The Crossing – S01E09

Épisode 9 – Hope Smiles from the Threshold – 16/20
Encore un très bon épisode pour la série. Il fait beaucoup avancer les choses, au point que j’ai parfois eu l’impression qu’une conclusion satisfaisante à la série pouvait être apportée lors du double épisode final (diffusé samedi prochain aux USA)… mais comme par ailleurs le mystère s’épaissit encore plus sur d’autres aspects, c’est très peu probable. En tout cas, c’est un voyage prometteur et engageant cette série. On est sur un divertissement bateau, mais j’aurais aimé plus d’épisodes pour avoir le fin mot de l’histoire…

> Saison 1


Spoilers

09

We’re leaving tonight.

Rien de tel pour terminer la journée que de poser son cerveau pour regarder un nouvel épisode de cette série pas trop prise de chou. On reprend en 2194 lorsque Rachel, la fille de Rebecca se fait enlever. Rebecca fait le choix de suivre Caleb malgré ses doutes sur la survie de Rachel et c’est l’occasion pour nous de voir tous les voyageurs du temps réunis dans un grand hangar où ils écoutent leur sainte bergère… Le Dr Hahn de Grey’s Anatomy, qui a fini en prison la semaine dernière. AHA. J’ai directement reconnu sa voix, et je sentais bien qu’on nous cachait une histoire du genre.

On découvre enfin ce qu’il s’est passé le jour où ils ont décidé de retourner dans le passé : Reece a débarqué auprès de Dr Hahn pour lui expliquer que les Apex étaient au courant du hangar dans lequel tous les réfugiés tentaient de se cacher. Faut dire qu’il y avait une sacrée file d’attente devant quoi… Les Apex ont commencé à attaquer, créant un mouvement de panique forçant tout le monde à se rendre dans le passé.

Dans le présent, la bergère de nos réfugiés, le Dr Hahn dit s’appeler Mary Smith et ne pas avoir de papier. Jude ne met pas longtemps à la soupçonner de lui cacher des choses. Il tente de lui faire avouer qu’elle vient du futur, et face à son refus d’obtempérer, il la « libère »… c’est-à-dire qu’il lui rend son sac, avec de quoi la tracer. Cela lui permet de découvrir sa « maison » dans laquelle elle fabrique ce qui ressemble à une bombe, parce que bien sûr Mary ne prend pas le temps de regarder dans son sac. Enfin Mary… Elle lui avoue s’appeler Diana et se met enfin à parler, apportant pas mal de réponses.

On apprend que Grace, sa femme, et elle ne devaient pas voyager à l’origine, mais que face à l’arrivée des Apex, elles ont choisi leur instinct de survie. Mal leur en a pris : elles n’ont pas calibré la machine faute de temps et c’est ce qui expliquent leur arrivée dans l’eau.

À son arrivée sur la plage, Diana a on ne sait comment réussit à s’échapper par peur d’être incarcérée. Elle avoue aussi qu’elle n’a pas revu sa femme, qu’elle est responsable de la première vague et que la machine qu’elle a construit permet de détecter l’arrivée d’autres voyageurs du futur – au cas où. Normalement, sa machine est détruite en 2194 et elle a laissé plein de gens mourir derrière elle. Elle peut toutefois identifier Lindalauer comme « Noah » et la femme de Paul comme « Eve ». Et Jude semble s’en foutre royalement d’avoir enfin trouvé la responsable de la mort d’Emma.

Au campement, Rebecca parle avec sa nouvelle amie/gourou, Naomi, qui lui assure qu’elles partiront le soir même, après l’avoir consolée. La mission s’avère plus compliquée que prévu puisque les gardes renforcent la sécurité, bien évidemment. En plus, il y a des tags WDTL qui commencent à surgir sur les cabanes, alors c’est gênant – « We Deserve To Live ».

Naomi raconte au remplaçant d’Emma qu’un tremblement de terre est sur le point d’arriver au Pérou : son but est de prouver son utilité et sa capacité à marchander des informations avec le gouvernement. Sans surprise, le tremblement de terre a bien lieu et le remplaçant d’Emma, Bryce, ment ouvertement à Lindalauer qui s’en rend compte, mais a d’autres chats à fouetter quand Eve le prévient que Diana est désormais dans le présent.

Caleb essaye de garder le contrôle du mental de Rebecca qui part en vrille : il se rend compte que Naomi la manipule et il veut l’aider à ne pas se faire avoir, tout en voulant garder sa femme. Logique. Comme ça ne fonctionne pas, il menace ensuite Naomi avant de revenir auprès de sa femme pour s’excuser de ne pas avoir pu l’aider à empêcher Rachel de se faire enlever. Le problème, c’est qu’il la braque plus qu’autre chose en parlant de Naomi.

De son côté, Hannah explique à Roy que Paul ne peut pas avoir tué Emma, mais Roy est coincé : il ne peut être vu à lui parler trop longtemps. De son côté, Paul est encore en vie et Eve s’occupe de lui. Bien sûr, il soupçonne Eve… Elle le garde prisonnier, ne lui dit pas qui a tué Emma et lui reproche de poser trop de questions sans lui dire toute la vérité. Qu’à cela ne tienne, dès qu’elle a le dos tourné, Paul passe un coup de fil à Jude pour lui dire ce qu’il a été forcé de filmer dans l’épisode précédent. Il ne lui donne pas plus d’explications que ça et est bien inutile.

Enfin, Jude comprend quand même que tout le monde risque de mourir au campement et il demande l’aide de Diana pour avancer plus vite jusqu’à ce qu’il soit interrompu par « Jennifer Doyle du FBI », c’est-à-dire Delilah, assassin du futur. Il lui cache comme il peut la présence de Diana – qui est la seule raison de sa présence.

Pour cela il l’amène chez MA où Diana révèle pouvoir créer une nouvelle machine dissimulant la présence de tous les réfugiés qui se seront d’ici là évadés du camp grâce à Jude et Nestor. C’est un plan ambitieux, mais pourquoi pas.

Au campement toujours, Hannah s’excuse auprès de Roy, mais ça ne mène nulle part. Bryce revient parler à Naomi qui marchande à quitter le campement en échange d’autres informations pouvant le rendre triste. Le soir, elle organise une nouvelle réunion avec ses disciples autour de 150 bougies. Grâce à l’aide d’un autre garde du HSI, le groupe peut s’enfuir… mais pas s’en tirer sur Bryce qui finit au sol.

Caleb s’inquiète donc pour Rebecca et hurle son nom, la transformant immédiatement en suspecte et révélant qu’il en sait plus que prévu.

Enfin, Lindalauer culpabilise du tag WDTL qui lui rappelle les tags anti-Apex : il se sent enfin du mauvais côté, mais Eve lui affirme qu’ils sont du bon côté et que c’est nécessaire, alors qu’ils continuent de faire des recherches pour créer les Apex. Bref, ils sont en train de créer le futur qu’ils voulaient éviter… et il est révélé qu’il a une fille, cryptographe, qui n’est autre que… Rachel. AH ? Diana nous avait bien dit en début d’épisode qu’il y avait un enfant avec la première vague après tout, alors qui d’autre.

> Saison 1

Supergirl – S03E21

Épisode 21 – Not Kansas – 17/20
Les intrigues avancent vite, une fois de plus, et on nous propose le dernier épisode de transition de l’année. Malgré quelques clichés que les scénaristes reconnaissent bien volontiers, ça fonctionne très bien dans l’ensemble : les personnages continuent d’évoluer, des décisions logiques sont enfin prises et la série propose un message politique très clair sur un sujet d’actualité, en ouvrant pour une fois le débat à ses personnages (qui jusque-là avaient l’habitude d’être d’accord sur tout).

> Saison 3


Spoilers

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It’s a cliché but I feel like I got hit by a bus.

L’épisode reprend en plein combat contre Reign comme il se doit, et c’est excellent. Je n’aime pas travailler dans la pression, mais ça ne semble pas déranger Lena qui tente de créer un antidote anti-Reign au beau milieu du combat. Et non seulement elle tente, mais en plus, elle y arrive. La scène d’action du début d’épisode est sympa et met fin à une année d’intrigue en deux minutes.

Sam est ainsi sauvée en un claquement de doigts et tout va bien… le final se dirigera encore vers autre chose, ce qui n’est plus une surprise avec cette série (et pourtant, ils semblaient gagner du temps jusque-là). Ruby est confiée à sa mère, libérant Alex pour que Supergirl puisse lui parler d’Harun-El, d’Argo et de la survie de sa mère.

Bien évidemment, Kara Zor-El a envie de retourner là-bas pour y vivre, parce qu’elle y a sa mère et l’odeur de ses fleurs et sa maison. C’est forcément déchirant de vouloir retourner là-bas, car ça veut dire abandonner Alex derrière et on sait bien que les deux sœurs sont tellement proches que ce n’est pas simple pour elles. Il fallait donc une scène d’adieux entre elles et autour d’un verre de vin pour qu’on puisse l’accepter.

La scène suivante voit le DEO faire la fête, eux aussi avec du vin – du champagne cette fois. Tout le casting et les figurants sont donc ici pour que Supergirl puisse faire un discours d’adieu. Avant tout, elle demande à Mon-El de l’accompagner, ce qu’il accepte évidemment, même s’il prétend vouloir rentrer dans le futur grâce à la technologie là-bas. J’ai comme un doute. La série propose donc un montage des adieux de Supergirl au DEO, mais aussi de Kara à Cat’Co (j’imagine que James a trouvé un petit mytho pour l’envoyer loin) histoire qu’elle puisse faire un câlin à Lena.

Il faut moins de dix minutes pour que Kara prenne cette décision logique et s’installe de nouveau chez elle. Elle abandonne derrière elle la mode terrienne pour des robes amples alors que Mon-El gagne le droit de passer sa vie en pyjama. C’est toujours mieux que son costume de super-héros.

Sur Argo, la nouvelle ville/planète de Kara donc, Supergirl et Mon-El retrouvent Alura, mais aussi Thara, l’ancienne meilleure amie de Kara (désormais mariée et chef d’une équipe de police) et Val (le petit que Mon-El a sauvé dans l’épisode précédent). La vie n’est pas si rose à Argo, car rapidement ils sont presque victimes d’un accident qui aurait pu les tuer. Kara comprend qu’elle est la cible de quelqu’un qui ne lui veut pas du bien, mais Alura et Thara ne le vivent pas comme ça : elles pensent que ce n’est qu’un petit accident.

On passe ensuite à une scène particulièrement inintéressante de double rencard avec Thara/son mari d’un côté et Kara/Mon-El de l’autre. Le dîner est interrompu quand Kara ré-aperçoit la femme qui l’observait et l’agresse verbalement dans la rue. Cette fois, Thara explique à Kara qu’elle part en vrille. Le lendemain, notre superhéroÏne se fait donc remettre à sa place par sa mère – dont je remarque seulement maintenant que si elle était blonde, elle serait bonne pour nous chanter que le froid est pour elle le prix de la liberté vu le costume – qui s’inquiète de la voir être parano. C’est une chouette intrigue, sauf qu’on sait déjà que Kara a bien raison et est en danger… donc on a plutôt l’impression de perdre notre temps avec Alura si gentille.

On enchaîne sur une scène au parc du coin où Kara profite des fleurs kryptoniennes et où Mon-El abandonne son pyjama pour une tenue d’été. Le couple se retrouve en habits d’été blancs et, franchement, c’est bon, quoi, remettez-les ensemble et arrêtez de faire dire à Kara qu’ils sont amis. Mon-El prend enfin son courage à deux mains pour lui dire qu’il est encore amoureux elle… C’est l’occasion pour Kara de lui expliquer son rêve de début de saison. Et alors qu’ils sont sur le point de s’embrasser… (soupir) un robot s’attaque à eux.

Heureusement, Mon-El a filé sa bague à Kara qui peut désormais voler et s’arrange pour détruire le robot en cinq secondes (le budget de l’épisode est passé dans la première scène en même temps). Ils repèrent alors la même femme que celle à qui s’est attaquée Kara la veille au soir. Cette fois, elle assume sa culpabilité et dit travailler pour Selena – celle qui dirigeait les Worldkillers, celle qui a aidé Kara la semaine dernière.

Sur Terre, Lena a pour mission de recréer le rocher noir à partir de l’extrait qu’elle en a encore, histoire de sauver Argo, alors que James s’ennuie et joue au basket à défaut d’avoir quelques méchants à suivre. Finalement, il se trouve à s’occuper d’un braquage de banque… dont le braqueur utilise une arme du DEO.

Tant mieux, ça occupera tout le monde, parce qu’en attendant Alex est invitée à l’opéra par J’onn qui veut y aller avec son père… mais ce dernier se sent mieux, certes, car il approche de la fin. C’est le chant du Cygne quoi. Il veut donc effectuer une cérémonie pour donner ses souvenirs et ses expériences à son fils, un rituel qui se fait juste avant la mort.

J’onn n’est bien sûr pas prêt à dire adieu à son père, mais il a la chance de pouvoir s’occuper de cette histoire d’arme du DEO qui est donc l’occasion pour les scénaristes de nous faire une belle intrigue anti-armement et pro changement du second amendement de la Constitution. En effet, ils introduisent un personnage vendant des armes et ayant décidé de vendre les fusils du DEO pour la chasse, ce qui explique qu’une arme surpuissante se retrouve dans les mains d’un méchant. L’homme se dit simple homme d’affaire qui veut que son business prospère, puis Lena prend la défense des pro-armes (forcément, c’est une future méchante qui est de ce côté-là ; même si l’épisode calme le jeu sur Lena méchante) et la conclusion ouverte des scénaristes est qu’il faut simplement prendre le temps de s’écouter pour avancer. C’est ce qui s’appelle donner une leçon en deux minutes : la série continue d’avoir sa dimension éducative sans trop sombrer dedans.

Cette scène James/Lena continue de rendre ce couple franchement accessoire, mais est pleine de bons gags, comme Lena se ramenant avec cinq ou six pizzas pour deux ou Eve, la secrétaire de James, qui révèle avoir étudié la physique nucléaire. Évidemment.

Le lendemain, le DEO (go Winn !) comprend que l’homme qu’ils recherchent est un ancien avocat qui veut se venger de ses ex-employeurs lui ayant craché à la face. Bref, un monsieur qui se sent incompris par la vie et rejeté par tout le monde, quoi… Une jolie métaphore de tous ces adolescents qui décident d’aller tuer tous leurs camarades au lycée, donc.

Sans surprise, il suffit d’un discours de J’onn pour qu’Arthur, le méchant armé, laisse tomber son plan. L’idée est de faire un discours qui puisse être entendu par toute personne susceptible de prendre une arme et d’aller tirer dans la foule – et ça va trop loin comme on est dans une série : J’onn décide de désarmer le DEO de ses armes meurtrières. La saison prochaine, il n’y aura plus d’armes capables de tuer au DEO. Bon, la série prend une position ferme et claire contre les armes, rappelant que le DEO est là pour la paix uniquement. Certains soldats du DEO semblent vouloir quitter l’unité, d’autres sont prêts à suivre J’onn dans ce changement. C’est mièvre et pas très réaliste, mais je ne peux m’empêcher de trouver ça sympa comme épisode.

Soyons honnêtes, ceux qui auraient besoin de le voir ne sont probablement pas ceux qui sont encore là à ce stade de la série, mais ça peut malgré tout toucher pas mal d’adolescents dans le besoin : on est sur un teen show (qu’est-ce que je fais encore là du coup, hein ?) après tout.

La fin d’épisode voit Lena et Eve travailler ensemble sur le rocher noir – et Lena découvre qu’Harun-El, la pierre noire, pourrait être révolutionnaire pour la Terre. J’onn accepte enfin le décès à venir de son père. Alex se retrouve seule : plus de Maggie, plus de Kara, plus de Ruby, mais toujours du whisky. Elle le pose de côté pour demander l’adoption alors que Sam regarde tranquillement Singin’in the rain avec sa fille. Oui, mais non.

Sam fait tomber son verre d’eau, clairement possédée par Reign, Kara découvre que son vaisseau a été volé par Selena, qui débarque sur Terre et rejoint Coville. L’intrigue est loin d’être terminée et on nous annonce une fin de saison passionnante.

> Saison 3

Fear the Walking Dead – S04E07

Épisode 7 – The Wrong Side of Where You Are Now – 19/20
Il faut bien que j’arrête d’être mauvaise foi avec cette saison. Malgré un début douloureux, je reconnais que la qualité narrative est remontée d’un cran depuis un ou deux épisodes, et celui-ci n’a pas fait les choses à moitié : il avait tout d’une fin de mi-saison alors qu’elle n’est que la semaine prochaine. Décidément, aujourd’hui, c’était journée sensations fortes en série. Avec ces 42 minutes, je retrouve tout ce que j’aimais dans Fear par rapport à la série-mère et, à quelques petits détails incohérents nécessaires ou faux-suspens près, cet épisode n’est pas loin de la perfection.

> Saison 4


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You want to tell us what else they got wrong?

Après une semaine d’absence, la série revient enfin mais il ne doit plus rester longtemps avant sa mi-saison. En tout cas, moi je suis impatient de savoir ce que nous réserve cet épisode pour Alicia et Naomi, mais ça repart sur John et Laura en flashback, puis dans le présent alors que tout une fusillade éclate entre nos groupes.

Morgan se précipite au secours de John pas encore mort (évidemment), Alicia veut toujours tuer Naomi/Laura mais Strand l’en empêche et les échanges de coup de feu sont plutôt bien gérés. Dans la panique, Mel, le frère du chef tué par Nick tente de s’enfuir en ambulance avec les ressources médicales dont aurait besoin de Naomi, mais Alicia parvient à faire exploser son véhicule comme si de rien n’était. Oups, la fuite n’était donc pas une bonne idée.

Alors qu’Alicia a une ligne de tir parfaite pour tuer Naomi, elle perd du temps à lui parler et est franchement à deux doigts d’y passer. Heureusement, ses adversaires sont incapables de viser aussi bien qu’elle, sinon j’aurais eu des envies d’arrêter la série.

Elle survit, Naomi parvient à retrouver John sans le moindre secours, Luciana hésite à tuer Charlie qui s’enfuit. Putain, cette gamine mérite pourtant le sale sort qui l’attend inévitablement dans cette série, après le stade et après Nick, faut arrêter de tout pardonner aux enfants : dans ces séries, ils finissent toujours par vous tuer par surprise. Bien sûr, Al continue de tout filmer à l’écart, mais Morgan parvient à la convaincre de les aider. C’est une très mauvaise idée : elle s’interpose directement entre Naomi et Alicia qui d’un regard lui indique clairement qu’elle en viendra à bout.

Morgan parvient à convaincre Charlie de venir avec lui, Naomi, John mourant et Al. Leur camion réussit à s’enfuir de nos héros qui ont tué à peu près tous les autres et se dirige vers… le stade. OK. Charlie reconnaît toutefois Morgan et lui demande pourquoi il l’a sauvée alors qu’elle a tué Nick, et comme il n’y a pas de bonne réponse à ça, il se fait passer pour plus intelligent qu’il est. À l’arrière, Naomi retrouve ses lettres de Scrabble et est toute heureuse de se savoir aimée… même si elle ne peut que culpabiliser de l’état dans lequel il finit.

De son côté, Alicia continue d’incarner la revanche et la vengeance froide à la perfection, allant jusqu’à tuer Mel qui a miraculeusement survécu à l’explosion de son ambulance. Pour autant, il ne survit pas à Alicia qui n’a aucune pitié pour lui – dommage, j’avais presque envie de les shipper la semaine dernière. Quant à Strand, il semble avoir une idée d’où se dirige Naomi, et je pense que sa théorie est la bonne pour le bien de la série.

C’est aussi pour le bien de la série qu’ Al ne perd pas le Nord et demande malgré tout qu’on lui raconte l’histoire, même si elle conduit et ne peut pas filmer. Qu’est-ce qu’elle finit par être relou ! C’est Charlie qui prend en charge la négation, même si nous aurons finalement le point de vue d’un peu tout le monde, parce que c’est plus simple pour raconter et faire une bonne série.

En flashback donc, le stade recommence à être un endroit où il fait bon suivre… jusqu’à ce que Charlie vienne les voir pour leur demander de l’aide. Ah le culot de cette gamine, c’est quelque chose. Bon, cela nous permet d’en découvrir plus sur Charlie et sur Mel. En effet, ce dernier se retrouve à vouloir quitter les vautours suite à une embrouille avec son frère et conduit Charlie dans un accident de bus où il se pète un poumon. C’est con.

Malgré l’avis plus que défavorable de Nick, Madison décide d’accueillir Charlie et Mel au stade, Naomi s’occupant de ce dernier. À son réveil, il n’est pas ravi d’être au stade parce que son frère, Ennis, est en train de préparer un petit raid contre le groupe : il rassemble tous les zombies du coin (on monte à genre 2500/3000 quand même) pour leur envoyer sur la tronche. Sympathique.

Mel tente de s’enfuir en menaçant une Naomi qui sait prendre soin d’elle… Mais a toujours une psychologie assez fragile. Et Mel en profite, en lui disant que les gens restant sur place dans cette apocalypse finissent toujours par mourir. Comme en plus Madison lui détruit sa chambre pour renforcer la porte du stade, Naomi est vite convaincue qu’il faut fuir. Madison fait l’erreur de lui parler de la voiture qu’elle a demandé à Alicia de planquer et Naomi lui dit prendre la décision de fuir… surtout que ça ne vaut pas le coup de protéger le stade si c’est pour mener ses enfants à la mort.

Certes.

Madison reste pensive, mais elle n’apprécie pas de voir Mel faire le serpent dans son stade. Malgré sa blessure, elle lui ordonne donc de partir. J’aimerais avoir de la peine pour lui, surtout quand elle refuse qu’il parte avec Charlie, mais comme je n’aime pas Charlie et que je sais déjà comment Mel va mourir, ben, ça me fait un peu ni chaud ni froid.

Nick trouve que ce n’est pas génial comme plan de laisser Mel s’en aller avec une voiture, des vivres et sa solitude, parce qu’il sera probablement suicidaire. Charlie apprend le départ de Mel et le vit mal, mais Alicia lui permet quand même de lui parler grâce à un talkie-walkie. La conversation tourne court avec un Mel qui s’étouffe dans son talkie-walkie sans lui parler.

Alicia et Nick décident donc d’aller chercher Mel, quitte à ce que les barricades nouvellement installées par Cole et Strand soient déjà mises de côté. Le frère et la sœur faisant équipe, c’est rare dans la série, et c’est aussi chouette que tragique, puisque Nick est toujours mort – je n’oublie pas. Ils font ça dans le dos de leur mère, évidemment, surtout qu’elle est occupée à parler avec Naomi. Cela leur permet de retrouver Mel… mais aussi de voir passer le convoi de quatre ou cinq camions plein de zombies. Et en bons vicieux, les vautours envoient d’abord un camion de glace qui déverse quelque chose sur la route devant le stade.

Nick et Alicia n’osent plus y rentrer et il y a plus de cinq camions qui débarquent… chacun avec sa cargaison de zombies. Pourquoi personne n’a pensé à, genre, tout simplement prévoir de faire du bruit assez loin du stade pour attirer tous les zombies ? Mystère. Probablement parce qu’il n’y aurait pas eu de série. Nick et Alicia (et Mel) sont rapidement entourés de zombies alors que le camion de glace déversait bien sûr de l’essence. Hop, le feu est lancé et empêche quiconque d’entrer ou sortir du stade.

Madison, Strand et Luciana décident malgré tout de partir à la rescousse d’Alicia et Nick, quitte à ouvrir les portes du stade, contre l’avis de certains. Pas de Cole, qui ouvre sans scrupule les portes sur une Madison éclairée par les flammes à l’extérieur du stade, alors qu’Alicia s’excuse auprès de sa mère d’avoir fait ce qu’elle devait faire… Ah purée, t’aurais pu mieux les éduquer tes mômes ! Cela aurait été plus poignant si on ne savait pas leur survie, mais ça me laisse plein de questions quand même.

Et dans le présent, nous retrouvons ce même stade qui a cramé et est plein de zombies. Malgré tout, Al s’y engouffre, tout ça pour sauver un John qui devrait pourtant être déjà mort à ce stade, mais bon. Tout ceci promet une mi-saison vraiment excellente, même si ça va être dur de dire adieux à Nick : je ne vois pas les flashbacks continuer éternellement, surtout que l’acteur voulait quitter la série, et on va enfin avoir les réponses sur la fin du stade. Dans le meilleur des cas, il reste jusqu’à la fin de saison et on continue les flashbacks pour savoir ce qui leur est arrivé après le stade, mais j’y crois moyen.

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> Saison 4

Westworld – S02E07

Épisode 7 – Les Écorchés – 20/20
Ah oui quand même. Cet épisode enchaîne les révélations et je retire tout ce que j’ai pu dire sur le rythme plus lent des deux derniers épisodes : cette fois, on avance à toute allure dans une chronologie enfin parfaitement claire. L’histoire se développe, la mythologie se complexifie et le tout donne un résultat complètement fou à voir : des réponses, du rythme, du sang et, très franchement, un épisode digne d’une fin de saison !

> Saison 2


Spoilers

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I figured you’d have some skeletons in your closet, Bernard. I didn’t think they’d be your own.

Petit titre français cette semaine pour Westworld, de quoi intriguer et donner vite envie de dévorer cette heure d’épisode au résumé de l’épisode précédent très réussi. Nous reprenons avec un énième réveil de Bernard regardant une photo de sa famille alors que le chef de la sécurité, Stubbs, vient lui parler. Il s’inquiète que les équipes de rescousse ne soient pas là pour la rescousse, mais plutôt pour tuer ceux qui sont au courant de leur secret et de leur recherche du fameux atout. Sans trop de surprise, le gérant de l’équipe de secours les isole donc car il se doute qu’un d’eux a la clé qu’il cherche, surtout qu’ils ont menti sur la mort de Theresa dont il a retrouvé de l’ADN à des kilomètres du lieu où son corps a été trouvé.

On découvre donc que ce nouveau boss bosse pour Charlotte qui est celle soupçonnant Stubbs du meurtre de Theresa… Elle se plante pourtant, car c’est bien sûr Bernard qui en est responsable ; et d’ailleurs, il s’en souvient vaguement. Et il peut, parce que tout le groupe se dirige vers un couloir secret les menant dans un entrepôt où sont conservés… d’autres modèles robotiques de Bernard. Il était temps que ce secret soit découvert pour que la série avance dans cette temporalité où j’ai l’impression qu’il ne s’est pas passé quelque chose.

Après le générique, nous retrouvons donc Charlotte en plein interrogatoire de Bernard pour qu’il lui donne ses souvenirs et lui permette de retrouver le père de Dolores. Dès lors, nous en arrivons aux flashbacks : on reprend au train ayant explosé mais n’ayant pas fait de dégâts robotiques. Au contraire, les robots sont remontés et prêts à en découdre avec les soldats envoyés à leur rencontre. C’est mieux qu’un jeu vidéo tout ça.

De son côté, Charlotte continue de s’occuper du père Abernathy dont elle ordonne la copie parce que les robots prennent rapidement le contrôle des sous-terrains du complexe. Ils se dirigent bien évidemment vers le Berceau, ce qu’Elsie entend avec joie dans sa radio, espérant que Bernard se réveille avant le débarquement des robots. Tu m’étonnes. À la manière d’Inception et sans nous perdre, l’épisode nous propose enfin d’en revenir au « rêve » de Bernard qui retrouve Ford en ville.

Comme il est dans le saloon, il se fait draguer par Clementine alors qu’il en est encore à se remettre de son choc de voir Robert en vie. Ce n’est que le début du voyage pour Bernard bien sûr, car Robert l’emmène ensuite en ville où il fige tout le monde pour que Bernard comprenne enfin ce qu’est le parc. En surveillant tous ses invités, le parc apprend d’eux afin… de les copier, tout simplement. Le but est donc de recréer des humains sans problème. Bien évidemment, si la copie des esprits humains est désormais possible, elle est limitée : Robert ne peut quitter le parc sans finir comme Delos. Il s’est donc laissé tuer par Dolores en sachant qu’il serait bloqué dans le parc. C’est une manière de voir les choses.

Pour autant, Robert ne lui révèle pas toute la vérité sur la vallée de l’au-delà qui intéresse tant nos personnages.

Il emmène ensuite Bernard dans un nouvel endroit qu’on ne connaît pas encore et qui permettra à Bernard de voir comment tout a débuté : la maison d’Arnold. Il l’a en effet d’abord créé dans le parc avant de la faire dans le vrai monde. Bernard comprend que c’est là qu’il a été créé par Robert… et testé pendant plusieurs années grâce à Dolores.

Dolores avait été créée par Arnold, c’était celle se souvenant d’Arnold au mieux… c’est donc pour ça qu’elle testait sa fiabilité. Ben merde, ce que je pensais être dans le futur était donc loin dans le passé. Et Arnold en profite pour tuer Bernard car il sait désormais trop de choses. C’est ce souvenir qui permet au système de se sortir de son bug… Elsie et Bernard se barrent donc du Berceau, mais ce n’est de toute manière pas ici que Dolores et Teddy se rendent.

Au contraire, même : ils se rendent auprès du père de Dolores bien sûr, et Stubbs et Charlotte sont justement en train de discuter entre eux de ce qu’il se passe avec Abernathy, qui a donc une clé dans le cerveau. Dolores confronte Charlotte une fois que Teddy, déguisé en garde, a maîtrisé la pièce : elle révèle qu’elle connaît parfaitement le projet secret de Delos – les humains se sont pris pour des Dieux à créer les robots à leur image et veulent désormais devenir des robots… alors que de leur côté, les robots veulent désormais devenir des humains avec destruction de leur sauvegarde que Dolores voient comme des chaines. C’est parfaitement brillant, une fois de plus.

Au niveau du berceau, il ne reste qu’un robot – la femme mentionnée plus haut avec Clémentine. Elle n’a pas de quoi détruire les sauvegardes des robots, mais ce n’est pas bien grave. Elle séduit un dernier garde et parvient à récupérer sa grenade. Oh, la faiblesse humaine. Cet idiot a laissé sa confiance être endormie, il finit donc explosé avec toutes les sauvegardes.

Cela fait bien plaisir à Dolores décidant donc d’ouvrir le crâne de Charlotte pour s’amuser. Bon, on sait que Charlotte va survivre, ça limite la tension : Dolores est interrompue une première fois par une fusillade – occupant Teddy partant toujours plus en vrille – puis par son père qui la reconnaît enfin. La sauvegarde d’Abernathy est donc enfin terminée et il peut parler avec sa fille. Charlotte et Stubbs en profitent pour s’enfuir.

Bien qu’énervée, Dolores prend enfin le temps d’en finir avec son père. Ils s’échangent de dernier « je t’aime » avant qu’elle ne récupère son cerveau. Et dans la salle de contrôle, les derniers survivants sont encerclés…

Après avoir quitté le Berceau à temps, Bernard et Elsie sont séparés par l’intervention de Ford qui se sent forcé d’apparaître à Bernard pour lui expliquer qu’Elsie est gênante avec ses doutes. J’ai eu peur pour elle, mais apparemment les scénaristes voulaient juste jouer avec mes nerfs : elle s’enfuit pour chercher des armes, pensant que son allié robot va la rejoindre… alors que non.

Dans le Berceau, l’une des femmes bossant pour Dolores se fait avoir, ce qui énerve encore plus Clementine. Malheureusement (ou heureusement ?), celle-ci se fait enfin abattre et arrête de tuer tous les humains. Il n’y a plus grand monde pour se rendre au Berceau désormais : tout repose sur la blonde dont je n’ai appris le nom.

Ailleurs, Maeve et sa « fille » cherchent toujours à échapper aux amérindiens à cheval les poursuivant. Elles se cachent dans une mini-ville désertée où… Will arrive à son tour. C’est excellent de voir les deux personnages être à nouveau confrontés et la conversation prend une tournure surprenante car j’attendais ce genre de scènes d’une fin de saison : Maeve parvient à tirer sur lui, puis à tourner tous les robots du coin contre lui. Ce pauvre Will – oui, je sais je le déteste, mais là c’est violent, se fait donc tirer dessus dans tous les sens. Chaque robot parvient à le blesser avant qu’il ne les tue, donc j’imagine que Maeve s’amuse de la situation et le torture en fait…

Jusqu’à ce que Will soit à terre, incapable de faire quoique ce soit vu le nombre de balles en lui. Lawrence vient à son secours et, bien qu’il soit réveillé, Maeve parvient à le tourner contre Will à son tour. C’est juste un peu plus long à se faire. Finalement, Lawrence tire à son tour pour Will au moment où la fille de Maeve se fait enlever sous son nez et que l’équipe de secours venu chercher Lee tue tout le monde elle aussi : Maeve se fait tirer dessus à son tour, et est à peine secourue à temps par Lee, le scénariste qui empêche le massacre. Wow, je ne m’attendais pas à une telle scène en plein milieu d’épisode. Oh bien sûr, Will est increvable, malgré une bonne dizaine de balles en lui, il réussit encore à survivre.

Quant à Lee, il réussit à sauver Maeve in extremis mais il finit malgré tout seul avec elle à l’arrivée au QG, toujours sous assaut. Il est forcé de l’abandonner quand il entend le groupe de Dolores se rapprocher de lui.

Tout ceci mène Bernard à la révélation finale de l’épisode : la salle de contrôle est complétement prise d’assaut par les robots, et il les laisse faire. Il observe ce combat sanglant entre machines et humains, sur une jolie petite musique classique. Ford apprend alors à Bernard que ce n’est plus son histoire à lui, mais la sienne. C’est à Bernard de décider ce qu’il veut faire : laisser Dolores tuer tout le monde… ou la stopper.

Celle-ci retrouve donc Maeve – tout juste abandonnée par Lee – en bien mauvais point et cherche à la comprendre – lui apprenant que sa fille n’est qu’une ficelle de plus servant de laisse. Qu’à cela ne tienne, Maeve se moque de Dolores ayant tué Teddy avec son lavage de cerveau. Dolores lui propose malgré tout de la tuer pour la sauver de la torture humaine mais Maeve ne veut pas : elle préfère survivre pour tenir sa promesse auprès de sa fille.

Et Lee ? Il parvient à survivre de manière quand même miraculeuse : il ne s’en prend pas aux robots et se cache. Comme tout le monde d’intérêt dans cet épisode, il survit de justesse, et c’est peut-être le défaut de cet épisode qui a la gâchette facile mais ne tue pas grand-monde (Clementine, la blonde, les soldats plus ou moins anonymes de l’équipe de secours). Bon, Will est tout de même très mal en point, et ça, c’était jouissif. Quant à Maeve, j’imagine que Lee, pris d’amitié pour elle, va finalement essayer de l’aider, culpabilisant de ce qui lui est arrivé (et puis, on ne sait pas où est passé son groupe non plus).

Et la toute fin d’épisode voit Charlotte expliquer à Bernard qu’il doit séparer ses souvenirs de ceux qu’on lui a donnés. C’est comme cela qu’on découvre qu’il est capable de lui annoncer qu’elle est dans le Secteur 16, Zone 4… C’est-à-dire la vallée de l’au-delà. Pfiou, nous y revoilà !

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