9-1-1 – S03E16

Épisode 16 – The One That Got Away – 15/20
On repart sur un épisode de facture plus classique cette fois avec des intrigues qui ne sont pas exceptionnelles. Il faut dire aussi que je souffre vraiment cette semaine d’un grand problème : beaucoup d’intrigues font écho à des épisodes de Station 19. Cela n’arrête plus de me faire dresser des liens entre les séries qui n’ont pourtant normalement rien à voir. C’est bizarre ce jeu de vase communiquant traitant d’un même sujet !

> Saison 3


Spoilers

316.jpg

You’re always the one that leaves.

Vraiment, la série a du budget et ça se voit : on commence par un immeuble en feu et nos pompiers qui interviennent pour sauver un maximum de monde… et d’animaux. Pendant que Buck s’occupe d’un chat, la femme que l’homme voulait qu’il trouve reste coincée dans les flemmes. Sourde et muette, elle informe Maddie comme elle peut de ce qu’il se passe.

C’était très intéressant de voir comment ça se passe, même si ça manque un peu d’informations sur le fonctionnement exacte de la chose. Et aussi, ça manque de rapidité pour ces personnes handicapées. C’est un truc auquel je n’avais jamais pensé avant, mais ça ne m’étonne pas que cette série soit capable de m’ouvrir les yeux : ce n’est pas la première fois qu’elle le fait à chercher les pires situations et les situations les plus incroyables.

Et ça, pour être incroyable, ça l’est, notamment quand Buck sauve de justesse la femme en tombant de plusieurs étages lorsque sa ligne de sécurité prend feu. Tout finit bien pour lui grâce au matelas gonflable qui les sauvent de justesse et il peut rentrer à la caserne avec les autres. Oui, à la caserne, mais pas plus loin : après tant d’adrénaline et de bonnes scènes d’action, Buck veut faire la fête, mais tous les autres ont déjà des plans, sans lui.

Cela me fait de la peine : il se retrouve seul dans un pub à voir ses exploits à la télé… et à tomber sur un vieillard, ex-pompier, avec qui il boit toute la soirée. C’est super triste, parce qu’il se rend compte que malgré toutes les promesses des pompiers qui sont une famille, l’homme finit seul. Quand il le ramène chez lui, il découvre qu’il avait aussi une copine dans le passé, mais que celle-ci n’est plus dans sa vie.

Aussitôt, Buck veut jouer les cupidons pour lui. Le lendemain, Buck raconte sa soirée à toute la caserne, parce qu’il est triste pour le vieux pompier devenu solitaire, histoire de se rassurer sur sa famille. Une fois que c’est fait, il emmène l’ancien pompier chez son ex, dont le mari est mort il y a peu. Hop, on a droit à des retrouvailles qui n’ont pas grand-chose à voir avec la série et les personnages qu’on aime, mais bon.

C’est super triste, parce que malheureusement, la dame est malade et est en pleine démence, prouvant petit à petit qu’elle a tout oublié de ce qu’il s’est passé. Bref, Buck a fait de la merde de les réunir, parce que ça fait plus de mal au pompier de voir l’état de son ex. C’est si triste. Buck va s’en confier finalement à Maddie, qui est assez maligne pour voir qu’il est en train de faire un transfert sur ce qu’il a vécu avec Abby.

Elle aurait mieux fait de se taire : même si c’est vrai, ça se retourne contre elle quand Buck lui fait prendre conscience qu’elle est toujours la personne qui quitte les autres et qu’elle n’a aucune idée de ce que ça fait d’être abandonnée. L’épisode enchaîne sans trop traiter la conséquence de ce qui ressemblait fort à un début de dispute.

Il faut dire que Buck est appelé à l’hôpital par le vieil homme qui est hospitalisé et qui n’a personne d’autre à contacter. Buck, ce personnage au grand cœur si parfait, décide donc de passer encore une soirée avec lui, alors même qu’il ne le connaît pas plus que ça. C’est fou. Il s’arrange aussi pour organiser une belle sortie d’hôpital au vieillard, avec d’anciens pompiers de sa caserne venant lui rendre un salut, mais aussi la caserne 118 qui le ramène chez lui en camion. C’est gros, mais pourquoi pas.

Bref, là encore, la série prend des allures de Station 19 à nous dire que les américains traitent mal les vétérans. Quant à Maddie et Buck, ils se réconcilient bien vite, et tout va bien à la fin de l’épisode entre eux.

Pendant la première soirée de l’épisode, Athena et Bobby tentent de passer un bon moment en amoureux, à danser un slow… Hen les interrompt toutefois, parce qu’elle a peur pour l’homme qu’elle a sauvé et qu’elle veut des informations sur celui-ci. Chef des pompiers, Bobby peut donc appeler l’hôpital et annoncer à Hen qu’il est mort, ce qui l’énerve énormément, parce qu’elle avait communiqué l’information médicale qui aurait pu le sauver. Elle s’en plaint évidemment au couple qui avait clairement d’autres projets en tête. Elle est en train de nous faire une Ben de Station 19 et ça va me souler, alors que j’aime Hen.

Cela ne manque pas avec une deuxième intrigue qui l’oblige à faire un début de chirurgie dans le camion qui les amènent à l’hôpital. Elle n’a pas à faire ça pourtant, malgré ses connaissances médicales. Elle arrive donc à l’hôpital avec la main dans le patient, finissant au bloc opératoire alors qu’elle n’a rien à faire là.

La série se transforme franchement en Grey’s Anatomy avec un bloc opératoire et une pompier au beau milieu du bloc alors qu’elle n’a rien à y faire. Au moins, les autres pompiers sont fiers d’elle quand elle rentre à la caserne. Bobby comprend alors l’incompréhensible : Hen se sent toujours coupable pour la femme qu’elle a tuée plus tôt dans la saison, par accident. Mouais.

Autrement, la série prend aussi le temps d’une intrigue secondaire qui voit Athena arrêter un homme qui utilise un drone illégalement… Et elle fait bien : il s’en sert aussi pour filmer des choses illégales, à savoir ses voisines se déshabillant. C’est bête. C’est d’autant plus bête qu’elle n’est pas assez rapide et que l’homme est relâché… alors qu’en fin d’épisode, elle découvre que ce n’est pas qu’un pervers de voyeur, c’est aussi un violeur, qui filme en plus ses actes. Petite intrigue secondaire deviendra grande et principale !

> Saison 3

Perry Mason – S01E03

Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…

> Saison 1


Spoilers

103.jpg

God’s with you whether you acknowledge Him or not.

J’essaie vraiment d’accrocher à cette série, mais je la trouve vraiment ingrate avec ses épisodes d’une heure qui ne nous aide pas, tout de même. Enfin, moi, ça ne m’aide pas. On reprend par une conférence de presse de la police pour accuser encore la famille du bébé mort. Cette fois, c’est donc Emily qui y passe avec un joli travail de détective… Mais un travail bien bâclé, avec des raccourcis peu efficaces…

Emily Dodson n’est toutefois pas une meurtrière d’après son avocat, EB. Il est aidé par Della qui le regarde se faire raser et raconter comme il peut la meilleure défense possible, en s’assurant qu’il ne raconte pas trop de connerie. J’ai bien aimé la scène qui enchaîne en parallèle les déclarations à la presse pour nous montrer comment l’étau se resserre autour d’Emily, malgré tout ce que peut bien dire EB.

Une fois que c’est fait on retrouve DB et son assistante en prison où ils organisent une confrontation entre Emily et son mari, légèrement vexé d’avoir été trompé tout de même. Sans surprise, ça part en vrille avec Matthew accusant sa femme des pires horreurs, y compris d’avoir tué leur fils. Ce n’est évidemment pas le cas, car ce serait trop rapide au sein de ces huit épisodes d’avoir déjà la vraie coupable, mais ça permet d’ajouter du drama à l’épisode et ça fonctionne plutôt bien.

Avant le procès, le système américain suppose qu’Emily passe tout de même devant le juge afin de déterminer si elle doit ou non aller en prison en attendant le procès, et si oui, à combien s’élève la caution. Le problème, c’est qu’Emily en prend tellement plein la tronche qu’elle culpabilise énormément et se déclare coupable.

Il s’ensuit pas mal de bordel dans la salle d’audience, inévitablement, mais finalement, avec l’aide d’EB elle finit par se dire non coupable. Malgré tout, les charges pesant sont sur elle sont lourdes et on n’hésite pas à la charger, avec une caution à 25 000 dollars. Rien que ça. Une caution aussi élevée, c’est l’assurance toutefois qu’Emiliy restera en prison pour bien longtemps en attendant le procès. Perry commence alors à avoir des doutes sur Emily, mais on peut compter sur Della pour le remettre encore et toujours dans le droit chemin.

De son côté, Sœur Alice en est encore à ses sermons, qui continue de partir en-dehors du script qu’on lui impose. Elle nous raconte ainsi que Dieu est parti, dans un discours qui semble presque tout droit sorti de Preacher du coup. Ce n’est pas bien passionnant, mais la série insiste sur la présence de Perry à ce sermon. Je ne vois pas trop ce qu’il vient faire là par rapport à l’intrigue en cours.

Cela nous est finalement révélé dans une réunion qui suit et qui permet de savoir qu’il est là parce que George Gannon est un employé de cette communauté religieuse. Il cherche donc à obtenir des informations, se confrontant toutefois à sœur Alice et tout son staff, surtout que celle-ci insiste pour dire que Dieu est dans sa vie. Oui, bien sûr. Perry se rend ensuite à la morgue pour l’autopsie de George, dont la mort n’est pas aussi simple qu’il ne paraissait au premier abord, avec d’étranges traces au niveau du coup.

Au commissariat, Perry se montre tout sympa avec une assistante, histoire de pouvoir obtenir son aide, alors que l’on comprend bien qu’il est sur la bonne piste, puis qu’il demande à parler à Drake. Il n’est évidement pas au commissariat, mais Perry réussit enfin à aller parler à Drake que je suis bien content de retrouver dans la série. Malheureusement, celui-ci n’est pas bête : il refuse de parler à Perry, craignant des représailles. Cela ne fait toutefois qu’éveiller des soupçons pour Perry, qui enchaîne avec un dîner d’affaires.

Pourtant, Drake fait bien de ne pas parler puisqu’il est aussitôt menacé par le détective bâtard qui n’hésite pas à venir le voir au marché quand il est avec sa femme enceinte, parlant évidemment du bébé.

Perry Mason, lui, passe une très bonne soirée avec toujours la même femme, avec qui il fait un petit tour en avion (pourquoi, à part perdre du temps dans l’épisode ?) et un peu de danse. Il se rend avec elle à une soirée où il espère bien obtenir des informations sur George. Bon, on ne sait pas bien qui est le prétexte dans l’affaire, puisqu’il finit par être à embrasser la femme dans une fontaine, tout de même. Au moins, sa vie romantique se porte bien, à défaut de réussir à avancer dans son affaire au rythme où il le souhaite.

Le lendemain, Perry essaie à nouveau de presser Drake pour obtenir des informations, mais c’est toujours en vain : suite aux menaces de son supérieur, Drake se montre juste plus énervé et silencieux. Il n’hésite pas à donner quelques coups à Perry, pour faire bonne mesure et pour lui expliquer que puisqu’il est flic, il a tous les droits sur Perry qui est donc le noir de la situation. Mer-veil-leux, surtout en cette période. Drake prend tout de même mal que son supérieur le menace et l’achète, leur payant à lui et sa femme des légumes trop chers pour eux. On voit bien que la situation le travaille, et on dirait bien qu’il n’a encore parlé à personne des dents trouvées en fin d’épisode précédent.

Pendant ce temps, flic-connard se rend dans une maison close asiatique, parce qu’on manquait vraiment de stéréotypes et clichés, là. Le problème, c’est que la gérante informe le flic que Perry Mason continue de fouiller et de parler d’eux, y compris dans les casinos. Il fait trop de remous ce Mason, ça va forcément mal se passer pour lui s’il continue comme ça…

On suit également la routine matinale d’EB, ce qui semble être là aussi juste l’occasion de perdre une bonne minute complète. Vraiment, on se croirait dans une série française à force… Bon, il retourne au travail où ils sont débordés par les appels de la presse et où ils finissent par apprendre qu’ils sont virés. Cela ne va pas améliorer l’état de santé d’EB qui semble avoir bien du mal avec son cœur dans cet épisode. Finalement, ils sont virés pour des raisons politiques, parce qu’il y a des secrets à déterrer sur eux, ce qui ne me passionne que moyennement : je préfère qu’on s’en tienne à l’affaire de Charlie pour l’instant, il y a déjà assez à faire, non ?

De manière surprenante, Sœur Alice décide de venir apporter son soutien à Emily directement en prison. Elle fait bien cela dit, puisqu’elle lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas coupable du tout de ce qui est arrivé à son bébé. Bon, elle est un peu clichée à dire que ce sont les hommes qui sont responsable, mais ça marche bien d’avoir quelqu’un remettant Emily face à la réalité des choses. Et puis il était temps que la série parvienne à peu près à passer le Bechdel Test (même si bien sûr, elles parlent aussi de Matthew, mais pas pour de la romance).

Selon la mère d’Alice, Emily est probablement coupable quand même, donc au moins on voit Alice s’affirmer contre sa mère, ce qui est plutôt intéressant, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt non plus, pas plus que je ne comprends l’intérêt de suivre ses spectacles religieux en permanence, même s’il est évident que ça lui monte à la tête et que ça part en vrille quand elle se met à entendre des voix et avoir une attaque.

En tout cas, ça permet de mieux comprendre le choix de Tatiana Maslany pour ce rôle qui s’avère d’un coup plus complexe que prévu, surtout lorsqu’à son réveil de ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, elle annonce à sa mère – et à tout un parterre de journalistes – que Dieu lui a dit qu’elle allait ressusciter bébé Charlie. Bon courage, hein !

Cela dit, ça ferait du bien à Emily. Ben oui, la vie n’est pas simple pour Emily depuis qu’elle a perdu son fils. Ainsi, Della débarque au commissariat et se rend compte que la femme censée la surveiller à tous les instants n’est pas avec elle. Les flics sont en fait en train de « l’interroger », en la frappant, de manière à obtenir des aveux. Vive la police !

Enfin, on suit également Matthew reprendre sa vie, mais j’avoue ne pas avoir encore bien saisi l’intérêt de cette scène. Perry provoque quant à lui bien des troubles à ne pas croire la version officielle de la mort de George par suicide, mais il fait bien : Drake finit par le recontacter en fin d’épisode pour lui donner la mâchoire retrouvée dans l’épisode précédent, mais aussi pour accuser ses supérieurs, évidemment.

Avant toute chose, Perry souhaite d’abord confirmer ses soupçons – et les nôtres : le bout de mâchoire que lui donne Drake correspond bel et bien à celui de George, sur son cadavre à la morgue. Ah, on avance, c’est donc l’heure de boucler l’épisode ! Chapeau bas à Drake qui conserve une mâchoire chez lui, l’air de rien, tout de même.

> Saison 1

God Friended Me – S02E05

Épisode 5 – The Greater Good – 14/20
Pas bien convaincu par cet épisode qui a certes de bonnes idées, mais qui ne parvient pas, du côté de la réalisation et de la mise en place de celles-ci à être parfaitement convaincant. C’est dommage, mais comme le remarque les scénaristes eux-mêmes à en croire le script, il y a besoin de faire bouger certains éléments de la narration qui deviennent redondant… Pas sûr qu’ils suivent cette piste, vu que l’épisode précédent a fermé une porte qui le permettait pourtant.

> Saison 2


Spoilers

205.jpg

I’m pretty sure she just stole drugs to the hospital.

Cara et Miles reprennent leur vie ensemble comme si de rien n’était. Ils ne vivent pas ensemble, mais font du jogging ensemble, en parlant de Claire Thompson, la nouvelle suggestion du compte de Dieu et de Cara qui retrouve son job. De son côté, Rakesh est toujours celui qui fait tout le boulot, permettant à Miles d’accéder au profil Facebook de Claire, la fille du révérend Thompson.

Il s’agit justement du révérend qui était contre Arthur en saison 1 dans les élections du prochain religieux à la tête de sa communauté. Merveilleux. Il est donc facile pour Miles et Cara de rencontrer la fameuse Claire à l’Eglise, même si celle-ci fuit rapidement pour se rendre à l’hôpital. Cela tombe bien : Rakesh y est justement. Ah, les hasards dans cette série, toujours aussi fascinant.

Joy étant partie, on peut enfin retrouver Jaya dans la série ! Alléluia ! Elle est désormais médecin à l’hôpital, et ça tombe bien, Claire aussi. Ainsi, Rakesh passe un peu de temps pour un rencard à la cafétéria de l’hôpital, mais tout ça n’est qu’un prétexte pour qu’il se rende compte que Claire semble être en train de voler des médicaments à l’hôpital.

Miles est aussitôt mis au courant, et Arthur aussi, parce qu’évidemment, il est inquiet pour la fille de son concurrent et ami, dont il sait en plus qu’elle est en pleine abstinence d’alcool et drogue, depuis deux ans. Ah, les addictions. La série en profite pour nous ramener Rachel Blake que… j’ai complètement oublié, je dois avouer. Qu’importe, j’aime le fait que la série s’appuie sur des personnages des notifications précédentes pour aider Miles dans ses enquêtes.

Ainsi, Rachel est une amie en commun de Claire et Miles. Cela fonctionne drôlement bien, parce que bien sûr, elles se connaissent d’une réunion d’alcooliques anonymes et elle peut donc mener Miles et Cara directement à Claire et à ses médicaments volés. Elle le fait en fait non pas pour se droguer, mais pour soigner les gens qui n’ont pas les moyens de payer, parce que vive les États-Unis.

Comme toujours, Miles en parle aussitôt à son père, mais ce n’est pas exactement la marche à suivre : il ne le sait pas puisqu’il s’en cache comme Trish ne voulait pas, mais Arthur bosse désormais comme « Chief of staff » du révérend Thompson. Par conséquent, cette nouvelle d’avoir la fille de son nouveau boss en pleine action illégale ne l’enchante pas. Sous couvert de bienveillance, il explique à Miles qu’il en parlera au révérend Thompson pour qu’il vienne en aide à sa fille, financièrement, afin de lui permettre d’ouvrir une clinique légale.

En fait, ce n’est pas exactement l’aide que souhaite apporter le révérend à sa fille : il préfère la faire virer de l’hôpital en leur expliquant ce que fait sa fille. Pardon ? OK, c’est un homme d’influence qui peut ainsi la protéger de conséquences légales, mais ça n’empêche pas que le mal est fait. Miles et Cara sont pourtant tous fiers d’expliquer à Claire ce qu’ils ont fait, avant d’apprendre coup sur coup qu’elle est virée et qu’Arthur bosse pour son père. Pour le coup, ils font à peine mieux que Joy, là.

Miles n’apprécie pas en tout cas d’avoir l’impression que son père le manipule et il retourne ensuite le confronter pour mieux se rendre compte que son père n’est pas de son côté, du tout. On en revient aux confrontations habituelles entre le père et le fils et ça se passe plutôt mal, même s’ils interviennent ensuite ensemble lorsque Claire est arrêtée pour possession de drogues/médicaments.

Son père la libère de prison, mais ça n’empêche pas que Rachel s’inquiète pour elle, de même que Miles et Arthur. Ce dernier se rend compte qu’il n’est pas prêt pour ce boulot de Chief of Staff et qu’il préfère finalement se remettre du côté de son fils. C’est plutôt sympathique et ça mène à une réconciliation, devant Cara. Elle comprend donc que ce qu’il leur manque, c’est précisément une réconciliation père/fille.

Pour cela, il suffit de trouver le lien qu’il leur manque, et c’est… l’honnêteté du père de Claire, qui en est à vingt ans de sobriété. Ben voyons. La base de ce genre de réunion est quand même d’apprendre à ne pas mentir, normalement, mais bon, on va faire comme si ça tenait debout. Forcément, père et fille se réconcilient ensuite et font en sorte que la clinique puisse continuer.

Quant à Arthur, il rentre auprès de Trish pour lui annoncer la vérité et lui expliquer que le Révérend Thompson décide de laisser tomber ses fonctions pour aider sa fille. Le seul problème, c’est qu’on en oublie qu’il avait surtout décidé de le faire pour lui, parce qu’il n’arrivait pas à tout gérer… au point qu’il semble ravi d’apprendre que pour remplacer Thompson, on pense à lui.

La série prend aussi le temps de dire au revoir une deuxième fois à Rachel, avec Miles lui offrant un cadeau pour ses un an de sobriété. Mignon.

En parllèle, Cara retourne au boulot, mais tout ne peut pas être exactement comme avant. Ainsi, son bureau est occupé par Adam. Adam est le nouveau collègue beau-gosse de Cara pour la série. Cara, elle, est reléguée à son ancien bureau. Parker lui dit qu’elle remontera vite les échelons, mais ce n’est quand même pas gagné quand on voit que Cara enchaîne ensuite avec… une petite course pour le compte de Dieu.

Le lendemain, Cara confronte Parker sur les articles pourris d’Adam qui sont seulement des potins. Il l’entend et décide aussitôt de se défendre par une bonne compétition malsaine entre eux : celui qui aura le plus de vues cette semaine-là récupèrera le plus grand bureau. OK. J’ai surtout aimé les critiques d’Adam sur les histoires trop répétitives de Cara cela dit, parce que ça prouve que les scénaristes connaissent leurs défauts, au moins.

Par contre, ça nous entame un triangle malvenu, avec cet Adam qui propose à Cara de bosser avec lui sur ses articles. Cela sent le flirt naze, surtout qu’elle a enfin lu ses articles et qu’au-delà du titre naze, les articles sont bien…

On continue aussi dans cet épisode à suivre Rakesh et Jaya. Après trois épisodes d’absence, elle a droit à quelques scènes, et c’est toujours cool. Rakesh a toujours ses complexes vis-à-vis de ses beaux-parents, mais finalement, il avait tort : ceux-ci sont convaincus par la promotion de Rakesh à son travail et poussent désormais pour que les deux se fiancent et fassent des enfants. Normal.

Dépassés, les deux amants décident de mentir et de faire comme si Rakesh s’était fait virer de manière à calmer les ardeurs des parents de Jaya. C’est peine perdue : ils sont vraiment devenus fans de Rakesh et ils continuent de pousser pour les voir se fiancer. C’était plutôt drôle de voir Rakesh se vendre comme le plus mauvais gendre possible, surtout que c’était sans succès pour lui.

Rakesh se retrouve presque à imaginer qu’il faudrait se fiancer avec Jaya… mais heureusement, elle est plus maligne que ça et elle décide de tenir tête à ses parents. Evidemment. C’est une bonne attitude, ça, sauf quand ce qui en résulte est qu’elle décide de mentir à ses parents et faire une fausse rupture avec Rakesh. Lui est ravi, le couple est content de lui, mais… ça ressemble à une mauvaise idée, franchement.

> Saison 2

Gentleman Jack – S01E08

Épisode 8 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

> Saison 1


Spoilers

08.jpg

Sometimes, often, a good friendship is better than a marriage.

Ce dernier épisode repart sur une heure complète d’épisode, mais nous fait comprendre dès le départ qu’il n’a pas pour autant l’intention de trainer en route. Fidèle à elle-même, la série poursuit son rythme insoutenable et ses multiples scènes voyant Anne mener une vie tout de même sacrément épuisante.

Ainsi, Anne commence l’épisode par une lettre écrite à sa tante, qui permet de nous resituer chronologiquement bien après l’épisode précédent. On ignore complètement le cliffhanger, ce qui est plus que frustrant, pour savoir que finalement Anne passe son voyage avec Miss Ferrall, qu’elle ramène à Copenhague une fois que celle-ci a refusé de se marier à un russe de vingt ans son ainé.

Même si nous n’avons pas de vraie introduction pour elle – elle fut mentionnée rapidement dans l’épisode précédent – Miss Ferrall semble bien plaire à Anne, d’autant qu’elle cerne bien vite la personnalité de notre héroïne, ainsi que ses problèmes sentimentaux. La tante est toute heureuse d’avoir des nouvelles de sa nièce, cela dit, et la lecture de la lettre permet à la série d’enchaîner bien vite tout en nous faisant découvrir une fois de plus le style incisif, particulier et si appréciable d’Anne.

Malgré son voyage d’exception – et ses déceptions touristiques – Anne n’en reste pas moins inquiète de l’état d’Ann, dont elle sait uniquement qu’il a empiré.

Elle a en effet reçu une lettre de sa sœur (celle d’Ann) à Paris avant de partir. Un mois plus tard, quand elle arrive à Copenhague, elle espère donc de meilleures nouvelles de son amante, en vain. Il faut dire que Miss Walker passe désormais tout son temps à contempler l’océan. La pauvre n’a pas de chance aussi, avec son beau-frère qui est odieux à continuer d’inviter encore et encore Alexandre dans l’espoir qu’elle l’épouse.

Il faut dire qu’il n’est pas dupe le beau-frère, et qu’il a bien compris qu’elle était obsédée par Anne. Il refuse de suivre les conseils d’Anne et s’est clairement débarrassé de la lettre avec son adresse à Copenhague, tout en faisant en sorte que sa femme n’écoute pas les conseils qu’elle donnait. L’avantage, c’est au moins qu’Ann ne tente plus de se suicider, préférant désormais brûler son dessin d’Anne, pour mieux l’oublier, j’imagine.

Ce n’est pas gagné cette affaire ! L’avantage, c’est toutefois que sa sœur n’a pas envie qu’elle se marie avec Alexandre, parce qu’il est clair qu’il n’est pas ce qu’il prétend être et qu’il n’est pas parfait pour elle. J’ai un tel élan d’affection pour sa sœur : elle est géniale à avouer enfin à Miss Walker qu’Anne a écrit il y a plus de six semaines avec de bons conseils que son mari ne veut pas prendre en compte.

Mieux encore, elle propose aussitôt à Ann de retourner à Crow Nest au plus vite, avant d’être forcée à accepter un mariage qu’elle ne veut pas. Pour Ann, ces informations changent tout, en plus, puisqu’elle imaginait être abandonnée par Anne depuis tout ce temps. Elle cherche donc un moyen de rentrer chez elle, et envoie une lettre expliquant qu’elle a peur que le Capitaine Sutherland en veuille simplement à son héritage.

Anne étant à Copenhague, les Priestley organisent aussitôt son retour, évidemment. Ils essaient de le faire en l’absence de Sutherland, mais ce n’est pas si simple. Ou alors si : même quand il arrive, Ann prend la décision de le confronter et de lui expliquer clairement et aussi calmement que possible qu’elle a décidé de rentrer chez elle. C’est excellent de la voir s’affirmer enfin avec des décisions claires et un regain d’énergie clairement provoqué par le fait qu’elle sache qu’Anne tient encore à elle, malgré tout.

Ah, ça donne presque envie de vivre une relation aussi forte. Presque, parce que merci mais non merci la distance et les mois sans nouvelle, hein. Quelle horreur, le passé ! Je m’éloigne de la critique, là, cela dit. Pour y revenir, donc, Ann peut ainsi dire au revoir à sa sœur et demander à revoir au plus vite le docteur Belcombe, alors que les Priestley découvrent sa tentative de suicide, tout en insistant pour dire que ce soit une bonne chose qu’Anne soit si loin en Europe. S’ils savaient, pendant qu’ils jouent au meilleur jeu du monde (avec le meilleur mot, possible, franchement), ce qu’il en était en fait d’Anne !

De son côté, Anne passe un joli voyage, c’est déjà ça, et elle a des looks absolument sublimes et splendides. Elle passe aussi une bonne partie de son temps à écrire à Shibden, pas qu’à sa tante – dont la santé se dégrade, mais elle se dit juste fatiguée de toute l’énergie d’Anne, mais aussi à son père, histoire de le tenir au courant des différentes affaires en cours à Halifax. D’ailleurs, Mr Washington galère un peu et tout se passe plutôt mal pour les puits de Charbon.

Quand je parle de joli voyage, je tiens à dire tout de même qu’Anne rencontre la reine et est invitée à un bal d’anniversaire tout en blanc. Oui, elle quitte enfin son deuil de la rupture qui date d’il y a 17 ans parce que la reine le lui demande. Si tout n’est pas rose pour autant dans la vie d’Anne, surtout qu’on lui demande si elle a eu des nouvelles de son amie en Ecosse, elle prend tout de même le temps de danser au bal, avec une femme. Ah, Anne Lister, toujours les c… ovaires de se faire remarquer partout où elle passe !

Elle envoie donc une autre jolie lettre sur ce bal royal où elle était invitée, mais la réponse qu’elle reçoit en retour n’est pas celle qu’elle attendait. À Shibden Hall, sa tante adorée approche de sa dernière heure. Bien sûr, elle ne voulait pas l’inquiéter, mais Marian et le médecin ne le voient pas de cet œil. Ils envoient donc une lettre aussitôt à Anne, avec tout le jargon médical comme il faut. C’est tout aussi rapidement qu’Anne décide donc de rentrer chez elle à Halifax au plus vite, traversant pour cela une tempête maritime peu réjouissante et pas mal de nausées.

Elle refuse de s’arrêter en chemin, malgré tout, prenant bien des risques pour rentrer au plus vite auprès de sa tante qui… se porte comme un charme, parce que son état s’est amélioré. Elle s’énerve donc après le médecin qui n’y est pour rien, le pauvre, parce qu’elle a risqué sa vie, et celle de ses serviteurs. D’ailleurs, la série ajoute encore et toujours de l’humour, avec Eugénie vomissant en arrivant à Shibden Hall, sans être enceinte pour autant.

Une fois de retour, Anne n’a donc pas le temps de voir sa tante qu’elle est de nouveau confrontée à bien des problèmes : il y a donc l’histoire du médecin à engueuler, mais aussi celle des puits de charbon, avec des travaux se passant mal et un accident qui met sa situation financière en péril. En effet, elle risque fort de perdre Shibden, comme elle a fait son prêt dessus, et son père qui a tout compris n’est pas ravi du tout à la perspective de devenir SDF.

Anne enchaîne les mauvaises nouvelles, se rendant même sur place sans prendre le temps de se changer. La bonne nouvelle, c’est toutefois qu’Ann est retour à Crow Nest. À peine arrivée, et ravie d’y être, elle décide de se rendre elle-même à Shibden Hall pour obtenir l’adresse d’Anne à Copenhague et mieux découvrir qu’elle est de retour elle aussi à Halifax.

Ann se rend donc aussitôt auprès d’Anne, lui racontant le mariage misérable de sa sœur pour justifier son silence. Très vite, Anne lui ment en disant avoir passé tout son temps à penser à elle, chaque fois qu’elle fermait les yeux. OK, c’est une exagération plus qu’un mensonge, mais bon, on l’a vue coucher avec d’autres quoi.

Qu’importe, je viens gâcher le romantisme d’une jolie scène où Ann avoue à Anne qu’elle est enfin prête à se marier avec elle, à lui dire oui, mais un vrai oui cette fois, avec tout ce que ça engage, y compris vis-à-vis d’un détour par l’Eglise. C’est chouette, non ? Alors qu’Anne raconte avoir rencontré la reine du Danemark et rend enfin le sourire à Miss Walker, la série nous propose un très joli baiser entre les deux femmes. Concrètement, je doute que ce genre de baiser soit possible historiquement parlant, parce qu’elles sont quand même en extérieur et prennent un risque fou, mais le plan est superbe, alors ça me va bien !

L’épisode n’oublie pas pour autant l’intrigue des Sowden, avec le frère du père qui débarque. L’oncle Ben est surpris d’apprendre que son père est parti aux États-Unis. OK, d’accord : l’épisode oublie complètement cette intrigue, mais à ce stade, on s’en fout tous, non ? Je ne comprends pas ce que c’est venu faire là pour ce que ça apportant. La saison se termine en tout cas par le mariage entre Thomas et Suzanah, alors qu’Anne et Ann décident de se marier, en prêtant serment à l’église et en enfilant une bague chacune.

C’est une bien jolie fin pour la saison, qui aurait même pu être une fin de série : on assiste à ce double mariage, même si je cherche vraiment l’intérêt de celui de Thomas, commençant à culpabiliser du meurtre de son père là. Et son beau-père découvre que l’oncle n’a jamais écrit que son frère partait aux Etats-Unis, alors c’est la galère, là. On suivra ça en saison 2, j’imagine.

La dernière scène est toutefois réservée à Anne et Ann qui n’ont jamais paru aussi amoureuses qu’après leur mariage où elles ont la meilleure scène et les meilleures répliques, particulièrement quand Ann demande à Anne de ranger sa montre. Ah, l’amour est dans les petits détails et les sourires, clairement.

08-2

EN BREF – J’ai enfin terminé la série ! Je l’aime beaucoup et ça se voit dans mes notes, mais j’ai eu énormément de mal à la regarder, parce que son rythme est vif, haché, parfois un peu étrange à insister sur des intrigues aussi vite oubliées… Oui, mais ! Les répliques sont géniales, le style d’Anne Lister porte la série vers le meilleur à chaque fois et ça permet d’oublier bien vite les défauts de la série pour se laisser conduire par elle.

Finalement, c’est donc un petit coup de cœur, surtout pour un drama historique – tout ce que je déteste, donc ! Un truc que je trouve dommage sur cette saison 1, c’est que les carnets du personnage principal, et donc son style et son code, sont un peu laissés de côté alors qu’ils auraient pu faire l’objet d’une intrigue plus passionnante que celle d’Eugénie.

Cela dit, mieux vaut que j’arrête de critiquer alors que j’ai passé de bons moments devant la série, chaque fois que j’arrivais à me plonger dedans. C’est une série qui demande de l’énergie et qui peut rapidement épuiser, surtout quand on fait de longues critiques comme moi, mais eh, j’ai hâte de découvrir la saison 2 quand elle verra le jour !

08-3.jpg

> Saison 1