que c’est une bonne idée de faire confiance au secrétaire du maire de la ville pour le représenter dans des négociations hyper importantes. Mais ? Quelle drôle d’idée. Le but est évidemment de gagner du temps et de trahir ce représentant.

Ainsi, l’associé du maire se retrouve confronté au Syndicat et se retrouve à lire des menaces face à tout le Syndicat armé jusqu’aux dents. On sent bien qu’il n’est pas à l’aise et cet humour a pris sur moi, j’avoue. Difficile de ne pas attendre la grosse scène d’action quand même, et elle finit par arriver heureusement : Mando et Boba débarquent dans les airs pour tirer sur tout le Syndicat. Et ils sont armés jusqu’aux… genoux. C’est un bon endroit pour cacher un flingue, je pense, mais faut m’expliquer comment ils tirent par contre .

En tout cas, ils se prennent quand même pas mal de coups et, malgré les armures, ils sont mis à mal par le Syndicat aux hommes de plus en plus nombreux. Par chance pour eux, les gens de Freetown sortent de nulle part pile au bon moment. Allez, c’est comme dans les séries, dis donc.

J’ai trouvé que l’écriture manquait vraiment de subtilité sur ce passage, avec les tirs qui s’arrêtent le temps que Mando explique ce qu’il se passait. En tout cas, l’arrivée des gens de Freetown change tout : sans surprise, ils n’ont pas apprécié la mort du Marshal et s’en prennent donc au Syndicat à leur tour. On ne va pas se laisser faire par un petit oppresseur.

En plus, les Power Rangers sont encore là eux aussi pour débarquer et venir en aide à Mando et Boba. Ce ne sont pas les seuls : la Bête dont j’ai oublié le nom n’est pas encore morte en fait. Elle a encore assez de forces pour rejoindre le Sanctuaire et se faire tirer dessus juste devant. Bon dieu, mais où est la subtilité dans tout ça ? Pourquoi bâcler un épisode final comme ça plutôt que de prendre le temps de nous fournir une vraie saison complète ?

Bon, toujours est -il que le Syndicat finit par se retirer face à tant d’alliés de Boba. Ouf ? Le répit est de courte durée avant que des droids en forme de gigantesques araignées ne débarquent au Sanctuaire. Comme ils sont protégés par de sacrés boucliers, les alliés de Boba se retrouvent mal en point. Contrairement à Boba et Mando.

Ils se sont pris plein de tirs dans la tronche, mais ils sont encore assez en forme pour s’en prendre à deux à ces gigantesques robots. Mando a bien l’idée d’utiliser son Dark Saber, mais même ça, ça ne suffit pas à percer le bouclier. Boba comprend alors qu’il a besoin de plus d’alliés, mais il n’en a plus. En théorie. En pratique, Fennec n’est pas dans le combat, et j’imagine que ce n’est pas pour rien. Si la qualité d’écriture n’est pas au rendez-vous, ce n’est heureusement pas le cas pour le reste : les effets spéciaux sont vraiment beaux… et les chorégraphies des acteurs parfaitement éclatées au sol. Putain, les effets de style des Power Rangers là, c’est n’importe quoi, ils sont bien trop dans l’excès.

En parallèle, chez notre garagiste préférée de Tatooine, un X-Wing arrive et ça la fait stresser comme tout… jusqu’à ce qu’elle découvre qu’à l’intérieur de celui-ci, il n’y a pas un officier, mais R2-D2 et Grogu. Pff. C’est tout mignon de voir Grogu comme ça avec son armure de Mandalorian, mais je ne suis pas convaincu par cette manière de gérer ce qui était le cliffhanger de saison d’une autre série. Après, c’est toujours un plus de retrouver ce Baby Yoda et de savoir qu’il va vivre sa meilleure vie sur Tatooine.

Le premier réflexe de la garagiste ? Se rendre en centre-ville pour retrouver Mando (comment sait-elle qu’il est là ? J’ai oublié quelque chose ?) et lui dire qu’elle a Grogu – même si très clairement le centre-ville est en pleine fusillade. Elle se pointe comme si de rien n’était en plein milieu de la scène d’action et elle semble surprise de découvrir les droids qui s’en prennent à Mando ? Au moins, elle lui ramène Grogu qui en profite pour faire un câlin à Mando.

Je suis un peu déçu qu’il lâche son entraînement de Jedi pour si peu, mais je suis sûr qu’il sera essentiel à la victoire de Mando. La garagiste aussi, apparemment. Bon, ils ont bien sûr un accident provoqué par le robot… et la bataille s’arrête soudainement quand on entend un grognement d’animal – un hurlement plutôt. Tout le monde regarde alors Godzilla en train de débarquer, mais ce n’est pas Godzilla, non, c’est le nouvel allié de Boba, l’énorme bête qu’il a appris à dresser.

Elle est capable de mettre à mal les droids et les boucliers, au moins. Mando en profite pour s’attaquer à l’un d’eux. Et au moment où il s’apprête à mourir tué par ce robot, devinez qui débarque ? Grogu évidemment. En vrai baby Yoda, il utilise la Force pour démanteler un peu plus le droid. Oh, il se prend un coup au passage, mais il est protégé par sa nouvelle cote de maille, alors tout va bien.

Les gentils peuvent gagner sur ce front, youpi. Il en reste un dernier, celui des Power Rangers. J’ai oublié d’en parler tellement je n’en ai rien à foutre d’eux. Ils sont coincés avec les habitants de Freetown derrière un mur… mais ça ne les arrête pas pour autant, avec l’héroïne rouge qui monte sur les toits pour faire diversion et utiliser un sniper contre les hommes du syndicat.

Cela est efficace un moment, et juste assez pour que Boba débarque à nouveau protéger ses amis. Cette fois, c’est à peu près sûr : la victoire est acquise pour Boba. On n’en doutait pas vraiment, hein, mais c’est chouette de la voir pour de vrai, alors qu’un dernier combat s’engage et blesse la bête increvable qu’il a dompté. Cette dernière a finalement l’intelligence de s’en prendre à l’œil rouge qui est clairement le cœur de la bestiole.

Hop, la voilà détruite. Il ne reste plus qu’à pourchasser les hommes de main du Syndicat qui prennent la fuite – histoire aussi que Peli, la garagiste, rencontre le secrétaire du maire et qu’ils se… draguent ? Chelou. La saison n’est pas encore tout à fait terminée : il reste à gérer le cas du représentant du Syndicat. Il débarque avec un lance flamme qui fait fuir la Bête de Boba, puisqu’il n’apprécie pas la chaleur et qu’il n’a plus Boba pour le diriger – Boba étant tombé de monture.

Nous pouvons donc en revenir à l’ambiance western de l’épisode précédent dans un face à face entre Boba et l’extraterrestre au chapeau noir. J’ai déjà dit que je n’aimais pas les westerns ? Je ne les aime pas, et en plus, Boba se fait avoir en étant moins rapide que le vieil alien. C’est problématique. Même son propre lance-flamme ne lui permet pas de prendre le dessus sur le méchant. Ce dernier reste bien trop bavard pour gagner, par contre, prenant encore le temps de s’écouter parler et de donner une « dernière leçon » à Boba. Celui-ci n’a donc aucun mal à se relever alors qu’il était sur le point de mourir.

Leçon numéro 1 pour tous les méchants : cessez de jacasser tout le temps là. Boba nous tue le représentant du Syndicat qui aurait pu être un bon méchant, mais n’aura pas tellement réussi à me convaincre. S’il s’en sort, il reste un problème, sa Bête, le Rancor, est en liberté dans la ville. Ce n’est pas terrible et ça fait pas mal de destruction de biens. Le Maire ne sera pas heureux je pense. Cela fait beaucoup d’effets spéciaux pour la série quand même, on se croirait devant un film, vraiment.

On se croirait aussi devant un épisode du Mandalorian, encore, quand c’est lui qui décide de faire face au Rancor, tout seul. Bon, il se fait bien victimiser par l’énorme bestiole, hein, ça va de soi, et ça donne des moments marrants où il est à deux doigts d’être son casse-croute et où il nous brûle la gorge du Rancor. Décidément, ils ont tous un lance-flamme à portée de main.

De toute manière, il n’y avait pas besoin de faire tout ça : il suffisait d’envoyer Grogu face au Rancor. Celui-ci s’endort rapidement quand la Force s’en mêle. Il est mignon comme tout ce Grogu dompteur de Rancor, mais j’ai toujours du mal avec sa démarche. Finalement, Grogu s’endort juste à côté du Rancor et tout est bien qui finit bien.

La saison n’est pas encore tout à fait terminée pour autant : il faut encore que l’on retrouve Fennec en train de mettre un terme définitif au Syndicat. La scène est sympathique et mène à un cliffhanger où Boba se retrouve à diriger la ville avec tous ses alliés. Tous ? Non. Comme le révèlele thème musical, on enchaîne sur le Mandalorian. Celui-ci quitte Tatooine avec Grogu à bord, et Grogu se comporte comme un enfant à vouloir que son papa de substitution mette les gaz dans l’espace.

Il y avait aussi une scène mid-générique, mais je vais être honnête, je n’ai pas trop compris qui était dans la cuve pour être régénéré, ni qui le surveillait. J’ai dû rater du fan-service.

EN BREF – La série a beau faire du fan service, elle est une déception en ce qui me concerne, peut-être aussi précisément par que je ne suis pas un fan absolu de la saga. On a surtout le problème qu’elle n’arrive pas à savoir ce qu’elle veut être et qu’elle se perd en permanence, d’abord dans les flashbacks, ensuite dans sa structure où nous passons deux épisodes sur sept sans le héros de la série, qui lui donne pourtant son nom. C’est abusé, tout simplement.

Cela n’a pas réussi à me convaincre, donc, et j’ai trouvé qu’en plus on terminait sur un épisode inévitablement brouillon, qui va à toute vitesse et ne parvient pas à rendre justice à la masse de fric qui est dépensé en effets spéciaux. C’est beau à voir, je ne dis pas, mais l’écriture n’a pas réussi à me satisfaire vraiment. Le seul point positif finalement, c’était de retrouver Grogu et Mando.

9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !

Euphoria – S02E05

Épisode 5 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Spoilers

La mère de Rue confronte enfin sa fille, car elle sait qu’elle se drogue à nouveau.

You are fucking dead to me.

Quel début incroyable et inattendu ? La mère de Rue prend enfin son rôle de mère en main et entre dans la confrontation avec Rue, et c’est exactement ce que j’espérais voir à un moment ou un autre dans la série. La dispute est brillamment jouée, et l’épisode commence par le point de vue de Gia, ce qui est plus qu’inattendu.

Il faut dire que la petite sœur est celle que Rue soupçonne immédiatement de l’avoir balancée à la mère, puisque c’est la seule techniquement au courant. Bon, il y aurait son parrain aussi, même si elle pense s’en être débarrassée. Cela dit, assez vite on apprend la vérité qui est toute autre : c’est donc finalement Jules qui a balancé Rue, et c’est encore plus grave que si ça avait été Gia aux yeux de Rue. J’adore Jules sur ce coup-là.

J’adore aussi l’interprétation de Zendaya et de l’actrice choisie pour jouer la mère. C’est assez exceptionnel, en vrai, parce que ça part vite en vrille. Rue comprend soudainement que sa mère a trouvé les pilules – et c’est terrible. C’est terrible, parce que Gia se met à culpabiliser de ne pas avoir compris, mais aussi parce que la mère a planqué les pilules. Inévitablement.

Elle a donc décidé de les planquer et pour une fois, l’intro est on ne peut plus linéaire avec une narration qui nous raconte vraiment toute la dispute, sans interruption. La confrontation est violente, avec une mère qui ne peut accepter que sa fille s’en prenne verbalement à elle, et encore moins qu’elle s’en prenne physiquement à elle.

Elle ne va pourtant pas avoir le choix, parce que même quand elle la vire de la chambre de Gia, ça se termine mal : Rue arrive quand même à défoncer une porte rien qu’avec son pied, d’abord, mais surtout avec sa tête. C’est une scène vraiment excellente, et j’ai mal pour elle. Le problème, c’est que Rue insiste pour savoir où sont les pilules parce qu’elle a peur pour sa vie, mais qu’elle paraît juste être une droguée comme une autre. Et la patience de la mère est assez hallucinante : elle ne répond pas à sa fille, elle la regarde détruire la maison, elle n’appelle ni les flics, ni l’hôpital, comme elle menace de le faire. A un moment donné, ça aurait pu être mal de le faire, pourtant, parce que Rue est un danger pour elle-même autant que pour sa famille.

La série nous prend alors par surprise : Jules est celle qui craque et indique à Rue où sont les pilules, à savoir au fond des toilettes. Oui, la surprise est là : Jules est présente dans la maison, et avec Elliot en plus. Bonjour la trahison pour Rue. Et pour nous !

Cela dit, ça fonctionne très bien, et l’aboiement que Rue balance à Jules – parce que franchement, c’est un aboiement – est glaçant. Je retrouve vraiment Zendaya telle que je l’adore dans cette scène, et le jeu des acteurs est au top à nouveau : Elliot et sa culpabilité silencieuse, Rue et sa colère instable, un coup froide, un coup excessive, Jules et ses pleurs quand Rue lui explique à peu près calmement qu’elle est morte à ses yeux.

Le plus surprenant avec cette scène d’ouverture n’est pas tellement dans sa longueur, mais dans sa brutalité. Il y a deux épisodes, Rue était quand même équilibrée malgré la drogue, mais là, d’un coup, on en revient à ce qui est probablement la pire période de sa vie et son point le plus bas dans la série. Cette pauvre Jules s’en prend donc plein la tronche, alors qu’Elliot regrette d’avoir dit quoique ce soit, parce qu’il ne reconnaît plus Rue. Il la préférait en train de se droguer et de faire la fête.

Perso, je la préfère encore quand elle s’énerve et qu’elle balance à Jules que tout est sa faute parce qu’elle l’a abandonnée au pire moment de sa vie. Dire que Jules est responsable, ce n’est quand même pas être tout à fait honnête avec elle-même, mais il y a du vrai dans ses mots, particulièrement quand elle explique que Jules est amoureuse du fait d’être aimée plus que de Rue. Il est sûr que Jules a du mal à l’aimer comme il faut, mais tout de même.

En tout cas, cette trahison finit par calmer Rue qui accepte alors d’être emmenée à l’hôpital. Gia se charge de la valise et Elliot est témoin de son départ pour l’hôpital. Il ne dit rien, ne bouge pas, et je trouve ça presque pire que le reste. Il a bien fait de parler, mais il devrait en profiter pour être mis lui aussi face à ses problèmes.

Rue ? Elle continue de toute évidence de vouloir faire mal à sa famille, puisqu’elle leur balance qu’elle est retombée dans la drogue dès sa sortie du centre de désintoxication. Le problème, c’est que la mère en profite pour dire à Rue que c’est exactement là qu’elle compte la ramener. Rue avait accepté d’aller aux urgences, mais pas de retourner en cure. La vérité continue alors de sortir de la bouche de Rue, avec bien des difficultés d’écoute en face. Gia entend tout et la violence psychologique doit être énorme.

Ce n’est que le début par contre, parce que la scène suivante est pire encore : Rue sort de la voiture sans prévenir pour ne pas avoir à retourner au centre. Elle s’échappe en plein centre-ville, alors que de nombreuses voitures passent, à grande vitesse, et manquent de l’écraser de vraiment peu. Pauvre Gia qui voit tout ça.

Où Rue peut-elle se rendre dans cet état ? Chez Fez, bien évidemment. Je n’attendais pas autre chose de sa part, mais la pauvre se retrouve alors face à une porte fermée. Ouf. C’est le moment où on peut enfin reprendre son souffle dans ce début d’épisode qui était tellement fluide et précipité qu’on a jamais pu le faire avant. D’habitude, c’est parce qu’on passe trop vite d’un personnage à l’autre que ça nous arrive. Cette fois-ci, c’est parce que la narration est parfaitement linéaire. C’est amusant tout de même.

Rue est tellement paumée cette fois, en plus, qu’elle ne prend même pas le temps de nous raconter ce qu’il se passe en voix off. Cela donne presque l’impression d’être devant une autre série. Bon, Fez ne lui répondant pas, Rue n’a d’autres choix que de se rendre ailleurs, surtout qu’elle cherche toujours de quoi se droguer. Sa destination est alors… la maison de Lexi, sa meilleure amie d’enfance.

Cela se tient et ça lui permet de croiser Maddie, Kat, Cassie ou la mère de Cassie et Lexi. Celle-ci est loin d’être naïve ; Lexi comprend bien sûr ce qu’il se passe elle aussi et c’est sans surprise que Rue se retrouve face à une intervention quelques minutes plus tard.

Sa mère est là, mais Cassie aussi. C’est la pire des idées : Cassie essaie d’aider dans l’intervention, mais ça se retourne contre elle quand Rue lui demande le plus naturellement du monde depuis combien de temps elle couche avec Nate. Voilà qui est fait. Le problème, c’est que la question est posée devant Madison et que Cassie est une horrible menteuse. La réaction de Lexi est hyper révélatrice, elle aussi, parce qu’elle recolle enfin les morceaux de tout ce qu’elle observait sans comprendre.

Maddison est alors légitimement celle qui s’énerve. Rue est brillante : c’était évident que ça finirait comme ça. Je ne sais pas si elle était en état d’envisager un vrai plan car elle est clairement en manque à chercher des médocs dans l’armoire à pharmacie de cette barraque, mais… en tout cas, ça fonctionne. Madison s’énerve et ça dévie l’intervention, puisque Cassie lui ment bien sûr quand elle affirme que tout n’est que mensonge de la part de Rue.

Pas un instant Cassie ne dévie son discours, mais c’est encore sans compter sur Rue : Madison lui demande tout simplement à quel moment elle a vu Cassie monter dans la voiture de Nate pour l’embrasser. Rue répond en plus, et dans le mouvement de panique que cette réponse provoque, avec Madison fonçant droit sur Cassie qui s’enfuie par l’escalier où était Rue, eh bien, Rue s’enfuit.

Elle se rend alors chez Fez et utilise la même technique que chez Lexi : elle demande à utiliser les toilettes pour fouiller la maison et y trouver de la drogue. Ce n’est pas si évident que ça, étonnamment, et quand elle y parvient enfin, eh bien, Fez lui tombe dessus. Il n’est pas complètement stupide, hein. Même si Rue essaie de négocier, et même si elle se montre violente avec lui, Fez n’hésite pas à la virer de chez lui.

Par conséquent, elle n’a vraiment plus nulle part où aller. Ce n’est pas ça qui l’arrête pour autant : elle entre par effraction dans une maison au pif, et elle réussit à voler tout un tas de bijoux et à percer le code secret de débutant du coffre-fort. Oh, elle fait tout ça seulement après avoir réussi à apprivoiser le chien, ce qui ne lui prend pas longtemps… mais ça ne prend pas non plus très longtemps aux propriétaires de revenir. Elle a beau se cacher sous le lit, ils la retrouvent dès qu’ils constatent le vol, parce qu’elle se planque à côté du coffre avec le flingue. C’est problématique.

Elle n’a d’autres choix que de s’enfuir à nouveau, et le pire, c’est qu’elle y arrive alors qu’elle ne ferait pourtant pas le poids face au couple chez qui elle est. Par chance pour elle, ils ont plus peur d’elle qu’autre chose, et je les comprends.

Rue tombe ensuite, par malchance cette fois, sur une voiture de flics qui sent bien qu’elle est louche et que quelque chose ne va pas avec elle. Elle vomit devant eux, et ça lance aussitôt une grosse course poursuite. Allégée après avoir vomi, elle a toute l’énergie qu’il faut pour se lancer dans une improbable et interminable course poursuite avec les flics, course qui la ramène à risquer sa vie pour de vrai quand elle traverse une grande route.

Un accident plus tard, Rue est toujours en vie et peut continuer de courir, coursée à présent par de nouveaux flics. Escaladant tous les murs qu’elle trouve pour s’enfuir, elle détruit alors le buffet d’une super fête et ça fait vraiment de la peine pour des gens qui n’ont rien demandé. La course poursuite est assez prenante et vachement intéressante à voir, mais je peux accélérer la critique, je pense, parce qu’autant la scène coupe le souffle, autant il n’y a pas grand intérêt à la résumer. Rue ne regarde pas où elle saute, par contre, ce qui fait qu’elle tombe dans des cactus, d’abord, puis sur une table basse en verre. Aïe. J’ai tellement mal pour elle

La course est interminable, elle entre par effraction, provoque des accidents, parvient à semer des flics en se cachant dans une poubelle… Bordel, ils doivent avoir tellement de motifs pour l’arrêter à ce stade. Elle est en train de déconner sévère. La saison 3 sera la suite d’Orange is the new black à ce stade. En plus, elle n’a toujours pas trouvé de quoi se droguer. Et moi, je trouve que les flics ne sont pas malins de ne pas vérifier les poubelles.

Elle est quand même hyper sportive pour une droguée. Moi, y a longtemps que j’aurais été arrêté à sa place. En même temps, je ne risque pas d’être à sa place, parce que je ne me drogue pas. Par contre, je pense qu’elle a la pire des idées ensuite : elle se rend chez sa dealer.

Celle-ci reste fidèle à elle-même et ne s’énerve pas. Elle explique même qu’elle est heureuse de la voir, mais pas ravie de savoir que Rue lui ment. Elle n’est pas stupide : bien sûr qu’elle voit que Rue lui ment quand elle assure avoir été sobre. J’aime beaucoup l’actrice et son ton très posé, mais j’avoue que je suis un peu frustré par ce choix de Rue de débarquer chez elle. C’est clairement une très mauvaise idée : la dealer n’en a rien à faire d’elle, elle n’a rien pour l’aider et elle veut du cash. En attendant de l’avoir, elle lui fait une petite leçon sur les ravages des opioïdes – comme si Rue en avait quoique ce soit à faire à ce stade.

La série nous révèle aussi une étrange porte avec un cadenas qui est inquiétant, pendant que le speech de la dealer vire à autre chose de moins ravissant pour Rue : évidemment, elle se retrouve à devoir envisager la prostitution, alors que la dealer se montre toute gentille avec elle et s’occupe d’elle, prévoyant de la piquer avec de la morphine ensuite, prétextant ne pas avoir de pilule à lui donner. Oh. CRAP. Tout ça va vraiment mal se terminer – et ça le pourrait déjà.

Rue explique ainsi qu’elle a envie de mourir et qu’elle est prête à prendre tout ce que la dealer voudra bien lui donner. Y compris de la drogue injectée par piqure. Oh. C’est terrible. La dealer est si douce avec elle, en apparence, mais elle est horrible à la manipuler comme ça. Elle révèle même qu’elle avait déjà prévu d’avoir Rue dans sa vie pour un moment dès le premier coup d’œil. Cela ne m’étonne pas, mais vraiment cette nouvelle année n’est pas exceptionnelle pour Rue.

Dès qu’elle a de la drogue, en revanche, on retrouve la narration éclatée de la série, avec un souvenir de bain d’enfance et un autre de l’enterrement de son père, et un autre de la naissance de Gia, et oui, c’est triste. Ce n’est pas le pire, cependant. Le pire, c’est le réveil de Rue : que son père lui manque et que ça justifie sa prise de drogue, c’est un peu gros, mais ce n’est pas nouveau. Qu’elle se réveille dans le repaire d’une dealer qui garde prisonnière des gens qu’elle veut prostituer, c’est nouveau par contre.

La scène est stressante et flippante, avec une Rue qui cherche à s’enfuir par tous les moyens, mais se rend compte que les fenêtres sont cadenassées et la porte fermée elle aussi. Pourtant, tout le monde est tellement défoncé dans ce squat qu’elle réussit à s’enfuir par la fenêtre d’une salle de bain à l’étage, gardée par un type à moitié à poil face auquel elle n’aurait pas fait le poids.

Oui, oui, Rue réussit à s’enfuir. C’est un soulagement… et une horreur malgré tout, parce que je ne vois pas trop où elle compte aller ensuite. L’épisode se termine par la porte de chez elle qui s’ouvre, avec la mère qui demande si c’est elle, mais ça me paraît trop simple pour que ce soit le cas. Quant au générique de fin, il nous ramène à l’annulation sauvage de Veronica Mars, et ça, ce n’est pas cool du tout.