Walker – S01E03 (express)

Épisode 3 – Bobble Head – 13/20
On ne peut pas dire que ce soit une série surprenante : en trois épisodes, elle a déjà sa petite routine bien établie, et on obtient en la regardant ce pourquoi on est venu, à savoir un divertissement peu surprenant et bien sous tous rapports… Au fond, c’est ce qu’était la série d’origine, le reboot ne semble pas y apporter grand-chose d’autre qu’un relatif coup de jeune qui provoque des contrastes parfois surprenants entre ouverture d’esprit et comportement de ranger très… vieux jeu, dirons-nous.

Spoilers

Un vieil ami vient rendre visite à Walker, mais son habitude des petits crimes ne plaît pas à Micki.

Je reste pas mal sceptique sur la qualité de la série qui est principalement décevante, tout de même. L’épisode 3 commence par des flashbacks particulièrement inutiles qui vont rapidement être lourds à supporter : on insiste sur la relation de couple parfaite entre Walker et sa femme, qui lui apprend à conduire sa voiture magnifique et… rien à faire ?

Tout ça est évidemment lié à l’épisode, hein, puisque la voiture, Walker veut la nommer Stella avant d’apprendre que sa femme est enceinte. À défaut d’avoir de l’argent, ils veulent aussi la jouer au poker, et la perdre. Mouais.

Bien sûr, ces flashbacks sont en rapport à l’épisode de la semaine, mais ce n’est pas glorieux quand même : l’ami de Walker qui a gagné la voiture débarque en ville et lui rend. Ce n’est évidemment pas si simple, parce qu’il est super louche et est un petit criminel notoire, ce que Micki ne tarde pas à découvrir.

Pff. Faites-moi un spin-off sur Micki, ce sera déjà plus passionnant ! Dans cet épisode, elle n’hésite pas à aller à l’encontre de son partenaire qui veut juste passer du temps avec son ami – tentant de se fiancer à la barmaid. Elle arrête ainsi l’ami en question, mais il faut dire qu’il lui a volé son pick-up en début d’épisode, il existe de meilleures bases pour commencer.

En parlant de bonnes bases, Micki arrive à peu près à se faire amie amie avec la barmaid, et c’est tant mieux car elle est là pour rester. Côté enquête, au moins, j’ai eu une trousse à outils pour le Bingo Séries, c’est déjà ça de pris, et j’ai bien ri de la scène initiale dans le club de strip-tease ! J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le duo de personnages apprend à se connaître dans la voiture en début d’épisode.

Ils commencent à bien me plaire Walker et Micki quand ils bossent ensemble. C’est juste dommage que pour le moment la série les oppose trop souvent dans la manière de travailler ou de vivre ! Bon, c’est clairement leur parti pris, cela dit, alors ce n’est pas près de changer et tant pis si ça dégrade beaucoup la qualité du personnage de Micki.

Les adolescents ont aussi une intrigue dans cet épisode, avec August qui force sa sœur à venir avec lui à une soirée, alors qu’elle voulait juste plaire à son père. Bien sûr, elle se retrouve à devoir appeler son oncle pour qu’il vienne les chercher, parce qu’August vomit.

C’est d’un naze. Au moins, ça permet de confirmer que l’oncle doit être gay puisqu’il est toujours avec son copain. Quant aux ados, ils sont félicités par le père qui leur fait faire un tour de voiture ? OK. Stella s’excuse quand même auprès de son père pour toutes ses conneries, alors tout va bien et tout finit bien, encore une fois, avec Stella qui apprend à conduire la voiture de sa mère et August qui se retrouve à courir derrière la voiture. Jamais de la vie je cours si on me fait ça, sérieux ?? Autant rentrer à pied. Et super le Walker qui maltraite son gosse, bravo, belle image bien moderne et ouverte d’esprit.

> Saison 1


Charmed (2018) – S03E04

Épisode 4 – You Can’t Touch This – 17/20
Cette fois, on a très clairement un premier épisode de saison dans la structure et les changements de look, et ça fonctionne plutôt bien. J’aime beaucoup la nouvelle intrigue de cette saison, même si ce fil rouge va nous mener vers des effets spéciaux difficiles à regarder, je sens. L’avantage est également que la série semble effectuer une sorte de réconciliation entre les premières séries, en réajustant à nouveau l’équilibre entre vie humaine/vie magique des sœurs. Et c’est bien mieux comme ça.

> Saison 3


Spoilers

You look like I feel.

Cette fois, on est bon : la saison 3 va pouvoir commencer car toute la saison 2 a été évacuée par les scénaristes… Tout leur délire de sororité qui risque d’être détruite n’est plus et une nouvelle ère va pouvoir commencer. Nous sommes ainsi trois mois plus tard et… pfiou, les sœurs ont de nouvelles coupes de cheveux.

J’adore le look de Mel, mais Maggie ? Humph, je ne m’y attendais pas – ça fait très années 70, quoi. J’aime beaucoup ce début d’épisode qui nous présente la nouvelle routine matinale des filles : elles ne peuvent plus approcher les unes des autres, mais elles vivent toujours dans la même maison, ce qui complique tout, surtout avec une Maggie en retard tout le temps.

J’aime beaucoup ce début de saison, avec des mouvements de caméra sympathique et une réintroduction de tout le monde qui se fait bien… Par contre, ça fait bizarre de les voir comme ça nous réintroduire des personnages comme après des mois… quand ça fait littéralement une semaine qu’on leur a dit au revoir.

Rapidement, la routine des filles est perturbée à nouveau par un Harry qui débarque sans prévenir et provoque une nouvelle décharge pour les trois sœurs. Non, elles ne sont toujours pas guéries de ce mal qui les affecte et qui fonctionne très bien d’un point de vue du scénario – elles sont obligées d’utiliser leur pouvoir par exemple, et ça aide bien d’avoir Macy qui peut déplacer les objets à distance. D’ailleurs, l’histoire de barrière magique est rapidement expliquée d’une bonne manière par Macy : les trois sœurs ne peuvent approcher les êtres magiques.

Cela complique les relations amoureuses des sœurs : Macy et Harry ne peuvent plus se toucher, Maggie ne peut approcher non plus de Jordan, qui est maudit par la magie donc inapprochable et Mel se retrouve quant à elle avec une relation à distance avec Ruby. Moui, alors vraiment sa relation avec Ruby, je n’arrive pas à m’y faire, elle est vraiment traitée par-dessus la jambe depuis trop longtemps.

Ce n’est pas la seule chose maltraitée par la série : la vie professionnelle des sœurs était totalement laissée de côté l’an dernier, mais ce n’est plus le cas dans ce début de saison. On suit ainsi Maggie reprendre le chemin de l’université et tenter de se faire bien voir de son prof – qui n’a d’yeux que pour un ancien élève de fraternité.

De son côté, Mel reprend son job de prof, et ça marche plutôt bien. En plus, ça permet à la série de nous rappeler qu’elle avait vocation à être plus féministe que l’originale, mais aussi plus ouverte d’esprit encore. Avec vingt ans d’écart, ce n’est pas compliqué, de toute manière. Mel a ainsi un élève transexuel qui se fait harceler par d’autres étudiants et pour lequel elle se prend rapidement de compassion. Elle propose ainsi d’ajouter un livre à sa liste de bouquins à lire pour son cours, et rentre chez elle pour se replonger dedans au plus vite.

Elle a beaucoup d’espoir cela dit, parce que la doyenne refuse d’ajouter un nouveau livre car c’est contraire aux protocoles. Certes, la doyenne peut toujours s’arranger pour offrir une nouvelle chambre à Kevin, l’étudiant de Mel qui se fait harceler par son coloc, mais il la refuse, expliquant à Mel qu’il veut être vu et que se cacher dans une autre chambre n’est pas vraiment une bonne manière d’y parvenir. Bien dit… mais un peu dangereux de choisir de se faire harceler, tout de même.

J’ai cru qu’on n’allait pas y revenir, mais si : Safe Space existe toujours. C’est l’occasion pour Jordan de croiser Harry, histoire de lui faire passer le bonjour à Maggie et de tenter de prendre des nouvelles. On comprend que ça fait trois mois que la distance s’est installée entre eux, et ça commence à faire beaucoup trois mois, en fait. C’est triste, j’aimais bien Jordan, faut pas le virer de ta vie comme ça Maggie ! Bon, elle a d’autres chats à fouetter avec son prof qui la prend pour une assistante et qu’elle veut impressionner.

Harry se rend ensuite au QG, puisque tout y est toujours en place. C’est l’occasion de nous apprendre que cela fait trois mois que Macy essaie de comprendre ce qui est arrivé à ses sœurs : elles dégagent désormais une énergie que le QG peut capter et qui est, selon elle, est un ensemble de résidu de ce qu’il s’est passé auprès de l’arbre lorsque la Source a fusionné avec.

Depuis trois mois, elles ne peuvent donc plus approcher les êtres magiques, ce qui est tout de même problématique pour les Charmed Ones. J’aime vraiment bien cette intrigue, et j’aime le fait que ça aide aussi à fournir une histoire intéressante à Macy et Harry. Ce dernier fait donc tout ce qu’il peut pour aider Macy à trouver un remède et parcourt le monde à la recherche d’ingrédients loufoques. Franchement, ça pourrait durer quelques épisodes… mais ce n’est pas le genre de la série.

Par contre, Macy est vraiment énervée après trois mois de tentatives infructueuses : rien ne fonctionne et elle ne peut s’empêcher d’espérer à chaque fois. Ainsi, quand Harry lui propose le même sort que celui qui avait aidé Jordan en saison 2, elle l’exécute pleine d’espoir… pour mieux se rendre compte que c’est un échec. Ou pas.

Il fallait quelques secondes pour que le sort s’active, et ce fut juste assez pour qu’elle se casse énervée du QG. C’est donc Harry qui finit par trouver une étrange stèle avec des inscriptions dans le QG. Soit. On ne voit pas encore où ça veut en venir…

En parallèle, Mel se fait infecter par une étrange créature invisible lors de la première nuit de cet épisode. Elle se retrouve ainsi avec les yeux jaunes durant la nuit et se rend déterrer quelque chose d’étrange. Mel se réveille avec difficulté le lendemain, forcément. Et la série abandonne vite son impressionnant rituel de première scène, ce qui est dommage : les sœurs semblaient avoir une routine bien établie avec Mel pour tout contrôler… mais là, elle se lève en retard. Elle a aussi ce que Maggie considère être un masque de boue qui n’est pas tout à fait nettoyé.

Maggie, elle, réussit en théorie à impressionner son prof par une jolie théorie sur l’intimité physique – ben oui, bien sûr qu’elle prend un cours sur l’intimité et bien sûr qu’elle applique sa propre situation à son cours. Malheureusement, Antonio n’arrête pas de l’interrompre – Antonio étant le type de la fraternité.

Quand elle s’énerve contre lui, le prof la reprend et… Maggie n’apprécie pas du tout. Elle finit en crise d’angoisse quand on la dit malpolie, et elle s’isole pour mieux se faire infecter à son tour par l’étrange créature invisible qui rend les yeux jaunes. Elle passe elle aussi sa nuit à faire d’étranges activités avec des sacs d’os dans le QG – et on se doute bien que Macy sera la prochaine.

Comme en plus, elle est énervée après Harry, elle passe une bonne partie de la journée seule à évacuer sa rage dans la salle de gym de Safe Space. Ce faisant, elle ne répond pas aux SMS d’Harry de toute la journée, mais aussi dans la nuit. Comme cela inquiète Harry, il en parle aux sœurs de Macy qui viennent justement de prendre conscience qu’elles faisaient le même rêve étrange. Qui n’en est pas un.

C’est gros cette affaire de tas d’os s’accumulant dans le QG sans que personne ne s’en rende compte dans la journée. En tout cas, c’est intéressant : Harry se rend auprès de Macy qui est en train de lancer un drôle de sortilège.

Quand Maggie et Mel les rejoignent enfin (en voiture), Harry n’est plus là, ayant été emporté par la chose invisible, apparemment. Macy ne s’en souvient plus trop, mais une rapide enquête permet aux sœurs de déterminer qu’elle vient de lancer un sortilège de restauration d’un corps. Par chance, l’être invisible qui a maintenant un corps a eu la bonne idée d’infecter les trois sœurs qui sont repérables sur la carte du QG grâce aux résidus de l’épisode précédent. C’est ainsi le cas de cette chose.

Un portail est rapidement ouvert pour aller à la créature et les sœurs n’hésitent pas à partir tête baissée vers cette nouvelle bataille, même si elles sont en pyjama. Elles retrouvent ainsi Harry allongé au sol, inconscient et blessé. Même si elle ne peut pas le toucher, Macy a la bonne idée d’avoir ce qu’il faut sur elle pour sauver Harry – et le pouvoir parfait pour faire les choses à distance, aussi.

Pendant ce temps, ses sœurs se retrouvent à chercher le monstre les possédant tous… et la série semble s’être insipré du Démogorgon de Stranger Things ? C’est très impressionnant ce démon/créature étrange, et ça fonctionne bien malgré des effets spéciaux pas forcément au top. J’aime surtout le fait que les sœurs utilisent chacune à tour de rôle un pouvoir pour en venir à bout.

Macy le tient à distance, Maggie le calme (j’adore ce pouvoir) et Mel l’explose – ça prend juste du temps d’activer ses molécules.

En explosant, le monstre laisse derrière lui, au sol, une rune enflammée qui ressemble très exactement à l’une de celles sur la stèle d’Harry. Si chaque rune représente un monstre, on en a pour un moment. Quant aux monstres, nos héros comprennent qu’ils datent de plusieurs centaines d’années et remontent à avant l’existence d’une civilisation humaine. C’est embêtant tout de même.

Grâce à tout ça, Macy reprend au moins espoir : elle fait enfin un progrès, même si ce n’est pas dans la bonne direction. Enfin, ça l’est, mais juste savoir qu’elles sont infectées d’un truc qui date d’avant l’Humanité la rassure : le sortilège a révélé la stèle, ce nouveau démon est donc lié à ce qui les affecte. Les recherches peuvent suffire à trouver de quoi guérir, selon elle.

Après tout ça, les sœurs prennent le temps de partager un verre de vin ensemble, toujours sans se toucher, et nomment la nouvelle créature : Chupa-Alman le suceur d’âme. OK ? Ce n’est pas exactement ce qu’on a vu, si ? J’aime cette fin d’épisode en tout cas, surtout que je trouve que ça fait très bien l’alliance entre ce qu’était la série en saison 1 et ce qu’elle est devenue en saison 2. Les scènes où les trois sœurs passaient du bon temps comme ça me manquait.

Le montage final nous les montre pleine d’espoir pour la suite. Ainsi, Mel décide d’aller à l’encontre de sa boss et de distribuer le livre pour aider Kevin à l’ensemble de ses étudiants, Maggie offre à son prof un livre sur les hommes parlant par-dessus les femmes tout en lui demandant d’être prise en compte pour une bourse et Macy organise un rencard avec Harry. Certes, ils ne peuvent plus se toucher, mais ils peuvent toujours voyager à Paris grâce à la bouffe… Et s’ils ne peuvent se toucher, le champ d’énergie entre eux reste sacrément romantique !

Pas comme cette étrange créature du passé qui débarque quelque part dans une forêt… J’espère qu’elle ira voir Abigail ; elle manquait cette semaine !

> Saison 3

 

Pendant ce temps, dans le reboot comics du Buffyverse

Salut les sériephiles,

Cette fois-ci, je vous retrouve bien pour parler de Buffy, parce que je n’ai pas trouvé meilleur sujet pour mon anniversaire que d’en revenir encore et toujours à cette série que j’adore. J’ai évacué le problème insurmontable du Whedongate la semaine dernière, et je continue de suivre tout ce qu’il se passe, mais je veux évoquer aujourd’hui avec vous le reboot des comics. En effet, je fais fréquemment des articles dessus, et pas de raison que ça change !

Cette fois-ci, je vais commencer par exprimer mon énorme déception sur la fin d’Angel & Spike. J’étais vraiment content de voir enfin les deux personnages être associés dans leur propre mini-série… mais ça n’aura jamais vraiment porté ses fruits. Nous avons eu peu de scènes avec eux et la série s’est fait annuler sans préavis en plein milieu d’une intrigue. Enfin, les scénaristes arrivaient à la fin d’un arc, quoi.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00-01 | #02-#05 | #06-08 | #09-14

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Est-ce que c’est une grande perte pour le monde ? Non, clairement pas. Les numéros 15 et 16 étaient un véritable calvaire, pour plusieurs raisons. Les dessins n’étaient pas du tout – mais alors pas du tout – à mon goût : les personnages y apparaissaient difformes sur certaines cases (regardez comme Spike prend cher !), c’était par moment illisible. Je veux dire, j’ai confondu Oz et Angel sur une case, et j’ai changé trois fois d’avis sur l’identité du personnage qui parlait, du coup. C’est tout de même gênant quand dans une BD on n’arrive plus à suivre l’histoire à cause des images, non ? Elles sont là pour aider.

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Au-delà de ça, l’intrigue elle-même est hyper confuse, avec Baphomet qui se fait finalement maîtriser par Fred juste parce qu’elle voit Angel ? Et la toute fin ? Les personnages sont en pleine bataille à Wolfram & Hart (pourquoi pas ?) et se retrouvent transportés à l’Hyperion qu’ils ne connaissent pas. La dernière cas nous introduit le multivers, juste comme ça, pour le fun, avec un ventre à bière pour Spike et un cliffhanger absolument pas inspiré par rapport aux Marvel ou à DC. Puis… Spike et Angel ont des versions plus vieilles ? Ce sont des vampires, allô ?

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Il était temps que ça se termine pour cette aventure, et si c’est un regret de devoir dire au revoir à des personnages que j’aime et de se dire que Baphomet restera un mystère complet, c’est finalement un mal pour un bien.

Je suis même prêt à ce qu’on en fasse autant avec le reboot de Buffy d’ailleurs, et pourtant, ça me coûte de le dire… La série-mère se porte toutefois mieux, je vous rassure !

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8 | #9-12 |#13-17 | #18-22 | #23

Cette fois-ci les comics 18 à 22 nous introduisent Faith, ce qui leur permet de proposer un trio de Tueuses jamais vu à l’écran : Buffy, Kendra et Faith. Cela apporte de bonnes dynamiques d’ensemble dès l’arrivée de Faith, qui amène avec elle Wesley. J’ai aimé la dispute de tout le Scooby-gang (ou plutôt ce qu’il en reste) à cause de l’attitude secrète de Willow, j’ai aimé voir Buffy ne pas se sentir à la hauteur et, il faut le souligner, j’aime de plus en plus le personnage du jeune Wood. Il fait un bon observateur, et c’est une bonne idée de nous le coller avec Giles et Wesley.

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Oh, bien sûr, je me sentirais mieux si la série était rebootée pour de bon, avec de nouveaux personnages – ou juste si on avait une suite des années plus tard, juste dans le même univers et sans forcément avoir Buffy – mais la réécriture apporte de bonnes choses pour lui. C’est bien le seul… Cordelia est à nouveau portée disparue sans que personne ne s’en soucie, Anya passe totalement du côté obscur et Xander… ben, c’est un vampire, quoi. J’aime toutefois l’intrigue en cours autour de Willow dans le plan astral, surtout qu’elle va inévitablement croiser une Tueuse qu’Anya manipule et qui compte se retourner contre les Observateurs.

Quant aux dessins… heureusement que les couvertures sont là pour être souvent magnifiques. Résultat de recherche d'images pour "buffy boom 19 faith"Si on n’est pas au point d’Angel où je ne reconnaissais pas les personnages, ce n’est tout de même pas bien glorieux : vraiment, ils ne savent pas dessiner Eliza Dushku, c’en est gênant. Le numéro 22 est d’autant plus gênant que tous les personnages féminins y sont hyper-sexualisées avec des tailles fines improbables et des tenues qui m’ont fait lever les yeux au ciel. En plein Whedongate, ça passe encore plus mal, il faut bien se le dire…

Avec cette intrigue, j’ai l’impression que les comics retrouvent quelque chose d’intéressant – comme avec Alex en vampire. Reste le problème que pour l’instant, ils n’arrivent jamais à développer les personnages et les histoires de manière cohérente et surtout de manière suffisante/satisfaisante sur plusieurs numéros. Ainsi, les voyages astraux de Willow commencent à traîner en longueur sans qu’on ne sache trop d’où ça sorte. Certes, ça a libéré Jenny, mais ça, ça a vite été expédié et le départ du personnage était frustrant. Bref, on verra bien où mènera la suite… Avec un spin-off sur Faith prévu mercredi prochain !

Walker – S01E02 (express)


Épisode 2 – Back in the Saddle – 12/20
Ce n’est toujours pas très glorieux comme série, mais ça se regarde quand on se fait à manger. Grosso modo, c’est prévisible et programme familial pas très ambitieux… mais comme on est sur la CW, on a aussi une envie de moderniser un univers qui n’était pas très ouvert d’esprit. Bon courage quand c’est dans l’ADN de la série d’être un peu vieillotte, tout de même.

Micki doit enquêter sur un mystérieux incendie alors que Walker veut renouer le lien avec ses enfants.

Spoilers

La série lutte comme elle peut contre les affres du temps : la série d’origine est pleine de ce qui paraît aujourd’hui être des défauts, avec un personnage principal interprété par un Chuck Norris loin des considérations féministes du mouvement #metoo et de l’ouverture d’esprit des années 2020. Qu’à cela ne tienne, on sent que les scénaristes veulent faire changer les mentalités des fans… sauf que je doute que les fans de la série d’origine regardent ce reboot.

C’est tout de même très différent de ce qu’était la série d’origine… et d’ailleurs, je la connais mal, donc je ne vais pas m’aventurer sur ce terrain-là. Cet épisode est on ne peut plus classique dans sa structure, avec un côté procédural nous permettant de suivre une enquête sur l’incendie d’une écurie. Ma foi, on s’en doutait vu mon amour du procédural, mais je n’ai absolument pas suivi ce qu’il se passait dans l’enquête, qui termine par une scène d’action sympa à cheval.

Les acteurs semblent toujours s’éclater. On nous développe d’ailleurs le duo Micki/Walker, et c’est très lourd dans l’écriture, avec un Walker qui continue d’enquêter quand on lui dit explicitement de ne pas le faire et une Micki qui répond à toutes ses questions avant, à chaque fois, de lui rappeler qu’il ne doit pas enquêter. Euh ?

Côté familial, Walker gère toujours ses enfants comme il peut après son absence, et ça vaut ce que ça vaut, à savoir que c’est écrit lourdement : August entend son père se battre avec son oncle, Steila (bizarre comme orthographe, mais c’est ce que j’ai cru lire sur la plaque ?) communique avec son père par SMS uniquement, avant d’accepter une petite activité avec lui et de fondre en larmes… Humph. Je n’attends rien de plus, remarquez.

Bref, il n’y a bien que le personnage de Micki qui m’intéresse encore un peu dans la série, mais même elle est tout de même un grand cliché. Comme je le disais plus haut, la série tente de jouer davantage sur la diversité que l’originale, et les scénaristes en font des caisses avec cette ranger qui est à la fois une femme et une personne de couleur. J’aime l’actrice, donc j’accroche pour l’instant. Et tant mieux, parce que le fil rouge sur la mère des enfants Walker semble s’essouffler dans cet épisode apportant des réponses qui retirent tout le mystère de sa mort ?

Je m’attendais tellement à un cliffhanger lors de la vidéo mémorial, mais non… encore une fois, c’est une fin qui tombe à l’eau.

> Saison 1