9-1-1 Lone Star – S03E06

Épisode 6 – The ATX Files – 14/20
Un épisode sympathique mais plutôt routinier, qui a l’inconvénient de ne pas vraiment donner du temps d’écran à tout le monde. Certes, il se concentre sur des personnages que j’aime bien, mais j’aime bien tout le monde dans la série… Ce n’est pas grave, on a au moins des intrigues qui permettent de développer davantage certains d’entre eux et de poursuivre le travail entamé dans les épisodes précédents, donc on va dire que c’est un bon épisode quand même.

Spoilers

Judd et Grace accueillent Wyatt pour le week-end, Tommy accueille… Charles ?


Are we just gonna ignore the part about the blue-glowing creatures?

Il est temps pour moi de rattraper ces épisodes de retard que je commence à rattraper, non ?

J’ai beaucoup aimé ce début d’épisode, même si on sent dès le départ que le type qui promet à sa copine de ne plus jamais l’abandonner est sur le point de le faire. Par contre, malgré le titre de l’épisode, je n’avais pas vu arriver le délire des extra-terrestres, il faut bien le dire. Voilà donc ce couple qu’on ne connaît pas qui se met à voir des aliens pendant leur rencard, et le copain qui abandonne sa copine pour s’enfuir au plus vite.

Il n’en faut pas plus pour qu’il soit victime d’un accident qui ramène tous les pompiers sur le lieu. Une fois sur place, ils apprennent l’existence de ces étranges personnes aux reflets bleutés, mais pour les avoir vus dans la scène, je doute franchement qu’il s’agisse d’une rencontre du troisième type. Toujours est-il qu’Owen révèle ainsi qu’il en connaît un rayon sur les extra-terrestres, à nous parler des différentes espèces d’extra-terrestres. C’est ce qu’il fallait pour calmer le type qui est donc entremêlé dans des barbelés, et hop, on peut enchaîner sur le reste de l’épisode, mais le thème est donné.

Bien sûr, cet épisode reprend également sur l’excellente intrigue entamée la semaine précédente avec Judd qui se retrouve avec un fils sorti de nulle part, Wyatt. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait : Judd fait tout ce qu’il peut pour apprendre à connaître son gamin, mais ça commence par un repas foiré à défaut de savoir que Wyatt était vegan. Franchement, il y a de l’abus ? Qui vient à un dîner sans préciser à l’avance qu’il est vegan ?

Bon, pour le reste, Judd qui veut l’emmener à la chasse et à la pêche, ça semblait un peu trop cliché tout de même. C’est tout de même intéressant à voir, parce que Grace sauve le repas et la scène comme elle peut, à essayer de faire en sorte que tout se passe bien alors que ce n’est pas gagné du tout. Cela s’arrange quand Wyatt raconte qu’il est bizarre (juste parce qu’il joue à Magic ?) et que Judd décide de lui parler d’extra-terrestres.

Le lendemain matin, il vient donc voir Owen directement chez lui juste pour qu’il accepte de l’emmener en excursion avec Wyatt sur la piste des aliens du début d’épisode. Bien sûr. Si l’activité semble fun pour Wyatt malgré ses dix-sept ans, ça rapproche surtout Owen et Wyatt, laissant Judd sur la touche. Complètement. Même lorsqu’il est question de bouffe, Owen est plus au point sur la bouffe vegan quoi.

Le lendemain matin, par contre, l’ambiance change radicalement : Judd trouve un tas d’animaux morts, clairement affectés par des radiations. Bien sûr, il appelle les secours aussitôt que possible et il tombe sur Grace. Cela permet un peu d’humour bienvenue, franchement, et l’épisode enchaîne ensuite sur une enquête menée par les pompiers plutôt que la police. Pourtant, il y a des personnages policiers dans la série.

Non, je ne suis pas frustré d’avoir raté Carlos dans cet épisode, c’est faux. Après, l’épisode part un peu en vrille à nous expliquer que les extra-terrestres bleus ne sont finalement que deux junkies (bon peut-être pas, j’abuse) ayant volé du matériel d’un vieil hôpital. Ils ont trouvé une substance radioactive et magnifique, toute bleue. Ils en ont vendu sous la forme d’un collier et ils sont morts au bout de quelques jours.

Heureusement, Judd, Tommy et Owen parviennent à temps pour apprendre qu’une partie de la substance a été transformée en cadeau d’anniversaire et Grace réussit à retracer l’identité et l’adresse de la personne. C’est peut-être ma partie préférée de l’épisode : voir Grace être mise en attente au téléphone, ça rappelle de mauvais souvenirs de moments comme ça, on en a tous connus. Après, l’intrigue en elle-même n’était pas exceptionnelle et se conclue rapidement par un anniversaire raté. Mais bon, on ne va rien dire.

L’idée était aussi de nous montrer que Judd passait du temps avec son fils, et ça, ça fonctionne sans problème. Wyatt est ainsi ravi d’avoir passé ce week-end, même si le dimanche s’est fait sans son père, coincé au travail. Il a beaucoup aimé Owen, mais il a surtout aimé aller camper avec son père dans les bois. Si Judd s’est mis beaucoup la pression, on apprend donc que finalement tout s’est bien passé pour Wyatt. Eh, je crois que je vais l’aimer ce Wyatt.

De son côté, Tommy continue de devoir faire face à la mort de Charles. Elle en parle lors d’un groupe de paroles, parce qu’elle approche de l’anniversaire des quinze ans de sa rencontre avec lui. Si la scène est intéressante pour le développement du personnage, il est assez malheureux de voir que le plan des scénaristes est ailleurs : ils veulent juste la confronter au fantôme de Charles quand l’ampoule du salon se met à clignoter en suivant un rythme particulier.

Allons bon, on se croirait devant un épisode d’Evil, surtout que l’intervention suivante mène Tommy, Nancy et TK chez une sorcière qui s’occupait d’une jeune femme venant la consulter pour une relation amoureuse foireuse. Bon, la nana se retrouve avec des vers qui lui sorte de la bouche et du nez, au secours, et Tommy se voit prodiguer le conseil d’écouter attentivement l’esprit qui tente de la contacter.

C’est finalement Tommy qui la recontacte en premier, pour avoir plus d’infos sur la manière de traiter l’affaire : elle est sûre que Charles essaie d’entrer en contact avec elle en lui envoyant le code « 143 » qui signifie apparemment « I love you ». J’ai aimé le conseil de la médium cela dit : se comporter lors de leur anniversaire comme si c’en était un, et lui préparer le même repas que d’habitude. Forcément.

Pour le reste, c’est assez cliché : quand elle rentre chez elle, elle apprend finalement que le problème de la lampe venait d’une souris dans les murs. Malgré tout, elle prépare tout de même le repas pour Charles, lui parle, blâme son chat quand rien ne se passe… et reçoit un signe de Charles lorsque les bougies qu’elle vient de souffler se rallument. J’aurais préféré un signe moins allumé (c’est le cas de le dire), qui laisse une part au doute et qui nous explique qu’elle fasse le choix d’y croire. Là, les bougies qui se rallument seules, ça n’a pas beaucoup de sens quand même.

On va faire comme si c’était parfaitement normal malgré tout…

Grey’s Anatomy – S18E09

Épisode 9 – No Time to Die – 15/20
L’épisode ne me donne pas ce que j’espérais, alors j’ai du mal avec. Il y a de bonnes intrigues, il y a quelques sentiments de déjà vu, mais de nouvelles idées qui fonctionnent, des dramas qui auront un impact pour la suite… Bref, c’est efficace, mais tout de même, j’ai du mal avec certaines mauvaises nouvelles et avec les décisions de la plupart des personnages.

Spoilers

Owen a-t-il survécu ? Le cœur pour Farouk battra-t-il ?



Wow. When it rains it pours, huh ?

C’est mal si en voyant le titre de l’épisode j’ai pensé que si, il était temps pour Owen de mourir ? Malheureusement, ce n’est pas la piste que l’on suivait dans Station 19. Et malheureusement, cet épisode recommence trois semaines plus tôt par un flashback nous assurant bien que l’on va se concentrer sur Owen. Ce n’était pourtant vraiment pas nécessaire.

Bon, Owen a donc fait une promesse à son soldat là, et c’est un problème parce que maintenant, il va devoir l’assumer : ce ne sera pas si simple, il a confié son secret à Cormac… Si je n’ai pas aimé ce flashback, comme toujours ou presque, j’ai en revanche aimé que l’épisode ne nous zappe pas le réveil d’Owen dans la voiture – c’est parfaitement inutile si on a vu l’épisode précédent, mais ça permet de nous montrer aussi Cormac qui rattrape la voiture de Teddy. Au moins, j’ai moins l’impression que l’on zappe des moments importants.

Dans les moments importants et cruciaux, il y a aussi le suspense autour du cœur transporté pour venir en aide à Farouk. Cormac l’emmène donc à l’hôpital et le fait checker par Winston, mais les nouvelles ne sont pas bonnes : le cœur a des hématomes, probablement à cause d’un choc lors de l’accident. C’est gênant et ça permet à Winston de prendre conscience qu’il a besoin de faire appeler Maggie. J’aime qu’il ne soit pas trop étouffé par son égo, déjà.

L’opinion de Maggie n’est pas favorable pour la transplantation… mais Winston prend finalement la décision de tenter la greffe quand même, espérant un autre miracle. Je retire donc ce que je viens de dire sur son égo, et allez, on est prêt à le voir se prendre pour Dieu et expliquer calmement qu’il a un bon feeling vis-à-vis de cette opération. Ce n’est pas comme ça que ça marche, hein, et Maggie le sait vu le regard qu’elle lui balance. Heureusement, tout se passe finalement bien pour Farouk, mais ça reste une intrigue qui ne me passionne pas, il faut bien avouer.

Pendant ce temps, Owen est amené à l’hôpital par Maya et Robert donc. On ne les voit toutefois pas et la série nous évite ainsi un crossover qui n’était pas forcément utile – même si ça fait bizarre de ne pas l’avoir pour une fois. En tout cas, Owen semble plutôt en bon état au début d’épisode : il est encore en vie, il parle de manière parfaitement consciente à Amelia et Link qui l’examinent, tout va bien. Bon, par contre, Amelia et Link bossent ensemble sans qu’on ne les voie se retrouver ? C’est frustrant.

Ils informent ensemble Teddy de l’état d’Owen, la pressant d’aller retrouver Owen alors même que personne ne s’est inquiété de vraiment l’examiner. Cela fait quand même une sacrée dose d’adrénaline là, elle a cru qu’il était mort, tout de même. C’est finalement devant lui qu’elle finit par craquer totalement, et c’était mignon.

Il était moins mignon de voir Link en vouloir à Amelia sans lui expliquer pourquoi, par contre. Il m’a soulé, honnêtement. Et ça s’est prolongé tout au long de l’épisode.

On retrouve enfin Meredith dans l’épisode, et pour elle, tout va vraiment bien. Elle est même heureuse en amour, c’est dire. Par contre, elle croise ensuite Cormac qui lui parle de l’accident et lui dit qu’il a vu sa vie défiler devant ses yeux… sans jamais lui parler d’Owen ?

Franchement, c’est abusé au départ, mais j’ai aimé vraiment la manière dont il lui annonce finalement très calmement après l’avoir préparée à sa manière. C’est une bonne chose et ça mène à une scène intéressante (malgré quelques faux raccords) où Mer se précipite avec Richard dans une scène où Nico, Amelia et Link font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Owen, avant de se rendre compte qu’il risque de finir paralysé.

Malgré la concertation, c’est devant Teddy et Owen que Link explique qu’il pense qu’il a besoin d’être prioritaire dans l’ordre des opérations que va subir Owen – il risque aussi de perdre sa jambe en fait. Amelia fait preuve d’un calme assez incroyable, tandis qu’Owen se rappelle subitement qu’il a confié à Cormac qu’il avait euthanasié un patient. Il demande donc à lui parler au plus vite… et c’est chiant. Cela provoque clairement des remous dans la vie d’Owen d’avoir ce complice ingrat.

Concrètement, Owen vole donc des médicaments pour euthanasier des soldats illégalement, et je peux comprendre pourquoi Cormac n’a pas envie d’être complice quand le risque est pour lui la prison. En tout cas, pour un type qui n’a rien à faire dans cette famille, il est vachement impliqué dans les secrets que tout le monde garde.

En soi, il sait donc qu’Owen commet des crimes, qu’il a eu un accident, que Megan est suicidaire et que le cœur de Farouk n’est pas forcément viable. C’est violent. Il retrouve donc Megan pour s’assurer qu’elle ne va pas tout lâcher et va tout de même prendre le temps de s’occuper d’elle avant de lui donner toutes les infos qu’il juge importantes de lui donner. S’il laisse du temps à Owen pour confesser ses crimes à Bailey, il lui apprend tout le reste et… J’aime beaucoup Cormac ? Il était temps d’en arriver à un stade où le personnage est vraiment appréciable.

Si c’était un bon épisode pour Cormac, ça ne l’était pas pour Link en revanche. Franchement, il est insupportable durant l’épisode à ne pas parler à Amelia, amenant ce non-dit important jusque dans la salle d’opération et ordonnant que la galerie de spectateurs soit évacuée lors de l’opération, juste parce qu’il y aperçoit Kai. C’est abusé, tout simplement. Amelia a bien raison de le confronter et vous savez ce qui m’énerve le plus ?

Eh bien, Lincoln a aussi raison dans ce qu’il dit : Amelia est insupportable avec lui alors qu’il n’a fait qu’espérer se remettre avec elle pendant un bon moment. J’aime bien ce qu’il lui dit et j’aimerais qu’Amelia se remette un peu en question de temps à autres. Je doute que cela arrivera, surtout qu’on la retrouve ensuite au bar avec Kai à lui expliquer que sa vie est bordélique sans vraiment se remettre en question. Tout ce qu’elle fait est dire qu’elle se déteste d’avoir brisé le cœur de Lincoln mais elle s’en remet bien vite en passant une bonne soirée avec Kai.

En parallèle, la série reprend aussi sur l’intrigue de Levi qui vient de tuer un patient en ne suivant pas exactement la méthode Weber. S’il n’est pas bien du tout suite à son erreur (encore heureux), ça pose un autre problème également : Richard et Miranda en arrivent à s’engueuler quand celle-ci veut mettre un terme définitif à la méthode d’enseignement de Richard qui prouve bien ses limites.

Si Richard débarque pour râler sur Levi juste après, ce n’est que bien plus tard que Miranda repasse au bloc… et découvre que Levi y est encore à se laver les mains. Oups. C’est très gênant à voir pour Levi qui s’enferme dans son erreur et n’écrit pas son rapport, mais j’ai beaucoup aimé Miranda dans le peu de scènes qu’elle a grâce à ça. Même hors écran, elle fait les bons choix : elle envoie Jo s’occuper de Levi. Bon, Jo, par contre, n’a pas la bonne solution par elle-même.

Elle va donc chercher Helm, mais le temps de la trouver et de la ramener avec un autre médecin, Levi s’est éclaté les mains à en saigner. C’est lourd comme scène, et j’ai le sentiment qu’on l’a déjà vu aussi. Jamais à ce point, en revanche : il est complètement dévasté par ce qu’il s’est passé, et il sait que sortir de la pièce signifie reconnaître ce qu’il s’est passé.

Ses amis s’occupent donc de lui jusqu’à ce qu’une autre urgence arrive, et ce n’est qu’après ça que Nico arrive. Le pire ? J’avais oublié l’existence de cette relation une fois de plus. J’ai adoré la manière dont Helm s’occupe de lui en plus. Il n’empêche que Levi finit l’épisode en pleine dépression, et je crains le pire pour lui. Tout le monde autour de lui semble s’en remettre, bizarrement, alors que les scènes le concernant étaient horribles. Il finit carrément assis par terre, adossé au mur de l’hôpital. Il oublie d’écrire son rapport clairement, mais au moins Nico est là pour lui.

Quand je dis tout le monde, je parle surtout de Jo qui oublie de mettre son pantalon quand elle s’occupe de Link et tente de lui faire des avances. Non seulement elle tente, mais en plus elle y arrive. Bon. Ce baiser entre eux est clairement une mauvaise idée. J’ai envie de voir Jo heureuse, c’est sûr, mais que l’épisode se termine sur une scène où ils couchent ensemble, après des années d’amitié, sans qu’il semble n’y avoir la moindre gêne… Pardon quoi, mais non.

Cela m’a énervé, vraiment. Je suis toujours perplexe face à cette relation. J’ai préféré voir la manière dont le silence s’installe entre Richard et Miranda dans l’ascenseur, j’ai préféré voir Owen se réveiller et apprendre qu’il marcherait, j’ai préféré surtout voir Maggie et Winston heureux en amour malgré les nouvelles informations récoltées au cours de l’épisode. Quant à la décision d’Hayes… Ecoutez, je n’ai même pas envie d’en parler, franchement.

Il était sur le point de balancer Owen, ce qui était une bonne idée, mais Miranda l’arrête pour lui parler de la famille Hunt et de tous les traumas qu’ils ont subi et… il change d’avis ? Non, sérieusement, tu ne changes pas d’avis comme ça, tu n’as pas le droit, mec. Pff. Cormac décide donc de démissionner et de retourner en Ireland alors même que le personnage avait enfin de vraies raisons d’être dans la série. Sa relation avec Mer ne fonctionnait pas, d’accord, mais il avait Megan. Et abandonner Megan, en plus, ça ne colle pas au personnage ? Je suis dégoûté s’il s’en va vraiment comme ça, et pour ça.

Allez, une raison de plus de ne pas aimer Owen. C’est vrai que j’en manquais dernièrement…

 

Station 19 – S05E09


Épisode 9 – Started from the Bottom – 17/20
J’ai l’impression de surnoter parce que l’épisode était assez classique, mais j’ai trouvé qu’il était aussi très fluide dans l’introduction d’un nouveau personnage et dans sa manière d’avoir quelques scènes vraiment surprenantes par moments. On passe parfois à côté de choses qui auraient pu être intéressantes si elles étaient développées, mais dans l’ensemble on découvre surtout des personnages qui évoluent logiquement face aux événements. Et ça me plaît.

Spoilers

Natasha Ross, la nouvelle cheffe du département des pompiers de Seattle, débarque pour une inspection des casernes 19 et 23.


Get them in order before I have to burry another friend.

Bon, de toute évidence, je n’avais pas retenu le plus important de l’épisode précédent car dans mon résumé, je ne parlais pas des mêmes événements que ceux mis en avant par le résumé de l’épisode. En effet, eux, ils mettent en avant la crise de Vic pendant sa dernière intervention et le fait qu’une nouvelle cheffe a été nommée à la tête des pompiers.

C’est par là que nous commençons l’épisode, avec l’arrivée de Natasha Ross pour la visite des casernes. Assez vite, on découvre qu’il s’agit d’une vieille connaissance de Sullivan, et ça me soule déjà. On retombe clairement dans un schéma de triangle amoureux à venir avec Andy. Je le sens déjà. Mais bon. Elle a l’air cool la chief Ross. Elle remet assez vite en place Maya en lui disant qu’elle connaît son nom et Andy en lui expliquant qu’elle n’en a rien à faire de son héritage.

Ce qui l’intéresse ? Les pompiers pour ce qu’ils sont. Elle n’a pas envie d’être coincée dans de la paperasse – mais elle approuve tout de même le programme de Ben et Jack concernant les problèmes cardiaques. Cela fait une bonne nouvelle alors qu’elle critique sans problème ses prédécesseurs, donc bon, elle est appréciée par tout le monde. Même par moi !

Bon, je sais qu’il faut se méfier des nouveaux personnages dans cet univers après. De toute manière, on n’a pas le temps de trop se faire une idée que la sirène sonne à la fois du côté de la caserne 23 et de la caserne 19. Dans la première, Andy s’imposait comme elle pouvait en tant que capitaine et dans la seconde, Carina (toujours là), Ben et Jack célébraient à la fois la victoire d’avoir leur programme approuvé et la défaite d’avoir des fonds insuffisants.

En route pour la première caserne, Andy prend le temps de demander des nouvelles de la vraie intrigue qui m’intéresse : Vic et Theo. Le problème est donc que Vic le ghoste, tout en étant en plus mise sur la touche. Personne ne veut qu’elle y reste trop longtemps, surtout Travis, mais elle en a clairement besoin. Elle n’est pas trop d’accord non plus apparemment, préférant reprendre ses joggings vers la caserne que tourner en rond pour rien dans son appartement. Allons bon.

À la caserne, elle tombe ainsi sur Jack – censé resté à l’accueil ça tombe bien – et Carina qui sentent sa détresse et tentent de l’inclure dans leur réflexion pour lever des fonds supplémentaires pour leur projet. Ils sont tous les trois interrompus par l’arrivée d’Aaron et Jenni, des pré-adolescents qui ne veulent surtout pas aller à l’hôpital mais ont quelques petits problèmes : Aaron a les genoux en sang parce qu’il est tombé en chemin, Jenni a des crampes à l’estomac et des saignements… Oh le regard Carina/Vic en dit long : elle a juste ses règles, mais elle est paniquée.

Les scènes sont sympathiques, parce que clairement Carina et Vic sont mortes de rire et jouent ça très bien. Le sujet est pourtant loin d’être drôle, parce que les enfants sont terrifiés, particulièrement le petit garçon qui s’inquiète pour sa sœur parce qu’ils ont perdu leur mère lors d’une hémorragie. Bon, par contre, Jack qui explique les règles à Aaron, je n’ai pas réussi à savoir si c’était méga gênant de nous montrer à quel point il est désemparé, ou juste drôle. La fin de la scène l’est, heureusement.

C’était nécessaire, parce que l’intrigue est assez triste en fait : l’adolescente ne savait pas ce qu’était les règles parce qu’elle n’avait pas de mère. Par contre, je trouve que la série rate vraiment quelque chose : quitte à faire cette intrigue, ils auraient pu expliquer plus clairement les règles. J’ai adoré les informations données par Carina et la réaction de Vic, mais ça aurait été sympa quand même d’avoir l’ensemble des explications. Quitte à faire un épisode sur le sujet, autant y aller non ?

Et puis, Carina qui parle du job de petit frère sans faire de réflexion sur Andrew, c’est nul. Après, j’ai beaucoup aimé toutes ses interactions avec Carina, toute la réflexion sur le système d’informations et d’éducation sexuelle. Peut-être que la priorité de l’équipe devrait être là ? Ou alors, la priorité est le cœur de Vic, effectivement. Elle était venue à la caserne parce qu’elle s’inquiétait de son rythme cardiaque.

Carina confirme qu’il y a quelque chose de suspect et l’emmène donc aux urgences pour faire des tests supplémentaires qui nous révèlent que Vic est… enceinte. OH BORDEL. C’est un excellent twist à ce stade de la série et vis-à-vis de tout ce que l’on sait du personnage. C’est à la fois crédible et dingue, et ça va apporter de bons rebondissements, tout en nous prenant complètement par surprise après tout ce qu’il s’est passé.

Pendant ce temps, les casernes 23 et 19 sont donc appelés sur le même accident, une fois de plus. On le sentait venir à des kilomètres, mais c’est confirmé par un appel de Teddy à Ben : ils interviennent sur l’accident de voiture qui nous laisse Owen au fond d’un ravin. Ben pète un câble une fois sur place pour que tout aille plus vite, mais c’est Andy qui est en charge et veut prendre le temps de bien faire les choses, notamment pour impressionner sa nouvelle cheffe. Oh, ce n’est pas la seule à vouloir l’impressionner, parce que Maya aussi y tient clairement.

Elle demande ainsi à Sullivan d’appuyer sa demande de promotion, ce qu’il semble prêt à faire ? On verra bien. En attendant, je me suis retrouvé impressionné par les talents d’Andy sur la scène. Par rapport à d’habitude, elle semble drôlement calme, calcule les risques et montre une connaissance parfaite de son équipe, éloignant Ben de la situation et le laissant sous la surveillance de Robert, pour éviter qu’il ne fasse trop de la merde.

Comme toujours, Ben se précipite donc et apparemment, ça ne provoque pas trop de problèmes. Au contraire, même.

Franchement, elle prend de bonnes décisions, toujours sous la surveillance de Chief Ross… mais Ben fait de la merde. Pour changer. Il se précipite donc, et Sullivan décide de l’accompagner plutôt que de prévenir Andy de ce qui est en train de se passer. Finalement, tout se passe bien : ils retrouvent en premier la voiture d’Owen. Enfin, ils retrouvent en premier le conducteur de la voiture qui est mort, contrairement à Owen. On nous a pourtant dit plusieurs fois qu’il était peu probable qu’il survive, et voilà.

Moi, mon espoir reste qu’on perde le personnage et qu’il donne son cœur à son neveu, mais bon, je ne pense pas que ça colle niveau taille du cœur ? Bon, peu importe. Tout l’épisode tourne autour de cette intervention et bizarrement, je trouve que ça manque d’enjeu. Owen est en vie et souffre, ben cool. Teddy et Cormac sont à l’hôpital et on ne les voit pas. On ne sait pas ce qu’il en est du cœur. Bon.

C’est intéressant de voir le travail qui est fait pour sécuriser la scène de l’incident, mais disons que ça n’apporte pas énormément de suspense non plus.

Le vrai suspense est finalement autour des sanctions que Ben recevra : il décide ainsi d’accompagner Owen au moment où son corps est transporté en haut du ravin, et c’est clairement une action risquée. L’avantage, c’est que ça permet à Andy de montrer qu’elle a plus d’autorité que le capitaine actuel de Ben, et ça la fait bien voir de sa cheffe. J’aime beaucoup ça, de même que j’aime beaucoup la Chief Ross insiste pour que Travis essaie à son tour de monter les échelons de la hiérarchie.

J’ai beaucoup aimé la scène, surtout que ça permet d’approfondir l’air de rien le personnage de Travis et sa peur d’être responsable de la mort d’un autre pompier. En plus, on a enchaîné sur Andy qui poussait la gueulante dont Ben avait besoin depuis des années alors, vraiment, cet épisode marque de gros points.

Il en perd aussi quand Sullivan, de retour à la caserne, calme Ben qui se fait sermonner à nouveau et obtient ainsi de la part de la nouvelle cheffe le rôle de lieutenant. Maya espérait tellement sa promotion ! Je suis vraiment énervé de voir que les scénaristes font encore une faveur à Robert, mais j’ai aimé malgré tout qu’il cherche à se débarrasser de ce rôle dans la scène qui suit. Cela montre au moins qu’il a appris un peu de ses erreurs… mais je ne suis pas sûr que ça suffise à faire passer la pilule.

En tout cas, entre ça, Andy qui trouve vraiment sa place de capitaine (enfin !) à la 23 et Vic enceinte, j’avoue que l’épisode m’a donné de bonnes vibes pour la suite.

 

Euphoria – S02E07

Épisode 7 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.

Spoilers

Il est l’heure pour Lexi de présenter sa pièce à la face du monde – ou en tout cas à tout son lycée.

Lexi, you’re a fucking G!

Vu le titre de l’épisode, je m’attendais à une grande représentation de la pièce de Lexi, et ça ne manque pas : nous commençons l’épisode par Lexi inspirant profondément dans sa loge. Bien. Voyons voir ce que ça donnera, même si la série joue clairement avec ma patience dès cette première minute. Elle peine à garder mon attention, soyons honnêtes.

Finalement, la narration nous renvoie encore dans un style complètement éclaté avec Lexi qui assiste à l’enterrement du père de Rue et entend des conversations qu’elle ne devrait peut-être pas entendre sur l’état des finances de la famille et la complexité de gérer tout l’administratif. Malgré tout, elle prend son courage à deux mains et va réconforter Rue comme elle peut. Ce n’est pas si évident puisque Rue est déjà en train de se droguer, mais une petite conversation sur la poésie les aide à passer un cap.

Le pouvoir de la poésie n’est plus à prouver, et quand on nous l’associe avec une réalisation impeccable, c’est vrai que ça transporte. Et comme prévu, ce flashback n’est en fait qu’une partie de la pièce de Lexi, à laquelle Rue assiste justement. Bizarrement, Rue semble plutôt s’inquiéter de Jules que de la pièce, mais bon.

On nous fait croire aussi que la pièce a un sacré budget, sincèrement, mais ça change d’avoir Lexi comme narratrice, et ça m’a fait rire de voir le casting de la pièce de Lexi. Très clairement, les personnages principaux en sont des avatars de Lexi (jouée par elle-même), Rue, Cassie, Maddy et Kat. C’est plutôt fun à voir quand Maddy comprend ce qu’il se passe. Et puis, j’adore Lexi, évidemment que je suis au rendez-vous pour un épisode complet sur elle diffusé le jour de mon anniversaire. Juste, je suis en retard au rendez-vous apparemment.

La pièce de Lexie est en plus pleine de méta, et elle est… hilarante ? Fez a bien raison d’encourager Lexi et sa mère est clairement sa première fan, mais on se fout un peu de nous dans la linéarité de l’intrigue. On a bien du mal à comprendre l’ordre de tous les événements dans cet épisode qui s’amuse en plus à changer de casting de temps à autres.

J’en retiens que Lexi est méga fan du théâtre et qu’elle balance plein d’infos sur sa vie, sur celle de sa sœur, sur la puberté, sur leur père en qui elle n’a pas confiance quand il veut la ramener de l’école complètement bourré, sur tout un tas de moments, en fait. L’épisode est assez noir, à plonger dans la psychologie d’un personnage qu’on ne connaît pas encore.

Par contre, sérieusement, les décors de cette pièce de théâtre, c’est quelque chose. J’aime avoir ce côté coulisses qui apparaît de temps en temps, j’aime avoir la plongée dans les pensées de Lexie – mais si l’épisode tourne autour d’elle, cela ne l’empêche pas de nous révéler aussi des pans entiers du deuil de Rue (et Gia) vis-à-vis de leur père. L’épisode boucle ainsi ce qui avait été ouvert il y a deux ou trois épisodes, avec le discours de Rue lors de l’enterrement, avant d’en revenir au père de Lexi, et à ses rêves.

Ses rêves qui étaient les mêmes que ceux de Cassie mais qui les poussent toutes les deux dans des directions bien différentes. Cassie finit ainsi dans les bras de Nate, et on insiste bien là-dessus dans cet épisode qui nous rend drôlement esthétique le couple Nate/Cassie, une fois de plus.

Bon, tout ça est vite stoppé pour en arriver ensuite à Lexi et Rue en train de prendre de la drogue ensemble pour la première fois. Et là, bon. Je sais bien que c’est une série, mais on essaie de nous faire croire que le lycée est vraiment OK avec l’idée d’une pièce montrant des ados en train de fumer de la drogue ? Je ne sais pas trop, ça n’a pas de sens, même si la leçon sera que, justement, la drogue, c’est mal. Lexi explique ainsi que la drogue l’enferme dans les mauvaises pensées, jetant toujours un œil sur le public dans lequel Fez ne semble pas apparaître.

L’acte suivant est assez violent pour nous, puisqu’il met en parallèle deux moments terribles : les parents de Maddy se disputant, forçant Maddy à venir vivre chez Cassie et Lexi, pleurant toutes les nuits dans le lit de sa meilleure amie… alors qu’un flashback nous montre l’absence de confrontation entre Maddy et Cassie il y a deux épisodes : Cassie s’est enfermée dans sa salle de bain pour ne pas avoir à faire face à Maddy lorsque Rue a balancé qu’elle couchait avec Nate.

La pièce commence à avoir un véritable effet sur elle, en tout cas, Cassie étant clairement en larmes dans la salle de bain du lycée, fuyant le moment où on lui rappelle douloureusement son passé avec sa meilleure amie. Le problème, c’est aussi que la pièce va rappeler ensuite la relation toxique entre Maddy et Nate. Si Kat est toujours là et toujours mise de côté, j’ai l’impression que cet épisode dévoile plus que jamais le passé du personnage de Maddy. C’est sacrément intéressant, à vrai dire, d’autant que le couple Maddy/Nate est une référence pour tous les personnages.

La série est également terrible dans se représentation de la sexualité, avec Cassie se soumettant entièrement à Nate (ew) et Nate cauchemardant de son père en train de s’allonger nu sur lui. En parlant de Cal, la série nous révèle aussi que Jules a décidé de détruire la sextape d’elle et Cal après l’avoir vue. C’est une réaction plutôt logique… mais nous voilà loin de la pièce sans qu’on ne sache trop à quel moment on en est sorti, et à quel moment on y reviendra, surtout qu’on a vu Cassie et Nate coucher ensemble sur scène ? Enfin, leurs avatars du coup ? Enfin, nous n’en savons rien, à vrai dire. Notons aussi, avant d’en revenir à la pièce, que Samantha offre un cadeau à Maddy, sans qu’on ne sache ce qu’il y a dedans.

Cet épisode permet aussi d’en revenir à Jules et Rue. Cette dernière passe toute la pièce à essayer de voir ce que pense Jules, et elle la croise aux toilettes sans pour autant qu’une conversation ne s’engage. C’est plutôt violent à voir, mais Rue l’a quelque peu cherché, tout de même. À l’inverse, je ne suis pas sûr que l’attitude de sa mère soit la bonne avec elle : elle lui balance tout de même que Rue peut recommencer à se droguer désormais, parce qu’elle sera bientôt en âge de prendre ses décisions, et parce que sa priorité devient Gia.

Sans trop de surprise, Gia est ainsi sur une pente glissante, mais moins glissante que les abdos de tous les comédiens castés par Lexie dans sa pièce : elle représente ainsi l’entraînement des sportifs du lycée avec quelques blagues sur leur sexualité et un numéro musical sur I need a hero où tous les lycées se prennent par derirère et où tous les parents d’élèves… applaudissent ?? PARDON ? Toute cette scène n’a aucun sens en vrai, mais c’est si drôle de voir Nate contrôler sa rage comme il peut. La chorégraphie est hallucinante et si homoérotique, ça n’a aucun sens, mais je suis mort de rire. Lexi a su cerner les fantasmes de Nate, en tout cas. Et je ne sais pas qui est la plus à fond entre Rue et la mère de Lexi face à ce spectacle qui termine en standing ovation.

Le problème, c’est que le premier debout, c’est Nate, mais pas pour applaudir. Lui, il se barre, poursuivi par une Cassie horrifiée par ce qu’elle vient de voir. Le vrai problème, c’est que Nate en arrive à reprocher à Cassie de ne pas avoir su maîtriser sa sœur. Il rompt donc avec elle et lui demande de quitter la maison. OH BORDEL. Je déteste ces scénaristes, et je déteste à nouveau Nate qui n’est vraiment qu’un gros con.

En parallèle, Fez se prépare à assister à la pièce et reste chez lui avec Faye qui s’occupe de lui bien gentiment. Malheureusement, si elle semble apprécier Fez, elle ne lui dit rien des occupations de son mec, qui coopère toujours avec les flics pour faire tomber Fez. Ash semble s’en rendre compte, mais comme Fez ne semble jamais arriver à la pièce de Lexi, on se doute bien qu’il ne le capte pas à temps. On ne saura pas cette semaine ce qu’il s’est passé pour lui, mais en tout cas, il a bien cerné qu’il y avait un problème. Il était pourtant tout prêt pour aller acclamer sa petite-amie, alors je crains le pire, surtout qu’Ash a sorti un couteau. Ce n’est jamais bon signe.

PS : Zendaya a toujours les meilleures grimaces et peut me faire rire, no matter what.