Charmed (2018) – S03E06

Épisode 6 – Private Enemy No.1 – 15/20
Si l’épisode est plutôt sympathique, il choisit des directions qui ne me plaisent pas tellement du côté de la vie personnelle des sœurs, et particulièrement en ce qui concerne Maggie. Je l’ai vue arriver il y a plusieurs épisodes cette intrigue, mais tout de même, je sens que ça va être lourd dans ceux à venir. Autrement, le fil rouge avance peu à peu, comme il se doit, et j’accroche bien à cette saison.

Spoilers

Mel ne sait pas si elle aime les muffins, Harry est obsédé par une petite boule et Abi a quelques problèmes de sommeil.


Friends with muffin benefits ?

Attendez, j’ai une semaine de retard sur cet épisode ? Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais c’est inadmissible. L’épisode reprend en plus sur une première scène vraiment sympathique où Abigail s’attaque à deux démons sous-fifres et n’hésite pas à les passer par la fenêtre de son immeuble. Un petit meurtre pour se mettre dans l’ambiance, c’est toujours bien, non ?

Notre pauvre Overlord a toutefois un problème une fois qu’elle se couche. Elle a en effet un ennemi invisible qui s’attaque à elle chaque fois qu’elle s’endort, et de manière toujours différente. Bon, en même temps, elle est clairement vulnérable quand elle dort, parce qu’elle ne se réveille même pas quand on l’a fait tomber de son lit quoi.

En parallèle, Elliot Larson est de retour avec sa théorie sur les extra-terrestres, comme dans l’épisode précédent. Maggie continue de regarder son programme, et elle fait bien : il trouve en effet une deuxième rune, ce qui fait que les sœurs commencent à le soupçonner d’être derrière tout ça. Elles décident donc de lui rendre visite… sauf qu’il n’y a que Macy, directrice de Safe Space, qui trouve le temps pour faire ça.

En effet, Mel continue de vouloir vivre sa vie amoureuse avec Ruby, et tant pis si c’est une relation où elles ne se touchent pas. Cela manque énormément à Ruby, et ça n’arrange pas la jalousie de Mel quand elle voit qu’elle a aussi une amie de muffin très présente pour elle. Je n’insiste pas sur la métaphore du muffin, hein, je préfère me concentrer sur l’intrigue de l’épisode qui nous ramène ensuite Abigail.

Cette dernière vient en effet voir Mel parce qu’elle est la seule en qui elle peut avoir confiance : elles se détestent, mais Mel ne l’a jamais trahie. Bon. Ce n’est pas bien discret ce qui est en train de se passer là, il est très clair qu’on essaie de nous faire comprendre qu’il faut les shipper. Mel se retrouve quand même à devoir observer Abigail en train de se coucher à travers un miroir pour tenter de la sauver de son esprit invisible, c’est quelque chose.

Elle est bien incapable de l’aider en plus, parce qu’elle est trop occupée à stalker l’instagram de Bella, la pote de Ruby, et à répondre au SMS de Ruby… En théorie. En pratique, elle n’a pas le temps de répondre et doit aller sauver Abigail des flammes allumées par le démon. C’est quelque chose tout de même, et je crois que je tiens l’un des pires effets spéciaux du mois quand Mel balance de quoi éteindre les flammes… alors même qu’elle ne pouvait pas le faire dix secondes plus tôt ?

Elle invite finalement Abigail à dormir chez elle, parce que c’est sûrement la meilleure solution pour lui venir en aide. Malheureusement pour Mel, ça n’arrange pas trop ses affaires : Ruby, inquiète pour la vie de Mel, débarque et les voit ensemble. La jalousie la frappe aussitôt, surtout qu’Abi en joue évidemment. Ruby se barre donc, en précisant bien qu’elle a compris que Mel cherchait un moyen de fuir leur relation, surtout que Mel balance sans la moindre raison le sujet Bella. Je veux dire, elle est clairement en tort aux yeux de Ruby à être avec Abigail toute la nuit, alors pourquoi parler de ça ? C’était n’importe quoi.

De son côté, Maggie est censée avoir rendez-vous avec des volontaires… mais elle tombe finalement sur Jordan. ENFIN. Il était temps. Je ne le trouve toujours pas crédible dans ses études, lui, je trouve que ça ne colle pas tellement avec le personnage. Il est heureusement assez malin pour faire remarquer à Maggie que ses volontaires ont des noms tellement stupides qu’il s’agit forcément de faux noms, et ça suffit à ce que Maggie comprenne qu’Antonio lui a fait un sale coup.

Maggie est totalement énervée, et ça sent vraiment le très mauvais ship… Franchement ! Elle se retrouve tellement énervée qu’elle utilise la magie plutôt qu’une imprimante pour changer le numéro de téléphone sur les flyers d’Antonio cherchant des volontaires pour ses propres recherches. Elle est assez stupide, en plus, pour s’en vanter ensuite auprès d’Antonio, qui lui apprend donc que son sabotage est l’œuvre d’une fraternité (ou sororité ?) sur le campus.

Et la manière dont s’en veut Maggie ? Ca sent tellement le ship… Elle s’en plaint finalement à Jordan, qui passe lui aussi une bien mauvaise journée. Il découvre qu’être l’avocat d’une grande entreprise, c’est de la merde car il doit s’en prendre à des victimes qui ont bien raison de porter plainte. Le but pour Jordan et Maggie est donc de trouver un moyen de rester eux-mêmes tout en obtenant ce qu’ils veulent.

Par contre, ce qu’ils veulent, ce n’est toujours pas clair, surtout du côté des sentiments. Jordan prend enfin le temps d’en parler avec elle, mais la réponse qu’il obtient n’est pas exceptionnelle : elle insiste pour lui dire qu’elle veut une année qui soit centrée en elle et pour lui assurer que les relations avec des êtres magiques, c’est trop compliqué si elle en croit ses sœurs.

Voilà donc Maggie qui préfère finir l’épisode en rencard avec Antonio, même si ce n’est pas présenté exactement comme ça. Elle lui offre un verre pour s’excuser et lui dire qu’elle le considère comme sa Némésis, là où le type lui assure que c’est en fait l’inverse. Pauvre Jordan. Il observe cette bière partagée entre eux, et ça me rend triste. Cela me rend d’autant plus triste que Maggie a évidemment une vision où elle se voit au lit avec un Antonio très dénudé. Pff.

Avant d’aller voir Elliot, Macy se rend tout de même au QG où elle tombe sur Harry, dont le dos craque une nouvelle fois. Le pauvre est clairement en train de vieillir, et ce n’est pas un flashback nous disant qu’il ne vieillira pas qui suffira à me le faire croire. Macy et lui partent en tout cas dans le Nevada pour rencontrer Elliot, afin de voir s’il s’agit ou non d’un être magique.

Ben oui, deux runes en si peu de temps, c’est étonnant tout de même, on dirait vraiment qu’il a un lien magique avec les démons anciens qui attaquent les sœurs. Le problème, c’est que Macy est capable de le toucher sans être rejetée… S’il n’est pas un être magique, il est toutefois en possession d’une pierre en forme de boule qui semble bien magique.

Contents de leur trouvaille, Harry et Macy se téléportent donc avec et se mettent à bosser ensemble pour percer les mystères de cet orbe. Malheureusement, Macy est rapidement appelée ailleurs, parce qu’évidemment, il faut gérer Safe Space, et Harry se retrouve donc possédé par le globe.

Quand Macy finit par revenir auprès de lui, Harry est donc absorbé dans ses recherches et est à fond, mais un petit trop : elle comprend qu’il a pété un câble et n’est plus lui-même quand elle jette un œil aux notes qu’il a prises et qui ne sont que des symboles. Il lui explique que tout était simple à traduire et que les nombres contenaient des informations précises sur les lieux où trouver les prochains démons.

Oui, bien sûr. Macy remarque vite qu’il a toujours l’orbe en main et elle l’invite donc à le poser, par tous les moyens. Il est clairement en train de criser et perdre pied avec la réalité, alors elle cherche un moyen de le forcer à se reposer, avant de retourner dans le Nevada interroger Elliot. Elle ne regrette pas son voyage : elle trouve la maison sans dessus dessous et Elliot devenu aveugle dès la disparition de l’orbe.

Elle cherche donc à en savoir plus dessus, et Elliot lui assure qu’il l’a trouvé grâce à l’appel d’un ami et a pensé qu’il s’agissait d’un morceau d’OVNI. Nope. Ce n’est pas exactement ça, mais l’homme s’en veut à présent parce qu’il est devenu aveugle à cause de ça. Il avertit tout de même Macy que l’orbe agit comme une drogue sur le système nerveux.

S’il a oublié tout ce qu’il a écrit grâce à elle, l’homme demande à Macy de s’occuper d’Harry et de l’en éloigner le plus vite possible. Et une fois qu’il a dit ça, il a dit tout ce que le personnage pouvait apporter comme information, alors hop, il meurt d’un coup. C’est gros. Macy rentre en urgence au QG pour s’occuper d’Harry… et se fait menacer de mort par son copain. Enfin, c’est ce qu’on pense à l’origine, mais pour être plus précis, il lui dit simplement qu’elle va mourir, alors que lui est immortel.

L’orbe semble accentuer encore plus les insécurités d’Harry que l’on a déjà découvertes dans l’épisode précédent et qui continuent de le frapper cette semaine. Macy fait ce qu’elle peut pour venir en aide à Harry, mais ce n’est pas si simple. L’amour est finalement le pouvoir qui lui permet de libérer Harry de l’influence de l’orbe, et si c’est simple dans l’idée, ça fonctionne plutôt pas mal en vrai.

En plus, ça permet à Harry d’expliquer qu’il a été possédé parce qu’il a fait le vœu de trouver toutes les réponses à ses problèmes. À défaut, il a aidé Macy à mettre au point un programme sur son ordinateur pour traduire les chiffres correctement, menant à la conclusion hyper logique qu’il y a une sorte d’Alcatraz magique pour les pires démons… et que c’est de là que viennent tous les démons de cette saison. Ah ben ça fait un super cliffhanger.

Je n’ai toutefois pas terminé la critique de l’intrigue d’Abi, puisque c’est celle qui finit par réunir le pouvoir des trois au cours d’une même scène : Maggie rentre chez elle – à plus d’une heure du matin donc ? – pour mieux tomber sur un démon que Mel finit par maîtriser comme elle peut avec ses pouvoirs. Alors que Macy arrive à son tour et que le pouvoir des trois est sur le point de détruire ce démon, Mel se rend compte de quelque chose qu’on avait déjà remarqué : ce démon est en fait Abigail.

Heureusement qu’elle a joué avec sa bague plus tôt Abi, parce que sinon, elle aurait été dégommée par le pouvoir des trois en un rien de temps. En tout cas, tout ça ne change rien à la menace qui plane sur Abi, mais on s’arrête là pour le moment avec cette intrigue.

Reste alors à Mel de se réconcilier avec Ruby, ce qu’elles font autour d’un muffin… et là encore, la métaphore, franchement, on a connu plus subtile que ces moments de muffins dégustés. Bon, maintenant que j’ai écrit ça, c’est bizarre de signaler que j’ai faim et envie de me faire un muffin, alors je vais me contenter d’un goûter plus classique. Bon appétit.

Walker – S01E07 (express)

Épisode 7 – Tracks – 12/20
J’ai envie d’y croire parce que la série offre de super scènes à des acteurs que j’aime beaucoup, mais bon dieu, qu’est-ce que je viens de regarder ? Cela n’avait aucun sens et c’était hyper lourd dans les bons sentiments qui n’ont aucune crédibilité. Bref, il faut vraiment que j’arrête de trop en attendre.

Spoilers

Micki et Cordell enquêtent sur la mère de cette première, Adriana, après son arrestation surprise à la fin de l’épisode précédent.

Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Qu’est-ce que je viens de regarder ? 

Voilà vraiment les deux questions qui me sont passés par la tête devant cet épisode qui enchaîne les moments absolument incroyables, mais pas dans le sens positif du terme. Non, non, dans le sens littéral du terme : je n’y crois pas une seule seconde, même si vraiment j’essaie de garder l’esprit ouvert et d’être bienveillant avec la série qui, après tout, ne me sert qu’à me faire manger (c’est un point du Bingo !) et à manger devant.

Je ne sais même pas par où commencer. L’intrigue concernant Adriana était bien prévisible, même si j’imaginais que Micki allait reprendre contact avec une tante plutôt qu’avec une mère biologique. Le fait qu’elle se retrouve à découvrir qu’elle a eu une autre identité avant la sienne et que sa mère biologique a préféré la vendre à sa sœur, c’est gros ; beaucoup trop. Autant je suis content de voir l’actrice avoir ce rôle à jouer, parce que j’aime l’actrice et que ça fait plaisir de la voir avoir un rôle lui permettant de développer son talent et ses possibilités, autant je trouve qu’en ce qui concerne le personnage, ça n’a aucun sens. 

En plus, c’est encore tôt pour la série pour avoir ce besoin de réécrire le personnage et de nous pondre une idée comme celle-ci. Je me demande comment les scénaristes en sont venus à considérer cette idée, parce que ça la met face à une révélation qui change absolument tout son caractère et toute sa manière de voir le monde. Pour ne rien arranger, toutes les scènes de l’épisode où elle était avec Cordell – il a un prénom, autant que je l’utilise – m’ont vraiment posé problème, parce que ça y est, on dirait un vieux couple. Là encore, c’est tôt dans la série pour en être là, et c’est super dérangeant parce que j’aime bien Trey.

Franchement, le barbecue chez la mère de Micki et celle de son nouveau mec (elle a combien de secrets Adriana ?), c’était bien trop gros. Et le pire, c’est que Trey appelle Walker, et ce dernier ne lui dit même pas où il est ? Leur amitié est… étrange. Trop de secrets et de non-dits, mais la série ne les explorera pas car ce n’est pas son but.

Non, son but, c’est de nous faire une série familiale et tant pis si ça perd toute crédibilité pour cela. Vraiment, les intrigues sur les adolescents ont tendance à me faire lever les yeux au ciel… August qui offre des feux d’artifice à la meilleure amie de sa sœur et ne voit pas en quoi ça le met dans la position de son petit-ami, sérieusement ? Dans quel monde on peut organiser une telle soirée pendant un voyage scolaire ? Où et quand a-t-il acheté le feu d’artifice ? Comment est-ce que Stella peut accepter que son frère drague aussi lourdement sa pote ? 

Tu parles d’une critique express, si je continue, je vais remplir une page word de questions rhétoriques pour prouver à quel point c’était débile comme intrigue. Avant d’en arriver là, je vais donc passer à Trey qui « perd » les adolescents et en est surpris alors que pas un instant on ne le voit les surveiller. Qu’il soit leur entraîneur fait plus peur qu’autre chose, et même sa relation avec Stella était bizarre quand il lui demande des nouvelles de Trevor en début d’épisode.

Et Trevor ! Ainsi donc, on a droit à un flashback tellement mal joué et inséré que j’ai failli recracher mes pâtes (j’ai dit que je faisais de la cuisine, pas que je me concoctais le plat du siècle) où l’on apprend que sa mère est morte à cause de Duke. Soit. Mais qu’à la fin, il appelle Cordell Duke pour lui tirer dessus, c’était risible à soit. À aucun instant Walker ne semble réagir ensuite ou s’inquiéter du fait qu’il a très clairement entendu « Duke » ? Genre il lui fait juste une petite conversation amicale de beau-père là ? Et Trevor le laisse l’appeler « fils » alors que clairement il a tué sa mère ?? Ben purée.

Sinon, vous aurez bien compris que je passe sous silence l’intrigue totalement bidon et toute pétée des mecs de quarante piges qui débarquent pour faire chier des adolescents. Cela n’avait aucun sens, on ne sait pas vraiment ce qu’ils venaient foutre là ni pourquoi ils avaient l’air d’avoir envie de violer tout le monde juste pour le principe – comme si ça n’allait pas les mener en prison. C’était chouette d’avoir Cordell qui gère mieux sa colère, même si pas bien subtil, et chouette d’avoir Trevor qui joue les héros… mais bon, je ne sais toujours pas ce que j’étais en train de regarder exactement.

Entre ça et les conseils drague que reçoit August, je suis perplexe. Il y en a un autre qui a besoin de conseils drague par contre : le capitaine de Micki et Cordell se retrouve à draguer la nièce d’un type qu’il a envoyé en prison en menant une enquête pour trouver le vrai assassin d’Emily qui n’est pas qui l’on croit. Pas de bol, il se pense discret et ne l’est pas du tout. Le cliffhanger consiste donc à voir sa voiture – et celle du frère de Cordell qui mène l’enquête avec lui à Mexico – se faire cramer. Fun.


Walker – S01E06 (express)

Épisode 6 – Bar None – 15/20
Honnêtement, je commence à apprécier la série, même si c’est totalement un faux sentiment dû au fait que cette semaine, les scénaristes mettent de côté le procédural pour se concentrer davantage sur les personnages et la construction de la série sur du plus long terme. Il serait temps ? On dirait qu’ils trouvent un meilleur équilibre, j’espère que ça va continuer comme cela !

Spoilers

C’est l’anniversaire de mort d’Emily et Walker n’est pas tout à fait prêt à faire face à ses sentiments...

Bien évidemment, j’ai toujours des problèmes très importants devant la série : je déteste toute la famille du personnage principal. August est aussi bête que ses pieds, mais ça ne se voit pas trop cette semaine, et Stella est vraiment beaucoup trop naïve. J’ai vu arriver à des kilomètres le Trevor : les scénaristes ne font pas dans la dentelle à l’imposer comme ça sur une journée aussi importante que l’anniversaire de la mort d’Emily. Evidemment qu’elle se fait manipuler par un bad boy, pour qui se prend-elle ?

Par conséquent, toute cette intrigue sur la journée camping de la famille était un brin lourde car Trevor n’avait rien à y faire : elle vient juste de le rencontrer, bien sûr que non, tu ne ramènes pas ton crush du moment à un tel événement et bien sûr que oui, les scénaristes essaient trop de nous donner confiance en lui pour qu’il soit quelqu’un de bien. Je ne m’attendais toutefois pas du tout à ce qu’il soit directement révélé qu’il bossait pour les méchants, mais c’est principalement parce que je n’ai pas l’habitude des cliffhangers dans cette série.

Là-dessus, l’épisode fonctionnait à merveille : il était plaisant d’avoir plusieurs cliffhangers à la suite et de terminer sur celui-ci : c’est un élément qui manquait grandement à la série jusqu’ici et qui fonctionne bien. Finalement, la couverture de Walker tombe donc à l’eau et j’ai hâte de voir de prochains épisodes où ça lui posera vraiment problème !

En parallèle, nous avons encore eu droit cette semaine à des flashbacks, et ça, vraiment, j’en cherche encore l’utilité. C’est fou le nombre de séries (surtout sur la CW) qui tombent dans le gros problème des flashbacks n’apportant pas grand-chose à la série. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de l’origine de Denise ? Et en plus, tout ça est fait pour qu’on s’attache à un bar auquel on est déjà habitué, donc pas la peine d’en faire des caisses comme ça.

J’ai trouvé très dommage l’intrigue du bar qui tombe en ruine, parce que c’est la première fois en six épisodes que l’on voit arriver un truc pareil et ça suffit à ce que Jerry se motive à vendre le bar. C’est trop gros, mais bien sûr, ce problème d’écriture s’explique assez bien par l’un des cliffhangers qui nous fait voir autrement le personnage de Jerry. Il fallait bien qu’on en arrive là à un moment donné, je me disais bien qu’on ne pouvait pas lui faire confiance depuis la révélation sur les yeux fermés d’Emily.

En attendant d’en arriver là, cependant, l’épisode avait un bon ton avec beaucoup d’humour l’air de rien et de développements pour les personnages. Dans les points très positifs, on retrouve une nouvelle fois Micki, mais cette fois, dans sa relation à Walker. Celui-ci fait enfin face à ses sentiments et sa colère refoulée suite à la mort d’Emily, et c’est cool que ce soit Micky qui lui fasse prendre conscience du problème. La voir entraîner Walker avait vraiment du bon, de même que ça avait bon de cerner un peu mieux ses défauts et faiblesses avec sa mère.

Le fait qu’elle se réconcilie avec elle sans avoir à le faire vraiment est une bonne chose aussi, loin d’être une facilité d’écriture, ça ressemblait à une vraie relation mère/fille. L’arrestation de sa mère ? Purée, mais combien de cliffhangers avaient-ils prévu de nous faire ? On aurait dit qu’ils compensaient tous les cliffhangers non faits précédemment. Au moins, ça m’aide pour le Bingo Séries : je n’en ai vu aucun arriver, inévitablement.

Si je résume, donc, on a un développement de personnages qui fonctionne, un procès pour Walker qui est décalé alors qu’il approfondit vraiment sa relation avec sa partenaire, une Stella toujours aussi débile – mais définitivement réconciliée avec son père parce qu’il est finalement bien venu – et une intrigue fil rouge qui se développe de manière attendue (mais surprenante quand même ?) lorsque l’on apprend que le meurtrier d’Emily n’est pas coupable, mais juste le coupable idéal déjà prêt à mourir de maladie…

Ca fait beaucoup pour un seul épisode, et ça compense les défauts de la série. Ca me rassure de voir que ça semble se reprendre en main, j’espère qu’on va continuer dans ce sens-là pour la suite.


Riverdale – S04E08

Épisode 8 – In Treatment – 12/20
Gina Torres ne peut pas sauver toutes les séries, même si elle tente de le faire. Au moins, on retrouve un bon humour dans cet épisode – même si c’est toujours à l’insu de leur plein gré, comme on dit. Cette parodie d’une série à succès israélienne ne tient pas la route, mais c’est exactement pour ça que je suis là, alors ça marche mieux. Et puis, il y a une nouvelle réplique cultissime d’Archie, ça me suffit.  

Spoilers


I’m 18, I’m adult.

Après un Thanksgiving inutile, la série reprend avec de nouvelles VHS déposées devant les portes des habitants, avec le problème que les caméras sont cette fois bien plus proches. Tout le monde s’en fout, à commencer par moi. L’idée de cet épisode est de nous parler des problèmes d’orientation des personnages qui ne sont que des ados après tout.

Oui, la série s’en souvient subitement et propose tout un épisode au lycée, avec une psychologue pour aider les lycéens à faire face aux terribles lettres des facs… C’est ridicule, mais ça empire pour moi quand la psychologue est Gina Torres. Elle est tombée bien bas pour venir faire un tour par cette série. Franchement, pourquoi et comment la série fait-elle pour avoir toujours des acteurs que j’adore et qui sont bons ? Parce que c’est loin d’être le cas de la série.

Alice et Betty – Pauvre psy qui se retrouve à devoir gérer ces deux-là en pleine dispute familiale. Betty est énervée par sa mère qui fouille dans ses affaires et trouve ses pilules. Oui, ça pose problème à Alice de savoir que sa fille fait l’amour à Jug… alors qu’elle les laisse être dans le même lit en permanence ?? La série est tellement ridicule, franchement ! D’après Alice, en tout cas, Betty n’arrive pas à intégrer Yale parce qu’elle fait l’amour tout le temps.

C’est le genre de trucs grossiers que j’avais envie de voir ce soir. Le problème, c’est que ça fait un bon épisode et rôle pour Gina Torres, mais ça n’a aucun sens… Pris à part, l’épisode pourrait donner l’impression qu’on a affaire à une bonne série avec des thèmes super intéressants, mais dans l’ensemble, c’est juste une preuve de plus que les scénaristes oublient de regarder les épisodes précédents.

Je ne sais pas ce qu’il se passe dans cette salle des scénaristes, mais ça doit être fascinant à observer. L’intrigue se conclue tout de même par Alice qui affirme à sa fille qu’elle l’aime plus que tout au monde – mais aussi plus que Polly ou Charles (tiens, Charles a disparu, les scénaristes l’ont oublié ?).

Archie – À défaut de se déshabiller, Archie dort en cours et va voir la psy, hein. Est-ce qu’il va coucher avec, lui qui couche toujours avec tout le monde ? Non, il est en grève d’abdo et ne se déshabille plus, alors c’est foutu pour l’instant. Toute son intrigue le voit se faire psychanalyser et ça m’a blasé au plus haut point. En fait, je n’ai pas suivi grand-chose à l’épisode.

Il y a tout de même une brillante scène finale qui le voit affirmer à sa mère qu’il est désormais un adulte parce qu’il a 18 ans et qu’il en a marre de mettre en danger ses proches. Par conséquent, il déménage dans sa salle de gym. Hop, bye bye la mère d’Archie, tu n’as plus beaucoup d’utilité scénaristique si ton fils te tourne le dos comme ça.

Après, pas d’inquiétude, on nous dit aussi qu’il tourne le dos à ses activités de justicier masqué… et je n’y crois pas une seule seconde.

Cheryl – Face à tant de deuils, Cheryl a de mauvaises notes et le principal décide de la faire évaluer par la psy pour savoir si elle est encore capable de gérer les Vixens. Il a plutôt envie de les confier à une vraie coach, une adulte. Et pas une de dix-huit ans comme Archie, hein !

La psy est suffisamment douée pour faire en sorte que Cheryl se confie à elle… Elle tente de lui faire comprendre qu’elle est normale, n’a pas perdu l’esprit et qu’elle n’est pas hantée par un fantôme, mais quand il est question de Julian et de la poupée qui se déplace, elle est bien forcée de se rendre à l’évidence, ça ne va pas être simple.

Le scénario fait la part belle à Cheryl et à l’actrice qui est étonnamment douée sur ce rôle et dans cet épisode pour nous montrer la folie de son personnage sous une autre facette. Elle perd ses Vixen, bien sûr, mais on avance aussi sur cette affaire de triplé qu’elle aurait avalé in utero, alors c’est toujours ça de pris.

Veronica – Miss Luna est acceptée à Havard pour 2024… mais c’est grâce à son père qui a acheté du rhum au doyen, histoire de s’assurer du futur brillant de sa fille. C’estotujours une Lodge après tout. Cela énerve Veronica qui s’en confie à la psy, et franchement, à ce stade, la psy a eu un résumé complet de la série en très peu de temps. Franchement, à quel moment Gina Torres a accepté ce rôle alors qu’il est clair que la série est naze ??

Je suis triste pour elle. Elle n’a aucun mal en tant que psy à diagnostiquer Veronica comme totalement obsédée par son père. Son meilleur conseil ? Couper les liens définitivement avec son père. OK, merci, on avait besoin de toi chère psy pour en arriver là. Bien sûr, l’idée n’est pas de faire en sorte que Veronica refuse Harvard… mais c’est un peu la conséquence tout de même : et c’est drôle à voir. Sort of.

Jug – Il n’est pas au lycée, mais malgré tout, il voit Miss Burbule, allez savoir comment et pourquoi. Il est énervé aussi par son avenir et son présent, ce qui fait qu’elle a des choses à lui dire aussi, en découvrant l’intrigue du plagiat des livres.

De manière répétitive, elle trouve un complexe à Jug, celui de la persécution. Ce n’est pas complètement faux, ça, mais les scénaristes sont tellement en train de forcer des complexes classiques pour faire genre que tout était prévu et que les personnages sont aussi complexes que complexés. NON. C’est juste non : les personnages sont des coquilles vides dans cette série, et je ne fais pas que référence aux cerveaux vides qu’ils ont. D’un épisode à l’autre, ils se contredisent et sont totalement différents, mais tout le monde s’en fout.

En tout cas, Burble semble venir en aide à tout le monde, et surtout à Jug qui finit par dire à son père qu’il l’aime.

Voilà pour les psychanalyses… Reste à en gérer les conséquences, avec une Alice qui est bien stupide après sa déclaration. Betty lui répond qu’elle aussi considère sa mère comme la personne qu’elle préfère le plus au monde. BEN. VOYONS. La déclaration suit la réception d’un chèque de la part de sa mère qui a aussi arrêté de lire son courrier, donc c’est bon, on lui pardonne tout, même la lecture du journal intime.

De son côté, Archie met des affiches dans toute la ville avec le numéro de sa salle pour que les gens puissent l’appeler au secours sans qu’il ne joue au justicier. Le premier appel vient d’un enfant terrifié, et Archie est en colère au point de casser un crayon et de renfiler tout aussi vite son costume de justicier, mais il ne change même pas de t-shirt au passage. Mon pari vit des heures sombres, là.

Cheryl reçoit quant à elle des résultats de labo pour savoir si elle a dévoré ou non Julian. Ce n’est pas le cas et ça suffit alors à se convaincre qu’elle n’est pas hantée par un fantôme. Au contraire, la voilà prête à démasquer la personne qui veut la faire passer pour folle. Bon ben super

Veronica ? Elle refuse Harvard. C’est une bonne chose pour faire en sorte qu’elle reste à Riverdale quand elle ne sera plus au lycée. Le seul problème, c’est que Veronica le fait pour briser les liens avec son père… mais prend encore le temps de venir narguer son père sur sa décision, au point de lui déclarer ensuite qu’elle va le détruire en affaire. Donc rester en contact avec lui. D’où tu te sépares de ton père en passant ta vie à t’en venger ? Qu’est-ce qu’elle ne comprend pas ?

La fin d’épisode voit alors Archie, Veronica et Betty dans le futur, au commissariat. Après leur arrestation, on apprend qu’ils sont accusés de meurtre par Donna et Bret. Si jamais vous doutiez encore que tout ça n’était qu’une mauvaise parodie de How to get away with murder, vous voilà servis, honnêtement. En attendant, c’était une parodie peu glorieuse de la série qui a inspiré la très récente En analyse en France… Ben, sans plus. J’étais content de voir Gina Torres, quoi.

Compteur d’Archie à poil : voilà qu’il se met à dormir en t-shirt ? Mais que se passe-t-il ?