Charmed (2018) – S03E05

Épisode 5 – Yew Do You – 16/20
J’aime bien la construction de cet épisode qui s’attarde à la fois sur son schéma « à la semaine » et sur son fil rouge, tout en développant les personnages. Tout est très facile et peu surprenant dans l’écriture, mais ça me rappelle vraiment la construction de la série originale et c’est un schéma que je trouve toujours efficace et prenant. Après, l’épisode n’arrivait pas à totalement me passionner… mais c’est peut-être la fatigue de la rentrée ?

Spoilers


If anyone makes another crack at my age.

Pourquoi faut-il toujours que les personnages de films et séries s’arrêtent dans des stations-services perdues au milieu de nulle part la nuit ? On dirait qu’ils font exprès et veulent mourir, honnêtement. C’est ce qu’il se passe pour l’homme que l’on suit dans ce début d’épisode et qui se fait écraser par sa copine, ensorcelée par un démon, sorcier… allons savoir. Un homme.

En tout cas, elle ne perd pas grand-chose parce que son copain n’est pas fou. Il n’est pas une flèche, honnêtement : qui reste fixe devant une voiture dont les phares s’allument, prête à vous foncer dessus ? Ce type. Il hurle, quand même, c’est déjà ça. Bon, introduction sympathique !

La nouvelle coupe de Maggie se justifie mieux que jamais quand elle danse et qu’elle met ses cheveux en arrière. Par contre, ça donne l’impression d’être dans les années 90 à nouveau et quand elle bosse et est débordée par ses études, ce n’est pas ça du tout. Je préfère sa version d’Un, dos, tres franchement. Oui, voyez-vous, Maggie s’est mise à la danse. L’intérêt de tout ça ? Aucune idée.

On retrouve ensuite Maggie à la fac en train de bosser pour trouver un sujet capable de lui permettre de décrocher son St Graal universitaire… mais elle est perturbée par Antonio qui, lui, avance énormément. Je n’aime pas cet Antonio, je ne veux pas que ça devienne un love interest pour Maggie !

Pendant ce temps, les seuls à bosser sont Macy et Harry. Ils cherchent comment se débarrasser de « l’allergie » dont ils sont victimes et qui les empêchent de toucher les êtres magiques. C’est plutôt intéressant, surtout après Maggie : ici, on avance sur l’intrigue magique de cette saison, qui me plaît vraiment. Harry retrouve par exemple une photo d’un dessin d’homme des cavernes représentant très exactement le démon battu la semaine passée.

Forcément, cela mène à une complication : la photo vient d’un lieu lointain où il va falloir aller pour tenter de décrypter une langue si ancienne que personne ne la parle. Super. Ils sont interrompus dans les recherches par un cri de Mel qui est apeurée par… Tik Tok ?

Bon. L’équivalent de Tik Tok dans le monde de la série, en tout cas. Elle y voit une vidéo de la femme du début d’épisode et elle l’entend surtout parler une étrange langue, en boucle. Ce n’est pas ça qui la perturbe et lui fait appeler toute la maison, mais bien la simple scène d’horreur. Par contre, quand c’est toute une épidémie qui éclate avec plein de gens qui tuent leurs proches en répétant les mêmes mots, les sœurs finissent par s’en mêler, pour comprendre ce qu’est ce « Mepte Alma ».

J’aime bien la manière dont c’est amené et dont les réseaux sociaux s’en mêlent avec une théorie d’invasion extra-terrestre. En plus, ça permet à Maggie de retrouver une utilité, et ça, c’est chouette. Elle pense en effet à avoir une prémonition sur le lieu où Julie, la copine qui a renversé son mec en début d’épisode, et elle y parvient. C’est beau.

Elle se rend sur place avec Macy, un duo qui marche toujours bien. Elle arrive rapidement à avoir sa prémonition et à retrouver Julie, qu’elles emmènent ensuite au QG, à cause d’une maraude qui était sur le point de la trouver. Là-bas, Maggie parvient à désenvoûter Julie, grâce à de la musique qui se lance toute seule quand elle s’assoit (bien sûr) : Julie se met aussitôt à danser et on enchaîne sur une étonnante scène à mi-chemin entre chorégraphie et exorcisme.

Julie revient en tout cas à elle, et elle a plein de choses à raconter aux trois sœurs. Elle leur fait le récit de tout ce qu’il s’est passé depuis sa possession, se rappelant soudainement qu’elle a failli tuer son mec, tout de même. Ainsi, le démon, Omon, lui demandait de lui prouver son amour pour lui en sacrifiant ce à quoi elle tient le plus. Soit.

Bien sûr, Harry est rappelé à ce moment-là dans cette intrigue : il peut ainsi épargner aux filles bien des recherches, en leur expliquant qu’il s’agit d’une créature mythique, qui date de temps trop anciens. C’est original, après l’épisode de la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé le fait que la série relie tout ça avec le mythe de Narcisse qui serait d’inspiration commune avec celui d’Omon.

Mel est ainsi finalement celle qui trouve la solution pour se battre contre le démon, grâce à ses connaissances mythologiques : Omam est inspiré du mythe de Narcisse après tout, il suffit d’utiliser les mêmes faiblesses que celui-ci, et donc une potion à base d’if (ça marche beaucoup moins pour le jeu de mots). Et ça, c’est un duo Harry/Mel efficace.

Après tout ça, Maggie est encore forcée de s’occuper de Julie. Bizarrement, les sœurs ne proposent pas de sauver son copain à l’hôpital… mais Maggie sauve au moins Julie du démon qui la retrouve, sentant bien qu’elle n’est plus sous sa possession.

Maggie a le temps d’appeler Harry, qui nous débarrasse de Julie, et ses sœurs, ce qui aide bien pour se battre contre le démon. En théorie. En pratique, que fait Macy quand on lui dit précisément de ne pas regarder Omon dans les yeux ? Elle le regarde dans les yeux et se fait envoûter par le démon. Il n’en faut pas plus pour qu’elle s’en prenne à ses sœurs (et pas à Harry aha). J’aime bien l’idée d’une sœur envoûtée qui doive se battre pour lutter contre ce Narcisse des temps anciens, mais c’était assez mal exécuté tout de même.

Après, ça marchait bien côté intrigue de voir Mel et Maggie au bord du précipice – ou du toit de l’immeuble – à cause de Macy. Juste, on ne comprend pas trop pourquoi Macy ne les envoie pas directement valser plus fort, m’enfin, ça ferait mal à la série d’avoir deux sœurs de moins d’un coup, j’imagine. Quant à l’idée d’avoir ce combat intérieur de Macy, vraiment, cette saison me donne beaucoup de vibes de la série d’origine par rapport à l’an dernier. Par contre, toujours pas d’Abigael, c’est frustrant.

La scène d’action est bien rapide en tout cas : Macy réussit à s’affirmer face au démon, Mel l’aide à transformer la potion en flaque reflétant le démon… et c’est suffisant pour que le démon s’auto-absorbe dans la contemplation de son reflet. Allez, OK, ça marche comme intrigue et, évidemment, quand il disparaît, il laisse une rune derrière lui, comme le démon de la semaine dernière.

Ça alors, ce démon des temps anciens est lié au démon des temps anciens de la semaine dernière, on ne s’y attendait pas du tout. Hum.

Autrement, Macy est contactée par une avocate, Gloria : elle hérite ainsi de Safe Space. Ouais, rien que ça. Macy n’est que partiellement ravie par ce dernier cadeau de Julian, et je la comprends : elle a clairement autre chose à faire, et elle n’est pas prête de réussir à se soigner quand Swan lui fait comprendre qu’elle a énormément de travail devant elle pour gérer les cours de Yoga.

Swan nous harcèle Macy pendant tout l’épisode, mais c’est finalement une bonne chose, car elle obtient ce qu’elle veut : Macy a bien d’autres choses à faire, mais elle prend conscience que Safe Space est un endroit important pour d’autres et pour faire de grandes choses.

En parallèle, Harry ne peut plus voyager avec Macy, alors il se contente de Jordan, comme d’habitude. Il lui apprend à faire les nœuds de cravate, parce que les personnages ont TikTok, mais pas Youtube et ses tutos apparemment. Bizarrement, Harry semble hyper énervé et susceptible sur son âge, et Jordan finit par s’en rendre compte.

La vraie raison de ce bougon Harry ? Il n’aime pas trop la différence d’âge entre lui et Macy, parce qu’il se rend compte avec les réseaux sociaux qu’ils ne voient pas tout à fait le monde de la même manière. Tout ce que trouve Jordan pour le consoler, c’est de lui dire que bientôt, Macy sera plus vieille que lui et qu’il finira par la déplacer en fauteuil roulant.

Ah ben super, encore plus de problème pour le couple, il ne manquait plus que ça ! Jordan a vraiment bien fait de venir, finalement. Il devrait pourtant être plus occupé ailleurs : il est censé être dans une firme d’avocats à présent, j’imagine qu’il a mieux à faire que de jouer les aventuriers prêts à se prendre des flèches dans la tronche.

Par chance, c’est simplement Harry qui s’en prend une, et dans le bras, parce que plutôt que de se téléporter vers Jordan, il court à lui. Erreur de débutant. Jordan l’aide tout de même à soigner sa blessure et la scène entre les deux personnages est vraiment sympathique : elle leur permet à l’un et l’autre de s’assumer davantage.

Harry peut ainsi aider les sœurs avec leur démon et Jordan laisser tomber la cravate pour son rendez-vous du lendemain. Ce n’est pas fifou, mais ce n’est pas le pire dans l’épisode : le pire, c’est l’intrigue de Mel, en ce qui me concerne !

Mel est ainsi embêtée pour avoir distribué le livre qu’on lui avait demandé de ne pas distribuer. Quelle surprise, dis-donc ! La doyenne de la fac lui demande finalement de changer de livre pour en prendre un de 2013, ce que Mel considère être l’Antiquité sur le sujet. Ce n’est pas tout à fait faux.

La série en fait des caisses sur cette intrigue en tout cas, avec ensuite Kevin qui vient remercier Mel car grâce à elle Dylan s’est excusé auprès de lui. Euh ? Je veux bien que la connaissance soit une arme et puisse résoudre bien des conflits, mais tout de même, il avait l’air trop con ce frat boy pour changer d’avis en quelques pages !

Mel demande conseil à Maggie et termine par convaincre la doyenne que le livre qu’elle propose à ses étudiants est meilleur que celui que la doyenne a écrit, parce qu’il est plus à jour. C’est osé, tout de même, mais apparemment dans le monde merveilleux de cette série, ça suffit !

De son côté, Maggie retrouve l’inspiration, principalement grâce à ce qu’il s’est passé avec Julie plus tôt dans l’épisode. Bon, écoutez, tant qu’elle est convaincue par son sujet, c’est déjà ça. La fin d’épisode nous règle d’ailleurs le cas de Julie et de son copain : Harry efface les souvenirs de ces deux-là… mais je vois mal comment ça efface les réseaux sociaux ?

Peu importe : on nous dit de nous concentrer sur l’origine de ses mystérieux démons qui débarquent des temps anciens pour le moment. Ma théorie ? Abi, bien sûr. Pour en savoir plus, il faudra toutefois attendre deux semaines, car il n’y a pas d’épisode la semaine prochaine !

Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

> Saison 1


Riverdale – S04E06

Épisode 6 – Hereditary – 12/20
Toute la saison semble être construite par la poursuite en parallèle de plusieurs intrigues qui ne se croisent quasiment jamais. Je dois dire que c’est reposant à critiquer après le chaos qu’était la saison 3, mais ça commence aussi à m’ennuyer que les personnages ne se croisent plus vraiment ; ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus quoi faire de certains d’entre eux. Et ce n’est probablement pas qu’une impression.

Spoilers


You’ll thank me someday.

Notez ma persistance face à la série : j’en suis à un épisode par semaine en ce moment. Je garde ma distance à la saison 5 comme ça, mais je ne déprime pas trop. Enfin, si, je déprime quand je vois l’intrigue de début de cet épisode qui nous montre Archie sauver des gamins qui cambriolent chaque semaine la même voiture dans la même allée.

Cette fois, il en sauve un en le menottant à la voiture et en le forçant à travailler pour Pop’s et Veronica finalement. D’accord ? Bien sûr, tout ça ne plaît toujours pas à Dodger qui décide de se venger en détruisant la salle de gym, passionnant. En réaction, Archie décide de proposer à ses jeunes de jouer aux jeux vidéos et demande à ses amies de lui faire de la promo dans le journal du lycée et auprès des investisseurs du speak-easy. Rien que ça. J’ai tellement ri.

Bien sûr, il ne faut pas oublier qu’Hiram et Hermione sont désormais sortis de prison. Six épisodes et on en revient au statu quo, si ce n’est qu’on a une nouvelle sœur pour Veronica qui n’apprécie que moyennement l’arrivée de cette demi-sœur. Loin d’apprécier la demande de paix de son père, Veronica les vire donc de chez elle. Même si elle est toujours techniquement chez Hermione, oui.

Hiram s’amuse ensuite avec tous les habitants de Riverdale : il impose sa nouvelle fille dans le speak-easy de l’autre, propose un chèque à Archie pour passer pour un bienfaiteur de la ville (Archie refuse, hein) et débarque par effraction chezsa femme pour mieux s’y déshabiller et la convaincre de le reprendre. Je suis si blasé par ce couple.

Veronica aussi, en plus. Elle se rend vite compte de ce qu’il se passe quand son père dépose ses valises chez elle et lui assure que Veronica reste sa préférée. Elle n’a aucune raison d’être jalouse de sa demi-sœur, alors tout va bien. AHAHAHA. Ce foutage de gueule. Et ce n’est pas fini : Hiram lui envoie ensuite la demi-sœur chez Pop’s pour aider Veronica à avaler la pilule.

La demi-sœur lui raconte sa super histoire familiale, avec l’amante d’Hiram dont il a toujours pris soin jusqu’à sa mort (une de moins, YES) avant de prendre soin de sa fille. Super. Sinon, Hermione et Hiram renouvellent les vœux de leur mariage, finalement. Veronica se décide même à y assister… jusqu’à ce qu’elle se rende compte que sa sœur prend vraiment sa place et qu’elle se découvre jalouse. AHAHA.

Archie reçoit heureusement les jeux-vidéos de Veronica au gymnase et il les propose gratuitement aux jeunes rebelles et délinquants de la ville… qui préfèrent les pizzas gratuites de Dodger. Mais ? Sérieusement ? Pour les convaincre de revenir, Veronica offre alors des milkshakes et de la bouffe de Pop’s, et ça suffit à ce que le gymnase se transforme en boum d’adolescents.

Je suis si mort de rire devant le ridicule de cette intrigue et des ados qui font du ping-pong entre Dodger et Archie. Ca n’a aucun sens. Dodger le prend mal, menace Archie qu’il comprend enfin être le type cagoulé qui le fait tant chier depuis quelques épisodes. Par conséquent, il décide de faire fusiller la maison d’Archie alors que sa mère est encore dedans.

Oh, rassurez-vous, c’est un échec pour Dodger, mais ça motive Archie à… demander de l’aide à Hiram ! Je n’en peux plus. Celui-ci refuse, heureusement… par contre, Archie se retrouve quand même dans la merde lorsqu’il retrouve Dodger enroulé dans un tapis, à moitié mort. Il laisse ses empreintes bien partout sur le tapis ensanglanté, en plus ! C’est à croire qu’il a le goût de la prison…

Autrement, la série nous rappelle que Jug et Betty sont toujours en couple. La scène ne sert qu’à ça, les voir se galocher et on change ensuite bien vite de sujet avec Betty qui veut toujours prouver à Kevin que son frère est un possible serial-killer. Pour se faire, elle se décide à retourner au parloir, sa seconde maison, pour parler à son faux demi-frère.

Rien que ça. C’est l’occasion aussi de nous ramener le jingle-jangle, il ne manquait plus que ça. Le pire, c’est encore que Betty n’est pas sûre de faire confiance à Chip… mais alors pourquoi tu lui parles ? Chip insiste en tout cas pour dire que Charles a tué un type avec une paire de ciseaux pendant qu’il était drogué, et Betty n’hésite pas à le raconter à son (vrai) demi-frère.

Elle le passe ensuite au détecteur de mensonges, allons savoir pourquoi. En plus, les vrais serial-killers sont capables de tromper les détecteurs, non ? En tout cas, Betty est sûre d’elle et elle teste le détecteur sur Charles, le forçant à révéler qu’il cache quelque chose. Malin, celui-ci lui avoue qu’il est aux Narcotiques anonymes. Aha.

Le problème de tout ça, c’est que Chip fait ensuite des siennes en parlant au FBI et en balançant l’emplacement du corps du type tué par Alice. Ne manquait plus que ça. Bien sûr, ça permet à Charles de s’imposer comme un sauveur qui prévient Alice et qui aide FP à déterrer le corps pour le replacer ailleurs. C’est du grand n’importe quoi, et ça me fait beaucoup rire parce que Betty tombe dans le panneau super rapidement.

La série tente ensuite de nous surprendre en confirmant que Charles bosse avec Chip depuis le début, et qu’en plus, ils s’aiment. Allons bon.

De son côté, Jug se met à relire toute la série de son enfance et il à présent persuadé que les auteurs sont trop distincts les uns des autres. Il reconnaît les empreintes de chaque auteur dans leur style d’écriture, mais il ne s’en était jamais rendu compte avant. Et désormais, il est persuadé que la série a été volé à son grand-père, qui en était l’auteur d’origine. Lol.

Pourquoi pas, hein, mais la manière dont il le présente… Il insiste pour dire que le premier roman est super différent et que c’est forcément celui de son grand-père parce qu’il… a laissé un mot dedans pour son petit-fils ? Ouais, c’est aussi le premier qu’il t’a offert, boulet. Enfin, boulet : la série va lui donner raison, c’est sûr et certain.

Cela ne manque pas, et il s’en rend compte grâce à l’écriture de son grand-père dans le journal du lycée – qu’il retrouve grâce aux archives de Betty. Persuadé d’avoir raison, Jug n’hésite pas à aller confronter celui qui clame être l’auteur du premier livre de la série. C’était plutôt sympathique comme scène, parce que ça révèle ce type comme un méchant là où Jug le voyait jusque-là comme un mentor. Aha. Il se trompait : le mentor n’hésite pas à le menacer de le faire expulser de sa fac alors même qu’il est encore censé être au collège.

Comprenant qu’il est possiblement dans la merde, Jug décide d’aller se plaindre dans les jupons du doyen, histoire de se simplifier la vie. Ce dernier reconnaît heureusement le problème… avant de se décider à se suicider, ne pouvant venir en aide à Jug. Et quand je dis qu’il se suicide, le type prend la décision de plonger à travers une vitre, me provoquant le plus gros fou rire de cette saison pour le moment.

Il est, vous l’aurez deviné comme moi, remplacer par le plagieur du grand-père de Jug, sinon, ce ne serait pas drôle.

Pendant ce temps, Cheryl n’est toujours pas en paix avec sa famille de cinglés et avec la poupée qui la mate en train de dormir – de dormir, et de rêver de sa famille au complet prête à la tuer. Tu m’étonnes. Elle entoure donc de sel la poupée de son frère… mais ce n’est pas suffisant pour empêcher le mauvais sort qui hante la famille.

Dagwood avale donc une balle de ping pong et finit à l’hôpital, et la tante et l’oncle de Cheryl débarquent dans la maison familiale, ce qui fait que… Cheryl s’évanouit. Encore et toujours. C’est insupportable, franchement, elle a combien de membres de famille qui vont débarquer et la faire s’écrouler ? Je n’arrive plus à en rire.

Sa famille débarque parce qu’il y a toujours un business de sirop d’érable en cours dans la famille, et ça fait perdre pas mal d’argent à tous. Cheryl accepte d’étudier cette proposition… jusqu’à ce que sa tante lui demande d’accéder à la chapelle de la maison. Ce n’est pas exactement possible, puisqu’il y a toujours le cadavre de son frère dedans. Tant pis pour Toni qui espérait enfin un nouveau départ !

Et tant pis pour Cheryl qui se voit menacée par sa famille d’être déclarée inapte. Tout ça, c’est avant que Toni ne tue l’oncle de Cheryl évidemment : celui-ci découvre en effet le cadavre de Jason dans la chapelle et s’en prend physiquement à sa nièce, tentant de l’étrangler. Ca ne peut se passer comme ça.

Compteur d’Archie à poil : Vraiment, je vais perdre mon pari juste parce qu’Archie tente de jouer les héros pour un tas de gamins manipulables à coup de pizzas gratuites, je suis dépité !

Saison 4

Riverdale – S04E05

Épisode 5 – Witness for the Prosecution – 13/20
Ils tentent vraiment de faire un épisode horrifique, mais quel échec ! Je continue de bien me marrer devant la série, mais c’est à peu près tout ce qu’il y a à retenir de cet épisode – ça, et sa drôle de scène finale qui me rend curieux de ce qu’ils vont nous pondre comme intrigue totalement perchée cette fois-ci. Je pensais être prêt à tout, pourtant.

Spoilers


Aren’t you guys senior?

Oh putain, rien que les premières lignes de scénario de cet épisode devraient être récompensées d’un award du plus mauvais scénario ever. Archie y est présenté comme un super-héros, et c’est trop drôle. Il vient au secours d’une femme dans une allée sombre en train de se faire voler son sac à main. La simple vue d’Archie masqué fait peur à l’homme… et à la femme qui n’hésite pas à le gazer sans la moindre raison. J’ai tellement ri.

Le lendemain, Archie est fatigué, mais ce n’est que le début d’un long épisode pour lui : non seulement, il n’y montre pas ses abdos, mais en plus, il se retrouve à gérer des préados boutonneux qui volent des comics book le jour et des enjoliveurs la nuit. C’était bien drôle, surtout quand le préado se met à en vouloir à Archie parce qu’il est un lycéen qui risque de se barrer à l’université.

Archie l’ignore et est a priori heureux de le voir partir, mais c’est avant d’avoir la visite du shérif lui signalant des plaintes sur sa salle. C’est si insupportable cette série : le shérif donne ensuite des conseils de chef de gang à Archie, parce que pourquoi pas ? Fort de ce conseil, notre rouquin décide d’organiser une conférence de presse : on lui dit de sympathiser avec les habitants du quartier qui se plaignent de lui, alors il est logique d’appeler la presse (Alice) pour faire un discours tout pété annonçant qu’il va lancer un programme de parrainage pour aider les jeunes désormais, avec l’aide des équipes sportives de Riverdale High.

Alice est toute fière d’Archie… et je cherche encore à comprendre pourquoi ? Bon, on va dire que c’est pour nous faire croire que son speech est exceptionnel quand c’est un tas de nullités. Vraiment, que c’est mal écrit. Archie finit toutefois par découvrir un gros problème : Dodger paie les habitants du quartier – enfin certains – pour avoir la paix ensuite, et en échange de son paiement, il propose à présent de faire en sorte que la salle soit critiquée.

C’est blasant. L’épisode se termine sur Archie menaçant un type qui le menace à son tour de mort, mais comme Archie est déguisé en justicier, personne ne le reconnaît. Pas même les gamins de sa salle de sport. Ca n’a aucun sens.

De son côté, Kevin tente de se trouver un mec dans les toilettes des hôtels, si l’on en croit une réplique qu’il balance à Betty lorsqu’elle cherche à l’inviter à… pardon, j’ai mal entendu ou compris ? Non. Elle veut devenir recrue au FBI et elle emmène son meilleur ami à une sorte de cours mené par son frère. Pourquoi pas.

Elle y découvre qu’elle est capable de reconnaître les serial-killers rien qu’en regardant des photos – ça aurait pu être pratique de reconnaître son père dans ce cas ? – et que, si, les gènes du serial-killer existent. Comme elle est censée les avoir, c’est embêtant. Elle se fait aussitôt une visite médicale pour être certaine de ce que sa mère lui a annoncé, et c’est évidemment le cas. Elle a les gênes d’un serial killer, ça nous fait une belle jambe.

Inquiète, elle n’en parle pas à Kevin… mais passe le reste de l’épisode à ressasser son passé et le possible meurtre de son chat Caramel. C’est rigolo. Elle en arrive à se souvenir avoir utilisé une pierre pour le tuer, ce qui fait qu’elle se réveille. Le lendemain, elle révèle donc à Kevin qu’elle a tué son chat – parce que oui, elle ne lui dit pas pour les gènes, mais moins de 24h plus tard, elle lui révèle tout, allez comprendre ce personnage.

Je sais, je sais. Mes amis du podcast doivent être traumatisés par ce chat mort, mais alors moi, le montage m’a fait vraiment rire, surtout avec le bruitage tout à fait atroce et peu crédible. Tout ça mène Betty à prendre la décision de démissionner de son stage. Elle ne veut plus faire partie du FBI parce qu’elle a les gènes du serial-killer, lol.

Pour la convaincre de rester, Charles lui annonce alors qu’il a lui aussi les gènes. Euh. Il n’a pas le même père que Betty, qui avait lui aussi les gènes, donc ? On se fout de nous ? Puis n’était-elle pas censée être capable de reconnaître les serial killers à vue d’œil ? Je me marre tant. Bon, le pire, c’est encore qu’elle décide d’assister désormais au cours de Charles afin de savoir si son frère est un serial-killer. Elle a la conviction qu’il lui cache des choses, alors elle le prend en filature et embarque à nouveau Kevin dans son délire.

En parallèle, Veronica est débordée par sa vie d’adolescente, autrement : deux dissertations à rendre, le procès de sa mère, le procès de son père. Non, ce n’est pas une ligne de ma critique, c’est une réplique de la série, et je ne pouvais pas la laisser passer comme ça. Les procès à venir posent bien des problèmes à Veronica, puisqu’elle a demandé à Pop de trafiquer les comptes du diner et que les avocats d’Hiram le savent bien.

Ils le convoquent donc pour le procès, et Veronica accepte finalement de témoigner. C’est elle qui organise toute la défense, pas la procureure chargée du cas, hein. On commence toutefois par le procès d’Hermione, où une femme mystérieuse assiste à l’audience dans une tenue qui ne fait qu’on voie qu’elle. Tout ça se passe mal pour Hermione, puisqu’elle est soudainement accusée d’être la propriétaire de la cabane où a eu lieu le meurtre dont elle est bien coupable, mais ça, elle ne veut pas le reconnaître pour ne pas aller en prison.

Tout ça donne donc à Veronica l’idée de la faire gracier par le gouverneur, puisqu’elle le connaît : il suffit donc qu’Hermione reconnaisse ses crimes, soit condamnée (probablement à vie), avant d’être graciée. Vu comme ça. Veronica fait donc son petit chantage, Hermione se reconnaît coupable et… Putain, mais non en fait ? C’est tellement évident que ça va mal tourner.

Pourtant, ça se passe relativement bien pour Hermione. Le seul problème, c’est que la femme mystérieuse finit par révéler sa véritable identité : elle est détective privée, mais elle est aussi Hermosa, la (demi ?) sœur de Veronica. Et elle, elle est fidèle à son père, dont elle sauve le procès grâce à ses écoutes des conversations entre Veronica et la procureure. Cette dernière laisse tomber les charges contre Hiram, consciente qu’elle n’a pas assez pour l’envoyer en prison.

L’intrigue est ridicule, mais ce n’est rien comparé au jeu d’Alice, qui est tellement drôle et dans le surjeu permanent. Elle apprend ainsi l’existence d’une autre fille d’Hiram et nous fait une super grimace, mais elle ne lui pose pas la moindre question dessus alors que ça semble pourtant être un scoop ? À la place, elle se contente d’une question sur l’avenir de l’ex prévenu – qui est censé lui faire peur, en théorie, non ?

Hiram déclare donc qu’il veut devenir maire à présent, et bordel, on peut s’en passer. En plus, ils viennent juste d’avoir des élections, comment c’est possible ?

Pendant ce temps, dans la fac d’écriture de Jug… ben on se fait toujours chier. Jug est désormais totalement fasciné par son prof qu’il semble avoir envie de prendre sur son bureau maintenant qu’il sait qu’il est l’un des auteurs de sa saga préférée. EUKE. Il déterre donc les livres en question chez son père histoire de pouvoir passer la nuit à lire à la lampe torche. Super.

Le lendemain, il apprend qu’il est possible pour lui d’écrire le livre suivant dans la série : tous les auteurs sont passés par cette fac, et Mr. Dupont qui chapote tout ça à présent cherche quelqu’un pour écrire le prochain. Il a pour devoir d’écrire trois chapitres dessus… mais préfère découvrir que son grand-père était lui-même écrivain et connaissait le fameux Dupont.

Jughead se place donc, mais ça ne plaît pas à son père : le shérif de Riverdale n’a pas les meilleurs souvenirs concernant son propre père (putain mais comment est-il passé de chef de gang à shérif ?) et refuse donc de rejoindre Jug à une cérémonie entre écrivains. Enfin, cérémonie. Grosso modo, ils y jouent à un jeu que j’adorais quand je faisais du théâtre, où on peut devenir serial killer en clignant des yeux. Jug y est un super mauvais meurtrier, commençant par tuer la personne à qui il parle, seul.

Comme il est super mauvais, c’est sans la moindre surprise que les scénaristes décident de le faire gagner, même lorsqu’il est seul contre Bret. Ce dernier le vit mal, le prend mal, s’énerve contre Jug et les deux adolescents en viennent aux mains. Finalement, Jug se calme, apprend que son grand-père tenait à lui puisqu’il lui envoyait les livres qu’il adorait quand il était enfant et trouve même un message caché dans un des livres. GENRE. Quand je dis message caché, c’est juste que FP a arraché une page de manière hyper visible et que ce qui était écrit dessus l’était avec tant de force que ça avait marqué la page en-dessous.

C’est d’autant plus ridicule que les traces d’écriture sont limite lisibles à l’œil nu… En tout cas, Jug apprend que son grand-père tenait à lui et lui laissait le conseil de ne jamais laisser personne lui prendre quoique ce soit. Fort de cette information, il décide donc de participer au concours d’écriture pour le tome suivant, sous le nom de Forsythe, 3e du nom.

Je n’en ai toujours rien à taper. Le problème, c’est que Jug est au cœur du fil rouge de cette saison : un flashforward nous indique que dans quelques mois, FP viendra interrompre un cours des trois meilleurs amis de son fils (ah ils vont donc encore en cours ?). Là, il les arrêtera pour le meurtre de Jug. Et c’est tellement mal joué… Je veux dire, il n’y a pas un acteur pour le jouer de manière crédible, et on a des ralentis sur tout le monde à moitié mort de rire face à la médiocrité du scénario. C’est triste pour eux.

Et drôle pour nous. Le concours d’écriture ayant pour thème « meurtre parfait », il y a de fortes chances pour que tout ça ne soit que supercherie, je vous rassure. Enfin, vous êtes sûrement plus loin que moi dans la série, cela dit. Ce n’est jamais que ma petite théorie, échafaudée bien trop tôt avec cette série !

Compteur d’Archie à poil : … Toujours rien ?? Je ne vais quand même pas perdre mon pari !

Saison 4