The Walking Dead – S11E09

Épisode 9 – No Other Way – 17/20
Si j’ai une petite déception du côté de la résolution des cliffhangers et de l’avancée trop rapide de l’intrigue, je suis tout à fait satisfait de retrouver la série. Elle me manquait vraiment, et c’est quand même frustrant de se retrouver à écrire ça alors qu’elle revient pour sa dernière mi-saison. L’épisode est plutôt réussi et j’aime comment toutes les pièces du puzzle se mettent en place.

Spoilers

Le feu d’artifice est moins impressionnant que prévu. La tempête finit de sévir.

The path of peace is hard.

Bon, j’espérais rattraper tout mon retard dans cette franchise avec le #WESéries et c’est un échec cuisant. Je n’ai même pas rattrapé tous mes hebdos, mais ce n’est pas grave, je vais au moins pouvoir reprendre cette série-là avant de me faire spoiler. La catastrophe ? Pas pour mon niveau atteint, je n’ai pas encore calculé, mais je pense que je suis vraiment bien parti pour ce week-end, même si ce n’est pas du tout ce que j’en imaginais.

Je n’imaginais pas non plus une telle reprise pour la série : on reprend exactement où nous en étions, avec le feu d’artifice promis. C’est assez violent à vrai dire, parce que les zombies se prennent des artifices et explosent ensuite. Le chaos promis est toutefois rapidement mis de côté par le fait que nous suivons uniquement Maggie pendant cette attaque. Elle réussit fort heureusement à se mettre à l’abri, même si ce n’est pas gagné. En effet, un de ses ennemis la repère assez vite.

Elle parvient heureusement à s’en débarrasser, avant de retrouver, comme de par hasard, Negan. Ah, ce duo va vraiment porter la saison, et on les retrouve une fois de plus rapidement en malentendu. En effet, Negan est d’avis de s’enfuir au plus vite alors que Maggie refuse de quitter les lieux tant qu’elle n’aura pas retrouvé Daryl et Gabriel. Les lieux ? Ils ont réussi à se planquer dans une cachette secrète de l’infirmerie. C’est gros, mais on ne va pas en tenir rigueur trop longtemps au scénario, hein. C’est toujours moins gros que le fait qu’apparemment aucun personnage principal ne meure suite à l’énorme feu d’artifice.

Cette dernière saison manque un peu d’ambition, mais j’imagine que le but est de tuer plus tard les personnages principaux. En attendant, Gabriel survit donc, en partie grâce à Daryl qui empêche Austin de lui tirer dessus. Le pire, c’est que Gabriel n’en sait rien car il n’a même pas remarqué le danger. Daryl tue ainsi Austin, et c’est vraiment dommage parce que tout se joue à quelques secondes. Je ne voulais pas forcément qu’il meure lui. Quant au fait que Daryl trouve aussi rapidement de quoi se cacher dans un lieu improbable, derrière un tableau jamais effacé de toute l’épidémie zombies, c’est vraiment abusé.

De son côté, Gabriel se retourne nez à nez avec un autre de ses ennemis et… Boring ? C’était soporifique le discours religieux qui s’installe à nouveau entre les deux hommes. Certes, ils sont dans une Eglise de fortune, mais ça ne m’intéresse pas trop de savoir que Gabriel n’entend plus Dieu alors que son ennemi si. En plus, le discours sur la difficulté d’atteindre la paix là… Ce n’est vraiment pas le bon moment.

Le timing avec l’actualité mondiale est désastreux : Gabriel fait semblant de croire à la paix avant de planter un couteau dans le ventre de son ennemi. Franchement. Il le fait en profitant d’une diversion sonore qui est, je crois, le bruit que font Maggie, Negan et leur pote Elijah quand ils cherchent à abattre Carver. Celui-ci est à leur recherche et même quand nos héros lui tendent un piège à trois contre un, il parvient encore à les mettre vraiment à mal. J’ai du mal à croire que Negan ou Maggie soient si rouillés qu’ils n’arrivent pas à mettre KO un seul type.

Ils arrivent finalement par la ruse à l’assommer et Maggie sur le point de le tuer quand elle est arrêtée de justesse par Daryl. Retrouvant ses amis, il parvient à les convaincre de ne pas tuer Carver, parce qu’ils peuvent s’en servir comme monnaie d’échange avec Leah, même si ça ne plaît pas du tout à Elijah. Forcément, puisque Carver a tué sa sœur.

L’échange ne se passe pas à merveille, cela dit : Leah utilise un sniper pour faire pression sur Daryl et refuser son marché, qui était de lui laisser Carver s’ils s’enfuyaient et leur laissaient la ville. Elle fait une erreur monumentale : Gabriel s’occupe de son sniper et parvient à les sauver à temps. Maggie est d’avis qu’il faut tuer tout le monde tant qu’on y est, mais fort heureusement, Daryl est encore capable de négocier la paix comme il peut.

Avant de prendre la décision, Maggie consulte quand même Negan, ce qui est assez incroyable. Malgré tout, si elle accepte de laisser partir Leah et deux de ses hommes, elle refuse de lâcher Carver. Elle veut sa vengeance et elle l’obtient. Alors que Leah et ses hommes s’enfuient, elle leur tire dessus. Ils sont de dos, c’est carrément abusé de sa part.

Negan reste stoïque face à cette Maggie qui brise sa promesse sans scrupule, mais ça énerve franchement Daryl de savoir que Maggie ne tient pas ce qu’elle dit. Il poursuit Leah, simplement blessée ça tombe bien, et lui rappelle qu’il espérait quand même une seconde chance pour eux deux. Il la laisse partir et revient vers Maggie, mais le froid entre eux est probablement définitif à ce stade de la série.

J’adore Maggie, mais vraiment, j’ai du mal avec ce qu’elle est devenue cette saison. Cela reste l’un des personnages que je préfère pour la série – et j’aime vraiment ce qu’ils ont réussi à faire de son duo avec Negan. Pour la fin d’épisode, Maggie se rend aussi à la recherche d’Alden. Je dois bien avouer que j’avais oublié qu’on l’avait abandonné dans une cabane dans les bois. Le pauvre.

Malheureusement, quand Maggie arrive sur place, tout ce qu’elle retrouve, c’est un zombie. Et non, ce n’est pas le zombie d’Alden. Le suspense fonctionne vraiment, je dois dire, et j’ai vraiment cru qu’il allait survivre. Je suis dégoûté de constater que ce n’est pas le cas et ça fait vraiment mal de le voir en zombie. On n’a même pas le temps de le reconnaître tellement il est zombifié, mais Maggie prend le temps le pleurer. Je suis dégoûté de la mort de ce personnage – ce n’est pas mon plus grand drama, mais vraiment, j’espérais mieux pour lui.

Maggie prend le temps d’enterrer Alden… et elle se retrouve confrontée à Negan. Celui-ci a bien compris qu’elle n’hésiterait pas à trahir sa promesse comme elle vient de le faire avec Leah. Il décide donc de s’enfuir seul de son côté, prenant même le risque de lui tourner le dos, plutôt que de la tuer. Bon, tant mieux.

Cela n’empêche qu’il ne reste finalement plus que Daryl, Elijah, Gabriel et Maggie pour rentrer au bercail. C’est violent et triste…

Pendant ce temps, la tempête a continué toute la nuit et les zombies envahissent la maison de nos héros. On reprend avec Rosita et Lydia acculées par les zombies dans l’escalier de la maison. Rapidement, elles apprennent que Gracie et Judith ne sont pas en sécurité, mais elles ne peuvent pas y faire grand-chose les pauvres.

A la cave, Gracie et Judith sont prises au piège. Elles comprennent bien que les zombies vont réussir à entrer et les rejoindre, alors que le reste de la cave est en train d’être submergé par les eaux. Cela fait un bon scénario, je dois dire, et j’ai aimé constater à nouveau que Judith était pleine de ressources, comme les adultes de la série. Eux, ils sont occupés ailleurs, avec Aaron qui se rend compte que la pluie ne suffit pas à arrêter les flammes qui se sont déclenchées suite à l’orage, au contraire : le vent renforce l’incendie.

Connie et Magna proposent de s’en charger, pendant qu’Aaron entend le signal de secours, un sifflet, de Gracie et se précipite. Il est vraiment temps qu’il vienne l’aider, parce que les zombies ont pénétré la cave et Judith a réussi à perdre son sabre dans l’eau. Bref, c’est la merde et je dois dire que la scène était vraiment prenante, comme dans les premiers temps de la série.

Aaron prend tous les risques pour sa fille, n’hésitant pas à plonger dans la cave pour tuer un zombie, avant qu’un autre en arrive à manquer de le noyer. Ben oui, sous l’eau, les zombies survivent très bien eux. Je m’attendais vraiment à la morsure d’une des gamines… et finalement rien de tout ça n’arrive. La série continue de manquer d’ambition, peut-être, mais ce n’est vraiment pas grave, car le suspense était là. Et puis, la scène où Aaron se retrouve bloqué dans l’eau au milieu des zombies qui tombent en masse dans la cave, elle, était carrément efficace.

La résolution de tout ça est un peu décevante : après un moment de tension où Aaron s’accroche à la vie grâce à une canalisation qui cède sous son poids, Lydia parvient à le rejoindre et lui sauver la vie en utilisant une corde. Je ne suis pas fan de la coupe mise en place dans la narration de la série ; mais bon, l’essentiel de l’action était passée de toute manière.

Tout le monde s’en sort donc en vie, même si on ne saura pas exactement comment Rosita et Dianne s’en sortent depuis les escaliers pleins de zombies ou comment Aaron a réussi à choper la corde sans se faire mordre.

En tout cas, tout ça permet d’en arriver à une fin d’épisode chargée en émotions : elle marque les retrouvailles pour les personnages – et notamment pour Daryl et Connie, c’était si chouette !! – et les découvertes désastreuses. Ils n’ont plus vraiment de maison et Alden est mort, principalement. Il y a du bon et du mauvais, et ses retrouvailles m’ont vraiment fait penser à LOST.

Les retrouvailles paisibles, malgré le tas de bouffe ramené par Maggie et Daryl, sont de courte durée : c’est au tour d’Eugène d’arriver avec une délégation du Commonwealth. Et alors que Lance Hornsby nous fait un petit discours pour convaincre Daryl et Maggie de les rejoindre – car c’est eux les chefs des communautés qu’il a devant lui, sincèrement – la série nous fait un sacré pied de nez.

Elle effectue un nouveau flashforward de six mois. Je ne l’avais pas vu venir, contrairement à son contenu qui se devine facilement : Maggie est de retour à Hilltop, avec Elijah, et fait face à l’arrivée de soldats du Commonwealth menés par… Daryl. Je ne peux m’empêcher d’y voir des Stormtroopers, mais bon.

Grey’s Anatomy – S18E09

Épisode 9 – No Time to Die – 15/20
L’épisode ne me donne pas ce que j’espérais, alors j’ai du mal avec. Il y a de bonnes intrigues, il y a quelques sentiments de déjà vu, mais de nouvelles idées qui fonctionnent, des dramas qui auront un impact pour la suite… Bref, c’est efficace, mais tout de même, j’ai du mal avec certaines mauvaises nouvelles et avec les décisions de la plupart des personnages.

Spoilers

Owen a-t-il survécu ? Le cœur pour Farouk battra-t-il ?



Wow. When it rains it pours, huh ?

C’est mal si en voyant le titre de l’épisode j’ai pensé que si, il était temps pour Owen de mourir ? Malheureusement, ce n’est pas la piste que l’on suivait dans Station 19. Et malheureusement, cet épisode recommence trois semaines plus tôt par un flashback nous assurant bien que l’on va se concentrer sur Owen. Ce n’était pourtant vraiment pas nécessaire.

Bon, Owen a donc fait une promesse à son soldat là, et c’est un problème parce que maintenant, il va devoir l’assumer : ce ne sera pas si simple, il a confié son secret à Cormac… Si je n’ai pas aimé ce flashback, comme toujours ou presque, j’ai en revanche aimé que l’épisode ne nous zappe pas le réveil d’Owen dans la voiture – c’est parfaitement inutile si on a vu l’épisode précédent, mais ça permet de nous montrer aussi Cormac qui rattrape la voiture de Teddy. Au moins, j’ai moins l’impression que l’on zappe des moments importants.

Dans les moments importants et cruciaux, il y a aussi le suspense autour du cœur transporté pour venir en aide à Farouk. Cormac l’emmène donc à l’hôpital et le fait checker par Winston, mais les nouvelles ne sont pas bonnes : le cœur a des hématomes, probablement à cause d’un choc lors de l’accident. C’est gênant et ça permet à Winston de prendre conscience qu’il a besoin de faire appeler Maggie. J’aime qu’il ne soit pas trop étouffé par son égo, déjà.

L’opinion de Maggie n’est pas favorable pour la transplantation… mais Winston prend finalement la décision de tenter la greffe quand même, espérant un autre miracle. Je retire donc ce que je viens de dire sur son égo, et allez, on est prêt à le voir se prendre pour Dieu et expliquer calmement qu’il a un bon feeling vis-à-vis de cette opération. Ce n’est pas comme ça que ça marche, hein, et Maggie le sait vu le regard qu’elle lui balance. Heureusement, tout se passe finalement bien pour Farouk, mais ça reste une intrigue qui ne me passionne pas, il faut bien avouer.

Pendant ce temps, Owen est amené à l’hôpital par Maya et Robert donc. On ne les voit toutefois pas et la série nous évite ainsi un crossover qui n’était pas forcément utile – même si ça fait bizarre de ne pas l’avoir pour une fois. En tout cas, Owen semble plutôt en bon état au début d’épisode : il est encore en vie, il parle de manière parfaitement consciente à Amelia et Link qui l’examinent, tout va bien. Bon, par contre, Amelia et Link bossent ensemble sans qu’on ne les voie se retrouver ? C’est frustrant.

Ils informent ensemble Teddy de l’état d’Owen, la pressant d’aller retrouver Owen alors même que personne ne s’est inquiété de vraiment l’examiner. Cela fait quand même une sacrée dose d’adrénaline là, elle a cru qu’il était mort, tout de même. C’est finalement devant lui qu’elle finit par craquer totalement, et c’était mignon.

Il était moins mignon de voir Link en vouloir à Amelia sans lui expliquer pourquoi, par contre. Il m’a soulé, honnêtement. Et ça s’est prolongé tout au long de l’épisode.

On retrouve enfin Meredith dans l’épisode, et pour elle, tout va vraiment bien. Elle est même heureuse en amour, c’est dire. Par contre, elle croise ensuite Cormac qui lui parle de l’accident et lui dit qu’il a vu sa vie défiler devant ses yeux… sans jamais lui parler d’Owen ?

Franchement, c’est abusé au départ, mais j’ai aimé vraiment la manière dont il lui annonce finalement très calmement après l’avoir préparée à sa manière. C’est une bonne chose et ça mène à une scène intéressante (malgré quelques faux raccords) où Mer se précipite avec Richard dans une scène où Nico, Amelia et Link font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Owen, avant de se rendre compte qu’il risque de finir paralysé.

Malgré la concertation, c’est devant Teddy et Owen que Link explique qu’il pense qu’il a besoin d’être prioritaire dans l’ordre des opérations que va subir Owen – il risque aussi de perdre sa jambe en fait. Amelia fait preuve d’un calme assez incroyable, tandis qu’Owen se rappelle subitement qu’il a confié à Cormac qu’il avait euthanasié un patient. Il demande donc à lui parler au plus vite… et c’est chiant. Cela provoque clairement des remous dans la vie d’Owen d’avoir ce complice ingrat.

Concrètement, Owen vole donc des médicaments pour euthanasier des soldats illégalement, et je peux comprendre pourquoi Cormac n’a pas envie d’être complice quand le risque est pour lui la prison. En tout cas, pour un type qui n’a rien à faire dans cette famille, il est vachement impliqué dans les secrets que tout le monde garde.

En soi, il sait donc qu’Owen commet des crimes, qu’il a eu un accident, que Megan est suicidaire et que le cœur de Farouk n’est pas forcément viable. C’est violent. Il retrouve donc Megan pour s’assurer qu’elle ne va pas tout lâcher et va tout de même prendre le temps de s’occuper d’elle avant de lui donner toutes les infos qu’il juge importantes de lui donner. S’il laisse du temps à Owen pour confesser ses crimes à Bailey, il lui apprend tout le reste et… J’aime beaucoup Cormac ? Il était temps d’en arriver à un stade où le personnage est vraiment appréciable.

Si c’était un bon épisode pour Cormac, ça ne l’était pas pour Link en revanche. Franchement, il est insupportable durant l’épisode à ne pas parler à Amelia, amenant ce non-dit important jusque dans la salle d’opération et ordonnant que la galerie de spectateurs soit évacuée lors de l’opération, juste parce qu’il y aperçoit Kai. C’est abusé, tout simplement. Amelia a bien raison de le confronter et vous savez ce qui m’énerve le plus ?

Eh bien, Lincoln a aussi raison dans ce qu’il dit : Amelia est insupportable avec lui alors qu’il n’a fait qu’espérer se remettre avec elle pendant un bon moment. J’aime bien ce qu’il lui dit et j’aimerais qu’Amelia se remette un peu en question de temps à autres. Je doute que cela arrivera, surtout qu’on la retrouve ensuite au bar avec Kai à lui expliquer que sa vie est bordélique sans vraiment se remettre en question. Tout ce qu’elle fait est dire qu’elle se déteste d’avoir brisé le cœur de Lincoln mais elle s’en remet bien vite en passant une bonne soirée avec Kai.

En parallèle, la série reprend aussi sur l’intrigue de Levi qui vient de tuer un patient en ne suivant pas exactement la méthode Weber. S’il n’est pas bien du tout suite à son erreur (encore heureux), ça pose un autre problème également : Richard et Miranda en arrivent à s’engueuler quand celle-ci veut mettre un terme définitif à la méthode d’enseignement de Richard qui prouve bien ses limites.

Si Richard débarque pour râler sur Levi juste après, ce n’est que bien plus tard que Miranda repasse au bloc… et découvre que Levi y est encore à se laver les mains. Oups. C’est très gênant à voir pour Levi qui s’enferme dans son erreur et n’écrit pas son rapport, mais j’ai beaucoup aimé Miranda dans le peu de scènes qu’elle a grâce à ça. Même hors écran, elle fait les bons choix : elle envoie Jo s’occuper de Levi. Bon, Jo, par contre, n’a pas la bonne solution par elle-même.

Elle va donc chercher Helm, mais le temps de la trouver et de la ramener avec un autre médecin, Levi s’est éclaté les mains à en saigner. C’est lourd comme scène, et j’ai le sentiment qu’on l’a déjà vu aussi. Jamais à ce point, en revanche : il est complètement dévasté par ce qu’il s’est passé, et il sait que sortir de la pièce signifie reconnaître ce qu’il s’est passé.

Ses amis s’occupent donc de lui jusqu’à ce qu’une autre urgence arrive, et ce n’est qu’après ça que Nico arrive. Le pire ? J’avais oublié l’existence de cette relation une fois de plus. J’ai adoré la manière dont Helm s’occupe de lui en plus. Il n’empêche que Levi finit l’épisode en pleine dépression, et je crains le pire pour lui. Tout le monde autour de lui semble s’en remettre, bizarrement, alors que les scènes le concernant étaient horribles. Il finit carrément assis par terre, adossé au mur de l’hôpital. Il oublie d’écrire son rapport clairement, mais au moins Nico est là pour lui.

Quand je dis tout le monde, je parle surtout de Jo qui oublie de mettre son pantalon quand elle s’occupe de Link et tente de lui faire des avances. Non seulement elle tente, mais en plus elle y arrive. Bon. Ce baiser entre eux est clairement une mauvaise idée. J’ai envie de voir Jo heureuse, c’est sûr, mais que l’épisode se termine sur une scène où ils couchent ensemble, après des années d’amitié, sans qu’il semble n’y avoir la moindre gêne… Pardon quoi, mais non.

Cela m’a énervé, vraiment. Je suis toujours perplexe face à cette relation. J’ai préféré voir la manière dont le silence s’installe entre Richard et Miranda dans l’ascenseur, j’ai préféré voir Owen se réveiller et apprendre qu’il marcherait, j’ai préféré surtout voir Maggie et Winston heureux en amour malgré les nouvelles informations récoltées au cours de l’épisode. Quant à la décision d’Hayes… Ecoutez, je n’ai même pas envie d’en parler, franchement.

Il était sur le point de balancer Owen, ce qui était une bonne idée, mais Miranda l’arrête pour lui parler de la famille Hunt et de tous les traumas qu’ils ont subi et… il change d’avis ? Non, sérieusement, tu ne changes pas d’avis comme ça, tu n’as pas le droit, mec. Pff. Cormac décide donc de démissionner et de retourner en Ireland alors même que le personnage avait enfin de vraies raisons d’être dans la série. Sa relation avec Mer ne fonctionnait pas, d’accord, mais il avait Megan. Et abandonner Megan, en plus, ça ne colle pas au personnage ? Je suis dégoûté s’il s’en va vraiment comme ça, et pour ça.

Allez, une raison de plus de ne pas aimer Owen. C’est vrai que j’en manquais dernièrement…

 

Station 19 – S05E09


Épisode 9 – Started from the Bottom – 17/20
J’ai l’impression de surnoter parce que l’épisode était assez classique, mais j’ai trouvé qu’il était aussi très fluide dans l’introduction d’un nouveau personnage et dans sa manière d’avoir quelques scènes vraiment surprenantes par moments. On passe parfois à côté de choses qui auraient pu être intéressantes si elles étaient développées, mais dans l’ensemble on découvre surtout des personnages qui évoluent logiquement face aux événements. Et ça me plaît.

Spoilers

Natasha Ross, la nouvelle cheffe du département des pompiers de Seattle, débarque pour une inspection des casernes 19 et 23.


Get them in order before I have to burry another friend.

Bon, de toute évidence, je n’avais pas retenu le plus important de l’épisode précédent car dans mon résumé, je ne parlais pas des mêmes événements que ceux mis en avant par le résumé de l’épisode. En effet, eux, ils mettent en avant la crise de Vic pendant sa dernière intervention et le fait qu’une nouvelle cheffe a été nommée à la tête des pompiers.

C’est par là que nous commençons l’épisode, avec l’arrivée de Natasha Ross pour la visite des casernes. Assez vite, on découvre qu’il s’agit d’une vieille connaissance de Sullivan, et ça me soule déjà. On retombe clairement dans un schéma de triangle amoureux à venir avec Andy. Je le sens déjà. Mais bon. Elle a l’air cool la chief Ross. Elle remet assez vite en place Maya en lui disant qu’elle connaît son nom et Andy en lui expliquant qu’elle n’en a rien à faire de son héritage.

Ce qui l’intéresse ? Les pompiers pour ce qu’ils sont. Elle n’a pas envie d’être coincée dans de la paperasse – mais elle approuve tout de même le programme de Ben et Jack concernant les problèmes cardiaques. Cela fait une bonne nouvelle alors qu’elle critique sans problème ses prédécesseurs, donc bon, elle est appréciée par tout le monde. Même par moi !

Bon, je sais qu’il faut se méfier des nouveaux personnages dans cet univers après. De toute manière, on n’a pas le temps de trop se faire une idée que la sirène sonne à la fois du côté de la caserne 23 et de la caserne 19. Dans la première, Andy s’imposait comme elle pouvait en tant que capitaine et dans la seconde, Carina (toujours là), Ben et Jack célébraient à la fois la victoire d’avoir leur programme approuvé et la défaite d’avoir des fonds insuffisants.

En route pour la première caserne, Andy prend le temps de demander des nouvelles de la vraie intrigue qui m’intéresse : Vic et Theo. Le problème est donc que Vic le ghoste, tout en étant en plus mise sur la touche. Personne ne veut qu’elle y reste trop longtemps, surtout Travis, mais elle en a clairement besoin. Elle n’est pas trop d’accord non plus apparemment, préférant reprendre ses joggings vers la caserne que tourner en rond pour rien dans son appartement. Allons bon.

À la caserne, elle tombe ainsi sur Jack – censé resté à l’accueil ça tombe bien – et Carina qui sentent sa détresse et tentent de l’inclure dans leur réflexion pour lever des fonds supplémentaires pour leur projet. Ils sont tous les trois interrompus par l’arrivée d’Aaron et Jenni, des pré-adolescents qui ne veulent surtout pas aller à l’hôpital mais ont quelques petits problèmes : Aaron a les genoux en sang parce qu’il est tombé en chemin, Jenni a des crampes à l’estomac et des saignements… Oh le regard Carina/Vic en dit long : elle a juste ses règles, mais elle est paniquée.

Les scènes sont sympathiques, parce que clairement Carina et Vic sont mortes de rire et jouent ça très bien. Le sujet est pourtant loin d’être drôle, parce que les enfants sont terrifiés, particulièrement le petit garçon qui s’inquiète pour sa sœur parce qu’ils ont perdu leur mère lors d’une hémorragie. Bon, par contre, Jack qui explique les règles à Aaron, je n’ai pas réussi à savoir si c’était méga gênant de nous montrer à quel point il est désemparé, ou juste drôle. La fin de la scène l’est, heureusement.

C’était nécessaire, parce que l’intrigue est assez triste en fait : l’adolescente ne savait pas ce qu’était les règles parce qu’elle n’avait pas de mère. Par contre, je trouve que la série rate vraiment quelque chose : quitte à faire cette intrigue, ils auraient pu expliquer plus clairement les règles. J’ai adoré les informations données par Carina et la réaction de Vic, mais ça aurait été sympa quand même d’avoir l’ensemble des explications. Quitte à faire un épisode sur le sujet, autant y aller non ?

Et puis, Carina qui parle du job de petit frère sans faire de réflexion sur Andrew, c’est nul. Après, j’ai beaucoup aimé toutes ses interactions avec Carina, toute la réflexion sur le système d’informations et d’éducation sexuelle. Peut-être que la priorité de l’équipe devrait être là ? Ou alors, la priorité est le cœur de Vic, effectivement. Elle était venue à la caserne parce qu’elle s’inquiétait de son rythme cardiaque.

Carina confirme qu’il y a quelque chose de suspect et l’emmène donc aux urgences pour faire des tests supplémentaires qui nous révèlent que Vic est… enceinte. OH BORDEL. C’est un excellent twist à ce stade de la série et vis-à-vis de tout ce que l’on sait du personnage. C’est à la fois crédible et dingue, et ça va apporter de bons rebondissements, tout en nous prenant complètement par surprise après tout ce qu’il s’est passé.

Pendant ce temps, les casernes 23 et 19 sont donc appelés sur le même accident, une fois de plus. On le sentait venir à des kilomètres, mais c’est confirmé par un appel de Teddy à Ben : ils interviennent sur l’accident de voiture qui nous laisse Owen au fond d’un ravin. Ben pète un câble une fois sur place pour que tout aille plus vite, mais c’est Andy qui est en charge et veut prendre le temps de bien faire les choses, notamment pour impressionner sa nouvelle cheffe. Oh, ce n’est pas la seule à vouloir l’impressionner, parce que Maya aussi y tient clairement.

Elle demande ainsi à Sullivan d’appuyer sa demande de promotion, ce qu’il semble prêt à faire ? On verra bien. En attendant, je me suis retrouvé impressionné par les talents d’Andy sur la scène. Par rapport à d’habitude, elle semble drôlement calme, calcule les risques et montre une connaissance parfaite de son équipe, éloignant Ben de la situation et le laissant sous la surveillance de Robert, pour éviter qu’il ne fasse trop de la merde.

Comme toujours, Ben se précipite donc et apparemment, ça ne provoque pas trop de problèmes. Au contraire, même.

Franchement, elle prend de bonnes décisions, toujours sous la surveillance de Chief Ross… mais Ben fait de la merde. Pour changer. Il se précipite donc, et Sullivan décide de l’accompagner plutôt que de prévenir Andy de ce qui est en train de se passer. Finalement, tout se passe bien : ils retrouvent en premier la voiture d’Owen. Enfin, ils retrouvent en premier le conducteur de la voiture qui est mort, contrairement à Owen. On nous a pourtant dit plusieurs fois qu’il était peu probable qu’il survive, et voilà.

Moi, mon espoir reste qu’on perde le personnage et qu’il donne son cœur à son neveu, mais bon, je ne pense pas que ça colle niveau taille du cœur ? Bon, peu importe. Tout l’épisode tourne autour de cette intervention et bizarrement, je trouve que ça manque d’enjeu. Owen est en vie et souffre, ben cool. Teddy et Cormac sont à l’hôpital et on ne les voit pas. On ne sait pas ce qu’il en est du cœur. Bon.

C’est intéressant de voir le travail qui est fait pour sécuriser la scène de l’incident, mais disons que ça n’apporte pas énormément de suspense non plus.

Le vrai suspense est finalement autour des sanctions que Ben recevra : il décide ainsi d’accompagner Owen au moment où son corps est transporté en haut du ravin, et c’est clairement une action risquée. L’avantage, c’est que ça permet à Andy de montrer qu’elle a plus d’autorité que le capitaine actuel de Ben, et ça la fait bien voir de sa cheffe. J’aime beaucoup ça, de même que j’aime beaucoup la Chief Ross insiste pour que Travis essaie à son tour de monter les échelons de la hiérarchie.

J’ai beaucoup aimé la scène, surtout que ça permet d’approfondir l’air de rien le personnage de Travis et sa peur d’être responsable de la mort d’un autre pompier. En plus, on a enchaîné sur Andy qui poussait la gueulante dont Ben avait besoin depuis des années alors, vraiment, cet épisode marque de gros points.

Il en perd aussi quand Sullivan, de retour à la caserne, calme Ben qui se fait sermonner à nouveau et obtient ainsi de la part de la nouvelle cheffe le rôle de lieutenant. Maya espérait tellement sa promotion ! Je suis vraiment énervé de voir que les scénaristes font encore une faveur à Robert, mais j’ai aimé malgré tout qu’il cherche à se débarrasser de ce rôle dans la scène qui suit. Cela montre au moins qu’il a appris un peu de ses erreurs… mais je ne suis pas sûr que ça suffise à faire passer la pilule.

En tout cas, entre ça, Andy qui trouve vraiment sa place de capitaine (enfin !) à la 23 et Vic enceinte, j’avoue que l’épisode m’a donné de bonnes vibes pour la suite.

 

The Book of Boba Fett – S01E07

Épisode 7 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.

Spoilers

La guerre est là.

We got problems. We got real problems.

Il est déjà temps de regarder la fin de saison 1 de cette série qui a oublié l’existence de son personnage principal après quatre épisodes. Bien sûr, ça n’allait pas durer et la guerre promise est enfin là en début d’épisode. Il était temps : Boba a enfin des répliques, mais il les adresse à… notre cher Mandalorian, encore. Il est décidément devenu le héros de la série, même s’il n’est évidemment pas celui qui prend les décisions dans cet épisode.

C’est toujours Boba qui le fait, mais on sent bien que lui comme ses hommes sont dans l’attente de l’arrivée des soldats ennemis. Il envoie ainsi les Power Rangers faire des tours en ville pour vérifier ce qu’il s’y passe, alors que ses gardes du corps sont répartis à la frontière de la ville et à la mairie. Ce n’est pas le plan le plus inventif du monde, mais au moins, ça permet à Fennec de nous assurer que tous les flancs de Boba sont couverts. Dans le langage des séries, ça me paraît le langage universel pour dire que quelqu’un parviendra à les surprendre. Et c’est bien le cas.

Pendant ce temps, les méchants aussi parlent stratégie. L’alien au chapeau assure que le marshal restera bien neutre et ça rassure le groupe de méchants qu’est le syndicat. En effet, le Syndicat (dont fait finalement partie le maire de Mos Espa) est persuadé que Fett n’aura plus d’autres alliés – et on découvre au passage qu’ils sont aussi responsables du génocide des potes de Boba il y a quelques temps. Je ne vois pas bien le lien d’ailleurs, mais bon, admettons.

L’alien au chapeau noir est finalement celui qui vient surprendre Boba directement chez lui, venant négocier au nom du Syndicat avec celui-ci. Ce n’est bien sûr pas dans les projets de Boba, mais il n’est pas si simple pour lui de tenir ses positions quand il apprend que le marshal de Freetown ne lui enverra finalement personne.

Bref, toutes les forces de Boba sont désormais en ville alors qu’il est en ligne de mire des snipers du représentant des Syndicats. Ce dernier décide d’avouer à Boba la vérité sur le génocide de ses amis, et ça semble clairement être suffisant pour courir sur le haricot de notre héros qui est en train d’en redevenir un. Ou pas. Fennec parvient à le calmer et à empêcher la confrontation entre lui et le représentant du Syndicat.

Ce dernier espérait une petite fusillade, mais il ne parvient ainsi pas à l’obtenir. Dommage pour lui. Dommage aussi pour les hommes de Boba : dès que le représentant du Syndicat est renvoyé chez lui, une attaque coordonnée commence contre tous les alliés de Boba. Ils se pensaient sincèrement protégés et en sécurité ? Les deux gardes du corps tombent au fond d’un ravin alors que la Bête qu’on pensait increvable est prise de court par un surnombre d’ennemis.

Une douzaine d’ennemis encerclent aussi les Power Rangers qui ont peur pour leur survie… jusqu’à ce que Fennec débarque pour les sauver et les faire retourner au QG – au Sanctuaire, pardon. Non, vraiment, les Power Rangers, c’est trop pour moi, à chaque fois, je les trouve ridicule. L’échange sur la politesse devrait me faire rire, mais j’ai trouvé ça exagéré.

Bon, sinon, quand je dis que les ennemis de Boba s’en prennent à tous ses alliés, j’exagère un peu : il reste toujours le Mandalorian, qui est plus fidèle que jamais à son ancien ami. Malgré tout, il semble trouver que c’est une bonne idée de faire confiance au secrétaire du maire de la ville pour le représenter dans des négociations hyper importantes. Mais ? Quelle drôle d’idée. Le but est évidemment de gagner du temps et de trahir ce représentant.

Ainsi, l’associé du maire se retrouve confronté au Syndicat et se retrouve à lire des menaces face à tout le Syndicat armé jusqu’aux dents. On sent bien qu’il n’est pas à l’aise et cet humour a pris sur moi, j’avoue. Difficile de ne pas attendre la grosse scène d’action quand même, et elle finit par arriver heureusement : Mando et Boba débarquent dans les airs pour tirer sur tout le Syndicat. Et ils sont armés jusqu’aux… genoux. C’est un bon endroit pour cacher un flingue, je pense, mais faut m’expliquer comment ils tirent par contre .

En tout cas, ils se prennent quand même pas mal de coups et, malgré les armures, ils sont mis à mal par le Syndicat aux hommes de plus en plus nombreux. Par chance pour eux, les gens de Freetown sortent de nulle part pile au bon moment. Allez, c’est comme dans les séries, dis donc.

J’ai trouvé que l’écriture manquait vraiment de subtilité sur ce passage, avec les tirs qui s’arrêtent le temps que Mando explique ce qu’il se passait. En tout cas, l’arrivée des gens de Freetown change tout : sans surprise, ils n’ont pas apprécié la mort du Marshal et s’en prennent donc au Syndicat à leur tour. On ne va pas se laisser faire par un petit oppresseur.

En plus, les Power Rangers sont encore là eux aussi pour débarquer et venir en aide à Mando et Boba. Ce ne sont pas les seuls : la Bête dont j’ai oublié le nom n’est pas encore morte en fait. Elle a encore assez de forces pour rejoindre le Sanctuaire et se faire tirer dessus juste devant. Bon dieu, mais où est la subtilité dans tout ça ? Pourquoi bâcler un épisode final comme ça plutôt que de prendre le temps de nous fournir une vraie saison complète ?

Bon, toujours est -il que le Syndicat finit par se retirer face à tant d’alliés de Boba. Ouf ? Le répit est de courte durée avant que des droids en forme de gigantesques araignées ne débarquent au Sanctuaire. Comme ils sont protégés par de sacrés boucliers, les alliés de Boba se retrouvent mal en point. Contrairement à Boba et Mando.

Ils se sont pris plein de tirs dans la tronche, mais ils sont encore assez en forme pour s’en prendre à deux à ces gigantesques robots. Mando a bien l’idée d’utiliser son Dark Saber, mais même ça, ça ne suffit pas à percer le bouclier. Boba comprend alors qu’il a besoin de plus d’alliés, mais il n’en a plus. En théorie. En pratique, Fennec n’est pas dans le combat, et j’imagine que ce n’est pas pour rien. Si la qualité d’écriture n’est pas au rendez-vous, ce n’est heureusement pas le cas pour le reste : les effets spéciaux sont vraiment beaux… et les chorégraphies des acteurs parfaitement éclatées au sol. Putain, les effets de style des Power Rangers là, c’est n’importe quoi, ils sont bien trop dans l’excès.

En parallèle, chez notre garagiste préférée de Tatooine, un X-Wing arrive et ça la fait stresser comme tout… jusqu’à ce qu’elle découvre qu’à l’intérieur de celui-ci, il n’y a pas un officier, mais R2-D2 et Grogu. Pff. C’est tout mignon de voir Grogu comme ça avec son armure de Mandalorian, mais je ne suis pas convaincu par cette manière de gérer ce qui était le cliffhanger de saison d’une autre série. Après, c’est toujours un plus de retrouver ce Baby Yoda et de savoir qu’il va vivre sa meilleure vie sur Tatooine.

Le premier réflexe de la garagiste ? Se rendre en centre-ville pour retrouver Mando (comment sait-elle qu’il est là ? J’ai oublié quelque chose ?) et lui dire qu’elle a Grogu – même si très clairement le centre-ville est en pleine fusillade. Elle se pointe comme si de rien n’était en plein milieu de la scène d’action et elle semble surprise de découvrir les droids qui s’en prennent à Mando ? Au moins, elle lui ramène Grogu qui en profite pour faire un câlin à Mando.

Je suis un peu déçu qu’il lâche son entraînement de Jedi pour si peu, mais je suis sûr qu’il sera essentiel à la victoire de Mando. La garagiste aussi, apparemment. Bon, ils ont bien sûr un accident provoqué par le robot… et la bataille s’arrête soudainement quand on entend un grognement d’animal – un hurlement plutôt. Tout le monde regarde alors Godzilla en train de débarquer, mais ce n’est pas Godzilla, non, c’est le nouvel allié de Boba, l’énorme bête qu’il a appris à dresser.

Elle est capable de mettre à mal les droids et les boucliers, au moins. Mando en profite pour s’attaquer à l’un d’eux. Et au moment où il s’apprête à mourir tué par ce robot, devinez qui débarque ? Grogu évidemment. En vrai baby Yoda, il utilise la Force pour démanteler un peu plus le droid. Oh, il se prend un coup au passage, mais il est protégé par sa nouvelle cote de maille, alors tout va bien.

Les gentils peuvent gagner sur ce front, youpi. Il en reste un dernier, celui des Power Rangers. J’ai oublié d’en parler tellement je n’en ai rien à foutre d’eux. Ils sont coincés avec les habitants de Freetown derrière un mur… mais ça ne les arrête pas pour autant, avec l’héroïne rouge qui monte sur les toits pour faire diversion et utiliser un sniper contre les hommes du syndicat.

Cela est efficace un moment, et juste assez pour que Boba débarque à nouveau protéger ses amis. Cette fois, c’est à peu près sûr : la victoire est acquise pour Boba. On n’en doutait pas vraiment, hein, mais c’est chouette de la voir pour de vrai, alors qu’un dernier combat s’engage et blesse la bête increvable qu’il a dompté. Cette dernière a finalement l’intelligence de s’en prendre à l’œil rouge qui est clairement le cœur de la bestiole.

Hop, la voilà détruite. Il ne reste plus qu’à pourchasser les hommes de main du Syndicat qui prennent la fuite – histoire aussi que Peli, la garagiste, rencontre le secrétaire du maire et qu’ils se… draguent ? Chelou. La saison n’est pas encore tout à fait terminée : il reste à gérer le cas du représentant du Syndicat. Il débarque avec un lance flamme qui fait fuir la Bête de Boba, puisqu’il n’apprécie pas la chaleur et qu’il n’a plus Boba pour le diriger – Boba étant tombé de monture.

Nous pouvons donc en revenir à l’ambiance western de l’épisode précédent dans un face à face entre Boba et l’extraterrestre au chapeau noir. J’ai déjà dit que je n’aimais pas les westerns ? Je ne les aime pas, et en plus, Boba se fait avoir en étant moins rapide que le vieil alien. C’est problématique. Même son propre lance-flamme ne lui permet pas de prendre le dessus sur le méchant. Ce dernier reste bien trop bavard pour gagner, par contre, prenant encore le temps de s’écouter parler et de donner une « dernière leçon » à Boba. Celui-ci n’a donc aucun mal à se relever alors qu’il était sur le point de mourir.

Leçon numéro 1 pour tous les méchants : cessez de jacasser tout le temps là. Boba nous tue le représentant du Syndicat qui aurait pu être un bon méchant, mais n’aura pas tellement réussi à me convaincre. S’il s’en sort, il reste un problème, sa Bête, le Rancor, est en liberté dans la ville. Ce n’est pas terrible et ça fait pas mal de destruction de biens. Le Maire ne sera pas heureux je pense. Cela fait beaucoup d’effets spéciaux pour la série quand même, on se croirait devant un film, vraiment.

On se croirait aussi devant un épisode du Mandalorian, encore, quand c’est lui qui décide de faire face au Rancor, tout seul. Bon, il se fait bien victimiser par l’énorme bestiole, hein, ça va de soi, et ça donne des moments marrants où il est à deux doigts d’être son casse-croute et où il nous brûle la gorge du Rancor. Décidément, ils ont tous un lance-flamme à portée de main.

De toute manière, il n’y avait pas besoin de faire tout ça : il suffisait d’envoyer Grogu face au Rancor. Celui-ci s’endort rapidement quand la Force s’en mêle. Il est mignon comme tout ce Grogu dompteur de Rancor, mais j’ai toujours du mal avec sa démarche. Finalement, Grogu s’endort juste à côté du Rancor et tout est bien qui finit bien.

La saison n’est pas encore tout à fait terminée pour autant : il faut encore que l’on retrouve Fennec en train de mettre un terme définitif au Syndicat. La scène est sympathique et mène à un cliffhanger où Boba se retrouve à diriger la ville avec tous ses alliés. Tous ? Non. Comme le révèlele thème musical, on enchaîne sur le Mandalorian. Celui-ci quitte Tatooine avec Grogu à bord, et Grogu se comporte comme un enfant à vouloir que son papa de substitution mette les gaz dans l’espace.

Il y avait aussi une scène mid-générique, mais je vais être honnête, je n’ai pas trop compris qui était dans la cuve pour être régénéré, ni qui le surveillait. J’ai dû rater du fan-service.

EN BREF – La série a beau faire du fan service, elle est une déception en ce qui me concerne, peut-être aussi précisément par que je ne suis pas un fan absolu de la saga. On a surtout le problème qu’elle n’arrive pas à savoir ce qu’elle veut être et qu’elle se perd en permanence, d’abord dans les flashbacks, ensuite dans sa structure où nous passons deux épisodes sur sept sans le héros de la série, qui lui donne pourtant son nom. C’est abusé, tout simplement.

Cela n’a pas réussi à me convaincre, donc, et j’ai trouvé qu’en plus on terminait sur un épisode inévitablement brouillon, qui va à toute vitesse et ne parvient pas à rendre justice à la masse de fric qui est dépensé en effets spéciaux. C’est beau à voir, je ne dis pas, mais l’écriture n’a pas réussi à me satisfaire vraiment. Le seul point positif finalement, c’était de retrouver Grogu et Mando.