Historias de Upa Next – S01E02

Épisode 2 – Lola – 14/20
Moins de nostalgie dans cet épisode et plus d’incompréhension concernant ce que la série souhaite faire au juste. Concrètement, on retrouve certes les personnages que l’on connaît bien, mais à des stades de vie tellement différents qu’ils ne sont plus forcément ceux qu’on connaissait – et c’est donc trop court pour se faire une vraie idée. Mais bon.

Spoilers

Trois semaines avant le début du revival, Lola a une matinée bien remplie.

 

Vamos a hacer un pinky promesa

Quatre minutes ? Et encore, c’est sans compter le générique avant et après ? Franchement, il y a de l’abus : à quoi bon proposer un épisode par semaine si pour proposer des épisodes de cette longueur ? Les espagnols ne semblent pas savoir faire dans la longueur normale, c’est soit 4 min soit 70 apparemment. Bon, plus sérieusement, j’étais déçu… mais après, l’épisode se centre sur Lola et son débit de paroles est toujours aussi incroyable. Sincèrement, elle dit plus de mots en quatre minutes que Silvia et Carmen réunies dans le premier épisode.

C’était presque trop, d’ailleurs : elle n’est pas loin du monologue pendant ces quatre minutes. Bref, où en est Lola trois semaines avant le début du revival ? Elle n’est plus du tout la gamine naïve des débuts, en tout cas, ça c’est sûr. La voilà qui est devenue maman de deux petites filles. Si Lola rêvait de grand amour pendant toute la série originale, elle a finalement deux enfants avec un parfait inconnu pour nous à qui elle n’adresse pas un mot dans cet épisode. Outch.

Avant d’en arriver là, nous suivons la morning routine d’une maman loin d’être débordée par ses gamines. Elle les a en garde partagée, ne comprend pas trop pourquoi elles dorment ensemble alors qu’il fait chaud dans leur appartement et si elle vit apparemment dans un appartement plus grand que celui de son père à l’époque, on retrouve bien les habitudes de Lola. Je veux dire, cette scène où elle ouvre les rideaux pour que ses gamines prennent le soleil là, ça m’a paru très Un, dos, tres dans l’âme – et très Paula d’ailleurs.

Cet épisode est très court, mais Lola a quand même le temps d’avoir tout un débat avec ses filles sur la longueur des cheveux ; parce que les petites ne veulent pas avoir les cheveux courts. Elle cherche donc des exemples de personnages avec les cheveux courts pour les convaincre que ce n’est pas si grave – tout en les coiffant exactement comme elle se coiffait dans la série d’origine. Franchement ? Je crois que les gamines vont être aussi insupportables que celles d’Evil, même si elles ne sont que deux. Espérons qu’on ne les subisse pas trop dans le revival.

Elle mène ensuite les deux petites filles dans la rue où elles retrouvent leur père. Lola ne lui accorde pas un mot – ce n’est pas Pedro, ce n’est pas Nacho (trop occupé avec les conventions The 100), ce n’est pas Jéro. Mystère. Le type n’est pas moche en tout cas, mais j’ai l’impression qu’on nous indique qu’il n’aura aucune espèce d’importance dans la série. Retenons juste que Lola mène de front sa vie de maman géniale ayant une super relation avec ses gamines et sa vie professionnelle.

Sa vie professionnelle ? On n’en saura pas grand-chose. Les looks de Lola ont gagné en qualité en tout cas (à défaut de gagner en tissu). Une fois débarrassée de ses filles, elle se détache les cheveux et se précipite vers un immeuble où elle est attendue de pied ferme par un danseur ou coach (je pense). Elle est aussi attendue par toute une troupe de danseurs – ça laisse l’impression qu’elle est leur chorégraphe.

On n’en saura pas plus pour cette semaine – et il n’y a même pas eu la mention de Pedro ou Ingrid, alors que ça aurait pu être sympa de savoir ce qu’ils devenaient via Lola, même si les acteurs ne reviennent pas dans la série.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E05

Épisode 5 – Mean, Green, and Straight Poured into These Jeans – 13/20
Je suis hyper déçu par cet épisode ? D’accord l’humour est toujours présent et quelques scènes étaient sympathiques, d’accord on a ENFIN le développement de personnages secondaires avec un peu plus de temps d’écran, mais j’ai eu l’impression d’attendre que l’épisode commence pendant tout l’épisode… au point que j’ai eu du mal à croire qu’il soit déjà terminé tellement je n’avais pas eu l’impression qu’il s’était passé quoique ce soit encore par rapport au précédent.

Spoilers

Titania a déposé le nom She-Hulk avant Jennifer.

I am so happy we’re friends now!

Qu’est-ce que c’est que ça pour un titre d’épisode, franchement ? Allez, qu’importe, c’est She-Hulk et il est plus que temps pour moi de regarder cet épisode ! Je n’ai pas eu le temps avant, mais c’est le problème de se coordonner pour regarder les épisodes.

La première scène nous montre pourquoi Titania a déposé le nom « She-Hulk » : elle a décidé d’en faire une ligne de cosmétique, et ça ne plaît pas du tout à Jenifer. Forcément. Tatiana Maslany m’a fait mourir de rire, la pub pour les produits de Titania était sympathique. Au début, en tout cas. Pour Jennifer, c’est loin de l’être : c’est juste énervant d’avoir son nom exposé un peu partout et associé à des produits de beauté. Même quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux avoir son cousin Ched qui débarque et souhaite l’utiliser pour signer des produits de Titania.

Il lui reproche de ne pas avoir eu l’idée de déposer le nom avant, par elle-même. Cela m’a bien fait rire également. Cela veut dire deux choses : je suis bon public, c’est sûr, et le ton pour l’épisode est lancé. M’enfin, ça manquait un peu d’enjeu : tout ce que Jennifer cherche à faire durant cette demi-heure, c’est récupérer son nom. On se doute bien qu’elle y arrivera.

Elle commence par une approche douce : elle se rend à un show de Titania qui vend tout plein de produits. On apprend au passage que Nikki a la meilleure façon de rentrer dans les clubs privés : il suffit d’entrer avec confiance. Si ça pouvait être si simple à tous les coups. Se transformer en She-Hulk devrait suffire, honnêtement.

M’enfin, justement : dedans, ce n’est pas She-Hulk qui fait des dédicaces, c’est Titania. Et elle n’en a rien à faire de Jennifer Walters. Titania me fait mourir de rire, mais la scène ne mène à rien finalement, si ce n’est à énerver encore plus notre héroïne qui se fait dégager par Titania – mais pas avant d’avoir pris une photo pour une de ses fans. Le comble, quoi. Le lendemain, Jen continue ainsi de se plaindre, énervée, auprès de Nikki. Si elle déteste le nom « She-Hulk », ça ne l’empêche pas d’être embêtée par le comportement de Titania, au point d’en éclater son agrafeuse, parce que c’est devenu une part de son identité.

Nikki fait ce qu’elle peut pour lui venir en aide, avant de sortir de son bureau. Je sais bien qu’elle bosse pour son amie qui a la peau verte, mais je trouve que Nikki a un drôle de maquillage, tout de même. La mode américaine est bizarre parfois, et ce n’est pas Pug, son collègue, qui me fera changer d’avis. En effet, Pug lui demande de faire la queue pour acheter des baskets avec lui et là, je dois dire que sérieusement, on s’éloignait trop de toute intrigue intéressante pour que ça me plaise toujours autant. Je trouve ça un peu abusé, mais bon, ça permet à Nikki d’avoir une intrigue et plus de temps d’écran, et c’est exactement ce que je voulais.

Elle me fait rire à négocier avec Pug pour faire un deal de drogue digne des plus grands mafieux quand tout ce qu’elle veut en échange de son temps pour lui acheter une paire d’Iron Man 3, c’est trouver de nouveaux vêtements qui iront à Jennifer. C’est clair que son tailleur commence vraiment à nous sortir tous par les yeux ; il est laid comme tout… mais c’est bien naturel de ne pas savoir comment s’habiller quand on devient oversize du jour au lendemain, j’imagine.

Par chance pour lui, Pug connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un capable de faire de bons costumes pour super-héros. Bon, il faut avant tout passer par un magasin de Bubble tea où Nikki utilise le chinois pour convaincre qu’ils ne sont pas flics, et c’est apparemment une bonne idée de le préciser. En effet, le vendeur les accueille dans une arrière-boutique où il leur vend des produits dérivés.

Nikki et Pug se retrouvent alors affublés de fringues Avengers – enfin pardon, Avongers – et c’est aussi ridicule que fun. Après un peu de négociations, ils arrivent toutefois auprès d’un tailleur de super-héros. Nikki dit venir de la part de Titania, mais comme elle rigole, ça ne marche pas… et elle est forcée de prétendre que Jennifer est une Avenger pour avoir un entretien avec le tailleur et un rendez-vous pour ramener Jennifer afin de la relooker.

En parallèle de tout ça, Jennifer est toujours au travail, où son patron n’apprécie pas du tout de voir la marque She-Hulk : les produits cosmétiques de Titania ne sont pas géniaux pour l’image de la boîte. Il lui impose donc de régler l’affaire au plus vite, mais il ne lui fait pas pour autant confiance, craignant qu’elle n’y arrive pas par elle-même. Jennifer est obligée de contacter une avocate – et celle-ci s’amuse bien de voir She-Hulk être ridiculisée par Titania de manière si grotesque. En plus, le problème des fringues revient sur le devant de la scène, alors Jennifer vit assez mal la situation.

On arrive assez vite au tribunal où la confrontation Titania/Jennifer va pouvoir avoir lieu de nouveau, mais cette fois-ci, avec des arguments légaux. L’avocate de Jennifer avance de bons arguments, mais Titania prend la parole aussi vite que possible, avant même son avocat, parce qu’on a traité ses produits de camelote. C’était plutôt marrant parce que l’actrice s’éclate dans ce rôle, mais je trouve que ça manque là aussi de quelque chose. Peut-être que c’est moi qui suis fatigué ?

Concrètement, le débat a lieu malgré tout sur l’utilisation du nom She-Hulk, parce qu’il existe une vidéo de She-Hulk détestant le nom ; et une où elle se dit She-Hulk parce que le surnom est resté. Il faut encore prouver que ce n’est pas arrivé qu’une fois au journal télévisé, et il y aura donc une autre audience prévue.

Après tout ça, Jennifer est emmenée par Nikki auprès de son tailleur pour super-héros. C’est plutôt amusant à voir et ça fait une bonne intrigue finalement, mais ça le ferait surtout s’il y avait 22 épisodes prévus. Le tailleur est amusant comme tout, il n’a clairement pas de temps à consacrer à She-Hulk, mais le défi finit par lui plaire quand il aperçoit le changement de taille de Jennifer.

Au retour de ce rendez-vous où elle a obtenu la certitude qu’elle pourrait bientôt s’habiller différemment, Jennifer recroise un des types avec qui elle a eu un rencard, et c’est vraiment pas une bonne idée puisqu’il s’agit du fétichiste. Pourtant, c’est une excellente nouvelle pour Jennifer : elle se rend compte qu’elle a bel et bien utilisé le nom She-Hulk avant l’arrivée de Titania sur le marché. C’est facile : elle l’a utilisé pour rencontrer des hommes et avoir des rencards.

Oui, pour gagner son affaire, elle décide de refaire appel à eux. Tous les rencards de She-Hulk se pointent vraiment au tribunal pour souligner qu’elle a utilisé son surnom comme une part flagrante de son identité, bien avant les produits cosmétiques de Titania. Jennifer a clairement honte de ces rencards – et même le chirurgien qui était magnifique finit par avouer qu’il l’aime en She-Hulk, mais qu’il ne serait pas sorti avec elle si elle s’était présentée en tant que Jennifer. C’est le témoignage qui fait pencher en sa faveur la balance – alors que moi je trouve ça juste terriblement triste pour le personnage (et puis… qui ne voudrait pas de Tatiana Maslany ??).

Bref, She-Hulk remporte son affaire, Titania promet de ne pas en rester là et… c’est tout. Bon, d’accord, Jennifer propose encore à son avocate de lui offrir un verre pour la remercier. L’ambiance entre elles est détendue et relax, mais Jennifer ferait mieux de rester She-Hulk, parce que l’alcool ne lui réussit pas vraiment. Elle déclare ainsi qu’elle est amie avec son avocate avant même que celle-ci ne soit vraiment son amie, ce qui provoque une scène gênante entre elles où l’avocate critique sa tenue.

L’épisode se termine ainsi sur un double cliffhanger : Jennifer retourne chez le tailleur, Luke, pour avoir enfin un costume qu’elle adore – mais qu’on ne verra pas dans cet épisode – et Luke planque avant qu’elle ne voie un autre costume dans une boîte. On aperçoit ainsi le costume de Daredevil, et c’est censé je pense être un grand moment de la série… sauf que ça fait des semaines et des semaines qu’ils ont annoncé qu’il serait dans la série, donc ben… pas de révélation, pas de suspense, le cliffhanger tombe à l’eau en ce qui me concerne. Un peu comme le reste de l’épisode, en fait.

Le générique de fin est presque plus intéressant que l’épisode en lui-même, avec un bon jeu de mots dans le choix de la chanson (« Say my name ») et avec des dessins qui nous révèlent tout ce que l’épisode n’a pas su nous montrer avant… ben rien, parce qu’il n’y a pas de scènes post-générique. J’imagine qu’il ne fallait pas les prendre pour acquises ?

9-1-1 – S05E18

Épisode 18 – Starting Over – 15/20
C’est une fin de saison à bout de souffle que propose la série pour sa cinquième année, et je ne comprends pas trop pourquoi. Par moments, l’épisode a une tournure de début de saison (et son titre nous le fait bien comprendre). À d’autres, ça ressemble à un épisode classique et habituel. À aucun moment (ou presque), je n’ai eu la sensation d’une conclusion, et c’est quelque peu décevant. La qualité est pourtant toujours là et je n’ai pas trop de doute que la saison 6 sera géniale elle aussi.

Spoilers

Bobby culpabilise d’avoir laissé Jonah entrer dans sa caserne.


I can’t walk around with a shaved head. I don’t have your bone structure; I could never pull it off.

C’est parti pour l’épisode final de cette saison qui n’a pas beaucoup de promesses à respecter car les épisodes précédents ont déjà bouclé pas mal de choses. Il commence de plus par une petite intervention qui semble bien innocente avec une sorte de gourou qui drogue tous les gens venant assister à sa retraite spirituelle avant de tomber d’un ravin quand ceux-ci le pourchassent.

C’est ça d’être un connard, le karma vous rattrape. Et même quand les pompiers viennent en aide à cet Eugène coincé sur le bord de sa falaise, ça termine mal : Bobby insiste pour prendre la place de Buck dans l’intervention périlleuse, et l’intervention tourne mal quand un bout de la falaise s’effondre, entraînant avec lui camion à grande échelle. Honnêtement, je m’y attendais : c’est un épisode final, il faut des scènes à budget ; et du suspense ; et ces gros plans sur les roues du camion, eh, tout était prévisible.

Ce qui l’était moins, c’était de voir Buck énervé d’avoir raté l’action, parce qu’il était sûr d’être puni par Bobby. En effet, une partie des pompiers, surtout du côté de la hiérarchie, en veulent à Buck d’avoir Taylor pour petite-amie quand celle-ci a clairement des sources proches de Jonah pour être capable de balancer de telles infos à la télé. La vérité est toutefois ailleurs : Bobby culpabilise d’avoir laissé Jonah agir dans sa caserne – sa maison. Il ressasse donc en boucle ce qui est arrivé, il s’énerve contre Buck sans trop de raison et il s’éclate un verre dans la main avant le repas en l’honneur de May (qui va bien à la fac). Cela fait beaucoup d’un coup pour Bobby.

La deuxième intervention de l’épisode est étonnante aussi : on voit une femme débarquer dans un salon de coiffure en se plaignant de migraines depuis qu’elle a des extensions. Quand son coiffeur accepte finalement de refaire le travail et regarde à nouveau la tête de sa cliente, il s’évanouit et je me suis douté de ce qu’elle allait donner, cette intrigue. Ainsi, on découvre que la femme a des vers dans la tête… parce que les extensions venaient en fait d’un cadavre. Charmant comme tout cette intrigue.

Cela fait toutefois une intervention qui fonctionne bien. Pendant ce temps, Maddie demande à déjeuner avec Chimney pour lui faire une autre demande, plus délicate. Si Chimney envisage qu’elle souhaite se remettre à avoir des rencards, à cause de son petit frère de nouveau au chômage qui lui met cette idée en tête. Ce n’est pourtant pas du tout le cas : maintenant qu’elle a vu le centre d’appels brûler à la télévision, Maddie a envie de retourner au travail pour aider à nouveau des gens, même si ça risque de leur coûter de l’argent plus qu’autre chose parce qu’il faudra faire garder Jin-Yun. Ah, allez, remettez-vous en couple qu’on n’en parle plus !

Tous les collègues de Chimney pensent clairement la même chose, surtout que Maddie reprend le travail et envoie en premier un message à Chimney plutôt qu’à son frère. C’était plutôt drôle et j’ai aimé la scène qui voyait tous les collègues finalement déballer leur vie privée entre eux. C’est l’occasion pour eux de parler, par exemple, du mariage de Toni, la mère d’Hen. En effet, celle-ci a accepté de se marier avec Clyde, et elle souhaite le faire dans le jardin de Karen et Hen.

Au départ, Karen en fait tout un plat parce que Toni n’était pas là pour le mariage de sa fille, mais Karen organise finalement le mariage tellement elle culpabilise. Et toute la 118 le sait. Si on ne sait toujours rien des vies de Ravi ou Lucy, eux savent tout de ce qu’il se passe dans la vie de Hen, mais aussi dans celle de May par exemple. Si pour l’instant, May travaille également au centre d’appels provisoire mis en place – jusqu’à la mi-septembre pour la reprise de la saison 6, ça tombe bien ; elle s’apprête à passer l’été loin de Los Angeles avant la fac.

Allez, pourquoi pas. La conversation est fun et fluide entre les collègues, ce qui mène Chimney à révéler que Lucy et Buck se sont embrassés. On ne sait pas trop comment il l’a su, mais la certitude, c’est que Bobby ne le savait pas. Il en parle aussitôt à Athena, parce qu’il s’en veut d’avoir raté ça aussi dans sa caserne. Bref, il ressasse, encore et toujours, au point de refuser des vacances avec sa femme ; Il n’a pas tout compris lui.

La troisième intervention de l’épisode n’est pas chouette du tout pour les victimes : une femme sur le point d’accoucher monte dans la voiture de son mari avec lui et ils ont un accident au moment même où ils sortent de chez eux. Bref, c’est une des angoisses de beaucoup de couples j’imagine, mais les voilà coincés dans la voiture au moment de l’accouchement. L’enfer, quoi.

Hen a du mal à accéder à la femme comme elle est sur le siège passager, mais ça se termine bien pour elle. Elle accouche et tout va bien pour elle. Ce n’est pas le cas pour son mari, Cole : il ne se souvient pas de l’année, du président et de… sa femme. C’est plutôt violent le jour où l’on s’apprête à devenir père. Et la série en rajoute une couche, en plus, en nous racontant toute cette histoire d’amour. C’est bien mignon, mais bon, pour un épisode final, c’était un peu du temps de perdu, je trouve. L’histoire est marquante, à la fois du côté amoureux (le voisin pour qui elle a un coup de foudre là, ça fait rêver j’imagine) et du côté de l’accident.

Après une telle intervention, les pompiers sont un peu choqués et c’est sans trop de surprise qu’on se retrouve avec Buck qui en parle à sa sœur. L’homme a perdu six à sept ans de sa mémoire, mais ça dévie rapidement sur une conversation où Buck insiste pour dire que ça doit être horrible de perdre la mémoire, de recommencer, de revivre toujours les mêmes choses. On sent que ça remue des choses en Maddie…

Par contre, c’est en Buck que ça remue le plus de choses : quand Taylor rentre chez eux et qu’ils arrêtent enfin de s’éviter, ils se rendent compte qu’ils en sont au point de départ à nouveau, à s’engueuler pour les mêmes raisons que la première fois qu’ils étaient sortis ensemble. J’avais oublié, ma foi. Pas eux. Taylor est prête à laisser ça de côté pour reprendre leur vie amoureuse, mais pas Buck. Il rompt donc avec elle, et c’est terrifiant.

L’autre chose un peu terrifiante dans l’épisode ? Bobby. Il a beau avoir beaucoup de monde pour s’occuper de lui et prendre soin de lui, il continue de culpabiliser énormément par rapport à Jonah. Heureusement, l’aide la plus appropriée vient finalement d’Eddie, contre toute attente. Il demande à May des demandes de son ancien capitaine et il comprend bien vite que Bobby va mal. Il se pointe donc chez lui juste à temps pour le déculpabiliser par rapport à Jonah.

Parfois, quelques mots suffisent. Bobby se retrouve à jeter sa bouteille d’alcool dans l’évier, parce que oui, il envisageait de boire à nouveau. C’est du grand n’importe quoi, mais je suis content qu’il ne craque pas grâce à Eddie. J’imagine que pour la saison prochaine, il pourra reprendre le travail à la caserne. C’est clairement la prochaine étape pour lui, et la fin de la saison nous le rappelle bien, même si on commence par totalement autre chose.

Le mariage de Toni et Clyde se transforme en quelque chose de totalement différent : Toni regrette de ne pas avoir assisté au mariage de sa fille, alors elle en recréé un deuxième auquel elle pourra être là. C’est mignon comme tout et ça conclue l’intrigue pour Hen et Karen cette année. On nous montre en parallèle Taylor qui rend la clé de Buck, Chimney et Maddie qui se croisent par hasard et passent du bon temps ensemble (MAIS REMETTEZ VOUS ENSEMBLE BORDEL), Bobby qui propose à Athena de partir en croisière, puis tous les pompiers de la série qui partent ensemble en intervention. Oui, tous.

EN BREF – Si la fin de saison semble être un peu à bout de souffle sur son dernier épisode, c’est peut-être parce que tout le reste a été de qualité cette année. Oui, je peux dire année, j’ai vraiment réparti le visionnage sur un an ; et c’est rare que je le fasse à ce point. La qualité n’a pas été constante, parce qu’il a fallu faire avec un casting franchement mouvant tout du long ; mais je trouve que ça a plutôt aidé la saison.

Parfois, les départs et arrivées d’acteurs plombent une série – on a déjà vu ça dans les séries de Shonda Rhimes par exemple. Ici, ça a juste donné des excuses aux scénaristes pour se renouveler et envisager de nouvelles intrigues, avec de nouveaux personnages. C’était franchement une bonne saison, et après cinq ans et un spin-off, on sent qu’il y a encore plein d’histoires à raconter. Les personnages restent intéressants à suivre, les situations sont toujours périlleuses et à couper le souffle ; c’est un plaisir.

Bref, vous vous doutez bien que je serai au rendez-vous pour la saison 6 (qui commence demain aux États-Unis). Je ne dis pas pour autant que je la regarderai dès demain : je me connais et ça paraît de plus en plus marqués à chaque fois, je n’arrive pas à suivre tous les épisodes en rythme hebdomadaire. Après, me faire des soirées (ou des journées) d’épisodes avec cette série n’est pas un problème non plus, parce que tout va toujours très vite. J’ai juste du mal à rester assidu quand ça traine en longueur sur plusieurs épisodes pour les intrigues que je préfère – qui sont toujours celles que la série fait durer !

> Saison 5

 

9-1-1 – S05E17

Épisode 17 – Hero Complex – 17/20
C’est dommage que tout l’épisode ne se contente pas d’une seule intrigue, parce que ça créé un faux rythme avec des scènes d’un ennui total au milieu d’une histoire rushée, comme toujours. On se débarrasse aussi d’un certain nombre d’intrigues avant l’épisode final, ce qui me laisse curieux sur ce que celui-ci proposera. Il n’empêche que ça reste un bon épisode pour la série – et une bonne saison en général. Après cinq ans, ça se souligne.

Spoilers

Hen a toujours des soupçons sur Jonah, et elle compte bien enquêter.


They never start with murder.

Cela va être compliqué de faire aussi impressionnant que l’épisode précédent, et je me dis que la position de celui-ci, entre un épisode si intense et la fin de saison ne dit rien qui vaille. La première scène reprend tellement loin de tous les soupçons d’Hen, en plus, ça ne rassure pas : on y suit un chauffeur de bus scolaire qui fait ce qui ressemble fort à une crise cardiaque.

Il a ainsi un accident avec tous les enfants et ados à bord du véhicule. Quand le bus s’arrête enfin, tous les enfants s’échappent, à l’exception d’un petit garçon qui était vu comme un type bizarre aimant l’Histoire et les dessins de guillotine. Lui, il n’hésite pas à aller faire un massage cardiaque au chauffeur et à lui sauver la vie. C’est là qu’on comprend petit à petit que nous ne sommes pas si loin des soupçons de Hen : la série nous révèle que tout ça était un grand flashback. Le petit garçon est traité en héros par tout le monde, et ce petit garçon, c’est Jonah.

Quand on en revient au présent, c’est justement pour suivre les soupçons qu’a Hen sur la mort de Claudette. Elle se rend à son enterrement, puis va chez Chimney pour lui confier ses doutes : elle s’est souvenue du cas des tarentules où le patient aussi avait fait une crise cardiaque surprise quand il semblait aller bien. Et puis, certes, Claudette avait des problèmes médicaux, mais elle n’avait pas de raison de faire une telle crise cardiaque. Chimney finit donc par la croire, et l’enquête sur Jonah va pouvoir commencer.

Hen et Chimney n’hésitent donc pas à se rendre dans la 118 pour retrouver le dossier de Jonah (c’est l’idée de Chimney) et de toutes les victimes qu’il a pu aider (ça, c’est l’idée de Hen). Sur les deux cas auxquels Hen pense, Jonah a infiltré des produits aux patients avant les crises cardiaques. Chimney, lui, trouve un fait étonnant : Jonah change très régulièrement de lieux – et il déménage d’un bout à l’autre des USA à chaque fois.

Bon, bien sûr, ils sont grillés par Lucy et Ravi en sortant du bureau de Bobby, mais ils mentent suffisamment bien (hum) pour éloigner quelques soupçons et s’enfuir de la caserne, avec les dossiers de la 118 concernant Jonah. Hen trouve ainsi un troisième dossier où un patient serait mort une fois Jonah seul avec lui. Quand elle en parle à Karen, celle-ci lui fait remarquer que les meurtriers ne commencent jamais par des meurtres et c’est suffisant pour qu’Hen se mette à enquêter encore plus loin dans le passé de son collègue.

Elle trouve donc les articles sur son enfance et commence à mieux comprendre son mode de fonctionnement : il souhaite juste avoir l’adrénaline des gens le félicitant d’avoir sauvé des vies ; pas forcément tuer des gens. Seulement voilà, il y a parfois des accidents et des Claudette (non rien à voir avec Claude François, promis) avec des problèmes cardiaques sur son chemin.

Perturbés par cette situation et cette trouvaille, Hen et Chimney se précipitent chez Buck afin de parler à Taylor et pouvoir voir les rushs de son reportage de l’incendie du centre d’appels. Si Buck ne comprend pas pourquoi ses collègues débarquent si tôt chez lui, Taylor sait reconnaître un scoop quand elle en voit un, alors elle accepte évidemment de leur montrer les vidéos qu’elle a du jour de l’incendie. Et ça tombe bien : elle a filmé Jonah en train de faire une perfusion à Claudette. Voilà donc Hen et Chimney qui racontent tous les soupçons qu’ils ont.

Taylor les suit immédiatement sur la théorie du serial-killer et même si elle a promis de ne pas en parler, elle se met aussitôt à travailler dessus. Cela énerve Buck de la voir faire son job alors qu’elle avait dit que ce serait « off the record ». Allez, elle repromet à Buck de ne pas en parler quand il insiste, donc c’est bon, c’en est fini de leur couple et tant mieux.

En parallèle et après les événements de l’épisode précédent, May a du mal à reprendre sa vie comme si de rien n’était. On la retrouve au début de l’épisode après l’enterrement de Claudette, complètement perturbée par la mort de celle-ci. Elle la détestait, c’est sûr, mais découvrir sa famille comme ça, dans ces conditions, ça remue. Cela inquiète inévitablement Athena.

Quand elle reçoit avec Bobby la visite de Chimney et Hen, son inquiétude devient une enquête, parce que ce qu’ils énoncent est trop grave pour ne pas en tenir compte quand on est flic. Elle met toutefois en garde Hen parce qu’elle porte vraiment une plainte officielle contre Jonah auprès des services de la ville. Or, quand Jonah l’apprendra et s’il est vraiment ce qu’elle pense, alors elle sera en danger.

Malheureusement, Athena a raison et tout va bien vite : Jonah appelle Hen pour la menacer. Oui, Jonah est donc bel et bien un grand méchant. Je suis dégoûté, parce que l’épisode prend une tournure bien sombre d’un seul coup : Hen est terrifiée pour sa famille, alors elle appelle Karen pour lui dire de se rendre au plus vite chez Athena. Au moins, là-bas, elle serait protégée de la jalousie de Jonah.

Le seul problème, c’est que Jonah n’est pas jaloux de Karen, mais plutôt de Chimney. Une fois de plus, Karen est la plus lucide dans leur couple : elle est celle qui comprend que Jonah va probablement s’en prendre à Chimney parce qu’Hen n’a jamais laissé sa chance à Jonah quand elle l’a vu arriver. J’étais sûr et certain que la série finirait par donner raison à Hen, mais ça m’énerve parce que bon, l’appeler « Monday » comme elle l’a fait là, ça fait d’elle une connasse quoiqu’on en dise et qui qu’il soit finalement.

Et finalement, il est un cinglé : il se démerde pour kidnapper Chimney, puis Hen quand celle-ci se pointe chez lui pour vérifier ce qu’il en est. Il les ramène chez lui pour faire ses petites expériences et pour essayer de convaincre Hen de son plan parfait en le pratiquant sur… Chimney. Oula. Il nous provoque un arrêt cardiaque chez le pompier, devant Hen, avant de finir par vraiment montrer son vrai visage : il apprécie de voir Chimney en arrêt cardiaque. Tout cela le fait rire.

C’est une bonne intrigue, c’est juste dommage que ça n’occupe qu’un ou deux épisodes quand ça aurait pu faire un sacré fil rouge. Par chance, Chimney survit et se réveille discrètement. Hen parvient à détourner l’attention de Jonah juste assez longtemps pour que Chimney puisse se réveiller complètement, organiser un faux arrêt cardiaque et utiliser le défibrillateur de Jonah sur lui. Voilà qui fonctionne bien et leur permet de survivre.

En plus, en parallèle, Karen continue de s’inquiéter pour sa femme et contacte Maddie, puis Athéna. Cela permet à Athena et Bobby d’arriver à temps pour arrêter Jonah. Les pompiers aussi sont sur place, ce qui permet à Lucy et Ravi de découvrir ce que l’autre nouveau a fait de leurs collègues. Bobby débarque pour foutre une bonne droite à Jonah… mais j’aimerais bien en voir plus sur Ravi et Lucy franchement.

Ce n’est évidemment pas le cas pour cet épisode qui va à toute allure et se termine plutôt sur Buck découvrant que Taylor diffuse sans scrupule le nom de Jonah à la télévision. Allez, bye bye Taylor, bonjour Lucy ? J’espère en tout cas, désolé pour les fans de Taylor. Chimney et Hen ? Ils finissent en vie et en forme, avec une amitié plus renforcée que jamais.

Et sinon, loin de toute cette intrigue très réussie et très rushée, il y a encore un développement du personnage d’Eddie. Je n’arrive pas du tout à suivre son intrigue cette saison, sincèrement. J’étais content de le voir démissionner, mais on dirait que les scénaristes n’avaient pas de vrai plan pour lui après ce moment choquant. Les réseaux sociaux, ça passait. La dépression extrême, c’était répétitif après Maddie (qui a redisparu d’ailleurs).

Au secours, la mère d’Eddie est Denise de Walker ? J’ai l’impression que la série fait vraiment tout pour que je déteste Eddie – même si le casting date d’avant la saison, on avait déjà dû la voir, j’avais juste oublié son existence. Dans cet épisode, en effet, Eddie se rend chez ses parents et je n’en ai rein eu à carrer, une fois de plus. Bon, j’ai eu un peu de peine pour Eddie quand même parce que son père m’a l’air très imblairable à être enfermé dans sa fierté.

Il ne prévient pas sa famille de ses problèmes cardiaques ; Eddie parvient à le « sauver » après avoir provoqué un petit incident en lui disant ses quatre vérités, juste en lui donnant une pilule que son père avait déjà sur lui. Bref, inintéressant au possible cette intrigue déconnectée du reste alors que l’épisode précédent devait justement ramener Eddie à la caserne. Je ne comprends pas son évolution d’un épisode à l’autre, vraiment.

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