9-1-1 – S03E08

Épisode 8 – Malfunction – 15/20
L’épisode était tranquillement en train de m’endormir en ce mardi soir, quand soudain, il m’a finalement réveillé. Bref, il se passe un milliard de choses en un épisode et ce n’est pas toujours exceptionnel, mais il y a des acteurs dans cette série qui se défoncent pour donner le meilleur d’eux-mêmes à chaque fois. Quant aux scénaristes, ils prennent un vicieux plaisir à torturer les personnages, clairement.

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Spoilers

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Who was driving the ambulance?

Ah ! J’y ai cru ! J’ai pensé que l’épisode commençait dans un cinéma, mais finalement non. Si proche d’un point de Bingo Séries inattendu, franchement… Bon, on commence donc dans cet épisode par un spectacle sur glace qui, évidemment, tourne mal. Rien de bien surprenant, on est devant cette série juste pour ça. Quelques doigts coupés et un couple d’Hansel et Gretel liés à jamais, voilà le bilan d’un simple bout de costumes qui tombe par accident sur la piste.

Le début d’épisode ne fait pas rêver. Je me souviens d’une époque où j’étais vraiment angoissé par les accidents mis en scène par la série, mais ça y est, à force d’en voir, je suis de nouveau sensibilisé. De cette scène, il fallait surtout retenir que Bobby a fait du patinage enfant et que Hen n’était pas dans son assiette.

Du côté de Bobby, ça tourne en scène ridicule où les autres pompiers retrouvent une photo de lui enfant pour se moquer de lui, et ce n’est pas cool du tout. Quant à Hen, elle passe l’épisode à être ailleurs, en retard ou au téléphone avec Cheryl. Et personne ne lui demande quoique ce soit. Bien évidemment, son principal problème est que Karen n’arrive pas à tomber enceinte et qu’elle est en plein deuil des six embryons qu’elle a perdu.

Les autres pompiers finissent par s’inquiéter pour Hen, quand même, mais c’est surtout sur du temps off de Buck et Chimney. Ils ont de quoi s’inquiéter, parce qu’il n’y a pas que Hen, il y a aussi Eddie qui est bizarre. Et puis, Maddie révèle à son frère qu’elle est forcée de revoir un psy.

Après l’épisode centré sur le passé d’Athena, on découvre dans cet épisode qu’elle est suspendue et passe désormais son temps à s’occuper comme elle peut. Sa suspension, c’est un peu notre confinement, parce qu’elle semble avoir fait quatre fois le tour de son appartement avant de se rendre à la caserne pour leur faire à manger.

Bien sûr, Athena prend la peine de s’inquiéter d’Hen et de lui demander ce qu’il se passe. Heureusement qu’elle est là, franchement. Elle permet à Hen de vider son sac sur la dépression de Karen qu’elle n’arrive pas à comprendre ou atténuer. L’amitié de ces deux-là fait du bien à voir.

La scène suivante enchaîne sur un autre incident au sein d’un club de boxe. Euh, je sens que je ne vais pas accrocher à cet épisode, c’est quelque chose. Je ne comprends vraiment plus Eddie dans cette saison, sa colère sort de nulle part et son évolution va à l’encontre de tout ce qui était décrit pour le personnage durant les premières saisons. Bref, ça me laisse totalement perplexe. En tout cas, il se fait du fric facile, alors il est content de pouvoir s’acheter une nouvelle voiture qui épate Buck.

L’avantage, c’est qu’il dit à peu près comme moi : Eddie n’est pas lui-même. Bien sûr, tout ça ne peut que mal tourner : lors d’un combat, Eddie finit par péter le nez d’un homme et de manquer de peu de le tuer. Heureusement, il parvient à le sauver aussi, mais il se fait évidemment engueuler par sa nouvelle amie, Lena, qui est la seule à connaître son nouveau passe-temps et qui fait vite le lien. Si elle l’engueule, elle prend tout de même la peine de le couvrir une nouvelle fois.

Ce n’est pas très discret et son capitaine la grille directement, appelant Bobby pour le prévenir. Eddie est persuadé que la fuite vient d’elle pourtant, la pauvre. Bobby finit par lui apprendre que c’est l’inverse, avant de confronter Eddie pour savoir exactement ce qu’il a à lui apprendre. Malheureusement, il faut que je me rende à l’évidence : je n’y arrive plus avec Eddie. La scène émotion où il explique à Bobby que sa femme voulait divorcer juste avant de mourir n’a pas réussi à m’attendrir, alors même que cette intrigue était cool l’an dernier…

Une deuxième intervention intéressante voit un homme arriver à l’hôpital dans une voiture qui conduit toute seule. Il arrive littéralement dans l’hôpital, parce qu’il fait une crise cardiaque avant d’arriver. Concrètement, c’est à peu près le seul intérêt des deux scènes qui lui sont consacrées : une bonne idée, mais pas d’histoire à raconter. Ils ont un truc dans cet épisode contre la technologie en tout cas.

En effet, le cas suivant voit un certain Jérôme (super le prénom, merci) décider de pisser sur un robot au travail où on l’interdit d’aller aux toilettes. Le robot décide alors de s’en prendre à lui, ce qui mène à quelques scènes comiques qui permettent aussi à Hen et Chimney de faire du bon boulot ensemble.

Ils emmènent alors Jérôme à l’hôpital, Hen étant celle qui conduit le camion, ayant un super bouton technologique permettant de faire passer les feux au vert pour les pompiers. C’est génial, mais dans un épisode pareil, ça veut surtout dire que ça va planter au pire moment.

Ainsi, Hen se retrouve à percuter une voiture de plein fouet, voiture dans laquelle se trouve une jeune prodige de la musique qui n’avait absolument rien demandé. Hen est particulièrement affectée par l’accident, évidemment. Elle ne peut toutefois pas être celle qui travaille sur ce cas, et c’est tant mieux, parce que tous les pompiers qui arrivent sur la scène ne parviennent pas à sauver Evelyn, la jeune en question.

Hen a la chance d’avoir Athena pour la réconforter et lui expliquer comment répondre à la police et se taire alors que des badauds filment, mais le mal est fait : Hen vient de tuer quelqu’un. C’est une fin pour le moins percutante, qui donne envie de rester légèrement plus longtemps devant la série, finalement. C’était une jolie performance de l’actrice qui permet de tirer cet épisode vers le haut alors qu’il ne m’avait que partiellement convaincu jusque-là. Voilà une intrigue qui sera intéressante à suivre au prochain épisode au moins !

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Upfronts 2020 (#1) : une rentrée bien fade

Salut les sériephiles déconfinés,

Hook ABC upfront (nononononoNONONONO!!!!!! That face ...

Je vous l’annonçais hier, je suis bien embêté par les upfronts de cette année, parce qu’ils bousculent toutes mes petites habitudes qui est d’y consacrer deux semaines complètes d’articles du jour. Cette année, pandémie mondiale oblige, tout est chamboulé et la traditionnelle semaine d’annonces des networks américains s’en retrouve tout bonnement anéantie. Ainsi, CBS a fait ses annonces en avance, mais ne donnera sa grille de fin septembre que le 19 mai, ABC a décidé de ne rien communiquer avant la fin du mois et la Fox a joué le jeu et annoncé bien malgré elle la couleur d’une rentrée qui sera fade.

Voir aussi : Ce que sont les upfronts

Par conséquent, j’ai décidé de consacrer plusieurs articles à cette rentrée. Ils seront répartis comme je le peux dans les semaines à venir et formeront un seul gros dossier à consulter. C’est parti avec le peu qu’on a à se mettre sous la dent pour le moment.

Les renouvellements

In the Dark : le récap saison 1 | Just One More Episode

Comme c’est à la mode depuis quelques années, il y a assez peu de suspense cette saison du côté des renouvellements. En effet, la CW a pris la décision d’annoncer le renouvellement de toutes les séries de sa grille, à l’exception de celles dont c’est la dernière saison, dès le mois de janvier. De quoi sécuriser une improbable saison 3 à In the dark, malgré des audiences catastrophiques (elle mérite bien mieux !)…

CBS nous a un peu fait le même plan cette année, avec des renouvellements très tôt dans la saison (coucou Evil) et une avalanche de quinze renouvellements la semaine dernière, parmi lesquels on retrouve toute la franchise NCIS et All Rise, qui s’est fait remarquer en proposant le premier épisode tourné pendant le confinement, à distance. Autrement dit, avec cette chaîne, il est plus simple d’être exhaustifs en parlant…

Des annulations

god friended me | Tumblr

Pour le moment, je suis largement épargné puisqu’aucune des séries que je regarde ne semble être vraiment annulé. Même God Friended me qui s’achève à l’issue de sa saison 2 semble le faire avec une fin convenable.

L’avantage de l’épidémie et du confinement, c’est aussi que ça nous permet de limiter les annulations de séries. En effet, les chaînes n’ont pas trop envie de se séparer des séries en ce moment, et certaines aux audiences fragiles risquent fort de revenir rien que parce qu’elles sont déjà installées auprès du public, et dans les studios. Ce n’est pas trop le moment pour lancer…

Des nouveautés ?

Elles se comptent en effet pour le moment sur les doigts de la main. Les chaînes se montrent frileuses puisque les pilots n’ont pas pu être tournés en temps et en heure pour les démos qui déterminent largement ce qui naîtra ou non. C’est là qu’on en arrive au cœur du problème : comment choisir les séries de demain ?

New trending GIF on Giphy August 10 2017 at 12:56PM | Giphy ...

La majorité des networks, à l’instar d’ABC, a pris la décision de zapper la phase pilots pour directement commander, après une possible mise en ligne pour tester la popularité.

Bien sûr, certaines nouveautés vont présenter moins de risques que d’autres : un spin-off pour Younger (CBS) centré sur Kelsey (oh mon dieu !) et pour New-York Unité Spéciale (NBC), les reboots (The Equalizer sur CBS), les revival (Superman & Lois ainsi que Walker Texas Ranger sur CW), les suites improbables (Clarice sur CBS, un procédural pour faire suite au Silence des agneaux)… Autant de projets qui sont plutôt sûrs de trouver leur public… mais pas forcément de les séduire. Et puis, ça n’empêche qu’on a le problème des tournages non commencés.

Du recyclage

Pour faire face à la pénurie de séries, les chaînes semblent toutes se tourner vers un principe que les français connaissent bien : le recyclage de séries des chaînes câblées. À l’instar de M6 qui vient de commencer à diffuser This is us après Canal +, Amazon Prime Video et 6ter en la présentant comme une « nouvelle série événement », les grands networks américains se tournent donc vers des séries déjà existantes pour combler les grilles.

D’une part, il faudra donc compter sur des nouveautés qui étaient originellement prévues pour une diffusion cet été – ce qui a tendance à me laisser frileux, parce qu’une série d’été, ça n’a parfois rien à voir avec une série d’automne. Fox a ouvert le bal en proposant neXt – dont j’ai déjà parlé l’an dernier, on n’en finit plus de l’attendre ! – et Filthy Rich dans sa grille. L’avantage, c’est que les deux me tentaient plutôt bien, mais qu’on sait bien que je n’aurais pas eu le temps de les voir en ce moment !

D’autre part, des séries déjà connues des amateurs pour avoir été diffusées sur des chaînes câblées vont débarquer à heure de grande écoute… C’est par exemple le cas de LA’s finest que la Fox a décidé de propulser dans sa grille de rentrée… Alors même que nous, en France, on en a déjà eu une diffusion sur M6. La CW aussi s’est lancée, en annonçant la diffusion des deux saisons de Tell Me A Story, qui se fait sauvagement annulé au passage, allez savoir pourquoi. Bref, les networks font ce que tous les sériephiles s’apprêtaient à faire : ils vont farfouiller dans les séries qui attendent bien au chaud…

9-1-1 on Fox

Et des retours ?

Les retours des séries qu’on adore tant et qu’on suit habituellement dès fin septembre ne sont pas du tout garantis pour l’instant… Enfin, du moins, pas dès octobre. En effet, la mode du recyclage ne s’explique pas uniquement parce qu’il n’y a pas de nouveautés, mais aussi parce que les tournages des séries plus anciennes ne sont pas encore garantis. Jouant la prudence, la FOX a ainsi décidé de décaler à la mi-saison la grande majorité de ses séries habituelles. Exit 9-1-1, donc… Et moi qui voulais justement continuer de la rattraper ce soir, je me dis que j’ai intérêt à faire durer cette saison finalement !

Voilà, je pense que j’ai fait le tour des premières informations tombées ces derniers jours. N’hésitez pas à me suivre sur Twitter (@ShipouJG) où je réagis généralement « en direct » dès que je vois les informations tomber avant de tout compiler dans des articles. Le prochain sur les upfronts, je l’écrirai dès qu’on en saura suffisamment pour que je me lance…

Quant à moi, l’avantage, c’est qu’à la rentrée, j’aurai un peu moins de séries à regarder, donc du temps en plus, peut-être, pour sauver du naufrage complet mon Challenge Séries 2020. Ouais, bon, ce n’est pas gagné. N’empêche que ça tombe bien tous ces bouleversements l’année où j’ai pris du retard dans (presque) toutes mes séries ! Je reste prudent dans mes pronostics, parce qu’il y a aussi énormément de lectures de scripts et de réunions de casting à distance en ce moment…

9-1-1 – S03E07

Épisode 7 – Athena Begins – 14/20
Comme l’an dernier et malgré de légères améliorations dans la structure de l’épisode, je suis principalement frustré par cette origin story. Je le savais avant de commencer, au moins, c’est déjà ça : ça aide à faire la pilule. Quant à l’histoire en elle-même, elle est très sympathique, je dois bien le reconnaître, mais ça sortait tellement de nulle part que c’était difficile d’y accrocher pleinement, malgré de belles prestations.

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Spoilers

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It was my ex-fiance.

C’est reparti pour ces épisodes que je n’aime pas, consacré à un personnage que je n’aime, à un moment où je ferai mieux d’être au lit. J’ai tout gagné, je sais, mais je me suis dit que je n’aurais jamais envie de reprendre la série si je n’enchainais pas immédiatement après un épisode que j’ai bien aimé. Et puis, on ne sait jamais, parfois on a de bonnes surprises.

On retrouve dans cet épisode la supérieure d’Athena, introduite deux épisodes plus tôt, qui vient lui annoncer qu’on a retrouvé l’arme qui a tué Emmet. Emmet ? Oh, personne d’autre qu’elle ne semble savoir qui c’est, mais c’est juste… son ex-fiancé, qui s’est donc fait tuer. Normal.

Une fois cette introduction sympathique effectuée, on est prêt pour repartir en 1989, afin de découvrir exactement ce qu’il en est de cette histoire. Eh beh, ça promet ! Athena n’est alors qu’étudiante et elle décide d’accorder un œil à la brochure de la police quand le beau Emmet, tout d’uniforme vêtu, lui propose de le faire. C’est d’un cliché… mais c’est cohérent après tout. Athena est en revanche loin d’être le personnage que l’on connaît aujourd’hui à cette époque-là.

Elle a encore sa mère, à qui ça tombe bien Harry vient de la comparer dans le présent (quand elle jugeait les plans d’orientation de son copain). La mère d’Athena ? Elle semble bien plus sympa que sa fille et elle parle de la vie glauque en ville, ce qui donne encore plus envie à sa fille de rappeler Emmett. Qu’est-ce que je pense d’Emmett ? C’est compliqué, il parle surtout boulot avec Athena, alors j’ai du mal à accrocher à son personnage. Surtout que je sais qu’il ne va pas tarder à mourir. Je ne vais quand même pas m’attacher à un personnage qui ne passera pas l’épisode et qui n’a absolument aucun impact sur l’Athena que je connais aujourd’hui.

C’est finalement le plus gros problème de ces épisodes sur la vocation de nos premiers répondants : on sait ce qu’ils deviennent, on sait que tout ça n’a pas vraiment d’impact sur la suite de la série alors que d’autres intrigues sont mises de côté pour ça. Bon, en tout cas, Athena se retrouve rapidement dans les rangs des bleus, mais si je voulais voir ça, j’aurais lancé The Rookie dans laquelle j’ai aussi pas mal de retard. Bien sûr, pour l’époque, la position d’Athena est vraiment compliquée : elle est noire et c’est une femme, ça fait deux gros défauts aux yeux de son supérieur direct.

Et aux yeux de tous ses collègues. Même si elle a déjà un fort caractère dès le départ, on comprend dans un montage tout ce qu’il y a de plus classique que ses mois d’expérience en tant que bleue ont forgé le caractère qu’on lui connaît aujourd’hui, puisqu’elle a dû faire face à pas mal d’injustice. Au milieu de tout ça, elle a entretenu une jolie relation avec Emmett, aussi, rencontrant ses beaux-parents entre deux arrestations.

C’est quand même particulier de faire un épisode d’origin story et de bâcler autant les premières enquêtes et interventions du personnage. J’imagine que le but est de se laisser du terrain fertile pour d’autres épisodes de ce type ensuite. Quant aux fiançailles, elle trouve sa bague par hasard, Athena, mais nous, on n’a absolument aucune surprise contrairement au personnage. Déjà qu’on est spoilé sur son futur, on est même spoilé sur les événements principaux de cet épisode !

Quant aux leçons que lui donnent son supérieur… bof. Je l’ai juste soupçonné d’être le meurtrier d’Emmett tellement on insistait sur le personnage. Finalement, on arrive assez vite au jour de la mort du fiancé, qui est aussi le jour où Athena rencontre Elaine, sa boss aujourd’hui. Elle lui explique qu’Emmett était au mauvais endroit au mauvais moment… parce qu’Athena lui a demandé de passer faire des courses pour lui. Oups ! En tout cas, malgré tout ça, Athena a trouvé sa vocation, et elle s’y tient, n’en déplaise à sa mère qui a peur de la voir mourir, surtout quand elle lui annonce ça devant une vidéo de flics blancs tabassant un oir.

En parallèle de ces flashbacks, on voit aussi Athena évoluer dans le présent. C’est un gros point positif par rapport aux épisodes « Begins » des saisons précédentes en ce qui me concerne. Après, ça n’apporte pas grand-chose : on retrouve ainsi Athena en train de parler avec Hen de son passé et de son fiancé dont personne n’a jamais connu l’existence, pas même les scénaristes avant d’écrire cet épisode.

Bien évidemment, Hen est la seule dans l’entourage d’Athena à ne pas lui dire de ne pas enquêter sur le meurtrier d’Emmett. Elle s’y colle donc de manière bien peu discrète mais qui semble endormir ses collègues. Soit. Moi aussi je m’endors après tout. Cela lui permet de récupérer des informations confidentielles discrètement… mais pas assez : le collègue et ami qu’elle vole ainsi se rend compte de ce qu’elle a fait et débarque chez elle pour l’engueuler.

Non seulement, il fait ça, mais en plus, il lui donne le dossier d’Emmett, finalement. Le problème, c’est qu’il fait ça devant Bobby. Inquiet pour elle, il essaie d’empêcher Athena de mener l’enquête qu’elle veut mener, mais ce n’est pas si simple, surtout qu’elle nous balance la phrase classique avant la pause entre deux actes : elle serait la raison de la mort d’Emmett. Ben tiens. En fait, elle culpabilise de l’avoir fait se rendre acheter quelques courses pour elle, mais bon… Bobby est tellement inquiet pour elle qu’il finit par en parler à Michael.

Je sais que j’ai dit plus tôt dans mes critiques que j’aimais bien leur amitié, mais il y a quand même des moments où c’est creepy de les voir si proches. En tout cas, Athena profite de ne pas les avoir sur le dos pour mener à bien son enquête, hyper simple. Forcément : il n’y a pas le temps de mener cette intrigue correctement puisqu’une bonne moitié de l’épisode est consacré au passé. En tout cas, Athena a du temps à perdre, elle, parce qu’elle veut résoudre le meurtre.

Elle remonte donc la trace de l’arme du mieux qu’elle peut, du prêteur sur gage à l’hôtel où elle a été retrouvée, en passant par de multiples propriétaires. Mais c’est génial les États-Unis dis donc, ça envoie du rêve ! À court de piste, Athena finit par rentrer chez elle… pour mieux tomber sur une intervention de toute sa famille.

On retrouve ainsi sa mère qui est celle qui lui explique qu’elle n’aime pas la voir faire exploser sa vie une nouvelle fois. Athena a beau se défendre et dire qu’elle veut rendre la paix à Emmett trente ans après, sa mère est capable de lui faire entendre raison : c’est elle qui n’est pas en paix. Elle propose donc à Athena de montrer les photos d’Emmet à sa famille aimante. Tellement aimante, d’ailleurs, qu’elle lui propose de retourner mener son enquête, avec son soutien cette fois.

Ben voyons. Et l’avantage d’avoir Bobby dans sa famille, c’est que ça permet aussi d’ouvrir les portes du centre d’appel via Buck : Buck est comme un fils pour Bobby et Maddie est la sœur de Buck. Bon, ça doit aider aussi qu’Athena et Maddie soient potes. Ensemble, elles se coltinent les archives des appels des années 90 dans le motel. Cela aide plutôt bien les choses que Maddie soit mise à pied pour le moment. Par contre, elle semble s’être remise de son angoisse d’être folle, c’est cool.

Si elles épluchent les appels téléphoniques d’une décennie complète, Maddie arrive la première au jour de la mort d’Emmett. Euh, ça aurait pu être malin de commencer par-là, non ? En effet, deux appels passés ce jour-là permettent à Athena de trouver le nom du meurtrier. Elle décide d’aller le confronter pour mieux découvrir qu’il s’agit désormais d’un père de famille bien rangé. Ce n’était pas le cas à l’époque du meurtre, évidemment : il était juste un drogué qui voulait sa prochaine dose et a braqué un caissier de supermarché pour ça. De toute manière, je ne comprends pas pourquoi les américains s’obstinent à aller dans ce genre de magasin à côté des stations-services la nuit alors que c’est toujours là qu’ont lieu les meurtres dans tous les films et toutes les séries.

Bref, pour en revenir au meurtrier, il a passé sa vie à regretter et a arrêté la drogue suite au meurtre. Youpi, on ne pouvait pas faire moins original que ça, non ? Finalement, Athena le convainc donc de se rendre et l’arrête, tout en le laissant avant ça parler à sa famille. L’homme passe aux aveux alors qu’Athena est félicitée par tout le commissariat. Franchement, après trente ans, j’ai plus de peine pour ce pauvre type devenu meurtrier par accident qu’autre chose. Mais bon… C’est la justice. Après, la justice n’aurait pas pu faire grand-chose s’il avait nié les faits à mon avis.

J’ai bien aimé malgré tout la conclusion de l’épisode : Athena se rend chez son ex-belle-mère pour lui annoncer la nouvelle, ce qui est montré en parallèle d’Athena annonçant à sa belle-mère la mort de son fils. C’était émouvant, et probablement un voyage intense et éprouvant pour notre policière qui rentre enfin chez elle après cette interminable journée pour pleurer dans les bras de Bobby. Jolie fin qui remonte un peu le niveau de mon intérêt devant l’épisode.

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9-1-1 – S03E06

Épisode 6 – Monsters – 16/20
La saison continue au même rythme endiablé que d’habitude, et je continue de penser que ça va souvent trop vite, notamment dans la construction des personnages. Les tensions passent et s’apaisent super rapidement, ce qui fait qu’on n’a pas bien le temps de voir grandir les personnages, qui semblent surtout pressés de revenir à un ancien statu quo. Et pourtant, les épisodes passent eux aussi…

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Spoilers

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You can’t help someone by lying to them, Maddie.

Allez, tant que j’y suis, autant continuer la saison et en arriver à l’épisode qui m’intéressait. On reprend sur une sortie scolaire qui promet d’avoir rapidement besoin de nos pompiers et me donne tout de suite mon point de Bingo Séries avec une citrouille. C’est tant mieux, d’autant que j’en avais besoin pour le #Sériesnement du jour aussi. La première intervention ? Deux enfants ont la mauvaise idée d’attaquer des corbeaux qui n’hésitent pas à répliquer et les attaquer aussi.

Heureusement, Hen est une spécialiste d’oiseaux apparemment et elle sait exactement comment faire pour passer sans souci auprès des corbeaux qui ont une bonne mémoire et recherchent toujours les deux petits garçons. C’était surréaliste comme scène, mais j’ai beaucoup aimé, parce que c’était le genre de surréalisme qui reste assez réaliste, parce qu’Hen est toujours un personnage que j’aime découvrir davantage et parce que Chimney m’a fait rire à être hyper craintif… J’aurais tellement été comme lui, à sa place. Et puis, n’oublions pas : on n’attaque pas les animaux qui ne nous ont rien fait, hein.

Chez Athena, l’ambiance est à la fête d’Halloween entre adolescents : May organise une soirée, effectivement. Les scénaristes se servent surtout de ça comme prétexte pour une scène Bobby/Athena où la flic essaie de rassurer Bobby et de le conseiller sur le retour de Buck à la caserne.

En effet, le lendemain, Buck revient au travail, plein d’espoir… mais une caserne n’oublie pas si vite les traitres. Evidemment que personne n’en a rien à faire de son retour. Il devrait plutôt être heureux qu’on ne l’accueille pas avec une citrouille pourrie. Hen est assez sympathique avec lui, cependant, parce qu’elle a un grand cœur. En échange, il prend des nouvelles de sa situation et du bébé qu’il espère voir arriver bientôt, mais bon, ce n’est pas un sujet au cœur de cet épisode.

En tout cas, si Hen est sympa avec lui, si Chimney l’accueille aussi… Eddie est loin d’être ravi de le retrouver. Et il a aussi de sacrés bleus aux bras, avec ses combats nocturnes. Pas le temps de s’en préoccuper cependant : les pompiers sont appelés en intervention… Sans Buck, évidemment. Celui-ci est frustré d’être de retour pour ne rien faire, mais Chimney tente de le rassurer en lui expliquant qu’il lui est arrivé la même chose quand il est arrivé à la caserne. Le seul truc, c’est que Chimney n’est pas vraiment réconfortant à lui expliquer qu’il a récuré la caserne de fond en comble depuis plusieurs mois, de même qu’il ne me rassure pas à voir des corbeaux partout.

Quant à Buck, il voudrait surtout le soutien de son meilleur ami… mais ce n’est plus exactement son meilleur ami après cette trahison. Les deux hommes finissent par se confronter en fin d’épisode, cette fois de manière plus posée que dans l’épisode précédent. Les réconciliations sont clairement possibles quand Buck est mis face à son égoïsme et qu’il le reconnaît, mais aussi quand les deux amis se rendent compte qu’ils partagent la même frustration face à la vie. Oh, c’est beau.

C’est finalement Hen qui est définitivement le meilleur soutien de Buck : elle parvient même à convaincre Bobby que Buck est un bon pompier et qu’il ne cherche pas à risquer sa vie, juste à en sauver d’autres. Ce n’est toujours pas exactement suffisant pour Bobby qui renvoie Buck chez lui.

La deuxième intervention de l’épisode est plus originale encore que les corbeaux… On a affaire à un zombie qui, en plus, n’inquiète pas grand monde en pleine période d’Halloween. En fait, on suit une femme qui percute par accident un cycliste et ne se rend compte de rien à cause d’une commotion cérébrale, alors même que le corps de l’homme percuté est dans son pare-brise.

Elle rentre chez elle, passe sa nuit tranquillement et repart le lendemain sans être plus dérangée que ça par sa présence. Bonjour la crédibilité du truc, mais je suis sûr que ça a déjà dû se produire au moins une fois sur Terre. Et quand je parle de zombies, c’est évidemment parce que le cycliste est encore en vie et agonise toute une nuit.

La moralité de cet épisode est probablement qu’à Los Angeles, on peut profiter d’Halloween pour trimballer des cadavres ni vu ni connu. Bon, plus ou moins quand même, car les gens appellent les secours dès qu’ils suspectent quelque chose, y compris ce corps qui bouge encore à travers un pare-brise. Ce n’est que le lendemain soir que Buck tombe par hasard sur ce corps. Je suis un peu frustré par la conclusion de cette intrigue : Buck parvient rapidement à arrêter la femme, mais on n’en saura pas beaucoup plus.

En effet, le point d’intérêt change totalement : Buck se blesse au bras en aidant à retirer l’homme du pare-brise, mais il ne s’en rend pas compte. Et comme il a des anti-coagulant, il saigne beaucoup. Alléluia, il semble enfin prendre conscience de ce que tout le monde lui disait depuis quelques épisodes. Ca me paraît d’autant plus long comme prise de conscience que j’ai commencé la saison il y a quelques mois.

Bobby est tenu au courant et débarque aussitôt à l’hôpital où est Buck. Il nous tient donc au courant des deux vies qu’il a sauvé sans le moindre problème et sans avoir besoin d’uniforme. Mouais.

La troisième intervention ? C’est assez hallucinant, mais il est question d’une pauvre adolescente mal nourrie et clairement retenue captive. Cette fois, c’est à Athena de s’y coller : elle cherche à trouver le ravisseur qui nourrit au plus mal la gamine. Pour se faire, elle décide de patrouiller dans les rues, une fois de plus seule alors qu’on l’a vue avec une sacrée équipe juste avant, et de chercher la maison qui semblera être la moins festive. Pourquoi pas, mais c’est un travail qui se fait en duo, franchement.

En tout cas, c’est rapidement une bonne pioche pour elle : elle trouve une maison peu agréable, peu festive, avec des insectes partout, des verrous et tout ce qu’il faut pour retenir des prisonniers. Au pluriel, oui : il y a plusieurs enfants dans la cave de la maison… mais ce ne sont pas des enfants kidnappés. Ouep, ce sont les parents qui font ça à leurs enfants. Ah les États-Unis et les fanatiques religieux prêts à tout pour protéger leurs enfants, c’est toujours très chouette.

Dans cet épisode, je retrouve enfin Maddie et je me rappelle soudain de son intrigue : elle se fait amie amie avec une femme battue, dans l’espoir de lui venir en aide. Ce n’est pas si simple et elle fait preuve de beaucoup de ruse pour réussir à se la mettre en poche alors qu’elle est clairement d’un naturel méfiant.

Une fois dans la maison, Maddie inspecte comme elle peut la maison, qui est absolument magnifique. Quand c’est fait, elle prend le temps de boire un verre avec sa nouvelle amie, parlant de son ex pour essayer de lui faire comprendre qu’elle est en sécurité avec elle ; même si évidemment, elle ne parle pas directement du sujet qui fâche – enfin, qui pose problème.

Elle se fait donc une nouvelle amie pour la vie et ça tombe bien, parce que le soir, alors que Chimney nous spoile allègrement les films Halloween, elle tombe justement sur elle. Maddie est complètement décontenancée de retomber sur Vincent, l’agresseur, au beau milieu d’une soirée parfaite… surtout que Chimney n’est au courant de rien de ses nouvelles activités et de ses mensonges – elle se fait passer pour une infirmière (techniquement, c’est plus un mensonge par omission : elle l’était avant, après tout).

Chimney prend tout ça super mal et il a de bonnes raisons de le faire : ce que fait Maddie, c’est exactement ce que lui a fait Doug la saison passée. C’est très bien vu de la part des scénaristes tout ça, je n’ai pas vu cette crise arriver dans ce couple que j’aime beaucoup, mais elle est parfaitement logique et rationnelle. La soirée du couple finit bien mal, avec Chimney qui veut rentrer au plus vite.

Le lendemain, Tara, la coach, remonte toutefois la piste de Maddie car la poker face de Chimney est trop mauvaise. Suspicieuse, Tara n’a aucun mal à remonter la piste de Maddie et venir l’engueuler sur son lieu de travail, tout en envisageant de porter plainte. Le problème, c’est qu’elle le fasse ou non, Maddie a du coup des problèmes avec sa hiérarchie, même si elle a raison de suspecter que Vincent est un connard. Sa boss la couvre, certes, mais elle craint le burn out pour Maddie, à qui elle ordonne de prendre rendez-vous chez le psy si elle veut garder son job. Youpi.

Maddie finit donc à la caserne. Un peu comme Buck qui se réconcilie avec tout le monde en un épisode, Maddie se réconcilie super vite avec son mec. L’histoire du corbeau a même droit à une résolution quand il est révélé qu’il ne fait que ramener la plaque perdue par Chimney lors de sa première intervention de l’épisode. Allez, c’était sympathique comme intrigue.

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