9-1-1 – S04E07

Épisode 7 – There Goes the Neighborhood – 15/20
L’épisode apportait beaucoup d’humour bien senti sur un sujet universel et important en temps de pandémie… mais après, le traitement est purement à la sauce américaine, avec une petite conclusion bien lourde. N’est pas This is us qui veut on va dire. C’est à la rigueur mieux quand ils se prennent pour Hitchcock dans cet épisode, mais ça met du temps à venir les interventions !

Spoilers


Are you guys high right now?

Pas évident de réviser et de faire ses études à distance quand on a une mère qui fait une crise sévère de la quarantaine avec un groupe de rock entre mères ayant trop de temps libre. Les mères aiment même se droguer entre elles, ce qui vire à la catastrophe, inévitablement : elles se retrouvent à saigner des orifices du visage, Ebola-style. Les pompiers débarquent, mais en mode quarantaine, parce que 2020 nous a appris à être précautionneux avec les pandémies. C’est un vrai début de films zombies tout ça, et l’ado s’évanouit en les voyant. Quand Buck envisage Ebola, on comprend vite qu’il s’agit probablement d’un prank. Non ?

Ben non, c’est bien la drogue qui les fait saigner, et en plus, elles en ont filé à tout le quartier, alors les pompiers sont bons pour un peu de porte à porte, qu’on ne verra pas car la série a déjà passé assez de temps sur cette intrigue apparemment.

Contre toute attente, on retrouve ensuite Buck en plein rencard avec une nana qui est bien dépitée par la vie et par les humiliations de la vie que tente de lui raconter Buck, restant coincé sur cette affaire de nana qui s’est retrouvée coincée à ne pas assumer ses excréments. C’était une histoire drôle, et une histoire marquante en plus.

La nana, Veronica, ne le vit pas comme ça, cela dit. Veronica est atroce avec lui, mais aussi beaucoup trop drôle à tout prendre mal autant que possible. Et même autant qu’humainement impossible. C’était bien drôle d’avoir Veronica qui pense qu’il est en train de la body-shamer juste parce qu’il lui dit qu’ils vont avoir des calories à brûler.

Il est pompier, meuf, tu t’attends à quoi ? Le plus marrant dans cet épisode, c’est toutefois lorsque Buck découvre alors que Veronica est évidemment sa nouvelle voisine au moment où il confiait à son nouveau coloc que le seul point positif de ce rencard serait de n’avoir jamais à la revoir. Sinon, ce ne serait pas drôle. Le titre de l’épisode nous avait bien dit qu’il serait question de voisinage !

C’était une bonne scène, mais c’est gros de nous faire croire qu’ils se rencontrent sur une application avant le hall de leur immeuble, cela dit. Dur aussi de ne pas penser que Veronica s’imagine aussitôt qu’il est un stalker, vu le caractère.

Bien sûr, Hen s’imagine tout de suite le pire, envisageant qu’il s’agit des services sociaux… pour être loin du compte : derrière la porte, elle découvre sa mère. L’angoisse. Sa mère lui ressemble énormément, et elle débarque avec une nouvelle qui va chambouler sa vie de famille : la grand-mère débarque à Los Angeles… pour de bon.

Hen n’est pas ravie du tout, et elle passe alors sa journée à raconter sa vie aux autres pompiers, y compris en pleine intervention dans un quartier où sévit un agresseur qui s’amuse à s’attaquer à tous les habitants du quartier. L’agresseur s’appelle Sunny et non, ce n’est pas un humain, mais un dindon. Buck – toujours à parler de Veronica – et Eddie sont ceux qui sont chargés de l’arrêter, évidemment.

Et une fois que c’est fait ? Buck se réfugie chez Chimney et Maddie, parce qu’il a peur de tomber sur Veronica en rentrant chez lui et qu’elle lui casse son cocon réconfortant. Ben voyons ! Faut arrêter d’abuser, ce n’est jamais qu’une voisine. Par contre, toutes les réflexions sur Chimney et Maddie (qu’est-ce que c’est que ce ventre énorme d’un coup ?) qui vont bientôt rencontrer les voisins avec leur bébé qui hurle (et le cadeau de la paix à la fin de l’épisode ahah), ça m’a fait rire et c’était judicieusement placé.

En parallèle, Athéna découvre l’appartement de son ex-mari (ou la maison ?). La vie chez lui est plutôt cool, avec une énorme baie vitrée très sympathique qui lui permet carrément d’espionner les voisins grâce à une longue vue. C’est beaucoup trop drôle, mais il raconte tout ça à Athéna qui n’a rien à en dire apparemment.

En tant que flic, j’aurais pensé qu’elle ne serait pas ravie par cet espionnage, mais bon. En tout cas, j’attendais de la série qu’elle nous file de cette manière-ci une intervention pour les pompiers ou la police, mais non : l’idée est d’approfondir le personnage de Michael qui en est à vivre une crise après son cancer. Il ne travaille plus et cherche quoi faire de sa vie maintenant qu’il vit.

C’est super problématique : il a énormément d’idées, mais avec le covid, compliqué de faire quoique ce soit. Il passe donc sa vie à espionner les voisins, et notamment cet étrange voisin qui a un million de sacs poubelle. Il m’a fait rire à espionner tout le monde comme ça… et Athena m’a fait rire à envoyer sa fille s’occuper de lui en tentant de lui redonner une activité.

Michael est loin d’être bête, et il imagine le pire chez son voisin qui semble se laver les mains pleines de sang. Les choses empirent encore quand elle lui envoie Bobby pour lui changer les idées et que Bobby se prend à son tour à l’enquête. J’ai bien ri. Athena pensait vraiment que c’était une bonne idée pourtant !

Le mec de Michael, quand il rentre, est loin d’être ravi de découvrir un pompier tout aussi cinglé que son copain. Et il a la mauvaise idée de proposer d’aller simplement fouiller les poubelles du type. C’est sûr que c’est plus simple comme solution.

Le problème, c’est qu’ils y trouvent du matériel chirurgical… et ça leur fait peur, mais pas autant que d’apprendre que le type est en train de descendre des poubelles à nouveau. Michael, lui, décide de profiter de ce temps pour aller entrer par effraction chez le type. Il est complètement perché, lui, sur ce coup-là.

Il a toutefois raison : clairement, on a affaire à un trafic d’organes. En effet, il tombe sur une femme à moitié inconsciente dans une salle de chirurgie improvisée de l’appartement de son voisin. C’est fou, ça. Il se fait assommer au moment d’appeler le 9-1-1, forcément.

Pendant que Bobby et Michael prennent du bon temps sur leur enquête, Athena en prend chez Hen avec un dîner de famille rigolo… jusqu’à ce qu’il tourne à la catastrophe. En effet, Hen entend sa mère demander à sa femme si elle ne pense pas qu’Hen est trop vieille pour l’école de médecine. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle nous perturbe Hen. La pauvre Karen gère plutôt bien pour consoler sa femme et tenter de se faire l’avocate du diable, heureusement.

Elle fait bien, cela dit, parce que le lendemain, en promenant les enfants, elle se rend compte que sa belle-mère est SDF : loin d’avoir un charmant B&B, elle vit en fait dans sa voiture après avoir été virée de chez elle. Merci le covid19 ! Le plus drôle est encore que la mère avait peur d’être jugée par sa fille… ce que sa fille lui reproche au mot près, pourtant.

La scène entre mère et fille est très sympathique, et vraiment la mère est sacrément bien castée. Elle devrait rester en plus, puisqu’elle finit par aller vivre chez sa mère. En revanche, ça trainait en longueur et ça m’a rendu triste parce que je voulais juste revoir Buck et Veronica, moi ! En plus, j’avais raison, parce que ça finit de manière prévisible et marrante : Veronica se retrouve en couple avec le frère de Chimney. J’ai bien ri. Buck, non.

Pour en revenir à notre Fenêtre sur cour de l’épisode, Michael est retrouvé et soigné par son mec, heureusement, mais il n’y a personne d’autre dans l’appartement. Oh, il donne quand même le signalement de la femme inconsciente à Athena, puis déduit avec Bobby et David que la femme doit vivre dans l’immeuble, juste parce qu’elle n’avait pas de sac à main.

On nous prend pour des gens stupides à nous faire croire qu’Athena déplace des montagnes et un nombre d’hommes impressionnants juste pour retrouver la femme en question, en défonçant une porte au passage. Franchement ! Bon, l’essentiel, c’est que la femme est retrouvée et survit, alors que le voisin véreux s’avère être simplement un médecin qui faisait des chirurgies au noir, parce que ça paie bien. Malgré tout, Athéna est contente de savoir que Michael retrouve du job, parce que l’avoir comme collègue, ça ne lui plaît que moyennement.

Dans tout ça, j’en oublie cette intrigue merveilleuse où une dispute entre voisins est interrompue par un pick-up militaire qui tombe du ciel. NORMAL. Tout ça nous mène à une voix-off de Hen faisant une petite conclusion sur ce que sont les voisins, l’importance des compromis et des familles. Alors. Je comprends l’idée, surtout en pleine pandémie, mais MOUAIS. Je n’ai jamais eu de voisins si cool qu’ils redéfinissent ce qu’est pour moi une famille.

Même si, OK, je reconnais que j’ai servi de plombier une fois, en plein WESéries en plus, parce que je n’avais que ça à faire.

> Saison 4

 

Charmed (2018) – S03E05

Épisode 5 – Yew Do You – 16/20
J’aime bien la construction de cet épisode qui s’attarde à la fois sur son schéma « à la semaine » et sur son fil rouge, tout en développant les personnages. Tout est très facile et peu surprenant dans l’écriture, mais ça me rappelle vraiment la construction de la série originale et c’est un schéma que je trouve toujours efficace et prenant. Après, l’épisode n’arrivait pas à totalement me passionner… mais c’est peut-être la fatigue de la rentrée ?

Spoilers


If anyone makes another crack at my age.

Pourquoi faut-il toujours que les personnages de films et séries s’arrêtent dans des stations-services perdues au milieu de nulle part la nuit ? On dirait qu’ils font exprès et veulent mourir, honnêtement. C’est ce qu’il se passe pour l’homme que l’on suit dans ce début d’épisode et qui se fait écraser par sa copine, ensorcelée par un démon, sorcier… allons savoir. Un homme.

En tout cas, elle ne perd pas grand-chose parce que son copain n’est pas fou. Il n’est pas une flèche, honnêtement : qui reste fixe devant une voiture dont les phares s’allument, prête à vous foncer dessus ? Ce type. Il hurle, quand même, c’est déjà ça. Bon, introduction sympathique !

La nouvelle coupe de Maggie se justifie mieux que jamais quand elle danse et qu’elle met ses cheveux en arrière. Par contre, ça donne l’impression d’être dans les années 90 à nouveau et quand elle bosse et est débordée par ses études, ce n’est pas ça du tout. Je préfère sa version d’Un, dos, tres franchement. Oui, voyez-vous, Maggie s’est mise à la danse. L’intérêt de tout ça ? Aucune idée.

On retrouve ensuite Maggie à la fac en train de bosser pour trouver un sujet capable de lui permettre de décrocher son St Graal universitaire… mais elle est perturbée par Antonio qui, lui, avance énormément. Je n’aime pas cet Antonio, je ne veux pas que ça devienne un love interest pour Maggie !

Pendant ce temps, les seuls à bosser sont Macy et Harry. Ils cherchent comment se débarrasser de « l’allergie » dont ils sont victimes et qui les empêchent de toucher les êtres magiques. C’est plutôt intéressant, surtout après Maggie : ici, on avance sur l’intrigue magique de cette saison, qui me plaît vraiment. Harry retrouve par exemple une photo d’un dessin d’homme des cavernes représentant très exactement le démon battu la semaine passée.

Forcément, cela mène à une complication : la photo vient d’un lieu lointain où il va falloir aller pour tenter de décrypter une langue si ancienne que personne ne la parle. Super. Ils sont interrompus dans les recherches par un cri de Mel qui est apeurée par… Tik Tok ?

Bon. L’équivalent de Tik Tok dans le monde de la série, en tout cas. Elle y voit une vidéo de la femme du début d’épisode et elle l’entend surtout parler une étrange langue, en boucle. Ce n’est pas ça qui la perturbe et lui fait appeler toute la maison, mais bien la simple scène d’horreur. Par contre, quand c’est toute une épidémie qui éclate avec plein de gens qui tuent leurs proches en répétant les mêmes mots, les sœurs finissent par s’en mêler, pour comprendre ce qu’est ce « Mepte Alma ».

J’aime bien la manière dont c’est amené et dont les réseaux sociaux s’en mêlent avec une théorie d’invasion extra-terrestre. En plus, ça permet à Maggie de retrouver une utilité, et ça, c’est chouette. Elle pense en effet à avoir une prémonition sur le lieu où Julie, la copine qui a renversé son mec en début d’épisode, et elle y parvient. C’est beau.

Elle se rend sur place avec Macy, un duo qui marche toujours bien. Elle arrive rapidement à avoir sa prémonition et à retrouver Julie, qu’elles emmènent ensuite au QG, à cause d’une maraude qui était sur le point de la trouver. Là-bas, Maggie parvient à désenvoûter Julie, grâce à de la musique qui se lance toute seule quand elle s’assoit (bien sûr) : Julie se met aussitôt à danser et on enchaîne sur une étonnante scène à mi-chemin entre chorégraphie et exorcisme.

Julie revient en tout cas à elle, et elle a plein de choses à raconter aux trois sœurs. Elle leur fait le récit de tout ce qu’il s’est passé depuis sa possession, se rappelant soudainement qu’elle a failli tuer son mec, tout de même. Ainsi, le démon, Omon, lui demandait de lui prouver son amour pour lui en sacrifiant ce à quoi elle tient le plus. Soit.

Bien sûr, Harry est rappelé à ce moment-là dans cette intrigue : il peut ainsi épargner aux filles bien des recherches, en leur expliquant qu’il s’agit d’une créature mythique, qui date de temps trop anciens. C’est original, après l’épisode de la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé le fait que la série relie tout ça avec le mythe de Narcisse qui serait d’inspiration commune avec celui d’Omon.

Mel est ainsi finalement celle qui trouve la solution pour se battre contre le démon, grâce à ses connaissances mythologiques : Omam est inspiré du mythe de Narcisse après tout, il suffit d’utiliser les mêmes faiblesses que celui-ci, et donc une potion à base d’if (ça marche beaucoup moins pour le jeu de mots). Et ça, c’est un duo Harry/Mel efficace.

Après tout ça, Maggie est encore forcée de s’occuper de Julie. Bizarrement, les sœurs ne proposent pas de sauver son copain à l’hôpital… mais Maggie sauve au moins Julie du démon qui la retrouve, sentant bien qu’elle n’est plus sous sa possession.

Maggie a le temps d’appeler Harry, qui nous débarrasse de Julie, et ses sœurs, ce qui aide bien pour se battre contre le démon. En théorie. En pratique, que fait Macy quand on lui dit précisément de ne pas regarder Omon dans les yeux ? Elle le regarde dans les yeux et se fait envoûter par le démon. Il n’en faut pas plus pour qu’elle s’en prenne à ses sœurs (et pas à Harry aha). J’aime bien l’idée d’une sœur envoûtée qui doive se battre pour lutter contre ce Narcisse des temps anciens, mais c’était assez mal exécuté tout de même.

Après, ça marchait bien côté intrigue de voir Mel et Maggie au bord du précipice – ou du toit de l’immeuble – à cause de Macy. Juste, on ne comprend pas trop pourquoi Macy ne les envoie pas directement valser plus fort, m’enfin, ça ferait mal à la série d’avoir deux sœurs de moins d’un coup, j’imagine. Quant à l’idée d’avoir ce combat intérieur de Macy, vraiment, cette saison me donne beaucoup de vibes de la série d’origine par rapport à l’an dernier. Par contre, toujours pas d’Abigael, c’est frustrant.

La scène d’action est bien rapide en tout cas : Macy réussit à s’affirmer face au démon, Mel l’aide à transformer la potion en flaque reflétant le démon… et c’est suffisant pour que le démon s’auto-absorbe dans la contemplation de son reflet. Allez, OK, ça marche comme intrigue et, évidemment, quand il disparaît, il laisse une rune derrière lui, comme le démon de la semaine dernière.

Ça alors, ce démon des temps anciens est lié au démon des temps anciens de la semaine dernière, on ne s’y attendait pas du tout. Hum.

Autrement, Macy est contactée par une avocate, Gloria : elle hérite ainsi de Safe Space. Ouais, rien que ça. Macy n’est que partiellement ravie par ce dernier cadeau de Julian, et je la comprends : elle a clairement autre chose à faire, et elle n’est pas prête de réussir à se soigner quand Swan lui fait comprendre qu’elle a énormément de travail devant elle pour gérer les cours de Yoga.

Swan nous harcèle Macy pendant tout l’épisode, mais c’est finalement une bonne chose, car elle obtient ce qu’elle veut : Macy a bien d’autres choses à faire, mais elle prend conscience que Safe Space est un endroit important pour d’autres et pour faire de grandes choses.

En parallèle, Harry ne peut plus voyager avec Macy, alors il se contente de Jordan, comme d’habitude. Il lui apprend à faire les nœuds de cravate, parce que les personnages ont TikTok, mais pas Youtube et ses tutos apparemment. Bizarrement, Harry semble hyper énervé et susceptible sur son âge, et Jordan finit par s’en rendre compte.

La vraie raison de ce bougon Harry ? Il n’aime pas trop la différence d’âge entre lui et Macy, parce qu’il se rend compte avec les réseaux sociaux qu’ils ne voient pas tout à fait le monde de la même manière. Tout ce que trouve Jordan pour le consoler, c’est de lui dire que bientôt, Macy sera plus vieille que lui et qu’il finira par la déplacer en fauteuil roulant.

Ah ben super, encore plus de problème pour le couple, il ne manquait plus que ça ! Jordan a vraiment bien fait de venir, finalement. Il devrait pourtant être plus occupé ailleurs : il est censé être dans une firme d’avocats à présent, j’imagine qu’il a mieux à faire que de jouer les aventuriers prêts à se prendre des flèches dans la tronche.

Par chance, c’est simplement Harry qui s’en prend une, et dans le bras, parce que plutôt que de se téléporter vers Jordan, il court à lui. Erreur de débutant. Jordan l’aide tout de même à soigner sa blessure et la scène entre les deux personnages est vraiment sympathique : elle leur permet à l’un et l’autre de s’assumer davantage.

Harry peut ainsi aider les sœurs avec leur démon et Jordan laisser tomber la cravate pour son rendez-vous du lendemain. Ce n’est pas fifou, mais ce n’est pas le pire dans l’épisode : le pire, c’est l’intrigue de Mel, en ce qui me concerne !

Mel est ainsi embêtée pour avoir distribué le livre qu’on lui avait demandé de ne pas distribuer. Quelle surprise, dis-donc ! La doyenne de la fac lui demande finalement de changer de livre pour en prendre un de 2013, ce que Mel considère être l’Antiquité sur le sujet. Ce n’est pas tout à fait faux.

La série en fait des caisses sur cette intrigue en tout cas, avec ensuite Kevin qui vient remercier Mel car grâce à elle Dylan s’est excusé auprès de lui. Euh ? Je veux bien que la connaissance soit une arme et puisse résoudre bien des conflits, mais tout de même, il avait l’air trop con ce frat boy pour changer d’avis en quelques pages !

Mel demande conseil à Maggie et termine par convaincre la doyenne que le livre qu’elle propose à ses étudiants est meilleur que celui que la doyenne a écrit, parce qu’il est plus à jour. C’est osé, tout de même, mais apparemment dans le monde merveilleux de cette série, ça suffit !

De son côté, Maggie retrouve l’inspiration, principalement grâce à ce qu’il s’est passé avec Julie plus tôt dans l’épisode. Bon, écoutez, tant qu’elle est convaincue par son sujet, c’est déjà ça. La fin d’épisode nous règle d’ailleurs le cas de Julie et de son copain : Harry efface les souvenirs de ces deux-là… mais je vois mal comment ça efface les réseaux sociaux ?

Peu importe : on nous dit de nous concentrer sur l’origine de ses mystérieux démons qui débarquent des temps anciens pour le moment. Ma théorie ? Abi, bien sûr. Pour en savoir plus, il faudra toutefois attendre deux semaines, car il n’y a pas d’épisode la semaine prochaine !

Resident Alien – S01E02

Épisode 2 – Homesick – 17/20
L’air de rien, la série nous propose de suivre un grand nombre de personnages et, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, c’est assez dur de tenir le rythme et de tout critiquer. Tant pis. L’avantage, c’est que c’est une série vraiment drôle et prenante, avec plusieurs intrigues qui se développent assez vite. L’inconvénient, c’est que l’équilibre entre les diverses intrigues n’est pas encore trouvé.

Spoilers


I wonder if I can get the chicken while they’re fighting.

Quelle tristesse de mourir en faisant un selfie et en tombant d’un ravin enneigé parce qu’on a glissé ! C’est pourtant ce qui arrive presque à l’homme que l’on suit au début de cet épisode, alors qu’Harry nous affirme que les êtres humains sont stupides. Difficile de le contredire. Tout ça se déroulait trois mois plus tôt, dans le Colorado, à proximité du vaisseau d’Harry, évidemment. Par conséquent, lorsque l’homme tombe, il ne meurt pas mais reste à léviter dans les airs, probablement à cause (ou grâce ?) du vaisseau d’Harry.

Après le générique, nous reprenons avec le pauvre Max qui avait rendez-vous chez le médecin, pour mieux découvrir que le nouveau est l’alien qu’il redoute tant. Au moins, c’est un enfant, et personne ne le croit. Du coup, Max s’enfuit par la fenêtre alors que son médecin veut juste lui couper la tête. C’est une idée, ma foi. Cela ne plaît pas beaucoup à Asta en tout cas, parce qu’elle veut qu’Harry soigne les patients qui arriveront inévitablement.

Par chance, Harry est un extraterrestre qui était un scientifique sur sa planète, alors se faire passer pour un médecin, ça lui paraît simple. En plus, il a internet pour préparer chaque rendez-vous médical avant l’heure. Le plan est une bonne idée… jusqu’à ce que Asta change l’ordre des patients sans le prévenir et qu’il se retrouve à devoir jouer les gynécologues. Comme il ne sait absolument rien de l’anatomie humaine, il tente d’aller chercher des informations sur son portable en pleine séance.

Et comme il est un alien encore peu habitué à la technologie, il prend ainsi une photo de la patiente. Enfin, de son anatomie. Au moins, ça finit en selfie avec la patiente qui est plutôt cool et le croit quand il assure … mais ça n’empêche pas Harry d’enchaîner les gaffes toute la journée avec tous les patients. Au moins, ça nous fait rire.

Là-dessus, la série est très claire : elle veut nous faire rire autant que possible, et ça fonctionne bien pour le moment. En effet, l’humour ajoute un bon ingrédient à la série et à son ambiance mystérieuse, même si on s’éloigne énormément de l’enquête pour le moment. C’est dommage de ne pas au moins mentionner le fait que l’ancien médecin soit tué par un habitant de la ville ? Tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était.

De son côté, Max s’enfuit donc et se réfugie auprès de ses parents. Il a la chance d’avoir pu s’échapper par la fenêtre et de tomber juste à côté de son père, c’est déjà ça. Son père est le maire, évidemment. J’avais eu un doute dans le premier épisode, mais nous y voilà : il s’occupe comme il peut de son fils malade et ne l’emmène pas chez le médecin, comme il est obsédé par les extra-terrestres… au point d’en parler avec les policiers.

Bon, il faut dire que les policiers squattent le bureau du maire, alors ça l’aide bien à le faire. Et la flic de la série n’hésite pas non plus à lui dessiner un portrait-robot pour l’aider autant qu’elle peut à faire face à ses angoisses. Malheureusement, cela finit par nous énerver Harry qui se décide à éviter de tuer Max, pour le bien de sa situation. C’est en tout cas ce qu’il se décide provisoirement à faire : quand il passe un appel anonyme à Max qui le reconnaît bien rapidement, il change d’avis.

C’est plutôt logique : il a envie de tuer Max qui est juste insupportable avec lui. En même temps, qu’attendait-il exactement ? C’est un enfant dans une série. Et il a un père hyper chelou qui a besoin d’un médecin pour lui servir de psy, alors que clairement embaucher Harry comme psy est la pire des idées du monde.

Sans surprise, il n’a aucune idée de ce qu’est la confidentialité entre médecin et patient, par exemple. Par chance pour Ben, le maire, il est rapidement interrompu par la femme de l’ancien médecin qui vient récupérer les affaires de son mari dans son bureau – au grand dam de Asta. Cette dernière refuse que quelqu’un touche à ses affaires, parce qu’il s’agit d’un meurtre. La police n’est pas de son avis, parce qu’elle est clairement incompétente et que des photos leur suffisent.

Observer toutes ces émotions, ça épuise toutefois Harry, qui se retrouve à avoir faim et à se diriger vers le bar de D’Arcy. C’est plutôt intéressant, parce qu’il se retrouve bien malgré lui à devoir se rendre en rencard au bowling avec elle (ah les petites villes américaines) et surtout à avoir l’idée de tuer Max par accident. Reste à savoir quel type d’accident peut venir à bout d’un gamin, et c’est à nouveau grâce à D’Arcy qu’il a une bonne idée : il lui coupe les freins de son vélo en espérant qu’il meurt dans un terrible accident – mais avant ça, il imagine de bons scénarios humoristiques.

Pas de bol pour Harry, il faut plus que des freins de vélo pour venir à bout de Max : c’est un dur à cuire, et le gamin est heureux de lui montrer, même lorsqu’Harry fait tout pour le torturer. Suite à l’accident du vélo, Harry doit en effet lui faire des points de suture… et sans anesthésie puisque Max refuse d’être un gentil garçon avec lui. Le duel entre ce petit garçon et le médecin est vraiment excellent à regarder, c’était une super idée ; et c’était même bien meilleur que l’idée de base de cet épisode qui est de nous faire comprendre qu’Harry a le mal du pays.

Harry nous apprend ainsi que les extra-terrestres n’ont pas d’émotions, et qu’ils cherchent juste de la nourriture. Quatre mois plus tôt, quand il est arrivé sur la planète, il a ainsi cherché de la nourriture et en a trouvé… en tombant sur une vache. Non, son but n’était pas de bouffer la vache, mais juste de boire son lait. C’était tellement bien vu et drôle comme gag.

Il en faut peu, mais dans le présent, ça motive Harry à retourner dans cette ferme où il se fait surprendre par une petite fille alors qu’il est en train de boire le lait au pis. Aha. Les meilleures blagues viennent malgré tout de l’honnêteté brutale d’Harry, particulièrement avec ses patients ou avec D’Arcy qu’il abandonne en plein milieu d’un rencard.

Tout cela contraste aussi avec l’émotion de Asta face au décès de son ancien collègue. La série se concentre beaucoup sur son personnage dans cet épisode, forcément. Elle présente ainsi à Harry Dan, son père, qui est un personnage intrigant. En effet, il sait automatiquement qu’Harry n’est pas comme les autres, parce qu’il ne ressent rien en le regardant, alors que normalement, il ressent les gens. Apparemment.

C’est étonnant, mais j’aime bien l’idée. En plus, on le voit ensuite aider Asta à gérer son deuil en lui coupant les cheveux, et on apprend également qu’il croit en tout un tas de rituels depuis longtemps oubliés – il est probablement un natif-américain. Il pousse ainsi Asta à brûler sa mèche et la blouse qu’elle portait la nuit où Sam est mort, par exemple.

Du côté du deuil, Asta a du mal à faire face pendant tout l’épisode, mais elle avance à la fin, acceptant même de donner à Harry le bureau de Sam, avant de jouer avec lui. En voix-off, Harry nous confie alors qu’il a un énorme problème : il a la fâcheuse tendance à développer des émotions humaines depuis qu’il est sur Terre, ce qui ne lui plaît pas du tout, surtout qu’il en est à ressentir la solitude. D’Arcy aussi, avec ce que tu lui fais !

Bon, la solitude n’empêche pas Harry de faire face à son problème du moment : D’Arcy lui a annoncé que la neige n’allait plus tarder à fondre, et qu’une semaine pourrait même suffire (mais pas avant qu’Harry ne se ridiculise au bowling… en explosant l’entre-jambe du flic insupportable, et ça, c’était drôle). Il doit donc retrouver au plus vite son vaisseau et il construit – à coups de marteau, yes pour le Bingo Séries ! – une pièce capable d’inverser la gravité ; une pièce qui est aussi un morceau de son grand plan final pour exterminer les humains.

Cela dit, en fin d’épisode, on se retrouve sans trop de surprise avec deux figurants qui découvrent le corps de l’homme vu en début d’épisode, mort depuis trois mois (quelle mort de merde !), mais aussi deux oiseaux pris au piège du vaisseau d’Harry : celui-ci coince dans les airs, à une bonne distance de lui, tout ce qui s’en approche en inversant leur gravité…

Oh, sinon, concernant le meurtre de Sam, il faut souligner que la flic a un sourire étrange pendant le montage final. Il va falloir apprendre le nom des personnages à un moment… en attendant, je suis vraiment content de voir Alan Tudyk dans ce rôle qui semble être du sur-mesure pour lui !

Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

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