24h après #3 : la fin de How to get away with murder

Salut les sériephiles,

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Hier, on a dû dire adieu à une superbe série puisqu’ABC a diffusé le dernier épisode d’How to Get Away With Murder. L’épisode est resté en Top Tweet sur Twitter pendant toute la journée et une bonne partie de la nuit et j’ai bien l’impression qu’il a plu à la majorité des fans. Pour une fois, ça fait plaisir de ne pas me sentir seul, car je suis souvent à contre-courant sur les fins de séries.

Why Bonnie & Frank Should Get Together On 'HTGAWM' After That ...
Fallait un bon remontant pour s’en remettre par contre, ça m’a terrassé pour la journée !

Là, l’épisode avait à peu près tout ce qu’on pouvait attendre de lui et était bien représentatif de ce que nous faisait vivre la série chaque saison depuis six années. Six années, c’est fou comme elles sont passées vite et c’est fou comme la série va me manquer. Plutôt que de vous faire un « 24h après » où je vous reraconte tout le bien que j’ai pensé de l’épisode final, voilà donc un article qui va revenir brièvement sur les sept choses qui me manqueront maintenant que la série n’est plus là ! Attention, il y aura quelques petits spoilers…

viola davis gifs | WiffleGif

  1. L’adrénaline

Incontestablement, c’est ce qui me vient le plus immédiatement quand je pense à cette série : elle avait toujours la capacité de fournir des rushs d’adrénaline sur ses huit dernières minutes avec toutes les révélations qui pleuvent et l’histoire qui se démêle petit à petit à ce moment-là.

5 fois où How To Get Away With Murder nous a retourné le cerveau
On en a eu des chocs dans cette série ! Par contre, bof la fin pour Gabriel.

C’était addictif, ça faisait toujours revenir et ça va me manquer, surtout que ça me permettait déjà de compenser l’absence de Scandal… Et en même temps, je sais aussi que j’ai plein de séries capables de me faire vivre ça, alors ça me manquera, mais pas tellement.

  1. Annalise Keating
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Ses mimiques me tordaient de rire à chaque fois, j’ai hâte de la retrouver ailleurs !

Annalise Keating a toujours fasciné tout le monde : le personnage fascinait les autres autour d’elle au point qu’ils allaient vraiment loin pour elle (coucou Bonnie et Frank) et fascinait les fans parfois encore plus. Sa personnalité magnétique me manquera, même si j’étais immunisé apparemment. Annalise Keating Frank Delfino Lila Stangard Sam Keating Wes ...L’actrice est excellente, sauf qu’on en a souvent trop fait sur sa performance et ça a eu tendance à me la diminuer – faut dire aussi que j’ai toujours du mal avec les personnages principaux. Pour le coup, je suis plus fasciné par le jeu de Kerry Washington en Olivia Pope… Il n’empêche qu’elle avait de bons moments et qu’elle était attachante ; et je sais que ça va me manquer de ne plus avoir Annalise qui débarque avec sa démarche nonchalante et ses répliques cassantes. Et puisqu’on en parle…How To Get Away With Murder" Doesn't Quite Get Away With Its ...

  1. Smile or go to jail

Episode Murder GIF - Find & Share on GIPHYLa série avait des répliques d’exception qui permettaient toujours de bien faire évoluer les dynamiques entre les personnages. Les étudiants entre eux m’ont envoyé du rêve pendant six ans dans leurs échanges de répliques. Je détesterais avoir des amis comme eux, car c’est un groupe hyper dysfonctionnel et toxique, mais j’ai adoré les suivre et ils m’ont fait rire dans les situations les plus dramatiques pendant six ans. gif mine cicely tyson 1.13 HTGAWM htgawmedit Frank Delfino htgawm ...Les répliques sont tellement parfaites qu’elles fournissaient quand même chaque fois ou presque le titre de l’épisode – ou plus vraisemblablement, elles en étaient le point de départ d’écriture. À vrai dire, l’habitude de relever une réplique par épisode dans mes critiques sur le blog vient de cette série et de The 100… Elle me laisse donc un héritage qui me fera toujours penser à elle !

How to get away with murder ou comment tuer une série à coup de ...
La série avait aussi cette fâcheuse tendance à mentir par omission, il faut bien le dire.
  1. La narration

En parlant d’héritage, la narration de la série est reconnaissable entre mille avec un jeu constant sur la chronologie et l’habitude de nous fournir des miettes du futur afin qu’on commence à imaginer ce qu’il va se passer et qui va mourir. L’épisode final s’est amusé à faire exactement pareil, et ce n’est pas un hasard. Cette narration si particulière est ce qui aidait bien le rush d’adrénaline du point 7, mais qui permettait aussi d’être hyper investi dans la série en imaginant ce qui allait se passer dans les épisodes suivants… Elle laisse derrière elle un joli héritage avec une structure d’épisode/saison qui est parfois reprise ailleurs. La saison 2 d’In the Dark nous fait par exemple la meilleure chose… sans le maîtriser aussi bien, même si j’adore la série !

How to get away with murder | Smells like Chick Spirit

  1. La représentation

HTGAWM est une série que j’adore aussi pour sa représentation de la communauté LGBT. Bon, sans le T comme souvent…

hampton wedding | Tumblr
Quel plaisir de les voir finir ensemble après un tel rodéo de six saisons !

Lorsque la série est arrivée à l’écran, il devenait un peu la norme d’avoir au moins un personnage homosexuel dans le casting, c’est sûr, mais c’était encore un choix plus engagé que ça ne l’est aujourd’hui. En introduisant le personnage de Connor, la série a ouvert ses portes à un public gay, mais jouait beaucoup sur les clichés. Finalement, l’évolution de Connor a prouvé qu’il était plus qu’un cliché et le couple Coliver a été l’un des meilleurs ingrédients de la série (même si je trouve qu’on les a perdus sur ces deux dernières saisons)…

htgawm | Tumblr
Vraiment, on les a perdus.

Mais HTGAWM a surtout fait beaucoup bien en mettant en avant la bisexualité : le fiancé de Michaela (plus gay non assumé que bi, de mémoire) Annalise, Bonnie… Beaucoup de personnages n’ont eu aucun mal à passer d’un côté et de l’autre. Et c’est tellement rare les personnages bi à la télé !tegan-x-annalise | Tumblr La saison 6 a semblé hésiter un long moment avec le personnage d’Annalise prise de toute, mais le final nous révèle que si elle finit avec Tegan pour un moment – pour moi, jusqu’à la mort de celle-ci – Annalise a aussi eu de multiples amants des deux sexes après elle. Et ça, c’est cool !

  1. Connor & Michaela

how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh ...Je tourne autour du pot depuis un moment, avec la partie sur les répliques et la partie sur la représentation, mais vraiment, ceux qui me manqueront le plus, ce sont bien ces deux-là. Les acteurs étaient géniaux, les personnages l’étaient tout autant. En six saisons, l’amitié qui s’est construite entre eux était l’une des meilleures de la télévision en ce moment. Ce n’est malheureusement pas ce que le dernier épisode mettra finalement en avant – je suis frustré – mais c’est ce vers quoi toutes les saisons tendaient, depuis la haine initiale entre eux jusqu’à l’amitié plus forte que tout. J’adore ces personnages, j’aurais pu suivre un épisode uniquement centré sur eux en train de se parler et je n’aurais probablement même pas trouvé ça long à regarder !

On en était où dans Grey's et HTGAWM ? | Just One More Episode

  1. Peter Nowalk

Le pauvre est totalement éclipsé par Shonda Rhimes, productrice de la série et à jamais celle à qui on associe HTGAWM dans les médias (et sur ce blog, oui)… mais on lui doit en fait la majorité des bonnes trouvailles de la série.

how to get away with murder meta | Tumblr
Je n’ai jamais aimé Nate, mais bon, il mérite sa place dans cet article, je pense.

Preuve en est avec cet épisode de fin qui est excellent là où Shonda se plante toujours dans les conclusions de ses séries ! Peter Nowalk a commencé à bosser sur Grey’s Anatomy il y a fort longtemps – on lui doit l’épisode de la mort de George, il était showrunner des saisons 7 à 9, avec donc l’excellente saison 8, est passé par Scandal pour sa meilleure saison (la 2), puis s’est consacré à enfin aux aventures d’Annalise. J’ai hâte de savoir quel sera son prochain projet, parce que vraiment, il semblerait qu’il transforme tout ce qu’il touche en excellent produit de consommation télévisuelle. À surveiller, donc !

Quand deux séries qu'on adore se rencontrent, ça donne les ...
Et en attendant, il faut se dire au revoir…

Voir aussi : 7 ans de Scandal – It’s Handled!

Riverdale – S01E04

Épisode 4 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.

> Saison 1


Spoilers

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Bad? It sounds scandalous !

Mort de rire dès la première scène de cet épisode avec Jughead qui nous balance que le cinéma de la ville va fermer et que c’est bien triste ? Que c’est genre le truc le plus triste qui soit arrivé à Riverdale depuis un moment ? WTF. Je sais que j’ai dit en fin de critique précédente que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’intéressait davantage à Jughead chez les scénaristes, mais je me serais bien passé de cette intrigue.

Il passe tout son temps dans l’épisode à essayer de sauver le cinéma, en parlant au père d’Archie et à la maire, dont on découvre qu’elle fait en fait affaire avec Hermione. Bien, pourquoi pas. Cet épisode s’intéresse beaucoup à Hermione, mais ce n’est malheureusement pas une intrigue qui me passionne pour le moment. J’attends de savoir jusqu’où ça va aller, on va dire. Hermione se rend en tout cas avec le père d’Archie au cinéma pour la dernière projection d’un film en plein air, de même qu’une bonne partie de la ville. Elle agit suspicieusement, tout de même. Mais bon, j’y reviens plus tard, promis.

En attendant, Betty est maligne : elle a déjà compris que Géraldine était avec Archie le matin du 4 juillet. Il l’est aussi le jour de l’épisode, puisque son père l’y amène à un concert de la prof qui joue toujours du violon, pour ensuite inviter la prof chez eux. Non mais sérieux. Finalement, le repas se fait au diner où se trouvent justement Betty, Veronica, Jughead, Kevin et Cheryl, avec ses cheerleaders.

Forcément, Betty vient interroger Archie et le confronter sur sa relation possible avec la prof de musique. Il n’a d’autres choix que de dire la vérité, évidemment entendue aussitôt par Veronica qui venait faire sa curieuse. Betty a beaucoup de mal à comprendre Archie, et franchement, je trouve qu’on nous fait tout un pataquès d’une intrigue qui pourrait être bien vite réglée.

Betty est extraite de là par sa mère, alors que Cheryl continue d’être une bitch comme il se doit : elle prend en photo Hermione en pleine dispute avec un homme des Southside Serpents, un gang de bikers. Evidemment, elle en parle à Veronica dès le lendemain, qui va confronter sa mère, niant en bloc qu’il y a quelque chose à tirer de cette intrigue.

Forcément, Betty ne laisse pas tomber le scoop qu’elle pense tenir. Elle interroge donc la prof de musique pour le journal du lycée sous de faux prétextes. C’est l’occasion de découvrir que Geraldine donnait des cours particuliers à Jason avant d’en donner à Archie. D’un coup, elle a un mobile. On sait que le coup de feu n’est pas celui qui a tué Jason, puisque Cheryl l’a entendu et que c’est celui d’un scout… Mais là, Geraldine y va fort avec ce mobile.

Betty se sent forcée de prévenir immédiatement Archie, toujours en compagnie de Veronica qui est décidément partout. Betty accepte d’arrêter de fouiner, mais maintenant Archie est suspicieux : il interroge Geraldine sur sa vie pour savoir qui elle est vraiment. La scène est plus gênante qu’autre chose, mais bon. Pendant qu’il l’embrasse, Betty et Veronica fouillent sa voiture pour découvrir qu’elle a une carte d’identité au nom de « Jennifer Gibson » et un flingue. C’est un gros faisceau de suspicion d’un coup…

Oui, mais ça va trop vite pour qu’elle soit vraiment coupable du coup. En tout cas, plutôt que d’appeler la police pour baver sur leur prof comme n’importe quelle personne normalement constituée, les filles décident de prévenir Archie de ce qu’elles ont trouvé. Mais pourquoi ? Ne peuvent-ils pas avoir des réactions intelligentes et censées pour une fois ?

Archie décide ainsi d’aller confronter Geraldine, qui en retire ses lunettes dis donc. Elle explique donc qu’elle était mariée à un homme qui abusait d’elle, d’où le changement d’identité et le déménagement. Franchement, je veux pas blâmer la victime ou quoi, mai selle n’a pas vraiment l’air d’avoir eu une clavicule cassée, j’en sais quelque chose.

Bon après, les personnages de séries n’ont jamais vraiment de cicatrice après tout… Mais tenir un violon après une clavicule cassée, c’est pas si évident, ça exige une sacrée rééducation… BREF. Archie la croit, bien sûr. Et elle est divorcée en plus, donc tout va bien. Archie va tout répéter Betty, parce qu’il est sûr que tout va bien et qu’elle ne ment pas ; le tout sans se douter que les parents de Betty – sa mère s’appelle Alice, il faut que je le retienne – viennent de demander au père d’Archie, Fred, que les enfants ne se fréquente plus. Bon courage, ce sont des lycéens, allô ?

Après, je comprends Alice pensant que sa fille a de mauvaises relations… surtout qu’elle trouve ensuite le flingue de Géraldine dans les affaires de Betty. Il n’en faut pas plus pour qu’elle lise son journal intime. Magique. Le soir, Alice traîne donc sa fille au ciné plein air et va également déranger Fred, parce que pourquoi pas.

Là-bas, il se passe plein de choses : Hermione voit un biker et est surprise par sa fille qui vient écouter ce qu’il se passe. Sa mère semble avoir repris les affaires d’Hiram, ce qui craint un peu. Veronica y va fort elle-même avec les bikers, se fichant pas mal de peut-être mettre en danger Kevin qui prend cher en voyant son fantasme embrasser à pleine bouche sa copine-alibi. Pas grave : Kevin s’est fait remarquer par un biker beau gosse qui l’embrasse lui aussi à pleine bouche. Ben oui, le fils du shérif, c’est sûr que c’est une sacrée bonne idée.

En plus, le soir quand ils rentrent chez lui avec son père, Kevin découvre que le bureau de son père a été cambriolé. C’est con. Quant à Hermione, elle explique à Veronica qu’Hiram a racheté le cinéma depuis sa cellule de prison.

Loin du cinéma, Archie retourne voir Geraldine pour lui offrir un cadeau de remerciement et d’adieu, parce qu’il ne veut pas continuer leurs leçons particulières. Il sait très bien que ce n’est pas une bonne idée de continuer à se voir… mais c’est trop tard pour lui : Alice, Fred et Betty débarquent pour savoir ce qu’il se passe exactement.

C’est compliqué ensuite, parce que ça provoque tout un tas de réactions et de chantages odieux. Geraldine finit par décider de démissionner et quitter la ville, plus ou moins à la demande d’Alice, qui est tout de même prise en otage par sa fille prête à se faire passer pour folle pour protéger Archie et sa prof qu’elle aime bien tout de même, surtout qu’elle se sent coupable de ce qui leur arrive…

L’épisode se termine donc sur Archie en larmes, probablement parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’apparaître à moitié nu dans cet épisode. Il est consolé par son père qui ne le trouve ni égoïste ni stupide comme il a dit l’être. C’est débile, dans quel monde il le console après ce qu’il vient de découvrir ?

Quant à Betty, elle poursuit son insupportable crise d’adolescence, sans arrêter d’écrire son journal intime malgré le fait que sa mère le lise quand ça lui chante. Pardon ? Je ne sais pas ce qui m’a fait le plus rire entre ça, le départ de Geraldine-devenue-chaudasse ou Jughead qui quitte le cinéma plein air dans lequel il vivait, croisant au passage son père… membre des Southside Serpents.

Compteur d’Archie à poil : 5 – pas de changement !

> Saison 1

Riverdale – S01E03

Épisode 3 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?

> Saison 1


Spoilers

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Slut-shaming. It’s what they’re calling it when sluts get shamed.

Allez, je m’aère l’esprit dans mon #WESéries avec un épisode de Riverdale. On reprend directement dans le cœur de l’action avec le témoignage de Cheryl. Bien sûr, elle n’est pas coupable du meurtre de son frère, mais elle s’accuse d’avoir menti : Jason lui avait demandé de le couvrir et de dire qu’il s’était noyé, parce qu’il voulait s’enfuir de la ville sans que ses parents ne le suivent. Ah, ça change tout cette version de l’histoire… Mais rien ne dit qu’elle avoue la vérité, là.

Son témoignage est interrompu par l’arrivée de ses parents, évidemment. Il ne faudrait pas qu’on en sache trop d’un coup, et c’est bien dommage. Elle n’est pas accusée, en tout cas, puisqu’elle peut rentrer chez elle.

Archie finit par témoigner à son tour, affirmant qu’il a entendu le coup de feu pendant qu’il composait une chanson, en compagnie de son chien. Plutôt de sa chienne, hum. Ouh, elle était facile celle-ci ! En tout cas, ça énerve son père d’apprendre qu’il lui a menti sur le 4 juillet, et il le punit directement.

Ce n’est pas bien grave pour Archie qui est remercié par Cheryl en cours le lendemain, et Cheryl est clairement en train de flirter avec lui. Elle lui demande tout ce qu’il veut d’elle, et tout ce qu’il veut d’elle, c’est une nouvelle prof de musique puisque Geraldine ne veut plus entendre parler de lui. Elle a trop peur que leur relation ne soit découverte. C’est débile.

Un peu comme Archie, qui décide de fuguer le soir même pour apporter ses chansons aux Pussycat qui sont prêtes à l’écouter uniquement parce que Cheryl leur a demandé. Pfiou. Franchement, c’est quoi l’intérêt, là ? Il écrit donc une chanson avec Josie et son trio de chanteuses, puis rentre chez lui où son père est énervé et le punit un peu plus, l’empêchant d’aller au concert où sa chanson sera jouée. Archie en profite alors pour faire la morale à son père parce qu’il ne l’aurait pas empêché d’aller à un match de foot. Non mais lol, c’est une blague, sérieusement ? D’où le père se laisse sermonner comme ça ? Je croyais qu’il était un bon exemple de père ? Faudrait savoir.

On arrive vite au lendemain soir, en tout cas, avec encore une soirée municipale où le père rencontre Géraldine pour la première fois. Celle-ci répond avec plaisir aux questions du père sur le talent d’Archie, qu’elle juge énorme alors que… bon.

En parallèle, la maire assiste à une super scène : la mère de Cheryl qui baffe celle de Betty qui a osé publier l’autopsie du fils. Pas très sympathique, tout ça. La mère de Betty est de toute manière vraiment pas une femme recommandable : elle balance à celle de Veronica que sa fille est salie sur les réseaux sociaux… Elle n’a que ça à foutre franchement.

Et oui, pendant ce temps, Veronica s’intègre de mieux en mieux au lycée, obtenant même un rencard avec une des stars du lycée. Evidemment. Tout ça sort d’absolument nulle part, mais je ne sais pas pourquoi ça me surprend avec une série adolescente. Ni pourquoi ça surprend Veronica que Chuck est un connard ruinant sa réputation immédiatement en postant une photo d’elle avec du sirop d’érable sur le visage.

Veronica embarque aussitôt Betty dans les vestiaires pour engueuler Chuck, mais aussi pour qu’on puisse voir Archie à poil, sinon ce ne serait pas drôle comme épisode. Et en plus, cette fois, il l’est totalement, même si une serviette le protège. Chuck est dans la même tenue, mais ça ne l’empêche pas du tout d’être arrogant avec Veronica et lui dire qu’elle devrait être heureuse de ce qu’il fait, car ça lui permet d’être une star. Ca énerve Betty au point qu’elle ose l’insulter. C’est fou, si Betty se met à dire des insultes…

Et comme en parallèle, la mère de Betty est heureuse des développements de l’affaire Jason, Betty est sacrément inspirée dans cet épisode. La mère de Betty n’hésite pas à utiliser la Une du journal pour accuser directement Cheryl. C’est tellement naze comme comportement, on dirait une adolescente de douze ans frustrée. Eh, on m’avait prévenu : les adultes se comportent comme des enfants. Du coup, les adolescents se comportent comme des adultes : Betty décide de rouvrir le journal du lycée, avec l’aide de Jughead. Il lui faut encore le convaincre, mais bon.

Avec ce qui arrive à Veronica, Betty tient en plus son premier sujet : l’équipe de sportifs stars du lycée ment sur les réseaux sociaux et pourrit la relation de quelques filles avec qui ils sont sortis en les traitant de salopes et filles faciles. L’enquête avance vite pour elle, et clairement on n’est pas dans un épisode de Veronica Mars (ni de Stranger Things malgré la présence d’une actrice qui a bien mérité sa présence ici à cause de ce qui lui est arrivé dans cette série). Ethel connaît quelqu’un qui a quitté l’équipe du lycée juste après avoir vu le carnet de conquêtes de Chuck et de l’équipe.

Pendant la nuit, Kevin, Betty, Veronica et Ethel se rendent au lycée pour retrouver ce carnet. Ils sont surpris par Cheryl qui est surtout là pour savoir si son frère trempait dans ces pratiques lui aussi. Pas de bol : elle a beau le défendre corps et âmes, évidemment qu’il est coupable et a lui aussi participé à ruiner la réputation de filles… comme Polly, par exemple.

Ca avance à une vitesse, ça n’a genre zéro crédibilité comme intrigue, malgré un message très juste sur les relations garçons/filles au lycée. Journaliste comme il faut, Betty enchaîne par un rencard qu’elle improvise avec Chuck, s’habillant de manière sexy… et obtenant bien malgré elle, d’abord les conseils inutiles de sa mère, ensuite des infos sur Polly. Bien sûr que Chuck est trop con pour réfléchir à ce qu’il dit ou pour sentir le piège que lui pond Betty en l’invitant le lendemain chez Ethel.

C’est un adolescent, heureusement, parce que sinon je m’acharnerais vraiment sur sa connerie. Il est tellement débile : il tombe sur Veronica en maillot de bain, puis sur Betty avec une perruque, et il ne se doute de rien ? Mais le foutage de gueule est total dans cette série ! Betty n’hésite donc pas à droguer Chuck ensuite pour avoir toute la vérité sur ses pratiques. Bien vite, il se retrouve menotté dans un jacuzzi. L’idée est donc de le torturer pour qu’il dise la vérité sur ce qu’il s’est passé avec Veronica, à savoir qu’ils se sont juste embrassés.

Betty prend goût à la torture, en tout cas et n’hésite pas à lui renverser ensuite du sirop d’érable, voulant l’entendre s’excuser pour Polly également, même s’il n’est pas Jason. C’était rigolo, mais alors absolument pas crédible. Elle perd la boule, Betty, mais c’est marrant à voir, avec ensuite une fin d’épisode qui nous balance que Betty est restée éveillée toute la nuit pour écrire un article – elle est pire que moi, celle-là.

Après, je n’ai pas de trouble de la personnalité comme elle, moi. En tout cas, elle gagne totalement sur ce tableau-là : Chuck est renvoyé de l’équipe de foot du collège, Cheryl reconnaît que son frère n’était pas un ange. Un autre grand gagnant de l’épisode est Archie, qui réussit contre toute attente à obtenir de son père d’avoir le garage pour faire de la musique. Oh, et Geraldine veut carrément coucher avec lui.

De son côté, Jughead fait une meilleure enquête que la police, découvrant que le coup de feu entendu le 4 juillet vient en fait des scouts. Ben voyons. Il en profite ensuite pour faire du chantage au chef des scouts, mais je ne comprends vraiment pas pourquoi cette intrigue principale est traitée par-dessus la jambe comme ça par les scénaristes. En plus, le scout apporte la problématique information que Géraldine était là le 4 juillet au matin à Jughead, qui le savait déjà, et à… Betty. L’info est connue, c’est foutu désormais.

Compteur d’Archie à poil : 5

> Saison 1

You (Parfaite) – S02E03-04

Épisode 3 – What Are Friends For ? – 15/20
Je ne sais pas si c’est parce que je reprends quatre mois plus tard, mais cet épisode n’a pas du tout réussi à m’accrocher comme je pensais qu’il le ferait. Il empile les clichés les uns après les autres et finit par desservir les personnages, quand bien même le point de vue du personnage principal suffit à expliquer cette succession de clichés. La série n’est pas objective… mais l’intrigue de la saison dérive vers totalement autre chose, ce qui fait que le scénario semble prendre l’eau. Étrange !

> Saison 2


Spoilers

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Everybody wants to fuck the 15 years-old!

Dans la longue liste des séries qu’il faut que je rattrape un jour ou l’autre et que j’attends impatiemment de découvrir, il y a toujours You. Mieux vaut tard que jamais, j’imagine ! Le lundi, je n’ai pas toujours le temps de voir de nouveaux épisodes pourtant, mais bon, c’est le cas aujourd’hui, alors j’en profite… même si j’ai oublié les deux premiers épisodes. Quatre mois après, c’est plutôt logique.

Je me souvenais de l’essentiel, cependant : Joe se fait passer pour un type nommé Will qui a décidé de n’être qu’amis avec Love. Bien sûr, on y croit. On a droit à un long montage en début d’épisode pour nous en convaincre, mais Joe ne parvient pas du tout à me convaincre sur le coup, parce qu’il ne peut pas se convaincre lui-même. Pourtant, il résiste tout de même, malgré des cadeaux réguliers de la part de Love.

Celle-ci passe son temps en cuisine pour lui, tout en parlant de lui à ses amies qui leur annonce pourtant leur mariage. C’est dire à quel point elle est accro, comme si Joe était totalement irrésistible. Le frère de Love continue d’énerver Joe en tout cas, mais il faut dire qu’il est flippant à débarquer en kimono et sans avoir pris sa douche dans sa boutique. La senteur qu’il dégage est un point régulier des voix-off de Joe… mais ça n’aide pas à accrocher à l’épisode.

En effet, dans sa folie habituelle, Joe décide de devenir ami avec Forty, histoire de se prouver qu’il n’est qu’ami avec Love. Et tout ça nous amène à une soirée où Forty espère pouvoir profiter du carré VIP avec Henderson. Ce n’est pas gagné pour lui qui n’est qu’un has-been, comme Joe le remarque sur ses réseaux sociaux. Admettons. En revanche, c’est gagné pour Ellie qui profite des mails de sa sœur pour entrer en contact avec Henderson, ne croyant pas à la réputation que lui fait sa sœur, malgré un avertissement de Joe.

J’aime bien Ellie, mais elle est vraiment le stéréotype des adolescents, et c’est énervant. Ce n’est pas la seule dans cette série : tout Los Angeles est un stéréotype, là. Ca me plaisait bien dans les premiers épisodes, mais ça me décroche de cet épisode. Il faut dire aussi que Joe qui persiste à se faire passer pour un ami au point de blesser Love… c’était énervant.

Bon, c’est encore plus énervant pour Love, j’imagine : elle lui fait des gâteaux tous les jours et il ne la remercie que le jour où il arrête. Et comme son frère lui fait remarquer qu’il est en train de la blesser, Joe décide de se rattraper avec le meilleur rencard possible : leur petit-déjeuner idéal d’enfance. Cette fois, Love est convaincue d’avoir ses chances et décide de l’embrasser, pour mieux se prendre le râteau du siècle. Au moins, je suis de son côté : Joe est dans l’abus du côté des signaux brouillés qu’il envoie.

Je peux toutefois remercier la série qui a eu la bonne idée de s’armer de flashback dans cet épisode. C’est beaucoup trop tôt dans la saison, mais ça m’arrange bien pour me rappeler de tout ce que j’ai pu oublier, comme le coup de l’iphone cassé d’Ellie. C’est parfait pour Joe qui peut donc l’espionner et tout savoir de sa vie, n’en déplaise à Delilah.

Celle-ci continue de jouer les grandes sœurs protectrices, mais c’est très raté comme taf de sa part : à part engueuler sa sœur en vain et se ridiculiser auprès de Joe en lui assurant qu’elle aura bientôt des preuves des activités louches d’Henderson. Oui, mais bon, Joe n’a pas envie d’attendre que ça arrive quand il retrouve Ellie en train de vomir un gâteau à la beuh qui lui a fait perdre la notion du temps. Il promet de ne rien dire à Delilah, mais comprend aussitôt qu’il va devoir jouer le rôle du père d’Ellie. Il y a beaucoup à faire quand même.

Bien sûr, il a toujours Will dans sa cage, même si je l’avais totalement zappé. Le syndrome de Stockholm bat son plein pour Will, puisqu’il se met à jouer au pendu avec lui tout en écoutant sa vie. Il a même envie de devenir son ami. Et ça tombe bien : Joe a besoin de lui pour savoir comment pirater Henderson. Comme Will ne lui apporte rien, Joe se rabat sur ce qu’il connaît le mieux et qui est la partie la plus intéressante de l’épisode : le stalking sur les réseaux sociaux.

Grâce à ça, il découvre Freddy, un ami de longue date d’Henderson qui va lui servir à l’aborder à travers les spectacles d’impro auxquels Forty l’avait emmené. Du coup, c’est assez fou que Joe ne se rende pas compte qu’évidemment, quand il se fait inviter à une soirée d’Henderson, Forty se débrouille pour en être. Son but ? Parler de son film à venir, notamment à l’agent d’Henderson, une actrice de You’re the worst que je suis content de voir dans un autre rôle où elle est volontairement insupportable, et où elle ne l’est pas malgré elle, cette fois.

En parallèle, Joe fouille en vain la maison d’Henderson et retrouve finalement Forty complètement défoncé en train de s’humilier au beau milieu de la fête. C’est un double problème pour lui : il est forcé d’abandonner son plan pour protéger Forty, parce qu’il veut se faire bien voir de Love. Il prévient donc celle-ci avant de s’occuper de son jumeau.

C’est plutôt chouette, surtout que se faisant, il découvre qu’Henderson n’est pas qu’un gros con : il gère parfaitement bien la situation, allant jusqu’à mettre fin à sa soirée pour s’assurer que Forty ne se ridiculise pas trop. Par contre, il reconnaît Joe au passage et se met à lui parler d’Ellie, qu’il a bien décidé d’embaucher comme stagiaire. Oups.

Pas le temps de gérer ça que Joe est déjà de retour chez lui, avec Forty. Love y débarque pour prendre soin de son frère et, évidemment, pour se faire consoler au passage par Joe. Ah, il oublie vite Ellie et Forty quand il est question d’aller coucher avec Love sans faire de bruit dans sa chambre. Sans faire de bruit ? Evidemment que Forty les entend malgré leurs cinquante nuances de gris. Il ne dit rien au petit matin, pourtant.

Ellie ? Joe ne trouve rien contre Henderson, y compris quand Will le pirate finalement… Il décide donc de laisser l’adolescente suivre son rêve et être la stagiaire de l’acteur, pour mieux le regretter immédiatement quand il apprend de Forty qu’il y a une pièce secrète bien cachée chez Henderson, avec des affaires de gamines et des choses bien louches qui s’y trament… Ah, les clichés.


Épisode 4 – The Good, the Bad & the Hendy – 15/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette suite de saison. Il y a de bons moments et j’aime toujours autant certains personnages, mais du côté des relations et des rebondissements, j’ai beaucoup de mal à croire à ce qui est proposé. C’était déjà un problème soulevé par beaucoup en saison 1, mais ça ne m’avait pas dérangé à l’époque parce que la voix-off de Joe vendait bien les choses. Pour ce soir, j’ai eu bien du mal à me laisser emporter et oublier les stéréotypes et parties prévisibles du scénario…

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He’s a bad man who deserves to be punished.

Cet épisode commence par un étrange flashback/rêve de Joe sur son enfance où ses parents se disputaient, alors même qu’il est en train de dormir aux côtés de Love, toujours aussi affamée sexuellement parlant. Interrompue pendant une fellation, elle décide donc de masturber Joe tout en étant au téléphone avec Forty. C’est suffisant pour que Joe soit ravi, en tout cas, ayant même l’impression qu’il grandit en tant que personne parce que ça ne le dérange qu’elle soit au téléphone…

Ouais, il fait comme si Forty ne le dérangeait pas, mais c’est loin d’être le cas, surtout quand Forty le harcèle et le fait annuler son week-end avec elle à Santa Barbara.

Forty est l’un des personnages les plus intéressants de cette saison pour l’instant, et ça craint tout de même. Il est supposé être le plus insupportable, pourtant. Il débarque ainsi au beau milieu d’un brunch organisé par Love dans le dos de Joe pour le présenter à son insupportable et cliché groupe d’amis. On ne peut pas faire plus classique que ça comme intrigue, mais bizarrement ça fonctionne… même si je ne comprends pas comment la série parvient toujours à nous faire accrocher à des relations aussi clairement toxiques dès le départ. Sauf que cette fois, le plus toxique, c’est la manière dont Love se comporte…

Quant à Forty, donc, il est frustré de ne pas être mis au courant par sa jumelle qu’elle est en couple lors du fameux brunch, alors il lui fait la tête pour un bon moment ensuite. Un bon moment ? Une journée, histoire qu’elle pète un câble toute la soirée romantique avec Joe, avant que tout ne rentre dans l’ordre le lendemain matin.

Forty débarque à l’improviste pour que Love lui coupe la barbe et les cheveux… et surtout pour être un monstre aux yeux de Joe en lui retirant Love pour une partie de la journée, mais aussi en lui demandant perpétuellement des conseils sur son script et en prévoyant de passer plein de temps avec le jeune couple, qui n’a pas le temps de respirer. C’est d’un triste. Joe essaie bien de s’en débarrasser, mais ça se retourne contre lui quand il lui propose d’aller dans un festival pour trouver l’inspiration.

En effet, Love se met à craindre une rechute de son frère, donc elle engueule Joe avant de lui dire qu’elle jouera les chaperons pour son frère. Bien fait, Joe, ça t’apprendra à mentir. Enfin, il donne tellement de mensonges à la seconde de toute manière.

Evidemment, Joe continue aussi d’espionner Ellie dans cet épisode, surtout quand il entend Dellilah galérer comme jamais à surveiller sa sœur. Grâce à la bonne vieille astuce des écouteurs non reliées, il entend surtout Ellie se confier à un ami, ce qui lui permet de comprendre qu’Ellie sait que son iphone est surveillé. Heureusement pour lui, elle ne soupçonne pas Joe, mais Delilah. C’était obligé, ça. De la même manière qu’il était obligé que Joe garde l’ordinateur portable d’Henderson sur lui, lui permettant de continuer à l’espionner.

Bien sûr, il faut toujours compter sur l’intrigue Will dans tout ça : Joe doit trouver un moyen de se sortir de cette impasse et il le fait en promettant la liberté à Will… en échange d’une preuve de sa loyauté. Là, pour le coup, c’est un coup facile pour Joe : il le recrute pour désactiver les alarmes chez Henderson. Oui, Will est capable de faire ça depuis sa cage, parce que le wifi y est actif quand Joe ramène son ordinateur. C’est pratique d’avoir un hacker en cage, quand même, surtout qu’il lui donne aussi ses astuces pour stopper les alarmes.

Grâce à ça, Joe n’a aucun mal à entrer dans le donjon sexuel d’Henderson, où il trouve tout un tas de choses dégoûtantes bien comme il faut, y compris des photos de ses proies, dont Delilah. Plutôt que d’agir lui-même, Joe décide de céder la place à Delilah, anonymement, laissant les photos sur le pas de sa porte. Sympa.

Par contre, venant d’un personnage aussi intelligent que Joe, je ne comprends pas : retirer les photos de la maison, c’est aussi s’assurer que rien ne puisse être fait. C’est finalement Delilah qui lui explique ça quand il prétend avoir vu une femme déposer l’enveloppe chez elle : certes, Delilah est naïve de le croire là-dessus, mais elle est assez intelligente pour ne pas publier d’articles avec les photos, sachant que ça lui retomberait dessus et qu’il ne s’agit pas de preuve suffisante.

Elle confie donc les photos à un autre ayant a priori des contacts qui pourraient faire tomber Henderson. Moui, c’est naïf. Dans le genre naïf, on a aussi Ellie : elle croit vraiment qu’Henderson est quelqu’un de bien. Ainsi, il l’invite à une projection soi-disant annulée au dernier moment et quand il lui propose de la faire ramener chez elle, elle refuse, préférant rester avec lui.

C’est plutôt astucieux de sa part, de la même manière que la façon dont il la drogue… mais heureusement, Joe est là pour Ellie : il drogue davantage Henderson, puis il l’interroge, en le torturant comme son père le torturait et comme il continue de le torturer dans ses cauchemars. Pourquoi pas. Le truc, c’est que même si Joe n’a pas prévu de tuer Henderson, l’acteur est un véritable connard qui n’assume pas tout ce qu’il a fait. Il finit par accepter de faire une vidéo à la demande de Joe, mais avant ça, il tente de se justifier, expliquant qu’il a lui-même était victime d’agression sexuelle. Au passage, il cherche à comprendre pourquoi son agresseur agit ainsi, aussi.

Et il cerne tellement bien Joe malgré lui que ce dernier finit par retirer son masque de colère. Cette fois, c’est l’erreur de trop et on sait tout de suite que Joe va devoir le tuer. Reste à voir comment et ça arrive vite. En effet, malgré la drogue, Henderson est encore sacrément réactif et tente donc de s’enfuir. On se retrouve avec une scène qui n’est pas sans rappeler la fin de saison 1 avec Beck tentant de s’échapper en vain : Henderson tombe dans les escaliers et meurt sur le coup.

Joe se retrouve une fois de plus dans une impasse, avant de remarquer l’entaille qu’il a faite sur le poignet de l’acteur pendant sa petite séance de torture. Il envisage donc de faire passer sa mort pour un suicide. Alors… pourquoi pas, mais pas bien malin vu la dose de GHB qu’il a dans le sang. Et en plus, il éloigne Ellie avec un SMS bidon qui ne pourra qu’être suspect – puisqu’Ellie sera probablement l’une des premières suspectes du meurtre dès qu’on saura que c’est un meurtre.

On finit également avec un nettoyage de scène de crime qui me paraît bien raté, notamment à cause de l’aspirateur électrique d’Henderson. Toujours est-il que Joe veut s’éviter de se retrouver avec un autre cas de bocal de pipi, alors il retire tous les objets qui peuvent possiblement mener à lui, notamment son propre sang puisqu’il saigne du nez.

Tous les objets ? Il les met dans un sac poubelle blanc, parce que c’est bien connu que le sang rouge ne se voit pas à travers. D’ailleurs, quand il traverse hors d’un passage piéton, la police l’arrête… mais comme on est à Los Angeles, le policier ne voit rien d’autre qu’un casque à édition limitée qui suffit à servir de carte sortie de prison. C’est n’importe quoi, mais c’est marrant à voir et c’est dans la suite logique de la série et de ces clichés sur Los Angeles qui pourrissent à petit feu cette saison 2, à mon goût en tout cas.

Finalement, Joe décide de laisser partir Will de sa cage. C’est un pari hyper risqué, qu’il prend pour se prouver qu’il est une bonne personne. Je ne suis pas convaincu tout de même, surtout qu’il en sait beaucoup ce Will… C’est risqué.

Dans tout ça, l’épisode se termine alors au festival où l’on sent tout de suite vers quoi le cliffhanger se dirige : Forty a rencontré une certaine Amy qui n’est autre que l’ex de Joe. Et évidemment, c’est déjà le grand amour entre eux… Bref, on tombe sur un autre cliché. Autant les premiers épisodes de la saison parvenait bien à les détourner et se moquer de leur présence, autant maintenant, Joe semble s’en contenter et les voir comme normaux. Il s’est déjà acclimaté à Los Angeles alors ?

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