Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

NCIS Hawai’i – S02E11

Épisode 11 – Rising Sun – 13/20
L’épisode se concentrait un peu trop sur un personnage secondaire que je n’aime pas pour être aussi prenant que ce que j’aurais aimé. Par chance, une intrigue secondaire était plus captivante et commence à être un fil rouge vraiment intéressant. Au moins, ça ne me démotive pas à continuer la série par la suite.

Spoilers

Une enquête sous couverture tourne mal pour Neil Pike, forçant le NCIS à enquêter sur des Yakuzas.

Je sais qu’il est là pour ça, mais l’amateurisme de Neil Pike me désespère vraiment à chaque fois qu’on le voit. Le retrouver dans cette scène d’introduction entièrement en japonais n’était vraiment pas une bonne nouvelle pour moi. Oui, oui, en japonais : Neil Pike travaille en tant qu’agent infiltré pour obtenir des informations sur un chef de la pègre yakuza qui fait entrer dans le pays, par l’intermédiaire d’Hawai’i, des armes et autres joyeusetés illégales. Super.

Sans trop de surprise, donc, la première scène se termine par une fusillade à laquelle Pike survit et qui lance toute une enquête du NCIS, puisqu’un ancien militaire fait partie des victimes de cette fusillades. Pike est comme à son habitude insupportable, ne sortant pas de sa couverture même lorsqu’il est uniquement en présence de Jane et Jesse. Son excuse ? Cela fait trois jours qu’il a changé d’identité et c’est tellement intense qu’il ne sait même plus vraiment qui est Neil Pike.

Je vous jure, c’est un personnage insupportable et toute l’intrigue partait trop mal. Je suis donc resté totalement insensible à cet épisode – l’humour qu’apporte Pike, ce n’est pas le mien, je passe à côté à chaque fois. Apparemment, le reste des personnages aussi, et pourtant, ils le tolèrent.

Quand en plus les scénaristes se sont dit que c’était une bonne idée de nous mettre des scènes entre Pike et Ernie, moi, j’étais perdu à jamais et je me suis mis à rédiger cette critique plutôt que de rester concentré sur l’épisode. En plus, Pike est insupportable aussi avec les agents du NCIS : il garde des informations confidentielles pendant longtemps et freine vraiment l’enquête.

Cela n’empêche pas le NCIS de gérer, bien sûr. Assez vite, donc, l’enquête avance, grâce à Jane, mais aussi grâce au FBI intervenant une fois de plus sous la forme de Kate. Quelle surprise, n’est-ce pas ? J’ai beaucoup aimé, au moins, voir Jane et Kate bosser ensemble dans cet épisode. Je trouve que leur duo fonctionne bien. Bien sûr, l’omniprésence du FBI – désormais critiqué par Kate – dans toutes les enquêtes n’est pas des plus logiques, mais puisque les scénaristes redoublent d’invention à chaque fois pour la justifier, je ne vais pas redire à chaque épisode la même chose, non ? Si ? Je sais, je m’en rends compte moi aussi.

Bref, toujours est-il qu’elles gèrent bien le conflit entre les deux familles que sont les Sato et les Machida et que c’est bien malgré elles qu’elles permettent à la sœur du criminel du jour de prendre le pouvoir à sa place à la tête des yakuza. Girl power, hein. Au moins, Jane peut affirmer en fin d’épisode que Kate fait partie de sa famille… Cela conforte encore un peu plus la position de Kate dans la série, mais Lucy me manque toujours autant. Oui, je vais le répéter à chaque épisode. Si elle avait été là, on n’aurait peut-être pas eu autant de Pike !

Par chance, comme je le disais en introduction, il y avait également une intrigue secondaire plus captivante dans l’épisode : celle de Kai et de son père. J’ai bien accroché à l’idée de voir davantage de scènes avec Kate, qui est vraiment un personnage central cette année. C’est ironique pour une série nommée NCIS que ce soit l’agent du FBI qui fasse le plus de choses.

Bref, toujours est-il que Kate est énervée après Kai parce que cet idiot a eu la bonne idée de rencontrer AJ pour l’avertir et lui parler de l’enquête en cours. Bien sûr, le but de Kai est surtout d’innocenter son père, mais il ne le fait pas de la meilleure des manières. Kate, qui vient juste de lui dire d’arrêter de s’en mêler, lui demande ainsi… de s’en mêler, mais en parlant à son père.

Kai termine donc l’épisode en demandant à son père de parler au FBI. A première vue, celui-ci refuse… mais c’est loin d’être le cas. Finalement, son père a fait appel à tous les commerçants qui ont touché de l’argent sale du même groupe et ils sont nombreux. Vraiment nombreux. C’est qu’AJ avait plein de potes sur l’île finalement ! Si je ne suis pas fan du conflit entre Kai et son père qu’on nous sort à toutes les sauces depuis deux saisons, je trouve que cette nouvelle manière d’aborder l’intrigue est bien plus efficace, alors je suis satisfait de ce que ça donne !

Station 19 – S06E09


Épisode 9 – Come As You Are – 13/20
Franchement, cet épisode m’a donné un étrange sentiment de fourre-tout : les intrigues semblent incomplètes et très décousues ; chacun vit sa vie de son côté, les développements ne sont pas vraiment satisfaisants. C’est dommage, parce qu’il y a de bonnes idées et des répliques cinglantes qui marqueront certaines relations… mais en attendant, l’épisode en lui-même n’était pas à la hauteur.

Spoilers

Carina revient à la clinique, sans parler à Maya ; Eli continue de harceler Andy.


And you’re glowing yourself.

C’est rare que je prenne le temps dès le vendredi soir de regarder cette série, surtout quand je bosse. Seulement voilà, malgré la fatigue, j’ai vraiment envie de la voir. C’est sans regret dès la première scène : on y voit Maya faire de la méditation et la série en profite pour nous faire un résumé de toute sa relation amoureuse avec Carina. C’est fou de se dire qu’il y a eu toute une partie de la série où elles n’étaient pas ensemble tellement le couple est devenu un des piliers du drama de la série.

Maya ne tient plus en place et tente d’appeler Carina, sans succès. Je trouve ça un peu exagéré de la part de l’italienne : elle pourrait au moins donner signe de vie, parce qu’elle sait forcément que Maya a travaillé pour aller mieux, non ? Mystère. Elle écoute bien le message vocal que Maya lui laisse, affirmant que ça va mieux depuis que Diane l’aide, mais elle n’y répond pas immédiatement.

Carina, elle, est de retour à la clinique, même si elle n’a toujours pas parlé avec Maya. J’ai aimé voir les retrouvailles un peu tendue entre Carina et le reste de la caserne : cela nous prouve aussi à quel point elle s’est intégrée là-bas, car tous sont heureux de la voir quand même.

Ses patients le sont aussi. Ben se retrouve ainsi en charge d’une femme enceinte, amie avec le couple d’amies – Peggy et Donna – de Carina que l’on a vu plus d’une fois. C’est intéressant, parce que la patiente est mignonne comme tout avec Carina, au point de lui avouer qu’elle est totalement en train de développer un crush envers elle. Eh oh, pas touche à Carina. J’aurais aimé que Carina recadre un peu plus les choses : retourner le compliment, c’est une chose ; mais il faut savoir s’arrêter à temps.

Je suis content qu’elle finisse par caser qu’elle est mariée, même si elle ne le fait que quand sa patiente lui demande. Et je sais que Jack ne fait que refléter dans l’épisode ce que je pense moi-même en ne voulant pas voir Carina flirter avec quelqu’un d’autre que Maya, mais j’ai détesté le voir se mettre à commenter tout ce que faisait Carina pour la critiquer.

Je suis super partagé par cette intrigue : c’est énervant de voir Carina flirter avec une autre et raconter ses problèmes de couple avant de lui faire un câlin parce qu’elle lui annonce le sexe de son bébé. Les deux femmes continuent de flirter pendant toute la journée, apparemment, Carina passant bien plus de temps que nécessaire avec la patiente. Elles s’amusent bien toutes les deux, et ça énerve Jack.

Franchement, c’était bien la peine de nous le montrer heureux de retrouver Carina si c’était pour en faire ça derrière. Finalement, j’ai trouvé ce qui me posait problème : qu’il en parle avec elle, ça irait sans problème pour moi ; mais qu’il n’en parle pas avec elle pour plutôt la dénigrer auprès de tous ses collègues, c’était énervant. Il termine même par hésiter à en parler avec Maya, alors que les scénaristes nous tiraillent : la patiente invite Carina à un rencard, et on ne sait pas si elle accepte ou non.

J’aurais tendance à penser que non, malgré tout le flirt. On ne saura pas dans cet épisode, cependant. À la place, nous verrons simplement Carina rentrer chez elle pour récupérer son shampoing et une veste – pas pour s’y réinstaller comme Maya l’aurait espéré. Si j’ai du mal à ne pas en vouloir à Carina de ne plus faire d’effort pour Maya, il faut bien reconnaître qu’elle en a fait beaucoup avant, en vain.

La dernière réplique de l’épisode voit Carina répondre au « je t’aime » de Maya qu’elle a passé toute son année à lui dire d’aller se soigner, pour qu’elle le fasse finalement pour… son job. Du point de vue de Carina, Maya ne se soigne que pour retourner sur le terrain, et ce côté de Maya qu’elle devait forcément aimer pour se marier avec ne semble plus vraiment lui convenir. C’est violent, mais c’est sûr que je peux comprendre sa rage envers Maya dans cette situation. Allez, la suite au prochain épisode. En attendant, je vois cet épisode un 10 mars, c’est la journée mondiale du pyjama, et Maya est en pyjama : ça me fait un point bonus du Bingo Séries. En plus, je suis en pyjama moi-même si vous voulez tout savoir.

En parallèle, Sullivan se retrouve à s’occuper d’un SDF qui boit beaucoup pour oublier ses douleurs au torse. Il a en effet de sacrées brulures, ce qui pousse Ben et Jack à venir s’occuper de lui aussi. Cela ne plaît du tout à Beckett de voir un patient pareil à la clinique. Allez comprendre pourquoi.

Je pense que les scénaristes veulent vraiment tout faire pour qu’on le déteste, et ça ne fait qu’empirer pendant tout l’épisode. Il insiste donc auprès de Jack, puis de Ben et Robert pour l’envoyer à l’hôpital – au point que ça en paraisse louche. Comme Beckett faisait tout pour l’éviter, je pensais sincèrement qu’il s’agissait de son père. Ce n’est finalement pas le cas, même si je n’étais pas si loin : il s’agit de son oncle.

Il finit par aller s’en occuper lui-même, même si la série nous passe les retrouvailles, pour une raison inconnue. En fait, ça donne l’impression que les scénaristes avaient envie de faire une intrigue pour justifier l’alcoolisme de Beckett – c’est de famille, son grand-père et son oncle sont dans un sale état aussi – mais sans pour autant qu’on s’apitoie sur son sort (bon courage, de toute manière). Finalement, l’oncle fait ainsi un malaise et finit à dans un centre de détox alors qu’il ne voulait pas ; et la majorité de l’intrigue est hors-champ. Très bizarre comme situation.

Eli continue de se pointer sans être vraiment invité à la caserne. Une fois de plus, il reprend sa drague envers Andy, ce qui est super lourd. Cela l’est d’autant plus quand il le fait devant toute la caserne. Bon, quand je dis qu’il n’est pas invité, je me trompe, en vrai : il l’est car il vient assister à toute une journée de service de Travis. Le but ? Avoir un peu plus de matériel pour la campagne de son candidat.

Bon, ce n’est pas passionnant comme intrigue, surtout quand Crisis One est invité à calmer le jeu entre deux mecs se disputant pour la même nana – qui a déjà fait son choix, pourtant. Il arrive un moment où tu es mieux sens les deux, mon amie. Elle semble en prendre conscience suffisamment pour avoir envie de dégommer la face de son copain du moment… sauf que son poing se retrouve dans le nez d’Eli. J’avoue que ça m’a fait rire plus qu’autre chose.

Bon, inutile de dire que l’intrigue escalade forcément vers autre chose, avec un des gamins qui a en fait le torse en sang. Il finit bien, en vie et tout… mais Eli, lui, est complètement traumatisé par ce qu’il a vu : il n’arrive pas à faire confiance à Andy et Travis qui lui assurent que le gamin ira bien, parce que pour lui, ce n’est pas rien de voir autant de sang en une journée.

Pour se remettre de ses émotions, il a toutefois le droit de voir Andy nue sous sa serviette, c’est déjà ça. Non, bien sûr, elle a sa serviette, hein, mais il est dans la salle de bain de la caserne pour se nettoyer le nez et forcément ça mène à cette scène toute gênante où Andy finit par accepter un rencard avec lui. Mais pourquoi ? Bordel, il ne fait que la harceler depuis qu’il l’a rencontrée, il faut arrêter de nous faire croire que ça donne envie de sortir avec lui.

Pendant ce temps, Theo se renseigne sur son quartier d’enfance. Il se rend compte que les habitations n’ont pas été inspectées depuis longtemps et que cela risque d’être dangereux. Il réussit à convaincre Beckett de pouvoir faire son boulot en allant sur place pour vérifier ce qu’il se passe réellement et pour éviter d’autres incendies.

L’idée est noble, mais ça mène à une intrigue bien chiante où il passe tout son temps dans un salon de coiffure tenu par un ami d’enfance. Il s’y rend avec Vic pour vérifier les risques d’incendie et pour faire une inspection dans le salon. Le problème, c’est que sur place, il se laisse emporter par l’attitude générale et s’avère carrément macho avec Vic : elle repère rapidement des câbles qui risquent de provoquer une surcharge électrique, et donc un incendie… mais Theo veut s’arranger avec le propriétaire – son pote – et accepte d’attendre une semaine pour que tout soit réglé.

Ce n’est évidemment pas possible et Vic ne comprend pas d’où cette attitude peut bien venir : cela n’a pas de sens de venir vérifier les risques d’incendie pour les éviter, puis de les laisser risquer de se produire. Elle est donc forcée de prendre des décisions qui ne plaisent ni à Théo, ni à son pote… mais tout finit plutôt bien. La tension entre eux retombe et tout se termine sans problème avec le gérant du salon de coiffure.

Cela dit, de retour à la caserne, Vic remet sur le tapis ce qu’il s’est passé, bien sûr. Elle n’apprécie pas trop ce nouveau côté de son mec qui est hyper macho. J’ai aimé les voir réussir à parler calmement de ce qu’il s’était passé. Ils sont vraiment un couple solide s’ils en sont à communiquer sur ce genre de sujet et sur le quartier d’enfance de Theo qui le fait débloquer et le transforme.

 

Grey’s Anatomy – S19E08

Épisode 8 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

Spoilers

Il est temps pour Maya de se reprendre en main, tandis que la caserne fait face à un incendie dans le quartier d’enfance de Theo.


And if I were you, I’d ask for the moon. And the stars. And Pluto.

Peut-on vraiment appeler un épisode « All Star » quand on perd Meredith ? Apparemment, oui. Bon, ils ont toujours la voix off, hein. Ils ont du bol d’avoir réussi à me faire adorer les nouveaux internes, on va dire. Les premières scènes où ils refont toute la déco de la maison continuent de me les faire adorer d’ailleurs. Ils repeignent et remettent au goût du jour une maison qui commençait probablement à s’encroûter – même si elle a beaucoup changé quand même en vingt ans. Avec un canapé jaune vif cette fois-ci, c’est un sacré lifting cette fois. Je me demande à quel point les changements sont approuvés par Meredith, Amelia ou Maggie, tout de même.

Le tirage au sort de la meilleure chambre m’a fait rire autant que toutes les situations qui précédaient : en une minute, on nous donne déjà plein de détails sur la vie en commun de tous les personnages. C’est un bon moyen de rapprocher Simone et Lucas, mais aussi d’en faire des potes avec Mika. Tout ça fonctionnait bien, même si c’est un enfer pour la critique – je vais donc laisser de côté les détails, hein.

Sinon, on en revient à l’intrigue entre Richard et Teddy, avec sa proposition débile. Le manteau de Teddy est horrible non ? Pardon, je ne commente pas souvent les vêtements, mais là vraiment, je n’ai pas aimé du tout. BREF. Je n’avais pas capté que Richard voulait qu’elle soit cheffe à la place de Mer. Bordel. C’est la pire des idées du monde, on parle de Teddy !

Richard n’a-t-il pas vu les trois ou quatre dernières saisons ? Tout le monde passe l’épisode à parler de cette proposition avec Teddy : Richard, bien sûr, Owen, qui y voit l’opportunité de redevenir chef des traumas (alors qu’il y a huit épisodes, il avait quitté l’Etat ?), mais aussi Bailey qui profite d’une occasion improbable (les enfants qui se mordent) pour parler avec Teddy. C’était marrant comme idée.

En tout cas, on voit que Bailey ne veut pas redevenir cheffe, peu importe ce que ça lui apporterait. Elle rappelle à Teddy qu’elle est en position de force dans les négociations et lui propose ses solutions pour accepter le poste avec un tas d’avantages au passage. J’ai bien aimé voir Richard être dépassé par la demande de Teddy d’un assistant et d’une paie énorme. Finalement, ça nous mène à une scène où Richard peut être un peu condescendant avec Teddy.

Son but ? Lui faire croire qu’il accepte le poste de chef à sa place pour lui faire revoir à la baisse ses propositions. Ils ont une manière de considérer les négociations salariales bien à eux, ces scénaristes, tout de même. On notera au passage que le tableau des opérations est devenu un écran, parce que pourquoi pas.

Alors que Teddy est sur le point de devenir cheffe, Amelia débarque sans prévenir dans le bureau pour demander à son tour d’être envisagée pour le poste. On sent bien que c’est une arnaque, mais Richard se laisse rouler dans la farine : Amelia révèle finalement à Teddy, une fois que c’est bien Teddy qui a le poste de cheffe (bordel), qu’elle a été envoyée là par Bailey pour aider Teddy à obtenir ce qu’elle souhaitait. L’abus est total.

Meredith a déménagé, mais ça ne l’empêche pas de donner des nouvelles à ses sœurs, évidemment. Leur intrigue se poursuit comme si de rien n’était : Maggie et Winston se font toujours la gueule et sont désormais en cessez-le-feu. Ils ne se parlent plus, pour éviter de s’engueuler. Cela ne s’annonce pas vraiment bien pour leur futur. Et pour le mien, aussi, d’ailleurs. J’aime beaucoup Winston (et sa manière de rembarrer Owen était épique) mais Maggie est vraiment insupportable. Je me souviens qu’elle a eu une période où je l’aimais bien, pourtant, seulement, c’était il y a si longtemps que je n’arrive plus à m’intéresser à son couple. C’est gênant, tout de même – c’est le syndrome Teddy.

En début d’épisode, nous apprenons à l’attitude de Jo qui insiste pour lui faire un petit-déjeuner (alors qu’elle ne cuisine pas) que c’est une grande journée pour Lincoln : il va pouvoir opérer The Tank, une star du football américain. Il est tout stressé et aimerait que Niko soit avec lui, mais on ne nous dit pas exactement pourquoi Niko n’est plus là. En tout cas, tout le monde s’avère soudainement fan de sport dans cet épisode, alors qu’ils n’ont jamais parlé de football américain.

C’est l’occasion de donner quelques lignes à des personnages sous-estimés par l’épisode, comme Levi, et pour relancer une compétition entre les internes. Tous veulent être sur le pont pour participer à l’opération de ce patient qui est une véritable star, mais ce sont finalement Kwan et Simone qui obtiennent la chance de pouvoir l’opérer. Tout se déroule à merveille : ils sont fans de la star qui s’avère super gentille avec eux (normal, mieux vaut être sympa avec les gens qui vont avoir les mains à l’intérieur de vous) et s’entendent bien avec sa mère.

L’opération se fait avec la galerie ouverte pour que tout le monde en profite, et à nouveau tout se déroule sans le moindre problème. Seulement, bon, on est habitué avec cette série : quand tout va trop bien, c’est qu’il y a un problème ailleurs. Alors que le joueur de football allait très bien s’en tirer, son cœur s’arrête soudain de battre.

Après deux heures à tenter de le ranimer, Linc et Winston n’ont plus d’autres choix que de le déclarer mort, ce qui affecte beaucoup ses médecins, inévitablement. En revanche, on ne revoit pas Levi ou Bailey pour le pleurer, par exemple. Ce sera une intrigue qui reviendra dans la suite de la saison, de toute manière. En effet, Linc vient de tuer (ou pas) une star du football américain. Alors que Kwan et Simone préviennent sa mère, Linc prévient la presse.

Cette dernière s’empare aussitôt de l’affaire pour traiter Lincoln de meurtrier et refaire la soirée de Teddy. Tout s’annonçait bien pour elle, mais elle se retrouve directement à devoir gérer une crise pour sa première soirée en tant que cheffe. Ouais, apparemment, y avait zéro délai entre la signature et la prise de position. Ce décès aura donc son importance dans la suite de la saison, pour encore faire souffrir l’hôpital du point de vue médiatique. Cela faisait longtemps que ce n’était plus arrivé.

Les scénaristes profitent aussi de l’occasion du décès de ce patient pour nous ramener une dispute entre Maggie et Winston, d’ailleurs. Maggie souhaite réussir à changer les idées de son mari, mais elle le fait avec le pire timing possible ; ce qui lui permet de lui rappeler que c’est sa méthode quand lui est plutôt du genre à pleurer ses patients. Allez bim. Les échanges de politesse sont plutôt bien pensés par les scénaristes, même si je ne vois pas comment les personnages ont pu vivre ensemble sans se rendre compte de tout ça avant. Bref, il faut attendre avant de se marier trop précipitamment, je crois – mais là, j’ai l’impression que c’est quand même un sujet de base qui n’avait pas été abordé entre eux.

Le décès de The Tank fonctionne mieux pour Lucas et Simone en revanche. Elle a besoin de réconfort et n’hésite pas une seconde à embrasser Lucas dans LE fameux ascenseur de la série. Le seul problème, c’est qu’on est dans Grey’s Anatomy. L’épisode se termine donc par le retour surprise du fiancé de Simone, à qui elle présente Lucas comme un colocataire. Pas exactement le début de relation qu’il devait imaginer, le pauvre. La série utilise une formule qui a fait ses preuves, on va dire, on est vraiment sur du Meredith/Derek/Addison de base là. J’espère toutefois que ça ne trainera pas trop en longueur.

Pendant ce temps, Jules et Jo (j’ai l’impression de voir deux variants du MCU à ce stade) s’occupent de la même patiente : une femme enceinte de son troisième enfant qui est débordée mais vient finalement à l’hôpital après cinq jours de saignement qui finissent forcément par l’inquiéter. J’ai bien accroché à cette intrigue qui nous amène le sujet de la dépression postpartum de manière originale : la patiente a peur de retomber dedans avec son troisième accouchement.

Contre toute attente, même si on sentait bien que quelque chose la travaillait énormément depuis le début de l’épisode, elle finit par demander l’avortement à Jules. La série nous refait de la pédagogie sur la nécessité de l’avortement, un sujet sensible aux USA en ce moment. Je découvre qu’il n’y a apparemment pas de délai légal de réflexion dans la situation de Sierra, ce qui me surprend un peu car je croyais vraiment qu’ils l’avaient aux États-Unis.

La pédagogie est ailleurs toutefois : la série propose toute l’intervention de l’avortement mené par Jo, avec tout plein de commentaires. Jo explique à sa patiente tout ce qu’elle fait pour limiter ses angoisses, alors qu’elle est au téléphone avec son mari pour pouvoir donner tout son ressenti, étape par étape. Vraiment, la procédure paraît super simple présentée comme ça.

Et pour renforcer mon impression que Jo et Jules ne sont que deux versions d’un même personnage, on apprend que le passé de Jules est catastrophique niveau parental et que c’est pour ça qu’elle est si humaine avec ses patientes. Allons bon.