The Rookie – S03E01

Épisode 1 – Consequences – 19/20
La reprise est mouvementée et haletante ; avec tous les éléments que j’en attendais exactement comme je les attendais. C’est peut-être là le plus gros défaut de l’épisode : il y a assez peu de surprises dans la manière dont tout est monté, c’est prévisible et pas toujours crédible… mais en-dehors de ça, c’était top à suivre ! Je suis content de retrouver la série et même si l’on n’obtient que peu de perspectives neuves pour la suite, ça devrait continuer d’être une série vraiment sympathique.

> Saison 3


Spoilers

Tell Nolan I’m rooting for him.

Franchement, à voir le résumé de la saison précédente, je me dis que Nolan est super con. Evidemment qu’il aurait eu le temps d’appeler le central s’il a eu le temps de détruire tous les murs chez lui. Bref, la série fait le choix de reprendre exactement où elle en était, en enchaînant assez vite ce début d’épisode pour qu’on ne reprenne pas trop notre souffle.

Nolan reçoit ainsi un appel de Gray qui lui demande de lui ouvrir la porte – mais il n’a pas de mandat. John comprend bien qu’il y a anguille sous roche et que ce n’est pas la procédure, parce qu’il la connaît. Il clame son innocence, mais il insiste pour dire qu’il faut respecter scrupuleusement les règles vu la situation, avec deux flics pourris, un mort, une tentative de meurtre, tout ça, tout ça.

Il apprend que Nick l’a bien accusé, mais ce n’est pas tellement une surprise, et raccroche finalement son téléphone. John décide donc ensuite d’appeler le seul avocat qu’il connaisse : Wesley. Celui-ci s’inquiète initialement pour Angela, mais il s’habille rapidement en se mettant aussitôt au boulot. C’est impressionnant cette capacité à se réveiller, franchement. Jamais de la vie je laisse mon portable en sonnerie en allant dormir, moi !

Le problème, c’est que Wesley est interrompu dans sa course par… un test de grossesse dans la poubelle de la salle de bain. C’est con, ça. Il reprend ses esprits et conseille à Nolan de cacher beaucoup mieux les preuves laissées par Nick. Le but est de gagner du temps et légalement, Wesley lui assure que ça pourra se défendre. Oh, bien sûr, ça veut dire qu’il risque de perdre son job, Nolan, mais au point où il en est, c’est ça ou la prison. Merveilleux.

Bien sûr, Wesley retrouve finalement Angela en se rendant chez le juge. Elle veut une signature pour son mandat, il veut l’empêcher de l’obtenir. Ils sonnent à la porte du juge de garde, qui n’est pas tellement ravi. Il sait bien que c’est mal barré pour lui, la nuit va être terrible. Il n’en est tout de même pas à imaginer ce qui l’attend, le pauvre, avec un mandat pour aller fouiller chez un flic.

La scène est géniale et Angela se débrouille vraiment bien pour obtenir ce qu’elle veut, malgré tous les arguments que renvoient Wes. Il pensait que ça allait être simple, mais le couple connaît bien ses codes et ses lois : elle finit par l’emporter, mais juste parce qu’il y a risque de destruction de preuves.

À l’hôpital, Nick continue de répandre ses mensonges autant que possible. Il en parle à West, mais il ne le croit pas du tout, parce que Nolan est son ami, après tout. West a la chance de découvrir que son père est finalement celui qui va mener l’enquête. C’est top. Le père demande à West de rester auprès de Nick à l’hôpital pour tout savoir de ce qu’il aura à dire.

Qu’est-ce qu’il a à dire ce connard ? Ben, il a à accuser Nyla, bien sûr. Evidemment qu’elle doit être accusée pour que son mensonge tienne la route. Elle qui n’arrive pas à dormir n’est pas ravie de voir Tim et Lucy à sa porte, mais elle comprend vite ce qu’il se passe quand Nolan lui raconte tout ce que Nick a fait contre lui. La pauvre. Elle prend les choses avec beaucoup de calme et sérénité, comme toujours, parce qu’elle est géniale comme ça.

Elle remet ses clés aux flics pour qu’ils perquisitionnent, parce qu’elle n’a effectivement rien à cacher, et suit sans opposer de résistance Tim et Lucy… qui ne l’emmènent pas au commissariat, mais aux affaires internes. Oups, ça, elle ne l’avait pas deviné !

De son côté, Nolan a le temps de tout planquer avant qu’Angela n’obtienne le mandat de perquisition. Il est rapidement menotté par son supérieur. Il n’est pas en état d’arrestation, puisqu’il accepte de collaborer. Malgré tout, on en arrive très rapidement à ce que la série avait promis de faire : du Black Lives Matter. Wesley explique donc à Nolan que s’il avait été noir, il n’aurait jamais eu la moindre minute de temps libre une fois que tous les flics étaient devant chez eux. C’est tellement vrai, mais tellement bizarre aussi : les flics de la série ne sont pas comme ça, et ça paraît bizarre. C’est tout le problème d’une série policière qui a tout fait dans les règles.

Enfin, pas exactement tout. Nyla aurait dû prévenir ses supérieurs bien avant que ça ne dégénère comme cela, et elle se prend ainsi le plus gros savon de la série jusqu’ici. Pourtant, il y en a eu, mais le père de West quand il est énervé, pfiou, il ne donne pas envie d’être en face de lui. Comme prévu, Nyla a tout de même un paquet de preuves à charge contre Nick, mais ce n’est pas suffisant. C’est exactement pour ça qu’elle enquêtait en secret avec son bleu, après tout.

On lui reproche tout de même, et on met en question toute son intégrité. C’est tellement frustrant. De son côté, Lucy a du mal à se faire à la situation : la police accuse Nolan, tout de même, son ex et son compas moral de toujours. Enfin, de l’année qui vient de se terminer. Elle essaie désespérément d’en parler à Tim. Franchement ? Ca me fait plaisir de retrouver ce duo ensemble comme ça, et j’aime beaucoup la manière dont Lucy parvient à tout deviner correctement de la stratégie de Nolan.

Elle est ainsi celle qui trouve un sac poubelle balancé chez les voisins, mais qui comprend que ce n’est pas pour autant ce qu’ils cherchent : Nolan n’aurait pas pris le risque d’abîmer les preuves incriminantes. Lucy est trop forte, elle devine tout correctement, avec en plus la bonne démarche : innocent tant qu’il n’est pas prouvé coupable.

La bonne démarche, ce n’est pas celle de West par exemple. A l’hôpital, Nick se réveille pour avoir tout un tas d’informations sur la situation de Nolan. West débarque et il interrompt cette stratégie de Nick, pour mieux l’interroger sur ses déclarations qui ne tiennent pas tellement debout. J’aime beaucoup l’idée, et j’ai toujours autant de mal avec Nick. Je déteste cet acteur, et le voir se tortiller comme un serpent pour prouver qu’il a raison, c’est insupportable, surtout qu’on sait qu’il a tort. En tout cas, Nick n’aime pas beaucoup l’idée de savoir qu’un bleu en a après lui, parce que ce n’est pas n’importe quel bleu.

Le problème reste encore que West se range du côté de Nolan sans envisager que Nick puisse être innocent, ce qui est problématique, même si c’est vrai.

Bon, il faut tout de même reconnaître que cet épisode s’en tire bien mieux que ce que j’imaginais, car le rythme est bon et qu’on ne s’arrête jamais. En plus, chaque personnage a déjà eu son moment de gloire, et nous n’en sommes qu’à la moitié. Wesley demande à Nolan de ne rien dire du tout lors de son interrogatoire, mais il refuse bien vite son droit au silence, préférant raconter tout ce qu’il sait, y compris l’endroit où est planqué le colis de Nick.

J’aime beaucoup voir Nolan respecter le compas moral qu’il a toujours eu, mais là, la série nous prend pour des truffes : personne, jamais, ne ferait ça. C’est bien trop risqué vis-à-vis de la loi, même si c’est la vérité. En plus, Nolan enchaîne en demandant au père de West de lui mettre un micro pour aller confronter Ruben.

Yep. Tout le monde refuse, mais ça termine par Wesley forcé de lâcher son client tellement il est imblairable à n’écouter aucun de ses conseils. Après, il dit ça, mais jamais de la vie il lâchera Nolan, hein ? Cela lui offre toutefois une petite pause pour aller parler à Angela. Elle est enceinte, avec des nausées matinales, et il veut la confronter sur ce sujet. J’ai adoré la scène, avec Angela expliquant qu’elle avait envie de vivre la romance avant d’avoir les responsabilités de parents. Ils décident malgré tout d’avoir un enfant ensemble. C’est beau… mais ça ne stoppe pas les nausées matinales.

Angela en a plus d’une dans cet épisode, et ça ajoute un bon humour, je trouve. En effet, la fois suivante, elle vomit en déterrant un sac de preuves cachés par Nick à côté de la tombe de sa femme. Qu’il est con. Comment elle a su où chercher ? Son relevé téléphonique qui prouve qu’il était bien chez Nolan la veille, avant d’aller au cimetière. L’idée ? Elle l’a eu grâce à Rosalind.

Tim et Lucy sont en effet envoyés pour parler à cette cinglée, qui prend un malin plaisir à parler à Lucy, lui rappelant le pire moment de son existence. Evidemment, elle révèle qu’elle a eu accès à la caméra dans le baril, et c’est juste totalement flippant. La pauvre Lucy parvient malgré tout à garder son calme, contrairement à Tim qui est finalement celui sur qui ce jeu marche le plus. Après, les petits flashbacks et tout, c’était bien senti de la part de la série pour nous mettre à fond dedans.

Avant de la quitter, Tim et Lucy apprennent de Rosalind que Nick avait un autre sac pour être prêt à s’échapper qu’il n’a certainement pas caché chez Nolan, et c’est ainsi qu’Angela suit la bonne piste. Yay. Bien sûr, Rosalind a aussi un téléphone dans sa cellule, ce qui lui permet de téléphoner à Nick et tout faire rater. Le problème ? Nick n’est plus sous surveillance à ce moment-là, comme par hasard. C’est gros, tout de même.

Comprenant qu’il est mal barré, Nick parvient ainsi à échapper à la surveillance de West – qui n’y est pour rien – et du flic qui nous est toujours présenté comme un flemmard bien incapable de faire un job correct. J’espère que cette fois, il aura des sanctions. C’est en tout cas un vrai problème, parce que Nick peut ainsi contacter Ruben et mettre à mal toute l’opération en cours.

En effet, Nolan a obtenu gain de cause et peut entrer sous couverture pour demander à Ruben de lui venir en aide – il arrive assez vite à le convaincre qu’il est prêt à tout plaquer maintenant qu’il est vraiment dans la merde, journaux balançant son nom à l’appui. Nyla écoute tout depuis le commissariat, ce qu’elle n’a pas le droit de faire, et la série reprend sa bonne idée du rythme cardiaque du personnage principal pour qu’on accroche à cette intrigue.

Cela fonctionne, vu la note que je mets à l’épisode, alors même qu’une grosse partie de cette opération sous couverture manque vraiment de cohérence. Nolan est obligé de se déshabiller et de monter dans une voiture, soit, mais il est suivi par des dizaines de flics pas du tout discret qui, en plus, perdent sa trace sous un tunnel… comme toujours dans toutes les séries et tous les films ?

C’est trop gros pour passer, malgré tous les bons artifices. Par contre, les mensonges réactifs de Nolan, j’adore, il fait un bon flic sous couverture. Nyla lui a donné les bons conseils et il est assez réactif pour échapper à une mort pourtant certaine quand Ruben décide de sacrifier les deux flics. Bien sûr, Nick est de retour auprès de Ruben et il espère pouvoir tuer Nolan…

Malheureusement pour lui, et de manière super prévisible puisqu’on voit les hommes derrière Nick sortir un flingue aussi, Nick se fait tuer par ses alliés lorsqu’il découvre que le chargeur de l’arme qu’on lui donne est vide. Il aurait mieux fait de rester à l’hôpital, hein.

Bien que ses ennemis soient en surnombre, Nolan récupère le dessus en étant fin stratège, et j’ai beaucoup aimé la scène – même si ça n’a pas grand intérêt de déshabiller le dernier homme encore debout. Il confirme rapidement que Nick est mort. ALLELUIA. La série pourra toujours nous le faire revenir, parce qu’il dit simplement qu’il ne respire plus et qu’on ne le voit pas être pris en charge, mais bon, a priori je vais célébrer cette bonne nouvelle.

Les personnages comptent bien faire de même, mais avant ça, il faut encore que Nyla et Nolan acceptent leurs erreurs de comportement et de jugement dans cette affaire. Nyla demande à se prendre toutes les conséquences dans la face, mais Gray ne l’entend pas comme ça, puisque selon lui, en un an, Nolan en savait assez de la police pour ne pas se comporter comme cela. Il ajoute donc des lettres de réprimandes à chacun de leurs dossiers, une sanction disciplinaire particulièrement importante apparemment.

En effet, Nolan se tape aussi un test de plus, un mois de plus en tant que bleu et une carrière bloquée à vie – il sera forcé de rester en patrouille toute sa vie puisque jamais personne ne lui offrira la moindre promotion alors qu’il a eu des réprimandes en tant que bleu. Un bon flic de moins derrière les bureaux, super.

Après tout ça, Nolan se décide à rentrer chez lui. Le pauvre. Il oublie juste que sa maison ne ressemble plus à grand-chose après la perquisition et tout, mais bon. L’épisode peut donc se terminer sur un cliffhanger où Rosalind appelle Nolan pour le féliciter. Il a en effet gagné… pour le moment. Par contre, la mort de Nick qui était un flic véreux ? C’est une bonne nouvelle pour elle : elle peut ainsi espérer être libérée car toutes les affaires de Nick vont être passées en revue.

Voilà, voilà. Je m’y attendais un peu. L’épisode est excellent, mais ils évacuent en quarante minutes ce qui aurait pourtant pu nous tenir en haleine quelques épisodes. Certes, il y a la piste Rosalind pour la suite, mais c’est bien maigre.

De son côté, Lucy est heureuse de montrer à Tim qu’il a eu tort de lui dire que la seule personne qu’elle pouvait vraiment connaître, c’était elle-même. Elle, elle est sûre de son équipe et lui explique qu’elle savait que Tim finirait par la trouver quand elle était enfermée dans le baril. Seulement voilà, Tim lui rappelle qu’elle s’est sauvée toute seule, grâce à la bague. C’est une excellente chose, ça, car c’est vraiment un détail qui avait été trop mis de côté, je trouve.

En parallèle, le père de West demande à son fils de le rejoindre aux affaires internes, ce que West n’est pas (encore ?) prêt à faire. Une fois de plus, il est trop sous-exploité dans l’épisode, mais je l’aime bien alors je vais continuer d’espérer plus de rebondissements pour lui. Enfin, comme prévu, Angela obtient sa promotion de détective de la part de Gray. Elle l’a juste à temps : avant ça, elle allait annoncer sa grossesse, mais maintenant, elle préfère que ça reste un secret pour pouvoir faire vraiment ses débuts de détective sans être traitée comme une petite chose fragile.

Bon. Voilà une bonne nouvelle, quand même, ça, ça donne une perspective pour la saison 3. Non parce qu’autrement, la routine va vite reprendre son cours tout de même !

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The Rookie : Le flic de Los Angeles (S03)

Synopsis : En fin de saison 2, Nolan était dans de beaux draps, parce qu’il venait de se faire piéger comme le bleu qu’il est par Nick. Comment s’en sortira-t-il ? C’est la réponse qu’on attend tous de cette saison 3 qui continue autrement de suivre la vie du commissariat, comme d’hab.

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Pour commencer, je suis impatient de retrouver la série, mais j’ai un peu l’angoisse aussi de ne pas réussir à la suivre à la semaine. On me connaît, on sait bien que je suis toujours plein de bonne volonté, mais après, une fois pris par la vie, bim, c’est plus compliqué. Je devrais être toutefois aidé par le fait que la saison sera probablement raccourcie à cause du coronavirus, ce qui nous donnera moins d’épisodes gap-filler où il ne se passe pas grand-chose.

Oui, j’ai décidé de prendre le positif de la crise, parce que sinon, on ne s’en sortira jamais ! Je suis content de retrouver toute l’équipe de cette série après quelques mois, en tout cas. D’accord, j’ai terminé la saison 2 il y a à peine quatre mois, mais j’ai envie de savoir la suite. Et aussi, tout de même ça se souligne, c’est très cool de les retrouver dès le 4 janvier : ça ouvre 2021 d’une belle manière, et il était temps d’avoir au planning des séries qui me motivent vraiment !

Cette saison promet de revenir sur le mouvement Black Lives Matter, sur les violences policières, mais pas forcément sur le coronavirus. C’est assez logique, puisque la série a quelques mois de retard : les saisons 1 et 2 représentaient un an ; nous sommes donc en 2019 quand commence cette saison 3. À voir si ça sera intégré plus tard ou juste zappé, les dates n’important que peu dans la série.

Tout ceci étant dit, je ne tiens plus, j’ai envie de savoir par quelles pirouettes les scénaristes vont nous libérer Nolan et faire tomber Nick !

Voir aussi : On en était où en saison 2 de The Rookie ?

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – Consequences – 19/20
La reprise est mouvementée et haletante ; avec tous les éléments que j’en attendais exactement comme je les attendais. C’est peut-être là le plus gros défaut de l’épisode : il y a assez peu de surprises dans la manière dont tout est monté, c’est prévisible et pas toujours crédible… mais en-dehors de ça, c’était top à suivre ! Je suis content de retrouver la série et même si l’on n’obtient que peu de perspectives neuves pour la suite, ça devrait continuer d’être une série vraiment sympathique.
S03E02 – In Justice – 16/20
L’épisode fonctionne bien, mais je ne sais toujours pas vers quoi la saison souhaite se diriger. J’ai eu l’impression d’un grand fouillis, et ça risque de se sentir dans la critique. J’aime bien en tout cas, on a du développement pour quasiment tout le monde. Bien sûr, c’est aussi un épisode qui promet d’essayer de se rattraper sur des questions d’actualité trop longtemps ignorées dans la série… mais je n’arrive pas à savoir si les raccourcis choisis vont vraiment apporter quelque chose.
S03E03 – La Fiera – 16/20
L’épisode tient les promesses faites avant la reprise de cette saison, et il le fait tellement bien qu’il y a tout un pan qui finit par être angoissant et vraiment énervant vis-à-vis de la réalité. De mon côté, ça passe donc très bien pour cette partie de l’intrigue, mais j’ai trouvé le reste moins efficace… en comparaison. C’est ironique, donc, la série devient moins bonne par moments car elle est meilleure qu’avant à d’autres.
S03E04 – Sabotage – 15/20
Si toutes les intrigues ne se valent pas au cours de l’épisode, j’ai trouvé l’ensemble toujours aussi efficace et sympathique. J’ai mes préférences pour certains personnages et certains développements, c’est sûr, mais dans l’ensemble, je trouve que toute la série fonctionne toujours bien sur cette saison 3 qui est en train de trouver rapidement son rythme de croisière.
S03E05 – Lockdown – 17/20
On se demande bien où les scénaristes sont allés chercher l’inspiration pour le titre et une partie de l’intrigue de cet épisode, dis-donc. Plus sérieusement, l’épisode fonctionne très bien et a quelques rebondissements qu’on ne voit pas arriver, ce qui est toujours plutôt positif. L’écriture est intéressante et chacun a son rôle à jouer, avec un suspense qui finit par être prenant quand je m’attendais à un épisode bien plus calme que ça.
S03E06 – Revelations – 16/20
C’est peut-être parce que la fatigue me gagnait enfin au moment de voir cet épisode un peu tardivement dans la nuit suite à une insomnie, mais j’ai eu l’impression que cet épisode était interminable. Ce n’est toutefois pas une impression négative, vu qu’il s’y passait énormément de choses. J’ai beaucoup aimé une grosse partie de l’intrigue se centrant sur un personnage que j’aime et qui évolue ensuite, moins le reste qui semblait plus conventionnel. Bref, un épisode assez classique pour la série.
S03E07 – True Crime – 14/20
S’il y a bien quelques bonnes répliques pour venir sauver cet épisode, je ne suis que moyennement convaincu par l’ensemble, parce que le format proposé se concentre sur ce que je n’aime pas dans la série, à savoir son aspect procédural, en mettant de côté le développement des personnages… quand bien même une révélation improbable est faite en milieu d’épisode pour répondre à une question ayant émergé la semaine dernière.
S03E08 – Bad Blood – 16/20
La reprise se fait indépendamment d’un fil rouge, sur un épisode qui fonctionne bien indépendamment, mais manie assez l’humour pour qu’on ne s’ennuie pas non plus. Cela fait plaisir de retrouver les personnages après un mois, et je suis surpris de voir que nous n’en sommes qu’au huitième épisode de la saison. Il en reste quelques-uns à savourer finalement, c’est cool.
S03E09 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.
S03E10 – Man of Honor – 15/20
La crédibilité et cohérence globale de l’épisode sont à remettre totalement en question, mais ça n’empêche pas cet épisode d’être un divertissement accrocheur et plutôt bien réussi. On a de l’humour, on a du drama et on a des personnages qui évoluent de manière sympathique d’épisode en épisode. Difficile d’en attendre plus d’une série procédurale à ce stade de sa saison, j’imagine.
S03E11 – New Blood – 19/20
Je ne sais pas ce que j’avais pour ce lundi, mais j’ai vraiment passé une excellente soirée devant mes séries et je n’ai que peu à redire sur les épisodes vus. Pour celui-ci, vraiment, il m’a pris par surprise parce qu’il est tout classique dans son écriture, mais je me suis laissé embarquer parce qu’il proposait, avec même une part de stress qui m’a scotché à l’écran. Je deviens trop bon public, définitivement.
S03E12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.
S03E13 – Triple Duty – 17/20
Franchement, cette saison 3 fonctionne bien depuis quelques semaines et j’aime sa manière de nous proposer des intrigues qui ont clairement pour but d’être développées sur du long terme. Cela tombe bien puisqu’ABC vient de renouveler la série pour une saison 4. Autant vous dire que j’ai déjà prévu d’être au rendez-vous, surtout après cette fin d’épisode !
S03E14 – Threshold – 17/20
On sent bien que les scénaristes n’étaient pas trop prêts pour une fin de saison, car certaines choses paraissent rushes dans cet épisode, mais ça ne l’empêche pas d’être très bon et chouette à suivre, franchement. Je suis curieux de savoir ce qu’ils feront de leur saison 4 à présent, tout en étant assez attaché aux personnages pour savoir que j’ai déjà envie d’y revenir. Allez, à dans quelques mois, Los Angeles !

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On en était où en saison 2 de The Rookie ?

Salut les sériephiles,

Avant de lancer les saisons 2 de God Friended me & The Rookie… – Just One More Episode

Je n’ai peut-être pas trop le temps pour les séries cette semaine, mais ça ne m’empêche pas de me consacrer malgré tout au blog – et c’est d’ailleurs une des raisons à ce manque de temps, parce que l’air de rien, les changements d’année, ça provoque du travail sur le blog. Vous n’êtes pas là pour lire ça de toute manière : si vous avez cliqué sur cet article, c’est parce que vous vous doutez bien qu’un article résumant la saison 2 de The Rookie, ça veut dire un retour prochain de la série. Et en effet, la saison 3 sera lancé dans la nuit de demain aux États-Unis, ce qui fait que l’on aura le nouvel épisode inédit lundi…

Pour ne pas décaler mon article stats de lundi, sachant qu’il va comme tous les ans y avoir un peu de décalage sur le blog en ce début de mois, je me suis donc décidé à résumer ça dès aujourd’hui. Alors, on en était où dans cette série ? J’ai l’avantage de l’avoir finie en décalée, elle est donc encore un peu fraîche dans mon esprit cette fin de saison ; surtout que c’est une des rares séries de network à avoir pu avoir sa vraie fin sans être impactée par le confinement. Il n’empêche qu’après quelques mois, on a tous l’impression d’avoir oublié des détails, non ?

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et séries

Voir aussi : Mes critiques de la saison 2

Le cliffhanger voyait donc Nolan être dans de beaux draps : Nick Armstrong, une taupe bien planquée chez les flics, lui a fait croire qu’il était prêt à négocier avec lui pour se faire arrêter par ce bleu. Ben voyons. Evidemment, ce n’était qu’un stratagème pour finalement le faire accuser : il a planqué les preuves de ses méfaits chez les flics, avant de lui donner rendez-vous. Je veux dire, il est joué par Harold Perrineau, évidemment que c’est un personnage vicelard et traître, y a des acteurs à qui on colle des rôles à vie. Oh, ce n’est pas tout à fait sa faute, ce pauvre Nick : on comprend bien que certes il bosse pour Serge et Ruben (des frères trafiquants de drogue), mais qu’il n’avait pas pour autant l’intention de tuer Erin, une bleue dont on n’avait jamais vraiment entendu parler mais qui était très pote avec West (comme par hasard). Il l’a fait uniquement parce qu’il s’est rendu compte qu’elle s’apprêtait à le balancer lui… À deux doigts d’avoir de la peine pour lui dis donc (non).

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Quand il entend Nick lui avouer son plan qui consiste à lui faire porter le chapeau, John rentre donc chez lui en toute hâte pour détruire tous les murs qu’il a passé la saison à construire, ce qui lui permet de trouver les preuves (plus que nombreuses)… Au moment où ses collègues arrivent pour l’arrêter. Ca va être une reprise de saison sympathique de voir Nolan tenter de s’expliquer, mais je doute que ça dure plus de deux épisodes, surtout que Nyla était au courant de ses doutes et avait eu l’occasion de constater que Nick était louche. Puis, il y a tellement de dossiers dans ses murs… Genre un bleu a l’accès à autant de preuves ? Genre il a pu trafiquer les enregistrements de caméra alors qu’il était tout le temps avec Nyla ou Gray ? MOUAIS.

Ça, c’est pour la partie dont on doit tous se souvenir, je pense. Cependant, si la série est une série procédurale, elle fait également évoluer ses personnages, et il va y avoir des choses à surveiller, à commencer par Nyla qui vient d’obtenir la garde partagée de sa fille (j’espère avoir droit à plus d’Enver Gjokaj dans le rôle de son ex, du coup !) ou Angela et Wesley qui ont décidé de se marier. Angela a aussi passé son examen pour devenir enquêtrice d’ailleurs, alors je croise les doigts pour elle. Elle a déjà la confiance de Gray, c’est pas si mal !

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et sériesCôté vie amoureuse, c’est un peu le chaos pour les autres : West est négligé par les scénaristes dans sa relation avec Sterling, une star hollywoodienne dont la notoriété pose problème à notre bleu dans son boulot ; Tim vient de rater le départ de Rachel pour New-York parce qu’il a préféré bosser qu’aller à leur rencard (où il avait l’intention de la plaquer pour ne pas tester la relation à distance) et Lucy couche avec un pompier, Emmett, dont on ne sait pas encore grand-chose. Je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas trop, ça va forcément poser des problèmes au cours d’une intervention, ça, surtout qu’elle ne veut pas que ça se sache au travail (elle vit littéralement avec un collègue ?). Je veux dire, dans l’avant-dernier épisode de la série, le pompier intervenait déjà lorsque Lucy se faisait engueuler par Tim sur une scène de fusillade, alors…

On verra bien ! Cette saison 3 promet de ne pas s’attarder sur cette intrigue, parce qu’il y a beaucoup à faire : j’imagine que la pandémie mondiale sera abordée, sans certitude toutefois. Ça m’embête qu’il le fasse uniquement parce que ça risque de nous ramener sur le devant de la scène un personnage que je déteste, celui de Grace. En fin de saison, elle demandait à John de prendre ses distances pour faire le point sur sa vie sentimentale… tout en le collant pour fournir des pizzas au commissariat ensuite. Je ne la supporte plus, alors que j’adore l’actrice, un comble.

always — John and Grace

En tout cas, je les vois mal éviter le sujet du coronavirus, surtout que le tournage a été un peu périlleux… Il a en effet continué malgré cinq membres de l’équipe ayant été positifs au covid19 – mais il est désormais suspendu pour au moins deux semaines, comme tous les tournages se déroulant à Los Angeles, sur des décisions des autorités tentant d’enrayer l’épidémie. Deux semaines, c’est un minimum (on sait quand ça commence, jamais avec certitude quand ça se termine), et ça représente deux épisodes tout de même, ou en tout cas un peu plus qu’un épisode malgré les nouvelles mesures prises pour le tournage en ces temps d’épidémie. Bon, pour en revenir à l’intrigue de la série en elle-même, toutefois, les premières images de la saison sont sans masque… Mais à voir s’ils ne l’intégreront pas après quelques épisodes, comme d’autres ont fait. Ça leur simplifierait la vie, quand même.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

richard t. jones Tumblr posts - Tumbral.comEn parallèle, la saison se concentrera également sur les problèmes raciaux et les violences policières aux États-Unis. J’espère que ce sera traité de manière intelligente et que ce ne sera pas trop hypocrite, surtout que la série elle-même a essuyé un scandale lorsque l’actrice incarnant Talia a décidé de quitter la série suite à des attitudes qu’elle jugeait raciste. Elle a fait debonnes choses avec le personnage de Nyla l’an dernier, notamment sur les questions de féminisme et de racisme dans la police ; ça devrait donc continuer en ce sens. En tout cas, ce sont des aspects qui pourront être fil rouge et peut-être rendre la saison plus intéressante, d’autant qu’elle risque, comme beaucoup d’autres, d’être raccourcie, et donc de limiter les épisodes « gap-filler ».

Voir aussi : #BlackLivesMatter

Bref, j’ai hâte d’être à lundi, hein… En espérant avoir le temps pour le visionnage de l’épisode, tout de même ; vous me connaissez à force, rien n’est jamais gagné à l’avance avec moi.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

> Saison 17