Station 19 – S05E11


Épisode 11 – The Little Things You Do Together – 15/20
C’est toujours un plaisir de retrouver les personnages de cette série et de voir le soin qui est apporté aux relations entre eux. Je trouve que la psychologie proposée pour chacun est efficace et que les relations montrées dans l’épisode fonctionnent, même si certaines se dirigent vers des twists que je n’aime pas et qu’on avait vu déjà venir dans l’épisode précédent.

Spoilers

Il est temps pour Vic d’avorter, pour Travis de se confronter à ce qu’il fait subir à son mec et pour Andy de prendre conscience de sa responsabilité dans tout ce qui lui arrive.


You’re not a horrible person.

Il est largement temps pour moi de me remettre devant des séries, et quoi de mieux que celle-ci pour remettre le pied à l’étrier ? Je suis sûr de la qualité de ce que je vais voir, au moins ! Et ça commence bien, avec une scène qui réunit mes personnages préférés, à savoir Travis et Vic. Ces deux-là sont toujours trop co-dépendants et proches pour le bien des relations amoureuses qu’ils essaient d’entretenir. Clairement, ça pose un problème à Emmett.

Ce n’est pas bien subtil dans la manière de nous introduire ce problème, avec Travis qui ignore son mec et ne supporte pas d’être seul avec lui alors qu’Emmett fait tout pour attirer son attention. Le pauvre.

Oh, son attention, il va finir par l’avoir de manière complètement inattendue : Travis est appelé sur une intervention Crisis One et a affaire à un homme qui veut se cramer parce que sa femme n’est plus amoureuse de lui. L’intrigue est intéressante pour le coup, avec un type qui n’hésite pas à se renverser de l’essence sur lui. Et ça marche surtout parce que Travis prend conscience du mal qu’il fait à Emmett en voyant comment cet inconnu va mal – au point de se foutre le feu, donc.

C’est une intrigue qui fonctionne bien, parce que l’inconnu va jusqu’à allumer le briquet même si les pompiers sont prêts à intervenir et qu’il doit bien savoir qu’il ne mourra pas. En attendant, ça donne la possibilité à Travis de prendre conscience qu’il fait de la merde et de l’avouer à voix haute. Il l’avoue devant Emmett, donc, reconnaissant qu’il ne laisse pas l’espace à son copain de travailler leur relation… mais il fait aussi devant Maya, Sullivan, Andy, le monde entier quoi. Vraiment, galère cette caserne et la vie privée.

En tout cas, le type décide de se cramer devant Travis, ça devrait lui faire un électrochoc. En attendant, c’est Emmett qui en a un et refuse de parler à Travis pour le reste de l’épisode.

De son côté, Vic a beaucoup à faire. Elle est toujours en pleine galère avec son avortement. L’épisode précédent semblait suggérer qu’elle voulait prendre son médicament directement dans l’ex maison de Miller, mais non, ce n’est pas comme ça que cela se passe. Je suis plutôt satisfait que l’épisode ne soit pas trop timide sur le sujet.

On voit vraiment l’avortement cette fois, avec Carina qui accompagne Vic à l’hôpital en lui expliquant la procédure, avec des médicaments à prendre et tout. On la voit prendre ses pilules et ça me paraît plutôt important de nous rappeler que cette méthode existe, car on est rarement en mesure de la voir à la télévision.

Par contre, j’ai tout de même une frustration : Theo est de retour dans la vie de Vic avec cet épisode, et il est au courant qu’elle est en train d’avorter. Si le voir la soutenir est une intrigue particulièrement géniale, c’est hyper énervant de ne pas avoir eu la scène où il apprend la grossesse de Vic. Concrètement, ça donne même l’impression d’avoir raté un épisode.

L’avantage, c’est que l’épisode le fait avec l’intention de nous montrer à quel point Theo galère avec Vic : elle n’arrête pas de le laisser de côté et de le repousser, et ça ne lui fait pas du bien. Theo fait tout ce qu’il peut pour être avec elle, pour être un soutien, pour l’accompagner dans une démarche difficile… mais elle, elle continue de vouloir tout faire toute seule.

Inévitablement, ça finit par péter. Le conflit ne peut pas plus mal tomber par contre : il lui en veut de prendre une pilule sans lui, une fois chez elle, alors qu’il voulait être là pour elle. La colère est plutôt froide chez lui, mais ça leur permet au moins de communiquer. En effet, Theo finit par lui révéler qu’il a des sentiments sur cet avortement : il ne voulait pas qu’elle le garde, évidemment, mais il pense tout de même qu’elle fera une bonne mère, avant de révéler que sa propre mère a subi une procédure d’avortement.

Bien sûr, à l’époque, l’avortement n’était pas si bien vu à l’époque et ça a posé problème à sa mère qui culpabilise encore. Tout ça n’est jamais qu’une manière de passer le temps en attendant le moment où Vic avortera. C’est assez violent, parce que Carina décrit ça comme des règles importantes, mais Vic ne semble pas le ressentir comme ça. Malgré tout, Théo reste là pour la rassurer et pour être présent comme il peut pour l’accompagner dans sa douleur.

Il est mignon comme tout, chante effectivement super mal quand elle lui demande et a lu des livres qui l’aide à faire face à ce qu’il se passe. J’ai aimé voir ce couple fonctionner ensemble et faire face à ce moment si difficile. Il y a sûrement quelques petits problèmes de représentation dans l’affaire, mais je trouve que ça marche pour quelqu’un comme moi qui n’y connaît pas grand-chose. Et puis, une fois de plus, la série fonctionne pour la communication entre les personnages.

Théo s’occupe bien de Vic et lui apporte toute l’aide qu’il peut, ce qui est plutôt positif et permet à Vic de prendre conscience que son problème n’était pas avec Theo, mais plutôt avec la vie elle-même. Elle n’aime plus tellement sa vie, la mort de Miller lui a réactivé son deuil de Lucas, mais aussi celui de sa grand-mère, et de son prof de théâtre et… maintenant, elle se retrouve en deuil de ce quelque chose qu’elle ne voulait pas.

Je ne sais pas trop à quel point cette scène est crédible, parce que ça me paraît trouver trop d’excuses au personnage, mais c’est une belle performance de l’actrice en tout cas. Et j’aime la conclusion de l’épisode avec un « je t’aime » échangé entre les personnages.

Pendant ce temps, Sullivan passe du bon temps avec… sa nouvelle cheffe. Ils ont un comportement qu’on nous dit amical, mais qui est 100% romantique aux yeux du monde entier. Ils se prétendent une amitié qui n’a rien d’amical, et ils sont surpris par un Beckett on ne peut plus cliché avec toutes ses bouteilles de vodka en main.

Il est clairement en train de sombrer dans un alcoolisme hyper visible : on le retrouve avec une gueule de bois au boulot ensuite. Ben essaie de le convaincre qu’il peut reprendre le boulot, Andy passe dans son bureau aussi parce qu’elle travaille de nouveau à la 19 pour remplacer Vic qui ne peut évidemment être présente.

Cela fait du bien de la voir de retour dans sa caserne. Je ne sais pas si ce qu’elle pense, elle, par contre : elle a affaire à un chef avec qui elle a couché, à Jack qui la nargue sur le sujet et à Maya qui est énervée pour l’épisode après une conversation avec Carina le matin même. Ben oui, il est temps de choisir un donneur, et ça l’énerve qu’elles n’arrivent pas à se mettre d’accord. Le fond du problème semble toutefois être qu’elle est frustrée vis-à-vis de ce futur enfant avec un inconnu.

Et Maya en arrive à demander à Carina que le donneur qu’elles choisiront soit quelqu’un de leur entourage. Allez, ça va finir en Jack, à nouveau.

Pour en revenir à Beckett, le problème d’alcoolisme est de plus en plus visible, et je ne vois pas comment Maya peut ne pas capter ce qu’il se passe quand Robert lui demande de décrire la procédure face à ce problème quand Beckett, lui, demande ce qu’il en est des faveurs sexuelles d’un pompier obtenant une promotion. Abusé comme Maya passe pour une conne là.

Ce n’est pas la pire pour cet épisode, après. Mon vrai problème est avec Ben, je crois, parce que je décroche de son intrigue et ses excuses en fin d’épisode par rapport à son impulsivité là… Flemme. Pour le coup, même Beckett me paraissait plus intéressant à demander une trêve dans ce conflit avec Sullivan en y ajoutant des menaces voilées. Par contre, que Robert demande ensuite conseil à Richard, c’est logique ; mais on est d’accord que le conseil de Richard de l’aider à gérer son alcoolisme sans le dénoncer, c’est du grand n’importe quoi ??

De manière totalement inattendue, j’ai adoré le personnage d’Andy dans cet épisode, autrement. Elle semble enfin prendre conscience de toute la merde qu’elle a pu faire depuis quelques saisons, son amitié avec Jack (qui drague la nourrice de Pru ??) fonctionne et elle semble prête à prendre de bonnes décisions. Cela ne pourra pas durer, je ne me fais pas d’illusion, mais ça fait du bien de temps en temps, tout de même.

 

NCIS S19E14 (express)

Épisode 14 – First Steps – 14/20
Comme prévu, on laisse de côté ce qui pourrait être un fil rouge intéressant cette semaine. Pour autant, ce n’est pas désagréable de voir la série s’intéresser à un personnage sous un angle légèrement différent. La relève est déjà assurée si besoin est dans quelques saisons pour un reboot après annulation. OK, je suis un peu dans l’abus, je reconnais, mais cet épisode m’a rappelé les débuts de la série, en fait ?

Spoilers

La fille de Leon Vance débarque au NCIS pour mener sa première enquête.

Oh bordel, que c’était lourd de voir le personnage de Leon agir comme ça avec sa fille. Mec, bordel, tu l’élèves pour qu’elle devienne une agent du NCIS et tu ne veux pas la voie en danger ? Je ne sais pas, tu t’es pas dit à un moment qu’il y avait un souci dans la manière dont tu l’élevais ?

Bon, l’épisode ne mettait vraiment pas Leon en valeur pour le coup, mais ce n’est pas grave, j’ai adoré le personnage de Kayla. La fille qui s’impose envers et contre tous, qui est impatiente de découvrir le terrain, qui trouve les meurtres fun et qui ne respecte pas les ordres… ça avait un côté rafraîchissant pour la série. En fait, par certains aspects, ça m’a rappelé certains bons côtés de Tony dans les premières saisons. La série a perdu en fun et en vitamines avec le temps – peut-être aussi parce qu’Abby continue de manquer.

C’est fou qu’après autant de temps un seul épisode me fasse regretter des personnages et des situations que je pensais avoir oublié depuis un moment. Je ne sais pas pourquoi cet épisode en particulier m’a fait penser à tout ça, mais c’est le cas, alors autant parler.

Du côté de l’intrigue, c’était bien plus classique en revanche, avec des méchants qui étaient soporifiques comme jamais et un début d’épisode qui se prenait pour un mauvais volet de Grey’s Anatomy. Le coup du patch qu’on retrouve au sol, c’était un peu gros ; le médecin criminel qui vient d’empoisonner le suspect numéro 1 est vraiment grillé aussi ; le directeur qui empêche sa fille d’aller sur le terrain, puis qui l’y autorise juste pour la voir être mise en danger… Eh, vraiment, on n’est pas sur du super original.

Bon, tant pis, ça arrive, et on n’était pas là pour l’enquête, mais une fois de plus pour les personnages. Cela fonctionne toujours mieux sur moi quand c’est le cas. C’était inintéressant quand il s’agissait de Parker (et genre il propose à son boss de faire un truc totalement illégal juste parce que « eh, elle fait partie de notre équipe » alors qu’il a eu genre trois échanges avec elle dans l’épisode ???), mais ça marchait bien pour développer davantage Leon et… Nick.

Avec le départ de Bishop, j’ai l’impression que les scénaristes ont décidé de se concentrer davantage sur lui et que désormais, j’ai vu plus d’épisodes centrés sur lui que sur les saisons précédentes réunies. Ce n’est pas du tout un défaut, par contre, parce que l’évolution du personnage est intéressante. Elle est soulignée de manière un peu grossière par Knight qui est pourtant celle qui le connaît le moins : il agit désormais en papa de substitution pour les filles de ses collègues, et ça lui va bien.

J’ai bien aimé le voir agir en tuteur pour Kayla et j’espère que nous aurons d’autres occasions  de le voir dans ce rôle de protecteur et guide. Bon, après, je n’ai pas compris pourquoi il n’est pas entré dans le jeu du ravisseur au moment où il allait kidnapper la fille du directeur du NCIS, mais soit, il a son égo le petit après tout.

Dans l’ensemble, c’était donc un bon épisode de la série. C’est divertissant, ça ne bouleversera pas sur du long terme la formule de la série et en attendant, on a un épisode qui sort de la routine grâce à la présence d’une bleue. Au risque de me répéter sur une critique pourtant plus courte que d’habitude, c’est vraiment quelque chose qui manquait et qui rappelle les premières saisons. Qu’elle revienne au plus vite, car elle a sublimé quelques personnages.

Walker – S02E10 (express)

Épisode 10 – Nudge – 16/20
Voilà un épisode qui me plaît beaucoup pour ce qu’il réussit à mettre en place très rapidement. Je ne m’attendais pas du tout à aimer autant. C’est très cliché, mais ça m’a malgré tout pris par surprise et ça permet de relancer la saison vers de nouveaux horizons. Il était temps que ça arrive, même si le fil rouge est encore un peu trop négligé à mon goût.

Spoilers

Cordell mène l’enquête sur un usurpateur d’identité qui va le faire croiser la route d’une certaine Cassie.

Vous voyez un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Il est probablement plus délicat que les scénaristes de la série avec cet épisode qui nous introduit évidemment une remplaçante au personnage de Micki. Il était probablement temps que ça se fasse : on a eu le temps de se faire à son absence, mais on sent bien qu’il manque encore quelque chose à la dynamique globale pour que ça redevienne intéressant. Et moi qui m’était dit que j’allais probablement détester sa remplaçante… eh bien, j’ai beaucoup aimé !

Dès le début de l’épisode, on nous dit évidemment que Cordell se sent seul, même si ça sort de nulle part, et on sent bien vers quoi on se dirige. Cependant, je m’attendais vraiment à ce qu’on lui propose de faire équipe avec une personne avant qu’il ne tombe sur la remplaçante de Micki. Et pourtant, après cet épisode, je n’ai aucun doute : j’ai envie que Cassie soit là pour rester ; et pour rester longtemps, en plus.

Le personnage amène des idées intéressantes pour la série : elle a un partenaire qui a disparu, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin pour la série, car ça ajoute une dimension en fil rouge. Cela devrait être réglé d’ici la fin de saison, mais en attendant, le mystère demeure à la fin de l’épisode et est prenant. J’aime particulièrement l’idée que ça reviendra au moment où on ne s’y attendra plus et que le personnage de Cassie ne sera par conséquent pas tout à fait plat.

Ce mystère restera quelque chose qui fait qu’elle risque de claquer entre les doigts de Cordell à tout moment, et c’est très bien comme ça. Ceci étant dit, son introduction est donc particulièrement lourde : elle prend Cordell pour un criminel et le fait entrer dans le coffre d’une voiture volée, ce qui n’a pas beaucoup de sens pour une ranger en arrêt, mais bon. Chapeau bas à Jared qui arrive à rentrer dans le coffre d’une voiture malgré sa taille – ça m’a fait rire.

Le choix qui est fait est donc de nous montrer deux personnages qui se tapent sur les nerfs, mais qui vont faire équipe bien malgré eux pour résoudre efficacement une enquête. Comme le précise James en fin d’épisode, il est évident qu’ils sont faits pour travailler ensemble dès qu’elle l’électrocute un coup, mais ce n’est évident que pour les personnages d’une série et pour nous téléspectateurs. Dans la vraie vie, ce serait terrifiant de voir une équipe comme celle-ci mener une enquête.

Bref, je me perds totalement dans cette critique, mais la dynamique entre eux a réussi à me plaire jusqu’au bout de l’épisode. Pourtant, Dieu sait que ça n’a aucun sens de voir Cassie débarquer au ranch pour se renseigner sur le partenaire dont elle ne veut théoriquement pas. Au moins, elle s’impose encore plus vite dans la série et la famille Walker que ne l’avait fait Micki comme ça.

Il en va de même pour sa manière de s’imposer dans la vie de son nouveau partenaire, d’ailleurs. Les scénaristes profitent en effet de son arrivée pour faire avancer ENFIN l’intrigue avec Geri. Bien sûr, je ne fais toujours pas confiance à 100% à celle-ci, même si bon, depuis le temps, je devrais m’y faire et me dire que j’ai tort. En attendant, Cordell lui fait bien confiance lui, et il a fort envie de faire un bout de chemin avec elle. Cela tombe bien : elle est enfin prête à avancer dans son deuil d’après ce qu’elle dit à son groupe de paroles ; et lui, il est sur le point de commencer un nouveau chapitre de sa vie. Le fait que Geri et Cassie se rencontrent brièvement dans l’épisode permet de diluer tout de suite un possible triangle amoureux qui serait chiant à mourir (et j’espère qu’ils ne s’aventureront jamais sur cette piste) et offre une voie royale à Cassie pour dire à Cordell d’assumer enfin ses sentiments pour Geri.

C’est ainsi que dans la dernière scène de l’épisode les deux personnages s’embrassent à pleine bouche, yeah. Par contre, soyons honnêtes, ce cliffhanger n’a pas beaucoup de logique du côté du montage : c’était super étrange d’avoir cette dernière scène juste après ce qui semblait être le vrai cliffhanger de l’épisode. En effet, on nous vend une histoire super chiante de terrain occupé probablement illégalement par les Walker. Voilà donc la discorde familiale qui avait probablement éclaté il y a quelques années et qui avait mené au meurtre dont on nous rabâche l’existence à chaque épisode.

Après, je ne vais pas mentir non plus sur le fait que j’ai aimé Abby dans l’épisode pour une fois. C’est peut-être parce qu’elle est remise à sa place pour une fois qu’elle était plus appréciable. Et en même temps, les scénaristes trouvent encore un moyen de la glorifier quand elle agit soi-disant en enquêtrice en dévoilant l’identité de Cassie. Y a zéro difficulté à deviner que la nana mène son enquête sur Cordell sérieusement.

Bon, bref, je pars trop sur le négatif, ça y est ; mais l’épisode était vraiment plus divertissant que ce à quoi je m’attendais et j’aime déjà beaucoup le personnage de Cassie. Un plaisir !


Grey’s Anatomy – S18E10

Épisode 10 – Living in a House Divided – 16/20
J’ai eu tendance à dire que la série tournait en rond ces derniers temps et je continue de le penser, mais face à ce genre d’épisode, je me rends compte aussi que je n’ai vraiment pas envie qu’elle s’arrête pour la qualité d’écriture de certains personnages et de certaines scènes. Dans les deux cas, la série sait se rendre unique et prendre la liberté de mettre en scène ce qu’on ne voit nulle part ailleurs alors qu’il faut en parler. L’avantage d’être un mastodonte de la télévision américaine, j’imagine.

Spoilers

Une réunion est mise en place à l’hôpital pour examiner ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire de Levi pour que ça se termine si mal.


It was an unanticipated repercussion.

Je détestais déjà les M&M’s mais savoir qu’il y a un monde dans lequel ça veut Morbidité et Mortalité, ça n’aide pas. Il s’agit de réunions où les médecins se réunissent pour faire le point sur des opérations s’étant mal déroulées, et il y en a justement eu une tout récemment avec ce qu’il s’est déroulé dans le bloc de Levi. Ou plutôt, le bloc de Richard confié à Levi, c’est justement le problème. Levi se retrouve responsable de la mort d’un patient dont il était fan – et ça ajoute au drama le concernant.

D’ailleurs, c’est un peu ce qui rendait ce twist prévisible. Meredith ne peut assister à la réunion malheureusement, mais elle demande tout de même à Bailey d’y aller mollo avec Levi… sauf que celui-ci ne vient même pas assister à la réunion au départ, laissant Helm gérer tout le monde lui demandant où il est. Il arrive avec un retard certain et remarqué, et il n’a clairement pas dormi depuis la fin de son opération. On le voit débarquer comme on l’a rarement vu : pas rasé, fatigué, déprimé, au bout de sa vie. Bon, cela dit, celui qui est vraiment au bout de sa vie, c’est son patient et son podcasteur préféré, donc bon, ça fait beaucoup.

J’ai de la peine pour Levi. J’aime ce personnage, mais il a fait une connerie, alors c’est important pour lui d’en passer par là pour avancer. La réunion ressemble toutefois à un tribunal et il finit par craquer sous la pression, se rappelant ce qu’il vient de se passer. Certes, personne n’ose lui poser de questions vu son état et certes, Helm essaie de l’aider un maximum, mais il craque et s’enfuit en courant, tout de même suivi par Nico.

Il y a eu une époque pas si lointaine où Nico n’en aurait rien eu à foutre de lui – on progresse. Si eux deux progressent dans leur couple, l’épisode progresse vers un autre point très attendu : la méthode Weber est mise à mal. C’est Dr Lin la première à la remettre en question publiquement, et ça semble choquer Miranda alors même qu’elle est celle qui met Richard au micro. C’est un peu évident que ça tournerait au tribunal tout ça.

Le pire, c’est que les attaques viennent de Lin, d’accord, mais aussi de Maggie. Elle n’était pas là lors de la mise en place de la méthode, et elle ne comprend pas comment ça a pu se mettre en place – n’en déplaise à Winston. La scène est intéressante et montre à quel point la série est parfois en roue libre par rapport aux vraies pratiques d’un hôpital, tout en nous montrant que Winston et Maggie en sont encore au stade où ils apprennent à se connaître après un mariage précipité.

Face à tout ça, Catherine décide finalement que la méthode Weber est entre les mains de Bailey. Miranda décide donc de se reposer à 100% sur Meredith – elle n’a pas le temps de tout gérer vu la situation et la fuite des chirurgiens.

Cela donne une bonne excuse pour que Meredith fasse appel à son mec, lui file du boulot et nous ramène un nouveau chirurgien dans le tas. Est-ce que c’est pour ça qu’ils ont dégagé Hayes ? Je suis vraiment dégoûté par ce choix du personnage et je suis heureux de voir que l’acteur est encore là pour cet épisode. Il a même le temps de croiser Meredith, et c’était important pour l’arc du personnage d’Hayes d’avoir cette scène.

Il a en effet l’occasion de la remercier pour sa compréhension et pour l’aide qu’elle lui a apportée. En parallèle, Teddy essaie désespérément de comprendre ce qu’il s’est passé dans la voiture – et c’est en vain parce qu’Owen refuse de lui expliquer et que Hayes l’évite autant que possible. Elle le rattrape toutefois sur le parking… pour rien, là aussi. Il se contente de généralités quand il lui parle, mais j’aime au moins que la série prenne le temps de lui faire dire au revoir à certains personnages. J’aimerais quand même qu’il reste un peu plus longtemps que ça dans la série.

Ce n’est pas ce qui semble être dans les plans pour cet épisode, puisqu’à la place, on a simplement Teddy qui comprend par elle-même le problème à force de fliquer Owen. Si Megan lui conseille de faire confiance à son mari, parce qu’elle sait bien que le caractère d’Owen est toujours de faire le bien et de faire passer sa famille en premier, Teddy prend en effet la décision de suivre la femme d’un des patients d’Owen qui récupère un médicament dans la voiture d’Owen. Oups. Le cliffhanger fait qu’on devrait avancer plus vite dans cette intrigue ensuite.

Pour en revenir au M&M et surtout au procès de la Méthode Weber, l’épisode prend le temps de nous proposer des scènes utiles, comme ce moment où Maggie vient voir Richard. Ce dernier lui en veut énormément de son attaque pendant la réunion et il est… clairement en tort ?

Bordel, pour une fois que j’aime Maggie, il faut qu’il se mette à lui hurler dessus et lui reprocher ses absences ? C’est du grand n’importe quoi sur ce coup-là. J’ai tout de fois trouvé intéressant les scènes sur lesquelles ça débouche : Maggie vient voir Meredith pour la prévenir que Richard se sent abandonné et… c’est plutôt logique et bien amené.

Cela nous permet d’avoir ENFIN des scènes avec les trois sœurs ensemble. La série a trop oublié les relations entre Maggie, Amelia et Meredith dernièrement et ça se sent énormément dans cet épisode. Elles se réunissent pour soutenir Richard, mais aussi pour croiser Nick. C’était vraiment sympa d’avoir les sœurs de Meredith qui rencontrent enfin Nick et ça lui permet d’avoir sa place dans sa série aussi.

Malheureusement pour lui, il n’est pas encore prêt à quitter son Minnesota et Meredith a bien l’intention de rester un peu plus longtemps à Seattle. Elle a bien raison : elle est complètement à l’ouest sur ce qui est en train de se dérouler à l’hôpital et cela ne met pas (encore) en péril sa relation, alors tout va bien. Tout va bien aussi avec Richard en fin d’épisode : il reconnaît qu’il n’aurait pas dû compter sur Catherine pour faire passer en force sa méthode et il comprend que Bailey souhaite y mettre un terme décisif.

Je préférais l’approche de Meredith, qui était que la méthode pouvait être efficace sur des procédures routinières moins problématiques, mais clairement, je n’aimerais pas être un patient subissant les conséquences de cette méthode. A priori, je n’ai pas envie non plus d’être un médecin la subissant : Levi est ravagé au point de retourner chez sa mère et envoyer bouler Nico (bon, ça, c’est plutôt un bon point, mais ce n’est pas perçu comme tel par les scénaristes), Helm est dévastée elle aussi. J’ai aimé que les scénaristes prennent le temps de faire le tour du personnage d’Helm également, en lui offrant une scène nécessaire avec Bailey pour avancer. Dans l’ensemble, les conséquences de cette intrigue sont bien écrites, surtout que ça nous ramène aussi à l’erreur de Maggie ayant tué par accident et excès de confiance la nièce de Richard. Tout ça était bien écrit.

Autrement, on repart sur Jo et Linc qui couchent donc ensemble, et ils trouvent ça fun – ou du moins, lui, il trouve ça fun. Elle a l’air moins convaincu par le choix de l’adjectif, bizarrement. La pauvre. On sent qu’elle est mise mal à l’aise par ce qu’elle a pourtant provoqué, mais c’est peut-être aussi parce qu’une fois au travail, elle se retrouve à bosser avec Amelia. Forcément.

C’est vrai que Jo n’a pas encore eu le plaisir d’expérimenter la joie de faire partie de la grande famille de l’hôpital qui couche avec tout le monde, au fond. Enfin, si, un peu, elle a couché avec Jackson, mais personne ne le sait. Bordel, mais faudrait vraiment que je prenne le temps de faire un schéma de tous ceux qui ont couché ensemble, parce qu’on doit pouvoir relier plein de personnages rien qu’avec les partenaires sexuels. Terrifiant.

Bref, Amelia aussi a une patiente qu’elle connaît bien cette semaine, un peu comme Levi il y a trois épisodes. On lui souhaite tout de même un meilleur sort, la pauvre, parce qu’elle est entre les mains d’Amelia, Jo et Carina, trois personnages que j’adore. Cela fait plaisir de voir Carina jongler entre les deux séries et le faire si bien. Dans celle-ci, sa vie perso est mise de côté au profit de sa vie pro, et j’aime la voir enseigner ce qu’elle fait à Jo. Après, Jo est clairement déconcentrée par sa vie perso sur ce coup-là, et ça fait presque de la peine de la voir si mal à l’aise 100% du temps.

Elle est gênante à regarder et ça détourne presque de l’intrigue qui est pourtant plus qu’importante : il est question d’endométriose, et je crois que c’est la première fois qu’on me l’explique si facilement et si bien. Il nous faut plus de Carina dans les séries !

Elle est tellement parfaite que tout semble simple dans son monde : Jo en arrive même à se confier à elle alors qu’elle est sa boss. Là encore, Carina a la bonne réponse : il faut parler à Linc des sentiments que Jo a pour lui si ça la met mal à l’aise ou leur amitié n’y survivra pas. Ah Carina, c’est si simple avec elle, je vous jure. Et que ça ne me fasse pas oublier Amelia qui confronte Jo, persuadée que Linc parle d’elle car Jo est sa meilleure amie.

Pendant que Jo fait tout ça, Linc passe une journée sans le moindre remords ou la moindre interrogation vis-à-vis de ce qu’il fait avec Jo. Il a une journée chargée à l’hôpital, entre Niko qui cherche Levi sans le trouver et son résident qui lui présente son ancienne maîtresse qui vient à l’hôpital pour une consultation. La pauvre n’est pas vraiment écoutée quand Linc n’hésite pas à faire preuve d’une bonne dose de grossophobie. Comme bien des médecins, il imagine aussitôt que le problème de la patiente vient de son poids, même quand celle-ci essaie de lui expliquer sa situation. Horrible.

C’est tout de même important que la série souligne ce problème, parce qu’on le connaît bien et on en entend de plus en plus parler. C’est en tout cas raccord avec les habitudes de la série de nous informer sur les pratiques clairement peu inclusives des médecins et de la société américaine, et ça fait plaisir de voir Perez – le résident dont j’oublie tout le temps le nom depuis un an ou deux ? – s’imposer comme ça face à Linc.

Ce dernier reconnaît son erreur devant Bailey, tout en tentant de s’en justifier en vain. Bailey peut donc recadrer Linc, sans que la scène ne soit trop dérangeante à regarder, parce que Linc est capable d’écouter et se remettre en question. Là encore, j’aimerais voir plus de scènes comme ça à la télévision. Malheureusement, l’épisode ne fait que quarante minutes, alors ça se termine simplement sur une scène où il ne peut pas dire à Jo ce qu’il voulait lui dire sur le sujet, Jo préférant le confronter.

Et plutôt que de lui dire qu’elle l’aime, elle lui dit simplement qu’elle ne veut plus faire l’amour avec lui. Dommage, parce que ça mériterait une plus longue conversation là.