You (Parfaite) – S02E03-04

Épisode 3 – What Are Friends For ? – 15/20
Je ne sais pas si c’est parce que je reprends quatre mois plus tard, mais cet épisode n’a pas du tout réussi à m’accrocher comme je pensais qu’il le ferait. Il empile les clichés les uns après les autres et finit par desservir les personnages, quand bien même le point de vue du personnage principal suffit à expliquer cette succession de clichés. La série n’est pas objective… mais l’intrigue de la saison dérive vers totalement autre chose, ce qui fait que le scénario semble prendre l’eau. Étrange !

> Saison 2


Spoilers

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Everybody wants to fuck the 15 years-old!

Dans la longue liste des séries qu’il faut que je rattrape un jour ou l’autre et que j’attends impatiemment de découvrir, il y a toujours You. Mieux vaut tard que jamais, j’imagine ! Le lundi, je n’ai pas toujours le temps de voir de nouveaux épisodes pourtant, mais bon, c’est le cas aujourd’hui, alors j’en profite… même si j’ai oublié les deux premiers épisodes. Quatre mois après, c’est plutôt logique.

Je me souvenais de l’essentiel, cependant : Joe se fait passer pour un type nommé Will qui a décidé de n’être qu’amis avec Love. Bien sûr, on y croit. On a droit à un long montage en début d’épisode pour nous en convaincre, mais Joe ne parvient pas du tout à me convaincre sur le coup, parce qu’il ne peut pas se convaincre lui-même. Pourtant, il résiste tout de même, malgré des cadeaux réguliers de la part de Love.

Celle-ci passe son temps en cuisine pour lui, tout en parlant de lui à ses amies qui leur annonce pourtant leur mariage. C’est dire à quel point elle est accro, comme si Joe était totalement irrésistible. Le frère de Love continue d’énerver Joe en tout cas, mais il faut dire qu’il est flippant à débarquer en kimono et sans avoir pris sa douche dans sa boutique. La senteur qu’il dégage est un point régulier des voix-off de Joe… mais ça n’aide pas à accrocher à l’épisode.

En effet, dans sa folie habituelle, Joe décide de devenir ami avec Forty, histoire de se prouver qu’il n’est qu’ami avec Love. Et tout ça nous amène à une soirée où Forty espère pouvoir profiter du carré VIP avec Henderson. Ce n’est pas gagné pour lui qui n’est qu’un has-been, comme Joe le remarque sur ses réseaux sociaux. Admettons. En revanche, c’est gagné pour Ellie qui profite des mails de sa sœur pour entrer en contact avec Henderson, ne croyant pas à la réputation que lui fait sa sœur, malgré un avertissement de Joe.

J’aime bien Ellie, mais elle est vraiment le stéréotype des adolescents, et c’est énervant. Ce n’est pas la seule dans cette série : tout Los Angeles est un stéréotype, là. Ca me plaisait bien dans les premiers épisodes, mais ça me décroche de cet épisode. Il faut dire aussi que Joe qui persiste à se faire passer pour un ami au point de blesser Love… c’était énervant.

Bon, c’est encore plus énervant pour Love, j’imagine : elle lui fait des gâteaux tous les jours et il ne la remercie que le jour où il arrête. Et comme son frère lui fait remarquer qu’il est en train de la blesser, Joe décide de se rattraper avec le meilleur rencard possible : leur petit-déjeuner idéal d’enfance. Cette fois, Love est convaincue d’avoir ses chances et décide de l’embrasser, pour mieux se prendre le râteau du siècle. Au moins, je suis de son côté : Joe est dans l’abus du côté des signaux brouillés qu’il envoie.

Je peux toutefois remercier la série qui a eu la bonne idée de s’armer de flashback dans cet épisode. C’est beaucoup trop tôt dans la saison, mais ça m’arrange bien pour me rappeler de tout ce que j’ai pu oublier, comme le coup de l’iphone cassé d’Ellie. C’est parfait pour Joe qui peut donc l’espionner et tout savoir de sa vie, n’en déplaise à Delilah.

Celle-ci continue de jouer les grandes sœurs protectrices, mais c’est très raté comme taf de sa part : à part engueuler sa sœur en vain et se ridiculiser auprès de Joe en lui assurant qu’elle aura bientôt des preuves des activités louches d’Henderson. Oui, mais bon, Joe n’a pas envie d’attendre que ça arrive quand il retrouve Ellie en train de vomir un gâteau à la beuh qui lui a fait perdre la notion du temps. Il promet de ne rien dire à Delilah, mais comprend aussitôt qu’il va devoir jouer le rôle du père d’Ellie. Il y a beaucoup à faire quand même.

Bien sûr, il a toujours Will dans sa cage, même si je l’avais totalement zappé. Le syndrome de Stockholm bat son plein pour Will, puisqu’il se met à jouer au pendu avec lui tout en écoutant sa vie. Il a même envie de devenir son ami. Et ça tombe bien : Joe a besoin de lui pour savoir comment pirater Henderson. Comme Will ne lui apporte rien, Joe se rabat sur ce qu’il connaît le mieux et qui est la partie la plus intéressante de l’épisode : le stalking sur les réseaux sociaux.

Grâce à ça, il découvre Freddy, un ami de longue date d’Henderson qui va lui servir à l’aborder à travers les spectacles d’impro auxquels Forty l’avait emmené. Du coup, c’est assez fou que Joe ne se rende pas compte qu’évidemment, quand il se fait inviter à une soirée d’Henderson, Forty se débrouille pour en être. Son but ? Parler de son film à venir, notamment à l’agent d’Henderson, une actrice de You’re the worst que je suis content de voir dans un autre rôle où elle est volontairement insupportable, et où elle ne l’est pas malgré elle, cette fois.

En parallèle, Joe fouille en vain la maison d’Henderson et retrouve finalement Forty complètement défoncé en train de s’humilier au beau milieu de la fête. C’est un double problème pour lui : il est forcé d’abandonner son plan pour protéger Forty, parce qu’il veut se faire bien voir de Love. Il prévient donc celle-ci avant de s’occuper de son jumeau.

C’est plutôt chouette, surtout que se faisant, il découvre qu’Henderson n’est pas qu’un gros con : il gère parfaitement bien la situation, allant jusqu’à mettre fin à sa soirée pour s’assurer que Forty ne se ridiculise pas trop. Par contre, il reconnaît Joe au passage et se met à lui parler d’Ellie, qu’il a bien décidé d’embaucher comme stagiaire. Oups.

Pas le temps de gérer ça que Joe est déjà de retour chez lui, avec Forty. Love y débarque pour prendre soin de son frère et, évidemment, pour se faire consoler au passage par Joe. Ah, il oublie vite Ellie et Forty quand il est question d’aller coucher avec Love sans faire de bruit dans sa chambre. Sans faire de bruit ? Evidemment que Forty les entend malgré leurs cinquante nuances de gris. Il ne dit rien au petit matin, pourtant.

Ellie ? Joe ne trouve rien contre Henderson, y compris quand Will le pirate finalement… Il décide donc de laisser l’adolescente suivre son rêve et être la stagiaire de l’acteur, pour mieux le regretter immédiatement quand il apprend de Forty qu’il y a une pièce secrète bien cachée chez Henderson, avec des affaires de gamines et des choses bien louches qui s’y trament… Ah, les clichés.


Épisode 4 – The Good, the Bad & the Hendy – 15/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette suite de saison. Il y a de bons moments et j’aime toujours autant certains personnages, mais du côté des relations et des rebondissements, j’ai beaucoup de mal à croire à ce qui est proposé. C’était déjà un problème soulevé par beaucoup en saison 1, mais ça ne m’avait pas dérangé à l’époque parce que la voix-off de Joe vendait bien les choses. Pour ce soir, j’ai eu bien du mal à me laisser emporter et oublier les stéréotypes et parties prévisibles du scénario…

> Saison 2


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He’s a bad man who deserves to be punished.

Cet épisode commence par un étrange flashback/rêve de Joe sur son enfance où ses parents se disputaient, alors même qu’il est en train de dormir aux côtés de Love, toujours aussi affamée sexuellement parlant. Interrompue pendant une fellation, elle décide donc de masturber Joe tout en étant au téléphone avec Forty. C’est suffisant pour que Joe soit ravi, en tout cas, ayant même l’impression qu’il grandit en tant que personne parce que ça ne le dérange qu’elle soit au téléphone…

Ouais, il fait comme si Forty ne le dérangeait pas, mais c’est loin d’être le cas, surtout quand Forty le harcèle et le fait annuler son week-end avec elle à Santa Barbara.

Forty est l’un des personnages les plus intéressants de cette saison pour l’instant, et ça craint tout de même. Il est supposé être le plus insupportable, pourtant. Il débarque ainsi au beau milieu d’un brunch organisé par Love dans le dos de Joe pour le présenter à son insupportable et cliché groupe d’amis. On ne peut pas faire plus classique que ça comme intrigue, mais bizarrement ça fonctionne… même si je ne comprends pas comment la série parvient toujours à nous faire accrocher à des relations aussi clairement toxiques dès le départ. Sauf que cette fois, le plus toxique, c’est la manière dont Love se comporte…

Quant à Forty, donc, il est frustré de ne pas être mis au courant par sa jumelle qu’elle est en couple lors du fameux brunch, alors il lui fait la tête pour un bon moment ensuite. Un bon moment ? Une journée, histoire qu’elle pète un câble toute la soirée romantique avec Joe, avant que tout ne rentre dans l’ordre le lendemain matin.

Forty débarque à l’improviste pour que Love lui coupe la barbe et les cheveux… et surtout pour être un monstre aux yeux de Joe en lui retirant Love pour une partie de la journée, mais aussi en lui demandant perpétuellement des conseils sur son script et en prévoyant de passer plein de temps avec le jeune couple, qui n’a pas le temps de respirer. C’est d’un triste. Joe essaie bien de s’en débarrasser, mais ça se retourne contre lui quand il lui propose d’aller dans un festival pour trouver l’inspiration.

En effet, Love se met à craindre une rechute de son frère, donc elle engueule Joe avant de lui dire qu’elle jouera les chaperons pour son frère. Bien fait, Joe, ça t’apprendra à mentir. Enfin, il donne tellement de mensonges à la seconde de toute manière.

Evidemment, Joe continue aussi d’espionner Ellie dans cet épisode, surtout quand il entend Dellilah galérer comme jamais à surveiller sa sœur. Grâce à la bonne vieille astuce des écouteurs non reliées, il entend surtout Ellie se confier à un ami, ce qui lui permet de comprendre qu’Ellie sait que son iphone est surveillé. Heureusement pour lui, elle ne soupçonne pas Joe, mais Delilah. C’était obligé, ça. De la même manière qu’il était obligé que Joe garde l’ordinateur portable d’Henderson sur lui, lui permettant de continuer à l’espionner.

Bien sûr, il faut toujours compter sur l’intrigue Will dans tout ça : Joe doit trouver un moyen de se sortir de cette impasse et il le fait en promettant la liberté à Will… en échange d’une preuve de sa loyauté. Là, pour le coup, c’est un coup facile pour Joe : il le recrute pour désactiver les alarmes chez Henderson. Oui, Will est capable de faire ça depuis sa cage, parce que le wifi y est actif quand Joe ramène son ordinateur. C’est pratique d’avoir un hacker en cage, quand même, surtout qu’il lui donne aussi ses astuces pour stopper les alarmes.

Grâce à ça, Joe n’a aucun mal à entrer dans le donjon sexuel d’Henderson, où il trouve tout un tas de choses dégoûtantes bien comme il faut, y compris des photos de ses proies, dont Delilah. Plutôt que d’agir lui-même, Joe décide de céder la place à Delilah, anonymement, laissant les photos sur le pas de sa porte. Sympa.

Par contre, venant d’un personnage aussi intelligent que Joe, je ne comprends pas : retirer les photos de la maison, c’est aussi s’assurer que rien ne puisse être fait. C’est finalement Delilah qui lui explique ça quand il prétend avoir vu une femme déposer l’enveloppe chez elle : certes, Delilah est naïve de le croire là-dessus, mais elle est assez intelligente pour ne pas publier d’articles avec les photos, sachant que ça lui retomberait dessus et qu’il ne s’agit pas de preuve suffisante.

Elle confie donc les photos à un autre ayant a priori des contacts qui pourraient faire tomber Henderson. Moui, c’est naïf. Dans le genre naïf, on a aussi Ellie : elle croit vraiment qu’Henderson est quelqu’un de bien. Ainsi, il l’invite à une projection soi-disant annulée au dernier moment et quand il lui propose de la faire ramener chez elle, elle refuse, préférant rester avec lui.

C’est plutôt astucieux de sa part, de la même manière que la façon dont il la drogue… mais heureusement, Joe est là pour Ellie : il drogue davantage Henderson, puis il l’interroge, en le torturant comme son père le torturait et comme il continue de le torturer dans ses cauchemars. Pourquoi pas. Le truc, c’est que même si Joe n’a pas prévu de tuer Henderson, l’acteur est un véritable connard qui n’assume pas tout ce qu’il a fait. Il finit par accepter de faire une vidéo à la demande de Joe, mais avant ça, il tente de se justifier, expliquant qu’il a lui-même était victime d’agression sexuelle. Au passage, il cherche à comprendre pourquoi son agresseur agit ainsi, aussi.

Et il cerne tellement bien Joe malgré lui que ce dernier finit par retirer son masque de colère. Cette fois, c’est l’erreur de trop et on sait tout de suite que Joe va devoir le tuer. Reste à voir comment et ça arrive vite. En effet, malgré la drogue, Henderson est encore sacrément réactif et tente donc de s’enfuir. On se retrouve avec une scène qui n’est pas sans rappeler la fin de saison 1 avec Beck tentant de s’échapper en vain : Henderson tombe dans les escaliers et meurt sur le coup.

Joe se retrouve une fois de plus dans une impasse, avant de remarquer l’entaille qu’il a faite sur le poignet de l’acteur pendant sa petite séance de torture. Il envisage donc de faire passer sa mort pour un suicide. Alors… pourquoi pas, mais pas bien malin vu la dose de GHB qu’il a dans le sang. Et en plus, il éloigne Ellie avec un SMS bidon qui ne pourra qu’être suspect – puisqu’Ellie sera probablement l’une des premières suspectes du meurtre dès qu’on saura que c’est un meurtre.

On finit également avec un nettoyage de scène de crime qui me paraît bien raté, notamment à cause de l’aspirateur électrique d’Henderson. Toujours est-il que Joe veut s’éviter de se retrouver avec un autre cas de bocal de pipi, alors il retire tous les objets qui peuvent possiblement mener à lui, notamment son propre sang puisqu’il saigne du nez.

Tous les objets ? Il les met dans un sac poubelle blanc, parce que c’est bien connu que le sang rouge ne se voit pas à travers. D’ailleurs, quand il traverse hors d’un passage piéton, la police l’arrête… mais comme on est à Los Angeles, le policier ne voit rien d’autre qu’un casque à édition limitée qui suffit à servir de carte sortie de prison. C’est n’importe quoi, mais c’est marrant à voir et c’est dans la suite logique de la série et de ces clichés sur Los Angeles qui pourrissent à petit feu cette saison 2, à mon goût en tout cas.

Finalement, Joe décide de laisser partir Will de sa cage. C’est un pari hyper risqué, qu’il prend pour se prouver qu’il est une bonne personne. Je ne suis pas convaincu tout de même, surtout qu’il en sait beaucoup ce Will… C’est risqué.

Dans tout ça, l’épisode se termine alors au festival où l’on sent tout de suite vers quoi le cliffhanger se dirige : Forty a rencontré une certaine Amy qui n’est autre que l’ex de Joe. Et évidemment, c’est déjà le grand amour entre eux… Bref, on tombe sur un autre cliché. Autant les premiers épisodes de la saison parvenait bien à les détourner et se moquer de leur présence, autant maintenant, Joe semble s’en contenter et les voir comme normaux. Il s’est déjà acclimaté à Los Angeles alors ?

> Saison 2

Altered Carbon – S02E06-08

Épisode 6 – Bury Me Dead – 15/20
Alors que je m’étais arrêté la dernière fois sur un épisode qui faisait avancer à vitesse grand V son intrigue, je trouve que celui-ci est beaucoup plus lent. Certes, les situations arrivent au moment où elles vont pouvoir se dénouer et il y a pas mal d’actions, révélations et retournements de situation, mais je n’ai pas réussi à accrocher autant que je l’aurais voulu à une bonne moitié de l’épisode, alors qu’il y avait aussi un peu trop de scènes de combat à mon goût. C’est comme cela.

> Saison 2


Spoilers

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I’m a complicated person.

Il est temps pour moi de continuer, et peut-être finir !, cette interminable saison 2. Elle n’est pas tant interminable pour son histoire que pour le temps que je mets à la voir, cependant. Heureusement, en ce dimanche, j’ai un peu de temps devant moi et j’ai dit que je commencerai par cette série dans mes rattrapages du dimanche. C’est déjà ça de pris.

Ainsi donc je me replonge dans cette histoire, un peu moins littéralement que Quell toutefois. Elle semble retrouver la mémoire bien plus rapidement que moi, elle. Elle s’abreuve pépère en se remémorant tout son passé, loin de se douter qu’elle est surveillée de loin par Tak. Zut, j’avais un nom de code pour différencier les deux Tak, il faut que je le retrouve. C’est bon, j’y suis : elle est surveillée par Kovacs, la version 2.0 ramenée par Carrera.

Toujours est-il que Kovacs la surveille et se rapproche d’elle, alors qu’il est juste censé la tuer. Par chance, Quell lui fait assez confiance et est sûre de son identité, ce qui fait qu’elle lui confie son secret : elle a un cache pour restaurer l’humanité. Cela fait flipper Carrera qui entend tout par radio et demande aussitôt à Kovacs de mener l’enquête.

Pendant ce temps, Trepp est donc inconsciente dans sa grotte, et quand elle se réveille, c’est pour mieux retomber sur Kovacs et Quell, ensemble. Elle comprend vite que quelque chose ne tourne pas rond, mais elle ne peut pas faire grand-chose. Elle se contente donc de regarder Quell emmener Kovacs vers une autre grotte où elle retrouve un hologramme montrant le passé. C’est une bonne chose : ça permet de retrouver une fois de plus Rei.

Cette dernière est donc celle qui a été capable de nous ressusciter Quell après l’explosion du vaisseau, à défaut de pouvoir retrouver son frère. Quelques flashbacks nous permettent donc de savoir ce qu’il s’est vraiment passé pendant tout ce temps : Rei s’est vengée de la disparition de son frère en enfermant Quell dans un cercueil de verre. Pas de prince charmant pour Quell, en revanche, juste quelques visites de sa belle-sœur.

Elle est de plus en plus méchante au fur et à mesure, Rei, annonçant qu’elle veut trouver les raisons pour lesquelles elle a perdu son frère, la trahison n’étant apparemment pas assez pour elle. La dernière fois qu’elle est venue voir Quell, c’était pour lui annoncer avoir retrouvé Tak, mais aussi pour lui dire qu’elle n’en avait rien à carrer qu’il passe sa vie à chercher son ex tant qu’elle pouvait le garder pour elle.

C’est compliqué pour Kovacs : toutes ces révélations viennent contredire ce que lui a raconté Carrera, assurant que Rei était une parfaite soldat à leur cause. Et il a beau tenté de lui raconter toute sorte d’histoire à l’oreillette ce Carrera, il faut bien dire que l’hologramme est convaincant. Normal, c’est la vérité. Et pas de bol pour Carrera, Danica débarque pour vérifier qu’il fait bien son boulot, au même moment ce qui empêche le colonel de mener à bien sa mission. J’ai bien ri… mais ça a ensuite été un peu longuet comme scènes.

Du coup, Carrera arrête de suivre la conversation entre Kovacs et Quell, alors que cette dernière décide justement de l’emmener auprès de son arme. Pour cela, elle continue son voyage dans le passé en l’amenant dans la caverne de la saison 1. Je sais bien que tout ça va enfin nous permettre d’avoir des réponses, mais j’ai trouvé que la mise en place prenait tout son temps.

En parallèle, c’est sans trop de surprise qu’on apprend que Tak a survécu : il est accroché à une falaise, inconscient. Ah, c’est pratique d’être un Envoy. Trepp l’aide à s’en sortir et les deux se lancent aussitôt dans une mission pour secourir Quell avant qu’elle n’en dise trop au mauvais Kovacs. À deux, incapable d’attendre des renforts qui n’arriveront de toute manière pas, nos héros se lancent dans de bonnes scènes de combat pour neutraliser les meilleurs soldats de Carrera encore dans la forêt à attendre la sortie de Quell.

Les meilleurs soldats ne sont pas excellents, cependant, et ils se font vite maîtriser, sous le regard de Danica et Carrera. Cette première est énervée de voir qu’elle perd le contrôle de la situation, surtout quand Trepp et Tak sont finalement sauvés de justesse par Kemp et ses hommes, qui ont bien reçu leur appel au secours. Tout ce groupe retrouve sans mal Kovacs et Quell, en plein combat eux aussi. Bien sûr, il n’y a jamais eu de cache : Quell se contentait de manipuler Kovacs pour l’emmener creuser sa tombe.

Toutefois, elle n’arrive pas à l’achever, et l’arrivée de Tak et Kemp l’empêche d’aller au bout : elle se contente alors de l’emprisonner, tout en répondant aux questions de Kemp qui veut s’assurer qu’il s’agit bien de Quell. C’est sympathique, même si un peu gros quand elle se lance dans un discours quasi-politique pour expliquer comment elle a choisi son surnom et comment elle voulait une révolution qu’un peu d’eau pourrait raviver… ce qui vient justement de se passer.

Elle finit par convaincre Kemp qu’elle est bien Quell en lui racontant la vie de son père, ce qui fait qu’on passe alors d’une scène pseudo-politique à une adoration quasi-religieuse pas beaucoup plus réjouissante à voir. Une fois Kemp convaincu, Quell fait libérer Trepp, mais pas les deux Tak, ce qui m’a beaucoup fait rire. Cela laisse en effet l’opportunité aux deux facettes de ce même homme de parler de leur mission, chacun considérant Quell comme leur objectif numéro 1, mais pas de la même manière.

Tak finit par comprendre que Carrera écoute tout, se mettant alors à parler directement au colonel, à travers Kovacs. Ce dernier est de plus en plus forcé de constater que le Protectorat n’est pas si top que ça, préférant alors couper sa liaison radio pour enfin savoir ce qui est arrivé à sa sœur et la raison pour laquelle Tak a dû la tuer. Il lui explique tranquillement la fin de saison 1, ce qui est tout de même moins violent émotionnellement que la vivre, mais qui permet de confirmer que Rei avait un milliard de moyens de s’en sortir si elle l’avait voulu.

Du côté du reste de la résistance, Kemp nous confirme que finalement Quell a bien une arme cachée dans la caverne… mais Trepp se rend compte aussi que Kemp est un traitre : il a autour du cou la pile appartenant au frère de cette dernière. Sentant que quelque chose ne va pas, Tepp s’en confie à Quell qui lui fait confiance et fait aussitôt en sorte que Trepp aille donner des armes aux deux Tak, histoire d’avoir ses arrières couverts quand elle confrontera Kemp.

De son côté, Carrera est dépité de voir que Kovacs a rompu la liaison radio, et il se fait à nouveau remonter les bretelles par Danica. Rien de bien fou à voir… Jusqu’à ce qu’il soit révélé que Kemp était un homme de Danica. Oui, était : alors que la confrontation se passe mal pour lui et qu’il est fait prisonnier dans la fuite de nos héros, elle n’hésite pas à le faire tuer par d’autres de ses hommes, avant de faire arrêter Carrera – ne serait-ce que pour la double enveloppe de Tak.

Dans la forêt, les choses partent en vrille : alors que Tak, Kovacs, Trepp et Quell sont dans de beaux draps, le ciel se met à se la jouer Cabane dans les bois, puis des rayons laser détruisent un à un leurs assaillants, tout en faisant souffrir Quell, apparemment. Bien.


Épisode 7 – Experiment Perilous – 17/20
Non seulement, cet épisode contrecarre plusieurs théories que j’avais jusqu’ici, mais en plus, il le fait avec un aplomb intéressant qui donne au prochain épisode une consistance tout à fait inattendue. Par contre, c’est en toute modestie qu’il faut aussi que je souligne qu’il y a une partie de l’intrigue que je n’ai pas bien comprise. C’est frustrant, mais ça arrive parfois, et tant pis, ça n’empêche pas de savourer ce qui déroule, non ?

> Saison 2


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I am the only one who belongs here.

Des cendres tombent sur la forêt où étaient nos héros quelques heures auparavant dès le début de cet épisode qui nous montre un véritable carnage qui n’est pas sans rappeler la série Chernobyl. Kovacs est retrouvé par les hommes de Danica, mais c’est le seul. Tous les hommes de Danica, sous le rayon, sont morts ; nos héros, eux, ont disparu. Le rayon ? Il s’agit d’Angelfire, la fameuse arme dont on entend parler depuis un moment dans la série sans jamais l’avoir vue.

Evidemment, ça intéresse grandement Danica de posséder cette arme des Anciens : Quell est bien la première à avoir su l’utiliser. À court d’idée, elle décide donc de ne pas exécuter Carrera, qu’elle se met à son tour à appeler Jaeger. Elle fait appel à lui pour trouver une nouvelle fois Tak et Quell, lui promettant de lui remettre l’enveloppe de Kovacs, s’il mène sa mission à bien.

Pour mener à bien sa mission, cependant, il décide ainsi d’aller interroger Kovacs pour comprendre ce qu’il s’est passé. Couvrant ses arrières, Kovacs explique qu’il n’a pas eu le choix de couper la liaison radio car il était prisonnier. Mouais.

Bizarrement, ça suffit à convaincre à peu près Carrera qui embarque le prisonnier dans une expédition à la caverne des Quellistes, afin de comprendre ce qu’il s’est passé. C’est un peu gros, surtout qu’au passage, Jaeger insiste pour dire qu’il a embauché Rei dans l’espoir de revoir Tak. Hmm. Je suis un peu perdu dans cette intrigue. Qu’importe : la cave s’effondre sur eux et nous laisse Carrera coincé sous des débris. Il est alors révélé qu’ils étaient dans le Construct, une réalité virtuelle. Hmm. Vraiment paumé : Carrera ordonne à Kovacs de se barrer, mais il reste sur place. Si c’est une réalité virtuelle, quel intérêt ?

De retour en ville, Trepp s’arrange pour obtenir de quoi soigner Quell, qui est toujours brûlante, avec l’aide d’un contact qui lui apporte le matériel nécessaire. Ils sont évidemment avec Tak. On retrouve enfin Poe et Dig dans cet épisode. Ils m’ont manqué dans le précédent, même si Poe n’est pas beaucoup développé cette saison. Il préfère s’occuper de Dig que de Tak, mais en même temps, ce dernier l’a viré, alors ça peut se comprendre.

Pourtant, les deux intelligences artificielles se précipitent quand ils sentent que Quell est blessée et est en train d’être soignée. Dig fait tout ce qu’elle peut pour les aider à sauver Quell, dont la survie devient l’enjeu de l’épisode.

De son côté, Trepp décide de découvrir ce qui est arrivé à Anil, son frère. Et elle n’est pas ravie de ce qu’elle découvre : son frère ne lui faisait pas confiance pour l’embarquer dans sa dernière mission, où il cherchait à retrouver Quell. La bonne nouvelle, c’est qu’il a réussi et qu’il l’a réveillée. La mauvaise, c’est qu’au passage lui et le reste de son équipe ont été infecté par quelque chose d’étrange – probablement une protection de Rei.

Quand elle raconte tout ça aux autres, Poe déduit que cette chose qui s’est immiscé dans Anil et le reste de son équipe est peut-être ce qui faisait péter un câble à Quell en début de saison. Mieux, il imagine que Quell a peut-être deux personnalités : il y aurait deux esprits dans la même pile. C’est gênant, car ça va à l’encontre de la mythologie de la série… mais c’est faisable parce que c’est Quell. Et puis, ça expliquerait comment elle maîtrise l’Angelfire, aussi.

Cette situation nous bouleverse Dig, en tout cas. Elle se lance dans la mise en place d’un « construct » un bloc qui permettrait de savoir exactement ce qu’il s’est passé et de rencontrer cette deuxième personnalité. Trepp, elle, doit faire le deuil de son frère alors que Tak lui jure qu’il a l’intention de comprendre exactement qui est cette deuxième personne : il décide de tout faire pour cela, surtout que ça va aussi dans le sens de sauver Quell.

En effet, il demande le transfert de sa pile vers le bloc créé par Dig. L’idée est d’entrer en contact dans un monde virtuel avec Quell et ce qui est en elle. Pourquoi pas. Avant de s’y rendre, il prend tout de même le temps de se réconcilier avec Poe. Il était temps, parce qu’on approche l’air de rien de la fin de saison. Et une fois dans le bloc, il tombe sur un petite fille qui l’appelle « papa ». Oula. Il est dans une belle mascarade avec une Quell super maternelle envers cette petite fille.

Il s’agit là d’une projection de ce que Quell (et Tak) aimerait voir se concrétiser dans un avenir proche… selon la chose qui est en Quell, en tout cas. Dès qu’elle se révèle ne pas être Quell, on embarque dans une grosse scène d’action à des années lumières des scènes où Dig gère comme elle peut le code de cette réalité virtuelle afin d’isoler et sauver Quell. Le combat ? Tak est avantagé par le côté réalité virtuelle, et c’est tant mieux, parce qu’il n’est pas au niveau de cette fausse Quell.

Cette dernière est bien bavarde entre deux coups, expliquant qu’elle a l’avantage sur lui, mais aussi qu’elle détient la vérité que seule Quell peut comprendre. Bon, ça détourne ma théorie : je pensais que la chose en elle pouvait très bien être Rei, mais ça n’a pas l’air d’être le cas. Comprenant que Tak ne craint pas pour sa vie, la fausse Quell envisage de se suicider. Le corps de Quell passe aussitôt en crise cardiaque, mais Poe et Dig gèrent à peu près la situation.

La fausse Quell n’a alors d’autres choix que de se révéler à Tak. On s’y attendait, mais il s’avère donc qu’elle est une Ancienne… Et la dernière survivante d’un triste génocide. Tout s’explique d’un coup : Harlan n’était pas un monde inhabité comme le Protectorat le pensait en venant le conquérir. Bien au contraire, sous terre, dans les cavernes qui serviront des années plus tard aux Quellistes, il y avait pas mal d’êtres vivants, qui se sont fait décimer par les premiers arrivants, ceux-là même que Quell tuait en début de saison. C’est une révélation qui se tient bien pour tout expliquer.

Pendant ce temps, Trepp découvre que sa femme et TJ ont été arrêté. C’est une scène que je n’avais pas bien compris quand elle a eu lieu, mais qui est bien amené : c’est logique de s’en prendre à Trepp, puisqu’elle est une nouvelle alliée de Tak. Trepp décide d’ailleurs de profiter de cet avantage pour sauver sa famille : puisqu’il n’a actuellement aucune pile dans son enveloppe, Trepp décide de mettre sa propre pile dans son corps.

Ah, c’est intéressant : elle effectue un transfert de corps, un truc qu’on aurait pu voir plus tôt dans la série quand même. Ainsi, Trepp se relève dans le corps de Tak, qui heureusement ne sait pas ce qu’il se passe hein, parce qu’il n’approuverait pas cette méthode pour la mission de secours de Myka et TJ.

Finalement, il est révélé que je me trompais aussi sur la raison pour laquelle Myka était enlevée : son lien avec Trepp n’intéresse pas grand-monde au gouvernement. Par contre, ses connaissances des Anciens, c’est autre chose : les hommes de Danica espèrent qu’elle pourra leur donner le contrôle de l’Angelfire. Mouais.

Je ne suis pas super fan de la manière dont est gérée l’intrigue, parce que je vois mal Danica s’en prendre directement à un enfant pour avoir des informations : elle menace tout de même TJ dans l’espoir que Myka lui révèle tout ce qu’elle ne sait pas des Anciens. Eh ouais, Myka étant archéologue, elle a quelques connaissances tout de même, mais rien qui ne puisse être utile pour l’Angelfire.

C’est étrange comme stratégie de la part de Danica, mais ça finit par apporter du positif à l’épisode quand Trepp débarque et se fait passer pour Tak. Elle en a la puissance physique, en tout cas. Elle n’a donc aucun mal à tuer tous les hommes de Danica, alors que Danica est tuée par Myka elle-même. Bon, après, elle s’en fout pas mal Danica, elle a des sauvegardes, mais c’était jouissif à voir, de même que TJ reconnaissant immédiatement Trepp.

Cette dernière rentre donc au plus vite auprès de Quell, au moment même où Tak a justement fini de maintenir l’Ancienne a distance le temps que Dig fasse le nécessaire pour construire un pare-feu capable de sauver Quell de sa possession. Seulement, à son réveil, Quell est dépitée de découvrir cette tournure des événements, ce n’est pas du tout ce qu’elle voulait, bien au contraire. Pour elle, elle contenait la chose qui était en elle et qui est furieuse.

Pas le temps de l’écouter nous parler d’une apocalypse à venir, cependant : les gardes du gouvernement sont déjà en chemin pour tous les arrêter. Comment ? À cause de Dig qui découvre que son système est compromis. Elle prend la décision de se débrancher, et donc de se suicider, prenant à peine le temps d’adieux émouvants avec Poe. J’espère qu’on reverra Dig dans le dernier épisode, parce qu’elle apportait une bonne légèreté à la série.

Quant au cliffhanger de cet épisode, il est étonnant, voyant Carrera rester dans la cave et se faire posséder par l’Ancienne qui était en Quell jusque-là. Apparemment, il n’y a pas que Quell qui pouvait survivre à la possession, parce qu’il se lève tranquillement dans le laboratoire du gouvernement et tue un laborantin qui l’assistait. Bien. C’est donc tous les habitants de la planète qui doivent à présent être en danger. Vive l’espèce humaine !


Épisode 8 – Broken Angels – 19/20
C’est une jolie conclusion épique pour la saison et possiblement la série. Cependant, si ça doit être la fin de la série, je regrette la dernière scène qui ouvre les choses de manière trop grandes à mon goût, alors même que nous avons toutes les réponses dont nous avions besoin. Une jolie fin, avec quelques fausses notes dans le trop plein d’émotions déroutant pour cette série qui n’y est pas habituée.

> Saison 2


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I wish you loved me enough to live

« What the fuck ? » est la réaction initiale de Trepp à la première scène de cet épisode, et je la rejoins. Sans trop de surprise, Kovacs retourne sa veste : il débarque avec les hommes du gouvernement pour arrêter nos héros, mais il tue finalement tous ses alliés, expliquant qu’il a eu de la chance de survivre à l’Angelfire et qu’il veut juste bosser avec Quell désormais.

Mouais. Difficile de le croire, surtout pour Poe qui lui en veut : il comprend bien que c’est à cause de lui que Dig a disparu, et Kovacs ne nie pas. Il s’est servi de l’intelligence artificielle pour les retrouver plus vite. Il n’empêche qu’il a tout de même donné leur position au protectorat, ce qui est embêtant. Trepp en profite pour se débarrasser de Myka et TJ qui seraient plus gênants qu’autre chose dans le rush de cette fin de saison.

Oh, elle ne sait pas que c’est la fin de saison, mais c’est très clair que ce n’est pas très sécurisant pour eux d’être à proximité de Quell. Très vite, nos héros se remettent de cette séparation et découvrent que l’Ancienne a réussi à s’échapper malgré le pare-feu mis en place par Dig. Heureusement que Kovacs est là pour leur expliquer ce qu’il s’est passé : évidemment, Jaeger est celui qui a ouvert une porte dans le pare-feu et qui a permis à l’Ancien de s’échapper.

C’est le moment que choisit Quell pour révéler le plan de ce nouveau Jaeger : détruire la planète avec l’Angelfire. Et on sait tous que Carrera tiendra moins longtemps que Quell à ce petit jeu de contrôle d’un Ancien. Très vite, nos personnages se mettent donc en quête de retrouver Jaeger pour le stopper comme ils pourront, mais ce n’est pas évident. Au passage, Tak demande à Poe de l’attendre à l’hôtel, tout en lui assurant qu’il le gardera branché.

C’était mignon d’avoir quelques solutions apportées à des intrigues qui ont couru sur plusieurs épisodes, mais cette réconciliation effective entre les deux est suivi par Quell expliquant à Tak qu’elle regrette de s’être rapprochée de lui à l’époque, parce que c’est ce qui a mené à leur débâcle. Dans le même genre, les scénaristes se souviennent que Trepp a encore un deuil à faire : celui de son frère.

Ben oui, il est mort de sa vraie mort grâce à Kovacs, qui va devoir assumer les conséquences de ses actes. C’est plutôt simple pour le coup, il suffit de reconnaître que Trepp ne sert plus à rien dans leur mission. Cette dernière est dépitée : son père est mort, son frère aussi. Elle les aidait juste pour retrouver son frère, et tout ce qu’elle a gagné c’est de perdre les deux.

Je veux bien que ce soit triste, de là à dire qu’elle n’en a plus rien à foutre de sa ville natale et de la survie de la planète, c’était un peu abusé. C’est le problème des deuils j’imagine. Très vite, en tout cas, on se retrouve donc avec un trio Tak, Kovacs et Quell qui veulent rendre visite à Danica.

De son côté, Danica se réveille plutôt furax après avoir été abattue dans l’épisode précédent. Ce n’est que le début des mauvaises nouvelles pour elle : elle découvre que Jaeger est dans la nature après avoir tué pas mal de monde, détruit des stocks et se la jouer mort définitive de ses victimes à son tour. Elle est juste blasée de cette nouvelle, ce qui m’a bien fait rire.

Au moins, c’est plutôt cool pour elle de poursuivre sa journée avec la visite du trio. Ils lui apprennent que Carrera est possédé par un Ancien, qui est donc capable de détourner les satellites des Anciens et d’activer l’Angelfire. Ensemble, ils font donc le tour de l’Histoire de la planète. C’est expédié bien rapidement et ça permet de découvrir ce qu’on soupçonnait depuis un moment, et particulièrement après l’épisode 6 où Danica expliquait qu’il fallait prendre le pouvoir : Danica a tué son père pour devenir présidente à sa part.

Bon, c’est triste comme la saison commençait justement sur la disparition d’Harlan, mais au moins, c’est réglé. Personne ne pourra vérifier les dires du trio maintenant qu’il est clair qu’il n’y a aucune sauvegarde des premiers jours de la personne. Après, Poe a la bonne idée de débarquer à ce moment-là pour annoncer que les satellites ont commencé à bouger.

Danica n’a d’autres choix que d’annoncer le couvre-feu de la population, avant de découvrir que Poe est bien plus inutile que prévu, à cause de nouveaux bugs. Cela nous enferme Poe dans sa nostalgie de Dig et dans des retrouvailles avec Miss Elizabeth : c’est le cadeau de Dig pour Poe. Elle a trouvé un moyen de le sauver, mais la procédure étant douloureuse, elle a voulu lui laisser le visage de Miss Elizabeth pour l’aider à se soulager.

C’est mignon. Poe est rejoint par Tak avant cette douleur semblable à la mort, histoire de leur offrir une petite scène toute pleine de nostalgie, encore. C’en est presque trop lourd dans les émotions pour cette fin de saison : Poe décide de sacrifier le peu de temps qu’il lui reste à traquer les satellites pour venir en aide à son ami.

Pendant ce temps, Quell envoie Kovacs en mission, ce qui a un peu tendance à énerver Tak, mais il n’a pas trop le choix de laisser les choses se faire. En plus, il comprend à présent ce que lui disait Quell : il est trop attaché et n’arrive pas à rester objectif et sans cœur face à certaines difficultés. Maintenant qu’il a compris ça, Quell révèle qu’elle non plus n’est pas si insensible que ça : Tak a toujours été son point faible. Et une fois de plus, elle veut se sacrifier pour sauver le monde, l’annonçant au dernier moment à Tak, histoire que les choses soient claires.

Oui, sa solution est une fois de plus de mourir, et ça ne fait pas bien plaisir à Tak, malgré le baiser d’adieu merveilleux qu’elle lui réserve. Ce n’est pas très satisfaisant après tout ça, en même temps, je comprends sa difficulté à digérer l’information. Pourtant, il le fait, surtout que Poe débarque avec de nouvelles informations pour possiblement stopper l’attaque des satellites.

La mission de Kovacs ? Convaincre Trepp de leur venir en aide, parce qu’ils ont besoin d’elle. Il le fait en lui expliquant pépère qu’il est celui qui a tué son père, ou j’ai rêvé ? Allez, admettons. Le plan ? Retrouver Jaeger, possédé, et lui apporter le dernier Fondateur, déjà mort. Ce n’est pas exactement ce que souhaite désormais Jaeger quand Quell lui réexplique tranquillement en haut d’une tour radio. Elle est arrivée au sommet avec Tak et Danica qui se montre vraiment convaincante… mais n’est pas si sûre d’elle que ça.

Au moment le plus critique, Danica décide de doubler nos héros : elle tire sur Jaeger, annonçant qu’elle ne croit pas le conte de fées de Quell et Tak. C’est con comme tout ça : cette trahison lui coûte finalement la vie, parce que l’Ancienne n’a pas trop envie de la garder en vie. Yep, l’Ancienne est encore en vie, donc on enchaîne ensuite avec un combat entre Quell, Tak et Jaeger. Celui-ci est en pleine lutte interne aussi avec l’Ancien. Il est clairement en souffrance, mais il a un avantage non négligeable : Tak ne peut le tuer.

Pendant ce temps, en bas de la tour, avec Poe faisant la liaison haut/bas, les hommes de Danica se mettent à attaquer Trepp et Kovacs, qui sont encerclés. Pourtant, Kovacs finit par trouver un moyen de s’échapper pour monter aider Quell et Tak qui en ont bien besoin dans le combat compliqué contre Jaeger. C’est compliqué et épique, oui, et c’est finalement Tak qui effectue le sacrifice que voulait faire Quell. Ni Kovacs, ni lui n’étaient prêt à la voir mourir. Il ne peut certes pas tuer Jaeger, mais celui-ci peut se suicider pour mettre un terme au plan de l’Ancienne et stopper définitivement l’attaque des satellites.

Cette attaque se redirige finalement contre Tak qui est celui qui vient juste d’absorber l’Ancienne, ce qui fait qu’il nous finit brûler, avec sa pile complètement carbonisée. Bref, c’en est fini de lui et, pour ne rien arranger, Poe aussi est déconnecté juste avant que cela ne se produise, Miss Elizabeth lui expliquant qu’elle ne peut malheureusement pas retarder ce moment. C’est bien dommage. Avant de partir, Poe a tout de même le temps d’écrire sur un post-it ce que j’imaginais être un message d’adieu disparaissant avec lui, malgré lui. J’étais naïf.

La conclusion de l’épisode, et de la saison, est sympathique : on se retrouve dans un futur proche où Kovacs est jugé par une responsable en interim de la planète, attendant l’arrivée d’un ambassadeur du protectorat. Il a réécrit l’histoire à sa sauce, pour tenter de rester en vie malgré l’illégale double enveloppe qui a eu lieu un moment. Au passage, on apprend que Quell a choisi de rester discrète sur sa résurrection. Tu m’étonnes, c’est compliqué avec la réputation qu’elle a, tout de même.

Trepp et Myka finissent ensemble et heureuses, ce qui est pas mal comme conclusion pour elles. Ce n’était pas gagné. Quell ? Elle est toujours en vie, toujours fugitive et toujours en contact avec Kovacs. Elle décider toutefois de quitter la planète. Elle n’est pas prête à se suicider, comme elle le voudrait, et elle porte en elle le souvenir de Tak. Chaque fois qu’elle ferme les yeux, elle le voit. Franchement, j’aurais préféré que la saison s’arrête là, et la série avec : tout était réglé, c’était très bien comme ça.

Oui, mais non ! C’est Dig qui se charge de la conclusion en voix off de la saison, et j’étais tellement heureux de la revoir que je me suis laissé endormir un instant. Je ne pensais plus que ce serait le cas, et pourtant, la série trouve le moyen de se relancer pour une hypothétique saison 3. En effet, Dig est revenue à la vie je ne sais trop comment et c’est ensuite au tour de Poe de le faire, trois mois après sa disparition.

S’il a mis si longtemps à revenir à l’hôtel, c’est parce qu’il est amnésique : le code de Dig a mal fonctionné, il ne récupère que progressivement la mémoire, lorsqu’il est inspiré. C’est aussi parce que sur son post-it, il a noté un étrange code qu’il ne comprend pas, mais que Dig reconnaît tout de suite être une clé cryptée menant aux informations contenues sur une pile. Bref, Poe s’est assuré d’avoir une sauvegarde de son maître avant de disparaître, et il a bien fait. Seulement Quell n’en savait rien… Si saison 3 il y a, les enjeux seront donc une fois de plus de retrouver Quell… et la mémoire de Poe, probablement. C’est dommage, parce qu’ils auraient pu garder ça pour plus tard. Cette fin ouverte peut fonctionner comme fin de série, mais deux minutes plus tôt, ça aurait été encore mieux. On verra bien ce que Netflix décide.

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EN BREF – Cette saison 2 n’était pas à la hauteur de la première, parce qu’elle n’avait pas la fraîcheur et l’originalité de celle-ci. En s’embarquant dans une histoire à la mythologie complexe sur si peu de temps, les scénaristes ont pris le risque évident de perdre une partie du public en ne fournissant pas toujours les explications nécessaires.

Pour autant, elle reste un vrai plaisir à regarder – ne serait-ce que pour les yeux, parce que les effets spéciaux sont géniaux. J’ai eu un peu plus de mal avec une partie du casting cette année et l’histoire n’a pas réussi à me convaincre autant que la dernière fois : j’avais tout dévoré en un week-end, alors que pour cette saison 2, j’ai mis près de deux mois à tout voir… Il faut bien savoir reconnaître, même lorsqu’on adore une série, qu’elle a des faiblesses.

Je ne sais pas si ça vaut vraiment le coup d’une saison 3 cette fois. J’ai adoré ces deux saisons, mais je pense que tirer le fil pour tirer le fil n’est pas forcément une bonne idée. J’aimais bien l’idée d’une mort définitive pour Tak et d’une disparition de Poe. Là, le retour de Tak annoncé me laisse mitigé, surtout si c’est pour repartir sur une quête de Quell la prochaine fois qu’on retrouvera ces personnages… Wait & see.

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> Saison 2

#WESéries 14 : RDV vendredi prochain !

Salut les sériephiles confinés !

Alors que le confinement continue et que #Sériesnement bat son plein, il est déjà temps pour Ludo et moi d’envisager la prochaine édition du #WESériesCelle-ci débutera vendredi prochain à 19h et je l’attends avec impatience, parce que je n’avais pas pu participer à la précédente, comme je le craignais et comme je l’avais dit sur le groupe Facebook du #WESéries. Pour cette quatorzième édition, pas de changement : on continue d’inviter tous les amateurs de séries à participer à ce challenge avec nous. Que tu sois un régulier ou un petit nouveau, cet article propose un récapitulatif des règles, alors c’est parti !

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Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes que vous n’avez jamais vu avant, attention ! ».

Quand ? Dès vendredi prochain, c’est-à-dire le 1er mai, à 19h jusqu’au dimanche 3 mai à minuit. Oui, les amis, on va profiter pleinement de ce jour férié malgré le confinement !

Pour qui ? Comme je le disais en introduction, c’est toujours ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Ainsi, n’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long !

Comme d’habitude et comme tout le monde n’est pas aussi dingue que nous, on vous propose quatre niveaux, plus ou moins simples selon vos habitudes et votre emploi du temps du WE. Essayez quand même de vous surpasser, compliquez-vous la tâche si vous avez déjà l’habitude de voir plein de séries en prenant un niveau plus compliqué ! Chacun peut faire selon son niveau et son emploi du temps, finalement.

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Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou encore 8h30 minutes (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Si vous êtes comme moi, il y a sûrement tout un tas de séries dans lesquelles vous commencez – hum, hum, continuez – à accumuler le retard. J’ai huit épisodes de retard par-ci, quinze par-là, j’ai largement de quoi en trouver treize, beaucoup trop simplement.

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir… faire du sport ahaha ! Pour rester dans l’ambiance confinement et parce que ça ne fera de mal à personne, faites 30 minutes de sport, le tout en restant chez vous. Yoga, fitness, musculation, danse, courte marche dans la rue (mais bon, restez confinés), sport au lit… Soyez sportifs ! Pour rappel, l’idéal, c’est de faire 30 min par jour… Alors 30 dans le we, ça devrait le faire.

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe je pense, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez.

Je vous conseille : de finir vos rattrapages non terminés lorsque vous étiez à tenter le basique, tout simplement ! 18 épisodes, c’est un bon moyen de se mettre à jour dans certaines séries, notamment du côté de Netflix qui propose souvent des saisons au nombre d’épisodes assez bancal pour en trouver deux qui additionnées fassent 18 !

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en faisant du sport… pendant 1h. Ben oui, c’est un niveau plus compliqué, le défi l’est aussi, c’est bien logique !

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min (ouille !). Cela ne représente qu’un tiers du week-end, hein, vous avez largement l’occasion de manger et dormir, et même de… Rester chez vous. D’habitude, je vous dis de sortir ici, oups ! Pas besoin de maintenir une vie sociale épanouie cette fois… Enfin, vous aurez le temps de téléphoner, et même de faire des apéros à distance en visio si vous le souhaitez, ça va !

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment ; ou d’une que vous n’avez jamais commencé ! En plus, on est justement en fin de saison, donc c’est tout à fait jouable d’en trouver une nouvelle qui vient juste de se terminer.

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentez donc de caser 1h30 de sport au milieu de tout ça, ça vous occupera…

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai déjà fait aussi, vous savez ? Lors de la dixième édition, j’y suis arrivé en commençant le samedi après-midi, quand même (oh lala, c’était il y a un an déjà !!). C’est donc possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge, mais c’est le but de ce week-end aussi : se challenger et dépasser nos limites…  puis en étant confiné de toute manière, vous vouliez faire quoi d’autre ?

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix avec 13 épisodes… parce qu’autant d’épisodes d’une seule série, ça risque d’être lourd – même si c’est jouable. C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça, tout ça. Je ne suis pas votre maman, vous vous connaissez mieux que moi, pensez simplement à consommer avec modération, on n’est pas là pour se faire du mal !

Vous trouvez ça trop simple ? Vous êtes donc partis pour deux heures de sport au milieu de vos épisodes du week-end. Ca reste tout à fait faisable, surtout que c’est quand même un défi qu’on peut se permettre de faire tout en regardant des épisodes… Mais bon, on n’a pas voulu imposer trop d’heures, certains n’aiment pas faire deux choses à la fois.

ET VOILÀ ! Pour cette fois, je vise le difficile, ou l’ultime, pas forcément avec le défi, parce que la flemme risque d’être là. Je sais que j’ai une grosse semaine de travail devant moi et qu’il faudrait que je profite de ce week-end pour me sortir la tête de l’eau en théorie, mais en même temps, j’attendais ce challenge avec tellement d’impatience que je ne me vois pas ne pas participer du tout. Puis, eh, on ne sait tellement pas de quoi sera fait l’après-confinement que ça ne sert à rien de trop anticiper non plus. Oui, je suis en train de m’auto-convaincre là.

Qu’est-ce que je vais regarder ? C’est une excellente question : je n’ai que l’embarras du choix. J’ai Future Man dont la dernière saison est disponible, j’ai des séries dans lesquelles j’ai quasiment une saison de retard (coucou God Friended Me), d’autres dont le pilot me tente, toujours l’envie de gérer les défis du #Sériesnement… C’est compliqué de faire un choix si longtemps avant, je pense que je me laisserai aller au rythme de mes envies ! Bon, en espérant avoir l’envie de séries.

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Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques éditions à chaque fois… comme une bonne partie de l’article, j’avoue 😉

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Séries.

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries qui touchera à sa fin la semaine qui suivra le défi… J’ai besoin de mes trois gagnants pour renouveler la grille ! Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec ! Nous, ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

RDV VENDREDI À 19h !

Riverdale – S01E02

Épisode 2 – Touch of Evil – 15/20
La série continue sur sa lancée et continue de démêler tout doucement le nœud d’intrigues présenté dans son pilot. Si l’enquête promet d’être intéressante, le tout se fait à la sauce teen drama et c’est plus comique qu’autre chose d’observer les évolutions des personnages. Les relations n’ont aucun sens, ça se contredit toutes les trois minutes et vraiment, j’ai l’impression d’être vieux quand je vois tout ça ! Mais bon, #RiverdaleStrong comme dirait l’autre.

> Saison 1


Spoilers

102

It is not my fault he doesn’t like you.

Il faut bien que j’ai des choses à dire pour le podcast, alors hop, je me relance dans Riverdale pour avoir encore en tête les noms de personnages… et l’étrange début d’épisode qui ressemble à la fin d’un film avec le logo de la WB raccourci. Sinon, le résumé m’a été bien pratique parce que ça m’a permis d’entendre un détail que j’avais raté : Hiram est l’ex-mari d’Hermione Lodge. Bon, en même temps, je me doutais que le sac d’argent était là à cette intrigue.

Allez, parlons de cet épisode. La ville espérait que Jason ne se soit pas noyé… c’est bien le cas, mais il est mort quand même, et l’autopsie peut commencer. Cela fait que l’on retrouve Archie en caleçon et en pleine insomnie. Pardon, fallait que je note qu’il est à moitié à poil encore, c’est pour le compteur. Il demande à parler à Betty, mais celle-ci n’est pas trop motivée.

Il est dégouté de ce refus et décide donc de sortir faire un footing, toujours sans s’habiller. Je double le décompte, car on change de scène : il se rend en fait chez Géraldine pour parler de ce qu’ils ont entendu le matin du 4 juillet. Il jure que ce n’est que pour ça, mais j’ai du mal à le croire quand il luit comme ça face à elle, parce que bien sûr, en plein footing au milieu de la nuit, monsieur transpire comme en pleine canicule, c’est logique. Ah, les séries pour ado… La scène ne sert qu’à ça en plus : elle n’apporte rien de plus, Géraldine le renvoyant chez lui en lui disant de ne pas parler parce qu’elle pourrait perdre son job ou aller en prison. That escalated quickly.

Le lendemain matin, il a enfin trouvé le chemin de son placard, apparemment, parce qu’il s’est trouvé un t-shirt pour parler à son père. Pas besoin de le voir luisant avec lui, j’imagine. De son côté, Betty a droit à la visite de ses parents dans sa chambre. Oui, la mère espérait la mort de Jason, mais par contre, elle n’espérait pas un meurtre pour autant parce que ça la surcharge de travail. Bizarrement, Betty écoute partiellement sa mère.

Cela doit l’aider : elle se rend ainsi chez Archie pour s’excuser de son comportement et être à nouveau amie avec, contre l’avis de sa mère. Bref, elle l’écoute pour faire le contraire de ce qui est conseillé, une vraie ado.

Au lycée, Kevin s’est vite remis d’avoir trouvé le corps de Jason, ce qui n’a aucun sens. Il le connaissait quand même et il en a vu le cadavre, ce n’est pas rien – seulement c’est apparemment moins que de faire son coming-out à son père, parce qu’il faut bien expliquer ce qu’il faisait avec Moose à la rivière aussi tard la nuit. Bon, il fallait que l’intrigue avance toutefois, et Betty a besoin de son pote à 100% avec elle pour savoir s’il est normal d’accepter les excuses de Veronica. Cette dernière n’y va pas de main morte quand elle s’excuse, offrant des fleurs et des cupcakes de New-York. Arf, les clichés des riches américains.

Sinon, Cheryl aussi se remet de la mort de son frère. Elle est pourtant là pour l’identification du jumeau – mais pourquoi ? – et lorsque le principal annonce au lycée que la mort de Jason est finalement considéré comme un meurtre. Oh, elle s’en remet bien, parle en hashtag et défend sa réputation comme elle peut en labo de physique : ses amies trouvent suspicieux que son témoignage ne corresponde pas trop à la réalité de la balle en plein crâne.

Elle est en duo avec Archie, évidemment, parce que ce dernier s’intéresse de près à l’enquête… Il est rapidement évident qu’il en sait plus que ce qu’il dit, et même Jughead, le narrateur, présenté jusque là comme un très bon pote d’Archie, se retourne subitement contre lui sans qu’on ne sache pourquoi. IL lui en veut d’un coup d’avoir annulé leur virée du week-end du 4 juillet. C’est ridicule, il ne s’est posé aucune question avant, mais là d’un coup, il est suspicieux ? Bref.

Le TP de physique est aussi l’occasion de retrouvailles entre Kevin et Moose, alors que ce dernier est censé avoir une copine, alors que Veronica en profite pour essayer d’être vraiment amie avec Betty. C’est tellement une bonne amie qu’elle la force ensuite à écouter une bribe de composition d’Archie, mais c’est trop d’un coup pour la nice girl qu’elle est. Nice girl ? Chiante girl, ouais ! Elle se remet une fois de plus à pleurnicher et non merci. Archie a d’autres chats à fouetter en plus !

Le principal veut le voir pour savoir s’il a des informations sur le meurtre de Jason. Du coup, Archie fait exactement ce qu’il ne doit pas faire : il se rend auprès de Géraldine pour s’assurer qu’il protège quelqu’un qui l’aime. C’est super suspicieux, mais c’est surtout problématique quand Jughead les surprend à deux doigts de s’embrasser. La tension sexuelle est censée être là, mais c’est juste creepy, c’est un étudiant et sa prof, sérieusement.

En parlant tension sexuelle, on enchaîne après avec un entraînement des pompom girls… mais bon, on zappe vite le côté sexuel présent pour les audiences, pour se consacrer aux tensions tout court. Betty en veut toujours à Veronica d’avoir été dans le placard avec Archie, ce qui est bien ridicule, mais bon, c’est une adolescente. Et elle agit comme telle, en invitant ensuite Cheryl à une manucure, à la place de Veronica.

Pauvre Veronica. Son intégration au lycée est soudainement compliquée. Elle s’en confie à sa mère et Archie arrive évidemment au diner où Hermione bosse désormais, ce qu’il fait qu’il retombe sur Veronica. Et la mère insiste pour qu’ils passent du temps ensemble. C’est angoissant, elle est limite en train de flirter avec Archie pour sa fille, alors qu’on sait qu’elle est sortie avec Fred, son père. Je sais pas, on est à deux doigts de l’inceste, là. La scène Archie/Veronica est l’occasion d’apprendre qu’Archie et Betty sont amis depuis l’enfance et qu’elle en est amoureuse depuis dix ans. L’angoisse.

Oh, ce qui m’angoisse c’est le côté prévisible de la chose et le fait que ce genre de relation ne fonctionne pas spécialement, on le sait, c’est comme ça dans tous les films, toutes les séries et la réalité. Puisque je parle de Betty, passons-en à sa soirée avec Cheryl. Tout s’y passe à merveille. Entre deux tutos make-up, Cheryl annonce à Betty qu’elle pense que Polly, sa sœur, a tué Jason. Ben oui, évidemment. Chiante-girl réagit alors avec force en lui disant : « barre-toi de chez moi avant que je ne tue ». Ah, les bonnes répliques, les bonnes intrigues !

Toute aussi bonne intrigue est celle de Jughead. Pour un narrateur, il ne sert pas à grand-chose pour le moment… mais il confronte Archie sur sa relation avec la cougar qui doit avoir genre deux ans de plus qu’eux (l’actrice, hein). C’est l’occasion pour Archie de soulager sa conscience et de parler du coup de feu. Ah lala, mais quel boulet. En plus, il est habillé cette fois, on ne peut pas être distrait de sa connerie… Heureusement que son père interrompt la conversation !

L’autopsie d’Archie ? Le médecin légiste est payé par la mère de Betty. Elle est louche celle-ci, surtout qu’on découvre qu’elle empêche ses filles de se voir. Cela n’inquiète pas plus Betty que ça : elle préfère aller s’excuser auprès de Veronica. Eh, ça ne fait que deux épisodes, mais elles me saoulent déjà ces deux-là.

Ailleurs dans le lycée, Reggie annonce qu’il a été interrogé par les flics sur la mort de Jason, mais il est surtout suspicieux par rapport à Moose. Ben oui, que faisait-il avec Kevin hein ? Reggie joue bien son rôle de petit con, en tout cas, à accuser tout le monde du meurtre tour à tour. La tension monte entre les lycéens et Archie finit par se battre avec Reggie, pour protéger Jughead. Yep, il est énervé après son ami, mais il le protège quand même, c’est chou.

Dans tout ça, il se retrouve à parler à son père de sa situation, de façon cryptée. Comme ce dernier lui conseille de parler, il prend la décision de le faire. Avant ça, il prévient Géraldine de ce qu’il compte faire, puis Jughead. C’est bien, c’est discret tout ça, ça ne va pas du tout se retourner contre lui. Allez, tout ça se déroule pendant un match pluvieux qui nous permet de découvrir la top-modèle de maire qui décide de faire un hommage à Jason au début du match. Sans surprise, la maire est aussi la mère de Josie, la fameuse chanteuse du groupe Pussycat qui n’est là que pour ça (et pour une future intrigue de flirt avec Archie quand ils chanteront ensemble, probablement).

En tout cas, Cheryl voit Archie tout mouillé pendant le match, et même s’il est habillé, ça nous la perturbe, parce que ça lui rappelle son grand-frère qui est mort. Du coup, elle fuit le match et contre toute attente, c’est Veronica qui va la consoler. Ben oui, c’est logique, on va tous consoler notre meilleure amie quand on la voit pleurer. De manière tout aussi logique, Cheryl accepte d’être consolée par Veronica et de lui révéler qu’elle ne la comprend pas parce qu’il avait dit qu’il reviendrait.

Ah, elle nous cache des choses ? Et pas qu’un peu en plus ! Le lendemain, Archie est prêt à se dénoncer à la police, mais voilà que le principal et le shérif se décide à aller arrêter Cheryl devant toute sa classe. Yep, elle se déclare soudainement coupable devant tout le monde (lol), ce qui tombe bien parce qu’ils sont tous de nouveau amis – Jughead, Archie, Betty et Veronica – et peuvent tous être surpris de cette déclaration.

Mais ce n’est rien par rapport à Jughead qui nous balance que Jason n’est pas mort le 4 juillet, mais une semaine plus tard. Ah. Ils ont l’art du cliffhanger, ça fait se creuser les méninges au moins.

Compteur d’Archie à poil : 4

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