Supergirl – S03E14

Épisode 14 – Schott Through the Heart – 18/20
Retour parfaitement réussi pour Supergirl avec un épisode bluffant du côté des effets spéciaux et de la technique, mais aussi une excellente écriture se consacrant enfin à un personnage trop longtemps oublié des scénaristes cette saison. En revanche, c’est un épisode qui met totalement de côté le fil rouge de la saison et est par conséquent assez étrange pour une reprise. On a plutôt l’impression d’un épisode qui est là pour combler, ce qui est généralement réservé pour des épisodes à la semaine, pas des épisodes de reprise. Mais bon, je ne boude pas mon plaisir de ce retour !

Saison 3


Spoilers

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Bastard always wanted to go out with a bang.

Je suis bien heureux de n’avoir jamais vu le titre de l’épisode avant aujourd’hui, et avant les deux dernières minutes, car je n’aurais jamais patienté aussi longtemps entre les deux épisodes si j’avais su ça ! L’avantage est que je suis extrêmement pressé de reprendre la série et que ça devrait en plus être un chouette épisode. En revanche, j’ai l’impression d’avoir tout oublié de cette saison 3. Bon, ça reviendra sûrement vite, mais une telle pause, c’est fou, franchement ! Effectivement, je confirme donc que j’avais oublié les trois quarts de cette saison et le résumé n’arrange pas mes affaires en nous ramenant le père de Winn (saison 1 ?).

L’épisode reprend de manière super fun avec un karaoké qui donne l’occasion de voir tous les persos chanter (et Chyler Leigh insiste à nous dire qu’Alex ne sait pas chanter en brisant volontairement sa voix pour la deuxième fois de la saison, c’est hyper frustrant ; la première fois, c’était dans la voiture avec Kara lors de l’épisode flashback). Oui, je me concentre parfaitement sur des détails inutiles de l’épisode, mais bon, Kara qui s’éclate, James qui aurait une belle voix et J’onn et son père… Bon, voilà.

En parallèle de tout ça, Mon-El et James parlent d’Imra et ses pouvoirs télépathiques, Alex s’invite chez J’onn pour une pendaison de crémaillère, James appelle Lena, Mon-El tente de parler avec Kara mais Winn s’apprête à chanter.

Et la série ne nous laisse même pas le droit de ce délire (surtout que l’acteur chante bien) parce que le personnage apprend à ce moment la mort de son père à la télévision. C’est con quand même, surtout qu’il a directement eu la possibilité de chanter quand il a choisi sa chanson, le truc qui n’arrive jamais dans les karaokés.

Qu’importe. On passe du karaoké à l’enterrement explosif du père de Winn. Oui, j’ai dit explosif, parce que le cercueil explose, comme dans tous les enterrements réussis. Kara ? Elle se change en Supergirl pour couvrir Winn et sa mère, les deux personnes les plus éloignées du cercueil parce que… Euh je sais pas, c’est censé être logique. Oui, cet enterrement est aussi l’occasion pour la mère de Winn de débarquer dans sa vie après vingt ans d’absence.

Si Winn affirme que c’est bien son père qui était dans le cercueil, le doute persiste malgré tout dans mon esprit. À vrai dire, peu importe là encore, car on enchaîne sur une superbe scène où il fait tout un tas de reproches à sa mère qui l’a abandonné ; même si celle-ci dit avoir été menacée par son père. Assez rapidement, Winn explique à sa mère qu’il préfère qu’elle dégage une nouvelle fois de sa vie, mais ils sont interrompus par une attaque de singes volants qui offre une bien jolie scène d’action. C’est à croire qu’ils ont flambé toute une partie du budget pour s’assurer un retour marquant ; ou alors c’est parce que ça fait un moment que je n’ai pas eu ce genre de scènes d’action, mais franchement, l’attaque au DEO était parfaitement maîtrisée, tant dans l’écriture que dans les cascades.

Comme nous sommes encore au début de l’épisode, la scène d’action n’a aucune conséquence grave sur le casting et permet juste de fournir une excuse pour que la mère de Winn reste au DEO : sa vie semble en danger. James tente de servir à quelque chose en voulant réconcilier Winn et sa mère, alors que Supergirl fait du small talk avec celle-ci, lui expliquant que Winn est génial. Enfin un épisode qui se rappelle que Winn était un personnage important de la série et arrête de le laisser de côté.

La série se sert des parents de Winn pour développer un nouveau pan de prévention sur la maltraitance domestique ; sa mère lui expliquant que son père était un psychopathe. Le problème, c’est qu je n’ai aucune confiance en elle, et particulièrement quand elle s’avère capable de démonter l’un des singes volants que Winn galérait à disséquer. C’est ridicule ? Un peu, mais ça fait bouger l’intrigue plus vite.

Effectivement, la mère de Winn découvre rapidement la responsable des différentes attaques : l’assistante du père de Winn, qui n’est autre que Dr Hahn de Grey’s Anatomy. C’est cool de retrouver cette actrice (Brooke Smith) et le personnage est excellent. Elle prend en otage la mère de Winn, ce qui le fait venir à l’entrepôt de jouets de son père avec Mon-El, James et Kara.

De nouveau, l’épisode s’offre de jolies scènes d’action qui sont prenantes malgré l’absence de suspense (on sait bien le résultat avant même que le combat ne commence). J’ai adoré voir tous les jouets qui servaient d’armes, c’était vraiment une idée sympa. Winn finit par libérer sa mère (même si on ne sait pas trop comment il a su la délivrer et pas la tuer avec la machine dans laquelle elle était prisonnière) et mettre K.O l’assistante de son père qui voulait juste mettre à exécution les menaces de son boss. C’était sympathique, surtout que Winn fait équipe avec sa mère pour ça (mais j’ai toujours du mal à accorder ma confiance à la mère, surtout qu’elle a un vrai visage de psychopathe).

De son côté, Alex passe l’épisode à s’occuper de J’onn et son père qui perd la boule. Franchement, je ne vois pas bien l’intérêt de l’intrigue, surtout quand Alex est censée être proche de Winn donc le soutenir dans ses multiples épreuves, mais bon, c’est une série. Une série qui saisit l’occasion de délivrer un message anti-raciste et somme toute assez anti-Trump pour ne pas changer de ses habitudes.

Cette intrigue sert aussi à proposer un développement sur la maladie du père de J’onn qui perd donc totalement les pédales, au point d’en oublier qu’il a des petites filles et de virer Alex de l’appartement quand elle pense en parler à J’onn. C’est abusif de voir Alex ne rien dire à J’onn par la suite, mais le reste de l’épisode était un énième message de prévention (ça commence à faire beaucoup de sujets pour un même épisode, encore un peu et je vais finir par me croire dans Here & Now).

L’épisode se termine de nouveau au bar pour un nouveau karaoké, eh ben. Mon-El est une catastrophe en chant et Winn demande finalement à sa mère de rester, avec une petite chanson à la clé que l’on aurait mieux fait de ne pas entendre finalement. C’est frustrant : tout leur casting sait chanter, mais tous les personnages doivent donc être mauvais en chant ? Quelle drôle d’idée !

Quand Mon-El finit par réussir à parler à Kara, il lui explique qu’Imra lui a menti et qu’il veut prendre un verre avec elle. C’est aussi bizarre pour eux que ça devrait l’être : Kara tente donc de remettre les choses au clair, mais Mon-El ne veut pas parler sentiment, évidemment. Voilà donc enfin révélée la raison de sa présence : Pestilence, la troisième worldkiller, finira par évoluer en Blight, le grand méchant que combattent les Légions du futur. Autrement dit, ils se retrouvent avec un ennemi commun. Tout ça pour ça ?

J’ai l’impression qu’on continue à m’entourlouper avec des tours de passe-passe, et ça ne m’aide pas que ce soit justement de ça que parle ensuite Mon-El et Kara : des tours de passe-passe avec une cape. Nous ne sommes pas des Les Indestructibles et Mon-El affirme ainsi qu’une cape peut être utile. C’était une scène marrante entre les deux qui trouvent un terrain d’entente pour leur amitié, mais personne ne veut les voir rester simplement amis…

Et sinon, James passe son épisode à appeler Lena, sans s’inquiéter outre mesure alors que sa disparition est clairement étrange. La fin d’épisode nous révèle qu’elle a embarqué Sam dans un labo Luthor pour tenter de comprendre ce qui lui arrive, et ça n’a pas l’air joyeux. C’est un peu abusé que seul James note leur absence à toutes les deux cette semaine, mais bon.

Côté technique, je tiens à souligner les mouvements de caméra amples et agréables de cet épisode, avec beaucoup de mini-plans séquences et d’excellents plans qui donnaient beaucoup de souffle à l’épisode, en plus des effets spéciaux très bien réalisés.

> Saison 3

Unreal – S03E08

Épisode 8 – Recurrent – 18/20
L’univers d’Unreal semble continuer de s’agrandir d’épisode en épisode, mais celui-ci parvient en parallèle à revenir au cœur de ce qu’est la série ; avec des manipulations pour arriver à ses fins qui partent dans tous les sens. C’est tordu, c’est vicieux, c’est exactement le cœur de la problématique, et par conséquent, c’est excellent à regarder pour comprendre le fonctionnement complétement perché de ces programmes. C’est loin de faire rêver, mais cette troisième saison surfe toujours aussi bien sur le principe de base : si la télé-réalité fonctionne grâce aux pulsions voyeuristes des téléspectateurs, il suffit de jouer sur les mêmes principes avec les coulisses de la télé-réalité pour nous faire revenir chaque semaine.

> Saison 3

 


Spoilers

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Keep it simple. Nuclear explosion.

Rachel tente en vain de contacter sa mère qui, bizarrement, ne veut a priori pas entendre parler d’elle. Jusque-là, c’est assez logique, mais elle lui laisse quand même un message pour la ravager : son père a repris les médicaments. Simon l’observe à la caméra et revient immédiatement vers Rachel pour la soutenir comme il peut dans cette nouvelle épreuve, lui rappelant aussi qu’elle ne peut pas contrôler les gens qui ne sont pas elle. Bien vu.

Quinn se réveille chez Fiona et retrouve un bel étalon nu dans son lit. Sa nuit a été fun, peut-être qu’elle sera plus cool au travail aujourd’hui. Ou pas : Fiona essaye de la convaincre de rester chez elle et ça fonctionne rapidement. Rachel obtient donc la direction d’Everlasting pour la journée où Serena doit passer de quatre à trois prétendants, en parlant du passé avec eux. Cela ne lui plaît que moyennement car elle préférerait parler du futur, mais bon.

C’est finalement assez drôle car ça se fait avec des photos du passé tirées des réseaux sociaux. Il y a tout ce qu’il faut pour créer de la tension, surtout quand la production ramène le passé de Serena et Georges, un ex qu’elle avait tout fait pour oublier. Son ex ? Un mec qui l’a ghosté du jour au lendemain, disparaissant. Et Everlasting se contente de photos de lui ? Hmm… On sait directement vers quoi se dirige l’épisode avec cette scène.

Comme Rachel prend aussi la journée pour aller parler à sa mère, elle confie le rencard Auguste/Serena à Madison. Cette dernière prend rapidement du galon au cours de l’épisode et c’est hilarant. En effet, dès le départ, Madison surprend Chet en train de tenter de craquer le mot de passe de Quinn et réussit ainsi à s’obtenir un jour de congé… et surtout à s’assurer qu’elle peut garder son poste. Comme toujours, elle est prête à faire tout ce qu’il faut pour s’assurer qu’elle n’est pas virée malgré le départ de Zach.

Quinn passe une bonne journée de repos avec massage, jusqu’à ce que Chet débarque et tente de la convaincre de revenir travailler : il a besoin d’elle sur le plateau pour qu’elle fasse une nouvelle crasse qu’il puisse divulguer à Gary pour la faire tomber. Comme il voit bien que c’est mission impossible, il se sert de Madison pour y parvenir. Il lui demande de créer un drama capable de faire revenir Quinn sur le plateau… tout en étant celui qui emmène Quinn à Los Angeles en jet privé.

Quinn l’y emmène sur le chantier de sa future maison, une maison que Chet avait dessiné pour eux deux et qu’elle a redessiné pour qu’elle ne soit plus qu’une villa géante conçue pour une personne. Eh ben, elle a clairement du fric. L’air de rien, Chet recommence aussi à se rapprocher de Quinn, dont il est toujours amoureux… mais c’est trop tard, il a lancé Madison, et elle a trouvé la carte ultime à jouer pour bouleverser toute la saison.

En effet, lorsque Madison entend parler de Georges pendant le rencard Serena/Alexi, elle réagit exactement comme moi : pourquoi se contenter de photos quand on peut foutre la merde dans le programme de manière hyper simple ?

Alexi a lui aussi une ex pour remuer le couteau dans la plaie, et ça touche autant Serena que Jay. C’est à cause de cette ex qu’Alexi s’est mis à se droguer à l’origine, et c’est à son départ qu’il est tombé autant dedans.

Jasper, lui, a un tas d’ex en ligne, mais aucune qui ne vaut la peine d’en parler selon lui, car il n’a jamais été dans une relation aussi intense que celle qu’il a avec Serena.

De son côté, Rachel se confronte à sa mère pour lui demander des excuses de l’avoir privée de son père. Sa mère est toujours aussi destructrice et lui met toute la culpabilité de sa relation sexuelle avec son patient, alors qu’elle était mineure et clairement abusée. Pour une fois, Rachel fait semblant de ne pas se laisser atteindre et rompt définitivement le lien avec sa mère… pour mieux se rendre compte que c’est ça la liberté. C’est assez joli de la voir dans cette intrigue émancipatrice, mais ça se fait si vite que je reste prudent (et un peu sceptique).

Très rapidement, l’épisode en arrive à la cérémonie où Serena doit choisir un de ses précédents pour un rencard plus long – même si on n’a pas vu le passé d’Owen, comme on le connaît déjà en long, en large et en travers. C’est évidemment le moment que choisit Madison pour envoyer Georges parler à Serena… et ça part en vrille, comme prévu.

Georges balance devant tout le monde qu’à aucun moment ils n’étaient fiancés et surtout qu’il ne l’a jamais envisagé. Yep, Serena obtient la rupture qu’elle voulait, des années après et face caméra. Violent. Madison est toute fière d’elle alors que Serena paraît complétement cinglée.

Georges révèle ainsi qu’il a porté plainte contre elle et fait en sorte qu’elle ne puisse plus l’approcher, mais aussi qu’il est désormais fiancé et qu’à l’époque, il ne couchait pas qu’avec Serena. Le vrai problème dans l’affaire, c’est que Serena révèle qu’elle était parfaitement au courant de ses fiançailles : elle sait même avec qui il est désormais.

Si Madison est toute fière de cette rupture en live, tous les autres producteurs, qui rentrent à ce moment-là seulement, lui reprochent d’avoir détruit Serena devant les prétendants. En même temps, ça paraît être tout à fait dans la veine d’Everlasting de faire ce genre de choses, même s’il est vrai que les bachelor(ette)s ont toujours une certaine immunité habituellement.

Sans surprise, Serena enchaîne en faisant sa valise, mais Rachel puis Quinn débarquent pour la rassurer et la convaincre qu’ils vont changer la conversation et la faire apparaître beaucoup moins folle qu’elle ne pense l’avoir été. Et les productrices sont tellement fortes, intelligentes et manipulatrices qu’elles savent exactement comment faire.

Pendant que Quinn rappelle à Madison que détruire l’image de la bachelorette est exactement l’inverse de leur travail – même si pour moi, ça en fait partie vu l’émission ; Madison a fait du bon travail et tout le travail qu’il reste à faire pour rétablir Serena est de la bonne télévision -, Rachel se met en tête de détruire Jasper. Oui, il faut bien faire tomber quelqu’un d’autre pour que Serena paraisse au-dessus des autres.

C’est rapide à faire : Jasper a fait plein de rencard avec des amies et a réussi à détruire pas mal de ses relations. En fait, Rachel fait à Jasper exactement ce qu’elle avait à Britney dans le pilot de la série, et c’est toujours aussi excellent à voir. Il ne suffit que de quelques questions pour manipuler et détruire l’image de Jasper, qui résiste tant bien que mal aux larmes.

De son côté, Jay souhaite une romance complète avec Alexi et organise ainsi un rencard parfait à l’arrière d’un camion, version Everlasting. Oui, sauf qu’Alexi n’est pas homosexuel et ne veut pas d’une romance : pour lui, leur relation n’est qu’une transaction pour avoir de la drogue. Bim, dans ta face Jay. En même temps, il était un peu évident qu’aussi charmeur que soit Alexi, il n’avait pas trop l’envie de faire sa vie avec Jay. Le producteur se venge immédiatement et révèle à Serena qu’Alexi a repris la drogue.

Pour bien comprendre toute la cérémonie d’élimination, il reste à souligner qu’August revient parler à Serena pour la rassurer et surtout pour s’assurer de garder sa place dans l’émission, mais de toute manière la décision de la bachelorette est expéditive : elle vire Alexi, pour le plus grand plaisir de Jay qui propose de le placer en centre pour qu’il soit clean de toute consommation de drogue avant Passport to dance. Eh oui, Jay aussi peut être machiavélique quand il s’y met.

Alexi a beau péter un câble, Quinn n’y voit rien à redire et se rend ensuite dans son bureau où elle révèle à Chet qu’il sait parfaitement que c’est à lui qu’on doit le désastre Madison. Si elle n’avait pas bien compris pourquoi, Chet lui révèle toute la vérité – et aussi qu’il est de nouveau sous son charme et ne veut pas la faire tomber. Ensemble, ils prennent la décision de détruire Gary ; et finalement, tout cet épisode ne parle que de ça : les meilleurs moyens de détruire ses ennemis.

Serena vient remercier August des mots gentils qu’il a eu à son égard… et le ramène dans sa chambre pour coucher avec. Décidément, August a du succès… et ce n’est pas le seul. En effet, Rachel confie à Simon qu’elle se sent enfin libérée de l’emprise de sa mère. Elle le remercie car c’est à lui qu’elle le doit… et elle l’embrasse. Tu parles d’une libération si c’est pour en arriver là. Elle laisse totalement tomber ses principes de chasteté et se rend ensuite dans la chambre d’Alexi pour coucher avec. Et tant pis si des caméras la filment, et tant pis si Jay les voit coucher ensemble.

C’est quand même toujours aussi tordu et je suis pressé de voir le double épisode de la semaine prochaine, car il semblerait qu’il y ait encore beaucoup à faire pour conclure proprement la saison.

> Saison 3

Here and Now – S01E10

Épisode 10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

> Saison 1


Spoilers

10

You need to deal with him before something really bad happen.

C’est déjà/enfin la fin de saison, et peut-être même de série !, pour Here and Now et je ne me sens pas prêt, comme je n’étais pas prêt à la voir de toute manière.

L’épisode repart directement dans le chaos de l’épisode précédent avec un Malcolm qui frappe Ramon pourtant tout content d’avoir sauvé sa nièce du feu. Ou pas. Ashley n’approuve pas du tout les méthodes de son mari, mais elle en veut tout autant à Ramon. Sa fille n’a que le bras cassé mais quand à l’hôpital, sa mère et Kristen prennent la défense de Ramon, elle finit par logiquement péter un câble.

Chez ses parents, Ramon est mort d’inquiétude pour sa nièce et il accepte donc de se rendre avec Duc et son père à l’hôpital. En chemin, il aperçoit son monstre de feu et décide de courir après lui. Greg et Duc le perdent rapidement de vue et Ramon lui-même perd son monstre, mais il est intéressant de noter qu’il est d’abord apparu en tant que quatre lignes verticales de feu.

Comme c’est tout à fait le moment, Duc (incapable de courir avec sa jambe cassée) en profite pour interroger Greg sur sa prostituée asiatique qui rappelle beaucoup trop sa mère à Duc. Les explications entre le père et le fils ne sont pas des plus intéressantes, avec Greg qui révèle qu’il sait que son fils n’est pas du tout aussi puceau qu’il l’affirme car il a une sacré réputation à Vancouver.

Bon, la communication est brisée entre les deux, mais par chance pour Greg, il peut désormais compter sur Audrey. Elle aussi est flippée d’avoir perdu Ramon, mais elle ne peut s’empêcher de culpabiliser de l’avoir « volé ». Par chance, elle reçoit rapidement des nouvelles de son fils par Kristen, qui a reçu un SMS de son frère disant qu’il va bien et demandant également à ne voir personne. Du coup, Kristen préfère se réfugier dans les bras de son copain, Navid, contre l’avis de ses parents (à elle) et de son père (à lui). En même temps, elle n’arrange pas ses affaires en sous-entendant qu’ils n’utilisent pas de préservatifs (ben voui) puisqu’il était puceau (ben voui). Là-dessus, elle (et possiblement sa chlamydia ?) se barre de la maison et Audrey… se sert un verre. Greg, lui, reprend le mot qu’il doit écrire pour le livre de son fils et reçoit un appel d’Isaac.

Farid culpabilise pour le presqu’accident, laissant cette pauvre Layla (sa femme) encore plus dans la merde à ne pas savoir comment le gérer. En flashback, on découvre qu’il a commencé à se scarifier, forcé par sa mère certes, mais pour sauver la vie de son père en s’intégrant religieusement et publiquement. C’est violent tout de même et encore plus quand sa mère se met à le frapper d’elle-même.

C’est là que l’oncle intervient pour sauver la vie de son neveu et rappelle à sa belle-sœur que son mari est mort de toute manière. Amir, l’oncle, décide donc de quitter l’Iran avec son neveu, voyant sa belle-sœur se déchirer la face avec ses ongles parce qu’elle perd son fils après avoir perdu son mari.

Navid surprend alors une conversation entre ses parents. Déjà qu’il est flippé par les larmes de son père, l’entendre parler de sa famille ne le rassure pas ; et c’est pour ça qu’il préfère aller voir Kristen, trop terrifié par son père.

Le problème, c’est que Navid n’a pas spécialement envie de coucher avec Kristen, qui a priori n’attendait que ça. Elle prend assez mal la chose et lui dit qu’il est bien cliché à coucher avec elle puis à demander plus d’espace pour la larguer tranquillement. Oui, j’ai levé les yeux au ciel, je le reconnais.

Ashley interroge sa fille et découvre qu’elle a aussi a senti le feu. Malcolm lui rappelle que leur fille n’a que cinq ans, mais c’est tout de même troublant. On notera que Duc aussi avait eu une hallucination à côté de Ramon.

Malcolm propose à sa femme de devenir père au foyer si elle récupère l’argent de son nouveau poste. Elle hésite… Le tout se fait bien sûr devant la petit et en jouant à un jeu propulsant de la chantilly sur la face de tout le monde. C’est amusant, mais ça n’a aucun sens de parler d’un truc si sérieux devant elle.

Après son altercation avec son père, Duc se réfugie chez Carmen pour pleurer dans ses bras. Il se retrouve au lit avec pour avoir droit à un câlin somme toute maternel (pas comme sa mère biologique, non) mais aussi très énergétique. Elle ressent toute sa douleur et lui permet de s’en libérer, ce qui laisse Duc effondré. Ils partagent ainsi leurs souvenirs douloureux (lui, sa mère biologique ; elle, la mort de son père dans un accident de voiture alors qu’elle avait 11 ans et était dans la voiture). Ils forment un couple mignon et qui ne se précipitent pas, c’est assez rare à la télévision pour être souligné (et apprécié). Bon, reste le problème de Duc qui part en vrille chaque fois qu’il va à Vancouver, mais sinon c’était sympa.

Pendant ce temps, Farid recommence à se scarifier, allez comprendre pourquoi. Il est totalement paumé et c’est sa réaction la plus instinctive possible. Layla entend tout ça, et elle ne sait pas comment réagir. Elle ne l’arrête même pas.

Le lendemain, Ramon qui a repris son boulot pour retrouver le monstre et s’est endormi dessus, reçoit un coup de fil d’Audrey le forçant à dîner avec elle le soir même. Il est aussi contacté par le monstre qui affirme être « 1111 » via un moyen informatique intéressant. Comme le monstre demande à le rencontrer à la montagne, Ramon s’y rend en vélo, normal.

En chemin, il se fait voler son vélo par… Henry, le vrai, le SDF que Kristen soupçonnait d’être son amant. Loin de s’arrêter, Ramon continue donc à pied et s’aperçoit que les animaux réagissent bizarrement en sa présence. Plus il approche de la montagne, plus ils la fuient comme si une catastrophe naturelle allait arriver. Bon, on voit bien qu’on se dirige au moins vers une fin avec cette intrigue… mais c’est bien la seule qui semble atteindre un point d’acmé digne d’une fin de saison/série.

En effet, pour les autres, c’est juste une journée normale, si tant est qu’on puisse encore parler de normalité avec cette série (mais c’est le but, je pense) : c’est le jour de l’interview télévisée d’Audrey, qui est forcée de retrouver son boss pour le coup. C’est bien trop drôle car ils reçoivent un coup de fil sur le travail des enfants et Audrey le crucifie à la télévision, devant Kristen qui regarde tout ça dans son canapé, évidemment. Bon, sans trop de surprise, Audrey pète ensuite un câble et largue à la fois son amant et son job.

C’est aussi le jour d’un nouvel entretien pour Ashley, qui découvre qu’elle est embauchée parce qu’elle est noire et que ça permet de faire bien pour l’image de l’entreprise. Voilà qui est fait. Elle accepte malgré tout de rencontrer l’ensemble du conseil d’administration : des hommes blancs et vieux… Et trois femmes de couleur. Elle ne sent plus du tout ce poste et décide de ne pas le prendre, après un appel auprès de Malcolm, tout même.

Navid et Layla surprennent Farid le t-shirt en sang et Navid demande à son père de prendre soin de lui, d’aller chercher de l’aide, de la vraie aide. Malgré tout, le fils et la femme s’en vont pour la journée… et un peu plus. Navid se rend donc voir Kristen pour dire au revoir à Kristen car ils déménagent à San Francisco chez sa tante.

Voilà, voilà, c’est la fin pour Navid et Kristen, car il veut suivre sa mère et a fait clairement un choix.

Farid, lui, contacte Chuck, l’imam de sa femme, qui prend soin de ses blessures et répond à ses questions. Il est très clairement dans une crise de foi immense et l’imam nous résume bien la philosophie de la série : il croit en Dieu car son existence est prouvée par le fait qu’il est là pour parler avec lui et l’aider.

Duc et Carmen continuent de passer du bon temps ensemble après une longue nuit d’affection qui finit par mener à un baiser entre eux, baiser le plus lent à venir de l’histoire de la télévision, je crois ; et ça passe ensuite directement à une scène de cul.

Greg rend visite à Isaac, qui est donc l’oncle Ike, le schizophrène, qui voulait lui parler. Comme il mâchait ses mots, ce n’est pas si facile de le suivre, mais il affirme grosso modo que Ramon est de nouveau en feu, ce qui attire forcément l’attention de Greg. Même si Ike paraît tout à fait fou, Greg est bien forcé d’y voir une certaine logique improbable entre lui et son fils.

Le réveil indique alors qu’il est 11h09 quand Greg entame un monologue sur le monstre que Ike et Ramon voient tous les deux. À 11h11, Ramon observe la montagne, le Mont Hood, qui entre en éruption, au moment où Duc et Carmen couchaient ensemble, au moment où Ashley parlait avec Malcolm.

L’éruption fait aussitôt la une : Greg flippe en compagnie d’Ike, Audrey et Kristen sont en larmes. L’éruption est assez magnifique à voir et Ramon marche vers elle, parcourant à pied des kilomètres et kilomètres apparemment, suivant le monstre de flammes qui est là et qui projette derrière lui des dizaines d’ombres : les victimes ? Peut-être. Une représentation de l’allégorie de la caverne de Platon, où l’on n’accède donc pas à la réalité que Ramon, lui, regarde ? Fort possiblement. En tout cas, voilà, générique de fin.

11

EN BREF – Euh ? Que dire de bref sur cette série si bavarde et si étrange à appréhender !

Toutes les réponses au mystère principal (mais qu’est-ce qui arrive ? et qu’est-ce qui arrive à Ramon ?) de la série sont cryptiques mais enfin fournies : Ramon a une sorte de don de prescience, une connexion à une entité qui lui permet de prédire une catastrophe naturelle, tel un animal, sans même le savoir. À l’inverse d’un animal, son instinct lui propose cependant d’aller vers la source du problème. Les tremblements de terre, les flammes, les gens masqués et recouverts de cendres… Autant de signes de l’éruption qui parcourent la saison et prennent désormais tout leur sens.

Il faudra, en cas de fin de série, se contenter des explications que l’on a eu sur les esprits poreux pour comprendre l’intrigue de Farid et pourquoi Duc ou la nièce de Ramon ont eux aussi eu des visions. Je ne m’attendais pas à obtenir toutes les réponses de toute manière… La fin m’a malgré tout pris par surprise : elle a paru arriver trop tôt, plus tôt que je ne pensais. On n’en saura jamais plus d’Henry, cette éruption sort de nulle part ; on n’a plus aucune nouvelle d’Ashley, Malcolm, Duc et Carmen, clairement affectés par l’éruption d’une manière ou d’une autre. Qu’importe, ce n’était pas là l’essentiel de la série… Je crois ?

C’est pour le moins chaotique… mais ça fait une bonne fin malgré tout. Cela ne va pas m’empêcher d’espérer une saison 2, car j’adore le casting et qu’il y a bien plus à en dire ! Je n’ai pas fini d’en parler, je crois, ni d’y penser, ni de m’y référer pour tout ce qui sera métaphysico-bizarre à partir d’aujourd’hui !

11-3

> Saison 1

Fear the Walking Dead (S04)

Synopsis : La saison 3 s’est terminée de manière explosive après avoir été pleine de rebondissements avec l’introduction de Troy et de toute sa famille, finalement tous morts aujourd’hui – ou laissé pour mort, j’ai encore un espoir insensé pour Troy. Travis aussi n’est plus de ce monde et la saison s’est achevée sur Nick choisissant de se sacrifier pour laisser partir en sécurité Alicia, Madison et Victor. Malheureusement, la sécurité est relative dans l’univers de la franchise zombie et leur bateau s’est trouvé bien incapable de résister à l’explosion du barrage. Le cliffhanger nous laissait sur le réveil de Madison, seule sur le sable (les yeux dans l’eau), et gardait le suspense sur la survie du reste du casting.

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Pour commencer, je suis bien content de voir la série revenir si tôt et j’ai envie de me jeter sur cet épisode depuis ce matin. Toutefois, il faut bien en passer par la nécessaire introduction de cette saison et je dirais que je suis aussi impatient que craintif de voir ce que ça va donner. C’est bien simple : la série s’est améliorée chaque année depuis ses débuts et j’ai peur que ça ne continue pas.

En plus, il a été largement annoncé que cet épisode permettait un crossover avec The Walking Dead, puisque le personnage de Morgan intègre le spin-off. Je suis hyper mitigé à cette annonce : déjà, l’évolution du personnage de Morgan ne m’a pas plu du tout dans la série-mère, ensuite, ça nous ajoute un personnage increvable dans une série reposant normalement sur le suspense de la survie de ces personnages.

Ajoutons à ça que j’ai lu hier qu’ils comptaient faire de Morgan un personnage principal reprenant une grosse partie de la narration de la série et je suis hyper crispé sur le résultat. Ça passe ou ça casse, mais à vue de nez, je dirais plutôt que ça va casser. J’avais déjà du mal avec la manière dont Madison était sans cesse remise au centre de tout, ce n’est pas en centrant sur Morgan que ça va améliorer les choses.

Le but inavoué est de faire remonter les audiences, et le casting de Maggie Grace (LOST) va également dans ce sens, mais si c’est au détriment de la qualité, ça ne vaut peut-être pas le coup. Oh lala, je suis tellement inquiet que j’aurais dû en faire un 500 mots de cette semaine. Je critique, je critique, mais je n’ai encore rien vu, et on sait que de toute manière, je suis juste là pour revoir Alicia (et un peu Nick), alors trêve de bavardage !

Ci-dessous, un avis rapide et sans spoiler. Cliquez sur les titres d’épisodes pour la critique complète.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S04E01 – What’s Your Story? – 08/20
Aïe. Franchement, ça me fait mal de mettre une telle note pour le retour d’une série que j’attendais depuis septembre. L’épisode pourrait valoir un 13 ou 14 s’il ne s’agissait pas d’une reprise de saison ou s’il s’agissait du pilot d’un troisième spin-off de The Walking Dead, mais franchement, il fallait retranscrire la déception de ce crossover. FTWD prend de toute évidence le choix du saut temporel pour l’instant et ignore totalement son cliffhanger de fin de saison 3. Au-delà de ça, c’est un épisode super lent, avec des guests qui n’ont rien à faire là et des scènes qui n’ont aucune crédibilité. Finalement, un huit est peut-être encore trop gentil. Vite, soyons la semaine prochaine pour oublier ce très mauvais épisode qui ne vise qu’à raccrocher de nouveaux fans de Walking Dead.
S04E02 – Another Day in the Diamond – 15/20
C’était long et prévisible dans les grandes lignes, mais je surnote légèrement pour rattraper la catastrophe de la semaine passée et parce que ça faisait du bien d’enfin retrouver le casting. J’ai tout de même l’impression que le rythme est désormais plus lent qu’avant, et c’est dommage. Autrement, c’était un épisode qui soulevait pas mal de questions en faisant mine de répondre à d’autres. Sympa, ça se regarde, mais on a vu mieux.
S04E03 – Good Out Here – 17/20
Alors, c’est compliqué de ne pas spoiler, mais je dirais que l’épisode était assez décevant pour sa longueur, mais qu’il se rattrape en me prenant par surprise en cours de route. Très franchement, ça va être dur de ne pas détester cette saison : je fais tout ce que je peux pour l’aimer et elle fait tout ce qu’elle peut pour que je ne l’aime pas. C’est un épisode dont je me souviendrais.
S04E04 – Buried – 17/20
Bon, je ne vais pas mentir, j’ai vraiment essayé de détester cet épisode à la hauteur de la manière dont j’ai détesté les rebondissements de ces trois premiers épisodes qui m’ont mené de déception en déception pour le long terme. Si tout cet épisode est un long blabla, je l’ai néanmoins trouvé progressivement bien construit et bien mené, et ça m’a mené à quelques frissons et une envie de voir la suite. Bref, c’était un épisode de transition, mais un épisode de transition vraiment réussi, et j’ai donc aimé malgré la fin de l’épisode précédent, passant de l’énervement à l’acceptation… Comme quoi !
S04E05 – Laura – 15/20
J’ai l’impression de surnoter cet épisode qui était long et n’apportait pas grand-chose de plus, si ce n’est un approfondissement des nouveaux personnages, mais dans le fond, j’ai regardé avec intention. Plus la saison avance, plus j’ai l’impression d’être devant la série-mère. Ici, l’épisode gagne du temps sur son intrigue générale et s’attardant sur des points de détails qui n’échappent pas à quelques incohérences. Et en même temps, je finis par m’attacher à ces nouveaux personnages – et ça valait mieux, parce que cette saison renouvelle assez clairement le casting.
S04E06 – Just in Case – 15/20
Les nouveaux jeux de temporalité me plaisaient beaucoup il y a deux semaines, mais ça ne marche plus tellement cette fois où cet épisode prend une fois de plus beaucoup de temps à retarder ce que l’on attendait. Heureusement, cet épisode propose aussi de nouvelles perspectives qui me donnent espoir pour la suite de la série : la lente agonie de ce début de saison semble faire de Fear ce qu’était TWD à ses débuts. Tout n’est pas perdu.
S04E07 – The Wrong Side of Where You Are Now – 19/20
Il faut bien que j’arrête d’être mauvaise foi avec cette saison. Malgré un début douloureux, je reconnais que la qualité narrative est remontée d’un cran depuis un ou deux épisodes, et celui-ci n’a pas fait les choses à moitié : il avait tout d’une fin de mi-saison alors qu’elle n’est que la semaine prochaine. Décidément, aujourd’hui, c’était journée sensations fortes en série. Avec ces 42 minutes, je retrouve tout ce que j’aimais dans Fear par rapport à la série-mère et, à quelques petits détails incohérents nécessaires ou faux-suspens près, cet épisode n’est pas loin de la perfection.
S04E08 – No One’s Gone – 20/20
Je suis généreux avec cette note, mais c’est la mi-saison et cette saison est partie de tellement loin avec des épisodes ne m’ayant pas plu du tout qu’il faut bien que j’en remonte la moyenne pour mon classement de fin d’année ! Depuis quelques épisodes, j’ai en effet retrouvé ce que j’aimais dans Fear, à savoir une ambiance différente de la série-mère, avec un peu moins de longueurs, et des personnages auxquels j’accroche car ils ne sont pas le cliché de leur équivalent comics, mais plutôt des clichés télévisuels. Les performances d’acteurs sont dingues, l’intrigue générale bien foutue, les pièces du puzzle des sept derniers épisodes s’emboîtent, tout est là pour faire de cet épisode une réussite.
S04E09 – People Like Us – 15/20
Cette reprise ne mérite peut-être pas une aussi bonne note tant l’épisode était long et lent et interminable, mais le plaisir de retrouver tous les personnages est là, et c’est déjà beaucoup par rapport au premier épisode de la saison. Et puis, cet épisode met très bien en place l’intrigue fil rouge de la deuxième partie de saison, et franchement, ça s’annonce bien plus épique que ce qu’on a pu voir jusqu’ici dans les deux séries, alors je veux bien être généreux.
S04E10 – Open Your Eyes – 13/20
Non, mais c’est frustrant, j’avais beaucoup d’espoir sur cette mi-saison, et elle reprend tous les défauts de la saison 4 de The Walking Dead. Ce n’est pas faute de me servir mon personnage préféré à toutes les sauces dans cet épisode, mais l’ennui l’emporte finalement, c’est hyper frustrant !
S04E11 – The Code – 14/20
Pour une fois, cet avis sera avec spoilers dès ces quelques lignes, mais franchement, cette saison 4 se perd en route, j’ai l’impression. Trop de pistes exploitées en parallèle, ce n’est pas toujours une bonne idée. Ainsi, pour cet épisode, il y avait trop de nouveaux personnages, pas assez de tempête, pas assez de Fear. Et c’est une constante de la saison…
S04E12 – Weak – 16/20
On repart enfin sur une intrigue un brin plus générale, ce qui réussit déjà à la série du côté du rythme, même si une fois de plus, je regrette que le casting ne soit pas au complet. Au moins, cette fois, j’ai tenu tout l’épisode sans pousser de gros soupirs, parce que le suspense est revenu et parce que l’intrigue… ben… m’intrigue.
S04E13 – Blackjack – 14/20
S’il y a de très bons moments dans cet épisode réunissant plusieurs pièces du puzzle ensemble, il y a aussi des moments tellement gros qu’on se demande si les scénaristes n’ont pas trop abusé de la bière à la rédaction du scénario. Bref, j’adore une partie des personnages, j’adore certains moments (très bons cliffhangers), mais ça n’empêche pas que je m’endors devant une bonne moitié d’épisode et que je suis mort de rire devant la médiocrité d’un autre quart. Cela ne laisse pas grand-chose à la série finalement, mais je suis attaché malgré tout.
S04E14 – MM 54 – 17/20
Enfin ! Enfin un épisode où je n’ai pas trouvé que l’intrigue n’avançait pas et où je ne me suis pas ennuyé une seconde. Au contraire, même, j’ai trouvé qu’on avait un bon rythme tout le long, qu’on obtenait quelques réponses et l’action que j’attends d’un épisode d’une franchise autour de zombies. Les choses bougent et ça fait du bien, et comme j’adore toujours une partie des personnages, j’étais dedans.
S04E15 – I Lose People… – 20/20
D’un extrême à l’autre dans ma notation, je sais, mais cette saison finit par me prouver qu’elle a réussi ce qu’elle voulait : me faire m’intéresser à tous ses personnages, même les nouveaux, même la cinglée qui leur sert de méchante. Il y avait tout dans cet épisode, et surtout mon propre stress : on arrive en fin de saison et on sait qu’ils n’ont aucune timidité à tuer les personnages, alors bon, je ne sais pas, j’ai retrouvé la crainte d’en voir certains y passer.
S04E16 – …I Lose Myself – 16/20
J’espérais que ça finisse sur un grand épisode comme celui de la semaine dernière, mais finalement, malgré un très bon suspens et de bons rebondissements, cette fin de saison n’a pas réussi à prendre autant que je l’espérais sur moi. Après une telle saison, il était dur de conclure de manière purement satisfaisante, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils ont réussi à mener jusqu’au bout leur saison. La fin est assez naturelle et laisse l’espoir que la série parviendra à rester au-dessus sur la médiocrité ambiante de la franchise. On verra bien.

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