Déjà six jours que le mois d’août a commencé et je n’ai toujours pas eu le temps de vous écrire le bilan du mois des saisons terminées au cours du mois de juillet. Enfin, pour être tout à fait exact, j’aurais eu le temps, mais j’ai préparé un planning un peu différent, parce qu’il y avait tout un tas de choses impératives en ce début de mois. Maintenant que c’est passé cela dit, il est temps pour moi de me lancer dans ce bilan habituel. Et plutôt mauvais, je trouve, mais c’est que toutes les séries que je regardais en juillet voyaient leurs saisons se terminer en août, aussi. Ce sera donc un meilleur bilan dans un mois… j’espère.
Série renouvelée
Stranger Things (S03) – Gros coup de cœur de mon côté pour cette saison qui semble avoir divisé fans très positifs et critiques bien négatives. On sait de quel côté je suis, au moins ; mais vraiment, excellente esthétique, musique, ambiance ; intrigue bien fichue et années 80 qui filent la nostalgie ! Cette saison était vraiment top et j’ai adoré la regarder. De loin la meilleure de la série, je ne peux que vous la conseiller. Et j’ai hâte de découvrir la saison 4, même si cette saison aurait pu se suffire, si on excepte le cliffhanger. J’ai pendant un moment cru qu’on tenait une fin de série très réussie… maintenant, je me demande ce qu’ils vont pondre pour continuer. Note moyenne : 19/20.
Sort Incertain
Veronica Mars (S04) – Des années d’attente qui valaient le coup, même si ces huit épisodes, c’était un peu court. J’ai adoré cette saison, du début à la presque fin, et j’ai vraiment hâte de savoir si on aura bien une suite, comme toute l’équipe semble le vouloir. Avec cette série, je me dis que c’est à peu près certain, tout le monde l’adore, il y aura bien du public pour le réclamer un moment ou l’autre. En attendant, j’aime le virage plus adulte de cette saison, c’était bien maîtrisé et je souhaite vraiment une saison 5 désormais – même si j’ai appris à faire gaffe à ce qu’on demandait aussi. Note moyenne : 17,5/20.
Série annulée/Challenge séries
Midnight, Texas (S02) – Il ne me restait pas beaucoup d’épisodes à voir pour la finir, et c’est chose faite ; mais c’est vrai que mon challenge séries n’avance pas des masses. Plus l’année avance, plus on se dirige vers un nouvel échec cuisant à assumer en décembre. En ce qui concerne cette série, elle me manquera, même si certaines choses n’étaient vraiment pas brillantes, surtout sur la fin qui n’hésitait jamais à se réécrire et qui proposait une dernière scène ouverte sur une saison 3 qui n’existera pas. Il n’empêche que j’ai trouvé plutôt sympa ces épisodes. Note moyenne : 16/20.
Voilà, c’est tout pour moi aujourd’hui. Je vous avais dit que c’était bien maigre ce mois-ci, mais bon, ça s’est vu chaque semaine je crois avec bien peu d’épisodes vus. C’est malin n’empêche, je suis censé être en vacances et c’est là que j’arrive le moins à trouver du temps pour avancer dans mes séries. Faut pas chercher !
Le mois de juin a bien vite filé lui aussi, mais cette fois-ci, je l’ai passé devant pas mal d’épisodes. Par conséquent, j’ai pu finir quelques saisons et ça rend cet article bilan du mois assez complet. Pas de temps à perdre donc : c’est parti pour le récap des saisons terminées ce mois-ci !
Séries annulées
Chernobyl (S01) – Cinq épisodes, ça passe drôlement vite et j’ai enchaîné sans le moindre complexe l’ensemble de cette saison extrêmement réussie. J’ai adoré, tout simplement : certes, c’est une série historique et je suis généralement réticent, mais là, il me semble qu’on a la précision d’un documentaire, mais présenté avec tous les avantages de la fiction (y compris un personnage inventé). Bref, ça vaut le détour, cette mini saison. – Note : 18,5/20
Life in pieces (S04) – Cette dernière saison est malheureusement écourtée, et certains épisodes étaient en-dessous de ce qu’ils ont su faire par le passé. Cependant, c’était toujours un plaisir de passer du temps avec cette famille et ils me manquent déjà. Bref, c’est une série que je recommande aussi, même si la fin n’était pas tout à fait celle que j’attendais, parce que c’est une fin de saison, pas une fin de série. Mais bon, il y a une conclusion quand même, alors ça va. – Note : 16,5/20
Séries renouvelées
The Rain (S01) – On était peut-être au mois de juin, mais il a beaucoup plu et une journée bien nuageuse et arrosée m’a donné envie d’enfin me mettre à cette série qui m’attendait sagement sur Netflix depuis l’an dernier. J’ai beaucoup aimé enchaîner les épisodes de cette première saison vraiment sympathique. La série ne révolutionne rien, mais elle se dévore très bien, avec une super ambiance post-apocalyptique qui m’a bien plu. Note : 17,5/20
The Rain (S02) – Et ça m’a tellement plu que j’ai poursuivi avec la deuxième saison dans la foulée. Le changement de ton est total : saison plus courte, rapidité de l’intrigue, science-fiction plus prononcée… C’était ambitieux de métamorphoser autant que ça le tout, mais ce n’était pas totalement raté pour autant. C’est dans la continuité, quoi, et puisque j’ai aimé la première saison, j’ai aimé celle-ci aussi, tout simplement. Note : 16,5/20
In the Dark (S01) – Bonne surprise de la mi-saison, cette série de la CW n’a pas le succès qu’elle mérite. C’est un divertissement très bien fichu, avec une enquête sympa et des sujets assez originaux (notamment sur les non-voyants, forcément) traités chaque semaine, en parallèle du reste. Vraiment, cette série est sortie de nulle part dans mon fil twitter, mais je ne regrette pas de l’avoir vue. Note : 16,5/20
9-1-1 (S02) – Comme pour la saison 1, je n’ai pas réussi à la suivre à la semaine, mais j’ai adoré la voir d’un coup en rattrapage ; au point de m’enchaîner tous les épisodes sur la même journée. Ce n’est pas forcément une série faite pour ça, mais cette saison 2 avait tout de même la fâcheuse tendance à ralentir son rythme par des épisodes spéciaux qui bloquaient le fil rouge à chaque fois. L’ensemble était bien, tout de même. Note : 16/20.
Challenge Séries 2019
Blindspot (S04) – Autant la saison 3 m’avait un peu réconcilié avec la série, autant cette saison 4 était franchement un calvaire par moment. Comme je l’ai vue d’une traite, ça allait un peu mieux ; et puis, il y a toujours certains personnages, notamment un duo, qui me donnait envie de continuer. Je tiens à noter aussi la présence de certains personnages secondaires qui illuminaient certains épisodes et un excellent cliffhanger qui donne vraiment envie de voir la suite. – Note : 14/20
Sort incertain
Trinkets (S01) – Et je termine ce bilan par un coup de cœur certain pour cette comédie Netflix. Là aussi, c’est une série que je n’avais pas forcément prévue de regarder ; mais j’ai adoré le trailer, vu deux jours avant la diffusion, alors voilà, je me suis dit « pourquoi pas ? » et comme j’ai eu un peu plus de temps libre en juin, j’ai pu m’enchaîner tous les épisodes aussitôt. Et c’est sans regret, parce que c’était vraiment bien. Note : 17/20
Bref, c’était un bon mois de juin, avec six saisons terminées et surtout des séries que j’ai adoré. Je sais, c’est tous les mois que je le dis, mais comprenez-moi, on est en plein « Peak TV » et ça fonctionne toujours aussi bien d’avoir autant de bonnes séries à découvrir (même si je sais que je ne verrai jamais tout… et que je suis actuellement devant M6 à regarder un épisode déjà vu de Desperate Housewives… on ne se refait pas !).
C’est sans prévenir et l’air de rien que le mois de Mai est déjà arrivé. Et s’il nous invite à faire ce qu’il nous plaît, je dois vous avouer que j’ai déjà fait ce qu’il me plaisait le mois dernier. Pour ça, je vous propose comme chaque mois de faire le point sur les saisons terminées entre le premier et le trente avril. Vous allez voir, je n’ai pas chômé. Je profite d’ailleurs de cet article pour faire le bilan de mes vacances, comme je le fais habituellement : ce serait répétitif d’avoir deux articles bilan pour le coup.
Je suis plutôt satisfait de mes vacances sur tous les plans à vrai dire, et ça, même si je n’ai pas du tout autant avancé dans les séries Marvel que ce que j’aurais voulu. J’en ai quand même vu une de plus après tout, c’est déjà ça, et en plus, j’ai bien avancé dans mon travail tout en ayant le temps pour la vie perso, ce qui est quand même l’essentiel.
Allez, trêve de blabla, c’est parti pour le bilan que je vous ai promis !
Séries renouvelées
Les Bracelets rouges (S02) – Si la saison était un peu moins bonne que la précédente, c’est probablement parce que l’effet de surprise était passé pour celle-ci. C’était toujours aussi solide en tout cas, avec une excellente interprétation de la part des acteurs et une intrigue passionnante à suivre. La série m’a légèrement moins touché qu’en saison 1, mais je serai au rendez-vous pour la saison 3. Note moyenne : 17,5/20
The Walking Dead (S09) – C’est parfaitement improbable, mais cette saison 9 a réussi à secouer les choses suffisamment pour revenir au stade des premières saisons. Si elle a toujours ses petits défauts, la surprise était tellement bonne que j’ai légèrement surnoté. En un an, la série gagne donc plusieurs points sur sa note moyenne et a bien gagné en qualité. On est arrivé au point où j’attends impatiemment la prochaine saison. Une nouvelle menace, de nouveaux personnages et une nouvelle ambiance, c’est tout ce qu’il me fallait. C’était pas si dur ! Note moyenne : 17/20
God Friended me (S01) – Franchement, je l’ai regardée pour l’acteur principal et parce que la bande-annonce était sympa… et je me suis retrouvé face à un excellent divertissement. J’ai dévoré chaque épisode de cette saison à la qualité quasi-toujours constante. C’est certes plein de bons sentiments, mais ça fonctionne. Note moyenne : 16/20
This is us (S03) – La saison n’était pas à la hauteur émotionnelle de l’an dernier, mais j’ai bien aimé malgré tout les intrigues proposées. Il y avait surtout des rebondissements que je n’attendais pas… et la série a réussi à me faire moins aimer l’un de mes personnages préférés en le contrastant totalement. Cela dit, c’était réussi et c’est tout ce qui compte, j’imagine. Note moyenne : 16,5/20
The Magicians (S04) – Si la saison était plus inégale que l’an dernier, je continue de considérer cette série comme l’une de mes préférées. Elle est juste géniale dans sa manière de présenter en permanence des intrigues complétement perchées… mais toujours totalement logiques – ou en tout cas dans la logique de la série. Et puis, la fin était absolument dinguissime ! Note moyenne : 18/20
Atypical (S02) – Si j’ai un an de retard, c’est uniquement parce que je ne regarde pas cette série seul. J’ai profité de passer quelques jours de vacances avec Poluss pour enfin la regarder. La saison n’est pas aussi bien que la première, mais ça reste très solide dans l’humour. En revanche, c’est mort, je ne supporte plus Elsa ! Note moyenne : 15,5/20
Série terminée
You’re the Worst (S05) – Aussitôt vue, aussitôt oubliée. Si lors de ses premières saisons, cette comédie était une de mes séries préférées, ce n’est malheureusement plus le cas pour sa fin. La chute qualitative fut terrible et continue tout au long de la série… mais elle a tout de même réussi à se conclure d’une très bonne manière, faisant honneur à son passé. C’est déjà ça. Note moyenne : 14,5/20
Sort Incertain
The Orville (S02) – C’est un rare cas de série qui propose une meilleure saison 2 que sa première. Loin de tomber dans les pièges qui l’attendaient, elle a su trouver définitivement un équilibre entre série à la semaine et série aux intrigues suivies ainsi qu’un rythme efficace qui manquait encore parfois en saison 1. Note moyenne : 17/20
Osmosis (S01) – Découverte Netflix du mois, je l’ai regardée parce que c’est une série française et que son synopsis me donnait vraiment envie. Malheureusement, ce synopsis ne reflétait pas spécialement l’histoire de la série qui était légèrement moins passionnante que je ne l’espérais. Ce n’était pas mauvais, mais ce n’était pas génial non plus. Note moyenne : 15,5/20
The Rookie (S01) – C’est très clairement mon coup de tête du mois : j’ai vu que Felicia Day était une guest-star de l’épisode final et je me suis dit que c’était la goutte d’eau me donnant envie de la regarder. Il n’en faut pas plus pour que je me sois dit qu’il était temps de la commencer puisqu’elle me faisait de l’œil depuis septembre dernier. Je ne le regrette pas, parce que c’est un procédural plutôt sympa : la formule reste classique, mais les personnages sont bons et il y a quelques intrigues plus sérialisées. C’était parfait à dévorer. Note moyenne : 15,5/20
Challenge Séries
The Punisher (S01) – Allez, enfin! J’ai pris mon temps pour la regarder, mais ça valait le coup de la voir, parce que c’est une bonne saison. J’ai bien accroché, même si la série a ses lenteurs. De toute manière, avec Ben Barnes, ça ne pouvait qu’être bien, non ? Il faudra voir ce que vaudra la saison 2 désormais. Note moyenne : 17/20
Jessica Jones (S02) – Et voilà, je termine cet interminable article avec cette deuxième série Marvel/Netflix. La saison 2 est aussi cool que la première, avec un excellent sens de la dynamique, des répliques, du rythme. Oui, c’est Netflix, donc ça pourrait aller plus vite, c’est sûr, mais c’est une bonne série malgré tout. Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 3 ! Note moyenne : 17/20
Douze ! Cela fait donc douze séries terminées au mois d’avril. Je ne m’étais pas rendu compte que c’était à ce point, mais je comprends mieux pourquoi mon calendrier série m’a paru si vide ces derniers temps : j’ai terminé trop de séries – d’habitude, c’est en mai que j’abuse du côté de ces statistiques.
Pas de liste de films aujourd’hui, et pas avant un moment je crois, parce que je me suis préparé un petit planning d’articles à la semaine. Non, aujourd’hui, j’avais envie de revenir sur les cinq saisons de You’re the worst. La série s’est terminée pour de bon hier et, contre toute attente, j’en ai bien aimé la fin. Je ne pense pas qu’elle restera dans le panthéon de mes séries préférées où elle était pourtant à un moment… mais eh, au moins, elle fera partie des séries que j’ai vu entièrement, de la saison 1 à la saison 5, et en cinq ans s’il vous plaît.
Sunday Fundaaaaaay
Saison 1 – L’originalité
C’est fou quand on voit le nombre de sitcoms qui existent sur le même modèle depuis, mais You’re the worst a le parti pris de nous montrer un couple qui n’est pas fait pour aller ensemble, tout en l’étant parce qu’ils sont des sortes de anti-héros enchaînant les insultes, grossièretés et coups d’un soir. Pour ma part, c’était ma première sitcom de ce genre au cours de la décennie. Cela permettait une vraie originalité et une fraicheur du propos qui me faisait mourir de rire : la saison 1 mélange sexe et désir d’amour, en nous présentant deux personnages qui ont tout pour être détesté… mais auxquels on s’attache pour leurs défauts.
Jimmy et Gretchen sont attachants et finissent la saison en reconnaissant leur amour, Edgar et Lindsay, les meilleurs amis fidèles semblent avoir une vie mieux rangée et révèlent finalement que leur existence n’est pas vraiment plus glorieuse. Tout ça fonctionnait bien et la saison 1 a rapidement rejoint la liste de mes séries préférées.
Depuis ? Ben… LOVE, Master of None, Catastrophe ou dans une moindre mesure Atlanta sont autant de sitcoms qui sont sur le même schéma de la comédie plus « jeune adulte paumé dans sa vie, ses sentiments, sa sexualité débridée ». Et ça m’a blasé, ça fonctionne beaucoup moins bien aujourd’hui.
Saison 2 – Humour et dépression
Tout ça nous mène sans trop de surprise vers une saison 2 qui perd de vue l’humour pour se concentrer sur un message à faire passer. C’est bien beau de dire qu’ils sont les pires, Jimmy et Gretchen, il faut encore nous expliquer pourquoi. On ajoute donc des backstories en veux-tu, en voilà : Gretchen est dépressive – et c’est possiblement la meilleure représentation de la dépression dans une série, Edgar a un stress post-traumatique, Lindsay n’a pas de cerveau et Jimmy… ben Jimmy est anglais, c’est déjà beaucoup.
Bon plus sérieusement, Jimmy, il veut juste ne pas travailler et il est mal entouré, finalement. Cette saison 2 en a perdu certains, je sais bien, mais c’est celle que j’ai préférée, justement pour son message et sa très bonne représentation de la dépression. Avec le recul, je me rends compte aussi que c’est là qu’ont commencé à apparaître les défauts de la série ; mais l’humour était encore là.
L’autre chose qui était encore là et que j’adore dans cette série, c’est la prise de risque côté réalisation : épisodes spéciaux, plan-séquence, écriture parfois un peu méta… il y a eu du très bon de ce point de vue-là dans chaque saison.
La saison 3, c’est marrant, mais c’est celle dont je ne me souviens pas vraiment. Je sais qu’elle me faisait toujours rire, je sais que le message continuait d’être intéressant, mais dans l’ensemble, on voyait bien qu’ils se perdaient peu à peu. Cela est particulièrement visible dans l’évolution des personnages sidekick, à savoir Edgar et Lindsay. Cette dernière, notamment, n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même dans cette saison. Il n’y a pas que l’humour qui est perdu de vue dans cette série, il y a aussi les personnages…
Et à cet égard, le cliffhanger de la saison est sacrément parlant. Sinon, le côté méta a commencé à se perdre vraiment avec un épisode sur les personnages secondaires, qui reviendra chaque saison derrière. L’idée est pas mal en elle-même, mais ces personnages n’ayant pas les épaules pour un tel épisode, c’est souvent du temps de perdu, et c’est dommage, parce qu’à chaque fois, ils auraient pu être zappées, en plus.
Là où la série m’a définitivement perdu et où j’ai arrêté de la considérer comme une de mes séries préférées, c’est sur cette saison 4 qui prend le parti de séparer Jimmy et Gretchen après une demande en mariage. Sur l’idée en elle-même, pourquoi pas, même si je trouve que le point de vue de Jimmy n’était pas assez développé. Sur le plan pratique, c’était raté, parce que ça a duré toute la saison et que là, clairement, chaque personnage n’était plus que la caricature de lui-même.
Je n’ai pas accroché à la narration de la série qui en faisait trop, tout le temps. Tout ça n’avait aucun sens sur du long terme. Justement, tout le problème tient dans ces deux mots : long terme. Plus on avance dans la série, moins il est crédible que ce groupe de quatre amis passe encore tant de temps ensemble. Les histoires ne tenaient plus debout.
Et enfin, la saison 5 a eu le difficile rôle de conclure tout ça de manière crédible. Large tâche que la conclusion d’une série, on le sait, mais sur une série qui a toujours voulu être audacieuse du point de vue technique/écriture, mais dont les personnages sont des caricatures de ce qu’ils étaient au départ, c’est compliqué.
Ce n’est pas réussi à 100% parce qu’il y a des personnages qui étaient bien trop irratrapables (je veux dire, Lindsay a perdu son cerveau en saison 2 ou 3, alors qu’est-ce que vous voulez en faire ?), d’autres qui ont été malmenés (Edgar, cette année, c’était pas ça après le focus qu’on a eu sur lui les années précédentes… à la rigueur, ils ont déconstruit ces progrès, quoi) et d’autres pour qui, tout bien considéré, c’est bien mené (Becca, par exemple… mais ni Paul, ni Vernon).
Oui, l’ensemble est bien mené parce qu’il aboutit à un épisode final plutôt crédible et vraiment beau en terme d’écriture, et de technique. Ce n’était pas gagné après l’errance de la saison 4 – errance littéralement parlant en ce qui concerne certains personnages. Bizarrement, ça fonctionne plutôt bien, même s’il y a des points qui me dérangent dans l’épisode final (eh, spoiler, mais Gretchen qui parle de « tonton Edgar » alors que la dernière interaction qu’on a vu entre eux était « I hate you », mouais, hein).
Enfin bon, la vraie conclusion de la série, c’est qu’ils ont réussi à sauver de justesse le couple Jimmy/Gretchen d’une fin ratée, et c’est tout ce qu’on leur demandait encore à ce stade. Au passage, j’ai bien aimé la conclusion pour Edgar… Quant à Lindsay, je l’avais sacrifiée il y a quelques années déjà et franchement, je crois que les scénaristes aussi vu ce qu’ils en ont fait en dernière saison.
Le moment exact où elle m’a perdu définitivement.
Dommage… mais eh, Gretchen et Jimmy vont vraiment me manquer, alors que je ne pensais vraiment pas écrire ça un jour.
Et malgré tout ça, et après tout ça… je les aime encore. Joli travail des scénaristes.