Riverdale – S01E05

Épisode 5 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.

> Saison 1


Spoilers

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Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

C’est reparti pour un nouvel épisode de cette série qui part en vrille dès ses premières secondes pour nous informer que Cheryl vit dans une maison digne d’un film d’horreur et fait des cauchemars où son frère cadavérique vient la tuer. Après, je dis cauchemar, mais ça ressemblait plus au début d’un mauvais film porno, et la tenue qu’elle porte au réveil dans le lit de son frère n’arrange pas cette impression.

Cet épisode propose de se concentrer sur l’enterrement de Jason avec de belles incohérences et moments wtf, entre les parents qui invitent toute la ville pour être sûre que le meurtrier soit là et Cheryl qui organise une soirée pyjama la veille après avoir balancé des invitations comme un élève de primaire content de fêter son anniversaire. C’est tellement n’importe quoi, c’en est kiffant.

De son côté, Archie commence l’épisode à moitié à poil, cette fois-ci parce qu’il fait de la boxe. Ah, première nouvelle. Y a-t-il quelque chose qu’il ne fait pas ? Au moins, ça, ça permet de l’enduire d’huile histoire que son papa le mate. Pardon. Le but pour lui est soi-disant de se remettre en forme pour le football, mais il n’est pas très doué quand il retourne sur le terrain.

Le coach le met donc sous la tutelle d’un autre joueur qui voudrait devenir capitaine à la place de Jason et qui se retrouve à devoir l’aider à le devenir. C’est ridicule ! En plus, c’est une scène de vestiaire où tout le monde se dénude sauf Archie. C’est très étrange. Archie n’est pas bien de toute manière, et c’est l’essentiel à retenir : Géraldine est partie, il est en pleine déprime et évite complètement d’y penser en se jetant corps et âme dans le foot.

Pas de bol pour lui, Val débarque pour lui proposer des cours particuliers de musique avec un prof célèbre. Oups. Il s’agit d’un certain M. Castillo, et ce simple nom me file déjà de l’urticaire à cause de How to get away with murder. Il est donc parfait pour la série. On est sur un cliché de prof de musique qui ne vit que pour ça, et ce n’est pas dingue. Tout ça mène à une Val forcée de venir aider Archie à bosser sur sa musique jusque tard le soir.

Genre assez tard pour que Fred passe dire à son fils de se coucher, mais pas assez tard pour qu’il vire Val de chez eux, apparemment. Bien sûr, le lendemain, le petit Archie nous fait de la merde totale sur le terrain et refuse d’arrêter de jouer malgré son mal de main. J’ai tellement levé les yeux au ciel face à cette scène d’égo masculin, mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait ensuite avec Veronica jouant les infirmières pour lui, en étant jalouse de Val et en lui disant que sa main est son instrument et qu’il doit prendre soin. Ah ben elle en prend tellement soin qu’on sait à quoi elle servira la nuit suivante cette main, hein. Pardon.

Tout ça, en plus, pour aboutir à une scène où Castillo dégage Archie-sans-talent de sa vie, parce qu’il ne se voit pas avoir la même relation que ce que Géraldine avait avec son élève. S’il savait ce qu’il disait. Heureusement, Val finit par remettre les choses en perspective pour Archie qui a besoin d’être recadré dans son désir de musique.

Pendant ce temps, Kevin vient aider Betty et Jughead à recréer le « tableau de meurtre » de son père, histoire d’être de meilleurs journalistes et flics que leurs parents qui sont clairement peu doués. Ainsi, Betty a un rencard avec un certain Trev, mais elle explique à qui veut l’entendre que ce n’est pas vraiment un rencard : elle veut juste les infos qu’il pourrait avoir sur Jason.

Il en a et n’a apparemment que ça comme sujet de conversation, balançant au milieu de son rencard que la grande sœur de sa possible future copine était avec un Jason qui dealait de la drogue. Normal. Du coup, on est parti sur une intrigue qui explore un peu le personnage de Polly, et c’est terrible comme je n’arrive pas à prendre au sérieux l’acteur jouant le père de Betty. C’est Jack de Charmed, à vie. Pourtant, la scène est dramatique : si Polly est en hôpital psychiatrique, c’est parce qu’elle a tenté de se tuer (ou parce qu’on le revoit ensuite en train de regarder de vieilles vidéos de sa fille).

Il me semblait que c’était évident, ou déjà dit, mais c’est une surprise pour Betty qui s’en confie aussitôt à Jughead qui n’a toujours pas d’intrigue propre – du coup, grand mystère de pourquoi il est là et adoré, mais bon. Sa brillante idée de l’épisode ? Profiter de l’enterrement pour fouiller la maison. Il débarque donc en costard chez elle pour l’enterrement, et OK, je vois ce qui fait son charme, mais va me falloir un peu plus pour me sentir un minimum investi et pour que je me foute de sa gueule plus longuement aussi ! Après, il est en costard-bonnet, j’ai déjà de quoi faire, j’imagine.

Avant ça, bien sûr, on a droit à la pyjama-party de Cheryl qui est en fait un tribunal pour Veronica : il n’y a qu’elle qui est invitée et qui se tape un repas de famille avec eux. C’était encore plus angoissant que ça en avait l’air, mais c’était toujours plus cool que la scène où Cheryl se dit heureuse de l’aide apportée par Veronica après sa crise d’angoisse ou Veronica en train de dire que Jason était super beau alors que… euh beh bof, en fait.

En parallèle, on a toujours droit à des scènes reloues entre Fred et Hermione sinon. Cette dernière est une vraie working girl qui récure à présent des éviers (hein ?) dans le diner et nous joue une merveilleuse scène où elle trouve un serpent dans une boîte. OK, Hermione est menacée, c’est triste, mais l’actrice mérite l’oscar de la plus mauvaise performance effrayée vue depuis un moment.

Elle appelle donc Fred pour se débarrasser du serpent parce que… parce que… Non, je n’y arrive pas désolé. Il la débarrasse du colis gênant, allons savoir comment, puis l’interroge comme un policier qu’il n’est pas. Elle lui explique donc qu’elle ne veut pas l’impliquer (lol ?) dans les affaires d’argent qu’Haram doit aux Serpents.

Le lendemain, Hermione se rend à l’enterrement pour être mieux critiquée par la mère de Jason, qui enchaîne sur une scène merveilleuse où elle nous touche les cheveux d’Archie. Tout le monde sait qu’il aime les cougars en ville apparemment. On notera qu’il est en tenue de quaterback avec la veste de l’équipe au beau milieu de l’enterrement et que ça ne semble choqué personne parmi les gens tous habillés en tenue d’enterrement. Bref, la série semble vouloir nous dire qu’Archie pourrait être son fils, je suis blasé devant.

OK, pas tous. Miss Cheryl Drama débarque dans sa petite robe blanche de sa sortie au lac pour faire un discours tout pété, qui n’est pas aussi drôle que sa crise de larmes digne de Clary ou que Veronica chuchotant, depuis l’autre bout de la pièce, à la mère de ne pas bouger parce qu’elle va empirer les choses. Non mais n’importe quoi.

Toutes les intrigues se réunissent en tout cas à l’enterrement, avec Fred et Hermione qui se font un petit câlin et Betty/Jughead qui découvrent que Polly allait se marier à Jason. Yep, merci la grand-mère sénile de nous dévoiler tout ça. Cette famille a vraiment un grand problème en tout cas, parce que la mère est toute aussi perchée que la grand-mère à engueuler sa fille pour sens de la représentation à l’enterrement. Belle psychologue !

Tout aussi psychologue est Betty cherchant à avoir des informations sur sa sœur auprès de son père qui a subitement un rôle bien important dans cet épisode. Il critique donc ceux qui auraient pu devenir sa belle-famille, mais pour le coup, je le comprends, surtout qu’en plus il y a une sorte de guerre de familles débile entre eux : l’arrière-grand-père de Betty s’est donc fait tuer par l’arrière-grand-père de Cheryl et Jason. Passionnant.

J’ai aussi failli pleurer de rire, pour de vrai, quand la fin d’épisode revient sur Veronica racontant sa journée à sa mère (inutile) avant d’enchaîner sur Archie, ce héros, qui refuse de rester quaterback parce qu’il n’arrive pas à tout gérer et qu’il préfère que Reggie s’en charge. Une scène avec Val et voilà, il change totalement d’avis. Archie, mon héros.

Pas Jason et son roux tellement vif que ça en devient ridicule. Ridicule, comme Betty et Jughead jouant les détectives et se mettant à suspecter les parents de Betty. Et ils ont raison : le père de Betty est bien celui qui a récupéré les dossiers du père de Jughead. Ca sent la conspiration tout ça, et le cliffhanger nous promet une rencontre avec Polly, un jour.

Compteur d’Archie à poil : 6 (+1, donc). Cela dit, on aurait pu faire un compteur de mini-short de Veronica, Cheryl et/ou Betty, aussi.

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24h après #3 : la fin de How to get away with murder

Salut les sériephiles,

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Hier, on a dû dire adieu à une superbe série puisqu’ABC a diffusé le dernier épisode d’How to Get Away With Murder. L’épisode est resté en Top Tweet sur Twitter pendant toute la journée et une bonne partie de la nuit et j’ai bien l’impression qu’il a plu à la majorité des fans. Pour une fois, ça fait plaisir de ne pas me sentir seul, car je suis souvent à contre-courant sur les fins de séries.

Why Bonnie & Frank Should Get Together On 'HTGAWM' After That ...
Fallait un bon remontant pour s’en remettre par contre, ça m’a terrassé pour la journée !

Là, l’épisode avait à peu près tout ce qu’on pouvait attendre de lui et était bien représentatif de ce que nous faisait vivre la série chaque saison depuis six années. Six années, c’est fou comme elles sont passées vite et c’est fou comme la série va me manquer. Plutôt que de vous faire un « 24h après » où je vous reraconte tout le bien que j’ai pensé de l’épisode final, voilà donc un article qui va revenir brièvement sur les sept choses qui me manqueront maintenant que la série n’est plus là ! Attention, il y aura quelques petits spoilers…

viola davis gifs | WiffleGif

  1. L’adrénaline

Incontestablement, c’est ce qui me vient le plus immédiatement quand je pense à cette série : elle avait toujours la capacité de fournir des rushs d’adrénaline sur ses huit dernières minutes avec toutes les révélations qui pleuvent et l’histoire qui se démêle petit à petit à ce moment-là.

5 fois où How To Get Away With Murder nous a retourné le cerveau
On en a eu des chocs dans cette série ! Par contre, bof la fin pour Gabriel.

C’était addictif, ça faisait toujours revenir et ça va me manquer, surtout que ça me permettait déjà de compenser l’absence de Scandal… Et en même temps, je sais aussi que j’ai plein de séries capables de me faire vivre ça, alors ça me manquera, mais pas tellement.

  1. Annalise Keating
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Ses mimiques me tordaient de rire à chaque fois, j’ai hâte de la retrouver ailleurs !

Annalise Keating a toujours fasciné tout le monde : le personnage fascinait les autres autour d’elle au point qu’ils allaient vraiment loin pour elle (coucou Bonnie et Frank) et fascinait les fans parfois encore plus. Sa personnalité magnétique me manquera, même si j’étais immunisé apparemment. Annalise Keating Frank Delfino Lila Stangard Sam Keating Wes ...L’actrice est excellente, sauf qu’on en a souvent trop fait sur sa performance et ça a eu tendance à me la diminuer – faut dire aussi que j’ai toujours du mal avec les personnages principaux. Pour le coup, je suis plus fasciné par le jeu de Kerry Washington en Olivia Pope… Il n’empêche qu’elle avait de bons moments et qu’elle était attachante ; et je sais que ça va me manquer de ne plus avoir Annalise qui débarque avec sa démarche nonchalante et ses répliques cassantes. Et puisqu’on en parle…How To Get Away With Murder" Doesn't Quite Get Away With Its ...

  1. Smile or go to jail

Episode Murder GIF - Find & Share on GIPHYLa série avait des répliques d’exception qui permettaient toujours de bien faire évoluer les dynamiques entre les personnages. Les étudiants entre eux m’ont envoyé du rêve pendant six ans dans leurs échanges de répliques. Je détesterais avoir des amis comme eux, car c’est un groupe hyper dysfonctionnel et toxique, mais j’ai adoré les suivre et ils m’ont fait rire dans les situations les plus dramatiques pendant six ans. gif mine cicely tyson 1.13 HTGAWM htgawmedit Frank Delfino htgawm ...Les répliques sont tellement parfaites qu’elles fournissaient quand même chaque fois ou presque le titre de l’épisode – ou plus vraisemblablement, elles en étaient le point de départ d’écriture. À vrai dire, l’habitude de relever une réplique par épisode dans mes critiques sur le blog vient de cette série et de The 100… Elle me laisse donc un héritage qui me fera toujours penser à elle !

How to get away with murder ou comment tuer une série à coup de ...
La série avait aussi cette fâcheuse tendance à mentir par omission, il faut bien le dire.
  1. La narration

En parlant d’héritage, la narration de la série est reconnaissable entre mille avec un jeu constant sur la chronologie et l’habitude de nous fournir des miettes du futur afin qu’on commence à imaginer ce qu’il va se passer et qui va mourir. L’épisode final s’est amusé à faire exactement pareil, et ce n’est pas un hasard. Cette narration si particulière est ce qui aidait bien le rush d’adrénaline du point 7, mais qui permettait aussi d’être hyper investi dans la série en imaginant ce qui allait se passer dans les épisodes suivants… Elle laisse derrière elle un joli héritage avec une structure d’épisode/saison qui est parfois reprise ailleurs. La saison 2 d’In the Dark nous fait par exemple la meilleure chose… sans le maîtriser aussi bien, même si j’adore la série !

How to get away with murder | Smells like Chick Spirit

  1. La représentation

HTGAWM est une série que j’adore aussi pour sa représentation de la communauté LGBT. Bon, sans le T comme souvent…

hampton wedding | Tumblr
Quel plaisir de les voir finir ensemble après un tel rodéo de six saisons !

Lorsque la série est arrivée à l’écran, il devenait un peu la norme d’avoir au moins un personnage homosexuel dans le casting, c’est sûr, mais c’était encore un choix plus engagé que ça ne l’est aujourd’hui. En introduisant le personnage de Connor, la série a ouvert ses portes à un public gay, mais jouait beaucoup sur les clichés. Finalement, l’évolution de Connor a prouvé qu’il était plus qu’un cliché et le couple Coliver a été l’un des meilleurs ingrédients de la série (même si je trouve qu’on les a perdus sur ces deux dernières saisons)…

htgawm | Tumblr
Vraiment, on les a perdus.

Mais HTGAWM a surtout fait beaucoup bien en mettant en avant la bisexualité : le fiancé de Michaela (plus gay non assumé que bi, de mémoire) Annalise, Bonnie… Beaucoup de personnages n’ont eu aucun mal à passer d’un côté et de l’autre. Et c’est tellement rare les personnages bi à la télé !tegan-x-annalise | Tumblr La saison 6 a semblé hésiter un long moment avec le personnage d’Annalise prise de toute, mais le final nous révèle que si elle finit avec Tegan pour un moment – pour moi, jusqu’à la mort de celle-ci – Annalise a aussi eu de multiples amants des deux sexes après elle. Et ça, c’est cool !

  1. Connor & Michaela

how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh ...Je tourne autour du pot depuis un moment, avec la partie sur les répliques et la partie sur la représentation, mais vraiment, ceux qui me manqueront le plus, ce sont bien ces deux-là. Les acteurs étaient géniaux, les personnages l’étaient tout autant. En six saisons, l’amitié qui s’est construite entre eux était l’une des meilleures de la télévision en ce moment. Ce n’est malheureusement pas ce que le dernier épisode mettra finalement en avant – je suis frustré – mais c’est ce vers quoi toutes les saisons tendaient, depuis la haine initiale entre eux jusqu’à l’amitié plus forte que tout. J’adore ces personnages, j’aurais pu suivre un épisode uniquement centré sur eux en train de se parler et je n’aurais probablement même pas trouvé ça long à regarder !

On en était où dans Grey's et HTGAWM ? | Just One More Episode

  1. Peter Nowalk

Le pauvre est totalement éclipsé par Shonda Rhimes, productrice de la série et à jamais celle à qui on associe HTGAWM dans les médias (et sur ce blog, oui)… mais on lui doit en fait la majorité des bonnes trouvailles de la série.

how to get away with murder meta | Tumblr
Je n’ai jamais aimé Nate, mais bon, il mérite sa place dans cet article, je pense.

Preuve en est avec cet épisode de fin qui est excellent là où Shonda se plante toujours dans les conclusions de ses séries ! Peter Nowalk a commencé à bosser sur Grey’s Anatomy il y a fort longtemps – on lui doit l’épisode de la mort de George, il était showrunner des saisons 7 à 9, avec donc l’excellente saison 8, est passé par Scandal pour sa meilleure saison (la 2), puis s’est consacré à enfin aux aventures d’Annalise. J’ai hâte de savoir quel sera son prochain projet, parce que vraiment, il semblerait qu’il transforme tout ce qu’il touche en excellent produit de consommation télévisuelle. À surveiller, donc !

Quand deux séries qu'on adore se rencontrent, ça donne les ...
Et en attendant, il faut se dire au revoir…

Voir aussi : 7 ans de Scandal – It’s Handled!

Riverdale – S01E04

Épisode 4 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

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Spoilers

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Bad? It sounds scandalous !

Mort de rire dès la première scène de cet épisode avec Jughead qui nous balance que le cinéma de la ville va fermer et que c’est bien triste ? Que c’est genre le truc le plus triste qui soit arrivé à Riverdale depuis un moment ? WTF. Je sais que j’ai dit en fin de critique précédente que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’intéressait davantage à Jughead chez les scénaristes, mais je me serais bien passé de cette intrigue.

Il passe tout son temps dans l’épisode à essayer de sauver le cinéma, en parlant au père d’Archie et à la maire, dont on découvre qu’elle fait en fait affaire avec Hermione. Bien, pourquoi pas. Cet épisode s’intéresse beaucoup à Hermione, mais ce n’est malheureusement pas une intrigue qui me passionne pour le moment. J’attends de savoir jusqu’où ça va aller, on va dire. Hermione se rend en tout cas avec le père d’Archie au cinéma pour la dernière projection d’un film en plein air, de même qu’une bonne partie de la ville. Elle agit suspicieusement, tout de même. Mais bon, j’y reviens plus tard, promis.

En attendant, Betty est maligne : elle a déjà compris que Géraldine était avec Archie le matin du 4 juillet. Il l’est aussi le jour de l’épisode, puisque son père l’y amène à un concert de la prof qui joue toujours du violon, pour ensuite inviter la prof chez eux. Non mais sérieux. Finalement, le repas se fait au diner où se trouvent justement Betty, Veronica, Jughead, Kevin et Cheryl, avec ses cheerleaders.

Forcément, Betty vient interroger Archie et le confronter sur sa relation possible avec la prof de musique. Il n’a d’autres choix que de dire la vérité, évidemment entendue aussitôt par Veronica qui venait faire sa curieuse. Betty a beaucoup de mal à comprendre Archie, et franchement, je trouve qu’on nous fait tout un pataquès d’une intrigue qui pourrait être bien vite réglée.

Betty est extraite de là par sa mère, alors que Cheryl continue d’être une bitch comme il se doit : elle prend en photo Hermione en pleine dispute avec un homme des Southside Serpents, un gang de bikers. Evidemment, elle en parle à Veronica dès le lendemain, qui va confronter sa mère, niant en bloc qu’il y a quelque chose à tirer de cette intrigue.

Forcément, Betty ne laisse pas tomber le scoop qu’elle pense tenir. Elle interroge donc la prof de musique pour le journal du lycée sous de faux prétextes. C’est l’occasion de découvrir que Geraldine donnait des cours particuliers à Jason avant d’en donner à Archie. D’un coup, elle a un mobile. On sait que le coup de feu n’est pas celui qui a tué Jason, puisque Cheryl l’a entendu et que c’est celui d’un scout… Mais là, Geraldine y va fort avec ce mobile.

Betty se sent forcée de prévenir immédiatement Archie, toujours en compagnie de Veronica qui est décidément partout. Betty accepte d’arrêter de fouiner, mais maintenant Archie est suspicieux : il interroge Geraldine sur sa vie pour savoir qui elle est vraiment. La scène est plus gênante qu’autre chose, mais bon. Pendant qu’il l’embrasse, Betty et Veronica fouillent sa voiture pour découvrir qu’elle a une carte d’identité au nom de « Jennifer Gibson » et un flingue. C’est un gros faisceau de suspicion d’un coup…

Oui, mais ça va trop vite pour qu’elle soit vraiment coupable du coup. En tout cas, plutôt que d’appeler la police pour baver sur leur prof comme n’importe quelle personne normalement constituée, les filles décident de prévenir Archie de ce qu’elles ont trouvé. Mais pourquoi ? Ne peuvent-ils pas avoir des réactions intelligentes et censées pour une fois ?

Archie décide ainsi d’aller confronter Geraldine, qui en retire ses lunettes dis donc. Elle explique donc qu’elle était mariée à un homme qui abusait d’elle, d’où le changement d’identité et le déménagement. Franchement, je veux pas blâmer la victime ou quoi, mai selle n’a pas vraiment l’air d’avoir eu une clavicule cassée, j’en sais quelque chose.

Bon après, les personnages de séries n’ont jamais vraiment de cicatrice après tout… Mais tenir un violon après une clavicule cassée, c’est pas si évident, ça exige une sacrée rééducation… BREF. Archie la croit, bien sûr. Et elle est divorcée en plus, donc tout va bien. Archie va tout répéter Betty, parce qu’il est sûr que tout va bien et qu’elle ne ment pas ; le tout sans se douter que les parents de Betty – sa mère s’appelle Alice, il faut que je le retienne – viennent de demander au père d’Archie, Fred, que les enfants ne se fréquente plus. Bon courage, ce sont des lycéens, allô ?

Après, je comprends Alice pensant que sa fille a de mauvaises relations… surtout qu’elle trouve ensuite le flingue de Géraldine dans les affaires de Betty. Il n’en faut pas plus pour qu’elle lise son journal intime. Magique. Le soir, Alice traîne donc sa fille au ciné plein air et va également déranger Fred, parce que pourquoi pas.

Là-bas, il se passe plein de choses : Hermione voit un biker et est surprise par sa fille qui vient écouter ce qu’il se passe. Sa mère semble avoir repris les affaires d’Hiram, ce qui craint un peu. Veronica y va fort elle-même avec les bikers, se fichant pas mal de peut-être mettre en danger Kevin qui prend cher en voyant son fantasme embrasser à pleine bouche sa copine-alibi. Pas grave : Kevin s’est fait remarquer par un biker beau gosse qui l’embrasse lui aussi à pleine bouche. Ben oui, le fils du shérif, c’est sûr que c’est une sacrée bonne idée.

En plus, le soir quand ils rentrent chez lui avec son père, Kevin découvre que le bureau de son père a été cambriolé. C’est con. Quant à Hermione, elle explique à Veronica qu’Hiram a racheté le cinéma depuis sa cellule de prison.

Loin du cinéma, Archie retourne voir Geraldine pour lui offrir un cadeau de remerciement et d’adieu, parce qu’il ne veut pas continuer leurs leçons particulières. Il sait très bien que ce n’est pas une bonne idée de continuer à se voir… mais c’est trop tard pour lui : Alice, Fred et Betty débarquent pour savoir ce qu’il se passe exactement.

C’est compliqué ensuite, parce que ça provoque tout un tas de réactions et de chantages odieux. Geraldine finit par décider de démissionner et quitter la ville, plus ou moins à la demande d’Alice, qui est tout de même prise en otage par sa fille prête à se faire passer pour folle pour protéger Archie et sa prof qu’elle aime bien tout de même, surtout qu’elle se sent coupable de ce qui leur arrive…

L’épisode se termine donc sur Archie en larmes, probablement parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’apparaître à moitié nu dans cet épisode. Il est consolé par son père qui ne le trouve ni égoïste ni stupide comme il a dit l’être. C’est débile, dans quel monde il le console après ce qu’il vient de découvrir ?

Quant à Betty, elle poursuit son insupportable crise d’adolescence, sans arrêter d’écrire son journal intime malgré le fait que sa mère le lise quand ça lui chante. Pardon ? Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus rire entre ça, le départ de Geraldine-devenue-chaudasse ou Jughead qui quitte le cinéma plein air dans lequel il vivait, croisant au passage son père… membre des Southside Serpents.

Compteur d’Archie à poil : 5 – pas de changement !

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Riverdale – S01E03

Épisode 3 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?

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Spoilers

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Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

Allez, je m’aère l’esprit dans mon #WESéries avec un épisode de Riverdale. On reprend directement dans le cœur de l’action avec le témoignage de Cheryl. Bien sûr, elle n’est pas coupable du meurtre de son frère, mais elle s’accuse d’avoir menti : Jason lui avait demandé de le couvrir et de dire qu’il s’était noyé, parce qu’il voulait s’enfuir de la ville sans que ses parents ne le suivent. Ah, ça change tout cette version de l’histoire… Mais rien ne dit qu’elle avoue la vérité, là.

Son témoignage est interrompu par l’arrivée de ses parents, évidemment. Il ne faudrait pas qu’on en sache trop d’un coup, et c’est bien dommage. Elle n’est pas accusée, en tout cas, puisqu’elle peut rentrer chez elle.

Archie finit par témoigner à son tour, affirmant qu’il a entendu le coup de feu pendant qu’il composait une chanson, en compagnie de son chien. Plutôt de sa chienne, hum. Ouh, elle était facile celle-ci ! En tout cas, ça énerve son père d’apprendre qu’il lui a menti sur le 4 juillet, et il le punit directement.

Ce n’est pas bien grave pour Archie qui est remercié par Cheryl en cours le lendemain, et Cheryl est clairement en train de flirter avec lui. Elle lui demande tout ce qu’il veut d’elle, et tout ce qu’il veut d’elle, c’est une nouvelle prof de musique puisque Geraldine ne veut plus entendre parler de lui. Elle a trop peur que leur relation ne soit découverte. C’est débile.

Un peu comme Archie, qui décide de fuguer le soir même pour apporter ses chansons aux Pussycat qui sont prêtes à l’écouter uniquement parce que Cheryl leur a demandé. Pfiou. Franchement, c’est quoi l’intérêt, là ? Il écrit donc une chanson avec Josie et son trio de chanteuses, puis rentre chez lui où son père est énervé et le punit un peu plus, l’empêchant d’aller au concert où sa chanson sera jouée. Archie en profite alors pour faire la morale à son père parce qu’il ne l’aurait pas empêché d’aller à un match de foot. Non mais lol, c’est une blague, sérieusement ? D’où le père se laisse sermonner comme ça ? Je croyais qu’il était un bon exemple de père ? Faudrait savoir.

On arrive vite au lendemain soir, en tout cas, avec encore une soirée municipale où le père rencontre Géraldine pour la première fois. Celle-ci répond avec plaisir aux questions du père sur le talent d’Archie, qu’elle juge énorme alors que… bon.

En parallèle, la maire assiste à une super scène : la mère de Cheryl qui baffe celle de Betty qui a osé publier l’autopsie du fils. Pas très sympathique, tout ça. La mère de Betty est de toute manière vraiment pas une femme recommandable : elle balance à celle de Veronica que sa fille est salie sur les réseaux sociaux… Elle n’a que ça à foutre franchement.

Et oui, pendant ce temps, Veronica s’intègre de mieux en mieux au lycée, obtenant même un rencard avec une des stars du lycée. Evidemment. Tout ça sort d’absolument nulle part, mais je ne sais pas pourquoi ça me surprend avec une série adolescente. Ni pourquoi ça surprend Veronica que Chuck est un connard ruinant sa réputation immédiatement en postant une photo d’elle avec du sirop d’érable sur le visage.

Veronica embarque aussitôt Betty dans les vestiaires pour engueuler Chuck, mais aussi pour qu’on puisse voir Archie à poil, sinon ce ne serait pas drôle comme épisode. Et en plus, cette fois, il l’est totalement, même si une serviette le protège. Chuck est dans la même tenue, mais ça ne l’empêche pas du tout d’être arrogant avec Veronica et lui dire qu’elle devrait être heureuse de ce qu’il fait, car ça lui permet d’être une star. Ca énerve Betty au point qu’elle ose l’insulter. C’est fou, si Betty se met à dire des insultes…

Et comme en parallèle, la mère de Betty est heureuse des développements de l’affaire Jason, Betty est sacrément inspirée dans cet épisode. La mère de Betty n’hésite pas à utiliser la Une du journal pour accuser directement Cheryl. C’est tellement naze comme comportement, on dirait une adolescente de douze ans frustrée. Eh, on m’avait prévenu : les adultes se comportent comme des enfants. Du coup, les adolescents se comportent comme des adultes : Betty décide de rouvrir le journal du lycée, avec l’aide de Jughead. Il lui faut encore le convaincre, mais bon.

Avec ce qui arrive à Veronica, Betty tient en plus son premier sujet : l’équipe de sportifs stars du lycée ment sur les réseaux sociaux et pourrit la relation de quelques filles avec qui ils sont sortis en les traitant de salopes et filles faciles. L’enquête avance vite pour elle, et clairement on n’est pas dans un épisode de Veronica Mars (ni de Stranger Things malgré la présence d’une actrice qui a bien mérité sa présence ici à cause de ce qui lui est arrivé dans cette série). Ethel connaît quelqu’un qui a quitté l’équipe du lycée juste après avoir vu le carnet de conquêtes de Chuck et de l’équipe.

Pendant la nuit, Kevin, Betty, Veronica et Ethel se rendent au lycée pour retrouver ce carnet. Ils sont surpris par Cheryl qui est surtout là pour savoir si son frère trempait dans ces pratiques lui aussi. Pas de bol : elle a beau le défendre corps et âmes, évidemment qu’il est coupable et a lui aussi participé à ruiner la réputation de filles… comme Polly, par exemple.

Ca avance à une vitesse, ça n’a genre zéro crédibilité comme intrigue, malgré un message très juste sur les relations garçons/filles au lycée. Journaliste comme il faut, Betty enchaîne par un rencard qu’elle improvise avec Chuck, s’habillant de manière sexy… et obtenant bien malgré elle, d’abord les conseils inutiles de sa mère, ensuite des infos sur Polly. Bien sûr que Chuck est trop con pour réfléchir à ce qu’il dit ou pour sentir le piège que lui pond Betty en l’invitant le lendemain chez Ethel.

C’est un adolescent, heureusement, parce que sinon je m’acharnerais vraiment sur sa connerie. Il est tellement débile : il tombe sur Veronica en maillot de bain, puis sur Betty avec une perruque, et il ne se doute de rien ? Mais le foutage de gueule est total dans cette série ! Betty n’hésite donc pas à droguer Chuck ensuite pour avoir toute la vérité sur ses pratiques. Bien vite, il se retrouve menotté dans un jacuzzi. L’idée est donc de le torturer pour qu’il dise la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Veronica, à savoir qu’ils se sont juste embrassés.

Betty prend goût à la torture, en tout cas et n’hésite pas à lui renverser ensuite du sirop d’érable, voulant l’entendre s’excuser pour Polly également, même s’il n’est pas Jason. C’était rigolo, mais alors absolument pas crédible. Elle perd la boule, Betty, mais c’est marrant à voir, avec ensuite une fin d’épisode qui nous balance que Betty est restée éveillée toute la nuit pour écrire un article – elle est pire que moi, celle-là.

Après, je n’ai pas de trouble de la personnalité comme elle, moi. En tout cas, elle gagne totalement sur ce tableau-là : Chuck est renvoyé de l’équipe de foot du collège, Cheryl reconnaît que son frère n’était pas un ange. Un autre grand gagnant de l’épisode est Archie, qui réussit contre toute attente à obtenir de son père d’avoir le garage pour faire de la musique. Oh, et Geraldine veut carrément coucher avec lui.

De son côté, Jughead fait une meilleure enquête que la police, découvrant que le coup de feu entendu le 4 juillet vient en fait des scouts. Ben voyons. Il en profite ensuite pour faire du chantage au chef des scouts, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi cette intrigue principale est traitée par-dessus la jambe comme ça par les scénaristes. En plus, le scout apporte la problématique information que Géraldine était là le 4 juillet au matin à Jughead, qui le savait déjà, et à… Betty. L’info est connue, c’est foutu désormais.

Compteur d’Archie à poil : 5

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