Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

> Saison 1


Spoilers

101.jpg

And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

> Saison 1

Les séries à découvrir cet été

Salut les sériephiles,

Il est déjà bien tard et je n’ai pas encore publié mes articles du jour… Oups. Pour une fois, j’ai eu envie de commencer par le TFSA parce que le thème choisi par Tequi est un thème que j’aime beaucoup, puisqu’il consiste à évoquer un peu le planning de l’été. Il y est en effet question des séries que l’on souhaite découvrir cet été. J’ai beaucoup de rattrapages à faire, alors je m’étais dit que j’irai mollo sur les séries estivales… mais comme d’un autre côté, je n’en ai presque plus dans les mois à venir, pourquoi ne pas en commencer de nouvelles ?

Dans cet article, je ne vais vous parler que des nouveautés qui ont su attirer mon attention… En espérant peut-être vous en faire découvrir certaines, qui sait ? Les dates sont en J+1, comme toujours.

 

  1. Pandora (CW) : 10 juillet

En 2199, une jeune femme qui a tout perdu se rend à l’Académie Terrienne d’Entraînement Spatial pour apprendre à défendre la galaxie de menaces intergalactiques. Rien que ça ! C’est un synopsis qui promet une série pour ado pas bien crédible et aux effets spéciaux discutables… mais pour l’été, ça peut aussi s’avérer hyper fun. En revanche, aucune image, aucun trailer, mais la CW annonce une sortie dans moins d’un mois… Un peu comme pour The Outpost l’an dernier, c’est le genre de série que je ne devrais même pas envisager de regarder mais qui se fraye un chemin parce que je suis curieux. Et puis, c’est un peu plus mon genre d’histoire, aussi. Dans l’idéal, j’espère même qu’on l’aura rapidement sur Netflix, sur un malentendu… !

  1. The Rook (Starz) : 1er juillet

Une jeune femme se réveille, amnésique. Par chance, elle s’est enregistrée une vidéo qui lui explique qu’elle a des pouvoirs et qu’elle est au cœur d’une conspiration qui va peu à peu compliquer grandement sa vie. Franchement, ce synopsis est passe-partout en 2019 et j’aurais probablement passé mon chemin si Olivia Munn n’était pas au casting dans le second rôle. Là, d’un coup, la série a su attirer mon attention. Et puis, j’aime bien quand il est question de pouvoirs après tout. Par contre, le titre, gros fail quand même, c’est à ne pas confondre avec The Rookie.

  1. Grand Hotel (ABC) : 18 juin

Dans la catégorie « Guilty Pleasure », la nouvelle série d’ABC se place là et nous propose une série estivale en veux-tu en voilà qui suit la vie d’un grand hôtel géré par une famille qui se déchire et aux employés à la vie palpitante… Un soap on ne peut plus classique, quoi, ce sera parfait. En plus, ça me fera une série le mardi, c’est très bien comme ça !

  1. Euphoria (HBO) : 17 juin

Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous. La série fait déjà scandale aux USA où les conservateurs la voient d’un très mauvais œil ; avec un acteur qui a démissionné dès le premier épisode et avec des articles qui disent que ça va être trop trash. Généralement, je passe son chemin sur ce genre de séries, mais là, la série parvient à me donner envie de la voir juste parce que le rôle titre est tenu par Zendaya, et que moi, je suis tombé amoureux de Zendaya dans The Greatest Showman. Ouais, je sais, ça commence à faire beaucoup d’actrices rien que dans cet article, je suis dans l’abus… mais c’est pas grave, si ?

  1. Trinkets (Netflix) : Aujourd’hui

Alors qu’elle est en plein deuil, une adolescente tisse de nouveaux liens d’amitié avec deux autres lycéennes rencontrées dans un groupe de Cleptomanes anonymes. La série a l’air bien drôle, avec une ambiance très Bling Ring dans le style ! Je compte bien la tester une fois que je serai au jour dans mes hebdos, parce que ça m’intrigue. Ce sont des épisodes de 30 minutes en plus, je ne prends pas beaucoup de risques… Et là pour le coup, il n’y a rien du tout qui justifie mon envie de la regarder, si ce n’est que le trailer a attiré mon attention. On verra ce que ça vaut.

Voilà, ça me fait déjà cinq nouveautés à voir cet été… mais ce n’est pas tout, bien évidemment. Il y en a d’autres sur lesquelles je céderai peut-être – coucou The Boys, sur des super-héros pas gentils – ou très probablement – du genre le spin-off de Suits, Pearson, si j’arrive à me mettre à jour dans la première. Il y a aussi des séries d’horreur qui sont sorties cette année sur Netflix et qui sont bien tentantes pour les jours chauds… Bref, j’ai largement de quoi faire cet été !