Station 19 – S06E08


Épisode 8 – I Know a Place – 14/20
Tout n’est pas parfait dans l’épisode, et ça paraît même parfois ridicule pour certaines intrigues. Je suis partagé niveau ressenti : j’ai aimé certains personnages que je n’aime pas habituellement, j’ai détesté des scènes avec des personnages que j’aime bien ; je continue de penser que la série est très intéressante pour les messages qu’elle porte parfois, mais je n’aime pas la manière d’aborder une des relations de couple… bref, je n’arrive pas à me décider. Au moins, j’étais à fond dans l’épisode !

Spoilers

Il est temps pour Maya de se reprendre en main, tandis que la caserne fait face à un incendie dans le quartier d’enfance de Theo.


I don’t want to lose.

Original ce début d’épisode : pour une fois les personnages ne sont pas en train de faire l’amour comme des lapins dans tous les coins possibles et imaginables. À la place, on voit Maya faire du ménage dans tous les coins possibles et imaginables chez elle. Elle n’était pas supposée rester à l’hôpital, elle ? Parce que là, on est loin d’être face au repos forcé de Maya.

C’est même pire que prévu : Diane se rend compte en venant lui rendre visite que Maya est en train de faire du ménage depuis 4h du matin. Elle a du boulot. Heureusement, une fois de plus, Diane a prévu toute la journée pour un pompier de la caserne. De là à faire dessiner Maya, c’était inattendu. Pourtant, c’est Diane : je suis sûr que ça donnera quelque chose de génial à terme.

En attendant, elle nous fait un petit rappel de la situation : si Maya veut retourner au travail, elle a intérêt à écouter Diane plutôt que de bouger le nombre incalculable de fauteuils qu’elle possède… Tout ça pour finir par dessiner par terre une timeline de sa victoire à une course olympique. Soit. J’ai bien aimé en vrai, surtout que les scénaristes n’en profitaient pas pour nous imposer des flashbacks. En revanche, mon but ultime est surtout de voir Maya se remettre avec Carina et savoir qu’elles ne vivent plus ensemble ne me plait pas, forcément.

Le reste des scènes est toutefois un brin prévisible : tout remonte pour Maya à sa relation avec son père, la forçant à toujours vouloir gagner – ou en tout cas à ne pas vouloir perdre. J’aime bien comment les scénaristes sont partis d’une toute petite idée de caractère il y a six ans pour en arriver là aujourd’hui. Ses répétitions de « I don’t want to lose » étaient plutôt bien gérées par l’actrice.

Finalement, Diane nous fait de la psychologie de bazar, mais qui fonctionne sacrément bien : elle fait remonter Maya à ses trois ans et ses envies de gagner pour faire plaisir à son père ; afin de lui faire comprendre qu’elle en est encore à ça aujourd’hui. Sa peur de perdre vient de sa volonté de plaire à son père quoiqu’il arrive. J’aime bien l’idée, de nouveau : Diane parvient à convaincre Maya de faire reposer la petite fille de trois ans en elle pour enfin pouvoir commencer à guérir.

En une journée, Maya change radicalement par contre, surtout si on prend en compte le fait qu’elle n’a pas dormi. Seulement voilà, c’est Maya, elle veut aller au bout de sa thérapie le plus vite possible : elle accepte donc de laisser Diane la guider vers le pardon de la petite fille de trois ans en elle. Là, la série va un peu loin pour moi dans la mise en scène – surtout que la thérapie n’a duré qu’un épisode et que Maya tient une enfant de trois ans comme elle tiendrait un bébé.

Cela fait du bien de voir Maya enfin sourire et commencer à prendre soin d’elle. Cela m’a fait chier de voir que Carina devait passer au second plan pour ça, mais la vérité est que je suis convaincu que Diane a raison. J’étais donc content que Maya ne l’appelle pas finalement.

Pendant ce temps, Jack reprend du service, avec les blagues habituelles entre pompiers et une première journée bien épuisante. Toute la caserne est sur les nerfs suite à la fuite de l’appel Crisis One concernant les Dixon par l’équipe de com de Travis. Et par équipe de com’, je désigne simplement Eli, évidemment.

Sans trop de surprise, Dixon fait de nouveau des vagues dans cet épisode grâce à cet événement. Il espère réussir à convaincre la cheffe Ross de venir avec lui à une conférence de presse, pour montrer que la police et les pompiers bossent ensemble. Mouais. Son but principal est de réussir à se montrer en héros au détriment de Crisis One : la situation tendue de l’épisode précédent sera donc présentée comme du bon travail de la police. Franchement… Je ne vois même pas comment c’est possible vu qu’il y a une vidéo.

Son chantage fonctionne pourtant : il a sa petite victoire quand Ross s’écrase devant lui pour éviter un procès impliquant Crisis One car la femme de Dixon entend bien porter plainte… sauf si son mari le refuse. Loin du rendez-vous dont Ross expulse bien vite Andy et Vic (pourquoi étaient-elles là même ?), Ben en profite pour être de nouveau insupportable avec Travis. Il est au moins sauvé par le gong, c’est déjà.

De manière prévisible, Eli revient de nouveau à la caserne. Bon, ça l’est d’autant plus que Travis l’annonce en début d’épisode et que juste après, Andy se retrouve seule à la caserne. L’excuse ? Elle doit faire de la paperasse…

Les scénaristes voulaient juste s’assurer de pouvoir proposer des scènes entre Eli et Andy pendant que le reste des pompiers allaient éteindre un incendie dans une maison en feu. Par où commencer ? Allez, restons d’abord sur Eli et Andy. On sent bien que les scénaristes veulent en faire un couple et plus on avance dans la saison, plus ça m’irrite. J’aime les personnages pourtant. Il flirte avec tellement d’insistance qu’il ne peut qu’obtenir ce qu’il souhaite avec beaucoup de temps… C’est le super exemple que donne les séries, et on s’étonne que le harcèlement soit si courant après. Pardon, mais vraiment, ce genre de relations justifie trop les comportements toxiques dans la vraie vie, et je trouve ça dommage qu’une série qui tente toujours d’être la plus juste et, je déteste le mot, woke possible en soit encore à proposer ça.

Bon, j’enchaîne, je ne suis pas là pour écrire une dissertation non plus : ça nous mène à une scène un brin ridicule où Andy propose à Eli d’utiliser la barre de la caserne (on dit ça comme ça ? Je ne peux pas dire une barre de pole-dance). Elle affirme que c’est de l’humour, mais évidemment, ça se termine mal – pas trop mal, hein, juste assez mal pour qu’Andy déshabille un peu Eli afin de lui remettre l’épaule en place. Yep. De la drague de série, pure et dure.

En parallèle de tout ça, les pompiers sont donc partis en intervention et ça tourne relativement mal pour Theo. Il se rend rapidement compte que l’intervention a lieu dans son quartier d’enfance, le quartier où son père est mort quand il avait 14 ans. Forcément, ça remue des choses en lui, même s’il ne semble pas s’en rendre compte autant que Vic sur le moment.

Pourtant, quand il s’agit de venir en aide à une famille dont la maison est en flammes, il est encore plus motivé que d’habitude et prêt à prendre bien des risques. Il n’hésite pas à s’interposer face à Beckett quand celui-ci lui ordonne de ne pas retourner dans la maison en flamme pour récupérer une Bible de famille, mais il suit l’ordre malgré tout… jusqu’à ce que la mère de la famille se rende dans la maison par elle-même.

Aussitôt, Theo se rend dans la maison, suivi par Travis. Beckett est énervé de voir son ordre être aussi peu considéré, mais bon, on sait tous que Theo a raison. Il se fera quand même engueuler de retour à la caserne – en partie parce que l’intervention tourne mal. Une explosion a lieu quand ils rentrent dans la maison et ça manque de très peu de finir en décès de Travis et Theo. Devant Vic.

Theo se confie finalement à Vic après tout ça, lui expliquant qu’il a été « triggered » par ce cas… Et inévitablement, Vic ramène tout à elle, par contre, et je n’ai pas aimé ça venant d’elle. Du tout. J’ai tendance à tout aimer dans ce personnage – et j’ai adoré la fin de la scène où elle fait un câlin à la fois à Theo et Travis – mais cette manière de ne pas écouter son copain lui raconter son problème, c’était vraiment malvenu de sa part. Heureusement que ça finit bien, même si Theo est forcé de rester faire de la paperasse pour terminer sa journée.

Pour changer, Andy a son mot à dire sur cette décision de Beckett qu’elle trouve injustifiée. Je suis partagé de mon côté : je suis d’accord avec Andy et Theo sur la théorie, mais en pratique, il y a quand même une chaîne de commandement à respecter et il est normal qu’un pompier désobéissant aussi directement soit repris. En plus, Theo lui-même soulignait le problème d’un chef en qui on n’a pas confiance et qu’on n’écoute pas… alors il ferait mieux de l’écouter.

Je me retrouve à devoir faire une pirouette compliquée, par contre, parce que je pense exactement l’inverse de l’intrigue Ross/Dixon. Merci mon dieu, Ross ne se laisse pas totalement influencer et rabaisser par Dixon : elle a la bonne idée de prendre la parole durant la conférence de presse pour inviter des pompiers à suivre la formation de Crisis One et éviter de reproduire la situation de l’épisode précédent. C’est une excellente chose et ça m’a fait plaisir de la voir s’affirmer ainsi, peu importe les chaînes de commandement et l’échiquier politique.

Je vais même aller plus loin : j’ai aimé la dernière scène où Sullivan lui apporte du soutien ! C’était ridicule à souhait son histoire de dossiers et de porte ouverte, mais c’est un move plutôt bienvenu pour ce personnage que j’ai l’habitude de détester et qui parvient à se montrer soudainement empathique et cool.

 

NCIS Los Angeles – S14E10

Épisode 10 – A Long Time Coming – 13/20
Ah oui, un tel crossover a mis du temps à arriver, vous avez raison de le souligner dans le titre. En même temps, je comprends pourquoi : l’humour et les dynamiques entre personnages sont efficaces, mais c’est à peu près tout. L’intrigue se perd beaucoup trop en cours de route et est même décevante à l’échelle de l’ensemble du crossover. Tout est conclu trop rapidement à mon goût et ça me laisse finalement sur ma faim.

Spoilers

L’amiral Killbride a disparu, alors même qu’il est recherché par une ancienne agent de la CIA souhaitant le tuer pour couvrir l’existence de l’opération Simon Williams.

À ce stade du crossover, l’intrigue devrait être bien plus complexe qu’elle ne l’est : l’épisode commence tout simplement avec les agents à la recherche de leur patron qui a disparu. L’avantage, c’est que ça laisse Jane à la tête des opérations – j’ai adoré la voir être celle qui a le plus haut rang, ça faisait des vacances de voir les males alpha se la fermer.

Bon, autrement, me voilà donc devant une série que je ne regarde plus depuis à peu près douze ans. J’ai d’abord été content de retrouver Kensi, avant d’être surpris devant le générique : les acteurs ont tous tenu quatorze saisons ou quoi ? C’est assez fou de voir que personne ne semble être mort ou viré ; c’est rare dans ce genre de série. Bon, Hetty n’était pas dans l’épisode, mais apparemment c’est lié à la saison, et il y a des nouveaux tout de même.

J’ai bien aimé les nouveaux – Fatima et Rountree. Oui, j’ai même retenu les noms des personnages, c’est dire ! Cela ne sert à rien de s’attacher, pourtant : la série est annulée de toute manière, je ne vais pas m’y mettre et il n’y aura probablement aucun autre cliffhanger. Alors que Fatima et Rountree cherchent leur boss dans sa maison, ils sont attaqués par Morgan, la fausse agent de la CIA de l’épisode précédent, et toute une équipe d’hommes lourdement armés.

Rountree se retrouve ainsi kidnappé (décidément, c’était la mode dans ce crossover !), ce qui laisse tous les autres agents du NCIS sur les dents. Rountree m’a bien fait rire pendant qu’il se faisait torturer et sa relation avec Fatima (qui s’énerve durant tout l’épisode, la pauvre) m’a l’air franchement chouette. Après, Rountree se fait tabasser pour révéler la localisation de son chef alors qu’il n’en sait rien, le pauvre, c’était un peu abusé.

En parallèle, les agents du NCIS Los Angeles cherchent donc à le retrouver. Ils sont aidés pour cela par… Lucy ! Je suis content de la retrouver, mais sa présence à Los Angeles paraissait bien hasardeuse. Elle a assez peu de scènes convaincantes, en plus. J’espérais la retrouver dans un sous-marin, pas comme ça à gérer la technique dans une autre ville – et bosser avec Ernie, hors écran, en plus. Une grande partie du fun du personnage de Lucy réside dans ses interactions avec les autres agents.

Seulement, cet épisode n’a pas vraiment su lui proposer un duo efficace, à part peut-être avec Fatima. La voir interagir avec Parker plutôt que Jane, c’était étonnant. À ce stade, Jane et Lucy n’ont pas dû se voir pendant plus d’un mois, mais elles se retrouvent comme si de rien n’était, sans même échanger un mot. Je trouve que les scénaristes ont raté quelque chose.

Toujours est-il que Lucy n’arrive pas avec des bonnes nouvelles : elle révèle qu’il existe un site où toutes les têtes des agents du NCIS sont mises à prix. Cela ne tarde pas à se concrétiser : Nick (oui, il est à Los Angeles, allez savoir pourquoi) et Deeks manquent donc de se faire tuer. On ne va pas se mentir : je n’aime pas le personnage de Deeks, mais son duo avec Nick est une vraie bonne surprise dans l’épisode. Voir Nick se faire draguer devant lui était hilarant – surtout quand la nana dit aimer son accent alors que je viens juste de le revoir dans le rôle de Fez dans un épisode de That ‘90s show.

De manière générale, j’ai trouvé que Nick sauvait vraiment l’épisode : il avait les meilleures répliques et les meilleures dynamiques, parce que cet épisode marque aussi le retour de la TNT – Jane et Nick. Finalement, il est temps de conclure les intrigues, et c’est là que c’est le plus décevant : un message vocal d’Hetty débloque la situation et basta, voilà les agents qui sauvent tous Rountree. Cela paraît léger après un tel build-up et le rappel que les meilleurs agents du NCIS sont sur le coup.

La conclusion est aussi rushée : il y a trop de personnages pour que tous se disent au revoir. Le bye de Lucy m’a déchiré le cœur car je veux la retrouver au plus vite et l’humour final ne compense pas le manque de certaines scènes pour tout conclure. Quant à Kilbride qui débarque de nulle part en mode « eh je vous espionnais depuis le début » m’a donné un élan de haine pour ce personnage que je ne connaissais pas et que je n’espère pas revoir un jour. C’est con, le but d’un crossover, c’est quand même de donner envie de voir les séries qu’on ne suit pas, en théorie.

NCIS Hawai’i – S02E10

Épisode 10 – Deep Fake – 16/20
Je ne suis pas certain de comprendre le titre de l’épisode, parce que ce n’est pas exactement ce qui est utilisé dans l’épisode… mais bon, c’était un bon crossover, cette fois. Comme quoi, c’est finalement possible d’en avoir un ! Chaque membre de chaque équipe est utilisé intelligemment et même s’il était dur de suivre les rebondissements manquant de crédibilité, j’ai aimé ce que j’ai vu cette fois.

Spoilers

Jane, Jimmy et Sam ont été enlevés, laissant le reste du NCIS sur les dents.

PARTIE 1 :

Je ne sais pas trop par où commencer cette critique, parce que la première scène paraissait trop déconnectée du crossover pour être efficace. C’était totalement volontaire et finalement relié, hein, mais j’ai trouvé ça dommage ; de même qu’ajouter Sam à la liste des kidnappés paraissait trop forcé pour que le triple crossover existe. Franchement, c’est dommage : il sort de nulle part, les mains déjà libres et tout… J’ai même cru l’espace d’un instant qu’il était le kidnappeur !

Finalement, ce n’est pas le cas : le kidnappeur, c’est une agente de la CIA. Je l’ai tout de suite beaucoup aimée, même si je n’ai pas suivi la logique d’avoir une agence américaine qui enlève les agents américains de ses autres agences. Et pour cause : le rôle de cette agente est rapidement remis en question quand son homonyme se présente justement à Parker – arrivé à Hawai’i grâce au FBI, et donc à Kate.

Le coup des deux personnages de méchante avec le même nom était sympathique et permettait à l’épisode de faire monter le suspense sur tout ce qu’il y avait à découvrir de ce crossover. Au moins, on comprend un peu mieux pourquoi les équipes se rejoignent face à une telle menace… même si la menace est finalement celle d’une autre agence et de quelques agents pourris. J’ai eu plus de mal à comprendre pourquoi Jess et Nick n’avaient pas suivis Parker.

Jimmy vole clairement la vedette à plein d’autres stars des séries avec son super odorat inutile et son pouce cassé, mais lui aussi, j’aurais aimé le voir plus. Franchement, il se plaignait de ne pas connaître Hawai’i, c’était l’occasion de le faire visiter l’île, il me semble. Mieux encore, il aurait pu avoir au moins une scène en visio avec Jess – ça aurait été le minimum. Au lieu de ça, on doit se contenter de le voir interagir avec Ernie. Je vois bien que c’est censé être drôle… mais bon, on a fait le tour de ce combat de coq assez vite.

Dans le même genre, le manque de communication entre les équipes est flagrant : ils se disputent en permanence pour savoir qui a autorité sur qui, ce qui est un peu chiant, et même au sein d’une même équipe, ça ne communique pas. Sam repart donc d’Hawai’i après s’être libéré bien facilement de ses kidnappeurs… alors que Kate se retrouve face à face avec le flingue de Callen. L’humour prenait bien, j’ai aimé la scène avec Kai détendant l’atmosphère par sa présence, mais j’ai eu l’impression d’être pris pour un idiot quand Callen a débarqué. Il aurait été cool, aussi, de passer plus de temps à les voir paniquer face au tableau avec toutes les têtes de tous les agents.

Côté enquête, Jane et ses agents comprennent assez vite que Simon Williams est finalement peut-être lié à la CIA, grâce à une fausse agence permettant la création d’alias pour les agents. On ne perd pas trop de temps à arriver à la révélation que si le Simon Williams de l’épisode précédent a indiqué être « un parmi plusieurs », c’est parce que Simon Williams n’existe pas réellement. Il s’agit d’un programme de la CIA, tout simplement. Les États-Unis ont donc créé de toutes pièces un faux tueur à gage pour pouvoir éliminer des cibles gênantes sans être accusés.

J’aime bien l’idée, j’aime aussi que ça termine avec quelques agents qui ressuscite un programme fermé par les USA. Cela aurait pu faire un bon spin-off supplémentaire, au point où on en était. Par contre, tout se termine trop vite et nous éloigne encore un peu plus du professeur de tous nos agents : un autre Simon Williams fait exploser la base pour ne pas avoir à donner le nom du tout dernier Simon Williams à la fausse agent de la CIA – enfin, elle était vraiment de la CIA à un moment.

Cela part en fusillade, il y a des cadavres dans tous les sens et le dernier Simon Williams encore en vie… s’avère finalement être l’amiral Hollace Killbride, qui dirige le NCIS à Los Angeles en l’absence d’Hetty. Après deux épisodes où tout menait à Hawai’i, il est donc temps pour Jane de partir à Los Angeles. C’est quand même un coup de bol d’avoir trouvé la photo parmi les débris de l’explosion, hein.

Walker – S03E11

Épisode 11 – Past is Prologue – 12/20
Franchement, j’ai trouvé que c’était un épisode un peu trop mou, une fois de plus. Les plus grosses surprises étaient prévisibles depuis au moins un épisode, si ce n’est plus, et les scènes d’action n’étaient pas plus surprenantes. N’oublions pas que l’épisode a aussi la bonne idée d’utiliser des flashbacks inutiles… mais bon, il se termine avec quelques bonnes promesses pour la suite, ce qui explique que je remonte un peu la note quand même. Et puis, je n’attendais pas autre chose.

Spoilers

Il y a toujours des tensions familiales chez les Walker, mais Cordell préfère enquêter sur Grey Flag. Encore.

La pause de deux semaines ne fait pas du bien à la série : elle ne m’a absolument pas manqué pendant ce temps. Au mieux, elle a permis d’oublier l’intrigue en cours, ce qui est gênant, parce qu’on est en plein milieu d’un fil rouge auquel je n’accroche pas plus que ça et auquel je ne comprends pas encore grand-chose.

Toutefois, cet épisode permet enfin d’éclaircir certains éléments et de nous expliquer que le danger se rapproche pour Cordell, alors c’est toujours ça de pris. Avant d’en arriver là, je vais évacuer rapidement la partie qui m’a le plus soulé dans l’épisode : la famille Walker, toujours. Bonham est insupportable et en veut désormais à Liam et Stella de faire leur vie de leur côté, sans lui demander son avis.

Il passe tous les épisodes à être énervé après un membre de sa famille en ce moment. Abby est toujours présentée comme la matriarche idéale, capable d’aider son mari à prendre du recul sur la situation et de soigner tous les problèmes de la famille. C’est une bonne chose pour elle et la frayeur du hiatus est déjà oublié : elle est en bonne santé et a de nouveau la patience de faire face à son mari. Tant mieux pour elle.

Sinon, l’épisode tourne autour du pot pendant 35 minutes, mais finalement, Liam et Bonham se réconcilient dès qu’ils se mettent à se parler. Tout le faux drama de l’épisode aurait donc pu être évité si les personnages avaient parlé dès le début ; parce qu’il n’y avait aucun drama en vrai.

Dans le même genre, l’épisode ramène l’ex-femme de Larry dans la série ; et c’est vraiment fait pour accentuer le drama autour de Trey. L’épisode met du temps à nous parler de lui, mais il est donc viré des rangers. Cela surprend Kelly, mais elle est suffisamment amoureuse (à nouveau) de Larry pour lui pardonner et se dire qu’il a ses raisons pour virer l’homme qui lui a sauvé la vie.

MOUAIS. La série en faisait trop : c’est sans surprise que Trey est en fait en train de bosser sous couverture pour Larry. Je mets la charrue avant les bœufs, là, toutefois. On doit d’abord se taper tout un épisode où Trey cherche à nouveau un job (c’est en fait sa mission sous couverture) et où Larry se réconcilie vraiment avec sa femme. Celle-ci revient travailler à Austin et est prête à s’installer avec lui… à voir si leur couple survit aux secrets qu’il garde pour le moment.

Après, tout le monde s’enterre dans ses secrets cette saison, à commencer par Cordell. Cassie le pousse à lui parler de ses recherches, parce qu’elle est déjà impliquée dans l’affaire de toute manière. Assez vite, leur enquête (enfin une enquête dans une série à enquêtes !) se résume à chercher ce qui est arrivé à tous les marines de l’unité de Cordell.

Pas de bol, ils sont quasiment tous morts, à l’exception de lui et Tommy. Le plus inquiétant ? C’est une suite d’accidents ou de maladies frappant de manière brutale les marines… Allez, appelez le NCIS, ça ira plus vite ! Bon, comme ce n’est pas cette série, on se contente des rangers qui rendent visite à la veuve pour en savoir plus.

Pour que nous en sachons plus nous aussi, on se tape quelques flashbacks. C’est souvent le cas dans les séries, mais je trouve vraiment que cet épisode prouve à quel point les flashbacks étaient inutiles. C’était long et peu agréable, et les scénaristes ont vraiment fait des caisses pour ensuite essayer de rétablir le lien avec le présent. Franchement, on se retrouve avec Cassie qui réveille Cordell à chaque fois, tout ça pour qu’il lui résume le flashback qu’on vient de voir… Il me semble qu’il aurait été possible d’écrire ça mieux que ça !

Après, je ne suis pas scénariste. Tout ça mène finalement Cassie et Cordell chez Tommy, parce qu’il ne décroche pas son téléphone. Et pour cause ! Il vient clairement de se faire blesser à mort, et le suspect est encore là. Cordell reste avec Tommy, essayant de le sauver, en vain, tandis que Cassie se lance dans une poursuite en voiture. La scène d’action de l’épisode était prévisible mais réussie : l’accident de voiture était top à voir, en vrai.

Je me suis rendu compte aussi que la série accélérait et se dirigeait vers quelques révélations : Cassie et Cordell ne vont plus pouvoir cacher leur enquête maintenant qu’ils se retrouvent avec Tommy mort, mais aussi avec son assassin, tout aussi mort dans un accident. J’espérais pourtant que Cassie réussirait à le faire parler ou lui arracher une info.

Pas besoin qu’il parle pour cela cependant : elle trouve un dossier qui le relie à Grey Flag. Encore et toujours ce Grey Flag. L’avantage, c’est que l’épisode se termine avec la promesse d’un fil rouge qui se dévoile enfin plus largement. Cordell est le dernier de son unité encore en vie, Cassie et Cordell appellent Larry, qui est lui-même avec Trey, parce que non, Trey n’est pas viré. Pas de surprise, mais ENFIN une possibilité d’avancer dans l’intrigue qui sert de fil rouge. Avec le temps, je vais finir par comprendre ce qu’il se passe, non ?