Faut-il aller voir The Disaster Artist ?

Salut les… cinéphiles ?

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Eh oui, pour une fois, je vais parler cinéma, et je vais même en parler en avance car The Disaster Artist ne sort en salle que demain ! J’ai eu la chance de pouvoir voir le film le 21 février dernier au cours d’une projection presse organisée par la WB, que je remercie au passage de l’invitation. Outre le cadre plus luxueux qu’une salle de cinéma classique (public peu nombreux et attentif, fauteuils confortables), j’ai tout de même retenu quelques points qui pourraient bien vous intéresser sur le film.

Tout d’abord, il faut savoir que le film s’inspire d’une histoire vraie : il est l’adaptation du livre du même nom, racontant l’histoire de la création et du tournage du film The Room de Tommy Wiseau, un artiste qui n’a pas la moindre idée de comment fonctionne le cinéma, mais qui réalise tout de même son propre film avec l’aide de son ami Greg Sestero. Bref, c’est un American Dream, mais un American Dream qui tourne mal parce que The Room est réputé comme le plus grand nanar du XXIe siècle. Je vous mets la bande-annonce, même si je trouve qu’elle en montre beaucoup trop avec des images de la fin du film, comme souvent :

Et il s’agit donc d’une histoire vraie, une information qui ne pourra pas vous échapper, puisqu’elle est annoncée dès le début du film qui fait les choses très bien avec beaucoup de guests (j’étais tout content dès la première image, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler). Le film The Room existe, il est diffusé fréquemment en séances nocturnes à travers les États-Unis où il fait l’objet d’un culte pour certains amateurs de cinéma. Pour ceux qui voudraient une référence plus actuelle, c’est un peu un Sharknado ou un Birdemic : c’est bourré de faux-raccords, le scénario n’a aucun sens et ce n’est bon que si on prend le parti d’en rire.

The Disaster Artist, lui, est tout le contraire, heureusement : c’est un très bon film sur sur un très mauvais film. Il raconte tout ça principalement du point de vue de Greg (Dave Franco), le meilleur ami malgré lui de Tommy (James Franco), embarqué dans l’aventure par une promesse.

Puisqu’il me faut bien répondre au titre, je vais vous apporter une réponse hyper nuancée qui sera… ça dépend. Utile, n’est-ce pas ?

  • Si vous n’avez jamais entendu parler de The Room avant de voir le film, vous serez certainement perdu (et déçu d’avoir payé un billet, possiblement). Malgré un casting cinq étoiles, on se retrouve avec un film prévisible au message classique. Vendu comme un « hymne à l’amitié et à la création artistique », vous n’en tirerez pas grand-chose d’autres, à part peut-être de la curiosité. Les bonnes prestations d’acteurs ne compenseront pas une histoire qui peine à surprendre. Ce sera un bon film, avec des moments drôles, et pas mal de frustrations, car vous passerez à côté de tout un tas de choses, en sachant que vous passez à côté mais sans pouvoir y faire grand-chose. Bref, renseignez-vous avant de le voir pour comprendre les critiques si positives affichées en gros sur l’affiche – et pour comprendre le génie du film, tout simplement !
  • Si comme moi vous connaissez un peu The Room et en avez vu quelques extraits, vous serez satisfait du résultat, mais aurez malgré tout le sentiment qu’une partie des références vous échappent pendant tout le film… jusqu’à la fin. Vous finirez probablement avec l’envie de voir The Room, un truc qui ne devrait jamais arriver dans une vie. Là encore, vous apprécierez les moments d’humour (un peu plus grâce aux répliques les plus cultes) et les prestations d’acteurs sur lesquelles je n’ai rien à redire (au contraire même), mais une pointe de frustration naîtra de certaines références obscures du film ou la sensation de passer à côté de certains détails et c’est dommage.
  • Si vous connaissez The Room par cœur, ou en tout cas suffisamment bien pour restituer tout le monde dans le film d’origine, vous en aurez pour votre argent avec un biopic exceptionnel sur la vie d’un artiste décalé que vous devez déjà adorer pour l’humour offert malgré lui par ce nanar. La personnalité excentrique de Tommy Wiseau ressort bien, avec des moments parfois inquiétants tellement il semble allumé. Quant à l’humour, il prendra bien plus rapidement grâce aux répliques. Du coup, vous aurez peut-être même envie de le revoir pour en apprécier tous les détails (car il y en a beaucoup !) : le génie du film sera une évidence.

Plus qu’un film, les Franco livrent avant tout une lettre d’amour au cinéma (j’ai vu après rédaction que c’était dans la bande-annonce, c’est malin), avec un film totalement méta, des scènes entières qui sont des copies conformes de The Room et une bande originale entraînante qui nous replonge à la charnière des années 90 et 2000. Il faut aller le voir en le prenant pour ce qu’il est, un film réalisé en famille (James & Dave Franco ont les rôles principaux, Alison Brie, la femme de Dave, joue l’un des leads féminins…) et entre amis star d’Hollywood (Zac Efron, Josh Hutcherson… Sharon Stone !), qui s’amusent à raconter l’histoire d’un nanar, avec l’aval de Tommy Wiseau et Greg Sestero, tous deux dans le film, entre autres (nombreux) caméos. Tout ça fait qu’il parlera très probablement aux plus cinéphiles d’entre vous, mais il peut en laisser d’autres sur la touche ; malgré une interprétation impeccable de l’ensemble du casting.

On s’amuse bien, mais définitivement, il est dur de savoir quoi en penser et à qui le conseiller. Une chose est sûre, l’une des meilleures scènes du film… se trouve après le générique de fin. Restez bien jusqu’au bout. Quitte à danser un peu en l’attendant !

N’hésitez pas à repasser sur le blog dès demain pour quelques infos supplémentaires sur ce que j’ai aimé ou pas, avec plus de détails et quelques spoilers.

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du onzième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

11.jpgÉpisode 11 – All the Comforts of Home – 18/20
This entire S.H.I.E.L.D chapter will be over.

La pause entre les épisodes 10 et 11 m’a paru franchement interminable, mais la série est enfin de retour ; comme quoi il ne faut jamais désespérer, tout vient à point et autres bêtises du genre. C’est parti pour le résumé du 99e épisode de la série, oui, oui, déjà. Dans une semaine, ce sera le 100e, et ils promettent un excellent épisode, j’en suis on ne peut plus impatient !

On débute ce nouveau pod par un montage musical, comme la série nous y a habitué depuis un moment. La série nous introduit Ruby, une adolescente insupportable (c’est le prénom qui veut ça ?) et rebelle, fille d’une militaire qui en a après le S.H.I.E.L.D et Daisy Johnson… Ce qui est bête quand Ruby voue une obsession pour Daisy. La militaire en question, vous l’aurez compris, n’est autre que le Genral Hale, qui a déjà eu Fitz en sa possession pendant l’épisode Rewind, où elle finissait meurtrière des seuls deux personnages de l’armée que j’aimais bien, rien que ça.

Les agents du S.H.I.E.L.D sont de retour à la maison – enfin, c’est ce qu’ils pensent – et tombent sur un hologramme de Rick Stoner qui leur explique l’origine du Lighthouse dans les années 70. Rien de bien passionnant (c’est le genre de réponse qu’on voulait en début de saison, maintenant, on s’en fiche un peu), donc les agents se séparent vite : Mack est salement blessé, donc Simmons décide de le soigner, et Yoyo ne les quitte pas d’une semelle, logique. Coulson attend le réveil de Daisy pour échapper au maximum à l’observation médicale de Simmons. Quand elle se réveille, Daisy n’est pas si énervée que ça.

May & Fitz font quant à eux un tour du vaisseau et découvrent… de nouveaux monolithes, dont personne n’a jamais entendu parler, y compris Coulson ou Nick Fury, car c’était un projet secret du S.H.I.E.L.D dans les années 70. Par chance, May & Fitz (un duo assez peu vu auparavant dans la série, c’est intéressant comme idée) tombent sur Noah, un autre observateur pote d’Enoch. C’est en tout cas comme ça qu’il se présente, mais j’ai toujours des soupçons quand un nouveau personnage est introduit trop vite de cette manière.

Noah observe donc la Terre et les différents événements qui pourraient en provoquer la destruction, permettant quelques bonnes répliques de Fitz/May qui se mettent même à parler ensemble. Très vite toutefois, on découvre ce qui va attirer l’attention de cette partie de la saison : une lumière dans le ciel au-dessus de St Louis.

Il s’agit probablement d’une lumière extra-terrestre et ça attire tout le monde… sauf Daisy, qui ne veut certainement pas mettre le nez dehors et s’approcher de ce qui risque de détruire la Terre. Heureusement pour eux, ils peuvent sortir discrètement de leur nouvelle base grâce à des tunnels bien pratiques. On se croirait dans une série, dis donc. Bon, allez, il fallait bien que la série avance, et c’était très sympa de voir l’équipe heureuse de se retrouver à respirer l’air pur, voir des oiseaux voler et voler des vans. D’ailleurs, je me dis que pour les acteurs aussi ça a dû faire du bien de changer un peu de plateau et d’arrêter d’être toujours dans des studios sombres !

Alors que l’équipe vole un van pour retourner à son vaisseau, Daisy est heureuse de retrouver la technologie (les Mac, erk) et les céréales, mais elle est surtout bien inquiète de découvrir qu’ils sont recherchés par toutes les polices car ils sont en haut de la liste des « Most Wanted ». C’est un problème, mais finalement Mac et Coulson passent devant un flic qui ne les reconnaît pas. C’était juste pour le suspense.

Et on découvre finalement à l’arrière-plan que… DEKE EST EMBARQUÉ EN 2018 ! C’est ce qu’à peu près tout le monde espérait, même si je ne vois pas bien comment il se retrouve au beau milieu d’une ville alors qu’il était dans l’espace. Enfin, bon, c’est pareil pour le S.H.I.E.L.D après tout. Deke découvre les arbres, puis les poubelles et, encore mieux, les bars ! Un bar en particulier, où il se soule, malgré une découverte de la bière pas géniale. Bon franchement, ce n’est pas le meilleur montage de la série, mais c’était marrant de voir Deke se bourrer et ne pas avoir de quoi payer. Après, qu’il annonce qu’il vienne du futur, c’est n’importe quoi. Heureusement, ça permet à Daisy de le retrouver – et de décider d’aller le secourir, n’ayant pas d’autres choix de toute façon puisque Noah refuse d’intervenir.

Elle se rend donc au commissariat de River’s End avec les fringues de Noah, normal. Elle se fait passer pour une assistante sociale chargée de veiller sur Deke, et s’improvise le nom de Sinara Smith. La scène est franchement à mourir de rire, parce que Daisy gère à mort sa couverture improvisée et les mensonges énormes, mais l’un des policiers, qui a croisé plus tôt le reste du S.H.I.E.L.D finit par la reconnaître et donner l’alerte – ou en tout cas, c’est ce que le scénario nous fait penser, mais finalement, peut-être pas ? Oups.

Coulson continue de mentir sur son état de santé alors que l’équipe retrouve son jet. Merveilleux. Fitzsimmons découvrent que la lumière de St Louis n’est pas inconnue du S.H.I.E.L.D : c’est un signal d’appel pour les Kree, utilisée par Hive en saison… euh bah 3 du coup ?

Yoyo et Mack ont le temps de se retrouver. L’inhumaine n’est pas trop ravie d’être là : elle sait très bien quel futur catastrophique l’attend. Toutefois, Mack lui redonne le sourire et ils forment un couple beaucoup trop mignon pour ne pas fondre comme de la guimauve devant eux.

Ils arrivent finalement à St Louis et cherchent un moyen de stopper le signal pour les Kree… Comme c’était un peu gros de voir que personne d’autre n’enquête sur la lumière, ils tombent sur… Piper ! Bon, j’étais totalement spoilée parce que j’ai vu son nom dans les crédits en début d’épisode, mais ça fait plaisir de voir que Briana Venkus a encore trouvé le moyen d’échapper au chômage. Elle est trop forte à apparaître de manière aléatoire dans toutes les séries (et dans toutes ses séries, aussi, au passage).

Bref, Piper a continué sa vie dans son coin depuis la fin de saison 4 où elle avait ré-accueilli Daisy et Jemma dans la réalité. Inquiète de la disparition de ses amis, elle s’est mise à les chercher partout. Elle aurait pu être d’une sacré aide à Fitz – et ce dernier pourrait franchement chercher à contacter Hunter tant qu’il y est !

C’est en les cherchant qu’elle est tombée sur l’étrange lumière et a aussitôt reconnu sa première mission. Encore un épisode qu’il faudrait que je revois, tiens. Fitzsimmons parviennent finalement à arrêter la lumière, mais… Piper braque une arme sur eux et Coulson, parce que c’était en fait elle qui l’avait allumée. What the hell ?

Piper était recherchée aussi par tout le monde, elle a donc passé un deal pour retrouver les agents et réduire sa peine. C’est donc elle qui a mis en place la lumière pour attirer les agents, après s’être assurée que leur sécurité était garantie. Malheureusement, elle se fait aussi trahir par les hommes avec qui elle a passé un marché, et surtout par une étrange femme masquée qui ordonne de tuer tout le monde.

C’est sans compter sur les pouvoirs de Yoyo bien plus réactive et les capacités de combat de tous les agents, qui parviennent à s’en tirer assez bien par eux-mêmes. Piper décide finalement de les aider, n’appréciant pas tellement d’avoir été manipulée par l’armée, mais c’est trop tard : Mack est sur le point de se faire tuer sous les yeux de Yoyo, qui parvient à le sauver in extremis… EN PERDANT AU PASSAGE SES BRAS. WHAT THE FUUUUUUCK ?

OK, la série m’a totalement manipulée à me faire croire que le pire qui pouvait arriver là tout de suite était la mort programmée de Mack juste avant un centième épisode « émouvant ». Avec les « flashbacks » de 2022 où Yoyo avait ses bras, j’avais pensé comme tout le monde qu’elle perdait ses bras à cause des Kree, pas à cause d’une putain d’anonyme masquée. Bref, Agents of S.H.I.E.L.D s’est joué de moi comme rarement auparavant et l’écriture de cette saison est franchement réussie – je ne m’attendais pas à un tel rebondissement si tôt après la reprise. Quant aux bras de Yoyo en 2022, il s’agit probablement de bras mécanisés, exactement comme la main coupée de Coulson… Pauvre Yoyo purée. Ils ne sont pas tendres avec les personnages que j’adore cette saison. Le pire n’est pas tant qu’elle perde ses bras, mais qu’elle comprenne que tout est en train de se concrétiser comme ils l’ont vu… oh oh.

Pendant ce temps, Daisy ne parvient à sortir du commissariat, car l’un des policiers prend soin de les retenir avec Deke. Les deux ont ainsi une conversation sur la manière dont il est arrivé dans le présent et le plaisir de Deke de découvrir la tête. Là encore, c’était plein d’humour et il est chouette de les voir tous les deux ensemble ; mais je suis pressé qu’on découvre les possibles liens de parenté de Deke avec quelqu’un dans l’équipe.

Finalement, le policier ne les a peut-être pas reconnu, on reste incertain sur le sujet, et Daisy rentre juste à temps à la base pour envoyer des coordonnées afin que May puisse atterrir. Daisy comprend rapidement que quelqu’un est en danger et garde la « bonne » nouvelle du retour de Deke pour plus tard. Elle s’empresse d’aller faire un câlin à Mac quand elle découvre ce qui arrive, alors que Deke retrouve tout le monde d’un simple « coucou » un peu ridicule pour la situation. Et comme si nous n’avions pas déjà assez d’émotions fortes pour le moment, la série nous abandonne sur quelques cliffangers bien ficelés.

La femme masquée, à la démarche digne de Sinara ? L’adolescente du début d’épisode, qui est loin d’être une adolescente normale. Elle est élevée par l’armée pour retrouver les agents, avec l’espoir de rencontrer Daisy Johnson, la seule dont la survie semble être intéressante pour elle. Couper les bras de Yoyo, c’est pour elle un excellent moyen d’attirer l’attention de Daisy. Bien vu. C’est donc de la présence de l’équipe de Coulson que le General Hale a été informée.

Daisy est un peu occupée cela dit, puisqu’elle vient voir Fitz et Noah en train de stocker l’appareil capable d’émettre le signal pour les Kree. La scène est censée être toute sympathique et nous apprendre que l’armée les traque… mais à la place de ça, Noah leur dit de courir et s’enfuir, car l’appareil entre en surchauffe. Et explose. Du coup, Noah est intervenu pour couvrir les dégâts de l’explosion. Aussitôt la machine à théorie qu’est mon cerveau s’est activée. S’il les sauve, c’est qu’il s’agit normalement d’un événement pouvant provoquer la destruction du monde.

Or, une petite explosion comme ça n’est pas censée provoquer la destruction du monde. L’explosion a toutefois lieu près des monolithes, c’est peut-être le problème. Ou alors, c’est la mort de Daisy qui serait un événement susceptible de détruire le monde ? Entre Coulson qui semble prêt à tout pour la protéger (et donc la venger) et ses pouvoirs toujours bridés, c’est une possibilité… Peut-être que c’est en mourant qu’elle se découvre incapable de contrôler ses pouvoirs. Ou alors, c’est en perdant un ami proche, comme Fitz ? Et c’est pour ça que Noah interviendrait ? Y aura-t-il des blessés graves dans cette explosion ? Noah va-t-il survivre (après tout, c’est un extra-terrestre) ?

Beaucoup de théories possibles, et beaucoup de pistes pour faire du centième épisode un épisode traumatique et marquant : les bras de Yoyo, la maladie de Coulson, la destruction du monde, un mariage précipité pour Fitzsimmons… les possibilités sont nombreuses !

Tout ceci ne me fait pas oublier le dernier cliffhanger à Philadelphie où l’armée, incarnée par la « mère » de l’adolescente, contacte Carl Creel pour créer une équipe anti-S.H.I.E.L.D. Voilà qui promet. Pour rappel, parce que je sens qu’il est nécessaire, les scénaristes sont allés nous chercher Carl Creel en pleine saison : c’est un individu qui a le pouvoir d’absorber les propriétés de tout ce qu’il touche, qui avait été embauché par Garret dans Hydra. Garret l’avait ainsi fait passer pour mort.

Une fois Garret stoppé, il est resté à la botte de Hydra, tentant de tuer un peu tout le monde, notamment May puis Hunter. Finalement stoppé par Coulson, il est fait prisonnier et livré à Talbot par Coulson en gage de bonne foi de la part du S.H.I.E.L.D.

Par la suite, Creel est devenu garde du corps de Talbot une fois son lavage de cerveau par Hydra disparu. Il regrette donc ses actions en tant qu’Hydra, mais le S.H.I.E.L.D le soupçonne toujours. Il a eu droit à son combat contre Lincoln et Hunter a toujours une dent contre lui, par exemple. On a pu le revoir aussi pendant un meeting pour discuter de la menace Inhumains, ou lors de la mission d’Hunter et Bobbi en Russie. Aux dernières nouvelles, il était donc le garde du corps de Talbot. Voilà un personnage que j’avais franchement complétement zappé et qui est un énième rappel des premières saisons de la série.

Entre ça, la fin du monde et la maladie de Coulson, j’ai bien l’impression que les scénaristes ont décidé de considérer cette saison comme la dernière… Affaire à suivre, après tout, ils ont une petite fan-base active, comme le remarque May dans cet épisode.

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HTGAWM – S04E13

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 13 de la saison 4 d’HTGAWM.

S’il s’agit théoriquement de la suite d’un épisode de Scandal, il n’est absolument pas nécessaire de voir la première partie du crossover. Là-dessus, je félicite les scénaristes qui ont fait un excellent travail et ne spoilent en plus quasiment pas. Il suffit de savoir qu’Olivia Pope a bossé pour la Maison Blanche et est connue pour régler les problèmes de tout le monde.

Dans le premier épisode de ce crossover (attention, spoilers sur celui-ci donc), nous avons également vu Michaela se rendre avec Annalise à Washington et rencontrer l’ancien président des USA, Fitzgerald Grant, ainsi que son conseiller personnel (au poste pas très bien défini, ma foi), Marcus. Ce dernier, ancien secrétaire de presse de la Maison Blanche, s’est tout de suite très bien entendu avec Michaela, les menant à flirter et à presque s’embrasser, interrompus par un coup de fil d’Asher…

En fin d’épisode, Annalise et Olivia, à la relation conflictuelle, sont parvenus à convaincre la Cour Suprême d’entendre leur cas, but sur lequel s’était terminé l’épisode précédent d’HTGAWM.

Cette critique ne contient aucun spoiler de Scandal, hormis ceux dans l’épisode.

<< Critique complète de la 1e partie du crossover

13.jpgÉpisode 13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
Sleep is overated.

J’enchaîne les deux épisodes, mais il n’y a pas à dire, je suis bien plus content de retrouver le rythme d’HTGAWM. La série ne s’ennuie pas plus que ça avec l’idée qu’il s’agit d’une deuxième partie et ignore totalement l’épisode précédent de Scandal pour être vu indépendamment de celui-ci, ce qui est une bonne chose !

Du coup, on ignore tout à première vue du flirt de Michaela et Marcus pour la voir culpabiliser d’avoir volé le cas à Connor, ah ben quand même ! Je finissais à l’origine ma critique de l’épisode précédent là-dessus, avant de supprimer tous les possibles spoilers de la série pour assurer une lecture safe par tout le monde. Ma seule critique sur cette scène est que je ne comprends pas bien à quel moment Michaela est revenue pour repartir à Washington – à moins qu’elle ne soit pas encore partie et que la scène se déroule avant celui de Scandal, mais je ne crois pas.

Bon, tout le monde – hormis Bonnie coincée au boulot et Franck – se rend à Washington pour assister à la montée en puissance d’Annalise, qui passe à la télé nationale et se fait clairement critiquer. Elle n’est pas la seule : Olivia Pope aussi, il faut bien l’introduire brièvement pour ceux n’ayant jamais regardé Scandal.

La série prend le temps de montrer que, quel que soit le résultat, Annalise sera heureuse d’avoir atteint le sommet de sa carrière – et peu importe si la série est renouvelée ou non, c’est vrai qu’on ne pourra jamais faire mieux que la Cour Suprême. Bon, en revanche, si elle perd, Annalise fera plus de mal que de bien à la justice américaine, donc Olivia lui conseille d’accepter l’aide d’autres avocats.

Sur les conseils de Bonnie, Annalise propose à ses parents de venir à Washington. Franchement, on aurait pu s’en passer, mais c’est surtout parce que je ne trouve pas trop l’utilité des parents d’Annalise dans la série depuis le début. Il est possible que les mots en permanence mangé par sa mère ne m’aident pas à accrocher non plus.

Bon, Olivia s’inquiète surtout pour Annalise quand elle rencontre Nate, le fils de la figure de proue du cas qu’elles défendent. Cela ne lui plaît absolument pas et Olivia met en garde Annalise, surtout qu’il est évident que ses adversaires n’hésiteront pas à l’attaquer sur son passé trouble également.

De son côté, Michaela est en planque avec Marcus pour en découvrir plus sur leurs ennemis. Elle flirte donc avec, de nouveau, et même si elle fait tout son possible pour ne pas craquer, elle finit par l’embrasser et coucher avec, dans la voiture, oui, oui. Bien. C’est totalement précipité, mais tout ce qui se met en travers du couple Asher/Michaela me va très bien, parce que je n’aime pas ce couple.

Et ce qui est génial, c’est que Laurel et Connor comprennent immédiatement quand ils les voient qu’ils ont couché ensemble. Pas le temps de vraiment en parler ni de confronter Connor sur le vol du dossier : dans les couloirs du tribunal, Michaela reconnaît – sans même l’avoir regardé la veille – le livreur de pizza de la veille pendant la planque. Evidemment. Cela permet de savoir quel juge suprême est possiblement corrompu, mais aussi d’obtenir les infos qui pourraient compromettre Annalise.

Enfin, c’est la théorie. En pratique, ce qui la compromet, c’est qu’elle est harcelée pendant tout le début de l’épisode par Jacqueline, pour finalement lui répondre au pire des moments quand elle l’appelle en numéro masqué juste avant le début de sa présentation. LOL. Qui répond à un numéro inconnu à ce moment-là ? C’était bien la pire des idées : Isaac a fait une overdose et Jacqueline blâme Annalise pour ce qui est arrivé.

Du coup, Annalise s’effondre et se laisse submerger par le stress, réclamant… de la vodka. Evidemment. Olivia accepte de lui donner, mais elle bluffe bien sûr, même si elle a fait croire plus tôt qu’elle ne bluffait jamais : elle manipule Annalise à merveille pour lui faire entendre raison. Elle n’a pas besoin de vodka pour déchirer, même si les scénaristes s’amusent beaucoup avec elle et font en sorte de la rendre le plus en retard possible.

Ainsi, sa mère débarque à moins d’une minute de l’audition pour lui donner du café, alors qu’elle est complétement en pleine crise de panique et de mémoire défaillante. Et pour une fois, je l’ai adorée : la voir renverser du café sur Olivia, c’était parfait. Mais on en arrive enfin à l’audition d’Annalise devant la Cour Suprême !

Je crois que c’est l’une des premières fois que je vois ça dans une série finalement, parce que cette introduction chantée, je ne m’en souvenais pas du tout. L’affaire ne se déroule pas comme prévu, parce qu’un des juges suprêmes s’attaque rapidement à Annalise, qui a choisi un meurtrier comme figure.

Pendant qu’Annalise galère (pour le bien du suspens), Olivia partage un moment avec la mère d’Annalise. Cela doit la changer vu les parents qu’elle a… L’espoir de la mère d’Annalise est assez communicatif, heureusement. Les juges suprêmes se mettent à se disputer sur le cas, parce qu’Annalise parle de race alors qu’il n’était pas question de discrimination. Elle sait bien qu’elle n’a que trente minutes pour présenter son cas, et elle demande donc d’utiliser le reste de son temps après l’intervention de la défense…

Annalise envoie Michaela chercher une référence, et c’est excellent : cette référence renverse totalement la tendance parce qu’elle contient les mots du juge suprême qui voulait laisser tomber l’affaire parce qu’elle était mal classée, sans la mention discrimination clairement indiquée.

Contre toute logique, Michaela et Marcus réussissent en moins d’une demi-heure à trouver précisément les mots du juge qui était bien plus ouvert à l’époque. Du très bon travail, donc, qui permettent à Annalise de faire le sien à la perfection. Et le « livreur de pizza » ?? Tout le monde s’en contrefiche, on en reste là, aucune info compromettante n’est utilisée contre Annalise, gros mystère, allez comprendre. Je crois que c’était juste pour faire coucher ensemble Marcus et Michaela, mais c’est un gros point faible de l’épisode.

Lors de la conférence de presse qui suit tout ça, Annalise remercie face aux caméras ses étudiants pour leur aide, et particulièrement celle de… Connor Walsh. BIM Michaela. Ce n’est absolument pas juste pour elle qui s’est démenée à fond depuis trois épisodes alors que Connor se contentait cette semaine de se brosser les dents et d’être sarcastique.

Annalise cite aussi Olivia, qui tire sa part de gloire espérée, c’est merveilleux. On en vient alors aux adieux entre les deux femmes, avec une Olivia qui veut continuer de gérer Annalise, mais ça ne sert plus à rien désormais, Annalise est prête à reprendre sa vie en main, et nous aussi ! On veut la suite de la série après cette parenthèse !

D’ailleurs, on a quelques éléments qui nous sont donnés en marge de l’épisode, histoire de : Asher veut s’imposer dans les préparatifs du mariage de Connor et Oliver qui n’ont absolument pas envie de ça.

De son côté, Frank contacte Bonnie et lui apprend que la mère de Laurel a voulu payer Wes pour rester loin de Laurel. Du coup, elle devient, à mes yeux, beaucoup trop complice de son meurtre. Malgré les recherches de Bonnie, l’argent reste introuvable, alors que Wes était censé l’avoir accepté. Toutefois, en farfouillant l’appartement de Wes, maintenant occupé par Laurel, c’est pratique, Frank retrouve la planque de Wes – déjà vue dans la série, bien joué – et une clé USB qui contient une conversation entre Wes et la mère de Laurel, le faisant chanter… Pauvre Laurel.

Enfin, Bonnie appelle Annalise pour la prévenir, depuis l’hôpital, que… Simon s’est réveillé ! Et il a l’air en pleine forme, tant pis pour la logique. Mon dieu, quoi, je veux la suite !

C’était un bon épisode d’How to Get Away With Murder, mais je reste très clairement sur ma faim concernant… le crossover ! Je sais, je l’ai beaucoup critiqué… et je vais continuer. Il était très bien écrit, très bien fichu, mais le problème, c’est que maintenant, on en attend bien plus. En fait, l’intrigue choisie pour ce crossover mériterait plus que deux épisodes, mais des liens constants entre les deux séries au moins jusqu’à la fin de chacune des saisons…  Là, nous avons une fin bâclée, et c’est dommage.

Franchement, les au revoir Annalise/Olivia sont précipités, mais alors le pire reste Michaela/Marcus. Il y a intérêt à ce que cette histoire se poursuive, quitte à ce que Marcus change de série – de toute manière, il ne sert à rien dans Scandal.

Oh, et aussi, je suis impatient de voir Michaela énervée de se faire voler la vedette par Connor après son excellent travail décisif au dernier moment. Citer les deux aurait été la chose la plus logique à faire pendant la conférence de presse.

Retour aux épisodes de la saison 4

end

Scandal – S07E12

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du douzième épisode de la dernière saison de Scandal. 

Comme il s’agit d’un crossover, et qui plus est de la première partie, cet épisode spoile allègrement quelques détails des quatre premières saisons d’How to get away with murder, et forcément, une partie de ma critique le fait aussi. Toutefois, il peut être vu sans problème par les personnes n’ayant jamais regardé cette série, car les introductions de personnages et d’intrigues sont effectuées à la perfection. Là-dessus, ce crossover s’en tire à merveille, malgré toutes les facilités et ficelles scénaristiques employées pour le justifier.

Cette critique ne contient aucun spoiler de HTGAWM, hormis ceux dans l’épisode.

12.jpgÉpisode 12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
You’re not the only one who knows how to Google.

L’heure tant redoutée du crossover a sonné, et malgré tout le mal que j’ai envie d’en penser, je suis impatient de le découvrir. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ma tête ? De toute manière, on commence par Scandal, et c’est plutôt une bonne chose, car la mélanger avec HTGAWM ne peut que lui faire du bien !

Après sa démission catastrophique, voilà Olivia qui se retrouve prof de fac (pourquoi pas) pour enseigner tout son savoir-faire. Si de manière très claire, elle se fait chier dans ce job, j’ai beaucoup aimé le début de ce cours, mais ça ne dure pas bien longtemps. Rapidement, toutefois, on coupe et on enchaîne sur la raison de la présence d’Annalise, qui se présente et met à jour tous les gens ne regardant pas How to get away with murder : elle veut présenter un cas à la Cour Suprême où elle prouve que les gens de couleur sont mal défendus par la justice, en tout cas bien moins que les blancs. Quant à Olivia, elle a quitté la Maison Blanche… il y a plusieurs mois. Bien sûr. Tant mieux, oublions vite le début de saison raté. Sans trop de surprise, Olivia refuse dans un premier temps de bosser avec Annalise, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne.

Olivia se renseigne sur Annalise auprès de Marcus, qui comme par hasard la connaît lui aussi et voulait être son étudiant. C’est beau tous les liens qui se font magiquement pour les besoins du crossover. Il n’empêche qu’Olivia et Marcus sont désormais potes parce qu’ils sont… noirs. Bon, c’est un moyen pour Marcus de convaincre Olivia de s’intéresser au cas d’Annalise, mais franchement, nous ne les avons jamais vus si amis auparavant, alors son petit discours sonne quelque peu faux, ce qui est dommage.

Oliva se renseigne sur Annalise et découvre les quatre premières saisons d’HTGAWM sur Google. À défaut de pouvoir les streamer, il faut bien mettre tout le monde sur un pied d’égalité, donc ça se fait à coup de coupures de journaux, mais mieux valait être à jour dans les deux séries quand même si on veut s’éviter les spoilers. Cela dit, les voir toutes les deux jouer ensemble, c’était excellent, surtout quand Annalise claque la porte au nez d’Olivia.

Olivia recontacte Fitz pour obtenir son aide sur le cas d’Annalise. Aucun suspens : les photos d’Annalise bossant avec Fitz ont largement fait le tour de Twitter il y a deux semaines, on sait donc très bien qu’Olivia va parvenir à le convaincre. De toute manière, il n’y a aucune nouveauté dans le fait qu’Olivia fait ce qu’elle veut de Fitz.

Le lendemain (ou quelques jours plus tard, au choix), il est l’heure de la fameuse réunion vue sur Twitter, où Michaela s’écrase comme jamais devant Olivia et, pire, Fitz. Si elle savait qu’elle vaut cent fois mieux qu’eux ! Il n’empêche qu’elle rencontre ses idoles et ce n’est que le début : Mellie accepte de les rencontrer, malgré la présence d’Olivia.

Bon, il ne faut pas rêver, Michaela n’est pas invitée, mais ça n’empêche que sur son CV, c’est la classe. Le rendez-vous dans le bureau ovale permet d’intégrer David à la rencontre, mais ça permet aussi à Mellie de dire « non » au cas : la Cour Suprême n’est pas prête pour ce cas.

Loin du crossover, Quinn continue de gérer QPA comme une pro… obsédée par Olivia, et tant pis, si sa simple présence spoile l’univers tout entier sur le début de saison. Jake contacte Quinn pour la prévenir qu’Olivia travaille sur un cas qui pourrait lui rendre du pouvoir. Il n’en faut pas plus pour lancer un montage où QPA se retrouve à lutter contre Olivia, dans l’ombre. Et peu importe si son cas est bien, personne là-bas ne veut la voir retrouver du pouvoir.

Olivia ment totalement à Annalise qui veut des infos sur son tête à tête à Mellie, faisant d’Annalise la grande méchante. Il faut donc convaincre la Cour Suprême de voter pour l’examen du cas d’Annalise, ce qui se fera si quatre juges acceptent de le faire. On est sur du classique de Scandal où il faut convaincre tout le monde, et comme toujours, on repart sur un vote décisif et indécis. Toute la justice américaine paraît se jouer sur ce type de votes dans Scandal quand même.

Il reste une interview pour convaincre ce juge de changer d’avis, et si Olivia veut la faire, Annalise n’est pas spécialement d’accord et voudrait être celle qui répond aux questions pour une fois. Les deux se disputent comme des gamines, jusqu’à une brillante idée de Michaela qui consiste à les mettre toutes les deux face caméra. Comme elles se détestent, ça promet d’être la meilleure ou la pire idée du monde, c’est selon.

Dans son coin, Jake continue de travailler pour Mellie, qui flippe de voir Olivia recommencer à gagner du pouvoir. Elle flippe assez pour demander à Jake d’utiliser la vérité derrière la démission d’Olivia pour l’abattre une bonne fois pour toute. Il était temps, c’est excellent à voir, surtout que la vérité éclate quand Olivia et Annalise commencent enfin à sympathiser. Cela remet de l’huile sur le feu et il est génial de voir Olivia remettre Annalise à sa place.

Bien sûr qu’Annalise est insupportable, bien sûr qu’elle harcèle tout le monde, mais il n’empêche que… j’aurais bien aimé voir Annalise répondre à Olivia aussi. Parce que franchement, il faut la redescendre de son piédestal la Olivia, et je pensais que c’était tout le but de sa « démission ».

Pendant ce temps,  Abby se rend compte qu’Olivia lui manque et, puisqu’elle est de nouveau avec David (oh, OK) qui lui est du côté d’Annalise, on sent bien que son allégeance à QPA est testée à mort. Quinn a quant à elle droit à une visite d’Olivia qui la menace.

Inutilement. Voilà donc une Olivia qui déprime de comprendre que son cas est perdu d’avance, et qui le remet sur le dos d’Annalise, forcément. Heureusement, Fitz est toujours là pour la réconforter.

Nous en arrivons à la fameuse interview d’Olivia & Annalise, qui commence bien sûr sur le fait qu’Olivia s’est fait dégager de la Maison Blanche. Cela fonctionne plutôt bien, car elle s’en défend en mettant en avant le cas et Annalise, ce qui permet une réconciliation entre les deux femmes et une interview parfaitement convaincante qui peut sauver leurs fesses.

Voilà donc les deux têtes d’affiche de ces séries qui se retrouvent à sympathiser de nouveau autour d’une bouteille de vin rouge et de popcorn. Franchement, ça ne me donne toujours pas envie. Malheureusement pour elles, c’est inutile : Quinn a fait du bon travail et a trouvé une histoire sordide sur le dernier juge de la Cour Suprême à convaincre, Spivey. Oui, mais Quinn culpabilise également de voir que la justice est compromise par sa vendetta contre Olivia, grâce à Abby principalement. Il n’en faut pas plus pour que Quinn file la même info sur le juge suprême à Olivia, afin qu’elle se débrouille pour la faire disparaître.

Pendant ce temps, Michaela et Marcus passent du bon temps dans un bar, et franchement, c’est un couple bien plus convaincant que celui de Michaela actuellement dans sa série. Si le crossover est l’occasion pour sauver un personnage, comme je le soupçonne depuis un moment, j’espère que c’est Marcus, parce qu’il y aurait de quoi faire pour ce personnage. Alors que Michaela est sur le point d’embrasser Marcus, elle est interrompue par un appel d’Asher. C’est bien dommage. Elle se barre donc sans même toucher à son verre (enfin, ça dépend du plan, il a tendance à se remplir et se vider tout seul), parce qu’il faut toujours que les gens ne touchent pas à leur verre dans les séries. Purée, c’est pas gratuit les gars !

L’épisode se termine par une jolie résolution du problème par Olivia qui fait un chantage efficace – même si elle dit en avoir fini avec le chantage – auprès du juge suprême Spivey pour lui faire comprendre qu’il faut qu’il soit de leur côté et qu’elle pourra l’aider à enterrer le cas sur lequel on tente de lui faire du chantage (son fils a tué quelqu’un en voiture et a pris la fuite, le témoin a été payé… mais le témoin est mort, alors tout va bien).

Forcément, le juge suprême accepte d’examiner le dossier, au désespoir de la présidente, au contentement d’Abby et Quinn et au plaisir d’Olivia & Annalise qui décident de continuer à travailler ensemble (mais du coup, ça donne l’impression d’une intrigue qui pourrait durer plusieurs épisodes, pas juste deux épisodes).

Bref, comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle. Je me demande à quoi ressemblera l’épisode de la semaine prochaine et la conclusion de la saison maintenant, mais en attendant, je savoure cet épisode et j’enchaîne sur sa deuxième partie, surtout que je suis bien plus pressé de retrouver le casting de la deuxième série.

> Critique complète de la 2e partie du crossover

Pour ceux qui ne comptent pas regarder la suite, absolument pas nécessaire pour la suite de Scandal, il faut juste savoir (attention, spoilers sur la 2e partie, dont je résume ce qui peut avoir un impact pour la suite de la série) que Marcus finit par convaincre Michaela de coucher avec lui et finit sous son charme, mais il n’y a aucune scène de conclusion proposée, donc allez savoir si une suite sera proposée ou non…

Quant au cas d’Annalise, il passe bien devant la Cour Suprême, avec l’aide d’Olivia qui la gère comme il faut. Olivia a aussi droit de rencontrer les parents d’Annalise, ce qui lui fait prendre conscience que l’amour maternel existe dans ce monde. Rien de bien crucial, donc.

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