Gentleman Jack – S01E07

Épisode 7 – Why’ve You Brought That ? – 17/20
Un épisode un peu plus court que les autres ne fait pas de mal à la série qui réussit à recentrer mieux son intrigue, même si toutes les petites histoires continuent de partir chacune de leur côté. L’avantage, c’est que cette fois, elles interagissent davantage entre elles et que tout est bien mieux explicité. Je pense que ça s’explique aussi par le fait qu’il s’agit de l’avant-dernier épisode de la saison et que tout est mis en place pour la fin.

> Saison 1


Spoilers

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She eats dog, this one.

Oula, le résumé d’épisode repart sur des intrigues que j’ai suivies en janvier, je sens que ça craint pour moi. En plus, pour ne rien arranger, je découvre que finalement, le Thomas avec qui Anne est censée partir en vacances n’est pas celui que l’on suit depuis le début de la série. Après les deux Ann(e), c’est parti pour deux Thomas.

Anne lui présente rapidement le voyage telle qu’elle l’envisage, devant une Marian subjuguée par la beauté du nouveau valet de sa sœur. La scène n’apporte pas grand-chose, si ce n’est de l’humour. Elle accompagne donc Thomas en ville, où elle rencontre Mr Rawson qui est odieux avec elle. En effet, il la nargue à lui dire que Mr Abbott s’est fiancé à une autre, puis à lui dire que sa sœur est en train de lui vendre Shibden Hall.

Ce n’est évidemment pas le cas, mais Marian est bouleversée quand elle revient à Shibden Hall, craignant que sa sœur ne parte en vacances pour mieux être absente pendant la vente. Elle voit sa sœur d’un bon œil, dis donc. Il n’empêche qu’Anne est bien embêtée par la situation, parce que Rawson se permet beaucoup de choses maintenant qu’il a compris qu’Anne n’avait plus de parti à qui vendre ses possessions.

Cette dernière décide donc de se venger en l’invitant à déjeuner pour l’entendre s’excuser directement. Elle aussi, elle sait faire des coups bas : pour s’assurer qu’il vienne, elle décide de le critiquer auprès de sa mère, en racontant tout ce qu’elle sait de lui et qui est loin de le montrer sous un jour favorable. De toute manière, je ne sais pas s’il a des jours favorables, Christopher Rawson !

Il n’arrête pas de lui couper la parole, mais elle est plus maligne que ça. Elle a compris qu’il continuait de voler du charbon, et elle, en échange, elle continue de lui servir à boire pour s’assurer qu’il soit bien vite bourré. Elle l’accuse donc d’alcoolisme sur toutes ses actions depuis le début de la saison, de l’accident à Marian humiliée, en passant par son agression. Anne est toujours aussi excellente, surtout que cette fois, elle a un témoin en Marian. Elle est très forte… mais j’avoue qu’une fois de plus, la série passe beaucoup de temps sur cette scène qui n’est pas celle qui m’intéresse le plus.

Malgré tout, Rawson refuse de reconnaître qu’il vole son charbon. Cela force Anne à reconsidérer ses affaires et à faire un emprunt… mais avec comme seule sécurité Shibden Hall, à savoir très exactement ce qui énervait tant Marian en début d’épisode. Ah.

Une fois que c’est fait, Anne continue de préparer son voyage et dit ainsi au revoir à sa tante, lui demandant de prendre régulièrement des nouvelles de Miss Walker grâce à la tante de celle-ci, de manière à pouvoir lui en donner.

Avant de partir, Anne retourne également à York pour parler avec le médecin de Miss Walker – le frère de Mary/Mariana Lawton (ça y est, je resitue enfin tout le monde) qui s’appelle donc Steph et qui ne semble pas, à l’époque, connaître le secret médical. Il explique donc à Anne que Miss Walker n’a jamais été internée finalement, puisqu’une fois le voyage fait, elle ne semblait plus en avoir besoin. C’est inquiétant vu la spontanéité de sa famille à vouloir la marier au premier venu pour éponger les dettes, mais bon. Le médecin est sacrément malin, en tout cas, expliquant à Anne que si Ann veut vire une vie normale, il lui faudra de la douceur et surtout de l’amour. Elle en a, mais à distance.

D’un Thomas à l’autre, le début d’épisode s’amuse avec nous, revenant ensuite à Thomas Snowden demandant à voir Mr Washington. Cela fait donc deux mois qu’il flirte avec sa fille Suzannah, même si nous n’avons eu que trois scènes avec ces deux-là. En tout cas, Thomas est malin, expliquant que Miss Lister est celle qui a eu la bonne idée de lui conseiller de se marier. C’est sûr, avec sa renommée, ça aide un peu comme argument pour le fermier. Le père, en revanche, ne semble pas prêt à envisager l’hypothèse de voir sa fille se marier comme ça.

Seulement, avant de partir en voyage, Anne demande à Marian de s’occuper de cette affaire et d’aider Thomas. L’au revoir entre les sœurs est sympathique, et ça mène rapidement à une scène où Mr Washington vient annoncer à Thomas qu’il est d’accord. Ce faisant, il se renseigne toutefois sur son père, et la mère a la mauvaise idée de dire qu’elle en a eu des nouvelles dans une lettre qu’elle ne peut évidemment pas retrouver. Le mensonge est clairement une mauvaise idée, là.

Notre pauvre Eugénie part en voyage elle aussi, accompagnant Anne et Thomas, mais on découvre cette fois qu’Elizabeth n’a pas été sympa avec elle, en racontant à Thomas ce qu’il s’était passé pour Eugénie avec le valet précédent. C’est très étonnant venant d’Elizabeth que l’on ne connaissait pas comme ça, et ce n’est pas bien chouette pour Eugénie qui passe son épisode à se prendre la tête avec Thomas, dans ce qui pourrait être des gags si on n’avait pas eu tout ce focus sur elle en début de saison. Là, c’est juste triste comme évolution.

De son côté, Miss Walker vit désormais chez sa sœur et dessine des croquis d’Anne. Sans surprise, sa sœur, débordée par ses enfants, lui explique que son mari a invité son cousin Alexandre à les rejoindre. Alexandre, c’est justement le cousin à qui on veut la marier. Il lui propose même de prendre le thé avec lui, ce qu’elle accepte, même si elle ne veut pas se marier avec.

Elle en parle une fois de plus à sa sœur, qui lui explique que de toute manière, même si elle ne se marie pas avec, il n’est pas malin pour Ann de retourner à Crow Nest. En effet, Anne étant parti en voyage à présent, elle se retrouverait seule dans la maison immense, et la solitude ne lui fait pas du bien, on le sait. En même temps, il est très clair que vivre avec sa sœur en ne pensant qu’à Anne tout le temps, ça ne lui réussit pas non plus. Elle semble s’enfermer dans son silence et sa solitude, même en compagnie de sa sœur.

Pendant son voyage, Anne passe par Londres, comme prévu, pour mieux y retrouver Mariana qui a appris de mauvaises nouvelles, avec la mort d’un adolescent de seize ans dans un bien mauvais accident bien terrible. La série les enchaîne, mais pas autant qu’Anne n’enchaîne les conquêtes. Ainsi, elle n’hésite pas à recoucher avec Mariana dès qu’elle en a l’occasion.

Malgré ça, elle raconte à Mariana qu’elle avait demandé Miss Walker en mariage. Même si celle-ci est désormais mariée à Charles, elle en est tout de même jalouse, parce que c’est une idée qu’elles avaient eu ensemble, quand elles étaient en couple. En plus, avec la mort du neveu de son mari, elle sait que sa situation personnelle est désormais compliquée en cas de mort de Charles.

Ben oui, elle est dépendante des hommes, mais il n’y en a pas d’autres dans la famille. Maintenant qu’il est mort, s’il doit arriver quelque chose à son mari, elle a bien l’intention de revenir auprès d’Anne… Cette dernière est loin d’être stupide et voit que cette volte-face ne se fait qu’en l’absence de Charles et de vrais héritiers pour s’occuper d’elle, ce qui est totalement abusé de la part de Mariana.

Bien sûr, elle se dédouane des intentions qu’Anne lui prête, mais il faudrait être sacrément bête pour la croire. Anne en a bien conscience et refuse de l’attendre, même si je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Charles était tout de même beaucoup plus âgé que ça femme et ne devait pas forcément en avoir pour tant de temps que ça à vivre désormais. Il n’empêche que les deux femmes se disputent assez longuement sur le sujet.

Finalement, Mariana lui demande des excuses, plutôt que d’en faire elle-même, alors qu’à mon sens, c’est clairement à elle d’en faire. Certes, elle ne fait que se conformer à la société et à ce qui est attendue d’elle, contrairement à Anne, mais ce n’est pas ça qui lui donne raison ou le droit d’être aussi égoïste. Elle enchaîne encore en reprochant son look à Anne, surtout qu’elle ressemblait encore plus à un homme à l’époque où elles étaient ensemble.

Tout ça mène enfin à Anne demandant à Mariana de venir vivre avec elle à Shibden, dès à présent, quitte à ce qu’elle annule son voyage à Paris. Je trouve que ce côté d’Anne mis en avant par la série n’est pas bien glorieux : elle semble plus prête à tout pour se caser enfin qu’être vraiment amoureuse de Miss Walker. En soi, pourquoi pas, mais après toutes les scènes où elles sont ensemble, c’est fou. En plus, ce n’est pas comme si cet épisode insistait aussi pour nous faire comprendre qu’Anne tient encore à Miss Walker.

Le truc, c’est juste que la voir encore si proche de son ex n’aide pas à la rendre tout à fait sympathique, parce qu’elle passe d’une femme à l’autre. D’ailleurs, avant de partir pour Paris, Anne a un million de choses à faire et d’amies à voir, n’en déplaise à Mrs Lawton. Elle a tant à faire : un bébé qui vient de naître et une amie qui l’invite à dîner, et franchement, elle semble avoir des journées où elle n’a jamais le temps de se poser. Au moins, ça lui permet d’enfiler une jolie robe pour un dîner d’affaire. Là-dessus, la série est claire : on n’assiste qu’à une partie de la vie d’Anne.

Une fois dans la capitale, elle n’a pas le même emploi du temps qu’à Shibden Hall tout de même, ne pouvant jamais se poser. Là-dessus, force est de constater que les siècles passent mais que rien ne change : chaque fois que je me rapproche de la capitale, moi aussi, j’ai tout de suite un million d’endroits où aller.

Dans tout ça, Charles revient plus vite que prévu de son enterrement et empêche définitivement tout espoir pour Anne de voir Mariana venir vivre avec elle à Shibden. Même si cette dernière se dispute fréquemment avec son mari, elle n’est pas encore prête à le quitter et à risquer sa réputation pour Anne. Si ça me fait de la peine pour elle, ça n’enlève rien à ce que j’ai pu dire plus haut sur l’inconstance d’Anne qui me laisse sceptique – ou plutôt sur sa constance à vouloir se caser définitivement, tout en étant finalement bien peu fidèle.

La fin d’épisode voit Miss Walker aller de plus en plus mal, sans nouvelle d’Anne, alors que cette dernière se sent justement mal d’abandonner son amant. Elle entend Charles et Mariana se disputer et se met aussitôt en chemin, avec l’intention d’aller en Ecosse, mais rechange encore d’avis au dernier moment, décidant d’aller plus vite à Paris alors que ses serviteurs se détestent. De son côté, Anne brise un verre par accident avec sa main et… fait une tentative de suicide. On la voit venir dans cet épisode, franchement, mais ça reste surprenant par rapport aux épisodes précédents.

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E06

Épisode 6 – Do Ladies Do That ? – 16/20
L’écriture de la série et de ses répliques sauve véritablement l’ensemble de sombrer vers de moins bonnes notes, malgré ses points faibles, qui ne sont pas inexistants. C’est vraiment un plaisir de suivre cette histoire grâce à tout plein de moments très prenants. Côté réalisation et casting, c’est impeccable aussi, toujours, et je ne boude pas mon plaisir devant cette série, même si, encore et toujours, je la trouve lourde à digérer.

> Saison 1


Spoilers

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I lost you haven’t I ?

L’épisode reprend avec le retour d’Anne à Shibden Hall, et ça fait vraiment de la peine de la voir dans cet état-là. Sans trop de surprise, elle essaie d’être discrète, surtout quand elle entend que son futur beau-frère est en plein repas avec le reste de la famille. C’est finalement Elizabeth qui tombe sur elle et est surprise de la voir dans cet état, qu’Anne minimise aussitôt.

Elizabeth s’occupe bien d’elle heureusement, voulant même appeler un médecin, même si elle n’en a pas le droit, puisqu’Anne refuse. Elle lui apporte donc simplement un paquet qu’elle a reçu et qui contient une magnifique bague, qu’Anne destinait probablement à Miss Walker. Bref, tout ce qu’il faut pour ajouter un peu de douleur morale à la douleur physique.

Le lendemain, Anne doit donc improviser une excuse auprès de sa famille et explique qu’elle est simplement tombée en marchant le long d’un mur. Marian l’aide en la couvrant malgré cette excuse peu probable, espérant surtout que Anne pourra se montrer présente lors d’un second déjeuner prévu avec Abbott et sa mère. Ce n’est pas gagné du tout ça, surtout qu’Anne a clairement d’autres problèmes en ce moment, ayant encore à vomir suite aux coups reçus et à la douleur physique.

Anne reprend ensuite sa correspondance, même si je dois dire que j’ai eu du mal à raccrocher les morceaux pour apprécier pleinement les missives avec cette Mary. Tant pis. Elle a aussi une lettre de Jeremiah Rawson qui l’attend bien sagement auprès de sa tante, celui-ci espérant encore renégocier son contrat avec elle. La tante profite d’un moment de calme et de pause dans la vie mouvementée de sa nièce pour lui parler de Abbott qu’elle n’aime pas beaucoup. Anne a surtout envie de se croire chez le psy par contre : elle s’allonge sur le canapé et raconte à sa tante sa déception amoureuse.

Très vite, la déception se transforme en colère et en regret, parce qu’elle était sûre de pouvoir la rendre heureuse, malgré la situation. Qu’est-ce qu’elle est touchante, Anne Lister, quand elle a ce genre de discours si moderne dans une époque si conservatrice et pas prête à l’accepter pour ce qu’elle est. Anne se retrouve à devoir expliquer à sa tante qu’elle voyagera donc seule, à Paris, avec Eugénie et peut-être Thomas. Ah, d’où l’insistance sur ces deux-là ? Ils seraient donc des clés en saison 2 ? Espérons, je les aimais bien, moi, dans les premiers épisodes. Depuis, ils évoluent trop en parallèle sans que ça ne serve vraiment à l’histoire, c’est moins prenant.

Anne enchaîne ensuite avec un rendez-vous professionnel auquel je me suis peu intéressé, j’avoue. C’est logique après l’épisode précédent centré sur sa vie amoureuse de se retrouver avec le retour de cette intrigue au cœur de l’épisode. Seulement, je n’avais déjà pas envie de me plonger là-dedans avant, c’est désormais pire. Les négociations avec Rawson restent intéressantes, surtout qu’Anne finit par concéder un peu d’argent.

Elle ne le fait pas suite à son agression, mais elle sait très bien que si elle s’est fait agresser, c’est probablement à cause de Christopher Rawson. Les sous-entendus entre elle et Jeremiah vont vraiment dans ce sens et rendent tout ça un peu plus intéressant, au moins, mais vraiment, sans l’écriture ce serait un calvaire cette intrigue.

En parallèle, c’est superbe : Miss Walker passe désormais tout son temps à faire des cauchemars dans lesquels elle et Anne sont pendues. Quelle angoisse. Face à une maladie qui commence à lui faire entendre des voix au beau milieu de la nuit, Miss Walker est clairement en train de sombrer dans la folie, forçant ses serviteurs à recontacter Anne.

Celle-ci accepte de se rendre auprès de Miss Walker pour l’apaiser et la consoler, mais certainement pas pour lui promettre d’être toujours là pour elle, malgré ses demandes pressantes. Il est intéressant de voir qu’elles se réconcilient sans avoir vraiment une scène de réconciliation, car cela laisse leur relation dans un entre-deux compliqué où aucune des deux ne peut avoir vraiment ce qu’elle souhaite avoir.

Pour ne rien arranger, en plus, Miss Walker entend bel et bien des voix au milieu de la nuit, réveillant Anne qui n’entend que le vent et le récit d’Ann, sur des voix parlant d’elle. Ouep, Miss Walker s’imagine à présent entendre des esprits et c’est une folie à laquelle je ne m’attendais pas. Après, elle a tellement d’angoisse à gérer, je la comprends un peu. Il n’empêche que ça fait de la peine de la voir comme ça.

Cela fait de la peine à Anne, mais aussi à Catherine qui est là pour aider son amie. Le lendemain matin, Anne est forcée de prendre soin aussi de la situation, en plus des soins portés à Ann toute la nuit.

Elle demande donc à Catherine (Rawson !) de garder la situation pour elle afin de ne pas ébruiter l’affaire, ce qui lui fait gagner sa confiance, Catherine s’avérant surprise de découvrir qu’Anne n’est pas le monstre qu’on lui avait présenté. Sans déconner. C’est finalement à la sœur de Miss Walker qu’Anne décide d’écrire pour faire venir un médecin au plus vite, et dans l’espoir surtout de pouvoir l’amener à York revoir le médecin qui lui avait prescrit de partir en voyage.

Au moins, la veille, Anne envoie un message à sa tante pour la prévenir qu’elle passera la nuit à Crow Nest, et la scène fait surtout rire, franchement. Les deux vieux retournent à leur somnolence comme si de rien n’était, alors qu’Eugénie drague un nouvel homme devant celui qui voulait se marier avec elle… mais bon, clairement ce flirt, j’arrête de m’y attacher.

L’absence d’Anne à Shibden Hall est toutefois assez triste pour Marian, puisque celle-ci constate une nouvelle fois que sa sœur n’est pas là pour un deuxième repas avec Abbott et sa mère. C’est tout triste honnêtement. De toute manière, elle n’a pas le temps de s’en plaindre à sa sœur car quand Anne rentre, il y a une autre urgence à gérer du côté des puits de charbon. Hinscliff a pris la décision d’étendre les travaux sur la terre de Shibden Hall, en utilisant une route qui leur appartient.

Anne fait aussitôt arrêter tous les travaux, puis se rend de nouveau chez son avocat, pour régler le problème. Malheureusement, ce n’est pas si simple et elle a les mains liées quand ses affaires et vraies intentions sont connues de tous. Comme si tout ça n’était pas déjà assez épuisant, Anne passe désormais ses nuits à réconforter Ann dans sa folie. Finalement, il est proposé à Miss Walker par sa sœur de se rendre à… Edinburgh. Et ça, ça ne plaît pas tellement à Miss Walker qui comprend bien que ça signifie dire adieu à son voyage à Paris, pour lequel elle n’est pas prête, et surtout adieu à Anne, qui ne voyagerait donc plus avec elle, mais seule.

L’insistance sur la solitude d’Anne étant quelque peu dérangeante, Miss Rawson est congédiée par Anne. Miss Walker profite de son absence pour savoir si elle a perdu à jamais Anne, mais tout ce qu’elle gagne est finalement une demande en mariage, avec Anne se mettant à genou. C’est beau… mais Ann ne se sent pas en mesure de dire oui. C’est horrible pour Anne, qui se console en récrivant à Mary, pour lui donner rendez-vous à Londres, avant son voyage à Paris.

Finalement, le temps passe à toute vitesse dans cette saison, encore et toujours. On retrouve ainsi Marian énervée de ne pas avoir de nouvelles de son amant depuis… trois semaines ! Cela ne fait même pas dix minutes qu’il vient de déjeuner avec elle à Shibden Hall ! Vraiment, c’est ma plus grosse critique à formuler à la série : on n’a aucune idée de la chronologie. Parfois, ça semble se dérouler sur deux semaines en tout, parfois, on prend conscience qu’il y a des mois entiers qui s’écoulent, mais jamais la chronologie n’est claire. C’est dommage.

En tout cas, pendant que sa sœur s’énerve après elle à cause de son absence lors des déjeuners avec Abbot, Anne reçoit une missive de Miss Walker lui demandant une nouvelle fois de la merci alors que le Capitaine Sutherland (le mari de sa sœur, si j’ai bien tout suivi) vient d’arriver. Aussitôt la lettre lue, Anne retourne à Crow Nest, où elle apprend que son amante verra le docteur Hamilton, un médecin pour les femmes. Voilà qui ne plaît pas tellement à Anne, franchement. Elle est inquiète, mais n’a pas trop le choix que de donner le change et de venir en aide à Ann pour qu’elle fasse ses bagages. Ce n’est pas du tout les intentions de Miss Walker qui insiste encore et toujours pour avoir des promesses de la part d’Anne. Cette fois-ci, Anne craque et lui promet, parce qu’elle est faible en sa présence, évidemment.

Si elle passe bien la nuit avec Miss Walker, tout n’est pas si simple pour elle : Anne est bouleversée de comprendre pourquoi Ann ne veut s’engager avec elle. Elle lui explique qu’elle sait les regards qu’on lui jette et qu’elle ignore, et elle finit en larmes de savoir que personne ne voudra jamais d’elle, précisément à cause de ça.

La scène est magnifique, c’est sûr, et ça nous montre bien les fragilités d’Anne. Le lendemain, elle doit dire au revoir à Ann, qui lui offre tout de même une Bible. Alors qu’Ann s’apprête à partir, Anne est confrontée à Mrs Sutherland expliquant qu’elle aimerait bien qu’Ann cède aux avances de son neveu qui veut se marier avec elle, sutout que ça permettrait de régler quelques dettes familiales. Comme toujours, Anne n’envoie pas dire ce qu’elle a à dire, puis elle regarde Miss Walker partir vers l’Ecosse. La séparation est cruelle, parce qu’elle ne sait pas du tout quand elles se reverront, et c’est vrai qu’avec la musique du générique par-dessus, c’est tout bouleversant à regarder.

De son côté, Thomas se retrouve dragué par Miss Washington, même s’il ne s’en rend même pas compte. Cette dernière lui apprend qu’elle veut devenir apprentie couturière, avant de s’extasier de voir son cochon en si bonne santé. Eh bah. Le flirt mène à quelques baisers entre eux et une jolie scène en forêt où elle lui explique qu’elle aimerait bien qu’il veuille l’épouser. Reste à voir s’il aura le courage de le demander à son peut-être futur beau-père, parce qu’il n’est pas vraiment le gendre idéal à être fermier. Elle est clairement plus éduquée que lui, et plus riche surtout… Affaire à suivre, si tant est que les scénaristes s’y intéressent ensuite.

> Saison 1

Suranne Jones (#95)

Salut les sériephiles,

Le temps passe et passe et passe et on est déjà dimanche, donc c’est l’heure pour moi de vous pondre une petite performance de la semaine sur un acteur m’ayant bluffé au cours de la semaine. Concrètement, ça fait une semaine que je me dis que je vais écrire sur Jennifer Love Hewitt, mais je me suis rendu compte au moment d’écrire l’article que je l’avais déjà fait l’an dernier. Par conséquent, j’ai changé d’optique, puisque ce n’était pas la seule qui méritait d’être mise en avant sur le blog ! Je vais donc parler plutôt de…

Love & Pride – Gentleman Jack | Smells like Chick Spirit

La performance de la semaine :
Suranne Jones

La série concernée : Gentleman Jack
L’épisode : … Tous ?


Pourquoi Vous l’aurez compris en voyant l’épisode qui me fait parler d’elle, je veux vous en parler pour son rôle dans la série Gentleman Jack, inspirée d’une histoire vraie. Elle y interprète le personnage d’Anne Lister, qui vivait vraiment à Halifax au XIXe siècle et qui chroniquait toute sa vie en prenant toujours le temps d’écrire ce qu’elle faisait. Sa particularité qui justifie la série ? Oh, s’il n’y en avait qu’une… Les journaux étaient codés pour que personne ne sache ce qu’elle écrivait, et elle faisait ça, parce qu’elle menait une vie intime pas exactement courante pour l’époque : elle était lesbienne.

Le rôle n’est pas si simple à interpréter car il s’agit là d’incarner un personnage, un vrai. Et Suranne Jones excelle à le faire. Si la série est presque épuisante tellement on la voit toujours courir partout, elle est excellente à débiter ses répliques de la manière la plus naturelle du monde alors que bien souvent il s’agit de citations alambiquées des journaux de la véritable Anne Lister.

Gentleman Jack S1:E05 Let's Have Another Look At Your Past Perfect ...

Outre son look en noir qui est déjà un sacré moyen d’entrer dans le personnage, Suranne Jones déchire dans son interprétation avec une série de gestes et d’attention portée sur les petits détails du script et de la mise en scène. Elle incarne le personnage et je pense que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle est désormais indissociable de l’image qu’on peut se faire d’Anne Lister. Eh, elle donne même envie de lire ses journaux !

Enfin, les différentes intrigues de la série font que le personnage n’est pas toujours si appréciable que ça, surtout quand il est question de romance. Là-dessus, je sais que c’est une vue personnelle et que certains ne verront pas de problème, mais je ne suis vraiment pas toujours d’accord avec sa manière de faire les choses ; mais ça n’empêche que l’actrice m’a rendu le personnage attachant malgré tout. Que ce soit dans ses romances ou ses affaires, Anne Lister a de nombreuses failles et faiblesses, qui contrastent grandement avec le contrôle qu’elle a autrement sur sa vie… Et Suranne Jones nous vend très bien toutes les petites nuances nécessaires pour passer de l’un à l’autre. Chapeau bas.

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Le jeu de mot était facile, je sais !

 


Vue aussi dans : Je ne l’ai pas reconnue… mais je l’avais déjà vu il y a fort fort longtemps dans Coronation Street, puisqu’elle y était de 97 à 2004 et que je suis à peu près sûr d’avoir vu une bonne centaine d’épisodes de 2003. scott & bailey | TumblrCette série, c’est l’équivalent de Plus Belle la Vie et je n’en garde pas de nombreux souvenirs, mais à une époque je m’étais dit que j’allais la regarder après avoir rattrapé plein d’épisodes de la série de France 3, histoire d’avoir un soap anglais à mon actif.

J’ai commencé par de vieux épisodes, les premiers que je trouvais, et c’est tombé sur 2003. Passionnante, ma vie, non ? Sinon, elle a joué dans plein de films et séries, mais je n’ai rien vu. Pas même Scott & Bailey, où elle avait l’un des rôles titres, ouais. C’est comme ça, écoutez. Pas sûr d’avoir envie de regarder pour autant, parce que maintenant, j’ai juste envie de la voir en tant qu’Anne Lister. Sacrilège, je sais.


L’info en + : Par où commencer ? PAULIIIIIIIINE. Bon, j’ai donc regardé Gentleman Jack parce que Poluss a eu la bonne idée de me prêter les DVDs pour me forcer à regarder les épisodes. Elle sait très bien ce qui me plaît ou non, donc évidemment, elle m’a dit de regarder ça. Si je vous en parle, c’est qu’elle m’a ouvert aussi au fandom particulièrement productif de la série.

Anne Lister ayant vraiment existé, il y a plein de choses à découvrir sur sa vie. Des études complètes existent sur sa vie, mais aussi des manuscrits un peu partout, et des journaux… Tous n’ont pas été déchiffrés, la série a donc encore de quoi faire pour les saisons à venir, et les fans ont encore de quoi faire. Gentleman Jack S1:E08 Are You Still Talking? Recap – Ginges Be CraySi ça vous intéresse, aventurez vous sur Twitter ou Google, vous verrez, il y a de quoi faire !

Sinon, la vraie info en plus, c’est que ça y est, j’ai terminé la saison. Les critiques des trois derniers épisodes seront publiées, si tout va bien, d’ici ce soir… à 21, 22 et 23h !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Cet été sur le blog

Salut les sériephiles,

Je me suis piégé tout seul avec cet article dont j’ai écrit le titre il y a quelques semaines déjà en le casant ici parce que c’était la date parfaite pour évoquer l’été avec vous, et notamment l’été sur le blog. Pourquoi ça ? Eh bien, c’est les vacances, les amis, ça y est, on les a attendues un certain temps, mais elles sont là, et ça fait plaisir d’être limite pris par surprise par leur arrivée !

Recap 'UnREAL' Season 1 To Relive The Series' Most Outrageous Moments

Généralement, à chaque période de vacances, je me prévois un petit planning de visionnage et de choses à faire sur le blog. En ce qui concerne le blog, c’est plutôt facile : j’ai déjà lancé la saga des premières fois chaque samedi, j’ai quelques articles pour le lexique du sériephile, tout va bien. En ce qui concerne les visionnages, c’est autre chose : j’ai énormément de mal à m’y mettre en ce moment. Du côté des hebdos, ça va à peu près, même si je ne sais pas si je verrai dès aujourd’hui les deux épisodes qu’il me reste. J’arrive en tout cas à rester à peu près à jour, et heureusement vu le nombre de séries diffusées en ce moment.

En revanche, là où cet article est un piège, c’est que j’ai plein de séries à rattraper sur mon planning, mais vraiment plein, et je n’arrive donc pas à m’y mettre, n’arrêtant pas de les décaler. Certes, la rentrée sera maigre en séries vu que la Californie est encore confinée en ce moment et que la situation aux États-Unis est loin d’être idéale, mais ça n’empêche pas que j’aimerais bien avancer dans tout un tas de choses. Ainsi, je mets la priorité sur les fins de saisons qu’il me reste, même si j’ai du mal à trouver des séries qui me motivent en ce début de vacances.

The Definitive Ranking Of All "Veronica Mars" Episodes

Allez, je liste quand même, sans vous dire précisément ce qu’il en sera, comme ça, je ne m’aventure pas dangereusement. Pèle-mêle, voilà tout ce que j’essaie de caser dans mon planning en ce moment et que j’espère avoir vu d’ici septembre. Pour certaines, ce sera redondant de certains articles précédents ou du podcast d’hier soir… pour d’autres, il y aura peut-être quelques surprises :

The Affair: Season 2 Episode 4 | Cinema Freak

Finir les saisons de The Outpost, The Other Two & The Affair : C’est une vraie catastrophe, je me les trimballe depuis l’été dernier, avec pour certaines même pas une heure à caser. C’est dans mes cordes, c’est sûr… mais il faut juste que je me motive. Après, pour The Outpost, je me dis que ça peut limite atteindre la fin de l’été comme ça j’aurais encore tout en tête à la reprise en octobre…

Top 100 Séries – Places 50 à 26 | Smells like Chick SpiritFinir les saisons de 9-1-1, The Rookie, God Friended Me & American Horror Story : voilà des séries pour lesquelles ça va encore à peu près en ce moment. L’idée est de me mettre à jour avant mi-juillet sur ces séries que je voulais suivre de manière hebdomadaire tout au long de l’année. Ca avance ces derniers jours et vous allez continuer d’en voir quelques articles si tout va bien. Une fois que ce sera fait, il me restera encore Stumptown et All Rise

Gentleman Jack Anne Lister GIF - GentlemanJack AnneLister Sigh ...Finir la saison 1 de Gentleman Jack : Je n’y arrive pas et je ne sais pas pourquoi. J’adore la série, vraiment. Cela va faire huit mois que j’ai les DVDs chez moi, généreusement prêté par Pauline (à force, on va finir par croire que c’est un don)… et j’adore la série, pourtant, mais je n’arrive pas à la bingewatcher. Un par semaine, ça passe bien pour l’instant. Plus que trois épisodes, j’y crois !

Poursuivre Riverdale : Toujours dans le cadre du Challenge Séries, je compte bien essayer d’avancer quelque peu plus rapidement dans cette série. C’est un objectif qui devrait être facile à atteindre, honnêtement. Il s’agit toutefois de commencer une nouvelle saison, et j’hésite pour l’instant à me garder de côté les nouvelles saisons tant que je n’aurais pas terminé toutes celles en cours. C’est ambitieux comme pari, je ne suis pas sûr de réussir à le faire !

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Voir les fins de Club de Cuervos et Suits : parce que c’est honteux de ne pas être à jour dans ces séries que j’adorais et qui sont terminées depuis plusieurs mois maintenant… Bien sûr, cela signifie aussi essayer de me caser Pearson dans le planning.

suits #s9 #darvey #harveyxdonna #finalepisode #meantforeachother ...
En vrai, à peu près sûr que ce gif est un spoiler pour moi, mais toutes leurs scènes sont tellement toujours les mêmes, je ne sais plus !

Du côté des surprises pour le Challenge Séries, je me dis que Years & Years est toujours dans mes stocks (j’ai vu un épisode pour l’instant), même si j’ai peur de la déprime qui va l’accompagner, et que Superstore pourrait être un switch vraiment intéressant. Voilà donc pour l’été tel que je l’imagine. Oh, il y a bien aussi des nouveautés qui vont surgir, comme The Rain, Lucifer ou tout simplement Warrior Nun qui me fait de l’œil (rien que pour son titre), mais dont j’attends aussi les premiers retours pour me faire une idée de si ça vaut le coup ou non. Si j’arrive vraiment à voir tout ça, on pourra sortir le champagne, et… j’aurais à peine fait la moitié de mon Challenge Séries !

Quelles séries pour la Génération Netflix ? - Beabilis, le ...

Non, ce n’est pas gagné, je sais… Et encore, je n’ai pas parlé de 9-1-1 Lone Star. Bonnes vacances !