Resident Alien – S02E02

Épisode 2 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !

Spoilers

Harry réfléchit à un moyen de sauver Asta de l’extermination voulue par les autres extraterrestres.


I don’t think that’s how space work.

Je sais que la série est diffusée le jeudi, mais je la trouve vraiment parfaite pour le dimanche. Pas trop prise de tête, toujours sympathique et un peu surprenante, c’est pile ce que j’aime voir pour me divertir, après tout. Et dans une semaine où j’ai passé plus de temps au cinéma que devant des séries, il est quand même bon d’en revenir aux séries.

L’épisode commence de manière surprenante avec un Harry en plein cauchemar, même si on ne nous le révèle pas immédiatement comme cela. Nous suivons en effet Harry dans les rues désertes de Patience : il découvre une ville fantôme peu rassurante et tombe finalement sur le zombie de… D’arcy. C’était vraiment drôle avec juste ce qu’il faut d’humour de la part de l’actrice pour nous faire rire.

Bon, bien sûr, tout ça permet à Harry de se réveiller de son cauchemar et de découvrir un nouveau sentiment humain : la peur. C’est efficace car ça lui arrive devant un film d’horreur et car ça nous ramène à l’intrigue principale de la saison : un autre extra-terrestre va être envoyé sur Terre pour détruire les humains après tout.

Et c’est un problème pour Harry qui devient de plus en plus humain, même s’il en est à parler à un poulpe dans sa cabane surveillée. Parmi les fils rouges de la série, il y a toujours le shérif et son adjointe qui enquêtent sur Harry après tout. Ils n’arrivent pas trop à savoir ce qu’ils observent par contre : Harry semble enterrer quelque chose, certes, mais quoi ?

Nous, on le découvre bien vite : son vaisseau, tout simplement. Le problème, c’est que le trou qu’il creuse a beau être grand, ça fait trembler la terre sous la cabane. Et plutôt que son vaisseau complet, il ne met pourtant qu’un quart de celui-ci sous la cabane, de manière à créer un bunker… dans lequel Harry imagine vivre avec Asta. Oula, il n’est pas au bout de ses surprises et déceptions, le pauvre. Il passe son temps à y réfléchir pourtant, essayant de voir par exemple s’il doit sauver aussi le père d’Asta – avant de se dire qu’ils feraient équipe contre lui. C’est bien pensé, parce que le père d’Asta est vraiment sage : il conseille tout de même à sa fille de faire en sorte qu’Harry se trouve d’autres amis, parce qu’en attendant, s’il arrive quoique ce soit à Asta, ils sont tous morts.

Pendant ce temps, la vie continue à Patience. Et ce n’est pas si fou que ça la vie dans une petite ville du Colorado : le maire découvre que celui de la ville de Jessup, à côté, lance une campagne de publicité pour sa ville en la montrant bien meilleure que Patience. C’était marrant, mais ça provoque des problèmes à Ben qui découvre ensuite le panneau de la ville repeint avec un pied dessus. Le pauvre.

C’est plutôt marrant, surtout que cette découverte se fait grâce à D’Arcy. Elle me fait trop rire, avec une nouvelle coupe de cheveux encore et une manière de rappeler à Ben qu’il était bien content de l’embrasser en vrai. Ben est sur tous les fronts cette semaine, devant aussi trouver un moyen de remplacer Ethan, toujours disparu. Il recontacte donc la femme qui avait son job avant et que D’Arcy prend pour un fantôme. Eh, ça en dit long sur l’efficacité médicale de la femme, qui pense aussi s’adresser au frère jumeau de Ben, allez savoir pourquoi.

En parallèle, D’Arcy aux cheveux rouges et Asta prennent du bon temps en faisant une balade en bateau à proximité de la ville. C’est toujours bon de les revoir potes, mais je ne sais toujours pas comment D’Arcy peut lui pardonner si vite de l’avoir abandonnée comme ça en fin de saison 1. Bon, elle n’est pas si dupe quand même, elle comprend bien qu’Asta lui cache quelque chose, mais elle considère malgré tout qu’elle a une super vie. Et ma foi, je veux bien la même qu’elles, c’est clair que cette petite balade sur le lac était cool.

C’est après celle-ci qu’Asta retrouve Harry. Ce dernier est toujours suivi par les flics sans en avoir conscience, et ça apporte vraiment un bon humour à la série d’avoir cette scène où Liv, l’adjointe, tente de lire sur lèvres d’Harry parlant à Max et sa meilleure amie. Le pire, c’est qu’elle y arrive, mais qu’elle pense se tromper quand elle déchiffre une question sur les toilettes qu’Asta préférerait dans un bunker. C’était excellent, tout simplement.

Si Harry demande ça à Max et sa meilleure amie, c’est parce que ces deux-là ont besoin d’Harry cette semaine. Comme vu la semaine dernière, Max se retrouve avec de plus en plus de poils sur lui. Il se réveille un beau matin avec de la barbe. Oh, sa meilleure amie essaie évidemment de le raser, mais c’est très approximatif comme job de sa part. Bref, Max ne comprend pas exactement ce qui lui arrive, mais nous on le sait : il a volé une partie du vaisseau d’Harry, et voilà les effets secondaires que ça provoque.

Harry se garde bien de lui dire, trouvant la punition pour lui amusante. Dire qu’il aurait pu l’éjecter de son vaisseau tout simplement. Cela aurait vraiment simplifié la vie d’Harry qui se retrouve désormais à devoir se faire des amis en ville, puisqu’Asta l’oblige à le faire. Grâce à ça, on a droit à une jolie scène de poker entre le shérif, D’Arcy, le maire et d’autres personnages qu’on ne connaît pas encore. Bien sûr, le shérif débarque avec un micro qui permet aussi à son adjointe de toute entendre.

Cela tombe bien : pendant la partie, une des joueuses révèle que six ans plus tôt, le docteur a failli vendre sa cabane. Les flics trouvent aussitôt de quoi enquêter sur lui et l’enquête se fait totalement à charge. Il y a de quoi : plus ils avancent, plus ils se rendent compte que le docteur est probablement coupable de meurtre. C’est embêtant tout de même, surtout qu’ils ont déjà arrêté quelqu’un pour ce meurtre. J’ai bien aimé voir ces deux flics enquêter sous couverture, en tout cas, et Liv, l’adjointe, est en passe de devenir le personnage que je préfère dans cette série. Comme quoi, tout arrive.

Pendant qu’ils font ça, la vie ne s’arrête pas à Patience. Bien au contraire, même ! Alors que Ben veut absolument que la ville ne soit pas cataloguée comme une ville où des meurtres se produisent, la pote d’Asta se lance dans une activité touristique passionnante : faire faire le tour de cette ville pleine de meurtres à des touristes voulant un petit coup de frissons. C’était marrant comme tout comme humour, et ça passait bien.

La journée d’Asta est moins exceptionnelle par contre. Elle tombe par hasard sur Jay, tente de sympathiser avec… et se fait dégager par la mère adoptive qui n’apprécie vraiment pas, à raison, l’attitude d’Asta avec sa fille biologique. Elle lui rappelle ainsi que c’est à Jay de faire la démarche si elle le souhaite, pas l’inverse. On pourrait penser que c’est suffisant pour passer une mauvaise journée, mais non, Asta n’est pas encore au bout de ses peines : elle a ensuite rendez-vous avec Harry qui lui fait découvrir le bunker.

Il a beau l’avoir emménagé comme il pouvait et avec une « fenêtre » peinte par ses soins, ce n’est vraiment pas idéal comme studio pour vivre en colocation. C’est tout petit, il y a un seau en guise de toilettes et surtout, surtout, Asta découvre au passage que toute l’humanité va y passer. Il faut vraiment donner envie à Harry de sauver notre espèce et, bizarrement, les soirées poker où il se fait plumer et pète des tables, ça n’est pas efficace.

Et Asta essaie de lui expliquer que non, elle n’a pas envie de vivre seule avec lui, mais il imagine que tout ça n’est que du bluff. Ce n’est pas exactement le cas, mais il est sûr de lui : évidemment qu’Asta ne peut que vouloir vivre avec lui ? Cela mène à une excellente scène que je n’avais pas vu venir où la partie de poker se justifie vraiment bien. Harry est nul en bluff quand il explique ne pas pouvoir appeler sa planète pour annuler le génocide des humains.

Pas de chance pour lui, Asta est excellente en bluff et menace de se suicider. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il montre qu’il n’a pas envie de la voir mourir, contrairement à ce qu’il affirmait. J’adore vraiment la relation entre ces deux-là, il est possible que je me retrouve à les shipper plus que nécessaire. Malheureusement, les scénaristes partent ensuite dans une autre direction quand le shérif et son adjointe débarquent à la cabane pour interroger Harry, qu’ils soupçonnent du meurtre de Sam à nouveau.

Si Asta leur ouvre la porte, on sent bien qu’il y a quelque chose de louche. Cela ne manque pas : il s’agit en fait d’Harry ayant pris l’apparence d’Asta, et ça craint pour la suite de la série car aucun demi-tour ne sera possible après ce cliffhanger. Le shérif et Liv trouvent en effet l’arme du meurtre cachée dans la cabane d’Harry et sont envoyés à la cave par Harry sous l’apparence d’Asta. Dans la cave, ils retrouvent toutefois… Asta. C’est un meilleur tour de magie que celui de Ben à la partie de poker, je vous l’assure !

Westworld me manque… et vous ?

Salut les sériephiles,

Théoriquement, je devais finir mon rewatch de The Magicians pour en parler dans un article aujourd’hui, mais je me suis arrêté à la saison 4. Je sais que mes DVDs m’attendent sagement et que je la reprendrai dans quelques jours, mais en attendant, mon planning tombe à l’eau. Qu’à cela ne tienne, je me suis pris un peu la tête pour trouver un sujet d’article pour aujourd’hui. Et j’ai fini par trouver en réfléchissant : je voulais parler d’une série qui me manquait.

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Deux ans déjà

Partant de là et du constat que la majorité des séries qu’il me reste ont tendance à me proposer des épisodes qui ne parviennent pas à satisfaire toutes mes attentes, je me suis dit qu’il était logique de passer par la case Westworld.

Comme toujours avec HBO, la saison 4 n’en finit plus de se faire attendre, et j’ai l’impression que la troisième a été diffusée il y a une vie entière.

https://media.melty.fr/article-4108270-raw/media.gifCe n’est peut-être pas tout à fait faux : la saison 3 a occupé l’intégralité du premier confinement en 2020, avec des dates de diffusion qui encadraient parfaitement ce que le gouvernement avait décidé pour nous. Inévitablement, ça lui donnait un aspect différent, ça lui confère une aura et ça créé des souvenirs. Par contre, ce confinement me paraît tellement loin aujourd’hui, la révolution qui s’est opérée dans nos vies quotidiennes avec le covid est tellement grande, que c’est difficile de se dire que c’était finalement il y a moins de deux ans.

Voir aussi : Les critiques de la saison 3

En attendant la saison 4…

Ceci étant dit, deux ans, c’est justement le temps qu’il faut habituellement pour qu’une nouvelle saison de la série débarque enfin. Je trouve qu’ils abusent totalement sur le rythme de production, parce que même si les épisodes sont magnifiques, ils ne font jamais qu’une heure et ne sont qu’au nombre d’une dizaine, quoi. Maeve Westworld GIF - Maeve Westworld - Discover & Share GIFsBon, ce n’est toutefois pas le sujet du jour, le sujet du jour, c’est que la série me manque et que Reminiscence n’a pas été suffisant pour me faire patienter. C’était bien essayé – et je rappelle qu’il a été dit que « quelqu’un » avait été « kidnappé » dans le cast de ce film. Hugh Jackman dans une série ? Je ne dis pas non.

Voir aussi : Reminiscence vaut-il le coup ? (#31)

Par contre, si je suis impatient de retrouver la série, il faut bien reconnaître que j’en ai oublié bien des aspects. Alors que la promotion recommence petit à petit à se faire et que la saison 4 approche inévitablement, une partie de moi se dit qu’il serait peut-être bon de me replonger dans la saison 3. Ce n’était pas ma préférée, puisqu’elle nous changeait vraiment l’univers et le cadre de la série en nous plongeant dans le futur, mais c’est justement pour ça qu’il faudrait que je la regarde à nouveau. Les deux premières, je les maîtrise bien. La troisième en revanche. Pfiou, c’est loin !

Du neuf avec du vieux ?

Et la quatrième ? Eh bien, pendant la saison 3, il ne faut pas oublier (spoilers, donc) qu’on a perdu le personnage de Dolores. Je ne me fais aucun souci pour Evan Rachel Wood que je suis sûr qu’on retrouvera, mais je me dis que la guerre contre les robots va être d’autant plus violente désormais, avec espoir qu’elle soit menée par le personnage de Tessa Thompson. that's on you, babe. — Charlotte + That Outfit + Terminator ModeJe pense que ça continuera toujours de sentir le réchauffé après Person of Interest et que la série s’enfoncera dans un récit moins ambitieux et original, mais je ne demande qu’à ce qu’on me fasse changer d’avis. Je sais que les producteurs ont en tête depuis le départ une histoire dont ils promettent de ne pas dévier par contre, alors je ne sais pas si c’est entièrement possible.

Si je joue la carte de l’optimisme, c’est toutefois toujours possible avec la Dolores 2.0 que représente Charlotte Hale.

J’adore l’actrice et j’ai bon espoir qu’elle reste présente sur l’ensemble de la saison 4 parce que son personnage était sacrément intéressant. Non, elle n’était pas aussi intéressante que Maeve, évidemment, mais je n’oublie pas que certains aspects de la vie de Maeve me plaisaient moins dans la dernière saison diffusée et que je trouvais que ça nuançait trop mon avis sur le personnage. Hale est-elle à l’abri ?

Dolores Abernathy Westworld GIF - Dolores Abernathy Westworld Dress -  Discover & Share GIFsNon, vraiment, vivement la saison 4, j’ai besoin de scènes aussi iconiques que le gif ci-contre dans ma vie. Je me dis qu’en parler va peut-être provoquer le destin et nous fournir rapidement une date de diffusion maintenant. Je mise sur la fin du printemps, début été.

Un peu plus tard que la trois, mais pas trop. 2022, forcément. Il le faut !

Déconnez pas, HBO, je vous surveille.

Une saison 3 pour Euphoria

Salut les sériephiles,

Alors que la saison 2 d’Euphoria bat son plein et me fait atteindre de nouveaux sommets de vues sur le blog dans les stats hebdomadaires, HBO, la chaîne qui la produit et diffuse a fait une annonce fracassante et ô combien surprenante aujourd’hui : la série est renouvelée pour une saison 3. Bon, d’accord, ce n’est pas si surprenant qu’ils tiennent à cette poule aux œufs d’or qui leur rapporte bien du fric. Mais tout de même, je suis surpris par l’annonce pour deux raisons principalement.

Voir aussi : Les critiques de la saison 2

Pas encore victime de son succès

D’abord, je me dis que Zendaya doit être une actrice au cachet de plus en plus compliqué à négocier, surtout en ce moment où Spider-man No Way Home continue de rapporter chaque semaine des recettes hallucinantes. Je ne sais pas exactement comment HBO parvient encore à la payer, et j’espère qu’elle ne se fait pas trop avoir, parce qu’on connaît les inégalités salariales, mais c’est impressionnant de se dire qu’elle rempile pour une saison 3.

Ensuite, je dois bien avouer que je me pose aussi la question de ce que va donner la série si elle continue une saison de plus. La saison 1 se terminait sur une rechute de Rue, la saison 2 nous la montre en train de s’enfoncer de plus en plus dans la drogue et… bon, elle frôle l’overdose de manière hebdomadaire, et ce n’est même plus le pire de ses soucis après le cliffhanger de l’épisode de cette semaine. Franchement, je pensais que la série allait se terminer le 28 février avec le final de la saison 2 et la mort de Rue d’une manière ou d’une autre.

Un scénario de plus en plus inquiétant

Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour Rue que la série soit renouvelée ? A-t-on vraiment envie de la voir tomber plus bas ? La réponse est non, sauf que c’est le fond de commerce de la série tout de même. Quand elle ira mieux, ce ne sera pas possible d’avoir une série aussi captivante : c’est bien la narration éclatée et les prises de vue esthétiques qui fascinent et donnent envie de revenir, et on les doit à la drogue prise par le personnage. Une fois sobre, la série a tendance à être plus calme et plate – il n’y a qu’à voir les épisodes spéciaux de l’an dernier, incroyables, mais moins ambitieux, forcément.

Ah, et d’ailleurs, parlons-en de ça aussi. Les héros de la série vont vraiment connaître le lycée le plus long du monde. Il y a eu quasiment deux ans entre les deux premières saisons, en partie à cause du covid, certes, mais aussi à cause du planning de Zendaya. Est-ce vraiment jouable d’envisager une saison 3 alors que sa carrière a décollé encore plus qu’en fin de saison 1 ?

Les années lycée les plus longues du monde

Je n’ai pas spécialement envie de voir les personnages coincés pendant six ans dans la peau de lycéens, surtout que ça devient déjà dérangeant en saison 2 où certains acteurs interprétant des adolescents sont vraiment trop visiblement devenus des adultes pour que ça passe encore. Ce n’est peut-être pas plus mal vu toute la nudité dans la série de savoir qu’ils sont adultes… mais tout de même, c’est étrange de les voir incarner des lycéens, non ?

Bref, je suis vraiment content de me dire qu’il y aura de nouveaux épisodes, mais je m’inquiète quand même de la date de diffusion de cette saison 3, de ce qu’elle aura à raconter et même de sa qualité. Je n’ai pas envie de voir la série devenir chiante ou médiocre. Je ne suis jamais satisfait, quoi !

Euphoria – S02E04

Épisode 4 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.

Spoilers

Jules et Elliot se rapprochent, Cassie espère encore beaucoup de son couple avec Nate et Cal a du mal à se remettre des révélations de l’épisode précédent qui ont fait voler en éclat sa petite vie tranquille.

Should we all just fuck ?

À peine rentré du travail que je me suis jeté sur cet épisode, inévitablement. Comment faire autrement ? Et bordel, j’ai adoré dès le départ l’impertinence du délire de nous proposer Rue et Jules en train de coucher ensemble pour enchaîner sur des mises en scène incroyables nous montrant Jules et Rue dans des parodies d’œuvre d’art. Je ne suis pas sûr d’avoir tout eu franchement, mais qu’est-ce que j’ai aimé ce début d’épisode.

On sent que la série part en vrille dès ses premières secondes, mais les mises en scène copiant les films cultes sont incroyables. Je veux dire Titanic, c’était bluffant, et Blanche Neige avec le clin d’œil au consentement, c’était une super idée. Brokeback Mountain, c’était facile, et là aussi, ça ajoute une notion de consentement bien vu. Bref, Rue a des pensées bizarres quand on lui fait un cunnilingus, mais on comprend bien que l’idée est qu’elle se projette dans toutes les relations amoureuses qu’elle connaît.

Le problème, c’est que même si elle est amoureuse, elle est aussi défoncée en permanence, et ça n’aide pas vraiment sa relation avec Jules. Elle ne sent pas grand-chose quand elles font l’amour, et elle est ainsi forcée de simuler l’orgasme – mais comme elle est défoncée, elle simule sacrément mal. Jules, vexée, s’en confie donc à Elliot qui décide de lui apprendre comment faire des cunnilingus en pratiquant sur sa main.

Bordel, ça ne pouvait que mal tourner, et ça ne manque pas : on le voyait bien la semaine dernière, l’alchimie entre Jules et Elliot est énorme. Ils s’embrassent, commencent presque à coucher ensemble… et sont interrompus par l’arrivée de Rue qui, heureusement, prévient avant. C’est la douche froide cette intro – moi qui regrettais presque de ne pas avoir la même intro que d’habitude.

On les retrouve plus tard dans l’épisode, tous les trois à faire la fête. Et dès que Rue se rend dans la salle de bain, Jules se précipite sur Elliot pour l’embrasser.

On enchaîne ensuite sur une scène beaucoup trop toxique avec des actions ou vérités se limitant à des gages où Elliot sert d’esclave sexuel aux filles. Sérieusement. Et il n’est pas si bien que ça à faire semblant de se droguer, c’est évident. Il leur propose aussi d’aller voler de la bière, ce qui n’est jamais une bonne idée et mène à une scène certes bien filmée, mais totalement répréhensible.

Le problème, c’est donc que Rue se met à boire de la bière elle aussi une fois que Jules et Elliot sont de retour dans la voiture. Si Elliot s’inquiète de la voir boire car ce n’est pas hyper compatible avec la drogue prise avant, Jules s’inquiète surtout de la voir boire parce que ce n’est pas compatible avec sa cure de désintox. Malheureusement, Rue est déjà trop perchée pour se contrôler : elle explique donc à Jules qu’elle en a marre d’elle. En des termes bien moins polis et chouettes que ça.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Rue soit laissée seule chez elle par Elliot et Jules. Sans surveillance. On n’est pas loin d’en revenir à la fin de saison 1 : Rue trouve la valise de l’épisode précédent sous son lit et n’hésite pas à se servir dans les drogues qu’elle a. Putain. Tu m’étonnes que l’épisode soit aussi éclaté si elle se met dans cet état et que c’est elle qui nous le raconte. Elle n’est peut-être pas en état de nous balancer ses discours habituels ?

Complètement défoncée, Rue imagine ensuite son enterrement, dans une scène bien étrange. Eh, ça ne peut que terminer comme ça vu toute la drogue qu’elle se bouffe. Elle fait alors un slow avec un chanteur à la voix magnifique et ce slow se transforme aussi en câlin avec son père… dans sa tête tout du moins. En vrai, l’épisode nous montre bien qu’elle fait un slow seule. Et vous allez voir que ce n’est pas la seule.

Pendant ce temps, il va de soi que Jules rentre chez Elliot et prend une douche chez lui. Cela ne peut que mal tourner, à nouveau. Bizarrement, ça tourne pourtant plutôt bien : alors que Jules se jette sur Elliot pour coucher avec, celui-ci se rachète une conscience et devient vraiment l’un des personnages que je préfère cette saison : il explique à Jules que Rue n’est pas sobre du tout et qu’ils se droguent ensemble depuis qu’ils se connaissent.

En parallèle, Nate et Cassie continuent donc de se voir, et ça fait toujours souffrir Cassie. L’actrice en profite pour continuer ses incroyables performances, alors que le personnage est clairement tiraillé entre ses désirs et son amitié pour Maddy à qui elle apporte un magnifique gâteau d’anniversaire et un livre photo sur leur amitié. Maddy ne se doute de rien, elle, et est toujours aussi à l’aise dans la maison où elle est supposée travailler.

Elle y invite régulièrement Nate pour des moments entre eux, où elle lui confie qu’il l’a détruite pour du long terme. Tu m’étonnes. Ce n’est clairement pas une relation que l’on aimerait avoir celle-ci : ils passent encore plein de temps ensemble, à parler d’amour et… ça perturbe Cassie. Elle se réconciliait avec elle-même en se disant que Nate n’était plus en couple avec sa meilleure amie, mais cette zone de flou est horrible pour elle désormais.

En bon manipulateur, Nate essaie de la dégrader énormément, mais c’est mal la connaître. En plus, bon, il se trompe de prénom quand il lui parle, alors forcément, Cassie s’énerve. La dispute de couple entre ces deux-là n’est pas sans rappeler ce que donnait les scènes entre Maddy et Nate avant, et on sent que ça part en vrai. Cela me fait presque regretter d’avoir déjà écrit un article sur Cassie et l’incroyable performance de l’actrice ce matin, parce que cette scène mérite tout autant un article !

Cassie rentre chez elle auprès de Lexi qui cherche à renouer le dialogue, sans trop de succès. La scène est mise en parallèle avec les auditions pour le spectacle de théâtre, et ça n’est vraiment pas à l’avantage de la série : ça part en vrille et ça va dans tous les sens pour pas grand-chose. Lexi décide en tout cas d’arrêter de s’inquiéter pour sa sœur.

C’est bien dommage, parce que Cassie aurait bien besoin qu’on s’occupe d’elle. Elle se rend à l’anniversaire de Maddy, donc, pour mieux voir que Nate fait un cadeau magnifique à Maddy. Clairement jalouse, Cassie décide d’enfiler un maillot magnifique pour faire sensation à sa manière avant d’aller dans le jacuzzi en enchaînant les boissons. Et Lexi a beau dire, on voit bien qu’elle s’inquiète toujours pour sa sœur, quoi.

Il y a de quoi : elle se descend une bouteille de vin blanc seule, et c’en est du gâchis de vin blanc quand on voit son état, en dansant, tout aussi seule. Par contre, si elle est seule, elle est tout de même observée par Nate et Maddy, et cette dernière n’est pas tendre du tout avec sa meilleure amie. Elle invite tout de même Nate dans son jacuzzi elle aussi.

Une autre intrigue qui donne l’impression que cet épisode est franchement déconstruit est qu’on en revient ensuite à l’anniversaire de Maddy, avec cette fois un approfondissement du personnage de Kat. Elle est cette fois dépressive à cause d’Ethan, comme à chaque fois, parce qu’elle se sent mal de ne pas l’aimer assez. Il est parfait, mais c’est tout le problème. Je déteste ce genre d’intrigue, mais c’est tristement réaliste.

En tout cas, c’est sans surprise que Kat est ensuite du côté de Maddy quand on lui demande. Elle a beau dire qu’elle a son propre avis – et c’est vrai – évidemment qu’elle est du côté de sa copine quand elle en a l’occasion. L’occasion ? Cassie, bourrée, se joint à la fête dans le jacuzzi et demande à Nate et Maddy s’ils sont de nouveau ensemble. Comme toujours, Maddy est donc super vénère d’entendre Nate répondre la vérité, mais trop rapidement à son goût et elle prend tout le monde à témoin dans leur dispute.

La dispute va jusqu’à Maddy répétant les demandes insensées de Nate qui veut se marier avec elle ou… avoir des bébés avec. Les bébés, ça ne plaît pas à Cassie : elle se met à vomir tout l’alcool ingurgité dans une scène à la fois hyper comique et horrible à voir où elle vomit sur tous ses amis et finit dans un vrai sale état.

Allez savoir pourquoi, la série se concentre aussi à nouveau sur Cal. Complètement dépressif et alcoolique lui aussi, il se remet de sa torture par Fez en buvant toujours plus et en prenant le volant dans des états horribles. Il n’a plus aucune prise sur son fils, sur sa vie, sur son alcoolisme, et c’est terrifiant à voir. Terrifiant, mais aussi super inquiétant, parce qu’on le voit prendre la route alors qu’Elliot est lui-même sur la route avec les filles.

Finalement, tout se passe bien pour lui et il arrive à destination sans trop de mal. Sa destination ? Le bar gay de l’épisode précédent, encore ouvert 25 ans plus tard apparemment. À vrai dire, rien n’a changé depuis l’épisode précédent, pas même le jukebox. Oh bordel, Eric Dane livre là aussi une bien jolie prestation. Certes, son personnage est bourré et ce n’est pas la chose la plus difficile à jouer, mais il le fait bien.

Sans trop de surprise, parce qu’il reste un sacré beau gosse, un type se dévoue pour venir danser avec cet alcoolo qui choisit un slow pour se remuer seul sur la piste de danse. On lit dans le regard de l’acteur tout ce qu’il faut des regrets du personnage et je n’étais pas surpris de voir le type se transformer l’air de rien en Derek, le copain de Cal à l’époque.

Malheureusement, cela donne envie à Cal de faire un peu de lutte, et ce n’est pas l’envie du type qui venait le draguer. Complètement saoul, Cal se fait donc virer du bar et reprend le volant, ce qui est la pire des idées du monde. Il réussit pourtant à rentrer sain et sauf chez lui. Enfin, sain, c’est vite dit. Il est complètement défoncé, et il se met à pisser dans son entrée en étant mort de rire. C’était pile ce qu’il fallait pour réveiller toute la maison et s’enterrer vivant devant sa femme et ses deux fils, tous ravis de voir son pénis se balancer devant eux pendant un moment. Les pauvres.

La scène est super prenante, parce que Cal dit enfin toute la vérité, aussi horrible soit-elle. Ben oui, il balance à son aîné, Aaron, qu’il a couché avec un homme pour la première fois (Derek ???) quand il était encore dans le ventre de sa mère ; mais aussi qu’il a couché avec plein d’hommes depuis. De manière toute aussi charmante, il avoue à Nate qu’il est son pire regret, et Nate ne dit rien à personne pendant toute la scène. Cela vaut mieux, apparemment, parce qu’Aaron se prend dans la tronche que ses parents connaissent les films pornos qu’il regarde, et les films pornos qu’il regarde sont atroces, avec des gang-bangs et des fétichismes chelous.

C’est instructif comme scène. C’est aussi assez dérangeant : on a envie que ça s’arrête sans réussir à décrocher pour autant de l’épisode. Marsha est plus forte que nous pour ça, elle rentre s’enfermer dans sa chambre quand il est question d’un mystérieux amant Facebook. Soit. Cal finit par s’en aller en laissant ses fils décider de qui nettoiera sa pisse, car il ne le fera pas. C’était hyper fort, dérangeant, triste et scotchant.

La fin d’épisode est problématique à souhait : on sait que Fez a un nouveau problème, puisque le corps de Mouse a été retrouvé. La pluie s’abat sur la ville, et par la fenêtre de la chambre de Rue. Si personne n’a fermé la fenêtre, alors ? Et si Jules est nue sur le lit d’Elliott en caleçon alors ? Et Jules se scarifie à nouveau ? La fin d’épisode est tellement perchée et éclatée ! Maddy fait la planche dans sa piscine, Lexi n’est pas bien non plus, Cassie pleure, Kat et Ethan sont dans une voiture (ont-ils croisé Cal ? J’ai sincèrement eu peur pour eux tellement ils n’ont rien à faire là autrement) et… WTF ? Faut arrêter la drogue, même si elle est meilleure que celle des scénaristes de Riverdale.