Riverdale – S01E01

Épisode 1 – The River’s Edge – 15/20
Je me mets devant cette série avec beaucoup de mauvaise foi car je sais d’avance qu’elle a des défauts que je ne vais pas supporter et qu’elle est juste supposée être un guilty pleasure de teen dramas… mais vraiment, je ne m’attendais pas à un tel amas de clichés concentrés en si peu de temps. Je ne dis pas que c’est mauvais, ni même que c’est prévisible, juste que tous ses éléments ont pour le moment du mal à prendre sur moi tellement c’est… adolescent. Mais pas dans le bon sens du terme. On verra bien ce que donnera la suite…

> Saison 1


Spoilers

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One summer can change everything.

Allez, c’est donc ça Riverdale. Je ne connais pas grand-chose de cette série, mais son début est déjà tout à fait le cliché que j’en attendais, avec une petite ville qui est bouleversée par un sombre événement qu’on nous raconte en voix off. OK.

Les adolescents sont joués par des adultes, et les jumeaux qui nous introduisent cette histoire par des acteurs roux. C’est une mode depuis les Weasley, non ? Cheryl, la jumelle, a été retrouvée seule un matin après être partie avec son frère, jurant que son frère s’est noyé dans la rivière. Oups. Une mort dès le début de la série, génial ! Evidemment, le corps de Jason n’a jamais été retrouvé. Pas d’inquiétude, on a déjà des suspects pour cette étrange mort, avec des témoins qui espère que Jason Blossom est mort et en Enfer. Joie.

Comme pour toutes les séries du genre, on a aussi une arrivée remarquée dans la petite ville, à la veille de la rentrée. C’est une nouvelle adulescente, Veronica, qui emménage avec sa mère dans ce que cette dernière appelle un petit appartement. Le petit appartement en question fait à peu près la taille de ma maison d’enfance, mais bon, c’est ça les riches.

Forcément, on nous présente plein de personnages dès ce pilot, et il faut s’accrocher, parce que ça va à toute vitesse quand on nous présente Betty et son meilleur ami gay, Kevin. Il est question d’un certain Archie aussi, le seul dont j’ai entendu parler jusque-là pour sa tendance à être nu. Et hop, le compteur pour le podcast 42 minutes commence : il est déjà à moitié à poil dès sa première introduction. C’est aussi le voisin de Betty qui bave sur lui à peu près autant que Kevin, sauf que Kevin n’a aucune chance avec Archie, pas de bol !

Archie se rend donc à un rencard avec Betty qui boit tout ce qu’il dit, avec juste l’envie de coucher avec. Premier gros point négatif pour la série, je la trouve déjà super sombre. C’est chiant vu qu’il fait jour en ce moment… mais bon, ne vous inquiétez pas, ça ne m’a pas empêché de capter l’arrivée de Veronica dans le diner. Faut dire que la série en fait des caisses, avec un ralenti qui nous dit bien qu’Archie est fou amoureux au premier regard.

Vraiment, j’abuse à peine. Veronica interrompt le rencard entre Betty et Archie et se montre déjà pleine d’esprit, de références culturelles pseudo-intellectuelles et de supériorité new-yorkaise insupportable. Insupportable, donc marrante. Mais est-ce que ce sera suffisant pour que j’accroche à la série ? Pas gagné du tout.

Le lendemain, il fait toujours aussi sombre en ville et vraiment, j’ai envie d’acheter des lampes pour la série. Archie se rend en cours, tout en parlant un peu avec son père, parce que même s’il semble hyper indépendant, il est tout de même juste en 2nde. Ah les séries américaines !

De son côté, Betty prépare sa rentrée en parlant avec sa mère qui lui reproche ses sept minutes de la veille et qui est inquiète pour sa fille. On pourrait y croire, à cette maman. Ou pas. Une fois au lycée, c’est avec crispation que je retrouve un acteur de 13 reasons why. Ca me rappelle mon retard dans cette autre série Netflix, oups. Bon, ici, il s’appelle Reggie, il faut que je note les prénoms pour les retenir.

Bien évidemment, Archie est dans l’équipe de sport du lycée, alors que Betty est celle qui fait la visite à Veronica. Elle est toujours aussi condescendante et elle rencontre Kevin, qui l’informe que tout le monde sait que son père est le mal incarné. Jamais dans l’excès les adolescents. Veronica s’informe peu à peu de la vie du lycée, ce qui nous permet de mieux découvrir tout ça : il y aura un bal de rentrée, sauf s’il est annulé à cause de ce qui est arrivé à Jason. Ce n’est bien sûr pas le cas, puisque sa jumelle s’y refuse.

Son discours n’étant pas très intéressant, on découvre au passage dans un flashback qu’Archie a couché avec la prof la plus hot du lycée, ce qui est l’occasion de voir pour une deuxième fois Archie torse nu. Sa réputation qui le précède est donc bien véritable. En tout cas, Veronica n’a pas besoin d’entendre la réputation d’Archie pour être à fond sur lui et le draguer avec insistance. C’était aussi naze que rigolo à regarder, mais pas autant que quand Cheryl est arrivée juste après le départ d’Archie.

Cheryl va rapidement être ma préférée dans le tas. C’est une bonne bitch comme on ne peut que les aimer dans ce type de série : la pompom girl qui casse tout le monde ? C’est un classique. Oui, oui, elle casse tout le monde et particulièrement Kevin et Betty (soi-disant trop grosse). Veronica a du mal à y croire, alors elle propose son aide à Betty pour qu’elle puisse devenir pompom girl. Mon dieu. C’est aussi cliché que ce qu’on pourrait imaginer avec un faux baiser lesbien pour être recrutées.

C’est inefficace comme tout car Cheryl ne se laisse pas amadouer comme ça, préférant humilier Betty qu’elle n’aime pas, à cause de sa grande sœur Polly qui sortait avec Jason. Bien. Veronica n’aime pas du tout ce comportement et elle n’hésite déjà pas à remettre Cheryl à sa place. Merveilleux. Bettys e demande pourquoi Veronica est si sympa alors qu’elle était si prête à la détester la veille au soir, et c’est l’occasion pour nous d’une insupportable backstory sur son père qui a été arrêté et qui explique qu’elle a décidé de devenir la meilleure version d’elle-même. C’était si prévisible.

La meilleure version d’elle-même est aussi une excellente harceleuse, puisqu’elle force Betty à demander à Archie de venir au bal, puis elle force Archie à accepter la demande la plus ridicule de l’histoire où Betty lui propose de les accompagner toutes les deux au bal. Mon dieu. Betty vit donc sa meilleure vie et rentre danser chez elle pour mieux se faire torturer par sa mère, qui n’apprécie pas du tout, du tout, de voir sa fille devenir une pompom girl dans l’équipe de Cheryl.

Et quand en plus elle apprend que Betty est amie avec Veronica, la fille d’Hermione Lodge, elle crise totalement, mais pas autant que son adolescente. Merveilleux, je ne vais pas la supporter cette Betty.

Comme tout ça manquait de touche Glee pour vraiment fonctionner, on se retrouve ensuite dans la salle de théâtre du lycée pour rencontrer un trio mené par Josie. Archie veut leur faire écouter ses compositions, mais pas de bol pour lui, ça n’intéresse pas Josie. Ca n’intéresse pas non plus la prof sexy qui s’inquiète plus pour sa réputation et pour les idées que pourrait avoir Archie.

Il faut dire aussi qu’ils ont entendu un coup de feu à 6h du matin le 4 juillet, le jour où Jason a disparu. Seulement, comme ils étaient là pour un petit pique-nique à la rosée du matin – où Archie était presque torse nu, pour changer – ils n’ont pas osé en parler à la police, préférant ne rien dire. Ben. Voyons. Il suffirait d’un seul des deux prétextant faire son jogging pour en parler, sérieux. Ce n’est pas la décision qu’ils ont prise, en tout cas.

Cela nous laisse un Archie tout torturé… Comme on est dans la parfaite série adolescente, il est aussi question de sport avec Archie qui récupère le numéro de Jason dans l’équipe de sport. Oups. Il n’apprécie pas cette décision et ment donc à son coach, comme à son père. Ce dernier lui fait une bonne leçon de morale à l’américaine, lui expliquant que ses mensonges le définiront en tant que personne et blablabla. AU. SECOURS.

Tout ça nous mène au bal où Archie est super mal à l’aise de se retrouver seul avec Betty, préférant se retrouver proche de sa prof préférée, Géraldine. Manquait plus que ça, c’est quoi ce nom ? On est sur France 2 dans le Groupe ??

En tout cas, peu importe, Archie insiste longuement auprès de Géraldine pour avoir des cours particuliers de musique, parce que ses compositions sont toute sa vie et toute sa torture. C’est toujours pareil les séries, mais voilà donc un adolescent content de faire de la musique, du sport ET de bosser pour son père. L’esprit plus léger, il retourne auprès de Betty que Kevin et Veronica continuent de pousser à dire ses sentiments à Archie.

Pas de bol, ce n’est pas réciproque. En plus, ça les fait remarquer par Cheryl qui les invite aussitôt à un after, avec également Veronica. Elle a bien envie de semer le chaos nous dit-elle. Grâce à un jeu de la bouteille débile pas truqué qui fait exactement ce qu’elle veut, Cheryl force donc Veronica et Archie à s’enfermer dans un placard, comme dans toutes les séries adolescentes. Mais… pouvait-il y avoir plus de clichés dans un seul épisode honnêtement ?

Veronica et Archie se racontent un peu toute leur vie amoureuse autour de questions pseudo-existentielles et finissent par s’embrasser. Evidemment. Comment pouvait-il en être autrement ? Betty est super énervée en tout cas de les savoir dans un placard, alors elle se casse de la soirée sans leur dire au revoir. Ah les adolescents.

Veronica rentre chez elle auprès de sa mère qui l’attend, Archie se rend dans le diner du début de l’épisode où il tombe sur le narrateur. Ce dernier est un pseudo-écrivain torturé, comme dans toutes les séries du genre, et il permet à Archie de s’épancher sur ses sentiments et sa peur d’être un nobody parce que wah, Jason est mort à 17 ans et on ne se souviendra de lui que pour le waterpolo. Attendez ? C’est un joueur de waterpolo et la version officielle est qu’il s’est noyé dans une rivière toute calme ? Franchement ! La bonne blague.

En tout cas, Archie rejoint ensuite Betty qui l’attend devant chez elle – heureusement qu’ils sont voisins. La scène se termine mal : Betty demande si Archie l’aime et… nope, ce n’est pas le cas. C’est balo, mais bon, elle s’en remettra.

Sinon, du côté des parents, parce que toute bonne série pour ado à une intrigue relou pour les adultes, on découvre que la mère de Veronica a bien sûr était en couple plus jeune avec le père d’Archie, et qu’elle en profite pour lui demander un job. Au. Secours. Elle est obligée de s’appeler Hermione ? On ne peut pas changer ça ? En rentrant chez elle, elle trouve aussi un sac plein de billets de banque et nous murmure « Hiram ». Merveilleux, un mystère de plus !

Il est alors temps d’en arriver au cliffhanger qui voit Kevin se rendre à la rivière avec son coup d’un soir gay refoulé. Ensemble, ils nous trouvent le corps de Jason, tué par balle. Franchement, après deux mois dans l’eau, le corps est super bien conservé et on voit bien la balle qu’il a dans le crâne. En tout cas, les choses sont sur le point de basculer à Riverdale, la voix-off nous annonçant même une arrestation le mardi suivant. OK, OK !

Compteur d’Archie à poil : 2

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Riverdale (S01)

Synopsis : Au lycée de Riverdale, les dramas adolescents classiques et clichés se compliquent à la mort tragique d’un adolescent…

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Pour commencer, ce n’est pas vraiment de mon plein gré que je me lance dans cette série. J’en ai plein d’autres à voir et terminer avant, en théorie, mais voilà, on m’a demandé de le faire pour le podcast 42 minutes, alors je m’y mets. Comme on l’avait fait pour Shadowhunters, on fera au cours de l’émission des points réguliers où j’évoquerai mon avancée dans la série, le tout en comptant… oups, ça, je ne le dis pas tout de suite, vous verrez bien dans le podcast de ce soir.

En effet, on sera en direct à 21h, et c’est à ce moment-là que je donnerai plus longuement mon avis sur ce que j’ai déjà regardé de la série. Ensuite, je mettrai à jour le blog progressivement, soit à la fin de chaque podcast, soit de manière hebdomadaire, en fonction de mon attachement à la série et de mon avancée dans celle-ci.

En attendant, avant de la commencer, je dois dire que je m’attends à un soap adolescent qui devrait réussir à m’accrocher au moins pour une saison ou deux avant de me lasser. Il paraît que c’est l’avis général sur cette série qui avait déchaîné les passions lors de sa première diffusion, avant que les ardeurs ne se calment. De mon côté, je vois mon visionnage forcé comme une manière de me tenir à jour sur une série très regardée… et comme une manière de rentabiliser mon abonnement Netflix en ce moment où je ne regarde plus grand-chose.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S01E01 – The River’s Edge – 15/20
Je me mets devant cette série avec beaucoup de mauvaise foi car je sais d’avance qu’elle a des défauts que je ne vais pas supporter et qu’elle est juste supposée être un guilty pleasure de teen dramas… mais vraiment, je ne m’attendais pas à un tel amas de clichés concentrés en si peu de temps. Je ne dis pas que c’est mauvais, ni même que c’est prévisible, juste que tous ses éléments ont pour le moment du mal à prendre sur moi tellement c’est… adolescent. Mais pas dans le bon sens du terme. On verra bien ce que donnera la suite…
S01E02 – Touch of Evil – 15/20
La série continue sur sa lancée et continue de démêler tout doucement le nœud d’intrigues présenté dans son pilot. Si l’enquête promet d’être intéressante, le tout se fait à la sauce teen drama et c’est plus comique qu’autre chose d’observer les évolutions des personnages. Les relations n’ont aucun sens, ça se contredit toutes les trois minutes et vraiment, j’ai l’impression d’être vieux quand je vois tout ça ! Mais bon, #RiverdaleStrong comme dirait l’autre.
S01E03 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?
S01E04 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.
S01E05 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.
S01E06 – Faster, Pussycats ! Kill ! Kill ! – 14/20
Pouvons-nous, s’il vous plaît, rester concentré sur l’intrigue ou est-ce vraiment trop demander à ces scénaristes ? Ah non, vraiment, autant j’ai bien aimé la partie enquête et révélations de l’épisode concernant le fil rouge de la saison, autant tout le reste, je n’en ai tellement rien à carrer que c’était compliqué de ne pas m’endormir. Et puis, je ne suis là pour une médiocre série musicale sur des ados qui alignent trois notes, mince à la fin !
S01E07 – In A Lonely Place – 14/20
La série continue de nous prendre vraiment pour des idiots, mais ce n’est pas grave, j’ai pris le pli et je m’en amuse plus qu’autre chose à présent. L’intrigue ne fonctionne pas tellement, mais ça commence presque à devenir un plaisir coupable de regarder des épisodes. La culpabilité est là par rapport aux excellentes séries qui m’attendent par ailleurs, le plaisir, pas encore tout à fait, mais je vais bien finir par trouver au moins un personnage attachant.
S01E08 – The Outsiders – 14/20
Il se passe tellement de choses dans la série que je finis par perdre ma capacité à prédire à l’avance certains des rebondissements, ce que je trouve super frustrant, parce que c’est vexant de se faire avoir par des scénaristes qui nous pondent des scénarios aussi médiocres… Mais pas autant que les crises de larmes de certains personnages. Qu’on leur achète des oignons, pour la crédibilité, svp !
S01E09 – La Grande Illusion – 13/20
Pfiou, pfiou, pfiou. L’avantage, c’est que j’ai beaucoup ri avec cet épisode qui possède de bonnes blagues bien malgré lui avec des scènes et des situations qui frisent le ridicule. Le désavantage, c’est que le fil rouge n’avance pas et que même si je ris aux dépends de la série (quoique, elle le cherche bien), ben… je me fais chier, en fait. Un petit meurtre, c’est négociable ? Je sais déjà pour qui je vote, si besoin !
S01E10 – The Lost Weekend – 14/20
Un épisode à la hauteur de ce que j’en attendais, donc pas grand-chose, avec des scènes marrantes, absolument aucun rebondissement et une intrigue qui parasite totalement le fil rouge une fois de plus oublié. Bizarrement, pour cette fois, ça m’a moins dérangé. Peut-être que c’est parce que ça faisait un moment que j’avais mis cette saison de côté, aussi.
S01E11 – To Riverdale and Back Again – 15/20
C’est un peu plus solide comme épisode uniquement parce qu’alors que les relations se font et se défont, on avance sur le fil rouge et on élimine quelques suspects évidents. Il était temps, franchement, parce que ça fait onze épisodes qu’on est sur l’affaire et qu’on fait du surplace à force d’avancer à pas de fourmis. Et ça ne marche pas trop le pas de fourmis avec moi sur cette série.
S01E12 – Anatomy of a Murder – 16/20
Les réponses commencent inévitablement à pleuvoir dans cet avant-dernier épisode de la saison et c’est plutôt tant mieux. L’intrigue est montée de manière que malgré les douze épisodes, il nous manque trop d’informations pour vraiment identifier de nous-mêmes le meurtrier, dont le mobile reste encore à éclaircir ensuite. Bref, pas exactement la formule la plus réussie pour une série consacrant normalement la saison à un « whodunit ». Suis-je surpris ? Pas le moins du monde !
S01E13 – The Sweet Hereafter – 16/20
Une fin de saison tout ce qu’il y a de plus habituel : de l’émotion, des réponses, des conclusions et surtout de quoi relancer les intrigues pour une saison 2. Je m’attendais à davantage de longueurs dans cet épisode, alors il s’en tire avec une bonne note, parce que vraiment, je sais qu’ils auraient pu faire un moins bon épisode que ça.

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Mes derniers coups de… #27

Salut les sériephiles confinés,

Déjà qu’en temps habituel, je ne vois pas le mois passer, mais honnêtement, en plein confinement, c’est encore pire : c’est absolument inconcevable de me dire que la moitié du mois d’avril est déjà passée, parce que j’ai l’impression de n’avoir rien fait du tout depuis le 1er. Ce n’est peut-être pas qu’une impression en même temps ! Alors (histoire de faire comme si je faisais quelque chose) trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier

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Coup de Cœur : Je ne regarde pas beaucoup de séries ces derniers temps, donc tout ce qu’il me reste comme coup de cœur, ce sont des choses déjà commencées depuis un moment. Ce n’est pas grave, j’ai envie tout de même d’évoquer le cas de Zoey’s Extraodinary Playlist dont je me rends compte que je suis tellement fan que l’absence d’épisode cette semaine me rend tout triste. C’est vraiment une très chouette série musicale, je vous la conseille !

Coup de Mou : Les synopsis des séries Quibi me tentaient vraiment beaucoup quand je les lisais, mais il faut bien reconnaître que pour l’instant, ce n’est pas tout à fait ça. Alors quand j’ai vu que non, l’épisode 10 de Survive n’était pas le dernier comme il m’avait semblé le lire sur un site, j’ai eu un gros coup de mou et je n’ai pas encore repris mon visionnage ! C’est malin, si même le format 10 minutes ne me convient plus, ça va être la dèche bien vite sur ce blog !

Les 10 pires articles de 2019 | Just One More Episode
La critique du pilot de cette série est l’un des articles les moins lus du blog, MAIS…

Coup de Poing : Je n’ai jamais vu la suite de la série All Rise, mais j’étais loin de me douter lors du visionnage du pilot que ce serait la seule série à maintenir son tournage malgré une pandémie mondiale. Le coup de promotion est excellent : la série va proposer un épisode sur les conséquences du confinement chez ses personnages, alors que l’héroïne acceptera de mener un procès en ligne, à distance, comme ça se pratique apparemment aux États-Unis pour les affaires les plus sensibles. Wow !

Coup de Blues : Hier, CBS a annoncé qu’ils annulaient l’excellente God Friended Me, que j’adorais regarder l’an dernier. Bon, j’ai une saison de retard là aussi, mais je sais que je vais adorer reprendre les histoires de Miles pour une vingtaine d’épisodes supplémentaires… mais que ce sera super triste de me dire que la série s’achève à leur fin. J’espère au moins que ce ne sera pas sur un gros cliffhanger, car la série mérite mieux que ça.

seth green gifs Page 3 | WiffleGif
Ouais, ben il n’a pas toujours ressemblé à ça.

Coup de Vieux : La semaine dernière, j’ai lancé un peu par hasard le film Les Tiques sur Prime Video. Bien m’en a pris, parce que l’un des premiers acteurs au générique est Seth Green. Le film datant de 1993, il était encore plus jeune que dans Buffy et mon dieu, que ça fout un coup de vieux de voir que les acteurs des séries de mon enfance/adolescence étaient déjà nés l’année de ma naissance, et déjà acteurs surtout. Enfin, peut-être que le coup de vieux est pour eux plus que pour moi !

Coup de Barre : Mince, quoi ! Alors que le blog repartait de plus belle du côté des statistiques ces derniers temps grâce aux diffusions françaises de séries vues il y a quelques temps pour moi, voilà que toutes les diffusions stoppent faute de doublage dans les temps. C’est sans compter les séries dont la production est décalée également à cause du confinement… Ca me fatigue de suivre les mauvaises nouvelles autour de mes séries, non ? Bon, il faut rester positif quand même, alors…

This is us | Me quotes, Life, Incoming call screenshot

Coup de Bol : C’est l’année où j’ai le plus de retard dans mes séries que le covid19 frappe et ampute les saisons en cours de plusieurs épisodes, tout en limitant la production de nouvelles séries pour septembre prochain. Si les effets négatifs des pauses de séries ne vont pas se faire ressentir immédiatement avec celles d’été qui devraient arriver quand même, je vais tout de même avoir du temps pour rattraper un peu mon retard. Et puis, ça aurait pu intervenir plus tôt dans la saison ce confinement et être beaucoup plus dérangeant en affectant à la fois les séries en cours d’année et les séries d’été. Eh, la vie me donne des citrons, j’en fais une citronnade !

Coup de Gueule : Alors que j’ai dit la semaine dernière que j’étais plutôt content du lecteur de Disney +, je reviens sur ma parole dans cet article, parce que quand même, j’enchaîne les bugs dès que j’essaie de regarder en « heure de pointe » (donc le soir). Et le plus chiant, c’est que quand ça bug, il faut relancer et que quand on relance un programme sur Disney +, il… repart à zéro. C’est très frustrant quand on sait que Netflix, Prime Video ou purée même Quibi (!) reprennent le programme là où on l’a arrêté. Pour une plateforme qui vise en plus en majorité des enfants qui risquent de s’interrompre car ils ne tiennent pas tout le film sans bouger, c’est vraiment dommage.

Most Dangerous game | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Coup de Tête : Je me répète un peu sur ce coup-là, mais l’installation de Quibi n’était pas tellement calculée de ma part. Les synopsis de certains programmes m’intriguaient, notamment Most Dangerous Game, alors je me suis lancé les yeux fermés là-dedans. Depuis, j’en suis revenu, mais c’est quand même un coup de tête que je ne pouvais pas ne pas évoquer ici.

Coup Tordu : Après NCIS dont il faut encore que je termine la saison avortée, voilà que je me suis mis à regarder quelques épisodes de New-York Unité Spéciale ce mois-ci… et croyez-le ou non, mais j’aime bien les saisons les plus récentes. Après des années à dire que je ne supportais plus les séries procédurales, j’ai l’impression que je retombe peu à peu dedans. C’est pratique à regarder pendant que je fais autre chose, après tout.

Coup de Pub : Le mois de mai approche à grands pas, et avec lui les saisons 7 de The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D. J’avais beaucoup trop envie de les évoquer aujourd’hui, parce que je ne suis qu’impatience de les voir débarquer… En revanche, concernant cette dernière, j’ai lu hier une annonce de casting et je suis légèrement dégoûté de l’avoir vue passer : maintenant, je m’imagine déjà une bonne partie de l’intrigue et je sais que je vais être déçu si ça ne se passe pas comme je l’imagine. J’en ai marre des spoilers, mais mon coup de pub, c’est bien les dates de retour des séries de printemps… Dès ce vendredi pour In the Dark (yeaaaaah), le 20 mai pour The 100, le 27 mai pour Agents of S.H.I.E.L.D. Promis, je vais essayer de ne pas avoir trop de retard dans la publication des critiques !

Épisode par épisode : Shadowhunters – Saison 1 – Ça tenait pas en ...

Coup de Grâce : Le mot « retard » doit être l’un des plus utilisés du blog, mais ça ne m’empêche apparemment pas de faire n’importe quoi et de commencer plein de séries, comme vous le savez. Outre Quibi, j’ai vu plein de pilot cette année… mais je ne vais pas m’arrêter là. Et non, pour le prochain podcast 42 minutes, on m’a demandé de commencer une série, histoire d’avoir une remplaçante à Shadowhunters que l’on critiquait toujours quelques minutes durant les cinq premiers podcasts. Alors, pour une fois, je vais terminer mon article avec une question pour vous : à votre avis, quelle va être cette série facile à critiquer qu’on me force à regarder ? La réponse dans le prochain podcast, la semaine prochaine 😉

Altered Carbon – S02E03-05

Épisode 3 – Nightmare Alley – 17/20
J’aime beaucoup la manière dont cet épisode prend le temps d’en revenir aux intrigues de la saison 1 de manière un peu originale. Ce n’était pas obligatoire, mais ça fait du bien de retrouver des visages familiers et ça permet à la série de former un tout cohérent malgré son intrigue complexe et les personnages aux multiples visages. C’est un plaisir, toujours.

> Saison 2


Spoilers

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The situation is dire. M. Kovacs is about to be executed.

Mieux vaut tard que jamais, j’ai repris ce soir la saison 2 d’Altered Carbon avant d’avoir définitivement oublié toute l’histoire et le vocabulaire spécifique à cette série. Déjà, les noms des personnages sont assez loin, et il n’y a pas de résumé entre les épisodes puisque c’est fait pour être vu d’une traite. En tout cas, on se remet vite dans le bain : Tak a été arrêté comme le coupable des meurtres des ultra-riches à la vie éternelle.

Ce n’est tout de même pas rien, et il doit répondre de ses actes… qui ne sont pas les siens. Ce sont ceux de sa copine, après tout, même s’il n’est plus avec Quell, ni avec un certain Kemp qui aurait une jolie cause anti-Meth. Danica l’interroge sans trop de succès et le colonel n’arrive pas à l’interroger autant qu’il le souhaite. Ouais, lui, il souhaite le torturer, évidemment.

Le problème, c’est que Tak n’a aucune envie d’avouer quoique ce soit, même sous la menace de Danica qui veut l’exécuter plutôt que le torturer. Elle sait ce qu’elle veut, elle, en tout cas : elle finit par se débarrasser de Tak, avant d’annoncer à Carrera qu’elle veut l’exiler, rien que ça.

L’exécution de Tak ? Il refuse d’être envoyé dans la mer après avoir expliqué ses raisons, alors il est envoyé au Cercle pour être torturé. Et non, il n’est pas question de la télé-réalité de Netflix. En tout cas, moi, j’étais très heureux de le voir au Cercle, parce qu’on y torture Tak avec… des fantômes de son passé. Autrement dit, on retrouve enfin Rei, avec les cicatrices des balles qu’elle s’est prise en fin de saison 1. M’en fous, tant qu’on me sert des scènes avec Dichen Lachman, je suis heureux moi.

Pourtant, il n’y a pas de quoi être heureux : Tak est arrêté et torturé, après tout. Au moins, ça fait plaisir à Carrera qui peut tranquillement torturer Tak. C’est intéressant comme tout à suivre, surtout que Tak résiste à la torture et imagine Carrera nu faire du rodéo sur une bête. C’était bien drôle… et puis, Carrera s’est énervé.

Une fois énervé, il s’est servi de la puissance du Cercle pour extraire des données du cerveau de Tak. Il a eu beau résister, il finit par livrer à Carrera les visages d’Ortega, de Rei, puis de Quell. Carrera comprend à qui il a à faire et l’annonce aussitôt à Danica, qui sous-estime la menace. Evidemment. Le colonel ne le prend pas bien du tout et n’hésite pas à la contredire… en vain. Franchement, tout cela sent le coup d’état avant la fin de la saison, non ?

La nouvelle de l’arrestation de Tak ne tarde pas à arriver à Poe, toujours aussi bugué que dans l’épisode 2. Il se met aussitôt en quête de lui venir en aide, demandant assistance à une autre intelligence artificielle digne de notre époque, au téléphone. Cela l’emmène dans un club d’archéologie où il n’est pas bienvenu, en tant qu’intelligence artificielle servant un hôtel. Finalement, il se retrouve à parler à une certaine « Dig 301 », une autre intelligence artificielle (décidément !) qui ne comprend pas bien l’attachement entre Poe et Tak.

Elle trouve en effet qu’il est débile d’être attaché aux humains qu’ils servent. Malgré tout, elle lui donne un conseil qui raisonne en lui : pour sauver un humain, il a besoin d’un humain. La seule qui lui vient en tête, c’est Trepp. Il interrompt donc une petite séance de bien-être de Trepp avec une autre femme (ah bon ?) pour la supplier de l’aider.

Ce n’est pas vraiment le genre de Trepp, cependant : elle le dégage vite fait pour reprendre ses activités. Oh, pas ses activités sexuelles malheureusement pour elle : elle est interrompue à nouveau par une nouvelle mission. Elle doit chercher un certain Anil à présent, découvrant assez vite qu’il était sur une liste de sympathisant de Kempf, le Quellist. C’est compliqué tout ça.

De retour dans le Cercle, on découvre que la suite des opérations pour Tak est d’être battu à mort par des guerriers d’état… alors que Carrera se fait plaisir à lui expliquer qu’il est un ancien ennemi qui sait très bien qui il est. C’est un ancien CTAC : il s’agit de Jaeger, l’homme qui l’interrogeait en saison 1. Eh, un rappel plus approfondi aurait été le bienvenu, franchement. Qu’importe, j’imagine : Jaeger nous assomme Kovacs avec des drogues, avant de l’envoyer au combat.

C’est con pour les riches qui parient tous sur la manière dont il va se sortir de son exécution sur le ring du Cercle. Au moins, ça rend tout ça passionnant bien rapidement, avec Trepp et Quell qui découvre qu’il est sur le point d’être exécuté en direct. Yep, les exécutions sur Harlan sont filmées, bien évidemment. Quant aux guerriers du Cercle… Ils sont bien évidemment excellents : non seulement ils sont guerriers, mais en plus, ils prennent l’apparence des proches de Kovacs.

C’est une excellente chose qui donne l’occasion aux scénaristes de ramener Ortega dans la série, histoire qu’elle conclue les storylines de la saison 1. Kristin est énervée après Tak, mais ce dernier comprend vite qu’il s’agit d’une guerrière et non de son amie. Une fois qu’il comprend ça, il est facile pour lui d’en venir à bout.

Le problème du Cercle, c’est qu’il passe d’un guerrier à l’autre, maîtrisé bien vite aussi… Par conséquent, Carrera décide d’accélérer la procédure en refusant de suivre les protocoles : il envoie le sosie de Rei à l’attaque…

Pendant ce temps, et heureusement pour Poe, il n’est pas si seul que prévu dans sa quête. Alors qu’il tente de déconnecter le Cercle à distance, il est recontacté à nouveau par Miss Dig. Celle-ci le prend rapidement en pitié quand il se met à buguer alors qu’elle avait justement décidé de l’aider. Les deux intelligences artificielles suivent alors tout ce qu’il se passe dans le Cercle à la télévision, à défaut d’avoir été assez rapides pour tout désactiver.

C’est excellent, en plus, ce qu’il s’y passe : la véritable Quell, ou en tout cas celle qui se fait passer pour elle depuis deux épisodes, débarque en pleine exécution. Le doute n’est pas permis : elle est organique et saigne avec du sang rouge, non bleu comme celui des guerriers du Cercle. Par chance, du côté de l’équipe technique du Cercle, on trouve une Quellist bien heureuse de pouvoir venir en aide à son idole.

Elle coupe donc le courant alors que Kovacs est encerclé par des gardes, dos à dos avec Quell… et c’est largement suffisant pour que nos héros puissent s’échapper. Ils retournent aussitôt auprès de Poe qui prend soin d’eux bien vite. Forcément, ils redeviennent des fugitifs et sont recherchés par toute la planète.

Ainsi, Treep, libérée par sa petite amie, reçoit à nouveau un avis de recherche pour lui alors qu’elle débattait avec sa copine d’Anil. Ah oui, Anil est donc le frère de Trepp, rien que ça. Reste à savoir ce qu’il en est exactement de cette intrigue. En parallèle, Carrera demande l’autorisation de faire tout ce qu’il souhaite à l’encontre de Tak… C’est pour la forme, hein, évidemment qu’il fait ce qu’il veut.

Quant au cliffhanger de l’épisode, il nous révèle simplement que Quell est amnésique. C’était trop simple autrement.


Épisode 4 – Shadow of a Doubt – 17/20
Comme bien souvent avec Netflix, cet épisode 4 est l’occasion d’enfin lancer pleinement la saison avec l’ensemble des intrigues qui se recoupent soudainement et de premières réponses apportées pour mieux cerner la saison. Le problème, c’est que si la réalisation et le casting sont impeccables, moi, j’ai toujours du mal à bien capter l’ensemble des informations du puzzle que forme cette intrigue. Franchement, certains passages sont moins palpitants, mais ce sont souvent ceux-là qui fournissent de minuscules éléments-clés pour la compréhension de l’ensemble. Après, ne pas tout comprendre n’empêche pas de savourer la série… C’est juste un peu frustrant.

> Saison 2


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I’ll no longer be in need of your services.

Voilà donc l’épisode qui reprend sur Quell amnésique, qui ne se souvient pas de son nom, et qui raconte son histoire à Tak. Elle se sentait et était en prison et, une fois libérée de celle-ci, elle s’est avérée obsédée par le nouveau visage de Tak. C’est gros, parce que ça fait quelques années de prisons quand même. Amnésique, Quell sent toutefois qu’elle peut faire confiance à son Tak adoré. OK, je ferai avec cette idée, ma foi.

Très vite, Tak décide de la laisser pour continuer à mener sa vie en-dehors de l’hôtel où il pourrait tout de même prendre le temps de soigner ses blessures. Mais bon… à quoi bon ? En plus, ce n’est pas comme si toute la planète était à la recherche des deux fugitifs. On retrouve ainsi Trepp dans le hall de l’hôtel, parce que Poe a oublié de couper sa connexion avec elle. Il bugue beaucoup trop souvent, ce Poe.

Enervé, Tak décide donc… de le virer. Ben oui, il peut se le permettre après tout, puisque Miss Dig est toujours là. C’est elle qui se retrouve embauchée pour protéger Quell.

En ce qui concerne Trepp, elle est vite retrouvée par Tak qui décide de tomber volontairement dans un piège qu’elle lui tend. Il a deviné qu’Anil était son frère et il se sert de cette information pour s’en faire une alliée – une alliée qui lui fait assez confiance pour le ramener chez lui, même si elle a un enfant, TJ. C’est abusé et un peu trop rapide à mon goût : Trepp fait confiance à ses aptitudes d’Envoy pour retrouver Anil, mais elle n’a aucune garantie que ce sera le cas.

Pendant ce temps, à l’hôtel, Dig et Poe continuent de faire connaissance, et c’est un couple qui me plaît bien. Bon, je sais, je sais, ce sont des intelligences artificielles, ça ne sert à rien de les imaginer en couple comme ça, ce sont des intelligences artificielles qui, en plus, se retrouvent bien vite à s’engueuler parce que Poe n’a plus aucun rôle à jouer maintenant que son hôtel n’a plus d’hôte.

Ce n’est toutefois pas tout à fait exact : Quell est encore là, et il décide donc d’aller la voir pour nouer un lien avec elle, dans l’espoir de se faire réembaucher. Pour cela, il sait qu’il doit se rebooter, mais il ne parvient pas à se décider. C’est finalement Quell qui l’aide à le faire : elle est amnésique, or c’est exactement ce qu’il craint.

En parallèle, Carrera continue son enquête pour retrouver les fugitifs, s’en prenant notamment à la technicienne du Cercle, responsable de leur évasion. Evidemment. Il fait rapidement le tour des alliés de Tak également : il menace ainsi Tanaseda et s’en prend à ses plantes pour espérer obtenir des informations. C’est une excellente idée, parce que Tak décide justement de rendre visite à Tanaseda.

C’est là qu’on obtient un flashback nous en révélant plus sur Jaeger. Ca tombe bien, c’est exactement ce que je demandais dans la critique de l’épisode précédent. Bizarrement, il était donc pote avec Tak dans ce premier flashback.

Le flashback terminé, Tak demande à son riche ami un moyen sûr de quitter la planète avec Quell. C’est un peu contre toute attente qu’il accepte de lui fournir tout ça, parce qu’il a assez de regrets en lui pour sa vie éternelle. Et ces regrets, c’est aussi ce qui lui sauve la vie quand il annonce à Tak qu’il a parlé à Carrera. Ce n’est pas rien.

Tak rentre alors à l’hôtel où il retrouve Quell qui se remémore son passé comme elle peut, à savoir avec des liens sur internet, grâce à une recherche effectuée par Poe. Si elle est terrifiée du monstre qu’elle découvre qu’elle était, Tak trouve les mots justes pour lui remonter le moral. Très rapidement, ces deux-là se retrouvent donc à coucher ensemble, comme au bon vieux temps.

Ailleurs, les intrigues de la série continuent pour le gouverneur. En pleine journée de fête planétaire (c’est classe comme nom), on suit Danica montrer beaucoup de compassion et d’humanité envers son peuple. Elle est toujours au milieu de plein d’intrigues politiques, mais la plus importante est très certainement celle qu’elle ignore le plus : Tanaseda lui demande l’autorisation de faire voyager deux personnes hors de la planète et de remettre à son père un « cadeau », le symbole sur lequel Tak enquête.

Bien sûr, ça, Danica ne le sait pas et autorise tout ça, avant de découvrir que Carrera est en train de se faire plaisir à interroger Lila, la technicienne du Cercle, dans un secteur de la prison auquel il ne devrait pas avoir accès. En plus, ça embête Danica parce qu’elle sait très bien que Lila a entendu des informations compromettantes de la part d’autres prisonniers. Et alors que Carrera allait enfin les connaître, Lila est retirée de la prison par Danica, évidemment. C’est simple pour l’intrigue, mais bon.

Carrera n’hésite pas, en tout cas, à débarquer en pleine soirée de Danica pour lui demander de faire changer son ordre. Ils sont interrompus pour que Danica fasse son discours pour la fête planétaire, et les choses s’accélèrent bien rapidement : les feux d’artifice que Danica fait lancer ? Les prisonniers de Carrera y étaient attachés, rien que ça.

Au même moment, Quell nous tue de manière définitive Tanaseda. Ce dernier a le temps de prvenir Tak et de lui demander de la pardonner. Heureusement, Tak débarque à temps pour sauver la pile de son ami avant qu’elle ne soit totalement détruite. Il en profite pour se plonger dans ses souvenirs et essayer de trouver des réponses, mais pas avant d’avoir appelé Trepp à la rescousse.

Cette dernière est sa nouvelle alliée après tout. Et il lui fait entièrement confiance, n’hésitant pas à lui raconter tout ce qu’il sait : Quell ne tue pas les Meths, mais les Fondateurs. Reste à savoir de quoi il est question quand on nous parle de Fondation. En tout cas, quand je dis que ça s’accélère, je n’exagère pas et j’ai un peu de mal à tout suivre à vrai dire : Quell n’hésite pas à tuer un autre Fondateur avant la fin de l’épisode, et un attentat a lieu dans la tour gouvernementale, alors que de son côté, Poe fait ses adieux à Miss Elizabeth devant Dig qui décide au contraire de lui expliquer qu’en tant qu’archéologue, elle est sûre que certaines personnes doivent être enregistrées.

Oh, et sinon, le cliffhanger de fin nous ramène la première enveloppe de Tak, qui serait le fils (ou alors c’est affectueux ?) de Carrera, frustré de la mort de ses prisonniers, mais toujours partant pour s’en aller en guerre. Contre qui ? Je suis paumé, là, à force. La réponse la plus logique est : tout le monde.


Épisode 5 – I Wake Up Screaming – 18/20
Franchement, cette série ne ralentit jamais son rythme et cet épisode va même encore plus vite en besogne en arrivant très rapidement à des choses que je ne pensais pas voir avant le prochain épisode, si ce n’est le dernier de la saison. Tout cela fait que j’ai du mal à savoir où on va et où la série veut en venir, parce que le point final est atteint à chaque épisode, ou presque. Du coup, ça me rend perplexe pas mal de fois et je rate des éléments de détails à vouloir absolument avoir la vue d’ensemble pour tout comprendre. Je sens que c’est le genre de saison qu’il faudra revoir une deuxième fois pour tout cerner correctement !

> Saison 2


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L’introduction de ce cinquième épisode est hyper rapide et reprend sur Trepp et Tak débarquant à l’hôtel, à la recherche de Quell. Ca tombe bien, elle y est de retour justement d’après Poe. Avant de pouvoir dire tout ça, cependant, il doit d’abord faire la gaffe de révéler à Trepp que Tak a l’intention de quitter la planète. Le problème, c’est que Trepp avait besoin de lui pour retrouver son frère.

Bon, au moins, ils retrouvent Quell. Le seul problème, c’est qu’elle a été tuer des Fondateurs sans trop savoir pourquoi. Quand elle dort, elle fait des cauchemars et se retrouve à perdre le contrôle. Intéressant. Pendant que Tak tente de réconforter Quell, Trepp, Dig et Poe parlent de la prochaine cible de la tueuse. Il ne reste plus qu’un seul fondateur : Harlan père, le paternel de Danica. Poe part alors en mission solitaire, avec toujours l’envie de se racheter auprès de son patron.

De son côté, Danica découvre facilement que Quell est la vraie responsable de la mort des Meths. Elle continue de travailler avec Carrera sans lui donner toutes les informations, cela dit. C’est bien dommage, parce que de toute manière, toute la planète découvre bien la vérité : Quell est en vie et la trêve est finie. Les Quellist sont appelés à se révolter par Kemp. La tour explosée par l’attentat de l’épisode précédent ? Il s’agissait du seul moyen de quitter la planète, alors autant dire que la tension monte d’un cran bien rapidement.

Le plus intéressant dans cet épisode est encore les réponses apportées au cliffhanger précédent : le premier Kovacs est de retour, et ce n’est pas rien. Jaeger/Carrera l’a ressuscité, en quelque sorte, avant qu’il ne parte en vrille et ne rencontre Quell. C’est embêtant comme tout : cet ancien Takeshi n’a rien du révolutionnaire que l’on connaît et il trouve l’attitude du héros de la série à vomir. Faut dire, ce héros n’en est pas un : il a tué sa sœur et tout ce en quoi il croyait plus jeune. Pour les distinguer, j’appellerai dorénavant notre héros de la saison 1 Tak et ce lui passé Kovacs. On fait ce qu’on peut avec une intrigue complexe, hein.

Bref, Kovacs est donc de nouveau en vie et déteste Tak. Il se met aussitôt à le traquer, en remontant la piste laissée par Quell, à savoir le cadavre de Tanaseda. Grâce au petit-fils de ce dernier, qu’il n’hésite pas à tuer, Kovacs arrive donc à l’hôtel. Oh, les choses vont si vite encore dans cet épisode : Quell était justement au beau milieu du hall de l’hôtel juste avant qu’il n’arrive. Pourtant, elle, Trepp et Tak arrivent à s’enfuir juste avant.

Ils se rendent aussitôt dans une boutique pour voler des armes, avant qu’on ne découvre que le propriétaire de celle-ci est le père de Trepp. Ce dernier révèle qu’il savait depuis bien plus longtemps que sa fille que son fils était un Quellist. Bien. On notera que Quell se munit d’une arme en secret et qu’à l’hôtel, Kovacs interroge Dig.

Bien qu’étrangement extrêmement fidèle, Dig ne réussit pas à farder tous ses secrets. Torturée par Kovacs qui la domine informatiquement parlant, elle ne peut pas garder tous les secrets qu’elle voudrait : si elle ne révèle pas que Quell est avec Tak, elle donne malgré elle leur localisation.

Heureusement, notre trio de héros ne reste pas longtemps dans la boutique. Ils se rendent à la place sur une plage où ils retrouvent un bunker. Alors que Tak galère à l’ouvrir, Quell demande à Trepp de ne pas hésiter à l’achever si elle recommençait à perdre la boule. Elle lui donne au passage l’arme qu’elle a subtilisé juste avant, et Trepp n’a pas à attendre longtemps avant d’hésiter à s’en servir.

Ouep, Quell perd de nouveau la boule au beau milieu d’un tunnel du bunker. On découvre alors que Trepp sait comment gérer les crises de panique parce que son enfant en fait – c’est simple, mais efficace comme solution. Par contre, Trepp a peur pour Quell, parce qu’elle lutte contre elle-même et qu’elle n’est pas sûre que le bon côté de Quell s’en sortira.

OK, admettons. Le plan de Tak ? La ramener sur les lieux de leur rencontre, au bout de ce tunnel. Eh, ça se tient ! Quell n’est pas convaincue, Trepp vexée de voir que Tak garde encore des infos pour lui et Kovacs… n’hésite pas à tuer le père de Trepp et se rendre bien vite au même endroit que nos héros, se rappelant alors de sa sœur. Et oui, ce n’est vraiment pas n’importe quelle plage, en fait ! Nos héros étaient là enfants, aussi.

Cela dit, ce n’est pas l’essentiel pour notre trio de héros. Non, l’essentiel, c’est que Quell finit par péter un câble à nouveau et que Trepp ne parvient pas à la tuer. Ben oui, Tak l’en empêche bien sûr ! Et il lui demande ensuite de veiller sur elle, ce qui est loin d’être une bonne idée, parce que Trepp est bien vite maîtrisée par Quell. Elle n’a pas les capacités de se battre contre une terroriste vieille de plusieurs siècles Trepp, évidemment.

Et pendant qu’elle se fait assommer comme une bleue, Tak n’en mène pas large non plus. Parti en éclaireur sur les lieux de son passé, il tombe nez à nez, en pleine forêt avec… Kovacs. Eh ben, la série n’aura pas traîné à en arriver à ce face à face annoncé à la fin de l’épisode précédent. S’il s’agit de la scène finale de l’épisode, elle débarque tout de même bien vite : je l’aurais bien vu un épisode plus tard moi.

En tout cas, ce face à face mène à un combat sympa, avec Tak remarquant que Carrera utilise des méthodes illégales avec cette double empreinte. Bien. De toute manière, côté illégalité, Carrera se place là. Le coup d’état dont je parlais dans les premières critiques ? Il finit par bel et bien avoir lieu, mais contre toute attente, c’est Danica elle-même qui l’organise, profitant du meurtre de Dugan par Quell pour réaffirmer son pouvoir grâce aux dirigeants de la planète qui lui donne justement le plein pouvoir pour maîtriser la crise en cours sur Harlan. La crise ? Tout le monde sait que Quell est en vie… Après avoir diffusé les images de Quell dans les rues d’Harlan, c’est Danica elle-même fait arrêter l’ensemble des dirigeants de la planète, « pour leur protection ». Joli coup de sa part pour prendre le pouvoir. Reste à voir ce qu’elle en fera !

Quant à Tak VS Kovacs, cela se termine sans trop de surprise par la défaite de Tak. Si on nous fait croire qu’il est mort à tomber dans un ravin, on sait bien que ce ne sera pas le cas. Il n’y aurait plus de série si c’était ça… En tout cas, c’était intéressant ce face à face avec soi-même.

Enfin, de son côté, Poe poursuit donc sa propre quête dans un monde artificiel où il pénètre un labyrinthe et se retrouve vite coincé. Bon, la série gagne du temps en comblant cet épisode avec cette intrigue. Une fois sorti du labyrinthe, Poe est ravi de découvrir que Miss Elizabeth est dans ce monde. Et cette fois, elle n’est pas un fragment de souvenir, mais bien un être capable de dialoguer avec lui. Voilà qui change.

Cela détourne quelque peu Poe de sa mission, mai sil finit par s’en rappeler, changeant toutefois de look au passage. C’était si étonnant de le voir avec un nouveau look franchement. Heureusement, ce nouveau look et Miss Elizabeth ne sont finalement pas suffisants pour qu’il se laisse complètement bluffer : il est là pour retrouver Harlan père, mais quand il le fait, il n’est qu’une fraude, une statue qui casse bien facilement.

Poe comprend alors la vérité : il est dans un monde artificiel qui veut le détourner de son but premier. Il cherche donc immédiatement à s’enfuir… mais ce n’est pas si simple, puisqu’il y avait un labyrinthe. Poe est alors fait prisonnier, mais il s’en sort grâce à ses bugs. Et oui, toute cette intrigue des problèmes de Poe avait vraiment une utilité, finalement, et il en profite pour s’échapper et retourner à l’hôtel.

Pas de bol pour lui, il découvre alors ce qu’il s’est passé à l’hôtel et retrouve une Dig paniquée, voulant avertir Tak… Trop tard.

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