You (Parfaite) – S01E06

Épisode 6 – Amour Fou – 17/20
C’était encore un sacré épisode, même si la crédibilité de cette histoire est de plus en plus entamée. Peu importe : les jeux d’acteurs sont excellents, les rebondissements fonctionnent pour nous rendre toujours plus accro et je suis curieux de voir l’évolution de la série après un épisode pareil, qui précipite une intrigue que j’aurais bien vu tenir plus longtemps que ça…

> Saison 1


Spoilers

06

She’s in love with you. You know that, right ?

Comme un bon lundi soir, je me lance dans cet épisode de You, parce que je suis vraiment curieux de voir ce qui va arriver à Peach maintenant que Joe s’est foiré dans son meurtre. L’épisode reprend trois jours plus tard, alors que Joe n’a pas vu Beck depuis l’agression de Peach. Lui-même est sacrément défiguré… Et genre mille fois plus que Peach.

En fait, elle est en pleine forme, et même si elle soupçonne clairement Joe avec son regard, même si elle le menace de jeux de mots, elle ne l’accuse pas directement comme il le craignait en se rendant chez Beck. Et elle n’a rien perdu de son caractère de bitch, ce qui est tant mieux j’imagine.

Joe est surpris de la voir sortie si vite de l’hôpital lui aussi ; et il est surtout gêné que Peach vive désormais chez Beck. Celle-ci est excellente : elle refuse carrément que Joe reste chez Beck, et préfère qu’il parte avec le cadeau qu’il avait ramené. Avant de s’éclipser, il fouille le sac de Peach et découvre qu’elle a prévu un voyage pour deux pour Paris.

Joe est malgré tout forcé de rentrer chez lui où il tombe sur Paco, qui lui fait un câlin, puis sur la mère de celui-ci qui lui demande s’il compte porter plainte. Et ce n’est évidemment pas le cas, parce que Joe veut éviter la police, forcément.

Sans surprise pour personne, Beck se laisse manipuler par Peach et décide de suivre Peach dans sa demeure de famille où elle préfère aller pour se reposer. Quand Beck en parle à Joe, il essaie de la prévenir que c’est un nouveau piège de Peach, et il va jusqu’à lui révéler qu’elle est amoureuse d’elle. Beck ne le croit que moyennement, préférant fuir. Et accompagner Peach, donc.

En s’y rendant pour stalker lui aussi, Joe croise une biche (et pas une bitch, cette fois) et sort de la route. Il a donc un accident qui l’amochie encore plus – ce n’est décidément pas son épisode ; puis rêve de son ex. La bonne nouvelle de tout ça, c’est que l’accident a lieu en forêt, au beau milieu de feuilles mortes. Malheureusement pour lui, il se fait surprendre par un flic à qui il tente un temps de cacher ses blessures.

C’est peine perdue, mais il parvient à le manipuler comme il peut, c’est-à-dire bien mal. Joe n’arrête pas d’enchaîner les bourdes depuis Peach, c’est n’importe quoi, il va forcément se faire prendre à un moment ou un autre. Et malgré ses blessures – il s’est recogné le front et est toujours en plus mauvais état que Peach qui semble n’avoir aucune séquelle franchement – il s’infiltre dans la demeure familiale de Peach.

Là-bas, il se rend dans la salle de bain pour se soigner sans se faire prendre… mais il rêve de nouveau de son ex alors qu’il tente de se recoudre. Il s’effondre en fait dans la salle de bain, aiguille sur le front. La douleur j’imagine. Bon, en tout cas, il prend cher ; et il se réveille juste à temps pour le retour de Beck et Peach.

Oui, pour se remettre de son agression, Peach a entraîné Beck faire du shopping, après lui avoir servi un petit déjeuner de reine. Comme elle prend probablement 150 médicaments, elle propose à Beck, à peine rentrée, un petit cocktail pour accompagner le bain que la blonde veut se faire. C’est du grand n’importe quoi : Beck se fait un bain, ce qui veut dire qu’elle se déshabille. À défaut d’avoir une baie vitrée à laquelle s’exposer, elle décide donc de laisser la porte grande ouverte (non mais sérieux) sans se douter (à moins que ; à ce stade, elle est forcément exhibitionniste ?) qu’elle est espionnée par Joe et par Peach. Et le plus drôle est encore que Joe s’offusque de voir Peach espionner Beck comme ça. Lui-même est coincé dans sa contemplation et est obligé de pisser dans un pot. Flippant : un jour, il va se faire prendre et Beck va découvrir tout ça.

Peu importe, Joe se débrouille pour que Peach arrête sa contemplation en faisant volontairement du bruit ailleurs dans la maison : Peach révèle alors qu’elle a un flingue dans son sac, puis qu’elle a proposé à un ami, Roge, de venir. Et ça fait plaisir à Beck apparemment. Pour ne rien arranger à cet épisode qui part en vrille total, Roge se pointe avec de la drogue, que Peach prend elle aussi, malgré son trauma crânien trois jours plus tard. Ils pourraient au moins laisser passer une semaine ou deux.

Pendant que Peach propose à Beck de partir à Paris et se met à abuser d’une Beck complétement droguée en lui caressant la nuque et les cheveux, Joe se met en quête du flingue afin de provoquer un « accident » qui tuerait Peach. Il le trouve, mais juste trop tard : Beck, Peach et Roge arrivent dans la chambre de Peach pour un massage pendant lequel Peach veut embrasser Beck et n’hésite pas à le faire.

Cette fois, Beck fuit et envoie des SMS à Joe, qui est lui coincé sous le lit de Peach à l’entendre coucher avec Roge. Il y avait du bon dans cette scène, c’était plutôt drôle à voir et ça confirmait que Beck avait enfin compris la toxicité de Peach. C’est juste dommage qu’elle ne le voit pas pour Joe. Toujours est-il que le lendemain, Beck annonce à Peach qu’elle ne veut pas rester aussi longtemps que prévu : elle souhaite rentrer à New-York et refuse de l’accompagner à Paris.

Elle profite de la dispute qui suit pour confronter Peach sur son homosexualité (ou sa bisexualité ?) que ses parents n’apprécieraient pas. Voilà qui est fait, Peach se braque et propose du grand Peach, à retourner complétement la situation et à affirmer que c’est Beck qui la drague. Cette fois, Beck refuse de se laisser berner, et elle finit par tourner les talons, pour le plus grand plaisir de Joe. Celui-ci retrouve le flingue et n’a plus qu’à l’utiliser par accident sur Peach.

Oui, sauf que sa tête lui pose toujours problème et qu’il s’enferme à nouveau dans une rêverie où l’on apprend que Candice, son ex, le trompait possiblement avec un autre, Elijah. Fou de jalousie, Joe l’a probablement tuée au passage… Après, Joe ne choisit pas vraiment le moment idéal pour ressasser tout ça.

Peach surprend donc Joe et l’assomme. Elle est persuadée qu’il est son stalker. C’est beau comme elle comprend tout d’un coup, mais en restant trop égocentrique et en étant sûre qu’il en a après elle. Il finit par lui avouer qu’il est obsédé non par elle, mais par Beck. Et c’est encore pire quand elle repère la montre de Benji au poignet de Joe. Comment Beck peut-elle passer à côté de ce « détail » si Peach le remarque si vite ? Les choses ne peuvent qu’accélérer à partir de là en tout cas : Joe est forcé d’avouer, puis d’essayer de convaincre Peach d’aller à Paris comme si de rien n’était.

Pour la faire craquer, il est violent avec elle en répétant en boucle que de toute manière Beck ne l’aime pas, elle. Cela lui permet de s’enfuir, mais la violence continue quand elle n’hésite pas à… tirer sur lui. Directement dans la jambe. Elle le retrouve alors totalement inconscient sur sa pelouse où il n’a pas réussi à fuir. Elle n’a plus qu’à appuyer sur la gâchette. Dommage, ce n’est pas si simple de tuer quelqu’un… quand on n’est pas Joe. Ce dernier n’est pas si inconscient que ça et profite de cette faiblesse de Peach pour la mettre à terre. S’en suit une bataille entre les deux et je suis dégoûté d’entendre un coup de feu hors écran – dégoûté, mais pas surpris du tout.

La scène suivante nous révèle la lettre de suicide de Peach, dont on ne saura jamais à quel point elle était normale ou non, après tout ça. Le problème reste que la pisse de Joe est toujours dans la maison ; et que le shérif sait que Joe lui a menti parce qu’il a noté la plaque d’immatriculation. L’étau se resserre tout en laissant assez de liberté à Joe pour qu’il continue à agir.

En rentrant chez lui, Joe va voir sa voisine pour lui demander de le soigner, parce qu’elle lui en doit une. Elle est bien sympa la voisine, et elle a enfin viré son mec. Elle ne pose pas de questions sur la blessure par balle, ou si peu en tout cas, n’insistant pas. Elle dit vouloir d’une bonne figure paternelle pour Paco, mais franchement, ça ne devrait pas la rassurer d’avoir Joe comme voisin après tout ça.

Une semaine plus tard, on retrouve Beck et Joe rentrant de l’enterrement de Peach, et Beck est en pleine dépression cette fois. Joe lui laisse autant d’espace que possible, mais la dépression est plus que compréhensible : voilà la culpabilité de savoir qu’elle est responsable du suicide de sa meilleure amie. Autant Benji ne me paraissait pas une énorme perte, autant la mort de Peach, je suis dégoûté. Cela libère la voie à Joe qui se fait inviter par Beck à rester chez elle. Eh beh !

> Saison 1

The Walking Dead – S09E02

Épisode 2 – The Bridge – 15/20
Il ne se passe toujours pas grand-chose le dimanche soir sur AMC. C’est frustrant : les plus grosses avancées ont eu lieu pendant la mi-saison, et c’est ça que l’on découvre finalement au milieu de l’ennui. Quelques scènes s’en tirent bien malgré tout, relevant le niveau de l’épisode au cliffhanger peu surprenant, mais intéressant malgré tout.

> Saison 9



02

We’re not just fighting to survive anymore. We’re making a new beginning.

On comprend vite avec un tel titre qu’on va réparer le pont détruit la semaine dernière pendant tout l’épisode… Voilà qui promet. L’épisode commence par un mensonge : Rick promet de garder court son résumé de la journée, qu’il fait en voix off à quelqu’un, qu’on imagine tout de suite être Negan, mais qu’on ne nous révèle pas immédiatement.

Sa journée commence dans un campement à côté du pont qui est effectivement en réparation – et dont la réparation avance vite. C’est le moment de le voir être tout satisfait de cette nouvelle vie et du bonheur que partagent tous les surveillants. Bref, on est loin de la série de survie des premières saisons : la civilisation est clairement en train de se reconstruire cette fois.

Dans le genre reconstruction, Carole et Ezekiel fonde une vraie petite famille. J’en étais resté sur leur séparation, moi, pas sur le fait qu’ils allaient se retrouver sur la construction. C’est même pas drôle. Bon, s’ils sont heureux en couple, ils sentent que leur couple n’est pas forcément le bienvenue auprès des Saviors.

La série nous ramène Eugène pour aider Rick, puis Rosita qui ne sert toujours à rien cette semaine. Bref, la reconstruction se fait petit à petit. On apprend aussi qu’Enid sert désormais d’aide médicale à Siddiq, et les deux nous soignent la nouvelle copine de Daryl.

Pendant ce temps, à la Colline, Maggie s’inquiète de ne pas recevoir ce que les Saviors lui ont promis. Elle refuse donc d’envoyer de la bouffe, alors que Michonne vient lui en demander pour le chantier. Sans trop de surprise, ça énerve Maggie qu’on la supplie encore pour quelque chose qu’elle n’a pas envie de donner, mais Michonne lui affirme que le matériel avait été envoyé – et perdu en chemin. Mouais.

Michonne en profite surtout pour foutre une belle merde géopolitique à la coline. Bon, c’est déjà la merde avec la mère de l’ado décédé la semaine dernière, donc elle n’a pas grand-chose à faire pour convaincre Jesus que Maggie n’aurait pas dû tuer Gregory comme elle l’a fait. En plus, elle a aussi mis en prison le père de l’ado qui a tenté de la tuer sur ordre de Gregory et elle empêche Rose de le voir, donc oui, forcément, c’est la merde.

Elle finit par les laisser se voir, sous sa surveillance, et est touchée par l’histoire du vieux qu’elle a mis en cage. Elle revient donc le voir ensuite, comme si on en avait quoique ce soit à faire. C’est typiquement ce genre de scène où je sais que je peux décrocher parce qu’on va juste nous présenter la vie d’un personnage qui ne passera probablement pas la saison de toute manière. Il raconte ici à Maggie comment il a été alcoolique et comment il a arrêté de boire. Passionnant.

Du côté du chantier, les choses avancent sacrément vite : c’est à croire qu’en un an, ils sont devenus sacrément forts. Ils sont tellement nombreux, je ne sais pas si la série avait déjà eu autant de personnages avant, et autant de figurants vivants, mais ça marche bien. Enfin, presque. On en arrive rapidement au problème quand Justin (Zach McGowan donc) essaye d’avoir double ration d’eau apportée par Justin. Cela ne plaît pas au gamin qui s’attaque à lui, mais est stoppé par Daryl. Et hop, baston générale comme à la cantine de mon lycée ce midi.

Rick joue alors les profs, mais il a une autorité naturelle sortant d’on ne sait trop où. N’empêche, ça fait un an qu’ils sont censés cohabités, c’est bizarre de ne réagir que maintenant. Carole, Daryl et Rick se réunissent dans la tente de ce dernier pour dire qu’ils ont peur de ces débordements et qu’ils ne savent pas comment les gérer, mais bon, on n’avance pas des masses.

On a ensuite le droit à une scène entre Michonne et Maggie, histoire de réaffirmer leur amitié et pas grand-chose d’autre. Il faut bien faire passer le temps. D’ailleurs, en parallèle, on retrouve Anne (Jadis) et Gabriel  dans une scène incompréhensible où Anne drague le prêtre. Tout cela n’a pas de sens, mais bon, Anne en est quand même à peindre des tas de portraits pour Maggie, alors bon, on n’est plus à ça près…

Les scénaristes y tiennent, parce qu’ils reviennent à la charge peu de temps après avec Anne demandant à Gabriel de lui raconter son passé et de savoir qui il lui demande de dessiner exactement. On la savait artiste, mais elle fait donc des portrait pour tout le monde, des portraits des morts. Et elle a aussi les mains baladeuses avec notre prêtre qui n’hésite pas à l’embrasser. Je pensais pas tomber un jour sur un couple dont je n’ai autant rien à faire. Elle lui fait une gâterie alors qu’il est censé surveiller les environs, c’est du beau.

Pour éviter que les zombies ne tombent sur le pont ? Rosita et une des Saviors mettent en place des pièges à la dynamite et à l’alarme, pour s’assurer qu’ils contournent en permanence le chantier. Le problème, c’est que Tara remarque qu’une alarme ne fonctionne pas assez bien. Hop, un groupe de zombies débarque à l’endroit où bossent Daryl et Aaron. Le premier sait comment se débarrasser de quelques zombies, mais le deuxième est bien embêté quand il se retrouve le bras coincé sous un énorme rondin de bois à cause d’un connard flippant à la vue de zombies.

Bon, Daryl nous sauve Aaron avec quelques figurants et tous les hommes du chantier finissent par débarque pour buter du zombie, mais il n’empêche qu’Aaron a le bras complétement écrabouillé par le rondin. Comme Siddiq n’est pas là à l’infirmerie, Enid prend la décision de l’amputer. C’est elle qui est en charge et dit que le seul moyen de stopper l’hémorragie est de l’amputer, ça, c’est fait. Daryl la laisse faire et je suis juste dégoûté pour ce perso. Bon, il perd son bras gauche, ça aurait pu être pire.

Daryl finit par aller voir Carole pour savoir qui n’a pas fait son travail et leur a envoyé des zombies sans les prévenir. Sans surprise, tout est de la faute de Justin, que Daryl explose jusqu’à ce que Carole le stoppe.

Justin finit par se plaindre à Rick (la blague !) de Daryl, mais ça ne plaît pas à Rick qui veut simplement le dégager de son campement. Ca aussi, c’est fait. Rick se rend ensuite à l’infirmerie pour s’excuser auprès d’Aaron. Il a une jolie philosophie de vie et n’en veut pas spécialement à qui que ce soit, lui.

Pendant la soirée, tout le monde s’amuse bien au campement, et Carole accepte même la bague d’Ezekiel.

On arrive enfin à la fin d’épisode où Rick continue son récit et affirme que l’humanité est belle et finit toujours par s’associer dans les pires moments. On nous révèle alors, oh lala quelle surprise inattendue !, que Rick raconte la journée à Negan pour lui dire que son projet de construire un futur fonctionne bien. Oui, il fonctionne, mais Negan le nargue à lui dire que ça fonctionne sans Carl, parce que Rick n’a plus de famille.

Du fond de sa prison où il est censé mourir, Negan s’amuse donc bien à se foutre de Rick : il le remercie carrément de lui préparer un joli monde à récupérer bien vite. Du haut d’une grue, Anne aperçoit un avion dans le ciel et ne regarde pas la route qu’elle ferait mieux de surveiller : Justin s’y fait attaquer par quelqu’un qu’il connaît bien, mais dont l’identité reste un mystère pour le moment. Bon, en temps normal, je dirais que le personnage est mort, mais Zach McGowan a quand même le don d’être casté dans des rôles de personnages increvables, alors rien n’est moins sûr.

> Saison 9

Charmed (S01) – 2018

Synopsis : 20 ans après la série d’origine sur les sœurs Halliwell, la CW nous propose un reboot racontant l’histoire de trois sœurs qui se découvrent sorcières à la mort de leur mère.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

00

Pour commencer, vous ne rêvez pas : malgré un tas de séries à rattraper ou voir, j’ai choisi de commencer mon lundi soir avec cette série. Je suis beaucoup trop curieux de découvrir ce que ça va bien pouvoir donner : je suis un grand fan de la version d’origine après tout, il est normal de vouloir voir ce que ça va rendre vingt ans après.

Etant déjà très emballé par le trailer qui renouvelait avec des répliques totalement loufoques l’univers de la série, tout en en conservant bien l’ambiance, j’ai envie de croire que ça va me plaire, tout en restant hyper prudent et précautionneux face au massacre que ça peut rapidement être. Je connais l’histoire d’origine sur le bout des doigts, alors cette réécriture moderne fait face à un tas de problèmes de comparaison. Promis, je vais essayer d’y aller mollo et de la prendre pour une nouveauté comme une autre… mais un peu comme pour Wrecked parodiant LOST, ce sera dur de ne pas faire des références constantes à la saison 1 de 1998.

Voir aussi : Le pilot de Charmed… 20 ans après

On verra vite ce que ça donne. Retrouvez ci-dessous mon avis sans spoiler et, en cliquant sur le titre, accédez à un résumé complet.

Note moyenne de la saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.
S01E02 – Let This Mother Out – 18/20
Un rythme vif, un humour à toute épreuve et une série qui n’hésite pas à s’amuser de sa mythologie en la faisant avancer à toute vitesse, voici les ingrédients de la formule magique qui prend sur moi et font de ce reboot une réussite. En deux épisodes, je me sens déjà très fan de cette ambiance loufoque et du ridicule de la série qui parvient toujours à me surprendre. Une réussite !
S01E03 – Sweet Tooth – 18/20
Un très sympathique épisode d’Halloween, avec toujours son lot de répliques cultes, ses rebondissements marrants et ses personnages bien développés. C’est très différent de l’originale, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien comme série, indépendamment du reste. Bref, je me marre bien, la qualité est là, c’est tout bon pour moi.
S01E04 – Exorcise Your Demon – 19/20
La série me plaît de plus en plus, avec son intrigue pleine de rebondissements et ses répliques percutantes à chaque fois. C’est un reboot pleinement réussi, même si je ne vois toujours pas pourquoi ils ont décidé d’en faire un reboot plutôt qu’une série dérivée quelques années après la première. Il est marrant de voir tout ce qui est déformé par rapport au Charmed des années 90, cela dit.
S01E05 – Other Women – 16/20
Bon. Je ne sais pas quoi penser de cet épisode : le moins qu’on puisse dire est qu’il était ambitieux. S’il parvient à transmettre l’émotion voulue, à peu près, il souffre d’effets spéciaux qui ne sont pas à la hauteur et d’une séparation des intrigues qui ne lui est pas bénéfique. En plus, il a la masse de conséquences pour la suite : ça me laisse curieux et inquiet. Bref, je suis partagé, parce qu’il y avait de très bons moments, un peu moins de répliques marquantes et beaucoup de moments gênants où la série n’était pas à la hauteur du divertissement qu’elle veut être. C’est compliqué de faire des critiques, parfois.
S01E06 – Kappa Spirit – 17/20
Même si la série n’explore pas trop la piste que j’aimerais, les intrigues en cours sont assez passionnantes pour donner envie de revenir semaine après semaine. On se marre bien, c’est plein de bons sentiments et ça titille ma curiosité à chaque cliffhanger, ou presque. Je n’arrive pas à mettre de mauvaises notes, alors je surnote. Heureusement que je suis moins influençable avec mes élèves qu’avec les séries, quand même !
S01E07 – Out of Scythe – 17/20
L’intrigue est relancée dans une nouvelle direction, avec un épisode qui aurait tout à fait pu faire office de dernier épisode avant la pause. Pourtant, il en reste encore un et je suis curieux de voir ce que ça donnera, alors que l’intrigue générale commence vraiment à ressembler à quelque chose. Une bonne série, décidément.
S01E08 – Bug a Boo – 17/20
Cet épisode reprend un grand classique des séries du genre à sa sauce, avec des métaphores peu subtiles, mais efficaces. Il développe aussi les différents fils rouges et intrigues secondaires proposés précédemment dans la série. Cette saison est très fluide et se fait avec toujours pas mal d’humour. Pour la première fois, j’ai même fini par trouver ça un poil compliqué, mais c’est parce que je n’étais pas à fond dans l’épisode, je pense.
S01E09 – Jingle Hell – 19/20
Je surnote toujours un peu, mais entre la nostalgie et le fun de découvrir une nouvelle histoire, c’est difficile de se contenir. Cet épisode est un vrai épisode de mi-saison avec un dénouement des intrigues intéressant et tout ce qu’il faut pour convaincre qu’il y a encore beaucoup à raconter. Une vraie réussite, même si c’était un peu lent à mettre en place dans les dix premières minutes aujourd’hui.
S01E10 – Keep Calm and Harry On – 17/20
La série revient avec un épisode comme elle sait les faire : la structure est celle à laquelle nous sommes habitués après dix épisodes. Autrement dit, ça fonctionne très bien, avec des répliques bien pensées et des rebondissements parfois un peu à la mords-moi-le-nœud… mais ils auraient tort de s’en priver, car c’est toujours efficace.
S01E11 – Witch Perfect – 20/20
Eh, franchement, pour un épisode qui n’a rien de particulier en théorie (ni mi-saison, ni fin de saison), je trouve que ces 41 minutes méritent largement un 20/20. Il y avait du fun, du drama, des répliques top et des rebondissements. S’ils continuent comme ça, je vais même préférer cette version à l’originale, c’est un comble ! Vraiment, c’était un excellent épisode et j’ai hâte de voir la suite… dans trois semaines. Vivement mes vacances, quoi, elles coïncident avec la reprise de la série.
S01E12 – You’re Dead To Me – 17/20
Humour, mystère, rebondissement, drama et très bon jeux d’acteurs, voilà, cet épisode avait une fois de plus tout ce dont il avait besoin pour être très bon. L’intrigue de fond de la série me plaît vraiment beaucoup et son ton léger continue d’être sacrément efficace.
S01E13 – Manic Pixie Nightmare – 16/20
Je suis peut-être plus fatigué que d’habitude pour regarder cet épisode, ou peut-être pas. Une chose est sûre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, peut-être aussi parce que je ne connaissais que peu le cliché utilisé comme démon pour cet épisode. Heureusement, la série reste excellente dans le développement de ses intrigues malgré tout, parce que sinon, j’aurais eu l’air fin à ne pas aimer un épisode !
S01E14 – Touched by a Demon – 20/20
Quand ce reboot se met à réécrire un de mes épisodes préférés en le rendant encore meilleur, et en enchaînant les excellents gags en plus, je ne peux qu’être fan. Ce n’est pas tout : la série prend le temps de développer son intrigue encore et de proposer tout un tas d’excellents moments, tout en retardant le fil rouge, l’air de rien. C’est tellement bien fichu, difficile de ne pas être accro après ça, surtout que ça va à toute vitesse.
S01E15 – Switches & Stones – 18/20
L’épisode n’était pas avare en révélations et une fois de plus, je l’ai surtout aimé non pour ça mais pour son intrigue de la semaine qui était une réécriture mythologique vraiment bien menée. Comme bien souvent, les scénaristes tordent le cou aux clichés pour proposer des histoires originales avec des mythes bien connus, et c’est ce qui fonctionne si bien dans cette série. Cela offre une deuxième jeunesse à un tas d’histoires, et à Charmed.
S01E16 – Memento Mori – 18/20
On est loin de la série légère et joyeuse habituelle avec cet épisode, mais ce n’est pas plus mal du tout parce que c’est un épisode qui apporte les réponses attendues depuis un moment. Côté écriture, c’est hyper fluide et le fil rouge de la saison est vraiment de plus en plus passionnant.
S01E17 – Surrender – 17/20
Différentes intrigues se mêlent dans cet épisode qui parvient bien à rebondir suite aux axes fermés dans l’épisode précédent. C’était toujours aussi intéressant et j’ai eu l’impression que dans l’écriture, ça ressemblait bien plus à l’originale que d’habitude… et du coup, ça affaiblit presque le niveau par rapport à ce que j’en attendais et qui est très différent de la série des années 90/2000.
S01E18 – The Replacement – 15/20
Si l’histoire était sympathique pour cet épisode, franchement, au niveau de l’intrigue générale, ça semble partir en cacahuète, et je ne parle même pas des boulettes de réalisation, parce que là, ce n’est même plus des faux raccords, c’était juste se moquer de nous… ou d’eux-mêmes. C’est quand même dommage, mais ça sent l’épisode de transition vers l’intrigue finale, un brin bâclé quoi.
S01E19 – Source Material – 18/20
Je suis vexé par cet épisode, rien ne va dans le sens que je voudrais ! Il se passe comme toujours un milliard de choses, avec un rythme effréné qui n’empêche pas l’humour et le développement d’une mythologie riche, propre à ce reboot. Autrement dit, on est toujours sur du très bon, et c’est tant mieux.
S01E20 – Ambush – 18/20
Une fois de plus, il se passe tellement de choses dans l’épisode qu’il est difficile de savoir exactement où ils veulent en venir à l’avance. Tant mieux : c’est très agréable d’être surprise à chaque épisode et de voir la saison s’écrire. Il se passe un milliard de choses à chaque fois, c’est sûr, mais ça fonctionne très bien. En plus, cet épisode révèle enfin des scènes que j’attendais depuis super longtemps et approfondi encore sa mythologie.
S01E21 – Red Rain – 17/20
Tout s’enchaîne drôlement vite et bien dans cet épisode, mais un peu trop vite quand même je trouve. Le plan de la saison s’éclaircit complètement et on sait enfin où ils voulaient en venir depuis une vingtaine d’épisodes. C’est dommage que tout soit précipité, mais en même temps, ça donne un épisode une fois de plus très dense et passionnant à suivre.
S01E22 – The Source Awakens – 18/20
Bien. Il faut s’asseoir confortablement et poser son cerveau pour savourer cet épisode qui est possiblement le plus rapide de la saison. Il s’y passe quelque chose toutes les deux ou trois minutes, c’est un tourbillon d’informations et c’est une fin de saison globalement réussie… mais la précipitation provoque quand même quelques troubles et des décisions romantiques pas super justifiées. Rendez-vous l’an prochain pour voir se rouvrir les portes du manoir !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Charmed (2018) – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Si la série ne fonctionne pas du tout au premier degré (je veux dire, même en tant que série pour ado, bof quoi), elle est excellente au second degré : on y trouve beaucoup d’humour si on accepte de le voir comme ça et toute l’ambiance du Charmed d’origine. Pourtant, on est définitivement face à une série de 2018, avec ses maladresses, ses innovations et son ton propre. Bref, c’est marrant et intrigant, et c’est une bonne réécriture qui ne prend pas la tête mais s’éloigne énormément de l’histoire de base pour proposer quelque chose de neuf. Je suis… sous le charme.

> Saison 1


01

This is not a witch hunt. It’s a reckoning.

Bien, tout commence à merveille avec une actrice habillée, mais quand même à moitié à poil : on se croirait effectivement devant Charmed. La première scène ? Une des sœurs qui part en soirée avec les bottes de l’autre, une chamaillerie digne d’adolescentes et une mère qui les interrompt rapidement, parce qu’elle s’engueule avec quelqu’un au téléphone. Ce n’est pas bien subtile dans le féminisme de façade tout ça : la mère s’avère être une universitaire dans le droit des femmes, et elle est en guerre contre un type qui a fait face à une accusation de harcèlement sexuel. Bienvenue en 2018.

Après une rapide morale de leur mère demandant aux deux sœurs de toujours chérir leur lien du sang, les deux jeunes femmes se séparent, permettant enfin de connaître le nom de la première : Mel, parce qu’elle envoie un SMS pour demander à quelqu’un de se mettre nu. Quelqu’un ? Sa copine bien sûr, même si c’est pour l’instant révélé avec seulement une image floue.

Son autre sœur, Maggie, celle habillée comme au mois d’août alors qu’il a l’air de faire froid, se fait suivre par Ryan qui dit vouloir l’accompagner. Elle se rend à une fête étudiante tout ce qu’il y a de plus cliché, mais dans le genre cliché décérébré. Les deux sœurs sont toutefois rappelées en urgences chez elle, cependant, parce que leur mère laisse entrer un corbeau avec de très mauvais effets spéciaux par sa fenêtre. Elle s’enferme aussitôt dans le grenier pour faire une incantation en latin qui se termine par la phrase « entendez ça : je suis trois ». Magnifique.

Maggie et Mel rentrent donc chez elles et y trouvent des corbeaux. Elles trouvent aussi qu’il fait drôlement froid, et même plus qu’à l’extérieur en fait : comme nous l’avons tous vu dans le trailer, elles montent alors dans le grenier où elles trouvent une fenêtre explosée à travers laquelle leur mère est clairement passée, puisque son cadavre est deux étages plus bas.

Ne pas avoir de générique, c’est quand même assez triste pour Charmed ; je trouve qu’ils ont raté une opportunité importante, mais bon. La série enchaîne avec une scène se déroulant… trois mois plus tard. On y retrouve la troisième sœur, Macy, qui se balade dans la rue et tombe sur la maison de Maggie et Mel. Elle est traumatisée de la voir et fait aussitôt des recherches confirmant ses craintes : elle vient de retrouver sa mère biologique, qu’elle reconnaît car elle avait une photo, mais celle-ci est morte.

À la fac, Mel prend très mal que sa mère soit remplacée par un homme pour enseigner le droit des femmes, ce qui est d’autant plus révoltant qu’il s’agit de l’homme contre lequel sa mère se battait. Il a clairement l’air d’être un démon, surtout quand il regarde Mel s’en prendre physiquement à un de ces potes. Le ridicule est à son paroxysme, mais c’est justement ce qui est drôle : Mel s’avère obsédée par la mort de sa mère qu’elle refuse de voir comme un accident. Elle en parle à sa copine et à un pote, et on comprend qu’elle est énervée après la vie.

C’est totalement cliché, et quand elle rentre, elle se fait engueuler par Maggie, ce qui me perturbe parce que Maggie est censée être Phoebe et Mel Piper. C’est perturbant, mais bon, il faut bien des changements dans les caractères. Et puis, c’est un changement partiel : Maggie est tout aussi écervelée que Phoebe à l’époque puisqu’elle décide de rejoindre une sororité à la fac. Cela énerve encore plus Mel, mais elles sont interrompues par l’arrivée de Macy qui leur annonce qu’elle pense être leur sœur. Rien que ça. Les plombs sautent au même moment., évidemment, parce qu’un éclair frappe au loin (ou au près ?).

Mel envoie rapidement chier Maggie qu’elle pense être un vautour attiré par un argent qui n’existe même pas. Forcément, on retrouve alors chacune des sœurs de son côté, et chacune va ainsi découvrir son pouvoir. Macy se plaint à son copain de la réaction de ses sœurs dont elle prétend ne pas vouloir être plus proche : pourtant, dès qu’il gratte un peu la surface de ce mensonge, Macy s’énerve et dévoile qu’elle maîtrise la télékinésie. Elle envoie sa bouteille de bière s’éclater contre un mur, justifiant ensuite cette bouteille éclatée par le fait qu’elle est fatiguée et maladroite. C’est tellement ridicule, j’adore !

Maggie ? Contrairement à Phoebe, elle ne peut pas voir l’avenir, mais simplement lire dans les pensées des personnes qu’elle touche. Elle s’en rend compte quand elle rencontre quelques Kappa. Difficile de s’intégrer quand on entend les pensées des gens. Enfin, Mel découvre qu’elle peut figer le temps quand elle parle avec sa copine et que celle-ci trouve les mots pour la calmer. Pourquoi pas. Elle est quand même terrifiée par ce qui lui arrive, et elle se barre rapidement pour mieux se faire enlever.

Oui, elle se fait enlever… et se réveille aux côtés de ses sœurs, ligotées par le nouveau Léo, leur être de lumière qui s’appelle Harry. Celui-ci est tout bonnement insupportable et paraît plus démoniaque qu’autre chose quand il leur explique qu’elles sont des sorcières. Ca valait le coup de les ligoter, tiens. Macy refuse de croire qu’elle a des pouvoirs, parce que c’est une scientifique qui ne croit que ce qu’elle peut prouver. Harry l’ignore, de même qu’il ignore en permanence les trois sœurs qui ont un sale caractère, franchement. D’ailleurs, il est amusant de voir que les pouvoirs ont une explication à travers le caractère des sœurs, ce qui n’avait jamais été explicité dans la série – on savait simplement que c’était lié à leurs émotions.

Maggie comprend alors que leur mère était une sorcière, Mel confirme sa théorie que sa mère n’est pas morte par accident en réparant une fenêtre alors qu’elle avait bu (tu m’étonnes qu’elle préfère la penser tuée par quelqu’un) et Macy a confirmation qu’elle est bien la sœur des deux autres. Quant à moi, je déteste déjà le nouvel être de lumière, qui n’a rien de Léo, ma foi, à part peut-être le physique désastreux. Il leur présente donc toutes la mythologie de manière hyper rébarbative, à la Nathalie de Charmed pour ceux en ayant une connaissance parfaite de la saison 3 de la première version. À la Gideon, sinon ? Bon, sinon, elles ont aussi un Livre des Ombres aussi mince que le premier tome d’Harry Potter. On va pas tenir huit saisons avec un livre pareil, je vous le dis.

Si Mel est évidemment super heureuse d’être une sorcière, parce que ça lui permet d’enfin lutter contre le monde entier, ce n’est pas le cas de ses sœurs. Et le problème, c’est que la série reprend l’intrigue de Paige : elles ont 24h pour décider si elles veulent être sorcière ou non. Si elles ne le veulent pas, elles oublieront tout et aucun acte magique ne sera conservé. Pourquoi pas. Quant à Harry, il révèle une nouvelle manière de disparaître, directement inspirée d’Harry Potter, franchement. Pas de quoi s’inquiéter, on ne la verra jamais : les scénaristes veulent déjà faire des économies et nous disent littéralement qu’il voulait leur montrer à quoi ça ressemble, mais qu’il vaut mieux pour le personnage se déplacer comme un humain. Ben voyons. J’appelle ça des économies.

Après tout ça, Macy passe tout son temps à chercher une explication à la télékinésie, Maggie retourne à sa sororité et Mel est la seule à vouloir rester sorcière. Elle est retrouvée par sa copine qui s’inquiète pour elle, et qu’elle fige de nouveau. C’est toujours aussi ridicule, parce qu’elle passe son temps à bouger quand elle la fige… mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle comprend que son pouvoir fonctionne quand elle arrête de s’énerver. Sans blague.

Pour retourner à la fac, Maggie décide de passer par les bois qu’elle connaît par cœur et tombe sur un chien tout mignon qui s’avère être un démon la poursuivant. Elle retourne en panique chez elle et hurle à Mel tout ce qui lui est arrivé, révélant au passage qu’elle est blessée et a du sang vert sur la joue. Après qu’on se soit débarrassée de la copine de Mel, qui a forcément tout vu et entendu, l’être de lumière revient donc pour leur expliquer que le démon-chien a un maître. Et aussitôt, Maggie pense que c’est Lucy, la chef des sœurs de la fac, qui est responsable de cette attaque.

Moi, je suis plutôt content de voir que la série ne reprend pas des démons que l’on connaît déjà, mais essaye d’en inventer d’autres. Je pense que ce ne sera pas toujours le cas, mais pour un premier épisode, c’était nécessaire, histoire de trouver un moyen de se différencier de l’originale.

Alors que Mel répète qu’elle veut être sorcière, Maggie est heureuse d’avoir enfin trouvé quelqu’un à blâmer pour la mort de leur mère. Jusque-là, elle se sentait responsable de ne pas avoir accouru à son SMS. Elle pète un câble contre et se fait enlever par les Kappa, sans surprise, juste après que Macy nous invente la première potion de la série. Grâce à la science, elle trouve en effet un moyen de faire s’évaporer le sang de démon en deux deux. C’est marrant et ça évite les longues recherches dans le Livre des Ombres (qui contient d’ailleurs une photo d’une certaine Melinda, ancêtre des filles, ben voyons !).

Je suis un peu irrité par cette manière de zapper les recherches, c’est très millenial tout ça ; à croire qu’on ne sait plus ouvrir un livre pour avoir des infos. Pff. Bon, Maggie est enlevée par les Kappa, parce qu’elle intègre la sororité. Du moins en théorie.

En pratique, elle se cache donc dans les toilettes, terrifiée par Lucy, que l’on essaye de nous faire croire être une démone. Evidemment, ce n’est pas elle, et Mel l’apprend à ses dépens en lui balançant une poudre qui ne la fait pas s’évaporer. Oh, ce n’est pas la seule à l’apprendre à ses dépens : Maggie est draguée par un Brian qui lui paraît drôlement entreprenant et dont elle lit les pensées. C’est donc lui le démon, et il l’attaque…

Finalement, il était juste possédé, ce qu’elle découvre quand Macy lui balance la poudre anti-démon à la gueule. C’est mieux que quand Mel l’a balancée à la tronche de Lucy. Comme Macy a sauvé Maggie, cette dernière peut embrasser Brian qu’elle est heureuse de découvrir simple humain. Les trois sœurs peuvent alors se retrouver et parler un peu de tout ce qui leur arrive, partageant leur pouvoir, surjouant l’humour autour du déclencheur des pouvoirs de Mel et parlant de leur mère, dont elles pensent avoir arrêté le meurtrier.

Macy est donc directement invitée dans la chambre d’une de ses sœurs où elle découvre une vidéo de sa mère et où les sœurs apprennent à se connaître, quitte à ce que Maggie use de ses pouvoirs pour comprendre la solitude de Macy. Pendant la nuit, une porte s’ouvre toute seule et Macy a froid… comprenant soudainement qu’en présence de Brian, personne n’avait froid, donc que ce n’était pas le démon à tuer.

Elle ne dort pas de la nuit et tombe sur Maggie au petit matin pour lui révéler toute sa théorie. Le problème, c’est que Mel est déjà à la fac en train de protester, ce qui est hilarant rien que dans la manière dont c’est filmé. Après, c’est aussi censé être flippant quand Mel se rend rapidement compte qu’elle a froid et que le démon qui a tué sa mère n’était pas Brian. Allez, ça fonctionne bien, il faut leur reconnaître ça. Mel se rend donc dans la fac (où bosse aussi Macy, tant que j’y pense) et découvre qu’un professeur est en fait le démon à abattre.

Par chance, alors qu’elle se fait attaquer, ses sœurs débarquent avec Cameron, l’insupportable type que Mel avait agressé plus tôt et qui était l’assistant du démon – sans savoir que c’était un démon. Cameron se fait rapidement poignarder par un bloc de glace, mais ce n’est rien qu’Harry ne puisse soigner : il a des pouvoirs d’être de lumière, et il a déjà soigné Maggie plus tôt dans l’épisode.

Quant aux trois sœurs, elles doivent donc faire un choix : pour tuer le démon, figé par Mel, il faut qu’elles utilisent le pouvoir des trois ; mais pour ça, elles doivent se tenir la main et accepter leur destinée. Mouais, c’est ce qui s’appelle leur forcer la main, littéralement. Mel est déjà à fond dans son rôle de sorcière, Macy se laisse convaincre car elle veut comprendre la science derrière la magie pour gagner un prix Nobel (euuuh ?) et Maggie est donc sans argument pour s’opposer à ses sœurs.

Le démon explose alors en fumée, devenant une sorte de croque-mitaine du froid. Et ma foi, ça fonctionne bien : grâce à son pouvoir, Macy attire ses sœurs à elle et toutes les trois se prennent la main, activant le pouvoir des trois et récitant la première vraie formule de la série. Le démon se meure donc, mais ses derniers mots sont qu’il n’a pas tué la mère, que ça commence. Mystérieux, juste ce qu’il faut pour revenir ?

Non, ce n’est pas le cliffhanger pour autant ! En effet, Mel refuse ensuite que la mémoire de Cam soit effacée : personne ne le croira s’il raconte ce qu’il s’est passé. La série fait preuve de beaucoup de subtilité dans son féminisme en critiquant donc le témoignage foireux de Cameron, l’homme un peu débile.

On ne s’arrête toujours pas là : la fin d’épisode voit Macy emménager chez ses sœurs, parce que pourquoi pas, elle les connaît depuis 48h, c’est bien suffisant pour vivre ensemble. Elle est accueillie par Maggie, mais aussi par Mel et sa planche oui-ja. Grâce à celle-ci, elles peuvent contacter leur mère qui leur communique un super message : « Ne faites pas confiance à Harry ».

Et comme elles lisent ça à voix haute, Harry apparaît derrière elles… Voilà un mystère qui me plaît et qui me fera revenir devant cette série parfaitement délirante.

> Saison 1