Arrow – S02E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 12 & 13 de la deuxième saison d’Arrow.

12.jpgÉpisode 12 – Tremors – 15/20
You want me to run against Sebastian Blood.

Après deux semaines d’interruption, il est largement temps que je reprenne mon visionnage de la série. Ce n’est pas que je n’avais pas envie de m’y remettre, mais vraiment que je manquais de temps pour enchaîner les épisodes. Du coup, je suis bien heureux de recommencer le visionnage de cette saison, surtout que la série commençait à me manquer. Si, si, pour de vrai.

L’épisode débute par un nouveau prisonnier dans la prison de la ville qui n’hésite pas à infiltrer des armes dans celle-ci pour laisser Ben Turner s’échapper. Ben Turner ? Une sorte de Wolverine. Il est embauché par un riche de la ville qui l’a fait s’échapper pour récupérer un objet pouvant tuer jusqu’à 1 000 hommes.

Oliver se charge de l’entraînement de Roy dans un entrepôt, comme prévu et cela consiste comme on pouvait s’y attendre à un bol d’eau et quelques histoires de l’île, notamment celle qui nous explique ce qui est arrivé à l’œil de Slade, lui aussi infecté par le Mirakuru et lui aussi devenu cinglé à cause de cela.

Clairement, Roy en a marre de l’entraînement et demande rapidement à pouvoir se barrer. Arrow accepte de l’emmener avec lui en mission… chez les Merlyn ! C’est en effet là que Felicity situe Ben Turner. Cela permet de faire un petit clin d’œil à Tommy, mais aussi de laisser Roy perdre le contrôle de son pouvoir une fois de plus.

Et à cause de ça, Turner parvient à s’enfuir avec un prototype de la machine pouvant provoquer de petits tremblements de terre de rien du tout, comme en fin de saison précédente.

Au manoir des Queen, Thea passe son temps allongée sur un canapé à ne rien faire. C’est ce que tout le monde fait de ses journées à son âge. Moira se rend à un dîner avec Walter, mais elle se rend compte que ce n’est pas du tout un dîner romantique comme elle l’espérait. Non, c’est politique : Walter et son associé aimeraient voir Moira tenter de se présenter au poste que Sebastian Blood vise lui aussi.

Elle trouve la blague aussi drôle que n’importe qui, mais après tout la réalité a prouvé bien après que Trump pouvait être élu président, alors Moira comme maire, ça passe. Et ce n’est pas Thea qui dira le contraire avec pas moins de deux scènes où elle arrive à convaincre sa mère d’assurer une campagne.

Après sa petite mission et perte de contrôle chez les Merlyn, Roy se rend auprès de Thea pour lui dire de quitter la ville aussi vite que possible. Il est en perte de contrôle totale et s’en prend ensuite à Arrow. L’acteur est bien plus doué que prévu à se montrer complétement possédé par une rage destructrice, j’ai beaucoup aimé son jeu. Il s’en prend à Arrow et décide de faire cavalier seul pour le reste de l’épisode (ou pas).

Laurel reçoit une visite de son père, à qui elle manque. C’est tout à fait angoissant, mais ça semble au contraire l’aider à aller mieux. Elle accepte de dîner avec son père le lendemain, puisque celui l’y force un peu. Le problème, c’est que celui-ci l’emmène en fait à une réunion d’alcooliques anonymes. Elle pète un câble et s’enfuit.

Le lendemain, elle a un entretien d’embauche avec Joana, son ancienne collègue. L’entretien d’embauche tourne court : Laurel ne peut être embauchée puisqu’elle est sous enquête de la part du barreau pour incapacité à exercer à cause de ses addictions. C’est con.

Sans trop de surprises, elle se rend au Verdant pour se souler, ce qui permet à Thea et Oliver de s’occuper d’elle. Ce dernier appelle Sara pour la convaincre de revenir en ville (bon, on nous laisse un vieux suspens sur l’identité de qui il appelle, mais bon, j’en ai vu d’autres), surtout qu’il faut qu’il se dépêche de se rendre en ville pour empêcher Turner de vendre le prototype à son acheteur.

Il arrive à temps pour se faire charcuter le dos par Turner, et c’est Roy, sorti de nulle part, qui parvient à le sauver. Dans le feu de l’action, Arrow se sent forcé de révéler sa vraie identité à Roy. Ce dernier découvre le secret de son beau-frère et ça suffit à le faire redescendre sur Terre, alléluia. Moins rageux, il se contrôle et réussit à empêcher la destruction d’une nouvelle partie de la ville.

Tant mieux : cela aurait probablement ruiné le plan de Moira. Celle-ci accepte en effet la campagne pour être maire, mais elle demande malgré tout à Walter de s’occuper de son obstétricien qui connaît la vérité sur la paternité de Thea. Et donc Walter aussi.

Turner se retrouve de nouveau en prison, où il est contacté par Waller pour réduire sa condamnation et intégrer une équipe qui fait clairement référence aux comics que je n’ai pas lus. La fin d’épisode voit Roy rencontrer Felicity et Dig. Ce n’était pas assez pour me donner envie de continuer tout de suite à regagder la suite. Du coup, j’ai préféré voir Laurel rentrer chez elle et tomber (littéralement) sur Sara. Alléluia, ça devrait être déjà plus intéressant maintenant qu’elle est de retour.

Du coup, il y avait deux grosses intrigues : Roy et Laurel. L’une comme l’autre m’intéressent énormément puisqu’elles se concentrent sur des personnages que j’apprécie. Malheureusement, ça ne m’a pas accroché autant que j’espérais, peut-être parce que tout ce qui concerne Turner était trop écrit sur le mode procédural pour moi.

En flashback sur l’île, Sara et Oliver continuent de chercher Slade sur l’île. Ils se rendent dans une grotte où Slade utilise une craie pour calculer (oui, il est devenu capable de faire ça) les coordonnées nécessaires à faire exploser le bateau d’Ivo. Sara et Oliver le retrouvent à temps, mais Slade n’est pas en état de les écouter. Oliver parvient heureusement à le convaincre d’abandonner sa revanche : ils ont besoin du bateau pour rentrer chez eux et pour que Slade revoit son fils. Grâce à Oliver, il parvient finalement à calmer sa haine. Merveilleux.

Toute cette histoire pourrait être intéressante si Oliver n’avait pas déjà raconté la fin à Roy, à Dig et à Felicity : c’est en fait à chaque fois une scène introduisant le flashback en nous racontant une partie du passé.

13.jpgÉpisode 13 – Heir to the Demon – 17/20
– I wasn’t trying to be a bitch.
– Title of your autobiography

Tout débute par l’arrivée à l’aéroport de Nyssa Raatko, une femme avec un passeport tout droit venue de Chine qui ne contient même pas son adresse (c’est pas que je fasse une obsession avec le Bingo, mais un peu). De toute manière, ça vaut mieux pour elle : elle fait clairement partie de la Ligue des Assassins.

De son côté, Laurel est hospitalisée, la bonne blague ! Je m’attendais à plus intéressant, j’espérais voir Sara avec elle, mais non, elle est avec ses deux parents. Elle se confie à son père et lui avoue avoir vu Sara. Du coup, Quentin s’énerve et appelle aussitôt Arrow pour voir sa fille.

Il la voit dix secondes à peu près, un peu comme Oliver, Dig & Felicity. Ce n’est pas bien palpitant, jusqu’à ce que Sara tombe nez à nez avec Nyssa… Son ex. C’est inattendu, mais très bien amené, surtout que Nyssa est la fille du boss. Oliver n’a pas l’air plus affecté que ça par la révélation de la bisexualité de Sara, mais en revanche, il est assez clairement jaloux, ce qui est intéressant pour l’intrigue de l’épisode.

Pendant ce temps, Mark, le collègue de Walter, a également briefé toute la famille Queen sur la campagne à venir. C’est amusant à voir, mais il y a bien sûr un problème avec Tempest, le compte off-shore de Moira qui lui permet de faire de mauvais virement. Felicity s’en est rendue compte et en parle à Walter, qui feint mal la surprise.

Curieuse et maligne, Felicity contacte ensuite directement Moira après enquête pour lui apprendre qu’elle a compris la vérité sur Thea. L’argent de Tempest a permis de payer le silence de l’obstétricien qui savait que Thea n’était pas la fille de Robert. Bon, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue franchement, mais bon, c’est comme ça. Elle perd toute sa joie de vivre pour le reste de l’épisode. Bien sûr, Oliver s’en rend compte et passe tout son temps à essayer de la comprendre.

Felicity endort ses soupçons comme elle peut, mais ce n’est pas très efficace. Elle se sent forcée de révéler la vérité, et le fait au moment même où Moira annonce sa candidature. Merveilleux. Le sens du timing de Felicity n’a jamais été aussi horrible…

Avec cette intigue, la série nous ramène une fois de plus Sebastian Blood pour deux raisons : Oliver doit lui retirer son soutien, mais lui fout un lapin ce qui permet, deuxième raison, qu’il menace Moira. En fin d’épisode, Oliver traite sa mère de monstre parce qu’elle lui a caché la vérité sur Thea. Il ment quand même publiquement pour elle et surtout pour protéger Thea, mais il lui annonce que leur relation n’existe plus. Allez, ça va durer quatre épisodes, surtout s’il continue de lui parler et de la soutenir en public.

Cette partie de l’épisode était de loin la moins intéressante, et comme elle est déjà pas mal, ça explique la bonne note de cet épisode. En effet, Dig, qui n’a pas grand-chose à faire depuis quelques épisodes, revient avec les résultats médicaux de Laurel : elle s’est fait empoisonner – par un homme qu’on a vu au bar dans l’épisode précédent. Sara et Oliver comprennent que ce poison vient de la ligue des assassins, et donc de Nyssa. Le poison était un piège pour faire revenir Sara à Starling City. Du coup, ils se rendent en hâte à l’hôpital, surtout que Sara vient d’annoncer à Nyssa qu’elle ne comptait pas revenir avec elle et qu’elle était prête à se laisser tuer.

Se laisser tuer, oui, mais perdre sa famille, non. Or, elle et Oliver arrivent trop tard à l’hôpital : sa mère s’est fait enlever par l’homme de main de Nyssa. Ils n’ont d’autres choix que d’en parler au détective Lance. Quentin apprend donc ainsi que sa fille est bisexuelle, mais il se dit heureux de savoir qu’elle a eu quelqu’un s’occupant d’elle. Oui, d’accord, mais ce quelqu’un s’occupe désormais de kidnapper ses proches, c’est moyen quand même. Cela dit, une fois bâillonnée, il est fou de voir à quel point l’actrice castée pour jouer la mère de Laurel lui ressemble. Toute la ressemblance est dans les yeux terrifiés, elles maîtrisent ça à merveille.

Toute cette intrigue force Sara a révélé à sa mère qu’elle est toujours en vie et que tout son enlèvement est sa faute. À peine retrouvée, Sara se débarrasse de sa mère pour finir dans les bras de Nyssa, après s’être empoisonnée. Elle s’effondre donc dans les bras de son ex qu’elle aime encore quoiqu’elle en dise, avec juste assez de forces pour lui dire qu’elle préfère mourir que recommencer à tuer. Ah, c’est le genre d’histoire dramatique que j’adore.

Comme elle s’est toutefois arrangée avec son père pour qu’il s’occupe de sa mère, celui-ci débarque, comprenant que sa fille fait une énorme connerie. Nyssa, énervée de voir Sara lui échapper et mourir, s’en prend à Quentin, puis à la mère de son ex.

C’est sans compter sur l’autre ex de Sara : Arrow est de la fête lui aussi. Avec Felicity, il a bien compris que Sara avait retrouvé Nyssa ; mais il pensait cela dit qu’elle voulait la tuer. Cela restait inadmissible : on ne tue pas la fille du boss de la ligue des assassins sans déclencher un raz-de-marée sur Starling City. Bien vu.

Nyssa et Arrow nous offrent un joli combat bien chorégraphié avec tout un tas de flèches, mais Sara, laissée pour morte jusque-là, retrouve assez de forces pour se relever et venir les interrompre (se débarrassant au passage de sa mère, allons savoir comment) : elle ne veut pas que Nyssa meure.

Oliver laisse Nyssa s’échapper et s’occupe de donner un antidote à Sara, qui survit évidemment. Nyssa se retrouve coincée : elle ne veut pas la voir mourir car elle l’aime, elle vient en plus d’être sauvée par Sara… Du coup, elle lui accorde sa liberté, au nom de son père. Bien, tout ça pour ça. Sara est donc libérée de ses contraintes familiales et peut retrouver son père et sa mère au moment où la police arrive.

Et bien sûr, Laurel est là pour voir le câlin parental à la fille prodigue car elle a suivi son père lorsqu’il a reçu le coup de fil de Sara. La réunion familiale est inévitablement douloureuse : Laurel se remet à boire et en veut à sa sœur de lui avoir bousillé sa vie. C’est pas faux, mais c’est pas ce qu’elle disait l’an dernier quand elle la recherchait quand même. Bon, elle vire sa sœur de chez elle à coup de verre dans la tronche. OK, sympa la sœur, mais faut reconnaître que Sara ne les a pas appelés pendant six ans alors que tout le monde la croyait morte.

La fin d’épisode voit des retrouvailles entre Sara et Oliver, avec celle-ci comprenant qu’elle est à la maison et Oliver qui se de décide à recoucher avec elle. C’est sûr, ça va arranger leurs affaires avec Laurel, ça, merveilleuse idée !

En flashback, nous revenons… sur le passé de la famille Lance. C’est amusant de voir tout ça, même si les actrices sont trop vieilles pour nous faire croire qu’elles sont adolescentes. C’est du coup à la fois gênant et amusant de les voir se faire passer pour si jeunes, avec Laurel qui est heureuse de commencer à chercher des appartements avec Oliver. On en revient encore une fois au bateau qui sombre. C’était sympa toutefois de voir Moira annoncer que Sara était sur le bateau à Quentin et Laurel. Par sympa, j’entends que la scène dévastatrice était hyper bien jouée.

Du coup, cet épisode était bien plus intéressant que le précédent, mais il se termine sur un semi-cliffhanger qui boucle surtout une grosse partie des intrigues entamées un an et demi plus tôt autour de Sara. Cette dernière est un personnage que j’apprécie énormément et que je suis pressé de voir développer autrement. Je n’oublie pas que la série en profite pour zapper totalement Roy de son intrigue en revanche, mais j’imagine qu’il saura revenir en force plus tard.

Bon, quand même, j’ai l’impression que les ficelles du scénario sont plus grosses qu’en saison 1 ; mais ils auraient tort de s’en priver car c’est efficace !

Rattrapage de l’Arrowverse :

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Vus cette semaine #6

Ce RDV (presque) dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1.  

Lundi

This is us – S02E14 – Super Bowl Sunday – 18/20
Un épisode spécial qui fait très bien son travail et délivre la masse d’émotions, mais qui est aussi atténué par une attente trop longue faisant qu’on a eu le temps de bien théoriser tout ce qui pouvait arriver et, surtout, de se préparer au pire. Contrairement aux personnages. Du coup, il y a un petit décalage de ce côté-là et un présent pas assez prenant pour atteindre le 20 que j’espérais mettre.
Counterpart – S01E03 – The Lost Art of Diplomacy – 16/20
Le mystère est vraiment prenant. Plus la série avance, plus j’ai l’impression d’en découvrir plus et de tout savoir, pour chaque fois me retrouver plus loin des réponses qu’en début d’épisode. En revanche, ça ne me fait pas perdre de vue que si cet épisode était chargé en informations, il était extrêmement pauvre en action – et j’ai fini par m’ennuyer une ou deux fois. Je suis sûr qu’ils peuvent mieux faire.
Les Bracelets rouges – S01E01 – 19/20
La série parvient à s’éviter tous les défauts dans laquelle je craignais de la voir tomber vu les gros noms affichés dans le casting des adultes. À la place, nous avons bien une série sur les jeunes de l’hôpital, sans censure bien pensante et avec la réalité du quotidien qui échappe au misérabilisme. Quelques jeux d’acteurs perfectibles, notamment chez les plus jeunes, mais un script très réussi et des scènes déjà très marquantes. Cette version française n’invente rien (ou presque) côté scénario, mais elle apporte son grain de sel et ses idées sur quelques détails, et c’est tant mieux.
Les Bracelets rouges – S01E02 – 17/20
Difficile de ne pas retomber dans l’addiction que provoque cette histoire, définitivement très engageante, peu importe la langue. Bien sûr, cet épisode 2 tombe dans quelques facilités scénaristiques et points plus discutables sur la réalité du coma, mais le parti pris reste le même et ça fonctionne. Je suis hyper satisfait de cette version et extrêmement heureux de la voir en prime-time sur une grande chaîne. Décidément, la fiction française se renouvelle depuis un an, et elle le fait bien.

Mardi

Lucifer – S03E14 – My Brother’s Keeper – 15/20
Dans l’ensemble, c’était un bon épisode avec toujours autant de fun et des avancées lentes dans l’intrigue générale de la saison, définitivement moins prenante qu’en saison 2. Cela donne surtout l’impression de faire du surplace, alors que la série avait réussi à changer cela l’an dernier. Dommage. Au moins, on continue de découvrir les personnages et d’approfondir les dynamiques entre chacun, ce qui permet de mettre malgré tout une bonne note.
Supergirl – S03E13 – Both Sides Now – 16/20
Malgré une écriture des personnages par moment caricaturale dans cet épisode, l’intrigue avance et est toujours aussi prenante. Les cliffhangers sont plutôt bons, mais pas aussi insoutenables que je le craignais. Finalement, on finit sur une petite note avant deux mois d’attente – c’était bien pire pour le mois d’attente de l’épisode 9.

Mercredi

Black Lightning – S01E03 – LaWanda : Book of Burial – 15/20
C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…
This is us – S02E15 – The Car – 19/20
La série continue de s’inspirer du Super Bowl pour nous proposer cette semaine tout un épisode qui ressemble à une publicité géante pour la voiture des Pearsons. Au passage, ils prouvent aussi qu’ils n’ont pas besoin d’un épisode événement pour être sacrément touchants, ni de tout le casting pour marquer les esprits et proposer des performances d’acteurs bouleversantes.
Another Period – S03E03 – Olympics – 16/20
Un nouvel épisode bien écrit et surfant sur l’actualité pour cette comédie qui n’a pourtant rien d’actuel quand on regarde son synopsis. Si de ce point de vue-là, c’est très réussi et que les personnages sont toujours hilarants, je regrette encore et toujours l’absence de certains acteurs qui fait que la série n’avance pas trop dans son intrigue de fond.
LA to Vegas – S01E05 – The Fellowship of the Bear – 16/20
Ma foi, la série continue son petit bonhomme de chemin avec trois intrigues amusantes. Je ne sais pas si ça tiendra jusqu’à une saison 2, mais franchement, ça a le grand avantage de me faire rire à chaque épisode. Il y a toujours un personnage, une intrigue ou une blague pour me plaire, et une fois de plus : c’est tant mieux !

Jeudi

9-1-1 – S01E06 – Heartbroken – 16/20
En soi, c’était encore un très bon épisode, mais vraiment, ils ont perdu beaucoup en implication de ma part quand ils ont décidé d’aller trop loin et d’en faire trop dès les premiers épisodes. C’est définitivement divertissant, mais la qualité n’est plus aussi bonne qu’au début. Si en six épisodes, j’en suis à ce stade, j’ai peur d’être soulagé que la saison se termine plus que triste.
The Magicians – S03E05 – A Life in the Day – 18/20
La saison poursuit son très bon travail et m’emmène chaque fois dans son délire quand j’étais plus réticent l’an dernier à voyager avec eux. Cette saison redéfinit les duos et dynamiques entre chacun, ce que j’adore parce que ça fonctionne toujours à merveille, alors que son fil rouge est extrêmement limpide. Je ne peux que reprocher à cet épisode de ne pas assez se concentrer sur l’ensemble du casting car certains sont mis de côté, mais sur l’ensemble de la saison, ça s’équilibre. Pour le moment, c’est un sans faute.
Channel Zero – S03E01 – Insidious Onset – 19/20
Je retire un point car je n’accroche pas du tout au casting ni à certains effets spéciaux, mais en revanche ce sont bien les seuls reproches que je peux y faire pour l’instant. L’ambiance est rapidement mise en place, les premiers frissons finissent par arriver et je dirais même que je me suis senti plus angoissé que durant la saison 2. Bref, c’est une fois de plus extrêmement prometteur et l’ambiance insidieuse habituelle est là – mais en même temps cette fois elle est annoncée par le titre, je ne peux pas me dire surpris. Excellent début de saison.

Vendredi

Grey’s Anatomy – S14E12 – Harder, Better, Faster, Stronger – 17/20
Une fois de plus, la série se réinvente avec l’introduction d’un nouveau fil rouge avant une pause forcée par les JO. L’attente ne sera heureusement pas trop longue avant la suite et force est de constater que du côté de l’écriture, les scénaristes savent gérer leur temps et, pour une fois !, leur très large casting : il n’y a que peu d’absent à l’appel, malgré les nombreux nouveaux, et ça fait du bien.
HTGAWM – S04E12 – Ask Him About Stella – 16/20
Le rythme de la série est toujours au point et l’épisode est agréable à suivre, surtout que les révélations sont amenées à nous de manière plus délicates pour une fois. Malheureusement, on se concentre sur des personnages que j’aime moins et le cliffhanger est prévisible à des kilomètres à la ronde, suite aux annonces du mois dernier. Et non, je ne suis toujours pas convaincu.
Scandal – S07E11 – Army of One – 16/20
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. La série reprend en vigueur pour conclure une grosse partie de ses intrigues en cours avant une pause de deux semaines et un crossover plus ou moins attendu. Au passage, elle réussit à me surprendre par un ou deux twists, même si j’ai vu arriver la fin. C’est tout de même mieux que la majorité des épisodes de cette saison, décidément très inégale.

Challenge Arrowverse

Oups, grosse catastrophe industrielle cette semaine, je n’ai pas eu le temps de voir le moindre épisode ! La seule bonne nouvelle dans l’affaire c’est que, oui, ça commence à me manquer. Je ne m’y attendais pas !

> Vus en 2018

Bilan des saisons terminées en janvier

Salut les sériephiles,

Même si ce n’est pas un article que j’aime écrire, je me rends compte que c’est un article que vous appréciez (Yodabor et Maurane l’ont même repris sur leur blog) et sur lequel j’aime moi-même revenir quelques mois après. Du coup, malgré l’absence de bilans pour les mois de novembre et décembre, me revoici avec mon bilan des saisons terminées ce mois-ci… et ça va aller vite !

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Série renouvelée

The Gifted (S01)La saison 1 était une grande mise en place de l’intrigue et des dynamiques entre les personnages, mais j’ai adoré. Je suis en même temps un grand amateur de ce genre de séries, donc pas le plus objectif ! J’ai déjà envie d’en voir plus – mais soyons honnêtes, je suis friand d’histoires de mutants donc ça n’a rien d’étonnant. Le coup de coeur n’a cessé de se confirmer tout au long de la série. La série est renouvelée pour une saison 2.

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Annulée

The Mayor (S01) Si la série ne révolutionnait rien, elle avait rapidement trouvé son rythme et son casting me vendait du rêve. Du coup, je suis triste qu’elle soit annulée alors qu’elle me faisait bien marrer. Son épisode de Noël reste l’un des meilleurs diffusés cette année et j’ai du mal à comprendre pourquoi elle n’a pas trouvé son public. Les premiers épisodes n’étaient pas aussi bons qu’il aurait fallu et la suite parlait beaucoup de politique, c’est peut-être ça qui en a rebuté plus d’un. En tout cas, elle restera un bon souvenir, même si je vais vite l’oublier, il faut bien se l’avouer. Quant à la fin, elle est ouverte, mais satisfaisante ; pas de gros cliffhanger.

02

Rattrapage

Arrow (S01)C’est sans retard ni avance que j’ai terminé le mois de janvier qui marquait le début de mon rattrapage intense de l’Arrowverse. J’ai du coup également commencé la saison 2 dans la foulée. La série s’avère plus prenante que je ne le pensais, comme quoi, il ne faut pas toujours rester sur ses a priori. Bon, tout de même, il y avait quelques longueurs et des épisodes qui paraissaient presque en trop, mais dans l’ensemble, j’ai bien accroché à l’univers et enchaîner les épisodes sans souci, ni regret. Et pourtant, j’y allais à reculons !

C’est tout pour janvier, un petit mois du côté des fins de saison ! Février promet d’être normalement plus complet 😉

Supergirl – S03E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 13 de la troisième saison de Supergirl.

13.jpgÉpisode 13 – Both Sides Now – 16/20
So, cynicism, that’s what’s keeping the rest of us alive.

Kara attend tranquillement que le DEO arrive en voiture chez Julia avec toute une équipe d’intervention pour venir elle aussi, accompagnée de Mon-el, marcher avec eux vers sa maison. C’était un peu ridicule à voir, et rigolo à voir aussi. Quant à Winn, il sert de guide audio à toute l’équipe en faisant mumuse avec un pistolet à eau.

Bon, je n’ai pas accroché du tout à cette scène : alors que cette pauvre Julia est une simple femme en train de chanter au sol chez elle (euuuh ? elle a pas un canapé ou une chaise ou un lit ?), Alex (surtout) et le reste de la DEO la traite comme une dangereuse terroriste. Pourtant, elle n’a encore rien fait qui justifie cela et Alex pète un câble total quand Julia tend la main pour prendre celle tendue par Supergirl.

Sans trop de surprise, la situation de stress que ça engendre déclenche les pouvoirs de Julia qui perd le contrôle et devient une sorte de banshee, comme dans Charmed il y a très très longtemps. Les références, que voulez-vous ?

Le DEO s’en fiche pas mal de cette réaction abusive d’Alex, mais pas Supergirl. Elle tente de convaincre que sa sœur exagère sérieusement, mais Alex est beaucoup trop têtue pour voir autre chose qu’une actrice en Julia. Le seul avantage de cette intrigue, c’est que cela donne l’occasion à Alex de révéler son côté garce sarcastique, et c’est plutôt drôle – Chyler Leigh excelle dans ce genre de mimique et de ton détaché.

En revanche, ça ne fait pas justice au personnage, beaucoup trop déterminée à prouver qu’elle a tort et tomber de la hauteur d’un immeuble bien plus haut que le DEO quand elle se rendra compte que Julia est juste en train de vivre la même chose que Sam. C’est chiant, du coup, parce qu’on sait bien vers quoi ça se dirige et parce que le personnage a beau être bornée, elle est habituellement mieux développée que ça.

Une trop grosse partie de l’épisode se résume à Alex et Kara interrogeant Purity, et c’est fort dommage. Purity finit par énerver énormément Alex, qui se console avec un câlin de Winn (que j’aime cette amitié) avant que Purity ne parvienne à s’échapper.

En parallèle de tout ça, Mon-el décide de continuer les réparations de son vaisseau, embarquant avec lui J’onn et Winn. Ce dernier est un bon ressort comique dans cet épisode, même s’il est assez mal considéré par les deux autres. Il fait un peu petit enfant dans cet épisode. Et le petit enfant ne supporte pas trop non plus de voir Papa Mon-El et Maman Imra se disputer. Trouble in paradise.

On a alors le droit à J’onn et Mon-El qui boivent une bouteille ensemble. Pas-sion-nant. J’onn y raconte sa vie maritale et ses problèmes pour tenter d’avoir un meilleur aperçu de la vie de Mon-el, qui refuse de lui raconter par principe, avant de reconnaître qu’il préfère Kara à Imra.

Les scénaristes se font aussi un pied de nez en reconnaissant que Mon-El était un personnage misogyne et égoïste en saison 2, un bien mauvais copain pour Kara. Ce n’est pas assez pour leur pardonner une relation à laquelle je n’ai jamais accroché l’an dernier, mais ça fait du bien quand même de les voir reconnaître leurs erreurs d’écriture.

Quant à J’onn, il s’avère être de bon conseil en proposant à Mon-El d’être honnête avec sa femme, et de raconter ses sentiments partagés et blablabla. Bref, on est toujours dans le sentimentalisme à deux balles de la série et ça fonctionne plus ou moins. Perso, j’ai fini par m’en lasser.

Pendant ce temps, Lena décide de reprendre le contrôle de L-Corp, histoire de laisser du temps à Sam pour qu’elle s’occupe un peu de sa fille. Cela change et donne quelques scènes bouche-trou où elles vont ensemble à la patinoire… et où Sam se reconvertit en Reign, se barrant sans Ruby. Cette dernière appelle Lena (oh déception, je m’attendais à voir Alex) et lui révèle le comportement étrange de sa mère. Lena paraît surprise, alors que, bon, Sam est censée avoir raconté les choses à sa pote la semaine dernière.

Finalement, Winn retrouve la trace de Purity dans le métro et y envoie l’équipe Alex/Supergirl/Mon-El/J’onn. J’ai bien aimé la scène d’action qui s’ensuit, d’abord dans une rame de métro, puis sur des rails et enfin dans une gare que Purity prend le soin de détruire, à défaut de pouvoir utiliser ses pouvoirs sur ses ennemis, protégés par des oreillettes conçues par Winn (et sacrément résistantes aux coups de poing, jamais je n’ai eu de boule Quies résistant si bien au choc et aux mouvements, ni d’écouteurs d’ailleurs… bref, Winn est un génie).

Si la scène d’action en elle-même était bien, la résolution l’était bien moins. Purity réussit à occuper J’onn (qui tente d’empêcher la gare de s’écrouler), neutraliser Mon-El et étrangler Supergirl. C’est Alex – d’abord occuper à hurler à tout le monde d’évacuer, comme d’hab/comme s’il y en avait besoin/comme si elle toute seule changeait grand-chose à la panique et au chaos) qui finit par stopper Purity en comprenant que Julia est encore là et peut l’entendre.

Bon, admettons, mais du coup, Alex fait volte-face en deux secondes et Julia pouvait voir tout ce que faisait Purity, contrairement à Sam. D’ailleurs, une fois que tout cela est passé, Reign débarque à son tour dans la gare et menace de tuer Alex, devant une Kara trop épuisée pour faire quoique ce soit (euuuh oui, pourquoi utiliser tes pouvoirs quand tu peux rester là à regarder la méchante piétiner ta sœur après tout). Finalement, Reign ne le fait pas car Julia propose à Reign de partir avec elle. Et ça fonctionne.

C’est sûr que Julia, clairement pas possédée par Purity à ce moment-là, a de quoi terrifier Reign la toute-puissante. Ou pas.

C’est un échec total pour cet épisode, donc : ils perdent le contrôle de Julia qui est livrée à son sort pour devenir Worldkiller. Heureusement, tout n’est pas perdu : Winn réussit à réparer le vaisseau d’Imra et Mon-El et dit « Bingo ». Oui, il est 1h06 le 7 février et j’ai déjà l’un des points les plus compliqués du Bingo Séries. En plus, j’ai vraiment eu peur pour Winn pendant l’attaque de Purity, alors ça me rassure de le voir de si bonne humeur si vite.

Bon, loin de ma joie, Mon-El fait ce qu’il peut avec Imra et lui avoue toute la vérité sur ses sentiments. Imra aime vraiment l’honnêteté de Mon-El et elle se décide enfin à lui dire la vraie raison pour laquelle ils sont. Cela fait quelques épisodes que l’on se doute bien qu’elle cache quelque chose. Le truc, c’est qu’on en saura pas plus tout de suite.

La série prend ensuite le temps de nous expliquer le comportement abusif d’Alex en début d’épisode, grâce à une nouvelle scène avec Kara. La relation des deux sœurs continue d’être au cœur de la série et c’est tant mieux, aussi kitsch que cela puisse parfois être. Cette fois, ça passait plutôt bien, avec une Alex encore et toujours accrochée à Maggie. Ah ben oui, les scénaristes avaient promis de faire les choses bien et de manière réaliste, c’est le cas avec cette relation dont elle n’en finit plus de faire le deuil. Bien sûr, ce n’est pas pour autant qu’on nous ramène Maggie – pourtant, si elle bosse toujours en ville, elle devrait inévitablement croiser la route d’Alex à nouveau un jour ou l’autre. Mais bon.

Finalement, Sam réapparaît dans le bureau de Lena-décolleté-beaucoup-trop-plongeant pour s’inquiéter pour Ruby. Cela permet un cliffhanger où Sam perd le contrôle et est à deux doigts de devenir Reign, devant Lena. Celle-ci n’est pas du tout assez terrifié et affirme savoir ce qu’il se passe (possible), mais aussi savoir comment la faire aller mieux… Euuuh, nope, ça m’étonnerait beaucoup. C’était en tout cas un bon cliffhanger, sans être pour autant la fin d’épisode à suspens que j’attendais.

Parce que, oui, voilà, voilà, c’est maintenant parti pour 70 jours sans nouvel épisode de la série. Eh oui, nous avons droit à une longue pause histoire que Legends of Tomorrow termine sa diffusion sans faire une overdose de super-héros sur la CW. Trop tard, les gars, fallait y penser avant, oh !

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