J’ai vu la saison 22 de New-York Unité Spéciale (Law & Order Special Victims Unit)

Salut les sériephiles,

Vous avez fini par le comprendre, j’ai regardé la saison 22 de New-York Unité Spéciale tout au long de l’année qui vient de s’écouler et depuis une dizaine de jours, j’en fais mon coming-out sur le blog dis donc. Pour un type qui n’aime pas les séries procédurales, j’en regarde un peu trop pour rester crédible sur le sujet… En plus, j’ai vraiment beaucoup aimé ce que j’ai vu, au point de m’être dit que j’étais peut-être passé à côté de quelque chose toutes ces années.

Il n’est jamais trop tard, écoutez. J’ai vu quelques épisodes de la saison 21 pendant le premier confinement, et depuis je suis plutôt fidèle à la série, même si je la regarde parfois avec du retard. Je suis à peu près à jour sur la saison 23 maintenant, à l’exception de l’épisode 5. Qu’importe, ici, on est là pour parler de la saison 22. Avec encore un nouveau format, parfaitement : l’idée est ce soir de vous parler des épisodes avec un an de recul… histoire de voir ce qui m’a marqué dans cette saison.

Note moyenne de la saison : 15/20

Attention, spoilers !

Épisode 1 – Guadians and Gladiators – 18/20
Bien que l’épisode tombe dans beaucoup de clichés, j’ai adoré le découvrir parce qu’il n’hésitait pas à aborder de plein fouet et dès les premières scènes les sujets brûlants de l’actualité, à savoir le covid et le mouvement Black Lives Matter. D’un coup, j’ai compris à quel point la série se proposait comme un reflet de la réalité, et tout ce côté « ça se passe comme ça depuis le covid » qu’on a retrouvé dans les premiers épisodes était super intéressant, je trouve. C’est ce qui m’a accroché, tout simplement. Ca et les personnages, surtout Olivia et Kat. On ne fait pas plus cliché que moi. Bref. C’était intéressant de voir Olivia être accusée de racisme et devoir travailler sur ses propres biais dans son boulot.
Épisode 2 – Ballad of Dwight and Irena – 13/20
Un épisode de série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique, le covid en plus. J’aime Riki Lindhome, donc c’était chouette de la retrouver dans une série, mais c’est à peu près la seule chose dont je me souviens de cet épisode après un an. Oups.
Épisode 3 – Remember Me in Quarantine – 15/20
Le fameux épisode qui m’a marqué avec Kat proposant à un suspect de changer de masque, juste pour choper son ADN sans son accord explicite… alors qu’Amanda retirait son masque pour interroger et postillonner sur une suspecte. Je crois que les deux scènes sont dans cet épisode, en tout cas, une chose est sûre, je me souviens vraiment de cet épisode. J’avais aimé que le confinement soit abordé de plein fouet : bien sûr que ça joue pour le SVU d’avoir cette période de quarantaine – entre les violences intradomestiques et l’absence de témoins, en passant par les soirées clandestines et les personnes ne respectant pas les règles. Vraiment intéressant comme perspective, et au cœur de nos quotidiens, finalement. Franchement, ça manque presque dorénavant.
Épisode 4 – Sightless in a Savage Land – 18/20
Un très joli épisode qui gérait plutôt bien la folie que fut notre nouvel an pour passer à l’année 2021. Quoique vous ayez fait, ce fut moins intense que le SVU, par contre. Très cool cette plongée dans la vie perso des différents personnages centraux de la série (Kat !), tout en ayant encore une histoire un peu glauque, évidemment. Ah, et le retour de Barba, l’inutilité du masque dans la rue, tout ça, tout ça. C’est fou, j’ai plein de souvenirs de leur gestion de l’épidémie finalement.
Épisode 5 – Turn Me On Take Me Private – 15/20
Encore un cas glaçant pour le SVU, avec une étudiante qui fait des shows privés en caméra… jusqu’à ce qu’elle se fasse agresser chez elle par un de ses clients réguliers. À nouveau, il était clairement question du confinement (et du célibat) et je trouve que l’intrigue savait s’adapter au nouveau monde post-pandémie. C’était plutôt bien mené, avec ce petit plus qui n’apportait rien d’autre que ce sentiment de réel… sentiment qui reste bien en tête après, donc.
Épisode 6 – The Long Arm of the Witness – 13/20
J’ai un très vague souvenir de cet épisode si j’en crois les photos que je regarde… C’est quand même triste, il y avait Wentworth Miller dans l’épisode et j’avais totalement oublié qu’il avait été là ? Je sais pourtant que j’étais en train de manger un burger devant cet épisode car je reconnais la victime sur les photo officielles de l’épisode. Bref, ça m’a pas marqué, et ça ne me surprend pas d’y avoir mis un 13 (oui parce que les notes, je les ai écrites juste après le visionnage des épisodes quand même).
Épisode 7 – Hunt, Trap, Rape, and Release – 14/20
Détour dans le Bronx pour nous laisser un bon gros sentiment de malaise avec une scène hyper gênante où Amanda finit par comprendre qu’il y a un pourri dans l’équipe. Inoubliable confrontation dans le bar, je crois ; inoubliable scène sur les docks aussi. La série est forte pour proposer des scènes fortes dont on se souvient… Et ça me laisse un bon souvenir de l’épisode, qui était pourtant hyper prévisible (le coup du flic copycat, on le voit venir à des kilomètres malheureusement… Il fallait bien remettre en cause les forces de l’ordre).
Épisode 8 – The Only Way Out is Through – 14/20
Moi qui reproche souvent aux séries procedurales de ne pas donner suite aux intrigues, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que ce n’était pas toujours le cas dans le SVU. J’ai ainsi beaucoup aimé l’idée de suivre deux sœurs une décennie après l’agression, parce que ça montre à quel point la reconstruction est lente et difficile. C’est important, je pense. C’était aussi le début de l’intrigue sur la cousine de Kat, et c’était prenant comme intrigue, je trouve.
Épisode 9 – Return of the Prodigal Son – 14/20
Non, le retour de Stabler ne fait pas s’envoler ma note… parce que franchement, je n’ai jamais aimé Stabler. Je n’ai jamais vraiment regardé la série quand il était là, mais comme tout le monde, j’avais TF1 il y a dix ans, donc ouais j’ai vu des épisodes bien sûr. Et franchement, je n’aime pas trop son personnage. Cela n’a pas changé. L’intrigue était plutôt prenante… mais tout ça restait malheureusement prévisible. Et puis tuer sa femme pour justifier de lui offrir sa série, là, c’était abusé je trouve. Sa série ? J’ai détesté le pilot et l’épisode crossover, plus jamais je ne m’inflige ça, désolé Olivia…
Épisode 10 – Welcome to the Pedo Motel – 16/20
Aussi particulier que son titre, cet épisode n’est pas mon préféré de la saison, mais je l’avais trouvé vraiment prenant et intéressant dans sa construction, avec une multiplication des suspects potentiels et une vraie réflexion de fond sur la réinsertion des « sex offenders ». Pas évident à découvrir cette face sombre des USA, même si on la connaît souvent à travers les films et les séries, SVU y va sans filtre…
Épisode 11 – Our Words Will Not Be Heard – 14/20
J’ai l’impression d’avoir été un peu sévère avec cet épisode, parce que j’en garde un meilleur souvenir qu’un 14… Comme quoi ! Je me souviens surtout de cette intrigue sur la sœur de Nicole qui se fait kidnapper, parce que j’ai trouvé ça atroce de voir les kidnappeurs utiliser leur gamin pour s’attirer la sympathie de leurs victimes… Et puis ce couple qui n’a rien demandé, la copine qui se retrouve à l’hôpital, le coming-out plus ou moins forcé à la presse… Non, vraiment, c’était intense, je trouve.
Épisode 12 – In the Year We All Fell Down – 17/20
La série fait des économies avec cet épisode qui revient une fois de plus sur les conséquences du covid. On avait presque oublié qu’ils aimaient faire ça… Et bim, ils nous attaquent en frontal avec Vanessa, la propriétaire du restaurant où se rendent parfois les personnages, forcée de mettre la clé sous la porte. Elle pète un câble, Olivia passe son épisode à discuter avec elle pour la calmer et, franchement, le jeu des deux actrices était top et intense, j’étais bien dans l’épisode !
Épisode 13 – Trick-Rolles at the Moulin – 16/20
Ce qui gâche cet épisode ? Le retour de Stabler. Sans ça, ça aurait été un franc succès, parce que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’épisode rattachait sa nouvelle intrigue aux personnages de la série – Kat, un peu, Olivia, beaucoup. Pauvre Olivia, je trouve ça parfaitement atroce d’apprendre à rebours la vérité sur son frère. L’écriture de la saison est vraiment intéressante, en plus, parce que l’intrigue de son frère avait été réabordée l’air de rien dans l’épisode précédent. C’est solide et ça prouve qu’ils savent parfaitement où ils vont. Joli. Par contre, ce cliffhanger tout naze pour nous faire regarder le crossover, merci, non merci, c’était encore une catastrophe.
Épisode 14 – Post-Graduate Psychopath – 18/20
Un excellent épisode qui avait l’avantage de refaire appel à un acteur qui avait été embauché enfant, Ethan Cutkosky dans le rôle d’un Henry Mesner juste flippant à voir. Son sourire est glaçant, les scènes avec Amanda sont géniales. J’aime toujours les épisodes dans les galeries des glaces de toute manière… Il y a une ellipse que je n’ai pas trop aimé dans l’épisode, mais à part ça, on sent la petite angoisse qu’il faut pour les personnages principaux, donc ça fonctionne vraiment bien.
Épisode 15 – What Can Happen in the Dark – 12/20
Je l’ai vu il y a deux jours cet épisode, et franchement, il est clairement en-dessous du niveau des autres épisodes de la saison. Heureusement que l’épisode remettait un peu Garland au centre des histoires, parce que sans ça, ça aurait été plutôt ennuyant. Et pourtant ! Je trouve le message très important, à parler des violences domestiques et victimes masculines… Mais bon, c’était sans plus, malgré de bons acteurs (notamment le femme terrifiante et très crédible dans son rôle).
Épisode 16 – Wolves in Sheep’s Clothing – 14/20
Une fin de saison pas vraiment à la hauteur de certains autres épisodes de la saison, mais eh, il y a un non-mariage et surtout, SURTOUT, ENFIN une avancée pour Amanda et Carisi. Je n’ai pris le train en marche qu’à la saison 21, mais j’en avais déjà marre de les voir se tourner autour. Je n’imagine ceux qui supportent depuis six ans ! Pour le reste, on pouvait de nouveau se passer de Stabler, hein. L’intrigue politique était intéressante, mais le vent commençant à tourner pour Garland ne me plaisait déjà pas. Ca n’a pas changé depuis, mais j’en reparlerai quand j’aborderai la saison 23 sur le blog, hein.

Parce que oui, j’ai commencé la saison 23 et j’en parlerai. Un peu plus longuement, probablement… On verra bien. Allez, bonne nuit 😊

Top Persos TVtime #19

Salut les sériephiles, 

Eh ! Pour une fois que je pense à cet article, gros miracle : je suis pile dans les temps par rapport à ce que je prévois habituellement. En effet, j’aime bien écrire de manière bi-mensuelle cet article qui détermine les personnages pour lesquels j’ai le plus voté ces quatre derniers mois… Ca change assez régulièrement comme ça, en théorie. En pratique, pas toujours, puisque l’habitude cette année fut de le voir envahi par mes séries du Challenge Séries… Sauf que ces derniers temps, ben, je n’ai pas vraiment avancé dedans. Comme tous les ans, je sais. En tout cas, j’étais curieux de ce que ça allait donner. Et je n’ai pas été déçu du voyage, parce que j’ai eu des surprises.

Allez, j’arrête de teaser tout ça et je vous laisse avec l’article ; vous êtes là pour ça normalement :

Lire la suite de « Top Persos TVtime #19 » →

9-1-1 – S05E04

Épisode 4 – Home and Away – 16/20
J’ai trouvé l’épisode plus logique, mais du coup, il l’était presque trop : j’en suis arrivé à attendre certaines scènes dont l’impact émotionnel a été réduit précisément parce que je les attendais. D’un autre côté, on a aussi droit à des développements de personnages que j’aime beaucoup et le cliffhanger me laisse perplexe sur la suite de la série. Bon. Vivement mardi prochain.

Spoilers

Le départ inattendu de Maddie perturbe Chimney et l’ensemble de l’épisode ne donne pas envie d’être parent.


Does it look like I’m FaceTiming with these people ?

Maddie a enregistré un message vidéo avant de quitter Chimney, assurant qu’elle aime Chimney et Jee Yun, mais ça n’empêche pas le pompier d’avoir peur pour elle et d’être sûr que quelqu’un lui veut du mal. Le pauvre. Maddie est partie et a retiré 20 000$ au passage, faisant envisager tous les scénarios les plus fous à Chimney… Même les plus fous des plus fous, du genre Doug la forçant à faire ça.

La vache, c’est sacrément dur comme scène, je plains tellement Chimney et je le comprends tellement de sentir la haine monter en lui quand il est question de Maddie osant lui faire ça. Par contre, Buck… Il a clairement parlé à Maddie pour assurer comme ça qu’elle a besoin de distance entre elle et ses problèmes. Chimney ne s’en rend pas compte, mais c’est quasi-certain.

Les scénaristes ne perdent pas trop de temps à remplacer Maddie, et c’était étrange : au centre d’appel, May rencontre Claudette, une ancienne employée qui gère à fond le boulot et semble être une star du service. Je ne sais pas si on avait vraiment besoin d’elle : ça fait beaucoup après les départs d’Abby et Maddie. Pourquoi ne la connaissions-nous pas d’avant ? Et puis, a-t-on vraiment besoin d’un perso de plus quand on a déjà May, Josh et Sue ? Et Linda ? Et Maddie ? Parce que Maddie va revenir, hein ?

J’ai du mal avec Claudette, en plus. Dès sa première intervient, on nous la présente comme une sorte de super-héroïne alors qu’elle ne fait rien et elle est pote avec tout le monde, là. Je comprends bien que l’intention des scénaristes est qu’on ne l’aime pas trop – elle vole le café de May, pour le principe ??? – mais ça me laisse encore plus perplexe sur la raison de sa présence, du coup…

Vous vous souvenez quand j’écrivais à la fin de l’épisode précédent que la série ne nous laissait pas de répit cette saison ? Elle finit par le faire avec cet épisode qui met un certain temps à en arriver à la première intervention de l’épisode, un camion qui fonce dans une parade. Il ne le fait pas volontairement, mais à cause de freins le lâchant et d’une petite vieille qui roulait tout doucement. Comme tout le monde, je pensais qu’elle serait la cause de l’accident, mais non.

L’épisode y va fort quand même, avec deux cheerleaders qui se font projeter dans les airs. L’une d’elle meurt et l’autre répond à Hen que son prénom est Makayla… alors qu’il est évident que non. Je n’ai pas eu le temps de retenir les prénoms en début d’épisode, mais j’ai vu assez de séries pour savoir que quand elle dit « Makayla », elle demande juste des nouvelles de sa pote. C’est très con, parce que du coup, Hen et Eddie assurent aux parents de Makayla qu’elle est en vie… alors que probablement pas.

Sur place, il y a aussi un prof de science très mal en point et son étudiant insupportable avec lui qui d’un coup s’inquiète pour lui. Et tout part en vrille aussi quand dans le camion accidenté, il y a du gaz chlorine, apparemment très toxique et forçant un confinement du quartier.

Le confinement, comme l’ensemble des secours, est géré depuis le centre d’appel par Jo… Ah bah non, par Claudette. Elle est insupportable, sérieusement. Josh ou Sue n’ont plus leur mot à dire apparemment, et May non plus quand elle essaie d’être un peu trop humaine avec les personnes à qui elle parle. Et forcément, May ne se sent pas du tout à l’aise en sa présence, avec l’impression qu’elle la déteste.

Elle s’en confie à Josh, qui essaie de la rassurer et laisse passer bien trop de choses à Claudette. Je veux dire, il est son boss et semble trouver ça drôle de savoir qu’elle n’en a rien à faire ? Elle est tellement infernale et insupportable.

Pour en revenir à Hen et Eddie, à l’hôpital, ils croisent à nouveau les parents de Makayla… Et ils prennent le temps de les remercier. Les parents de Cassie, la deuxième cheerleader, débarquent alors. C’est tellement frustrant toutes ces scènes ! On SAIT le quiproquo. Ils nous mettent de la musique dramatique là, mais ON SAIT que Cassie est en vie. Makayla, par contre…

Ils mettent beaucoup trop de temps à emmener les parents de Cassie à la morgue où ils peuvent enfin révéler la vérité. Le cauchemar de tous les parents, clairement. Le cauchemar des médecins, aussi, et des urgentistes, encore plus : la mauvaise identification d’un patient – d’une victime, d’une personne décédée.

Hen prend pourtant sur elle d’aller annoncer la vérité aux parents… qui peuvent au moins compter sur leurs amis. M’enfin bon, ça ne change rien au fait que Makayla est morte, que Cassie est en vie et que ça sent le procès à venir pour Hen ? Je ne sais pas, je sais qu’elle n’a rien fait de mal, mais bon, on est aux États-Unis et une erreur pareille, des parents endeuillés… Nous verrons bien.

Bien sûr, l’épisode prend le temps de revenir sur le cas Harry, qui comme je l’envisageais est bien sur un stress post-traumatique, avec une incapacité à parler de ce qui est arrivé. L’aspect psychologique est sacrément intéressant, avec une psy expliquant calmement à Athena et Ben qu’il faut vraiment qu’Harry rentre chez Athena pour lui faire comprendre que le monde est comme il était avant, toujours aussi sûr. Moui. Je pense qu’il aura retenu la leçon de ne pas parler aux étrangers, quand même.

Le problème, c’est qu’il ne parle plus à personne, finalement ; pas même à ses parents. Surtout pas à ses parents. Ils sont tellement stressés en même temps, ça ne donne pas envie. Au moins, ils ont conscience de ne pas être parfaits sur ce coup-là, c’est déjà ça de pris. Ah, et on a à la fois le gros plan sur les gants et un personnage qui retire des gants dans cet épisode, c’est bien pour le Bingo Séries. Je pense me garder le gros plan.

En tout cas, Athena ne va pas bien non plus dans cet épisode : elle est encore perturbée à l’idée de savoir que Jeffrey était chez elle, et elle se lance dans un grand ménage. Bobby fait ce qu’il peut pour la réconforter en rentrant du travail, mais c’est vrai que je comprends aussi pourquoi Athena et Michael sont si stressés vis-à-vis d’Harry.

C’est finalement May qui parvient à décoincer son petit-frère, dans une scène entre les deux qui sonne très juste. Vraiment, je n’aimais pas beaucoup ces deux-là au début de la série, mais les scénaristes ont réussi à rendre le personnage de May intéressant. Désormais, on la suit en train de s’affirmer dans son boulot et vis-à-vis de son frère, et je trouve ça bien amené dans la série. Quant à Harry, il est énervé après ses parents, et il est temps qu’il leur fasse savoir. On est parti pour la crise d’adolescence, ça.

Bon, autrement, après le départ de Maddie, Chimney a pris des congés pour se faire à son nouveau statut de papa célibataire. Tout le monde veut qu’il reprenne le boulot, à commencer par Buck et… son frère ! Ah ! Il est donc bien pompier dans une autre caserne et il s’inquiète encore pour lui. Il a bien raison de le faire.

Pendant leur appel, Chimney reçoit une lettre de son assurance lui apprenant que Maddie est passée par les urgences avec sa fille. Le problème, c’est que Chimney n’était pas du tout au courant. Inquiet, il se rend donc aux urgences où il a une scène terriblement douloureuse à regarder de craquage face à la médecin qui s’est occupée de Jee Yun. La médecin a une sacrée mémoire, parce qu’elle se souvient très bien de Jee Yun et Maddie, bizarrement.

J’aime assez l’idée qu’un médecin puisse se souvenir de ses patients comme ça, au moment de rentrer chez soi, mais soyons honnêtes : Jee Yun représente quoi, trente minutes de sa vie sur une semaine hyper compliquée, une semaine plus tôt ? Humph. Chimney est en revanche incroyable dans cette scène où il demande à savoir ce qui est arrivé à sa fille, avant d’expliquer la dépression post-partum de Maddie à une inconnue.

En tout cas, il finit par apprendre que Maddie culpabilise d’avoir failli noyer sa fille et… il s’en confie aussitôt à Buck. Le problème, c’est que Buck insiste à nouveau pour souligner que Maddie a besoin de temps pour se rendre compte qu’elle n’est pas un danger pour sa fille et que Maddie a toujours eu ce comportement à prendre de la distance vis-à-vis de ses problèmes. Ce n’est pas la réaction que Chimney attendait : après huit jours sans Maddie, il comprend que Buck a eu sa sœur au téléphone et a des nouvelles d’elle.

Il ne sait pas où elle est bien sûr, mais ça n’empêche que Chimney est plus qu’énervé d’apprendre qu’il a eu des nouvelles de Maddie sans lui dire. Et euh… Honnêtement ? Je suis du côté de Chimney sur ce coup-là. Je ne vois pas l’intérêt de ne pas dire qu’il a parlé à Maddie quand Chimney est en train de se morfondre et de stresser… Même si Maddie lui a demandé de ne rien dit, même si elle a supplié de ne rien dire… Je ne vois pas du tout ce que ça change de lui dire qu’il a parlé, en fait ?

Chimney lui fout alors un bon coup de poing, et là je n’approuve pas. Buck se rend alors chez Eddie pour avoir un peu de glace et un avis à la fois médical sur son œil au beurre noir et amical sur ses relations. Y a du boulot. De son côté, Chimney décide d’ignorer la demande de Maddie et les conseils de Buck : il quitte la ville pour partir à la recherche de Maddie.

Il n’a aucune idée d’où aller exactement, mais il y va quand même. J’espère qu’il retrouvera vite Maddie parce que je veux revoir ces personnages vite ! Je pense que ça prendra quand même un ou deux épisodes, parce qu’on a une scène d’au revoir entre Chimney et Hen. Et après cet épisode atroce pour les parents en général, j’ai eu peur de voir Chimney laisser Jee Yun dans la voiture. Je m’attendais à tout comme cliffhanger, là. Finalement, on a eu la version soft avec simplement Chimney quittant Los Angeles.

Et maintenant que j’ai rattrapé mon retard dans la série, ben… Plus qu’à attendre la suite mardi prochain. Dire que je voulais avancer au rythme d’un épisode par semaine pour avoir de quoi faire pendant les pauses de diffusion. C’est malin, ça.

> Saison 5

 

9-1-1 – S05E03

Épisode 3 – Desperate Measures – 16/20
Il y a un peu trop d’incohérences à mon goût dans cet épisode, ou plutôt un petit peu trop de scènes où la logique voudrait que l’action se déroule autrement… Et ça m’a sorti de l’épisode à plusieurs reprises. Ceci étant dit, on a toujours le shot d’adrénaline et une histoire qui est sacrément prenante, avec des personnages que j’adore et à qui je ne veux pas qu’il arrive le quart de ce qui leur arrive. Les pauvres.

Spoilers

Jeffrey a enlevé Harry.


See, you’re not a mom who’s a cop. You’re a cop who happens to be a mother.

Oui, je sais, j’ai dit que j’allais prendre mon temps et regarder un épisode par semaine. Je n’ai aucune volonté quand il s’agit des séries, écoutez. J’ai hésité avant de lancer cet épisode, en plus, parce que j’ai plein d’autres séries à regarder aussi… mais en fait, tant que je suis dans l’ambiance de celle-ci, autant continuer, hein.

L’ambiance est presque digne d’Halloween là en plus, parce que nous sommes carrément plongés dans la tête d’un criminel avec cet épisode qui reprend en 2020 le jour de l’agression d’Athéna. C’est répétitif bien sûr, mais pas totalement inintéressant d’apprendre que lui aussi a eu des séquelles. Bien fait. Un an plus tard, il n’a pas hésité à tuer son avocate en l’accusant de l’avoir rendu meurtrier – alors même qu’elle était la meurtrière.

C’est fou d’avoir carrément de la pitié pour elle à ce stade, mais c’est bien le sentiment que j’ai pour elle. La pauvre, être avocate mais se faire manipuler comme ça… Ca prouve juste qu’il ne faut faire confiance à personne, j’imagine. Le pire dans cette affaire, c’est qu’elle n’est même pas une meurtrière en plus, puisque Lou a survécu. Par contre, elle est bien morte, merci Jeffrey.

Ce dernier part ensuite en quête d’Athéna, en commençant par la maison de Lou qu’il peut investir pépère. Depuis quand on accroche un cadre photo avec une de ses collègues, par contre ? Il a un truc à nous révéler Lou ? On dirait bien qu’il est amoureux d’elle à ce stade. Ce n’est pas le seul : Jeffrey l’est carrément lui aussi, parce qu’il fait une fixette sur Athéna qui l’emmène jusqu’à chez elle, puis jusqu’à son tiroir de sous-vêtements qu’il renifle. So creepy. Il est amoureux de la lessive, peut-être.

Bizarrement, Harry ne se méfie même pas quand il retrouve Jeffrey dans la chambre de sa mère, alors qu’il était clairement en train de fouiller. Il lui fait bien trop confiance, et c’est comme ça qu’il finit par se faire enlever, surtout quand Jeffrey menace finalement de tuer tous les invités de la petite fête organisée par Michael. Aïe, il est bon pour culpabiliser à vie, lui.

Athéna lui reproche bien sûr la fête quand on reprend enfin là où l’épisode précédent s’arrêtait. Bobby joue heureusement les arbitres pour calmer la situation, alors que David, le copain de Michael, espère encore retrouver Harry chez les voisins. C’est vrai que c’était une probabilité bien plus plausible, mais malheureusement, non, Harry a bien été enlevé et Athena en a la confirmation suite à un coup de fil de Jeffrey.

Arf. J’ai beaucoup aimé la scène, principalement parce que Jeffrey a la meilleure réplique pour décrire Athéna, rappelant qu’elle est flic avant d’être mère. Dur. Dur, oui, mais au moins tout n’est pas perdu : même si Jeffrey assure qu’il veut prendre quelque chose à Athena, il est au moins entré en contact avec elle. Cela laisse l’espoir d’un deuxième coup de fil de sa part, donc la police demande à Athena de simplement attendre un deuxième coup de fil.

Pendant qu’elle fait ça, Bobby retourne au travail, David chez lui et May apprend le kidnapping de son frère au boulot… mais bizarrement, son réflexe logique d’aller à la maison est interrompu par Sue qui lui demande de rester en sécurité à son job. Ben oui, bien sûr, elle va bosser bien après ça, et Bobby aussi. C’est quand même n’importe quoi, les séries parfois.

Bobby ne fait pas du super travail quand il se rend à sa première intervention, forçant les choses. Plutôt que de discuter avec quelques anarchistes, il préfère foncer dans le tas.

 

Pendant ce temps, Harry est toujours dans le coffre de Jeffrey, mais il est assez malin pour réussir à s’enfuir au premier arrêt. Il n’a pas le temps d’aller bien loin, par contre, parce que Jeffrey est malin et pas si loin que ça. Harry a tout de même la présence d’esprit d’appeler au secours et de se faire filmer par une passante. C’est un début. La passante balance la vidéo sur les réseaux sociaux, permettant à May, puis aux flics, d’avoir des informations supplémentaires, notamment l’info que Jeffrey utilise un badge de flic – celui de Lou, bien sûr.

En parallèle, Athena refuse bien sûr de rester assise chez elle, comme on pourrait s’en douter. Michael s’en doute aussi et il négocie pour être avec elle, bien sûr. Leur premier arrêt est évidemment la maison de Lou, dans laquelle ils trouvent la confirmation que Jeffrey dormait là depuis quelques jours. C’est tellement évident, les flics sachant qu’il utilise sa voiture, que je ne comprends pas vraiment comment aucun autre flic n’a pensé à aller voir dans la maison.

Comme souvent avec cette série, il faut se laisser porter et tant pis pour la cohérence et les petits détails. J’ai du mal avec ça cette année, je ne sais pas pourquoi. En tout cas, Athena et Michael ne traînent pas bien longtemps dans la maison – ils ont eu le temps de s’engueuler, de rire un coup pour évacuer le stress dans la voiture (j’ai beaucoup aimé cette scène d’ailleurs) et de s’engueuler à nouveau, pour déprimer ensemble. Leur relation est sacrément bien traitée dans l’épisode… mais ça m’a énervé de constater qu’Athena le laissait ensuite sur la touche.

En effet, alors qu’ils rendent visite à la passante qui a posté la vidéo de Jeffrey et Harry sur les réseaux, Athena reçoit un nouveau coup de fil de Jeffrey. Il lui donne rendez-vous dans une zone « autonome », dans laquelle les policiers ne sont pas les bienvenus. Ouep. Los Angeles est devenu un ghetto avec la panne de courant. Je trouve ça plutôt logique, même si c’est introduit grossièrement dans l’épisode tout de même.

Athena est maligne, par contre : elle utilise la vidéo de Jeffrey assurant qu’il est un flic pour que les gens de la zone autonome, anti-flics, l’aide à le traquer. C’était une sacrée bonne idée, et ça lui permet de retrouver bien vite Jeffrey. Par contre, elle n’a pas intérêt à faire de la merde ensuite : Jeffrey s’est débarrassé d’Harry en l’emmurant quelque part, donc si elle lui tire dessus, c’est foutu.

Athena ne sait pas exactement où est Harry, bien sûr, mais ça ne l’empêche de savoir qu’il est son seul espoir de revoir son fils. Elle tente ainsi de négocier avec lui, lui expliquant, sans savoir exactement où il est, qu’elle ne portera pas plainte contre lui et que Lou n’étant pas mort, il n’est pas vraiment responsable de quoique ce soit aux yeux de la loi, à part le meurtre de l’avocate qui pourrait très bien être de la légitime défense.

En vrai, ses explications tenaient à peu près debout étant donnée la situation. C’est moins le cas de la scène qui suit, avec les pompiers qui attendent avec un camion dans le métro sous-terrain pour éclairer Jeffrey en plein-phare. Genre. Comment est-ce seulement possible qu’ils soient pile dans le bon angle ? Ou que le camion soit arrivé jusque-là en pleine zone de non-droit sans que Jeffrey s’en rende compte ? Le sous-terrain, d’accord, mais ça n’explique pas comment ils sont arrivés pile au bon endroit.

Allez, on va à nouveau faire comme si et passer sur ce détail, histoire de s’énerver contre Athena. Quand elle voit Jeffrey menacer Bobby (avec un flingue au chargeur vide, c’est con), elle lui tire dessus pour sauver son mari. Le choix est logique… mais pourquoi décide-t-elle de limite vider son chargeur sur Jeffrey ?

Elle ne lui laisse aucune chance de survie, alors qu’il est toujours le seul à savoir où est Harry, sérieusement. Aucun des collègues de Bobby ne peut faire quoique ce soit face à ce « suicide par flics ». Et malgré tout, Michael reste encore fidèle à Athena et la rassure en lui assurant qu’elle a envoyé Jeffrey en Enfer où il méritait d’être. Certes. Que Michael soit fidèle à Athena, c’est une chose. Que sa capitaine la laisse gérer le commissariat et faire tout ce qu’elle veut, en revanche, c’est abusé.

Assez vite, elle parvient à se faire une idée de l’endroit où son fils peut être, grâce à un travail d’équipe familial assez cool. Je veux dire, même May a son rôle à jouer, c’est quand même la classe. Par contre, le fait que Bobby défonce le grillage de la résidence en travaux – abandonnée grâce au Covid – sans même vérifier si la clé était la bonne, c’était super con parce qu’ils n’avaient aucune certitude d’être au bon endroit. Ils le sont pourtant, et c’est une bonne chose, parce qu’ils peuvent retrouver bien vite Harry. C’était moins une, mais Jeffrey est un peu con à avoir repeint un mur. En théorie, ça devrait sentir la peinture, mais ça n’a pas l’air d’être le cas ?

Ecoutez, je ne sais pas, il y a quelques détails comme ça qui manquent, mais la bonne nouvelle, c’est qu’Harry est retrouvé en vie, doit être encore plus traumatisé par tous les gens qui lui tombent dessus quand il se réveille, et que l’électricité revient enfin en ville. Alléluia ! Et malgré le sentiment d’être devant cet épisode depuis une heure, ce n’est toujours pas fini !

En effet, il faut encore que les pompiers reprennent leur vie. C’est assez violent : Eddie n’est pas pressé de rentrer, car il ne sait pas quoi dire à sa copine. Ou ex-copine ? Elle s’est occupée de Christopher pendant cinq ou six jours, mais Anna est quand même sur le point de se faire larguer. Il y a clairement un malaise dans leur couple, et Eddie compte bien lui faire savoir.

Je trouve ça assez atroce à voir, parce qu’elle sait très bien qu’Eddie panique chaque fois qu’il pense à elle ou à leur futur ensemble. Elle est loin d’être idiote, elle a tout compris au problème d’Eddie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit à nouveau abordée de cette manière dans cet épisode. J’ai vraiment envie de les voir rester ensemble, moi, c’est nul qu’ils en soient à rompre pour de la merde comme ça. Ils s’aiment, mais ne restent pas ensemble parce qu’Eddie est trop stressé ? MOUAIS. Pauvre Christopher, en plus.

Va comprendre des histoires d’adultes comme ça. Heureusement qu’il aura encore Buck pour lui, même si Buck est un peu occupé par Taylor… et probablement par Maddie ? Sa dépression ne va pas mieux DU TOUT. Laissée cinq jours sans Chimney, Maddie pète un câble et décide de déposer sa fille à la caserne de pompiers, même si Chimney n’est pas là. Elle la laisse au bleu qui est bien embêté et attend le retour du capitaine pour faire quoique ce soit.

C’est horrible, parce qu’on voit très bien dès l’arrivée de Chimney à la caserne que ça va partir en vrille. Je m’attendais à un accident de Maddie ou quoi, mais certainement pas à ce qui suit : elle abandonne son bébé et Chimney, parce qu’elle est sûre que sa fille ne sera pas en sécurité avec elle. Pardon, mais non. Quelle fin atroce. Il ne laisse aucune minute de répit dans cette saison, dis donc. Et on n’est pas à l’abri d’un pétage de câble d’Harry, encore, parce que le choc post-traumatique, quoi.

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