In the Dark – S03E03

Épisode 3 – Somewhere Over the Border – 19/20
Ce n’est pas du l’épisode auquel je m’attendais après les rebondissements de la semaine dernière et je crise tout simplement de ne pas pouvoir découvrir la suite immédiatement. C’était génial, comme bien souvent, avec un épisode qui aurait pu être long vu son idée de départ, mais qui, à mon sens, fonctionne parfaitement ainsi. C’était immersif.

Spoilers

Sans nouvelle de Jess, Murphy doit trouver un nouveau plan.

I was trying to get laid.

L’épisode ne fait pas durer de manière interminable le suspense concernant Jess : elle est en vie au moins. On n’en saura pas beaucoup plus cependant : elle est à l’arrière d’une voiture, terrifiée d’être conduite par un inconnu qui a pris soin de la menotter vers Dieu sait où. Je peux comprendre qu’elle soit flippée, ma foi.

De son côté, Murphy est abandonnée dans une gare routière, seule, avec un téléphone qui ne parvient pas à téléphoner au numéro de Jess. Murphy demande de l’aide à une parfaite inconnue dans la gare, et ça n’est pas très efficace : le nouveau smartphone de Murphy n’est pas débloqué pour les appels à l’international. C’est très con, mais c’est bien du Murphy.

L’inconnue lui explique comme elle peut qu’elle doit aller prendre un bus et que le numéro de Jess ne répond pas non plus avec son portable. Elle avait un peu la voix de Lucy de The Rookie, ça m’a perturbé. Pas évident d’être aveugle. Pas évident non plus d’être laissée toute seule dans une gare qu’on ne connaît pas : c’est hyper angoissant ce qui arrive. Personne ne répond à Murphy, inévitablement, et elle comprend assez vite qu’elle est laissée seule face à la situation. La pauvre.

Murphy finit par se débrouiller comme elle peut pour demander de l’aide aux gens dans la gare routière et se rendre au guichet, pour demander des nouvelles du bus de Jess. Malheureusement, il n’est pas évident pour elle de décrire Jess physiquement quand elle comprend que le bus est bien arrivé. C’est finalement une impasse pour elle, donc.

Après toute cette déprime, Murphy décide finalement d’aller à Thunderbay, pour ne pas se retrouver complètement toute seule et dans l’espoir de rattraper Felix à temps. C’est une bonne idée ma foi, et j’aime vraiment la manière dont tout ça est filmé. On nous laisse dans la même angoisse que le personnage, avec une bonne utilisation des focus de la caméra pour nous laisser encore plus dans le flou. Par contre, Murphy n’est pas la plus maligne : quand elle comprend que le bus arrivera trop tard à Thunderbay, elle décide d’en descendre, tout simplement, pour trouver un moyen plus rapide de s’y rendre. Mouais.

Elle ne sait pas ce qui est arrivé à Jess et elle espère arriver à temps à Thunderbay, mais ça nous la laisse dans une situation encore pire que tout : elle est laissée dans une rue déserte, sans le moindre téléphone fonctionnel. Ce n’est pas super malin et elle est hyper agressive avec la femme qui veut lui venir en aide. En plus, on sent qu’elle va dépenser toute sa thune beaucoup trop rapidement.

Murphy laisse finalement partir cette seule chance de s’en sortir et PUTAIN MURPHY T’ES RELOUE. Accepte l’aide qu’on te donne, trouve une solution, fais quelque chose quoi. Bon, ce n’est pas évident, elle est débordée, je comprends bien… mais tout de même, ça me rend triste de la voir dans cet état. Son chien l’oblige à se rendre dans un fast-food à proximité, parce qu’il a faim – et elle aussi probablement. Elle commande et finit par s’asseoir à la table d’un lycéen qui voulait juste réviser tranquillement son contrôle.

C’est à ce lycéen qu’elle finit par demander de l’accompagner à Thunderbay pour 300$. Elle est si insupportable ! De si mauvaise influence ! Et elle joue sur la culpabilité avec ce gamin pour le forcer à l’emmener à « l’enterrement de sa grand-mère ». J’ai ri, mais c’est vraiment une bâtarde. Et une bonne actrice ; l’actrice comme le personnage, hein.

Elle est très forte, en tout cas, parce qu’elle réussit assez vite à convaincre Michael de lui rendre service et mentir à ses parents. C’est drôle comme tout à voir et ça mène à un roadtrip étonnant pour la série. Le personnage de Michael est rapidement attachant à poser quelques questions à Murphy, avant de se révéler lui-même. On finit assez vite par comprendre qu’il est gay, et ensuite que Murphy est la première à qui il ose l’avouer.

Il se libère du poids des règles et des conventions, donc. Il est malin ce Michael, parce qu’il en profite pour mettre à jour une application de rencontres et possiblement profiter de Thunderbay à sa manière. Murphy n’est pas ravie d’apprendre que le gamin est prêt à aller à l’hôtel avec un mec de 31 ans qu’il ne connaît pas. D’un coup, Murphy révèle donc qu’elle est capable d’être une adulte finalement.

Bon. C’est bien beau de faire un roadtrip, mais inévitablement, il faut s’arrêter en chemin pour l’essence. Murphy en profite pour s’acheter une bouteille d’eau, sans aimer le fait que quelqu’un lui propose de l’aide pour trouver ce qu’elle ne parvenait pas à trouver seule, à défaut de voir. Le mec derrière elle cherche aussi à regarder sa carte d’identité, et j’avoue que c’était super cheloue. Elle semble s’en rendre compte : aveugle, mais pas stupide la Murphy. Pas complètement en tout cas. Elle se laisse embobiner par Michael cela dit.

En effet, celui-ci ne s’est pas arrêté (que) pour l’essence, mais pour acheter un peu de marijuana. Si Murphy n’en veut pas pour elle, elle le laisse en tout cas fumer la weed alors qu’il conduit et ça me paraît la pire idée du monde. Il est en pleine crise d’adolescence le Michael à chanter Take on me en fumant. Malgré tout, Michael n’est pas idiot et finit par se rendre compte qu’une voiture les suit depuis la station essence. C’est juste flippant pour Murphy.

Cette dernière force alors Michael à accélérer l’allure et ça mène à ce à quoi on s’attendait : un bon accident de voiture – et même pas spectaculaire, merci non merci pour le Bingo Séries quoi… Finalement, Murphy se ridiculise comme jamais : elle avait juste oublié sa carte d’identité et le type jouait les bons samaritains en lui ramenant. Ridicule, Murphy. Le pauvre Michael se retrouve donc avec une voiture explosée à rendre à ses parents. Il est assez logique et légitime dans cette situation que Michael pète un câble.

Il en est presque attendrissant, et ça fait son effet sur notre héroïne. Murphy finit ainsi par lui conseiller de rentrer chez lui et faire en sorte de faire croire que la voiture a été volée, l’aidant même à nettoyer les empreintes à l’aide d’une bouteille de vodka qu’elle venait d’acheter à la station-service. Bon plan. Ils appellent toutefois un taxi pour le milieu de nulle part avec une voiture accidentée, ce n’est pas super discret.

Les personnages se disent au revoir et ça me rend triste de savoir qu’on ne reverra pas ce Michael, parce que c’était un personnage attachant, l’air de rien. Et il a vraiment aidé Murphy. Il s’en va avec le taxi, et Murphy se retrouve à devoir faire du stop. Encore. Elle le fait à côté d’une voiture accidentée, mais ça ne suffit pas à ce que les gens s’arrêtent, bizarrement.

Forcément, Michael finit par faire demi-tour. Il lui explique tout gentiment qu’il a tellement apprécié d’être lui-même pendant quelques heures qu’il a fini par décider de tout simplement appeler sa mère. Celle-ci vient donc le chercher et il prévoit de la forcer à ramener Murphy jusqu’à sa destination – mais seulement après avoir fait son coming-out. Rien que ça.

Murphy est sceptique, lui demande s’il est vraiment sûr de lui et se laisse convaincre qu’il est prêt à entrer dans le monde adulte. Michael profite de l’attente pour vérifier ce qui déconne avec le téléphone de Murphy et il est rapidement révélé qu’elle a juste besoin d’une nouvelle carte SIM. Finalement, loin d’être énervée, la mère de Michael est simplement inquiète pour lui quand elle le retrouve.

Le problème, c’est que face à sa mère et son amour, Michael se décompose et n’ose plus dire la vérité. Au contraire, il choisit d’enfoncer Murphy autant que possible pour mieux s’en sortir, expliquant qu’elle l’a kidnappée et qu’elle a fumé la weed que la mère sent en câlinant son gamin. Connard, Michael, voilà quelque chose que tu regretteras toute ta vie – même si une partie de ce qu’il raconte est assez vrai, Murphy l’ayant forcé à prendre la voiture par ses arguments.

Michael trahit donc Murphy et la laisse seule pour de bon, cette fois. Il a fait pire que s’il s’était barré la première fois et je trouve ça absolument dégueulasse de sa part franchement. Et comme si ça ne suffisait pas, Michael se barre cette fois avec son téléphone. Alors là, Murphy touche le fond. Moi, je me dis qu’on finira par retrouver Michael plus tard dans la série au moins, et je pète un peu un câble parce que j’ai beaucoup de peine pour Murphy. Je la vois mal rebondir dans cette situation, perdue au milieu de nulle part, sans rien voir. La série la fait pourtant atteindre une aire de jeu, toujours au milieu de nulle part.

Elle s’endort ici et… se fait réveiller par Jess ? What the hell, comme le dit si bien Jess. Cela n’a pas trop de sens, mais la série nous a déjà fait le coup avec Nina, alors j’y ai cru. Je veux dire, Jess planquant une puce GPS dans la peluche offerte à Murphy, comme toujours, c’était crédible, de même que le reste de la scène.

Ainsi, Jess est présentée comme super vexée de se rendre compte que Murphy a réussi à s’endormir alors qu’elle pensait que quelque chose d’horrible lui était arrivé. Jess est un tout petit peu dans l’abus sur ce coup-là. Genre, je vois ce qu’elle veut dire, je vois le fond du reproche, mais elle choisit super mal son moment.

La scène est atroce, parce que Jess finit par prendre conscience que Murphy n’est pas aussi prête à tout qu’elle ne l’est pour lui venir en aide quoiqu’il arrive. Quand Murphy lui explique qu’elle aurait dû la laisser mourir des mains de Nina, Jess n’hésite plus une seule seconde à frapper Murphy en plein visage. C’est d’autant plus dur que Murphy ne peut pas parer le coup, franchement. Jess révèle alors qu’elle n’est pas vraiment là, et c’est absolument atroce, parce qu’ils avaient réussi à me convaincre que peut-être Jess bossait pour les flics ou quoi.

Finalement, ce n’est pas le cas : Murphy a simplement fait un horrible cauchemar. Je suis dégoûté, j’aimais ce deus ex-machina pour conclure l’épisode avec une vraie fin et non une ouverture terrible où Murphy et Jess sont toujours séparées et totalement dans la merde. Ben oui, son réveil est si violent que Murphy décide d’éventrer sa peluche, nous laissant encore plus face à l’angoisse de sa solitude. Ces scénaristes sont beaucoup trop forts putain, ils m’ont baladé comme un bleu, alors que c’était évident que ce serait juste un rêve de Murphy. Je ne sais pas comment j’ai pu me faire avoir.

Et Jess dans tout ça ? Elle est enfermée dans une pièce, et nous n’en sauront pas plus pour l’instant. La pauvre.

Que vaut ce reboot de Gossip Girl ?

Salut les sériephiles,

Nous sommes déjà mi-juillet et il faudrait donc théoriquement que je vous écrive un article sur les derniers coups, mais ça attendra, parce que je suis toujours sur une semaine un brin compliquée du côté d’internet. Allez, si j’ai le temps, je publierai peut-être une ou deux critiques des épisodes vus le week-end dernier dans l’après-midi, mais rien n’est moins sûr.

Voir aussi : Gossip Girl est (presque) de retour

En attendant, je vous propose plutôt qu’aujourd’hui, on parle du revival de Gossip Girl. Après tout, le deuxième épisode a été diffusé cette nuit, c’est donc le jour idéal pour l’évoquer et vous livrer mon avis sur cette reprise. En effet, plus qu’un reboot, il s’agit bien d’un revival : certes, le casting a totalement changé, mais le point de départ est que nous restons dans le même univers. Et même, dans le même collège.

Ainsi, nous découvrons le collège de nos héros aujourd’hui, avec des collégiens qui ont pris encore plus de pouvoir grâce aux réseaux sociaux. La richesse leur permet de tout faire et… le pilot a du mal à nous faire gober qu’il s’agit de collégiens. Je ne vois vraiment pas l’intérêt de donner à Zoya l’âge de 14 ans alors que certains acteurs « adolescents » en ont au moins le double. J’aurais préféré une histoire se déroulant à la fac, avec le même casting et possiblement les mêmes intrigues. Au lycée, au moins, pour justifier l’omniprésence des profs.

J’ai aimé ce nouvel angle d’attaque pour Gossip Girl, d’ailleurs : plutôt que de nous pondre le retour de la bloggeuse la plus célèbre d’East High, nous voilà donc avec une prof qui cherche à donner une leçon à ses élèves. Pas de mystère sur l’identité, donc, mais de l’humour qui vient d’un décalage générationnel. C’est lourd par moment, c’est hyper problématique à d’autres – je veux dire une prof qui publie une photo de son élève de 14 ans en sous-vêtements, ce n’est pas possible – et malgré tout, j’ai trouvé l’idée intéressante.

Voir aussi : Les 10 ans de Gossip Girl

Le problème vient surtout du manque de fond pour le moment. Le reboot peine à convaincre pleinement parce que les personnages sont enfermés dans des clichés qui ne leur vont pas : la prof est névrosée, JC exerce une attraction sur le reste du monde qu’on peine à comprendre, certains sont déjà trop libérés sexuellement pour des adolescents. Tout ça pourrait passer si on était dans High School Musical The Musical The Series (et d’ailleurs, ça passe très bien pour eux), mais ça a du mal à le faire avec Gossip Girl parce que… eh bien, parce que la série se prend au sérieux.

À regarder en guilty pleasure sur le mode humoristique avec beaucoup de recul et de second degré, je vais clairement adorer ce reboot et je sais que je ne vais pas le lâcher de l’été, parce que c’est parfait pour l’été. À regarder comme une série qui a un message et quelque chose à raconter, avec des personnages reflétant leur génération… c’est un non. Pourtant, Serena, Blair, Dan et Chuck incarnaient quelque chose de leur génération. Non, je n’aime pas Nate, sorry, ni Vanessa, ni Jenny.

Voir aussi : Mon épisode préféré de… Gossip Girl (#1)

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : eux aussi étaient des acteurs trop vieux pour ceux qu’ils incarnaient ; eux aussi avait des moments problématiques (très bien soulignés par le pilot nous évoquant la cancel culture)… mais jamais Gossip Girl ne s’était prise autant au sérieux qu’avec ce reboot qui nous hurle « regardez-moi, je vous vends de la qualité »… alors que non.

Je suis donc mitigé après ce premier épisode, mais bien forcé de reconnaître une qualité à ce revival : il me donne déjà envie de parler de lui. Et puis, comme à l’époque j’avais eu envie d’ouvrir un blog à cause de la série (pas celui-ci, je vous rassure), je sens que ça va me donner envie de me remettre un peu plus à Instagram (il y a de quoi faire). Cela dit, on notera aussi que la série passe à côté de certaines possibilités des réseaux sociaux pour l’instant (les stories, principalement, surtout quand on nous fait croire que ça se fait en une seule photo, lol).

Voir aussi : Gossip Girl (2021) – S01

Y a-t-il du transmedia ? Je n’ai toujours pas pensé à checker les comptes insta des personnages. Sûr qu’ils existent pourtant ; mais la série n’a pas réussi (pour l’instant) à me donner l’envie de les chercher. Que déjà l’épisode 2 me donne envie de voir le 3, ce sera bien !

Gossip Girl (2021) – S01E01

Épisode 1 – Just Another Girl on the MTA – 16/20
Il y a plaisir à retrouver la voix de Kristen Bell et Gossip Girl, c’est indéniable. L’angle d’attaque choisi sur son identité est intéressant, ce premier épisode dense et plutôt prenant, mais cela n’empêche pas le reboot de souvent manquer d’envergure ou crédibilité. La série se cherche encore, tout simplement, et c’est particulièrement visible à travers les jeux d’une grande partie des acteurs, qui ne savent pas encore ce qu’ils font là. Après, c’est toujours aussi voyeuriste et ridiculement amusant comme concept : le potentiel est là.

Spoilers

Gossip Girl n’a plus posté sur son blog depuis neuf ans. Pourtant, la jeunesse dorée de New-York aurait bien besoin d’une leçon et d’un peu de discipline imposée par la peur de la plus célèbre des blogueuses…

It’s a blog. Haven’t seen one of this in years.

Désolé, HBO Max, mais je continue de penser à une célèbre marque de préservatif chaque fois que je vois ton logo. Quoi ? Ce n’est pas par-là que vous pensiez que j’allais commencer cette critique ? Moi non plus, mais c’est la première chose que j’ai pensé devant cet épisode qui nous recycle ensuite le plan iconique de Serena. C’est impossible autrement.

Très vite, nous voilà donc dans un train pour New-York où une femme blonde regarde une story instagram. Soit. Pourquoi n’a-t-elle pas d’écouteurs ? Mystère. L’influenceuse est en tout cas une ado qui raconte toute sa vie, et on apprend vite les noms qu’il va falloir retenir : Luna, Monet, puis Julien qui envoie une broche à ses meilleures amies pour avoir leur avis dessus.

Oula, ça sent le questionnement sur les pronoms de certains personnages vitesse grand V (finalement non, par la suite). En tout cas, l’échange de SMS m’a fait rire, avec une broche à détruire car elle a déjà été utilisée dans un gala. Bordel, ça va être insupportable, je vais détester tous les personnages, je le sens, je le sais, ils se foutent de moi.

C’est la rentrée, et Julien est impatiente (car oui, c’est une fille malgré ce prénom) de se rendre en classe pour ne pas rester enfermée un an de plus. Elle a un papa, et une maman qui n’est pas là, probablement morte (pour le moment ?). Ce Dan 2.0 (enfin, sur le moment, je pensais) a aussi une petite sœur bien plus jolie que ne l’était Jenny, sorry not sorry. Elle est sur le point de commencer une nouvelle année à Constance, une école privée de renom, où elle rencontrera Julien pour la première fois. Elles sont en effet demi-sœurs.

Cette Jenny 2.0 a aussi de nouvelles chaussures venant soi-disant de Bella, une de ses anciennes amies, mais cela sent bon le mensonge. Dans ce montage de début d’épisode, on retrouve aussi des personnages en train de faire l’amour, sinon ce ne serait pas une série américaine diffusée sur HBO, mais j’imagine qu’on en saura plus plus tard. Notons juste que la série se situe post-covid, même si personne n’a de masque.

En cinq minutes, la série nous montre ainsi une galerie de personnages tous très clichés et pas franchement tous prenants. A Constance, le spot de luxe est toujours les marches devant l’école, le shopping se fait désormais en ligne, les postes insta sur les marches et les profs… sont maltraités.

Ah ben super, ça, je vais kiffer, mais je vais clairement être du mauvais côté pour une série ado si je me mets à kiffer les profs. M’enfin, la Miss Keller – la dame du train, donc – qui fait tout pour plaire à ses élèves et se fait renverser du café sur elle en dix secondes, c’était beaucoup trop drôle. Quant au tour en salle des profs ? Improbable et surprenant.

Par contre, jamais de la vie les profs tentent de s’aligner aux élèves niveau fringues (la série fait très justement remarquer que ce n’est pas possible de toute manière, avec les pires salaires de débutant dans les écoles les plus huppées, magique le système américain). Bref, Miss Keller me fait beaucoup rire à se plaindre, mais elle est la première à nous faire un petit name dropping de Nate Archibald. Nous sommes toujours dans le même univers, donc, et je trouve que c’est une excellente idée de proposer un futur plutôt qu’une nouvelle version ignorant toutde l’ancienne.

Voilà donc Rebecca qui fait son retour dans la franchise : cette ancienne élève du lycée raconte donc aux autres profs actuels le fait que tous les élèves étaient terrorisés par Gossip Girl, ce qui permettait de les tenir comme il fallait en classe. Et elle spoile aussi le dernier épisode de la série d’origine, comme ça, c’est fait. Toujours plaisant de savoir que Dan est devenu auteur à succès. Les profs sont en tout cas drôlement intéressés par cet ancien blog.

C’est bien trop drôle de les voir commenter Blair et Chuck avec ce qu’ils savent de la cancel culture aujourd’hui – au moins, c’est clair, la série d’origine a vieilli, mais tout le monde s’en fout. J’ai trouvé sympa aussi de découvrir comment Miss Keller reste une grande optimiste vis-à-vis de ses élèves. Elle veut encore réussir à faire d’eux de grandes personnalités, malgré la corruption de leur âme par le pouvoir et l’argent. Soit. Seulement quand une de ses collègues se voit virer le jour de la rentrée pour avoir refusé de changer une note l’année précédente, elle comprend bien que c’est mal barré. C’est de là que vient alors l’idée d’un compte Twitter sur les élèves les plus populaires, pour instaurer la terreur et rétablir l’équilibre du pouvoir.

Bim, voilà une Gossip Girl 2.0 qui parle aussitôt de la guillotine de cette prof de français. La pauvre. Cela dit, le compte Twitter des profs ne fonctionne pas du tout, bien sûr. On ne s’improvise pas influenceur quand on est prof, apparemment, et Twitter est déjà largement démodé. Ce n’est pas faux du tout, mais la prof aurait pu se faire un TikTok du coup. Voilà en tout cas Miss Keller qui propose une réunion chez elle le soir-même (sacrée barraque tout de même pour une prof pauvre ?) pour étudier un peu plus le style de Gossip Girl et la manière de mettre en place leur blog – qui sera donc un Instagram. J’adore. Franchement, c’est une bonne idée d’avoir cette implication des profs, ça va beaucoup plus me faire rire qu’une identité anonyme.

Et puis, c’est l’occasion de convaincre davantage les fans adultes, même si la série est encore trop loin de ce qu’était Gossip Girl à l’époque. Reprendre exactement le même mystère aurait été embêtant. Là, j’ai hâte qu’un prof finisse en taule pour avoir fait ça et que le compte soit hacké et repris par un anonyme malgré tout. Sans hacking du compte des profs, par contre, ce sera moins intéressant. Il faudra peut-être attendre la fin de cette courte saison pour ça, mais j’espère que ça arrivera !

Les profs ne sont pas si mauvais, cela dit, parce qu’ils arrivent assez rapidement à trouver ce qu’il leur faut : Julien doit avoir une ennemie à présent, et elle a une sœur qui sera parfaite pour ça. Bam, titre et voix-off plutôt cool de Kristen Bell pour nous introduire un secret qui sera bientôt révélé. OMG. Quel plaisir de réentendre Gossip Girl, même sur un truc aussi débile que ça.

Les élèves sont loin de se douter de ce qui va leur arriver, cela dit, avec Julien qui continue d’être le centre d’intérêt d’absolument tout le monde. Elle a deux meilleures amies qui s’occupent de gérer tout son Insta, de la maquiller et de faire les photos de sa story, un meilleur ami, Maxi, et un copain suant, Obie. Ils sont aussi rejoints par Audrey et son mec, Ak, les deux qui faisaient l’amour plus tôt.

On voit à peu près tout le casting fonctionner ensemble comme ça, et ça ne fait pas rêver du tout. Ca ne fait pas rêver, car ce sont des ados un peu débiles joués par des adultes plus vieux que les acteurs jouant les profs pour certains. En fait, définitivement et plus encore qu’avec la série d’origine, je trouve que tout ça ne colle pas du tout au collège/lycée. Faites-nous une série sur l’université avec exactement les mêmes intrigues, sérieux.

Rapidement, il est question de la demi-sœur de Julien qui intrigue absolument tout le monde à l’exception de Julien elle-même, bien sûr. Elle essaie de désamorcer la bombe, mais bien sûr, lorsqu’elle aperçoit Zoya, elle est elle-même en bug dessus.

Si elle n’a jamais accepté sa demande sur les réseaux sociaux, elle semble très positive vis-à-vis de sa petite demi-sœur. La série nous réserve en effet une surprise pas si surprenante puisque les indices étaient là : elles se connaissent déjà et ont souvent chatté ensemble. En fait, elles ont manigancé pour que Zoya rejoigne New-York grâce à une bourse d’étude et Julien fait déjà tout ce qu’il faut pour que sa sœur s’intègre rapidement à son groupe d’amis.

Zoya part ainsi avec une longueur d’avance, puisqu’elle connaît la vie de sa sœur, mais aussi de ses amis. Rapidement, elles se retrouvent donc sur les marches iconiques de la série et la manipulation grossière qu’elles mettent en scène suffisent à convaincre les amis de Julien d’accepter la nouvelle à une soirée. C’est un peu ridicule, tout de même, car méga-visible, mais admettons. Zoya a une confiance aveugle en sa demi-sœur qui lui fait aussi livrer une tenue, alors que le père de Zoya n’a toujours aucune idée du lien établi entre les filles et accepte l’idée d’une soirée uniquement parce qu’il ne veut pas détruire les chances de sociabilisation de sa fille. C’est meugnon.

C’est donc juste avant la soirée que Gossip Girl envoie son premier post sur Instagram, mais il reste peu crédible que les étudiants voient le tag si vite. Je veux dire, s’ils sont vraiment des influenceurs, ils en ont des centaines comme ça. La réaction de l’étudiant qui bloque Gossip Girl est bien plus convaincante.

La soirée peut alors commencer, avec Julien qui apprend l’existence de Gossip Girl sans trop s’en soucier avant de voir Zoya arriver à la soirée avec Obie. Son mec, donc. Parfait, un triangle amoureux avec deux demi-sœurs, c’est assez stupide pour que ce soit prenant par la suite.

Zoya a en tout cas plus de mal à s’intégrer avec le reste du groupe qu’avec lui. La série gère plutôt bien la première soirée, avec Julien qui fait un cours sur le fonctionnement de l’école et des réseaux sociaux. Je me suis bien marré de la critique d’Uber, ça me rappelle l’obsession des personnages de la CW pour Bing plutôt que Google.

En parlant des obsessions de la série, il ne faut pas bien longtemps pour qu’on en arrive au premier plan à trois. Bon, c’est encore mignonnet avec juste un baiser de deux garçons alors que l’un d’eux (Maxie) est caressé par une fille. Normal. Normal aussi de voir les flots d’alcool chez les mineurs alors qu’Audrey est excitée comme tout de voir Maxie dans cette position. Elle demande aussitôt à Aki, son copain qui est lui-même très tactile avec Maxie dans leur première scène à l’école, de s’occuper d’elle. Hop, premier cuni de la série. On est bien sur HBO, pas de doute. Par contre, franchement, c’est censé passer bientôt sur la CW, ça ?

J’ai un doute. En tout cas, pendant qu’Audrey prend du plaisir en regardant le bad boy du plan à trois plutôt que son copain, tout le monde reçoit un nouveau post de Gossip Girl qui révèle la vérité sur Zoya et Julien : elles se connaissent déjà et c’est Julien qui a fait venir sa demi-sœur à Constance en lui attribuant la bourse. Cela tombe plutôt mal, parce que justement, Julien en faisait trop pour intégrer Zoya alors que celle-ci ne marquait des points qu’auprès d’Obie en défendant Miss Keller (et en prenant le bus). Et bim, Zoya apprend donc que JC (Julien) a fait en sorte de lui attribuer la bourse avec l’argent de son père, ce qu’elle ne savait pas, bien sûr, puisque c’est illégal et que Zoya, c’est une gentille.

C’est un bon drama pour un début de série, surtout que sa réaction est trop authentique pour les amis de Julien ne comprennent pas aussitôt la manipulation dont elle a fait preuve toute la journée pour intégrer de force Zoya à son groupe d’amis. Le mensonge passe plutôt mal auprès de tout le monde et le règne de JC prend donc un coup. C’est marrant, ça passe bien, surtout quand Obie le prend très mal aussi.

Par contre, la story de Julien et Obie faite en une seule photo ? Pardon, mais faut arrêter, ça prend plus d’une photo. Ils ont du mal avec la crédibilité des réseaux sociaux, et c’est dommage, je les attendais au tournant là-dessus. Ils n’ont pas pris le virage, avec juste un mini extrait de story insta, pas de Tik Tok, rien. Humph. Il faudra que je me renseigne sur la transmédialité de la série, mais il y a une opportunité manquée, je trouve.

Peut-on aussi parler du fait que Zoya et Obie rentrent sous la pluie, A PIED ? Ils viennent juste de parler de Lyft, non ? C’est tellement drôle et ridicule : OK, Zoya est pauvre et rentre normalement en bus, mais son nouveau pote A UN IMMEUBLE RIEN QUE POUR LUI (coucou Chuck). Assez vite, on en arrive donc au ridicule que j’aimais tant dans la série d’origine, et si c’est clairement forcé, ça me fait rire : Zoya accepte de se sécher un moment chez Obie alors qu’il reste moins d’une heure pour rentrer chez elle.

Comme ils sont trempés, il trouve une excuse bidon pour la faire se déshabiller (sa robe va sécher dans le sauna ?? Genre, il n’a pas de sèche-linge avec son fric ? Une robe comme ça dans un sauna, vraiment ?) et bien sûr, ils font ça devant une fenêtre. Il n’en faut pas plus pour qu’un prof du lycée puisse prendre une photo d’eux à moitié à poil, depuis la rue, quelques immeubles plus bas, toujours sous la pluie. La crédibilidad. Quant à Zoya et Obie, ils sympathisent énormément autour du souvenir d’une Julien qu’ils ont connue bien plus sympathique que ça.

Finalement, Zoya rentre chez elle avant 21h, ce qui rassure son père sur le comportement de sa fille. Il est loin de se douter de ce qu’il en est. La pauvre est en plein drama et personne ne semble vouloir lui parler, avec une conversation de groupe qui se vide bien vite quand elle souhaite s’excuser de son comportement. C’est bon, moins d’une heure pour mettre en place une bonne situation de harcèlement, on y est. Ils ont beau parler de la cancel culture et tout, on est en plein dans tout ce qui est problématique avec cet univers – mais dans ce qui le rend si juicy aussi.

D’ailleurs, le lendemain matin, Zoya se réveille pour mieux découvrir que Gossip Girl a posté une photo d’elle à moitié nue chez Obie. Et tout le lycée l’a déjà vu. C’est parti pour un bon procès d’intention pour tout le monde. Alors bien sûr, au départ, JC n’en a rien à faire de ce post insta, persuadée que personne n’y croira. Elle assure tout son soutien à sa sœur… avant de découvrir que le reste du lycée ne voit pas les choses de la même manière. Tout ça me fait de la peine pour elle, Zoya et pour Obie. Zéro prof au monde ne ferait ça, même pour regagner du respect de la part d’élèves ingrats, c’est si stupide.

Stupide, mais marrant. L’angle de la série me fait marrer parce que c’est une prof désespérée, et ça me fait marrer ces personnages-là. Par contre, c’est hyper problématique de nous dire que deux profs n’ont aucun scrupule à prendre des élèves à moitié à poil et les afficher sur les réseaux. Bel enseignement de la part de profs censés lutter contre le harcèlement ? Ca me rappelle 13 reasons why et ses photos de nu prises par la fenêtre pour se venger. Au moins, Clay était un ado, il avait une bonne raison d’être idiot. Là, les profs… Zoya est censée avoir 14 ans ? Vite, foutez-les en prison !

En tout cas, JC fait rapidement ses recherches sur Gossip Girl et comprend qu’elle est au cœur de la ligne éditoriale comme l’était Serena à l’époque, avec Blair. Elle explique donc tout ça à Zoya, avant de lui expliquer qu’elle a mis au point un plan pour que tout redevienne normal. Pour regagner son pouvoir, JC va donc « oublier » d’inviter sa sœur à un after-show, dans lequel JC et Obie seront à se comporter en couple. Victoire, donc.

C’est plutôt drôle comme plan, dans le sens où c’est débile comme tout, mais ce sont des ados après tout. Pour s’assurer de son succès, elle prévient par DM Gossip Girl de ce qui est en train de se passer. Franchement, c’est efficace comme plan sur le papier, mais elle est beaucoup trop naïve JC à croire qu’Obie sera si obéissant, c’est évident.

En plus, une fois de plus, elle en oublie ses amis – et notamment Audrey qui prend tout ça très mal et très à cœur. Après, Audrey, elle est aussi occupée à fantasmer sur Maxie au lieu de son mec, Aki. Tout le monde le sait bien dans ce trio, alors Maxie, que l’on sait bisexuel avec sa soirée de la veille, se met à flirter avec Aki et à se changer dans la même pièce que lui. Ma foi, ce fut intense ce jeu de regard entre eux et avec Audrey qui les mate. Ils en font beaucoup trop, c’est ridicule. Drôle. Efficace ? Je ne sais pas. On a des adultes qui se prennent pour des ados dans des situations que même des adultes ne vivraient pas comme ça. Je veux dire, tout ça aurait dû déraper déjà. Allez, ils vont me plaire, eux, je sens, ça va être du débile comme j’aime.

Dans ce que JC oublie aussi, il y a les deux meilleures amies qui gèrent son Insta et qui voient d’un mauvais œil ce qui est en train de se passer. Elles décident de monter JC aussi vite que possible contre Zoya. Et c’est facile à faire avec encore un peu plus de manipulation : il suffit de faire échouer le plan de JC. Pour ça, il y a un échange de portable pas du tout discret que Zoya ne capte pas du tout, une étrange montée de libido entre Maxie et Luna et un défilé de mode pas si exceptionnel. Le tout est suivi à distance par les profs du lycée, totalement blasés et qui n’ont clairement pas de vie à ce stade pour scruter les faits et gestes des élèves comme ça.

Seulement voilà, alors que JC a promis que tout se passerait à l’after show, ça dérape pendant le défilé de mode : Zoya décide de diffuser à tout le défilé de mode une photo au moment du passage de JC. Bien sûr, ce n’est pas vraiment Zoya qui diffuse la photo en airdrop, ce sont les meilleures amies de JC, Monet et Luna. Et comme Luna vient de passer un bon moment dans les toilettes avec Maxie, on imagine le contenu de la photo. Si les portables sont interdits, tout le monde le consulte à la réception de la notification, parce que c’est évidemment la seule notification qu’ils ont. Il y a quelques détails qui ne passent pas trop.

Bon, en tout cas, la photo de cul envoyée par Zoya choque tout le monde, à commencer par Luna et Monet qui n’hésitent pas à la dénoncer à la sécurité, avant de rééchanger le téléphone. Mouais. On ne sait même pas exactement ce qu’elle a envoyé. Zoya a rapidement l’impression que JC savait tout ce qui allait se passer bien à l’avance, parce qu’elle est à fond sur scène à mettre le feu au décor comme prévu ; lui donnant un moment de triomphe parfait. Miss Keller savoure ce qu’elle voit, sans savoir toute l’étendue des dégâts de la photo balancée pendant la cérémonie. Elle reçoit rapidement des infos sur son portable avec le compte de Gossip Girl – et elle ne reçoit qu’une seule photo bien sûr, qui n’est pas celle de l’airdrop.

C’est largement suffisant pour faire un post qui attire tout le lycée sur le compte de Gossip Girl cette fois, parce que ce drama a un sacré potentiel. Par contre, ça a surtout le potentiel de les envoyer en prison sérieux. Vivement qu’ils se fassent dégager.

En attendant, Zoya confronte JC avant l’after-show. Elle est peut-être exclue du défilé, mais elle a encore besoin de parler à sa sœur pour comprendre pourquoi elle n’a pas arrêté ses amies avant qu’il ne soit trop tard. Il est galère pour elle de se relever de ce coup-bas qui la voit passer pour une nana qu’on vire des défilés de mode. En plus du reste.

JC n’en a que faire dans le fond, et elle révèle ainsi son vrai visage, obsédé par la gloire. On s’amuse plutôt de ce drama entre les deux sœurs. Le truc, c’est qu’une fois de plus, JC surestime son pouvoir quand elle finit par laisser à Zoya le choix d’apprendre à se comporter comme elle veut ou de quitter New-York. Zoya fait le choix de rester, mais de se concentrer sur ce qu’elle souhaite faire elle-même. Sa vie risque toutefois d’être un peu plus compliquée que prévue : son père découvre la vérité sur la fraude commise par JC pour faire entrer Zoya dans son école. La confiance est rompue entre père et fille, au point que le père de Zoya décide d’envoyer un message au père de JC.

Cette dernière se retrouve quant à elle coincée dans une voiture avec Obie, et si elle pense que c’est une bonne chose, ça ne l’est pas, parce que lui, il lui confie ses doutes. Ils sont nombreux et peu agréables à subir. Il décide donc de la larguer et l’abandonner avant l’after-show, tout simplement. Il souhaite aussi continuer d’être ami avec Zoya, et ça, ça fait sacrément mal à JC quand elle les voit se parler le lendemain à l’école.

Tellement, en fait, que ses problèmes ne sont plus du tout Miss Keller. Quand elle tombe sur elle et renverse à nouveau son café, l’attitude est bien différente cette fois : elle s’excuse et la prof en est très heureuse. Reste à savoir quelle histoire elle publiera ensuite… Et l’épisode se terminant à nouveau sur Ak et Audrey faisant l’amour, avec Audrey est toujours coincée dans sa libido et AK lui donnant la permission de penser à Maxie, on se doute de ce qui risque de piquer l’intérêt de Gossip Girl ensuite.

Bon, par contre, je ne sais pas, le changement de comportement de Julien est beaucoup trop rapide dans ce pilot. Et puis, c’est méga problématique de valider le comportement des profs comme ça ?

La série a un casting qui est encore un peu fade, m’enfin, on aperçoit le potentiel qu’il peut y avoir pour une suite. En six épisodes diffusés pendant l’été, ça va très bien passer, je pense. Un guilty pleasure stupide, c’est toujours OK, non ?

XoXo Gossip Girl.

 

Gossip Girl (2021) – S01

Synopsis : Gossip Girl n’a plus posté sur son blog depuis neuf ans. Pourtant, la jeunesse dorée de New-York aurait bien besoin d’une leçon et d’un peu de discipline imposée par la peur de la plus célèbre des blogueuses… Xoxo Gossip Girl. 100

Pour commencer, je tiens à préciser dès le départ que je ne suis pas prêt du tout pour ce reboot. Une heure d’épisode, une version 2021 qui s’inspire assez clairement de séries comme Elite (que je n’ai pas pris le temps de voir) et une recherche du buzz par le scandale beaucoup plus inclusif, la série s’annonce sulfureuse. C’est après tout un mot qui a rapidement collé à son aînée lorsqu’un fameux plan à trois « OMFG » a vu le jour, alors pourquoi pas ?

« Pourquoi pas ? », c’est aussi ce que je me suis dit quand j’ai entendu parler de ce reboot pour la première fois. Si j’ai accroché à celui de Charmed malgré ses innombrables différences avec la série d’origine, pourquoi ne pas accrocher à celui-ci ?

Voir aussi : Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Et puis, on ne va pas se mentir, la jeunesse dorée de New-York me manque. Ce qui me manque le plus ? Les fringues qu’il y avait dans la série d’origine, purée. Et on notera que je n’ai jamais regardé l’intégralité de la série, j’avais fait un truc peu conventionnel en sautant deux saisons et demi sur cinq, mais en voyant le début et la fin.

Voir aussi : Gossip Girl est (presque) de retour

La saison 1 m’avait happé hyper vite dans son histoire, avec ce plan iconique de Serena dans le train. J’espère que cette nouvelle version sera capable d’en faire autant !

Voir aussi : Mon épisode préféré de… Gossip Girl (#1)

S01E01 – Just Another Girl on the MTA – 16/20
Il y a plaisir à retrouver la voix de Kristen Bell et Gossip Girl, c’est indéniable. L’angle d’attaque choisi sur son identité est intéressant, ce premier épisode dense et plutôt prenant, mais cela n’empêche pas le reboot de souvent manquer d’envergure ou crédibilité. La série se cherche encore, tout simplement, et c’est particulièrement visible à travers les jeux d’une grande partie des acteurs, qui ne savent pas encore ce qu’ils font là. Après, c’est toujours aussi voyeuriste et ridiculement amusant comme concept : le potentiel est là.