Grey’s Anatomy – S19E14

Épisode 14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce au Grey Sloan Memorial Hospital.


 

I’ve known that number longer than I’ve known you.

Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette semaine chez ABC, mais nous voilà avec 1h24 d’épisodes à dévorer au lieu de 42 minutes. Ma foi, je ne vais pas m’en plaindre, surtout que ça commence par Maggie qui fait ses cartons pour déménager. Yeah. Tu ne manqueras pas à grand-monde, pardon… Même si Winston se met à faire du jogging autour de l’hôpital sans trop de raison.

Le parking de l’hôpital n’est pourtant pas dingue en ce moment : Simone y trouve toujours des flyers affirmant que Bailey est une Baby Killer. Bien sûr, en continue de s’inquiéter énormément de cette situation, et on le comprend. Miranda minimise complètement ce qu’il se passe, refusant de changer de numéro de téléphone (je la comprends, cela dit) ou même de déménager. J’aurais moins de mal à déménager qu’à changer de numéro, je crois – enfin, je dis ça, mais c’est chiant un déménagement. Après, Ben ne fait que lui demander six mois ailleurs.

Le début d’épisode nous confirme aussi que Mika a bien pris un nouveau job au bar. C’est sympa de le découvrir parce qu’elle est fatiguée (non) et parce qu’elle entend tous les potins de l’hôpital (oui). C’est sympa surtout qu’elle sache toute la vie de Maggie. Cette dernière a pris sa décision bien trop rapidement : elle se barre, fait tous ses cartons à l’arrache et c’est tout.

Bien sûr, cela énerve Richard : elle n’a pas pris le temps de le consulter avant de prendre sa décision. Le pauvre n’a pas le temps de dire tout ce qu’il a à lui dire que Maggie se fait appeler à l’accueil de l’hôpital par l’amie d’une patiente qui n’hésite pas à voler le téléphone de l’hôpital pour hurler son nom. Elle veut absolument sauver son amie, qui a un cancer énorme et bien problématique. Le cas est suffisamment important pour que Maggie se décide à repousser son départ.

Merde. Franchement, elle est insupportable même à ce moment-là, engueulant Jules parce qu’elle a appelé la sécurité pour gérer la patiente plutôt que de l’écouter. Euh ? Je ne sais pas, voler un téléphone pour hurler dans tout un hôpital, ça me paraît justifier l’appel à la sécurité. Vraiment. Ce n’est pas l’avis de Maggie apparemment, mais elle garde malgré tout Jules et Simone comme internes pour gérer cette patiente bien défoncée par son cancer.

La pauvre a tout de même une super amie qui est prête à tout pour elle, et ça, c’était beau. Jules cherche donc à mieux les connaître, en profitant pour partager ses vues sur le mariage, dans la même pièce que Simone. Inutile de dire que Jules ne pense pas du bien du mariage, hein, et ça fait chier Simone. Elle se sent forcée de justifier son mariage, ce qui en dit long. Elle est heureusement interrompue par, malheureusement, un arrêt cardiaque de la patiente qui finit par forcer Maggie à biper aussi Winston. On note au passage que Maggie est une bonne prof pour une fois.

Bien sûr, la consultation avec Winston termine par ce qu’on voyait à des kilomètres : ils sont forcés d’intervenir ensemble pour sauver la patiente. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être dans les mains d’un couple en plein divorce pour survivre. Pourtant, ça se termine bien pour la patiente, après un sacré problème sur la table d’opération. L’essentiel est que ça aille mieux pour elle, mais aussi entre eux apparemment. Maggie se rend en effet compte que Winston est parfait pour elle, qu’il l’aide souvent à voir le meilleur possible et qu’il fait d’elle une meilleure personne. Allons bon. Les voilà donc qui couchent ensemble une fois de plus, en fin d’épisode.

Sinon, Jo et Link ont toujours une super alchimie, qui devient de plus en plus évidente pour tout le monde, y compris la cheffe de l’hôpital. Je recommence à vraiment aimer Teddy, car elle est sous son meilleur jour depuis quelques épisodes. Il faut juste la débarrasser d’Owen, franchement, lui, je ne le supporte pas et j’étais amusé qu’elle le rembarre comme ça.

Ils se retrouvent évidemment à bosser ensemble, une fois de plus, avec Link, tant qu’à faire. Teddy en profite pour souligner que l’amour peut être fatal, mais aussi qu’elle sait que Link et Jo ont couché ensemble. Devant Owen, qui ne le savait pas. OK, ce n’est pas dingue de sa part de balancer un truc comme ça, mais il est temps que cette intrigue avance après tout, alors j’ai décidé de ne pas lui en vouloir. Je fais vraiment des efforts pour l’apprécier à nouveau, parce qu’on est coincé avec elle apparemment.

L’avantage, c’est que cela permet à Link de se confier sur sa vie sentimentale à Owen et nous éclairer un peu sur sa peur de lui dire quoique ce soit. J’ai adoré aussi voir une Mika épuisée être sarcastique comme il faut avec Owen. Je déteste Owen, j’adore de plus en plus Mika, donc forcément… c’était inévitable. Oui, j’adore Mika, et je l’adore encore plus quand elle est fatiguée et dit tout ce qu’elle pense. En un sens, elle me fait un peu penser à une meilleure version de Cristina ? Des gens vont vouloir me tuer pour cette phrase.

D’ailleurs, Mika se retrouve à gérer le téléphone portable de Bailey pour le reste de l’épisode. Cela ne se passe pas super bien : le portable bipe en permanence et finit par l’épuiser encore plus que son service au bar. Elle engueule donc le pauvre médecin qui voulait prévenir que les lunettes de son fils étaient prêtes à être récupérées.

Quand Bailey vient récupérer son téléphone, elle le retrouve dans la poubelle où Lucas vient de le jeter et s’énerve clairement contre Mika… avant de voir que Ben avait raison : plus de 200 appels en absence et une photo de Tuck dans son école la décident à prendre une location et ne pas rentrer chez elle. Tu m’étonnes.

Bon et le patient d’Owen dans tout ça ? C’est un ado qui a jugé que c’était une bonne idée de se mettre dans un carton et d’être envoyé par avion à sa copine. Par chance, le carton tombe avant l’arrivée dans l’avion et le blesse, mettant fin à ses projets et lui faisant passer sa journée à l’hôpital. Il est soigné par tous les chirurgiens qui le sauvent effectivement, et lui répare aussi bien malgré eux le cœur. Sa petite-amie le largue et il déprime, forçant Owen à lui raconter sa relation à Teddy.

Cela devrait être inintéressant comme pas possible, mais l’avantage, c’est que ça permet au patient de comprendre qu’il n’était pas assez amoureux, à Link qu’il est amoureux de Jo (et devrait lui dire, yay !) et à Lucas que Simone sera peut-être là pour lui à un moment ou un autre. Le discours en lui-même était sympathique, à nous rappeler ce que c’est d’aimer quelqu’un. On a parfois l’impression que les scénaristes ne le savent pas après tout – surtout quand on voit Owen et Teddy, quoi.

Pourtant, Teddy entend tout ça et ça la remotive à coucher avec Owen, donc il y a peut-être encore un peu d’amour possible entre eux. Après, ils ne sont vraiment pas le couple que j’aimerais être un jour dans ma vie, hein.

Une autre portion de l’épisode s’intéresse davantage à Levi cette semaine. C’était chouette de le voir de nouveau en médecin s’occupant d’un patient, surtout que le patient reflétait beaucoup Levi tel qu’il était avant, je trouve. C’est donc sans surprise que ce patient aide Levi à se faire entendre. Pendant tout l’épisode, on le voit en effet s’impatienter du caractère de Kwan, qui a beaucoup de mal à supporter leur patient de 13 ans ayant arrêté de prendre ses médicaments un moment.

Au bloc opératoire, Levi recadre donc son interne pour lui dire qu’il est important d’écouter les besoins de son patient – ou de son enfant quand on est parent, ou de son élève quand on est tuteur. Bim. Les mots ont un double sens évident ici : Levi s’attaque également à Richard. En effet, en début d’épisode, Levi a tenté de lui demander conseil pour la suite de sa carrière et Richard l’a juste envoyé bouler en l’engueulant parce qu’il aurait dû s’y prendre avant. J’espère donc que Richard se rattrapera avec lui comme il l’a fait avec son patient de 13 ans.

Sinon, Simone passe bien son épisode à stresser pour son mariage, et contre toute attente, Jules s’avère être une alliée sympathique avec elle, acceptant de prendre ses mesures pour l’aider – car ce n’est pas Lucas qui le fera. For obvious reasons, que Simone nous dit.

En parallèle, j’ai l’impression qu’Amelia passe du temps avec Kai pour la première fois de la saison. Sa sœur se barre, une de plus, mais elle passe du temps en couple. Grand bien lui fasse ! Cela n’empêche évidemment pas Amelia d’être stressée du départ de Maggie, et d’envisager toute la difficulté que ce départ va créer dans sa vie. C’est bien de savoir que Maggie servait à nourrir Amelia chaque dimanche soir – et jusqu’au mercredi.

Amelia passe son épisode à pleurer dans les bras de Kai pour mieux découvrir en cliffhanger que Kai a décidé d’accepter un poste à Londres. La violence. Je déteste le fait que ça veuille dire qu’on risque devoir se passer d’Amelia aussi. Les scénaristes semblent préparer la sortie des trois sœurs à la fois. Ce serait assez logique narrativement parlant, mais je ne le souhaite vraiment pas. Et puis, la douleur d’Amelia en fin d’épisode me fait de la peine.

Ce n’est toutefois rien par rapport à la douleur de Jo quand elle appelle Link pour lui dire que la garderie de l’hôpital pense que Luna a des problèmes d’audition. Lincoln avait préparé un beau dîner romantique et comprend que tout tombe à l’eau maintenant que Luna est possiblement malade. Ah, ces bâtards de scénaristes, toujours une idée pour nous foutre dans le mal vis-à-vis d’un couple qu’on shippe, hein ?

Le pire reste toutefois de voir Lincoln jeter de magnifiques bouquets à la poubelle pour tout ranger avant l’arrivée de Jo. Faut pas déconner, vu le prix, tu les offres au moins à tes voisins, merde.


 

Station 19 – S06E14


Épisode 14 – Get It All Out – 18/20
J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.

Spoilers

Maya et Carina se refont un premier rencard, tandis qu’Andy et Travis ne savent même pas qu’ils sont après le même mec.


It’s weird as hell, but I like it.

Comment ça, il y a eu trois épisodes de la franchise cette semaine ? Ne comptez pas sur moi pour rester à jour dans mes séries si vous me faites des coups comme ça. Il faut tout de même commencer par le commencement, et on a eu qu’un seul épisode de Station 19 malheureusement. Le début voit toute la caserne s’affairer à la préparation d’un bon dîner, et c’était étrange comme tout.

Ils sont tous heureux, dansent partout dans la cuisine, sans pour autant oublier les intrigues en cours : le regard de Maya envers Robert est gênant ; celui d’Andy envers son portable attendant une réponse d’Eli tout autant – surtout quand Travis en a, lui. Dans tout ça, Maya fait tomber de la sauce au sol à cause d’un autre pompier, et hop, l’alarme sonne.

En glissant sur la crème renversée, Jake s’explose le crâne, et le pire, c’est que je me disais justement que ça risquait d’arriver. Le problème n’est pas tellement sa chute, finalement, c’est qu’il oublie d’éteindre le feu sous une casserole au passage – et qu’il oublie de signaler à qui que ce soit sa chute.

Par chance, Vic reste à la caserne… mais elle reste bloquée au bureau de l’accueil pendant un long, long moment, sans se préoccuper de ce qu’il se passe à l’étage dans la cuisine. Quand l’alarme incendie s’allume finalement, il est trop tard pour sauver le repas. Tout est foutu. Entre l’eau qui tombe et l’extincteur, c’est foutu pour le repas.

Ce n’est pas si grave en théorie, sauf que pendant l’intervention, Andy et Theo se sont apparemment retrouvés à s’embrouiller – parce qu’Andy a fait plein de commentaires sur les décisions de son nouveau capitaine. Lui a l’impression de ne pas avoir de légitimité et qu’Andy le déteste d’avoir pris le poste qui lui reviendrait. Il serait bon d’expliquer qu’elle l’a refusé, tout de même.

Quand ils montent finalement dans la cuisine, c’est pour mieux découvrir l’état du repas. Quasiment aussitôt, Theo accuse Andy d’avoir laissé la casserole sur le feu, parce qu’il est sûr que quelqu’un a fait exprès de laisser le feu allumé pour qu’il passe pour un mauvais capitaine. Oh lala, c’est du grand n’importe quoi et Vic n’arrive pas à le calmer, évidemment. Tout l’épisode, il est insupportable avec son équipe, au point de provoquer des regrets à Andy qui sait qu’elle aurait pu avoir le job et s’éviter un capitaine si insupportable.

Elle s’en confie à Jack, qui clairement ne va pas bien après son coup à la tête – renversant de l’eau, étant un peu embrouillé dans sa manière de parler, tombant dans l’escalier… Je ne le sens pas. Il a beau être un pompier sachant très bien le danger du coup qu’il a eu sur la tête, il a beau être entouré de pompiers qui sont clairement entraînés à repérer bien des problèmes médicaux, il continue sa journée comme si de rien n’était. Bordel, Vic, sois plus attentive à ce qu’il se passe autour de toi.

Bon, je l’accuse, mais la pauvre passe tout son temps à faire le ménage (de la cuisine, de l’accueil) et à accueillir des gens dans la caserne. A l’accueil, justement, Travis confie à Vic qu’il a couché avec Eli, et ça la met dans la pire des positions possibles : elle sait très bien ce qu’il y avait entre Andy et Eli, puisqu’Andy lui a reconfié en début d’épisode tous ses sentiments d’impatience… Mais bon, elle n’a pas le temps d’en parler à Travis : Eli arrive et Travis part se cacher au plus vite.

Eli retrouve donc Travis dans la cuisine de la caserne… avec Andy. De toute manière, s’il débarque à la caserne, c’est surtout parce qu’il a une nouvelle importante à communiquer : il vient avec l’un des adversaires de Travis pour l’élection qui est prêt à se retirer de la course. Il souhaite juste quelques confirmations avant d’annoncer qu’il votera pour Travis – faisant de notre pompier le premier des sondages pour devenir maire. C’est magnifique.

En parallèle, Vic et Jack se retrouvent à s’occuper d’un adolescent qui vomit sur elle et affirme qu’il n’a ni bu, ni pris de la drogue. C’est effectivement la vérité : il a suivi un challenge avec ses potes qui consistait à manger des chips épicées, avec de la sauce pimentée. Tout se termine bien pour eux, avec Theo qui finit par s’occuper des trois adolescents quand Jack finit par expliquer qu’il ne se sent pas bien. Merci putain. Par contre, juste boire de l’eau, vraiment ?

Bref, les ados s’en vont et l’action se passe majoritairement dans la cuisine de la caserne, avec Jack qui va mal et Travis qui passe à deux doigts de la crise d’angoisse. Il ne se sent pas prêt à être maire et n’a surtout pas envie de se résigner sur certains points. Vic sent bien ce qu’il se passe et lui rappelle de ne surtout pas s’engager à suivre la politique des autres : il est là avec ses idées, pas pour son égo, et ne doit pas se laisser corrompre. Au passage, elle tente bien de parler de sa vie amoureuse ; après avoir essayé de faire en sorte qu’Andy lâche l’idée d’Eli… mais ce n’est pas si simple. Pfiou, ça va lui péter la gueule comme Jack se casse encore la gueule.

Jack finit par révéler ce qui lui est arrivé, devant un Theo qui se sent un peu con vis-à-vis d’Andy et insiste ensuite pour l’emmener à l’hôpital. Ah, d’où les trois épisodes ? On verra bien. En attendant, il reste à gérer l’intrigue de Travis et je suis bien content de le voir se retirer de la course à la mairie. Cela fait quelques épisodes qu’il est évident qu’il ne veut pas être maire et c’est une bonne chose de le voir s’assurer que ce pour quoi il se battait sera repris par un autre.

En revanche, Eli ne l’entend pas comme ça et se casse donc ensuite, pour aller supplier le futur maire d’avoir un emploi. C’est l’occasion pour Travis de faire de l’humour auprès de Vic sur le fait qu’il a couché avec Eli… devant Andy. La pauvre le prend forcément mal, mais elle a l’intelligence de ne pas s’en prendre à Vic – qui se retrouve à devoir expliquer la situation à Travis. La conversation finit en pleine intervention à Paris (pardon, c’est trop simple) : un camion poubelle est en feu et les pompiers galèrent à en éteindre les sacs, sans pour autant être vraiment en danger. Bref, la conversation peut avoir lieu en toute sympathie.

Loin de la sympathie, Andy s’en prend à Theo quand il revient sur place. Cette fois, elle ne supporte plus de le voir vouloir être un bon capitaine et s’en prendre à elle quand tout ce qu’elle fait est d’essayer de lui apporter son soutien par ses actions. Elle lui révèle enfin qu’elle aurait pu avoir le job et qu’elle l’a refusé. C’est une bonne chose pour que Theo commence à prendre conscience de sa stupidité et de son comportement insupportable.

L’autre bonne chose pour aider, c’est Travis. Cela sortait un peu de nulle part car on ne les voit plus être potes depuis un moment, mais quel plaisir de le voir lui faire remarquer qu’il n’a qu’à se concentrer sur son job de pompier et oublier le reste. Il en profite pour lui dire qu’il a quitté la course à la mairie, et je sens que ça risque d’être une belle manière de laisser Theo quitter son poste de capitaine qui ne lui va pas. On verra.

J’ai aimé la fin d’épisode qui voit Travis et Andy gérer la situation comme des adultes. Avec ces scénaristes, je m’attendais à une Andy lui faisant la gueule et je suis content de voir que ce n’est pas le cas. Content aussi que la bisexualité d’Eli soit un non-sujet. Moins content de voir que pour le moment, Travis et lui ne formeront pas un couple. Oui, je dis « pour le moment ». Ils ont passé trop de temps à construire le personnage d’Eli pour qu’il disparaisse si rapidement dans l’arrière-plan.

En parallèle, il reste à gérer les intrigues Maya/Carina et Sullivan/Ross. C’est vraiment bien écrit et géré cette semaine, même si ça commence par une scène qui m’a énervé énormément. On y suit Maya hésiter, puis appeler un représentant syndical, photos de Sullivan et Ross en main. Le simple fait de les emmener à la caserne montre à quel point elle n’a pas évolué, parce que le risque est énorme. J’espère que ça finira mieux pour elle et qu’elle appelle pour prévenir qu’il faut protéger Sullivan.

Sur le moment, ce n’était pas évident en plus. Elle est de toute manière interrompue par Carina, ce qui est une excellente chose. À la base, Carina débarque à la caserne pour un « premier rencard » avec Maya, mais très rapidement, comme toujours avec la série, le rencard tourne en intervention : Carina reçoit un appel de Pam qui a réussi à se coincer la main dans un distributeur de barres chocolatées et qui a maintenant des contractions.

La situation est marrante et complètement perchée – surtout la raison pour laquelle elle a la main coincée, qui est qu’elle voulait simplement manger, hein. Paye, comme tout le monde. Enfin, je dis ça, mais je crois que je n’ai jamais payé quoique ce soit à ce genre de machines ? Bref. Carina embarque Maya et Ben en intervention pour venir en aide à Pam. C’est l’occasion pour que Ben évoque ce qui est arrivé à Miranda en cliffhanger de la semaine dernière, mais aussi que Maya rencontre Pam, même si à aucun moment Pam n’apprendra qui elle est. Je trouve que les scénaristes passent à côté d’une scène qui aurait pu être marrante.

Cependant, la jalousie de Maya est loin d’être marrante, parce qu’elle m’a juste fait de la peine à comprendre bien vite que la situation n’était pas exactement normale entre Carina et sa patiente. Finalement, tout est bien qui finit bien : Maya fait confiance à Carina qui lui assure que Pam n’est qu’une nouvelle amie, parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un et qu’elle se sentait seule ; Pam accouche d’un bébé en bonne santé ; sa main est libérée.

C’est merveilleux. Il ne reste plus pour Maya qu’à raconter à Carina ce qu’elle sait sur Ross et Sullivan, ce qu’elle fait, en précisant qu’elle veut vraiment récupérer son poste de capitaine… mais pas comme ça. Bordel. Il était important qu’elle le dise, et ça m’a fait du bien de la voir évoluer sur ce sujet. Il était à peu près évident que c’était le but du cliffhanger de la semaine dernière, mais bon, ça rassure quand même.

Le cliffhanger de cette semaine est plus étonnant et je ne m’attendais pas à ce que l’épisode coupe si abruptement : Maya confie l’enveloppe des photos à Andy. Plutôt que de lui en dire le contenu, non ? Je ne sais pas, c’est super gênant les photos qu’elle contient, en théorie, c’est leur collègue et leur cheffe en train de faire l’amour, t’es peut-être pas obligée de filer ça de mains en mains ? Bon, c’est une meilleure décision que de faire du chantage, évidemment, mais ça reste moyen. J’ai hâte de voir la suite de cette intrigue – mais j’imagine que ce sera pour la semaine prochaine, même s’il y a crossover avec Grey’s, ce qui me paraît possible vu que Jack est à l’hôpital (en bonne santé, d’après Theo). Voir Andy s’énerver des mensonges de Sullivan, en tout cas, ça faisait plaisir, surtout que ça permettait de retrouver son amitié avec Maya.

Cependant, Andy n’est pas au bout de ses surprises avec son ex-mari. En effet, Ross débarque à la caserne bien énervée et on ne sait pas pourquoi… jusqu’à ce qu’elle nous révèle qu’elle a reçu un appel pour approuver une demande de mutation pour Robert. Outch. Il décide de changer de poste et de se barrer de la caserne 19 parce qu’il ne peut y avoir de promotion : Ross refuse de lui laisser le poste de capitaine puisqu’ils couchent ensemble et que ça risquerait de se savoir.

Oui, cela risque même d’aller plus vite que prévu, et la pseudo rupture entre eux va être vite oubliée quand elle va croiser Maya et Andy. En attendant, Ross passe son épisode à essayer de comprendre Sullivan, mais moi, ça fait trois saisons que j’ai arrêté, je crois. J’ai un peu décroché de cette intrigue, j’avoue.

 

9-1-1 Lone Star – S04E12

Épisode 12 – Swipe Left – 16/20
Si certaines choses m’ont bien énervé – et dès le début de l’épisode en plus – je trouve que la saison continue de très bien jouer la carte de l’humour. Comme il n’y a qu’un seul personnage que je n’aime pas dans la série, ça a pour avantage que j’adore inévitablement chaque épisode. En plus, les différentes interventions de l’épisode fonctionnaient bien avec les intrigues en cours et l’idée de base de l’épisode était suffisamment divertissante pour nous proposer de passer un vrai bon moment.

Spoilers

Quelques rencards, beaucoup d’humour.

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Is this against hotel policy?

Ce début d’épisode est surprenant, avec TK et Carlos qui stressent avant des entretiens pour trouver la personne qui les unira à vie. Dans cette série, je m’attendais plutôt à ce qu’ils se tournent vers un pompier. Cela limite le budget. Bon, on n’est pas à l’abri que ce soit la conclusion finale, surtout quand on voit les entretiens.

Concrètement, c’est un Enfer – et je ne parle pas du même que celui du révérend qui leur promet une vie éternelle ensemble là-bas : le révérend homophobe, le rabbin qui veut convertir Carlos après un entretien parfait, la femme très spirituelle qui ne croit pas en l’importance du temps… Autant dire que ce n’est pas gagné pour le mariage.

L’autre chose qui n’est pas gagnée et qui m’a énervé comme rarement, c’est que Carlos révèle au passage qu’il ne veut pas d’enfants – contrairement à TK. Oh putain. Comment est-ce que c’est possible, en 2023, d’envisager un mariage sans s’être possiblement demandé avant s’ils voulaient ou non des enfants ? Vraiment, les séries me soulent. C’est toujours LE sujet qui vient briser les meilleurs couples.

Je ne sais pas, dans la réalité, on en parle avant, non ? Le débat qui suit entre Carlos et TK m’a donc passablement énervé, parce que les voir s’engueuler pour ça, ça m’a soulé. C’est le genre de choses que j’ai tendance à penser évacuées bien avant qu’on envisage d’emménager ensemble, même. Je dois être dingue – ou j’ai vu trop de séries par rapport à ces personnages, au choix. En plus, quelle tristesse : j’aurais parié sur le contraire, je vois bien Carlos avec des enfants moi – même si effectivement il a fait de la merde avec leur lézard. Le pire, c’est qu’en fin de conversation, ils finissent par ignorer le sujet, concrètement.

Le sujet reste central durant tout l’épisode, cependant, avec notamment TK s’interrogeant sur la relation entre Tommy et ses filles. Il était tout mignon à lui en parler. Bien sûr, Tommy est fière de voir ses filles grandir – et j’avoue que je suis un peu choqué de les voir si grandes d’un coup. J’ai l’impression qu’elles avaient dix centimètres de moins en début de saison, mais c’est sûrement moi qui suis fatigué.

La première intervention de l’épisode a mis du temps à venir, mais elle valait le coup de l’attendre. On nous ramène l’insupportable couple qui avait eu la bonne idée de faire un procès à Marjan pour se foutre d’eux, mais en attendant, ils sont insupportables. J’ai eu envie de casser ma télé quand ils hurlaient depuis leur décapotable là… et j’ai possiblement dit à voix haute que j’avais hâte qu’ils aient un accident, surtout pendant la course complètement irresponsable.

Je ne m’attendais pas cependant à ce qu’ils soient recouverts, littéralement, de fertilisants et d’excréments. Cela ne donnait pas envie d’être à leur place, mais l’humiliation atteint son paroxysme quand les pompiers qui débarquent pour les sortir de là sont ceux de la caserne 126. Le karma est à son comble, vraiment.

Bien sûr, les scénaristes profitent de l’occasion pour en faire des tonnes, surtout avec Owen qui prend tout son temps et laisse finalement à Marjan l’opportunité de choisir si oui ou non ils porteront des masques pour réduire l’odeur. On en arrive alors, une fois de plus, à un cas qui me pose problème sur l’éthique morale de ce que veut vendre la série avec les réseaux sociaux de Marjan : elle accepte de leur donner des masques s’ils acceptent de tourner une vidéo pour sa story.

On casse totalement le réalisme de ce que serait cette intervention dans la vraie vie, d’une part ; mais en plus, d’autre part, je trouve que ça ne met pas forcément en valeur Marjan. Bien sûr, elle fait passer un bon message et empêche un couple toxique de nuire à des gens qui leur ont pourtant donné de l’argent pour leur payer une nouvelle voiture qu’ils ont dégommé bien vite… mais bon, ce n’est pas tellement son boulot a priori.

J’ai décidé de ne pas trop me concentrer sur cet aspect de l’épisode, cependant, histoire de rester bien centré sur le côté humoristique qui est efficace. On enchaîne avec un acteur de Zoey’s Extraordinary Playlist, et ça m’a fait tout bizarre de le voir comme ça, en coach de physiothérapie qui drague très clairement Marjan, plus encore qu’il ne l’aide à se remettre de sa blessure. C’était drôle de voir la réaction de Paul face à ce flirt, d’ailleurs, parce qu’il se rend compte très vite de ce qu’il se passe entre cette patiente et son coach.

Il l’embête avec ça donc elle réagit de manière logique en fuyant sur les réseaux sociaux. Sa joie de voir les Gerald être ridiculisés se volatilise bien vite par contre : elle découvre que son ex Salim vient d’avoir un bébé. Merci Instagram. Elle est inévitablement triste de la situation et ça la remet face à son célibat.

Toute la caserne s’en mêle aussitôt, pour savoir pourquoi elle ne reprend pas les rencards. Il lui faut théoriquement un chaperon pour ça, et c’est loin d’être le problème qu’elle souligne que c’est : elle a toute la caserne pour ça. Inévitablement, Owen se mêle aussi de la conversation, évidemment, et lui conseille de télécharger trois applications de rencontre.

Marjan prend alors conseil de la part de tout le monde, et ça me fait rire de la voir ramer comme ça avec ses potentiels rencards. Nancy et Carlos sont de bons conseils, au moins. Ils font aussi de bosn chaperons, contrairement à Owen – sous le charme du prétendant encore plus que Marjan – ou Mateo – qui est de loin le pire. Mon prétendant préféré était clairement celui présent avec TK et Carlos, mais bon, c’était un fan d’Harry Potter un tout petit trop peu radical.

Finalement, Marjan espère pouvoir donner suite avec le prétendant qu’elle rencontre lorsqu’elle est avec Owen. Moi, je ne le sentais pas et je suis bien satisfait de ce qu’a donné l’épisode ensuite. Avant d’y arriver, toutefois, Marjan s’est retrouvée à devoir attendre d’avoir de ses nouvelles, ce qui prenait beaucoup plus de temps que ce qu’elle espérait. J’étais content que Marjan veuille se rebeller contre le patriarcat, expliqué par toute la caserne, mais bon, les scénaristes s’amusent juste à lui faire recevoir un texto au moment où elle allait briser le silence entre eux.

Tout ça nous mène finalement à une deuxième intervention. On suit une femme enceinte débarquer à un motel où elle aperçoit la voiture de son mari. C’est pas ouf, ça. Elle essaie donc d’obtenir le numéro de chambre de son mari en négociant avec l’homme à l’accueil. En vain. La pauvre se fait donc dégager bien vite, car ce n’est pas la politique de l’hôtel de donner la moindre information sur les clients – surtout qu’elle n’est pas la première femme trompée de la semaine à essayer d’obtenir cette information. On lui promet même d’appeler les flics… ce qui serait possiblement une meilleure idée que ce qu’elle se décide de faire ensuite : elle vole un engin de chantier pour venir éclater la baie vitrée du restaurant du motel. Elle a l’air de trouver ça fun apparemment.

C’est le genre d’épisode qui donne envie d’être cascadeur pour pouvoir s’éclater à faire de même. Après… Détruire un mur, c’est cool, mais s’acharner comme elle fait, ça craint, franchement. Le No-Tell Motel devient clairement un motel qui attire l’attention – en étant à moitié détruit, en plus. L’avantage de ce genre d’intervention, c’est que ça nous permet de retrouver un peu tout le monde sur scène : Carlos est là pour arrêter la femme, les pompiers sont là pour sécuriser les lieux et l’équipe médicale est là pour s’occuper de la femme enceinte.

Bon, avant ça, il faut déjà la sortir des décombres dans lesquels elle s’est foutue. On peut compter sur Mateo, Paul et surtout Marjan pour ça. Ils m’ont bien fait rire à insister sur le fait qu’aucun juge ne la condamnerait, surtout au Texas. Je suis à peu près sûr qu’il y a un fond de vérité, mais elle a quand même détruit la moitié d’un motel, alors j’imagine que les répercussions seront loin d’être cool quand Carlos l’aura arrêtée.

Bien sûr, on n’en saura rien, car je doute que la série donne suite à cette histoire. Finalement, la femme enceinte voit son mari sortir de la chambre avec sa copine… et bim, le mari n’est autre que le prétendant parfait de Marjan. Décidément, l’épisode joue la carte de l’humour jusqu’au bout. La réaction de Marjan était parfaite, celle de la femme enceinte aussi (et ma foi, celle de Carlos a aidé à m’achever).

En revanche, celle d’Owen ? Putain, mais reste à ta place. Il me soule lui. Il déprime tellement qu’il décide de s’acheter plein de poulet fris tout seul, quoi. Par chance pour lui, TK passe le voir pour parler avec lui de la crise que traverse son couple. L’épisode est plutôt sympathique sur le sujet : il nous met en parallèle la conversation entre Owen et son père, et celle entre Carlos et sa mère. C’est enrichissant, parce qu’on voit le point de vue des deux personnages du couple. Et ça me réconcilie avec Carlos : il ne veut pas devenir père par peur de ne pas être à la hauteur, à cause de la relation qu’il avait lui-même (ou plutôt n’avait pas) avec son père.

C’était bien comme manière d’approcher le sujet, et ça mène à la très jolie conclusion que le couple est en fait prêt à attendre. Tout ce qu’ils veulent, c’est être ensemble. Si Carlos arrive un jour à se décider à vouloir être père, alors tant mieux. Sinon, tant pis. En attendant, ils auront un Louis II à retrouver comme ils peuvent, parce que Carlos offre à TK un animal de compagnie – la première étape selon lui (humph, j’ai un doute) – qui se fait la malle à la première occasion. C’était marrant comme manière de conclure l’épisode.

Quant à moi, avant de conclure la critique, il me faut encore parler de Marjan et de sa vie amoureuse. Sans trop de surprise, quand on suit Marjan et Paul en train de faire des courses pour qu’elle aille préparer à son collègue un dîner avec sa nouvelle copine, Marjan se retrouve nez à nez avec son coach. Dans un magasin qui vend des produits halal, si j’ai bien suivi (non, je n’avais pas les sous-titres). Marjan découvre que son coach est musulman et lui donne rendez-vous le jeudi prochain après une petite scène toute sympathique. L’avantage, c’est qu’elle a un chaperon avec elle : Paul insiste donc pour qu’il soit invité le soir-même.

Bon, on le reverra notre acteur de Zoey, et c’est très bien comme ça. Espérons juste que Grace sera là aussi, parce qu’elle n’a pas eu de temps d’écran cette semaine – Judd n’en a pas eu beaucoup non plus d’ailleurs. De toute manière, cette saison, c’est le Marjan Show j’ai l’impression. Et j’adore ça !

The Mandalorian – S03E07

Épisode 7 – The Spies – 16/20
Un avant-dernier épisode qui finit par être prévisible précisément parce que c’est l’avant-dernier : on sent bien que toutes les longueurs ont vocation à nous emmener vers un point précis qui lancera le dernier épisode de la saison, peut-être même de la série. Cela n’empêche pas que l’épisode souffre justement de ses nombreuses longueurs et d’une construction de saison qui m’interroge vraiment sur ce que voulaient faire les scénaristes. Pas grand-chose apparemment, parce qu’on passe à côté de toutes les bonnes intrigues en les traitant à une vitesse expéditive. Après, le budget est toujours là, il y a des scènes réussies, on se marre et on est bluffé par la beauté des images. This is the way.

Spoilers

Gideon a repris bien du pouvoir depuis qu’il est en fuite.

We shall be rid of the Mandalorians once and for all. Long live the Empire !

Si je suis parfaitement honnête, la saison ne sait tellement pas ce qu’elle veut raconter que je n’ai pas forcément envie de voir l’épisode immédiatement… Seulement, il était en TT quand je suis rentré du boulot, et il l’est encore maintenant : ça me fait donc un point facile pour le Bingo Séries de regarder cette petite heure d’épisode. Et puis, qui sait ? On approche de la fin, peut-être que le puzzle va devenir intéressant.

J’ai du mal à y croire après l’épisode de la semaine dernière, qui était franchement décevant, avec une enquête de série procédurale pas bien dingue et une réunification bien rapide des Mandaloriens en fin d’épisode. Je m’attendais à une autre intrigue pour ça, on ne va pas se mentir. Cela donne l’impression que les scénaristes n’osent pas forcément pondre des idées incroyables, pour se contenter de la simplicité.

C’est gênant pour une série à gros budget. Et c’est gênant aussi après autant d’épisodes de ne pas être sûr de ce que la saison voulait raconter. C’est très à la mode, cependant. L’épisode commence par une scène voyant Elia se balader en ville pour mieux faire un rapport sur ce qu’il s’est passé à Nevarro à… Gideon.

C’est problématique, n’est-ce pas ? Il apprend ainsi l’alliance des clans de Bo-Katan et de celui de Din Djarin, ce qui n’annonce rien de bon pour lui. Il aboie un coup sur sa subalterne, avant de se rendre à une réunion de la plus haute importance. Les plans s’amusent à nous le montrer comme un grand-méchant, limite digne d’un Dark Vador. La réunion qu’il squatte ? Des responsables bien placés hiérarchiquement qui évoquent les critiques, déjà, de la Nouvelle République, en hologrammes. Il s’agit d’un Conseil de l’Ombre, d’après Gideon, qui se met bien : il propose qu’il serait temps de mettre en place un nouveau leader à leur groupe.

Cela fait s’élever quelques critiques, tout de même, mais il sait s’en défendre, bien sûr. La critique principale concerne le frein mis sur le projet Nécromancie, au nom qui ne dit rien qui vaille : Pershing ayant été arrêté, les clones ne sont pas tout de suite. Ce que je ne comprends pas bien, c’est que Pershing a été arrêté à cause d’Elia, qui bosse pour Gideon.

Peut-être qu’il s’agit d’un coup de poker pour du plus long terme, permettant à Gideon de se garder l’avancée de ses recherches ? Ce n’est pas clair. En tout cas, Gideon obtient finalement ce qu’il souhaitait : une garde rapprochée et des renforts pour se protéger des Mandaloriens. Il en fait ses nouveaux ennemis personnels, promettant une longue vie à l’Empire et la fin des Mandaloriens, avec l’aide de ce Conseil de l’Ombre. Cela aurait fait une scène intéressante en début de saison, tout ça, mais là… ça semble arriver tard pour tenir toutes ses promesses.

Pendant ce temps, à Nevarro, les Mandaloriens débarquent pour réclamer les terres promises. Ce n’est pas gagné : Bo-Katan stresse de savoir que les groupes qu’elle réunit ne se connaissent pas et détestent tout ce qu’ils savent des autres. Il va pourtant falloir apprendre à cohabiter, le tout sous le regard bienveillant de Karga qui ne semble pas s’inquiéter outre mesure de voir débarquer un énorme vaisseau, anciennement à l’Empire, au-dessus de sa ville de dix habitants. Franchement, il semble y avoir plus de Mandaloriens dans le vaisseau que dans toute la ville. J’imagine que c’est plus simple de dédoubler par effets spéciaux des gens en armure complètes.

Et au moment où je pensais ça, que se passe-t-il ? Tous les Mandaloriens retirent les casques qu’ils avaient, devant les Mandaloriens déjà installés sur Nevarro et menés par la Forgeronne. Ma foi, on sent bien que la paix politique va être difficile à maintenir en place.

En attendant, Karga vient souhaiter une nouvelle fois la bienvenue à Din Djarin, en lui offrant un cadeau que personne n’avait demandé : IG-12. Plutôt que de réparer l’irréparable robot qui avait sa propre conscience et m’aurait fait un point de Bingo Séries facile, Karga a décidé de créer un robot-véhicule qui serait piloté par… Grogu.

Din Djarin s’y oppose bien sûr, parce qu’il considère que Grogu est trop jeune pour gérer un tel engin. Il a clairement raison, mais Grogu prend vite goût à IG-12 : il lui permet même de communiquer avec les mots « oui » (aux idées de Karga) et « non » (à l’interdiction de Din Djarin). C’est tordu, mais il faut bien reconnaître que ça faisait de bons gags tout ça : Grogu qui découvre le pilotage, qui galère un peu dans le bureau de Karga ou qui se précipite sur un étal de marchands de fruits et légumes, ça fonctionnait. J’ai adoré voir Grogu être plus grand que Din Djarin par exemple. Ma foi, je suis un public facile quand il est question de mignonnerie.

Après tout ça, nous avons droit à une nouvelle intervention de Bo-Katan qui parvient à rallier ses troupes pour de vrai. Je ne vois toujours pas bien ce qui lui donne tant de légitimité auprès de clans différents, et surtout auprès de celui qui souhaite garder son casque quoiqu’il arrive, mais voilà, elle parvient à obtenir plein de volontaires pour sa prochaine mission : se rendre sur Mandalore pour reconquérir une Terre qui leur appartient.

C’est peut-être ça mon problème avec la saison : en soi, il y a plein de choses qui mériteraient à elles-seules un développement sur une saison avec de vrais twists… mais à chaque fois, on nous bâcle en un épisode ces idées, sans vrais twists ou sans gros moments de suspenses. Après, visuellement, c’est irréprochable. J’ai beaucoup aimé la scène digne des affiches promos de The 100 avec les Mandaloriens qui tombent du ciel, par exemple, ou tous les paysages magnifiques sur Mandalore. M’enfin, c’est quand même la base, vu le budget, de nous proposer des plans magnifiques.

Et ça ne fait pas tout. Bref, revenons-en à l’épisode : Bo-Katan donne des ordres à ses troupes, leur demandant de surveiller la surface et de voir ce que ça donne, en attendant de retrouver leur forge – et de déterrer la capitale, probablement. Nous sommes donc partis pour une longue marche pas bien passionnante où personne ne parle. Heureusement, il finit par se passer quelque chose : Din Djarin repère de la poussière à l’horizon, puis tout un navire qui approche. Oui, un navire, vraiment, j’ai eu l’impression d’être devant Pirate des Caraïbes. C’est Disney, ça.

A bord du vaisseau considéré d’abord comme ennemis, il y a en fait trois Mandaloriens qui demandent de la nourriture et sont loyaux à Bo-Katan. Cela tombe bien, quand même. Elle leur doit tout de même quelques explications sur ce qu’il s’est passé avec Gideon et comment il a pu récupérer le Sabre Noir – elle voulait simplement sauver les Mandaloriens car Gideon lui avait promis d’assurer la sécurité des villes Mandaloriennes.

C’est aussi l’occasion pour apprendre comment d’autres tribus mandaloriennes ont pu survivre, tandis que Din Djarin est surpris de découvrir la vérité concernant Bo-Katan. Celle-ci est pleine de culpabilité de ce qu’il s’est passé et a peur de ne pas être à la hauteur de son nouveau rôle. Une fois de plus, elle s’en confie donc à Din Djarin quand celui-ci lui exprime son admiration. Cela devient franchement redondant à force, on a compris que Bo-Katan était géniale, on a compris qu’elle doutait, mais ça ne se développe pas beaucoup tout ça. Répéter des scènes sur une saison de huit épisodes, je ne suis pas sûr que ce soit une superbe idée.

En plus, une fois n’est pas coutume, l’épisode paraît drôlement long pour ce qu’il propose vraiment. J’ai l’impression que ça pourrait être amputé facilement d’un bon quart d’heure sans que ça ne change rien à la dynamique du scénario. À l’ambiance, peut-être, d’accord. Bref. Le nouveau trio de Mandaloriens accepte de mener notre troupe jusqu’à la Force, ce qui leur fait gagner du temps. Nous, on en perd quand même en développement de personnages secondaires que l’on voit jouer à un jeu de société.

C’est ce jeu qui semble provoquer une première discorde entre des Mandaloriens de clans différents. Franchement, ce sont des gamins, comment la planète a pu vivre tant de temps avec des égos pareils ? Le duel voit donc s’affronter deux leaders de troupes différentes, sans que personne ne puisse intervenir. Bo-Katan elle-même refuse d’interrompre le combat, considérant que ça devait arriver à un moment ou un autre.

C’est finalement Grogu qui est le messager de la paix et s’interpose entre les deux Mandaloriens, grâce à IG-12 et son bouton « non ». J’aime bien l’idée… mais du coup, ça n’est pas vraiment une résolution du problème de fond sur les troupes incapables de s’entendre. La série passe bien vite à autre chose, en plus, alors qu’il y aurait beaucoup de développements à apporter à tout ça, selon moi en tout cas.

Je ne suis pas scénariste, cependant, et on manque probablement de temps pour développer ça quand le Mythosaure se réveille soudainement et décide de s’attaquer au vaisseau des mandaloriens. Bien. Le truc que personne ne savait exister décide donc de se réveiller sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment il s’est réveillé, et il attaque aussitôt les Mandaloriens ? Il va falloir faire avec.

Bien sûr, je suis content de revoir ce monstre, car je l’avais trouvé extrêmement sous-exploité lors de sa dernière apparition… mais était-ce vraiment utile ? Rien n’est moins sûr. Il pousse en tout cas nos héros à se réfugier bien vite dans les souterrains de la planète, où se trouvent les décombres de la Grande Forge. Elle ne ressemble plus à grand-chose et s’avère finalement être un piège pour nos héros : des Stormtroopers de l’Empire les y attendent, débarquant pour les prendre à revers. Bon, l’effet de surprise n’est pas génial, en vrai, car ils sont vite repérés.

L’épisode peut en tout cas se terminer sur une énorme fusillade, pas forcément lisible puisque tous les personnages ont un casque. Grosso modo, ce sont les blancs (méchants) contre les gris (gentils). Cela fonctionne et ça vaut bien une fusillade dans une série policière. Au moins, les mandaloriens peuvent ainsi se battre pour récupérer leur planète – et Grogu aussi, parce que oui, il est là et oui, Din Djarin fait ce qu’il peut pour le protéger et continuer de l’élever.

Les Stormtroopers battent rapidement en retraite, en tout cas. Ils semblent perdus… jusqu’à ce qu’il soit révélé une fois de plus que nos héros sont tombés dans un piège. Tous les mandaloriens se retrouvent donc coincés entre deux murs, à l’exception de Din Djarin. Le pauvre se retrouve seul face à tout un tas de Stormtroopers. Cela ne l’arrête pas pour autant : il se bat aussi valeureusemetn que possible.

Il ne fait malheureusement pas le poids et, contre toute attente si ce n’était pas l’avant-dernier épisode d’une saison devant forcément mettre notre personnage dans une situation de défaire. C’est bien le cas, donc, et ça lui permet d’être confrontés une fois de plus à Gideon. Le face à face entre eux est plutôt intéressant, avec Gideon promettant enfin la destruction complète de Mandalore et des mandaloriens. Ceux-ci vont vite devoir oublier leur division pour faire face à un ennemi commun, quoi, on les voit arriver.

Rapidement, Din Djarin est ainsi fait prisonnier pour assister à tout ce massacre (c’est en tout cas la seule explication rationnelle que je trouve : Gideon doit vouloir le faire prisonnier pour le faire souffrir ? Cela irait tellement plus vite de le tuer, hein). Bien sûr, Gideon repère aussi rapidement Bo-Katan, et ça lui fait bien plaisir d’annoncer la destruction à venir de sa flotte pendant qu’elle est retenue prisonnière. Il lui laisse toutefois le choix de se rallier à lui, en déclarant à ses troupes que la planète est à lui.

Bo-Katan refuse évidemment de lui remettre le Sabre Noir, cette fois. Elle a appris de ses erreurs et elle a plein de Mandaloriens pour la protéger. Elle utilise le Sabre Noir pour se créer une issue de secours, et la fusillade peut reprendre. Gideon, en bon lâche, se barre et laisse ses clones s’en prendre à eux. Un de nos Mandaloriens y laisse malheureusement sa vie, se sacrifiant pour assurer la liberté des autres – et de Bo-Katan. La scène était plutôt sympathique, voire impressionnante quand on voyait son flingue surchauffer.

L’avantage, c’est que c’est lui qui se sacrifie, ce qui fait que ce n’était pas à Din Djarin de le faire. Il semble survivre un instant, mais Pav Vizsla (c’est son nom dans les sous-titres) est finalement tué par trois clones à l’armure rouge. Bon. C’est dramatique, tout ça.