Fear the Walking Dead – S04E01

Épisode 1 – What’s Your Story? – 08/20
Aïe. Franchement, ça me fait mal de mettre une telle note pour le retour d’une série que j’attendais depuis septembre. L’épisode pourrait valoir un 13 ou 14 s’il ne s’agissait pas d’une reprise de saison ou s’il s’agissait du pilot d’un troisième spin-off de The Walking Dead, mais franchement, il fallait retranscrire la déception de ce crossover. FTWD prend de toute évidence le choix du saut temporel pour l’instant et ignore totalement son cliffhanger de fin de saison 3. Au-delà de ça, c’est un épisode super lent, avec des guests qui n’ont rien à faire là et des scènes qui n’ont aucune crédibilité. Finalement, un huit est peut-être encore trop gentil. Vite, soyons la semaine prochaine pour oublier ce très mauvais épisode qui ne vise qu’à raccrocher de nouveaux fans de Walking Dead.

Saison 4


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New people, I like new people.

La saison reprend dans le noir, génial, il fallait qu’ils fassent ça alors que le soleil est enfin là et fait des énormes reflets sur mon écran. Volet fermé, je reprends le visionnage de cette longue scène d’introduction avec un personnage qui se lit un livre au milieu d’une forêt et entend du bruit. Il est seul depuis un an, n’a pas parlé depuis autant de temps (parce que c’est bien connu que quand tu vis seul pendant un an, tu ne parles pas du tout tout seul, ou tu ne chantes pas pour passer le temps, ni rien du tout… déjà que je tiens pas une journée sans pousser un juron quelconque !).

Bref, le personnage parle seul pendant pas loin de cinq minutes et finit par rencontrer Morgan, déjà équipé de son bâton. Il y avait pourtant moyen de nous faire une vrai histoire sur son passé et la manière dont tout a commencé pour lui après la visite de Rick en saison 1 de The Walking Dead.

Pour ne rien arranger, la série s’offre un nouveau générique et franchement, j’ai su que c’était mal barré dès ce moment-là. Malheureusement, la série prend le parti d’un vrai crossover contrairement à quelques-unes de mes théories suite à son annonce en octobre dernier : nous retrouvons Morgan là où nous venons de le laisser à la fin de la saison 8 de The Walking Dead, donc bonjour le spoil pour ceux qui ne sont pas à jour.

Il reçoit la visite de Jesus (c’est le nom d’un personnage), son nouveau meilleur ami d’un épisode l’ayant convaincu d’arrêter de tuer les gens et voulant le voir revenir à la Colline. Ensuite, c’est autour de Carol de lui proposer de revenir au Royaume, puis à Rick qui veut le voir revenir à Alexandria (enfin j’imagine qu’il s’est fixé à Alexandria). Non mais franchement !

Je suis dégoûté pour le moment. Je n’y mets pas beaucoup de volonté, je sais, mais ce crossover est un grand n’importe quoi : je suis là pour voir Fear the Walking Dead, pas des scènes qui n’auraient même pas été intéressantes dans The Walking Dead. J’ai l’impression de voir des scènes coupées de mauvaise qualité proposées sur un DVD plus qu’un épisode de la série que je suis censé être en train de regarder. Et puis, ce crossover avait tellement de possibilités intéresssantes en explorant le passé du personnage. Pourquoi reprendre sur la chronologie de la saison 8 quand Fear se situe majoritairement AVANT la saison 1 de la série-mère ?

Je crois que je n’ai pas fini de me plaindre. Morgan reprend donc la route pour arrêter ce défilé insupportable de personnages de The Walking Dead et il s’arrête à un carrefour qui ressemble à celui où il avait pété un câble en saison 7 après la mort du grand-frère d’Henry (je suis encore traumatisé par cette scène qui montait en tension pour le voir donner un coup de pied à une poubelle). Les scénaristes jouent à merveille de mon traumatisme avec ensuite une montée en tension consistant à voir Morgan… courir pour échapper à on ne sait quoi.

L’ennui est profond, mais genre abyssal, alors que Morgan se met en quête d’une voiture et évite les groupes qu’il croise sur son chemin. Inutile de dire qu’à ce stade, je suis passé en speedwatching parce qu’il ne faut pas déconner. Je sais que je suis en boucle, mais quel gâchis de se concentrer sur Morgan – et de se concentrer sur le présent plutôt que le passé. Et surtout, pourquoi proposer un présent où il ne se passe rien ?!

Oh, Morgan croise bien un homme mordu à la jambe qu’il essaye d’aider, mais celui-ci refuse son aide. La nuit suivante, il tombe sur John Dorie, l’homme qui parlait tout seul en début d’épisode (vu dans Les 4400 et dans The Gifted). Voilà pour le quart d’heure le plus long de ma vie (enfin, non, mais pas loin). Contre toute attente, les deux hommes finissent par sympathiser et John révèle qu’il est à la recherche d’une femme portant le même pistolet que lui.

Si Morgan feint d’accepter passer la nuit à ses côtés, il reprend ensuite la route sans réveiller l’homme pour s’assurer d’être tranquille. Quand il trouve une tente montée avec de la lumière, il décide de s’installer là et se fait assommer. Non mais évidemment Morgan que cette tente n’est pas vide ! D’où une tente avec de la lumière serait-elle laissée à l’abandon ?

RIDICULE.

Il est donc pris en otage par deux hommes et John débarque pour le sauver alors que Morgan disait ne connaître personne. Là-dessus, un troisième homme débarque pour s’en prendre à John qui se fait également prendre en otage. Par chance, ils sont sauvés par Althea (Maggie Grace), une nana avec un camion blindé du SWAT qui les récupère bien vite pour mieux leur annoncer que maintenant, ils lui sont redevables. Attention, on passe au fou rire du siècle : Althea révèle alors qu’elle ne veut pas les tuer, mais qu’elle est journaliste et fait un reportage sur les survivants qu’elle croise. Non mais vraiment…

C’est une parodie ? Faites-nous un nouveau spin-off qui se casse la gueule si c’est pour faire ça ! C’est d’un frustrant de reprendre le même titre pour écrire une toute nouvelle série, et moins bonne en plus. Bon, Morgan refuse de parler et reprend sa route, mais John le suit pour lui offrir des chaussettes (oui, nous en sommes là quand même).

Sans trop de surprise, les hommes qui les ont kidnappés la veille débarquent pour se venger d’Al et Morgan et John sont pris dans une suite d’événements qui les dépasse, avec une jolie fusillade. Un des agresseurs se fait mordre par un serpent alors que John libère une horde de zombies pour… ben on ne sait pas trop en fait ? Divertir les agresseurs ? OK, c’est bien, mais tu libères des zombies qui peuvent te tuer aussi quoi.

Bon allez, je peux déjà dire que j’aime bien Al et sa ruse de balancer les clés de son camion, c’était sympa (surtout que ce ne sont pas les clés du camion, ce que j’ai vu venir à des kilomètres) ; John est un bon boulet mais il pourra servir à la série (et puis j’imagine que son pistolet le lie à Madison) et Morgan, il se fait tirer dessus. J’aime bien quand les personnages auxquels je n’accroche plus se font tirer dessus, c’est toujours bien.

De manière super crédible, Morgan se retrouve ensuite à réussir à battre un des ravisseurs qui tombe presque parmi des zombies. Pris de pitié, il décide de le sauver… pour mieux se faire réattaquer par ce même ravisseur qui le fait tomber dans une maisonnette de l’armée remplie de zombies. Coup de bol, l’un d’eux a une grenade et Morgan réussit à s’en tirer sans la moindre morsure là où son ravisseur est évidemment bouffé + explosé par la grenade. Non mais oui, c’est logique de survivre comme ça.

Ne vous inquiétez pas, ce n’est que le début : Al finit par réussir à retrouver son camion avec les bonnes clés et utilise les mitraillettes automatiques du SWAT pour buter la horde de zombies parmi lesquelles John et Morgan qui se jettent à terre.

Alors OK pour les mitraillettes automatiques qui font du mal aux zombies, je veux bien. Cela dit, ça n’a AUCUN SENS de nous faire croire que les balles sont allées se loger directement dans les cranes des zombies ! Et aux dernières nouvelles, c’est la manière dont on les tue, quoi.

Bon, ce nouveau trio est tout sympa et Morgan accepte alors de parler avec Al, qui le filme quand il raconte son histoire sur la Virginie. Et puis… il reprend la route dans son coin, à pied, malgré sa blessure par balle à la jambe donc.

Il finit par trouver une voiture sur le bord de la route, puis son occupant, un zombie au loin bien sûr. Avec sa blessure, il a à peu près la vitesse de deux zombies qui le prennent alors en chasse. Alors qu’il est sur le point de mourir (oui, parce qu’il a réussi à tomber et paumer son bâton au passage), John le sauve et accepte de l’aider à rattraper le zombie de l’homme à la jambe blessée qui a refusé son aide.

John cherche donc une Laura, et c’est le début de la quête pour ce trio, qui récolte aussi des drapeaux « 51 » sur sa route.

Bien sûr, ni Morgan, ni John n’aiment tuer les gens et ils ne le révèlent à Al que lorsqu’ils aperçoivent une femme au bord de la route. Alicia ou Madison ? La série garde le suspense un moment avant de nous révéler qu’il s’agit bien sûr d’Alicia.

Loin d’être blessée comme elle le fait croire, elle s’en prend à Al en la menaçant de son flingue. Il n’en faut pas plus pour que Victor, Ophelia et Nick sortent à leur tour de nulle part pour stopper John et Morgan. Et alors qu’on en arrive enfin à une scène digne d’intérêt et surtout de Fear the Walking Dead… eh bien, c’est la fin de l’épisode, évidemment. Cette déception, ça va être dur à digérer !

The Walking Dead – S08E16

Épisode 16 – Wrath – 14/20
Gros soupir. Je ne sais même plus quoi dire : l’épisode mériterait 8 ou 9 pour la cohérence globale et pour l’ensemble de la saison qu’il ruine en un claquement de doigts, l’ensemble des avancées faites étant balayées sans raison. Toutefois, il mérite presque un 16 pour sa fin et pour les ouvertures apportées concernant la future saison 9. C’est bien sans l’être tout à fait, mauvais sans l’être tout du long, il y avait de bonnes choses et de moins bonnes ; je ne sais vraiment plus quoi en penser à force. Le plus frustrant est définitivement l’envie de voir la saison suivante alors qu’ils ont prouvé à maintes reprises qu’il n’arrivait plus à proposer quelque chose de cohérent ; surtout par rapport aux comics.

> Saison 8


Spoilers

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We are cleaning the house today, Rick.

Fin de saison, ENFIN ! Toute la semaine, les producteurs ont vendu leur soirée comme comme un crossover avec Fear qui marquerait les esprits et donnerait l’impression de voir la fin de la série. C’est un pari risqué qui donnerait envie, avant même de commencer l’épisode, de ne pas regarder la suite. Je ne regarde cet épisode que pour arriver plus vite sur le spin-off, mais faisons les choses dans l’ordre… contrairement à cet épisode.

Oui, cet épisode part volontairement dans tous les sens comme toujours avec cette série. Pêle-mêle, l’intro nous montre Rick se souvenant son passé avec Carl, des zombies poursuivant les (anciens ?) prisonniers de la Colline et Rick interrogeant Siddiq sur la mort de Carl au-dessus du berceau de Judith (pour une fois qu’elle sert à quelque chose). La scène est sympathique et lance un épisode qui, pour une fois, ne dure pas plus d’une heure même si c’est une fin de saison. La conclusion est toujours la même : les gens meurent, leurs idées et les souvenirs d’eux restent.

On enchaîne ensuite sur la préparation du combat du jour : Carol est motivée à tous les buter, Ezekiel est pessimiste malgré ce que qu’il dit, Rick et Maggie s’accordent à faire confiance à Gregory (ils ne devraient pas) et Morgan pète un câble de plus. Je ne supporte plus ce personnage… et ça me gave d’avance de savoir qu’il est le cœur de ce crossover.

Morgan est à deux doigts de tuer Henry sur un malentendu et il est révélé que les prisonniers de la Colline étaient juste en train d’éloigner les zombies pour pouvoir s’en aller en guerre tranquillement. Nos héros prennent donc une énième fois le chemin menant aux Saviors pour en finir une fois de plus avec. La tension pourrait être là, mais ça fait trois saisons qu’ils font ça tous les quatre ou cinq épisodes, donc bon.

Du côté des Saviors, Dwightest donc un prisonnier de Negan, mais il a le droit d’être habillé juste parce que ce serait compliqué à gérer dans une scène avec 150 figurants. Parmi ceux-ci, on retrouve Eugène & Gabriel qui ont fini par créer assez de balles pour que Negan en gaspillent quatre sur un tas de paille, histoire de tester tout ça.

Negan met en place son faux blocus avec des vrais gens qui se font massacrés par Rick et compagnie (ça nous donne le droit à une scène supplémentaire de Morgan qui hallucine, mais franchement tuez-le). Oh, bien évidemment, cela est accompagné d’une confession de Negan auprès de Gabriel, notre méchant expliquant tout son plan à notre presque-aveugle. Rick est dans la merde, mais on le sait déjà, Gabriel tente de s’enfuir, manque de mourir, mais c’est sans suspense (ou s’il y en a, je n’en ai rien à faire).

On nous révèle toutefois qu’une masse de zombies est à l’approche, la Colline est attaquée par un groupe de Saviors alors que Rick, Michonne, Maggie, Ezekiel, Morgan, Carol, Rosita et tout un tas d’autres tombent dans l’embuscade de Negan. Oh, ne vous attendez pas à trop d’action, on commence par un tas de bavardages de Negan puis un décompte vers le massacre de Rick. Sans la moindre logique, ce sont finalement les Saviors qui se font avoir : ils tirent tous avec leur nouveau flingue qui leur explose dans les mains. Oh oh, c’est con. Eugene semble tout aussi surpris que les autres, ce qui rend sa tête de débile niais encore plus drôle que d’habitude !

Comme les Saviors s’en prennent à lui, Rosita accepte de le sauver, alors que Negan passe un sale moment : non seulement il a la main ensanglantée, mais en plus Dwight et Gabriel s’en prennent à lui, sans oublier que tout le groupe de Rick est là pour le tuer. Et pour tuer tout le monde… Sauf que tout le monde se rend, ce qui permet à Jesus d’apprendre à Morgan comment ne pas tuer les gens.

À la Colline, nos héros évacuent tant bien que mal en laissant Gregory derrière. Tara décide de rester également en arrière pour ralentir les Saviors qui peuvent entendre Judith pleurer. OK. Elle est aidée par nos prisonniers sympathiques, mais également par Aaron et le groupe des femmes qui débarquent au bon moment armé de cocktails Molotov.

Même s’il a clairement perdu, Negan n’a pas encore jeté les armes, ou plutôt Lucille. Il se planque derrière un arbre avec des vitraux (allez savoir pourquoi) que l’on a vu plusieurs fois déjà dans les flashforwards/rêves sur Rick, blessé, adossé à lui. Un combat s’engage contre Rick à court de munitions, et bien sûr, Negan a le dessus parce que lui est armé.

Rick parvient à convaincre Negan qu’ils n’ont pas besoin de se battre et pourraient respecter les dernières volontés de Carl, ce qui est évidemment un bon plan pour… égorger Negan. Est-ce qu’il meurt pour autant ? NON.

Rick demande à Siddiq de le sauver, et qu’importe si Maggie s’effondre de ne pas avoir sa revanche de Glenn (tué par choix pour ne pas tuer Rick car Negan ne voulait pas tuer un père devant son enfant). Oui, absolument sans raison et sans vrai travail scénaristique, Rick change complétement d’avis par rapport aux deux épisodes précédents. Cela permet un joli rebondissement où tout le monde décide de collaborer et vivre en paix, comme dans le rêve de Carl qui n’en était peut-être pas un finalement.

Loin d’être un final sanglant, c’est donc un final qui se fait sans la moindre mort et où tout le monde décide de faire la paix et d’oublier les revanches passées. Cela n’a aucun sens. Autant individuellement tout au long de la saison, ça aurait pu passer (et ça passait), mais alors tous ensemble en même temps parce que Rick qui vient d’égorger Negan sans pour autant le tuer le demande, où est la logique ?

Nulle part, tout à fait, bienvenue dans le monde merveilleux de The Walking Dead où avec une demi-saison pour introduire l’idée, ils ne font rien et choisissent que cinq minutes du final pour le faire. Et le pire, c’est qu’on veut nous faire croire que ça fonctionne sans mal. Bon, après, je peux comprendre pourquoi ils veulent garder Jeffrey Dean Morgan dans la série quoi.

Daryl prend à part Dwight, probablement pour se venger et le tuer. Diwght fond en larmes et s’excuse, mais Daryl se montre lui aussi plein de merci : il offre l’exil à Dwight, tout simplement, pour qu’il retrouve enfin sa femme, une intrigue que j’avais totalement zappé.

À la décharge, Jadis reçoit la visite de Gabriel qui a décidé de vivre sa vie de son côté. Il promet à Jadis une vie meilleure auprès de Rick si elle accepte de s’y rendre, et parce que tout dans la vie est à propos des gens en vie. On découvre ainsi que Jadis s’appelle en fait Anne et qu’elle est prête à vivre en communauté, quand Morgan ne l’est pas.

À la Colline, la vie reprend son cours, et Carol est même surprise en train de sourire. Bien sûr, Maggie a encore une dent contre Negan, mais celle-ci s’étend désormais à Rick et Michonne. Avec l’aide de Jesus et Daryl (!), elle commence déjà à comploter contre eux, parce que la vengeance est un plat qui se mange froid. OK, bien sûr Maggie, tu n’es pas du tout en train de péter un câble là.

Rick et Michonne ? Ils ne se doutent de rien et décident de mettre Negan en prison. C’est une idée comme une autre.

Cette fin d’épisode n’en finit plus : on retrouve ensuite Gabriel dans les cendres de l’Église d’Alexandria où il remercie le Seigneur de lui avoir rendu la vue en le rendant aveugle, grosso modo. C’était prévisible comme évolution, mais j’aurais préféré le voir mourir.

Enfin, Rick écrit une lettre à son fils pour le remercier du lui avoir fait voir un nouveau monde meilleur, qui correspond à celui d’avant. Fin.

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EN BREF – Ca y est ! Cette saison tourne enfin le chapitre (ou plutôt le roman !) Negan/Saviors. S’il était temps d’y arriver et que ça s’est fait au détriment de Carl, c’est malgré tout et après trois saisons complètes bâclé en cinq minutes de l’épisode final. Toute la saison était un long (et surtout lent) mouvement pour arriver à une décision finale qui va à l’encontre de tout ce qui a été fait dans la construction des personnages pendant les trois dernières saisons. Et on est censé gober ça et accepter le retournement de veste précipité de Rick qui en un épisode passe d’une alliance avec Maggie pour tuer Negan à un pardon improbable. Difficile de ne pas être d’accord avec Maggie qui veut prendre sa revanche, même si elle est immédiatement présentée comme la nouvelle méchante en puissance.

Comme il y a également une grosse horde de zombies en approche, j’ai espoir que la prochaine saison saura se rappeler qu’il y a aussi une menace zombie à la base de la série. Certes, le titre de la série peut s’interpréter aussi bien en référence aux zombies qu’à l’humanité encore en vie et en marche (lol) dans un exil forcé, mais à un moment, il faut savoir se rappeler ce qui fait l’intérêt de la série à l’origine ; et ce n’est pas cette géopolitique douteuse.

Après trois saisons à se tourner autour pour mieux se taper dessus à chaque fois, les différents groupes décident donc de s’associer sans la moindre logique pour expliquer le passage de la haine à l’alliance (les Saviors devraient surtout continuer d’en vouloir à Eugène, en fait, surtout qu’il confirme à Rosita que c’était volontaire de bousiller les flingues), le tout quasiment sans perte.

La saison 9 promet donc un renouvellement maintenant que l’intrigue Negan est terminée, que Maggie commence à virer du mauvais (ou du bon) côté et qu’une horde de zombies approche. C’est suffisant pour piquer ma curiosité malgré tout le mal que je pense de la série, alors rendez-vous dans cinq mois !

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> Saison 8

Vus cette semaine #15

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. Une fois de plus, mes concours ont fait tombé à l’eau un planning séries qui devrait être bien plus chargé que ça, et il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent sur le blog.

Lundi

The Last Man on Earth – S04E13 – Release the Hounds – 17/20
Un excellent épisode qui fait avancer bien trop vite les choses, mais offre de nouvelles perspectives amusantes pour le reste de la saison. Je suis vraiment curieux de voir la suite après les décisions scénaristiques ambitieuses de ces 20 minutes. Ambitieuses et inattendues : la série continue de surprendre à chaque épisode.
The Last Man on Earth – S04E14 – Special Delivery – 18/20
On poursuit sur la même lancée cette saison avec un nouvel épisode qui avance bien trop vite mais le fait bien, avec un cliffhanger qui remet sérieusement en cause énormément de choses. Et c’est tant mieux. Comme l’an dernier, tout se passe beaucoup trop bien dans cette saison qui pond des idées intéressantes à chaque épisode, recommence à me faire rire quand je ne m’y attends pas malgré quelques personnages insupportables et, tout simplement, me donne l’impression de ne jamais savoir à quoi m’attendre quand je fais play.
Here and Now – S01E09 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.
The Walking Dead – S08E15 – Worth – 14/20
Pour changer, il ne se passe rien pendant 48 minutes sur 51, mais les trois minutes restantes sont assez cool pour donner envie de revenir la semaine prochaine pour l’épisode final. Il y a une ou deux scènes qui valaient leur pesant de cacahuète, offrant au moins de quoi rire au milieu d’une intrigue hyper prévisible. Et puis, l’air de rien, on a suffisamment avancé pour en revenir au même point qu’avant les fins de saisons 6 et 7. Chapeau bas.

Mardi

Unreal – S03E07 – Projection – 17/20
Si tous les épisodes de cette saison sont bons, la série commence à tourner en rond je crois car je n’arrive plus à retrouver l’adrénaline des débuts. Tout est toujours aussi brillant qu’avant, mais ça ne parvient plus forcément à monter en tension et les enjeux sont finalement assez similaires d’une saison à l’autre, malgré des fils rouges passionnants. Bref, c’est excellent, mais pour perdurer, il faudrait que la série parvienne à se renouveler et, peut-être, à changer d’émission. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer de se renouveler avec de nouvelles configurations pour chaque saison, mais dans l’ensemble, on a de plus en plus fait le tour. Est-ce que cela me prive de l’envie de revenir ? Certainement pas, car c’est top. C’est juste que c’est un peu frustrant car il manque une toute petite étincelle à laquelle j’étais habitué jusqu’ici !
The Crossing – S01E01 – Pilot – 16/20
Malgré un casting tout juste passable dans l’ensemble, la série a beaucoup d’éléments qui me plaisent énormément : ce n’est pas nouveau, je suis fan de science-fiction et de ce genre d’histoires. Si ce n’est pas la série de l’année, elle est pour le moment suffisamment engageante pour me donner envie d’en savoir plus. Je ne la vois pas devenir mon obsession des prochains mois, surtout que ce pilot avait des aspects extrêmement prévisibles qui m’ont fait lever les yeux au ciel, mais elle est juste assez cool pour que je me plonge dedans, sans mauvais jeu de mots. J’espère juste qu’elle s’améliorera avec le temps, plutôt que de devenir une déception digne de The Mist.
The Crossing – S01E02 – A Shadow Out of Time – 16/20
Eh bien, ce deuxième épisode est dans la lignée du premier. On ne perd pas trop de temps dans la mise en place de l’intrigue qui propose de bonnes situations. Sans être révolutionnaire, la série propose un bon divertissement. Je pourrais y mettre une moins bonne note si je n’étais pas si accroché à la science-fiction mais voilà, c’est un de mes points faibles et la série joue à merveille dessus. Cette histoire est prenante aussi parce que j’ai l’impression de l’avoir vue 50 fois avant puisqu’elle est une énième variation de network sur un schéma qui fonctionne. Finalement, elle n’est pas incontournable, donc, mais pas non plus optionnelle pour les fans du genre qui auront ce qu’ils cherchent.

Mercredi

Rise – S01E04 – Victory Party – 14/20
Ah, ça y est, ils ont enfin chanté Glorious, et c’était moins bien que dans la bande-annonce ! Un épisode tout classique, une série qui se laisse regarder et dans laquelle il se passe plein de choses, mais toujours pas une série incontournable pour ma part. C’est un bon moment, rien de plus, rien de moins.
Rise – S01E05 – We’ve Got All Our Junk – 16/20
Ah ! Avec cet episode, j’ai l’impression que la série trouve enfin ce qui lui manquait jusque-là pour se démarquer. Cela paraissait pourtant facile vu les talents dans le casting, mais ça a tardé à venir. Les intrigues sont intéressantes, même si toujours assez prévisibles malheureusement. J’ai terminé l’épisode avec l’envie d’en voir plus, comme quoi tout finit par arriver.
Shadowhunters – S03E04 – Thy Soul Instructed – 14/20
On ne tourne pas exactement en rond et certaines intrigues avancent, mais on reste sur des choses assez classiques et ça manquait de scènes vraiment hilarantes malgré elles par rapport à d’habitude. La série est tout de même meilleure quand elle ne se prend pas trop au sérieux parce qu’on peut s’en moquer pour un tas de raisons. Là, c’est juste un épisode pas très bien écrit et pas très bien joué, mais qui se regarde. Pas assez catastrophique pour que je m’en moque, pas assez bon pour que je sois à fond dedans, juste moyen finalement. Et la note moyenne du blog, c’est 14, oui.

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E18 – Hold Back the River – 16/20
Encore un bon épisode qui ne marquera pas les esprits sur le long terme, mais qui s’en sort relativement bien dans le développement des personnages. C’est fou comme la série a une capacité à s’adapter chaque année et à fournir des épisodes qui semblent s’écrire d’eux-mêmes. Bien évidemment, comme toujours, les scénaristes s’appuient énormément sur les personnages qui quitteront prochainement la série, et c’est frustrant car je les aime beaucoup, mais bon.
Grey’s Anatomy – S14E19 – Beautiful Dreamer – 17/20
Pas besoin d’une saison complète pour me faire accrocher à certains personnages alors que d’autres intrigues sont clairement en train de tisser la toile qui constituera la fin de saison. Celle-ci n’est que dans un mois, mais elle approche déjà beaucoup trop vite avec cet épisode qui semble vouloir commencer à accélérer le rythme. Il y a de toute façon beaucoup de choses en cours qui permettront à ce final d’être explosif. En attendant, Grey’s continue de se politiser et d’être résolument anti-Trump, ce qui n’est pas une surprise.
Station 19 – S01E04 – Reignited – 16/20
S’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent en termes de romance et soap, Shonda Rhimes sait comment pimenter les dynamiques déjà mises en place et ajouter quelques couches supplémentaires aux portraits rapidement brossés des personnages secondaires. C’est efficace et ça fait s’attacher plus vite à ces personnages. Bref, la formule est efficace à défaut d’être originale ou surprenante, mais c’est déjà pas mal.
Station 19 – S01E05 – Shock To The System – 15/20
La série souffrira toujours de la comparaison avec sa grande sœur, surtout qu’elle passe son temps à l’inviter, et c’est bien dommage. Il y avait définitivement un petit sentiment Grey’s tout au long de l’épisode et rien de bien surprenant dans les différentes intrigues de l’épisode. C’était bien quand même, mais ça aurait probablement pu être mieux et plus surprenant si on ne connaissait pas tant l’univers.
Scandal – S07E16 – People Like Me – 14/20
Un épisode très bavard qui avance pour mieux reculer et ne pas apporter de réponses satisfaisantes. J’aime cette dernière intrigue pour la série, mais elle pourrait être tellement mieux gérée que c’est frustrant. Et puis aussi, j’aurais aimé en revenir à de temps plus simples, évoqués dans cet épisode, où la série n’essayait pas de tenir un improbable fil rouge de complots politiques emboités les uns dans les autres. Une petite affaire de rien du tout pour conclure la série, ça aurait été sympa. Là, on continue de sous-exploiter certains persos et on tourne en rond. Dommage.
Scandal – S07E17 – Standing in the Sun – 17/20
Quatre ans plus tard, la série se décide enfin à faire ce que j’attendais d’elle et je me sens presque récompensé de cette longue (et souvent douloureuse) attente. Cet épisode arrive beaucoup trop tard pour être vraiment crédible, mais il remonte une pente que je pensais que les scénaristes avaient choisi de contourner indéfiniment. J’ai eu quelques frissons devant l’épisode, c’est dire, et j’ai désormais l’espoir que la fin sera à la hauteur. C’est quitte ou double, ils ont de sacrés choix à faire et si je suis honnête, je ne sais pas trop comment ça va se terminer, ce qui me rend d’autant plus impatient d’être vendredi prochain !

Samedi

Once Upon a Time – S07E16 – Breadcrumbs – 15/20
La série continue de remonter la pente cette semaine avec une intrigue à Seattle qui oscille entre le niais et le très intéressant. Bref, l’équilibre habituel de la série qui s’en sort toutefois bien avec une intrigue qui tient vraiment la route. J’aimerais en dire autant des flashbacks qui ne sont là que pour combler une grosse partie de l’épisode et me rappeler pourquoi j’ai tant détesté la série pendant trop longtemps. En plus, les deux histoires n’étaient pas trop connectées, et c’est vraiment dommage !
Once Upon a Time – S07E17 – Chosen – 17/20
Eh bien, la série continue de se séparer de personnages que j’aime bien à un rythme qui fait qu’il n’y aura bientôt plus personne, mais je continue de trouver cette saison carrément mieux écrite que les précédentes. Je suis frustré de l’annulation du coup, parce que cette deuxième moulure tient beaucoup plus la route que la première et aurait pu tenir deux ou trois ans. Au moins, nous n’aurons pas à voir la qualité décliner de nouveau désormais et la fin se rapproche.
Agents of S.H.I.E.L.D – S05E17 – The Honeymoon – 16/20
Si l’épisode était bien, il hurle à la transition et la mise en place assez lente de la fin de saison, peut-être fin de série. Plus que l’intrigue, ce sont finalement les personnages qui évoluent cette semaine, afin qu’on puisse les quitter à leur apogée et sans le moindre regret. Cela avait du bon, mais ça manquait à certains moments d’enjeux. Ils savent faire mieux sans partir dans certaines extrémités de cet épisode…

Dimanche

Future Man – S01E09 – Operation : Fatal Attraction – 20/20
Et si on ajoutait un vaudeville délirant à cette comédie de science-fiction déjà perchée de base ? Yep, c’est ce qu’ont dû se dire les scénaristes avant d’écrire cet épisode, et franchement, c’est une excellente idée qui porte les trois quarts de l’épisode en allant de quiproquos en quiproquos. Aussi vu et revu que ça puisse être, ça fonctionne à fond et ça me fera toujours rire, surtout quand c’est bien mené comme ça. Gros coup de cœur pour cet épisode, qui prend aussi le temps de développer une intrigue secondaire qui devrait avoir des répercussions pour l’épisode suivant.
Future Man – S01E10 – Natal Attraction – 16/20
Après l’épisode 9, celui-ci paraît drôlement plus faible : je m’attendais à plus d’humour et d’action, peut-être aussi à plus de bonnes musiques des années 80. Dans l’ensemble, c’était un très bon épisode, mais ça n’avait pas autant de classe que le précédent. Malgré des répliques excellentes, il était assez prévisible dans ses grandes lignes et c’est dommage car ça m’a un peu cassé dans mon élan.

Challenge Arrowverse

On connaît la chanson à force… mais bon, c’était soit ça, soit continuer de revoir la saison 4 de The 100 avant le retour de la série, et le choix a été vite fait, oups ! J’ai ainsi avancé de quatre épisodes dans cette saison et eu l’occasion de constater que je n’étais pas toujours d’accord avec moi-même du côté des notes en rewatch (l’épisode 4 m’a paru moins bon et le 5 meilleur que l’an dernier… mais c’est uniquement parce que je savais à quoi m’attendre !).

> Vus en 2018

Future Man – S01E09-10

Épisode 9 – Operation : Fatal Attraction – 20/20
Et si on ajoutait un vaudeville délirant à cette comédie de science-fiction déjà perchée de base ? Yep, c’est ce qu’ont dû se dire les scénaristes avant d’écrire cet épisode, et franchement, c’est une excellente idée qui porte les trois quarts de l’épisode en allant de quiproquos en quiproquos. Aussi vu et revu que ça puisse être, ça fonctionne à fond et ça me fera toujours rire, surtout quand c’est bien mené comme ça. Gros coup de cœur pour cet épisode, qui prend aussi le temps de développer une intrigue secondaire qui devrait avoir des répercussions pour l’épisode suivant.

> Saison 1


Spoilers

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You always say that before launching into a needlessly complicated plan.

Tiger n’apprécie pas du tout de se retrouver dans les années 80 pour suivre un nouveau plan de Josh qui est loin d’être aussi simple qu’il ne le vend, mais bon… Pour s’assurer que Kronish prenne bien un bateau avec son amante, il suffit pour lui de s’assurer que sa femme sache qu’il a une liaison extra-conjugale, quitte à se servir de Tiger pour ça. De son côté, Wolf est tout au contraire extrêmement heureux de cette nouvelle période.

Le plan de Josh semble étrangement conçu pour voir Tiger en porte-jarretelles, mais c’est lui qui se retrouve à devoir les porter, ce qui assure une bonne scène d’humour où l’acteur prouve qu’il est prêt à s’amuser lui aussi. Son plan n’est même pas le meilleur possible : il découvre rapidement que la femme de Kronish est elle aussi en plein cœur d’une liaison.

Quand il voit l’amant de celle-ci débarquer, il est tout heureux et enchaîne une suite de scènes comiques où il se cache dans la maison pour ne pas être vu ni de l’amant, ni de Kronish avant de découvrir, planqué sous le lit, qu’il s’agit en fait de l’amant de Kronish, et non de sa femme. Yep, Leslie est un homme et ce n’était pas prévu comme ça.

Assez vite, un fâcheux hasard de circonstance fait que Josh se retrouve avec le chat mort des voisins sous le lit dans lequel Kronish et Leslie prennent leur pied (et leur temps) jusqu’au retour de Marigold, la femme de Kronish.

Tigrer préfère passer l’épisode à traquer Wolf car elle a peur que des Biotics soient en train de les chercher et les repère avec la machine que Wolf a gardée sur lui après avoir volé une voiture. Elle n’est pas au bout de ses peines parce que Wolf est occupé à sympathiser avec trois hommes qui l’entraînent dans une partie de beach volley où l’on a clairement demandé aux acteurs d’en faire des caisses. La scène me disait vite fait quelque chose et heureusement que Yodabor veille au grain pour me faire remarquer que c’est une copie de Top Gun. Il faut toujours que je passe à côté de ce type de références/parodies et la série en est remplie – je sais que je n’ai pas un bon quart des références nécessaires pour tout capter, mais c’est ce qui en fait l’intérêt aussi car c’est une redécouverte constante !

Il se retrouve ensuite au cœur d’une fête étudiante qui est surtout l’occasion pour les scénaristes de s’amuser avec la période de ce voyage dans le temps. À le chercher sans cesse, Tiger finit par s’inquiéter pour lui, persuadé qu’il est pris au milieu d’un combat… pour mieux se rendre compte qu’il faisait la fête pendant tout ce temps et sympathiser avec un des nouveaux amis de Wolf autour d’une bière.

La scène est sympa surtout qu’elle révèle que Wolf a tué un chien star (décidément les animaux dans cet épisode !) pour faire à manger à tout le monde, mais c’est assez marrant. Remotivée et complétement saoule à la bière, Tiger choisit de revenir aider Josh et de se faire passer pour l’amante de Kronish.

Le problème, c’est qu’elle sonne à la porte et est accueillie à bras ouvert par Marigold : loin d’avoir un amant, elle a commandé une prostituée d’anniversaire pour son mari ; et les quiproquos peuvent alors s’enchaîner, avec en plus Josh et Leslie qui se planquent dans la maison et la vraie prostituée qui découvre Josh en tenue sexy (ou pas) dans le salon lorsqu’elle arrive. Inévitablement, il la prend pour une Biotic, n’ayant aucune idée de ce qu’il se passe.

Il l’attache donc avant de se retrouver enfin face à face avec Kronish, qui le prend pour le cadeau d’anniversaire de Marigold. Touché par son attention, il se dit que son mariage peut finalement marcher. Bravo Josh, c’est encore un échec de plan génialissime : il réussit toutefois à improviser un discours qui parvient à convaincre Kronish de choisir Leslie plutôt que Marigold.

Kronish est malheureusement interrompu par le voisin à la recherche de son chat, pendant que Josh libère et paye la vraie prostituée avant qu’elle ne soit vue et alors que Leslie sort littéralement du placard devant une Marigold choquée de voir son révérend chez elle. Révérend ? Bon ben un point de plus du Bingo au milieu d’un épisode de folie beaucoup trop drôle.

Kronish réussit à se débarrasser du voisin qui revient malgré tout et que Josh prend pour le mac de la prostituée, elle-même en train de recevoir un sermon de Leslie qui s’attaque au voisin qu’il croit à la recherche de la prostituée, et non de son chat. L’écriture de cet épisode est parfaitement jouissive, mais toutes les bonnes choses (et les vaudevilles) ont une fin : tout le monde (moins Tiger disparue depuis un moment, probablement à la recherche de Wolf après un discours de Marigold sur les liens du mariage) se retrouve dans le salon et Kronish… n’assume toujours pas son homosexualité (parce qu’il est bien homo vu toutes les infos qu’on a dans l’épisode).

Leslie le prend mal et se barre, Josh en profite pour se faire passer pour un amant de Kronish alors que le voisin retrouve son chat mort. Josh se barre et on en reste là, alors que Tiger retrouve enfin Wolf lui annonçant sa grande décision de… démissionner. Quel épisode de folie !


Épisode 10 – Natal Attraction – 16/20
Après l’épisode 9, celui-ci paraît drôlement plus faible : je m’attendais à plus d’humour et d’action, peut-être aussi à plus de bonnes musiques des années 80. Dans l’ensemble, c’était un très bon épisode, mais ça n’avait pas autant de classe que le précédent. Malgré des répliques excellentes, il était assez prévisible dans ses grandes lignes et c’est dommage car ça m’a un peu cassé dans mon élan.

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But I’ve found the best future and it’s in the past. Right now, 1985.

L’épisode reprend sur la décision très Claire de Wolf de rester vivre dans le passé où il a son meilleur futur. Simple, mais efficace. Là-dessus, il se rend au concert de Corey Hart où Tiger va alors tenter de s’infiltrer grâce à l’aide d’adolescentes de quinze ans (enfin, dans le script, en pratique, les actrices n’ont pas quinze ans sérieusement), des groupies rejetées alors qu’elles pensaient entrer dans les coulisses.

C’était plutôt marrant mais le cœur de l’épisode est définitivement une conversation Wolf/Tiger sur le futur vers lequel ils retournent ; un futur dans lequel ils seraient des inconnus pour tous leurs amis n’ayant aucune idée de ce à quoi ils ont réchappé. Et si ça suffit à Tiger, ce n’est pas le rêve pour Wolf qui préfère détruire le TTD, la machine à remonter le temps.

Tiger parvient à l’en empêcher et se bat avec lui au point de le mettre K.O. Il lui réclame alors de mourir, car ce sont les règles : s’il déserte la résistance, la punition est le meurtre. L’épisode nous laisse sur un faux suspense au moment où Tiger prend sa décision et où la foule s’éclate au milieu du concert de Corey Hart qui parcourt décidément la soundtrack de la série.

De son côté, Josh rentre à la maison, mais en 1985, la maison est quelque peu différente quand même : son père est un énorme fêtard qui l’invite à se droguer avec lui. À rester trop longtemps à la soirée, il prend le risque de rater le bateau de Leslie et (peut-être) Kronish et comprend soudainement que ce n’est pas n’importe quelle fête : non, c’est la soirée où ses parents se rencontrent.

Bien sûr, il interfère et est à deux doigts de leur faire rater leur rencontre, mais il se débrouille malgré tout pour s’arranger et rattraper le coup, quitte à séduire au passage la meilleure amie de sa mère. Il n’y a qu’un tout petit problème avec ce plan : il ne demande jamais les prénoms des deux meilleures amies et se plantent totalement, se retrouvant à coucher avec sa mère alors que son père est à draguer la meilleure amie.

Oui, Josh ne se rend compte qu’une fois que sa mère est seins nus et qu’une fois que les seins en question sont dans sa bouche. Il n’en faut pas plus pour faire vomir Josh et pour que cela permette la rencontre entre ses parents, qui s’occupent de leur nouvel ami comme d’un fils. Quant au surnom « cupcake » que son père donne à sa mère, c’est en fait une référence au vomi de Josh sur sa mère. Magique.

Comprenant qu’il n’a plus d’autres choix que de forcer Kronish à prendre un bateau, il se sert du fusil de son père pour le forcer à se rendre auprès de Leslie. Comme ce n’est toujours pas assez pour le convaincre, il se sert du selfie d’il y a deux épisodes pour le convaincre qu’il vient du futur, lui explique toutes les avancées scientifiques qu’il fera et par quel moyen avant de réussir à le faire prendre le bateau avec son amant. Oui, cet idiot de Josh sert sur un plateau d’argent tout le futur révolutionnaire à Kronish qui s’en servira évidemment. Je veux dire, il n’y a à peu près aucun doute à ça !

Ainsi, lorsque Tiger récupère Josh (sans avoir tué Wolf qui assiste en paix à son concert) et le ramène en 2017, les deux découvrent que le laboratoire Kronish est toujours là, en plus grand et plus noir, ayant définitivement un look de QG de super vilains. Il reste encore trois épisodes, évidemment qu’ils ne sont pas au bout de leur peine !

> Saison 1