Le récap de Younger avant la saison 7

Salut les sériephiles,

Vous le savez probablement à l’heure qu’il est, mais ça y est, Liza Miller est enfin de retour dans nos vies pour la septième et dernière saison de Younger, qui débarque avec quatre épisodes diffusés aujourd’hui. C’est une diffusion dont je n’aime pas beaucoup le format, mais je ne vais pas bouder mon plaisir de retrouver ces personnages malgré tout : nous n’avions plus eu de nouvelles d’eux depuis quasiment deux ans, la saison 6 s’étant terminée début mai 2019. Et moi, j’étais triste de leur dire au revoir « pour quelques mois » !

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Voir aussi : Mes critiques de la saison 6

Autant dire que si j’attends ce retour au tournant, j’ai aussi le grand problème d’avoir oublié tout ce qu’il s’est passé dans la saison 6 – ou en tout cas de ne plus trop savoir où j’en suis. Je me suis donc lancé dans une relecture de mes articles, pour me remettre au goût du jour. Attention aux spoilers sur les six premières saisons ci-dessous ; je n’ai plus qu’à me décider pour savoir par où je commence ce résumé.

Le plus simple est peut-être de rappeler que Pauline, l’ex de Charles, a balancé au monde entier le secret de Liza ? Ce n’est pas pour rien que nous en sommes aujourd’hui à la dernière saison, parce que la série a perdu le sens de son titre et que tout le monde a fini par se faire à la nouvelle, même Diana. Bon, je dis ça parce que c’était la dernière à l’apprendre (quasiment) et parce que nous la quittions en train de vivre un happy end qu’elle n’espérait plus : elle se mariait avec Enzo, son beau plombier italien.

Liza and Charles on Younger GIFs | POPSUGAR Entertainment

Ce n’était toutefois pas le cliffhanger de la saison, loin de là, puisqu’au milieu de la fête, Charles sortait subitement à Liza qu’il avait envie de se fiancer avec elle. C’est un vrai problème pour elle, qui commençait à se rapprocher à nouveau de Josh, devenu papa, et avec qui elle partageait bien malgré elle une campagne publicitaire. En plus, Josh s’était marié à Clare avant tout ça (et Clare, c’est une actrice devenue beaucoup plus célèbre grâce à Bridgerton). Il est désormais un tatoueur de renom, qui vend ses designs à Infinitely.Every Time Josh On 'Younger' Made Me Feel Things In My Undercarriage Liza refuse toutefois qu’il utilise son tatouage à elle dans une campagne… et c’est bien normal.

Cette demande en mariage de Charles, c’était aussi un vrai problème pour moi, parce que je trouve que Charles manque clairement de respect : qui fait sa demande de fiançailles en plein mariage ? Et qui plus est, le mariage d’une femme qui voulait se mettre avec lui pendant des années. Pff. Vraiment, Charles a perdu tous les bons points que je lui voyais en cours de saison, et désormais, je me retrouve à shipper à nouveau Liza et Josh, alors que j’étais passé contre eux il y a un moment. J’adore Clare, en même temps – mais elle n’adore pas assez Josh pour rester en couple avec.

Zane Anders | Wikia Younger | FandomCôté professionnel, c’était un peu le chaos en saison 6, avec Kelsey faisant une erreur toute bête en postant en story Instagram une vidéo intime censée rester privée, entre elle et Zane. Elle avait alors pris la décision de se retirer de Millennial et de céder aux hommes d’affaire qui ne voulaient plus faire affaire avec elle, ni prêter l’argent nécessaire à Millenial pour sa survie. C’est en revanche une décision que tout le monde désapprouvait, en vrai. Ainsi, en fin de saison, Charles lui proposait des parts de l’entreprise familiale, parce qu’elle faisait partie de sa famille aussi. Que de propositions, Charles !

Kara foster GIF - Find on GIFEREnfin, il faut bien reconnaître que Maggie continue de servir de plante verte décorant la pièce. Elle flirtait un peu avec Lauren en fin de saison, à passer toute sa journée avec là, mais comme leur relation est supposée être désormais amicale, je ne pense pas que ça ira bien plus loin, à l’inverse de Kelsey et Zane, qui en sont de nouveau à se tenir la main en fin de saison alors qu’elle voulait mettre leur relation (et toute relation) en pause le temps de retrouver une meilleure stabilité professionnelle (et de créer sa propre maison d’édition). Liza aussi va avoir besoin de retrouver sa stabilité si son binôme Kelsey ne revient pas auprès d’elle bien rapidement, d’ailleurs, parce qu’elle faisait de mauvais choix une fois seule.

Diana Younger GIFs - Get the best GIF on GIPHYBref. Voilà pour là où on en était, je pense avoir fait le tour des intrigues. Je n’ai plus qu’à me décider à commencer cette saison, mais maintenant qu’elle est là, j’ai envie de retarder le moment où je vais la commencer, parce que je sais que c’est la dernière, et aussi parce que j’ai envie de la faire durer dans le temps… mais je suis capable de m’enfiler les quatre épisodes d’un coup également, parce que j’ai dit exactement pareil avec The Circle hier et je me suis couché après les quatre épisodes, quoi.

Films vus en 2021 #7 : What Lies Beneath (2000)

Salut les cinéphiles,

What Lies Beneath: Amazon.fr: DVD & Blu-rayIl se fait un peu tard aujourd’hui, mais ça ne va certainement pas m’empêcher de venir vous parler d’un film que j’ai vu et adoré cette année : What Lies Beneath ou, plus sobrement en français, Apparences. Si je l’ai noté comme un coup de cœur après l’avoir vu en février, je me rends compte que j’ai peut-être exagéré maintenant que j’ai pris du recul. J’ai passé un très bon moment devant à essayer de démêler le vrai du faux, mais est-ce que ça en fait vraiment un film que j’aurais envie de revoir ? J’hésite.

L’histoire proposée par ce début de film semblait peu originale vingt après sa sortie : un couple s’installe dans une grande maison dans le Vermont alors que leur fille s’apprête à quitter le nid familial pour faire ses études. Claire, la femme de ce couple mère au foyer, se retrouve donc seule dans la maison pendant de longues journées où de mystérieux événements ont tendance à se produire et où elle a bien l’impression d’être le témoin d’un meurtre. Le problème, c’est qu’elle a subi peu de temps avant un accident qui lui a laissé des séquelles…

Scare Me On Fridays: Ghosts: What Lies BeneathTout le film tourne autour du personnage de Claire et de ce qu’elle voit, en nous laissant nous demander ce qui est en train de se passer. Si je cherchais à voir un film d’horreur, ce n’est pas exactement ce que j’ai eu. On est plutôt sur un thriller pas très flippant, mais prenant et intrigant. Emmené par Harrison Ford et Michelle Pfeiffer, il y a peu à redire sur la qualité du film du côté du jeu d’acteur et de la réalisation.

Suit up, Coulson. This is going to be a wild ride. - Marvel's Agents of S.H.I.E.L.D.Au scénario, on retrouve un certain Clark Gregg, plus connu depuis pour être devenu l’agent Coulson du Marvel Cinematic Universe. Ce n’est pas pour rien que j’ai décidé de tester ce film, après tout ! Est-ce que ça me fait être trop bienveillant envers ce film parce que j’aime cet acteur ? Peut-être bien, mais je ne suis pas sûr. J’ai vraiment beaucoup aimé le récit du film qui multiplie les pistes et réussit à brouiller nos certitudes, pour nous faire nous sentir comme le personnage de Claire. Bien joué, Coulson !

Par contre, ça ne l’empêche pas d’être long, à cause de certaines fausses pistes et de moments qui paraissent presqu’en trop lorsqu’on le revoit, notamment au tout début du film. Il y a toutefois des moments de la fin du film qui sont peut-être longs une fois la révélation effectuée, parce qu’on bascule davantage dans l’horreur, mais un peu trop tard. C’est ce déséquilibre qui me fait hésiter sur le coup de cœur ou non. J’ai l’impression que la fin devrait le hisser au rang de film culte avec une scène de baignoire franchement marquante, mais je n’en avais jamais entendu parler avant. J’étais encore trop jeune quand il est sorti, certes, mais depuis ?

Michelle pfeiffer harrison ford GIF on GIFER - by Kijin

Bon, je n’ai pas non plus la plus vaste culture cinématographique qui soit, j’en ai bien conscience !

J’ai adoré chacune des parties de ce film, mais elles ont parfois du mal à s’enchaîner. Pour autant, il me paraît difficile de l’écrire différemment et quand j’étais devant pour la première fois, j’étais vraiment à fond dedans. Seulement, je me dis qu’une fois qu’on sait de quoi il en retourne dans ce film, il est possible que ce soit trop long à revoir, trop lent et pas assez passionnant. Est-ce vraiment un coup de cœur si je n’ai pas envie de le revoir (ou de revoir certains de ses acteurs, d’ailleurs) ?

WHAT LIES BENEATH – petitsfilmsentreamis

C’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse, et pourtant, ce n’est pas le premier film qui rentre dans cette catégorie. Certains films à révélations marchent encore une fois la révélation faite… Lui beaucoup moins, car il n’y a pas tellement besoin de revenir en arrière pour saisir de nouveaux indices : on se laisse guider d’un bout à l’autre du film.

En tout cas, si vous ne l’avez jamais vu, ou si vous l’avez oublié depuis sa sortie en 2000 !, je vous le recommande vivement !

2000 michelle pfeiffer kino GIF on GIFER - by Ballarne

The Nevers – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !

Spoilers

En 1899, Londres doit faire face à une épidémie de « Touchés », des personnes développant des pouvoirs.

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Gentlemen, might we be civil?

Je ne regarde plus grand-chose sur HBO, alors ça faisait une bonne année que je n’avais plus entendu le son de leur générique, et je suis bien content de l’entendre : je me rends compte que ça me manquait, et que je l’associe encore à un gage de qualité, parce que je choisis les séries que je regarde chez eux.

Nous sommes ensuite plongés dans le Londres de 1896 au son d’une petite musique douce assez agréable. Par contre, difficile de savoir ce qu’on regarde au premier abord, parce qu’on nous présente tout un tas de personnages menant leur petite vie – et tout un tas d’acteurs du Whedonverse, il faut bien le dire. C’est satisfaisant. Pêle-mêle, nous voyons un orphelinat, une drôle d’audition, un cabinet de médecin et un orage qui gronde au-dessus de Londres.

Bon, il faudra revoir cet épisode quand on connaîtra tous les personnages. Pour l’instant, c’est envoûtant avec de jolis mouvements de caméra, des plans très esthétiques et un personnage féminin qui dévie de sa course pour sauter dans le vide. Soit. Trois ans plus tard, une femme se réveille dans un manoir magnifique. Est-ce la même ? Ces premières minutes vont rapidement manquer de dialogue.

Le manoir magnifique semble être celui d’une communauté, puisqu’on y voit plusieurs femmes – et l’héroïne prépare rapidement du thé, parce que faut pas déconner, nous sommes en Angleterre. Elle se prépare à sortir, alors qu’ailleurs, nous suivons une femme en plein travail de métallurgie. Pressée par le temps, elle se prépare à sortir et arrête toutes les machines de cet étrange laboratoire. Les deux femmes se retrouvent alors et récupèrent une ombrelle chacune. C’est l’occasion pour nous de savoir que la première s’appelle Mrs True et la seconde Miss Adair. Je ne vais pas vous mentir, j’ai fait pause dès les premières répliques pour activer les sous-titres.

C’était plus que nécessaire, l’accent anglais est à couper au couteau. Visuellement aussi, on est en Angleterre et il n’y a aucun doute. On nous introduit rapidement la série et son fil rouge dans les rues de Londres d’ailleurs, avec un tueur en série nommé Maladie qui a tué cinq victimes déjà quand la série commence. Et il n’arrange pas les affaires de True et Adair, parce que la population semble penser que ce meurtrier a été « touché », or elles le sont aussi.

Oui, ce n’est pas bien clair encore, mais nous comprenons donc que Mrs True dirige un institut s’occupant des filles « touchées », c’est-à-dire des jeunes filles développant des « étrangetés » qu’on appelerait habituellement des pouvoirs. Ainsi, Mrs True est capable de se teleporter ? C’est ce qu’on pense au départ, avant de comprendre quelle a simplement des prémonitions, en fait, elle est capable de savoir ce qui lui arrivera dans le futur.

Cela semble se faire uniquement par touche, par contre. En tout cas, les deux femmes se rendent chez les Haplisch, une famille où une jeune fille, Myrtle, est touchée : elle ne parle plus anglais, mais toutes les langues du monde, sans se rendre compte de ce qu’il se passe. C’est plutôt drôle à voir, surtout que True se débrouille comme elle peut pour expliquer aux parents qu’il ne s’agit pas d’une possession satanique.

Malgré ces explications, il y a un problème : Myrtle est en train de se faire enlever par des hommes dans sa chambre. True se précipite et nous découvrons ainsi son pouvoir avec certitude, ainsi que ses capacités physiques vraiment au top. Elle se bat contre deux hommes qu’elle réussit à mettre KO alors qu’Adair lui vient en aide avec un tas d’inventions. Comme nous ne connaissons pas encore la série, on a l’avantage d’être surpris à chaque gadget utilisé alors que ce n’est pas le cas de True, qui les maîtrise tous.

Et ça tombe bien : cela lui permet de sauver Myrtle des griffes d’un étrange homme masqué qui risque d’être le grand méchant de la série, ou de la saison. Maladie ? Je ne pense pas, on verra. En tout cas, ça nous lance une course poursuite vraiment intéressante dans les rues de Londres. C’est hallucinant comme HBO met toujours le budget dans ses séries, et il n’y a pas à dire, la série est en train de m’accrocher énormément avec ces scènes de course poursuite en calèche dans Londres.

Par contre, la calèche est abandonnée par Adair, Myrtle et True qui utilisent un prototype pour fuir, une espèce de petite voiture digne de Mario Kart. Et True a une vision qui lui permet d’affirmer qu’elles doivent se rendre ensuite à l’opéra. Soit. Elle ne sait pas encore pourquoi, mais elle sait qu’elle y sera demandée.

Avant d’y aller, les femmes passent par l’institut où l’on découvre de nouveaux personnages, notamment une femme capable de faire pousser les plantes plus rapidement, une autre, Lucy, qui est capable d’annoncer leur arrivée et une qui ressemble fort à Belle de Disney, non ? Elle s’appelle Primrose Chattoway et a un petit problème de taille. Un grand problème, même. C’est bien senti, ça fait très Alice.

Il n’y a pas que des femmes sur place, il y a aussi le docteur Horatio, vu en début d’épisode, et un couple qui envisage de se marier. J’aime déjà énormément cette série qui réunit ensuite les personnages principaux dans le laboratoire d’Adair, où il est question de l’attaque qui vient d’avoir lieu. True est perduadée que ce n’est pas la première fois qu’une femme qui a été touchée se fait enlever, et elle demande ainsi à parler à Better King, son protecteur qui lui indique où sont les Touchées… mais qui ne semble pas être un gentil pour autant.

Bon, True est également soignée d’une de ses blessures par son être de Lumière, Horatio. Désolé, mais on a clairement Phoebe et Léo dans cette scène, non ? C’est un peu déroutant, surtout que Myrtle semble quant à elle tout droit sortie de la dernière saison de Buffy et que True se met à flirter avec Horatio. Je rate des choses… Notamment les ¾ des répliques de Myrtle qui parle dans une langue différente à chaque fois.

Bon, loin de tout ça, la série nous introduit aussi un personnage bisexuel totalement dans le cliché du fêtard dans l’excès permanent qui commence sa journée en buvant trop d’alcool dans ce qui est qualifié par un autre de sexclub. Après tout, si je dis qu’il est bisexuel, c’est simplement à cause du cliché du personnages réveillant nu au milieu d’un lit entre deux amants.

Hugo, c’est son nom, a l’air bien marrant et l’acteur est déjà à fond dans son personnage, clairement, mais la série va m’épuiser, je pense. Il est en effet contacté par un autre homme qui panique un peu face aux Touchées, notamment parce qu’il sait qu’elles viendront à l’Opéra et parce que True veut que les Touchées soient acceptées par la société. Pfiou.

Le fêtard accepte finalement de se rendre à son tour à l’opéra pour aider son ami, mais uniquement si celui-ci accepte de fréquenter son sex club, non pas pour flirter, mais pour se relaxer. OK. L’homme, Augustus si j’ai bien entendu, a aussi une étrange fascination pour les corbeaux.

Nous pouvons donc en arriver à True et Adair se rendant à l’opéra dans des robes merveilleuses (et tout le casting est si beau dans ces tenues), maintenant qu’on sait qu’elles sont aussi soupçonnées d’être « compagnes ». J’ai un doute, tout de même, après la scène True/Horatio. Elles sont interrompues en chemin par un contact du Better King (ou lui-même ? pfiou, j’ai du mal à tout suivre dans cette série pour l’instant). Il les menace quelque peu, mais True ne se laisse pas tellement intimidée par l’homme. Celui-ci est donc ridiculisé par un de ses hommes qui se retrouve puni et doit perdre un doigt. AH. Entre temps, les filles ont négocié d’obtenir l’exclusivité des informations sur ce qui hante les Touchées.

À l’arrivée à l’Opéra, True est tout de même stressée, et j’aime beaucoup son tic à la main, parce que ça m’arrive d’avoir le même. Bien sûr, l’arrivée à l’opéra nous introduit d’autres personnages également, notamment une amante pour Hugo, et le personnage d’Olivia Williams. Quel plaisir d’entendre à nouveau son accent. Il semblerait qu’elle soit la sœur d’Augustus, mais aussi la patronne de True (Miss Bildlow) et qu’elle n’apprécie pas beaucoup Hugo et ses tendances à draguer les deux sexes.

Malgré tout, elle se fait à sa présence et commence un débat sur l’utilisation du terme « employé » à la française avec un certain Lord Massen (j’ai is si longtemps à le reconnaître avec sa perruque !). True en profite pour s’incruster dans cette conversation, et ce rassemblement de tous les personnages était plutôt intéressant. On y suit le problème d’intégration des Touchées, considérées comme des malades par Lord Massen, on y adore True et ses réflexions politiques sur la nécessité d’un singulier au mot « employé », on y découvre les pouvoirs d’Adair avec plus de précisions (elle sait donc où veut aller l’électricité) et on y voit le stress d’Augustus.

Il n’est pas très doué pour flirter, mais il m’a fait mourir de rire à balancer à True qu’elle n’avait rien de bizarre et qu’elle était plutôt jolie. Ces considérations sont toutefois vite oubliées une fois que le spectacle commence – et qu’Hugo continue d’être un bon cliché dérangeant à coucher dans les coulisses – et que True voit sa prémonition arriver.

Elle ne comprend pas trop ce qu’il se passe, mais son stress s’accentue, parce qu’elle sent qu’il va se passer quelque chose d’important. Et effectivement : la série nous introduit le personnage de Maladie, qui tue un des chanteurs de l’Opéra parce qu’il est déguisé en diable. Pfiou. Maladie est un personnage immédiatement excellent, comme ça. Elle a une folie douce qui rappelle Bellatrix Lestrange, en un brin plus terrifiant.

Elle terrifie tout l’opéra qui la regarde faire, et on ne sait pas encore quel est son pouvoir. Elle a un bon discours intéressant, bien qu’il soit difficile de suivre tous ses arguments. Sans trop de surprise, ça finit toutefois mal avec un de ses hommes de main qui tire dans le tas. Il est heureusement interrompu par une des chanteuses de l’opéra.

Elle a une véritable voix de sirène qui arrête immédiatement tous les Touchés dans l’assistance, si je comprends bien. Et il n’y a pas que des femmes : Augustus est lui aussi Touché si l’on en croit la lumière qui s’échappe de lui. C’était sacrément intéressant, mais la Sirène pose un problème de sécurité pour tous les Touchés désormais. Elle est repérée par Maladie qui s’intéresse évidemment à elle et décide de l’enlever, surtout qu’elle sait bien qu’elle pourra lui être utile.

Il faut bien dire ce qui est et qui est surprenant : Maladie n’agit pas seule. Elle a aussi des hommes et femmes de main, parmi lesquels une Touchée capable de balancer du feu un peu partout. Voyant Maladie enlever celle que j’appelle ici la Sirène mais dont le prénom est Mary, Amalia True (j’aime ce prénom) décide de partir à sa recherche. Elle passe donc devant l’érection d’Hugo (quel humour) et réussit à rattraper Maladie.

Malheureusement pour elle, Maladie prend le dessus grâce à sa femme de main qui nous met KO Amalia et leur permet de s’enfuir avec Mary. Miss Adair finit par retrouver Amalia dans une ruelle où elle s’amuse à se battre contre des hommes bourrés sans avoir remis sa robe. On comprend vite vers quoi on se dirige pour le reste de la saison/série, avec Miss Adair qui explique que la chanson de Mary lui a fait se sentir à sa place et leur donne bien la mission de retrouver les Touchées et de faire en sorte de les aider. Mary ne sera pas tuée tout de suite par Maladie d’après True, en plus.

Si j’accrochais beaucoup aux personnages de True et Adair en début d’épisode, j’avais plus de mal à me concentrer durant l’épisode sur les autres scènes présentées. On découvre ainsi une sorte de conseil pour nous rappeler que le patriarcat, c’est mal, dans lequel siège justement Lord Massen. Franchement, j’avais décroché sur cette scène, je ne vais pas faire semblant. Il y a également un meurtre dans cet épisode, et c’est le détective Mundis qui est chargé de l’enquête. Alors que tout le monde soupçonne Maladie, une femme tueuse en série donc, d’être responsable, le détective affirme que ce n’est pas le cas : le message laissé sur la scène de crime comprend des fautes d’orthographe, et elle, elle sait écrire.

La scène de crime est dans les tunnels londoniens (le futur métro ?), et Mundis demande aussitôt l’arrêt du chantier pour vérifier les mains de tous les hommes afin d’y trouver du sang. Bien sûr, Mundis est retrouvé aussi en fin d’épisode où il mène l’enquête à l’Opéra et interroge Hugo sur ce qu’il a vu, ce qu’il n’a pas fait et sur les actions de True. Il semble être révélé qu’il connaisse Mary, aussi, mais nous n’en savons pas plus pour l’instant.

La toute fin d’épisode est bien plus envoûtante, et pas juste parce que le nom de Joss Whedon apparaît à trois reprises dans le générique de fin. Avant ça, nous retournons en effet trois ans avant pour comprendre mieux ce qu’il en est de cette affaire de « touchés ». Ils ont été touchés par une étrange neige tombant d’une machine lumineuse dans le ciel – un OVNI ? un ange ?.

La scène était magnifique à suivre et nous révélait aussi que la fille de Lord Massen, lui-même ex-militaire, fait partie des Touchés alors que Maladie était donc déjà à l’asile avant d’être touchée. Par contre, une fois que l’OVNI disparaît, tout le monde reprend sa vie comme si de rien n’était et elle est la seule à en parler… Pas étonnant qu’elle soit vue comme une cinglée. C’est très étrange et le mystère est prenant. Je reviendrai, peu importe la durée des épisodes ! D’ailleurs, il ne dure pas 1h12, finalement, c’est la bande-annonce et d’autres émissions en rapport avec la série qui rallonge l’épisode ; comme pour Euphoria en saison 1.

Bien sûr, j’ai regardé les interviews de l’équipe ensuite, parce que quel plaisir de voir Jane Espenson kiffer le personnage de Maladie. Evidemment qu’elle est là pour l’écrire. Et tout ce casting semble vraiment génial. Il y a un grand absent, Whedon bien sûr, mais il est absolument partout dans cet épisode et ça se sent – dans l’écriture, dans les références, dans le casting… Espérons que les autres épisodes corrigent certains défauts forts Whedoniens (un brin de racisme non conscientisé et une bisexualité forcément amplifiée du côté de la sexualité).

The Nevers (S01)

Synopsis : La série a été présentée comme une série de science-fiction dramatique et épique où un groupe de femmes victoriennes se retrouvent affublées de capacités particulières, d’ennemis les traquant sans relâche et d’une mission changeant le monde. Le premier épisode nous montre que ce n’est pas que ça.

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Pour commencer, voilà une série que j’attends depuis plusieurs années, mais dont je reporte le visionnage depuis quelques jours parce que son premier épisode dure plus d’une heure. C’est insupportable dans un planning séries déjà chargé, j’espère que ce sera aussi bien que peut l’être une série comme Westworld, le seul moyen que je lui pardonne, je crois.

La série n’est pas tellement calibrée pour moi quand on prend en compte la période durant laquelle elle est censée se dérouler, mais à l’origine, elle a attiré mon attention parce qu’elle était chapeautée par Joss Whedon, à une époque où c’était encore gage de qualité. Depuis, la série a pris pas mal de retard et Whedon s’est enfoncé de plus en plus dans sa haine anti-Trump et les nombreux scandales que j’ai fini par nommer Whedongate sur le blog. Plus on en apprend, d’ailleurs, moins je suis surpris : il n’écoute pas les personnes avec qui il travaille, même ses acteurs, et a ses favoris, c’est là-dessus qu’il a construit sa carrière perçue comme géniale pendant deux décennies, hein. Bon, après, il faut évoluer avec son temps et il ne semble pas réussir à le faire, c’est problématique.

Cela dit, ça tombe bien, il s’est retiré du projet (de lui-même qu’on nous dit, alors que ça m’étonnerait beaucoup), pas de problème vis-à-vis de la cancel culture comme ça. Je me demande quand même si on sentira sa patte sur le premier épisode ; et si c’est le cas, je sais que ça peut être suffisant sur du plus long terme, parce que je n’ai pas oublié que c’est déjà ce qu’il s’est passé avec Agents of S.H.I.E.L.D.

Tout ça n’a plus grand rapport avec la série que je m’apprête à regarder cependant, alors je vais arrêter ici cette introduction, ça vaut mieux je pense.

Note moyenne de la mi-saison : 17,5/20

S01E01 – Pilot – 19/20
Envoûtant est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cet épisode qui m’a aspiré dans son monde bien à part. J’y retrouve un paquet d’ingrédients que j’adore, mais ce n’est pas étonnant car le travail de Whedon est absolument partout dans cet épisode – y compris dans ses quelques défauts, du coup, faciles à repérer maintenant. J’ai adoré, même si la série possède vraiment des ingrédients qui ne sont pas faits pour moi, des petites longueurs et des sous-intrigues sur lesquelles il faudra que je revienne plus tard pour bien les comprendre. En tout cas, je ne suis pas déçu du tout de ce premier épisode après des années d’attente !
S01E02 – Exposure – 18/20
Le duo Whedon/Espenson reste toujours bien efficace dans un épisode qui développe davantage la mythologie de la série avec toujours autant d’humour et de bavardages. C’est un peu trop bavard, malheureusement, mais c’est tout le problème d’HBO, des épisodes d’une heure et de ces scénaristes qui aiment s’entendre parler. Malgré tout, j’accroche énormément à la série qui s’enferme dans des schémas et intrigues que j’ai toujours adorés ailleurs. Pas de surprise, donc.
S01E03 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.
S01E04 – Undertaking – 17/20
Certaines intrigues se précisent, et c’est agréable de les comprendre, quand d’autres arrivent et rendent tout ça encore plus confus. L’avantage, c’est que je ne sais jamais tout à fait vers quoi on se dirige avec eux tellement ça part dans tous les sens. L’inconvénient, c’est que la critique n’apporte probablement pas toutes les réponses. Mais bon, je passe de bons moments devant la série, c’est déjà ça !
S01E05 – Hanged – 17/20
J’ai un sentiment très partagé face à cet épisode, parce que j’ai vraiment eu l’impression qu’il manquait des scènes entre celui-ci et le précédent, pour ne pas dire qu’il manquait un épisode complet. Malgré tout, c’était hyper prenant et j’ai beaucoup aimé, surtout la dernière partie de l’épisode qui a réussi à me prendre complètement par surprise par rapport à ce qui semblait se préparer. Hâte de finir ce début de saison, déjà, puisque le sixième marquera une pause dans la diffusion.
S01E06 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.
S01E07 – It’s A Good Day – 16/20
Que c’est difficile de critiquer cette série ! J’adore son casting, ses personnages, son esthétique, son ambiance, mais je ne comprends jamais rien à une immense partie de ce qu’il se passe. Les mois – années ! – qui se déroulent entre chacun de mes visionnages n’aident pas, mais en vrai, je suis forcé de reconnaître qu’elle n’est pas toujours si bien écrite que ça. À vouloir être trop intelligente et volontairement complexe, la série nous perd au lieu de nous guider dans son histoire. Cela ne m’a pas empêché d’être à fond pour certaines scènes, et je trouve que je me suis fait un beau cadeau d’anniversaire avec le visionnage de cet épisode.
S01E08 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.