In the Dark – S03E01

Épisode 1 – Hanging by a Thread – 17/20
Ah, ça me fait si plaisir de retrouver cette série que j’adore ! Elle est toujours en grande forme, avec un casting qui fonctionne toujours aussi bien et un scénario qui reste prenant, même s’il repose sur des grosses ficelles par moments (c’est un jeu de mots involontaire avec le titre promis) et sur des facilités scénaristiques qui cassent parfois la crédibilité. M’enfin, on s’en fout, c’est tellement fluide comme série, j’adore la suivre !

Spoilers

Josh compte bien prouver ce qu’il pense avoir compris : à ses yeux, Murphy est coupable du meurtre de Nia.

You really are an awful person.

Le résumé de la saison précédente est excellent et me rappelle à quel point j’adore la série grâce à lui. Cela permet aussi à l’épisode d’être une suite fluide de l’épisode précédent puisque la saison reprend contre toute attente sur Josh qui est perturbé par ce qu’il vient de découvrir, dans le noir. Il cherche en vain son portable et est totalement perturbé, forcément. Le trio de nos héros est quant à lui à l’extérieur de l’appartement, à attendre qu’il parvienne à sortir de l’immeuble. Quand il le fait, ils sont plutôt rassurés de voir qu’il n’a rien pris et qu’ils se retrouvent dans une situation de parole contre parole. Cela n’empêche pas Murphy de stresser : il pourrait toujours trouver des preuves après tout.

La vie peut donc reprendre son cours comme si de rien n’était, au son de Que sera sera… Et alors qu’on espère que tout ira bien, on découvre rapidement qu’il y aura bien une preuve contre Murphy : elle a perdu un des boutons de son manteau dans la forêt où le corps est enterré. C’est con. Josh ne le sait pas encore, cela dit, alors il se contente de la balancer à son boulot afin que Guiding Hope tombe pour du blanchiment d’argent.

C’est plutôt logique et c’est étonnant de voir que Murphy semble surprise par ce rebondissement et par la perquisition qui a lieu de la part du service de Josh. Jess et Felix gèrent mal le stress, même s’ils sont sûrs qu’il n’y a rien de compromettant dans les archives et la compta de Guiding Hope. Il y a tout de même de vrais risques, et Murphy n’aime pas la tournure que prend la chose. L’IRS est à peine sortie de Guiding Hope qu’elle et Jess se retrouvent à se disputer sur la suite des actions.

Si la blague est de tuer Josh aussi, c’est très con d’en parler à voix haute, je trouve. Murphy propose ensuite d’essayer de faire tomber Josh en trahissant sa confiance et en utilisant son secret sur sa perte de vue… mais bon, ni Jess ni Felix ne sont prêts à faire tout ça. Malheureusement, cela n’empêche pas Murphy de passer un appel anonyme pour le dénoncer et une scène plus tard, Josh a donc perdu son job.

La scène est terrible à voir, parce qu’il essaie vraiment de mentir à sa supérieure, mais un test médical suffit à prouver qu’il est en train de perdre la vue. Sans trop de surprise, après tout ça, Josh confronte Murphy, qui nie tout en bloc, et cela le laisse avec un désir de vengeance très grand – et très compréhensible. J’aime beaucoup Josh, et j’aime la facilité avec laquelle il obtient des informations. Bon, c’est un peu trop gros pour être crédible, le fait qu’il arrive si vite à avoir un parloir avec Sam. En plus, celle-ci le mène directement à Sterling, alors l’épisode va vite avancer vers quelque chose de nouveau là.

En attendant d’y arriver, Josh continue de mener l’enquête comme il peut et une panne de chauffage fait prendre conscience à Murphy qu’elle a perdu un bouton, probablement dans la forêt quand elle faisait l’amour à Max. Ni Felix, ni Jess ne croient vraiment à l’idée que ce bouton pourrait faire tomber Murphy, alors une fois de plus, ils se retrouvent à deux contre elle. Ils refusent de l’amener dans la forêt, ce qui fait que Murphy n’a plus d’autres choix que de… recontacter Max.

Et c’est tant mieux ! Je suis content de voir que la série ne s’est pas débarrassé de lui. C’est avec beaucoup de mauvaise foi et peu d’envie qu’il finit par écouter Murphy et se rendre avec elle dans les bois, parce qu’elle arrive à le convaincre que son ADN pourrait être sur le bouton. C’est terrible, parce que ça nous rappelle à quel point les deux personnages sont en froid.

Quand ils finissent par se parler après un long silence, c’est pour parler du portable de Josh que Murphy continue de trimballer partout avec elle. Ce n’est pas hyper malin, je trouve, mais ça permet à Max de découvrir le portable et de le fouiller lui aussi, comme Jess plus tôt, pour savoir s’il y a des preuves incriminantes contre eux. Et s’il n’y en a pas, ils trouvent une note audio de Josh essayant de se souvenir de la beauté de Murphy. C’est mignon.

En parallèle, Jess se rend à Guiding Hope où le chauffage n’est toujours pas réparé, parce que c’est à Felix de s’en occuper. Quand celui-ci ne voit pas Murphy, il comprend aussitôt ce qu’elle a fait, et ça mène à une scène bien trop drôle où Jess tente de noyer le poisson quand elle se rend compte qu’elle a tort. Ils finissent par se rendre eux aussi dans les bois, mais sans couvrir les traces qu’ils laissent dans la neige, contrairement aux autres. Et c’est très con, à vrai dire.

Je suis en effet surpris de voir que la série continue aussi de suivre la vie de Gene. Je pensais que la police serait mise de côté après la mort de Dean, mais ce n’est pas le cas : en revanche, lui, il est mis de côté par son supérieur qui refuse d’envisager de mener une enquête complète sur Dean et ses multiples trahisons. La priorité est la disparition de Nia, pas le fait que Dean soit un ripou.

Cela perturbe inévitablement Gene, qui continue son enquête en allant interroger Sarah, qu’il a remplacé au commissariat et de qui il espère obtenir des informations sur Jules et, possiblement Dean. Finalement, il obtient plutôt une nouvelle piste et recontacte rapidement Murphy pour lui parler de Tyson. C’est un angle d’attaque vraiment intéressant pour ce personnage, mais je ne sais pas encore où va la saison avec ça.

Non parce que forcément, Murphy le dégage rapidement de son appartement, comme si de rien n’était. Quand on retrouve Gene ensuite, il est au commissariat à écouter le témoignage de Josh sur la possible mort de Nia. Comme d’habitude, le chef refuse d’enquêter sur cette piste qui remet Murphy au centre des soupçons, mais ça n’arrête pas Gene pour autant. Il en parle ainsi à nouveau à Sarah, qui semble gagner ici un rôle régulier pour la série.

Il raccroche bien vite cependant, préférant rattraper Josh sortant du commissariat pour… faire équipe avec lui. Et c’est une excellente idée de sa part, parce qu’ensemble, ils peuvent se rendre rapidement dans les bois, avec l’information que le corps sera profondément enterré, grâce à Nia. Ils ont beaucoup trop de chance d’arriver dans les bois au moment où Jess et Felix y sont aussi et laissent une piste facile à suivre.

S’ils ne les voient pas vraiment, ils peuvent facilement remonter la piste et celle-ci conduit jusqu’à l’endroit où se trouve le corps. Bien sûr, Max a le temps d’effacer les empreintes de tout le monde pour se planquer, mais c’est tout de même trop tard : Gene et Josh sont là. Et comme par hasard, Josh décide d’aller pisser pile à l’endroit où Murphy a perdu son bouton. Sans grande crédibilité, il voit même le bouton au sol, alors qu’il est censé être quasiment non-voyant à ce stade. D’accord, un bouton sur la neige, ça se voit, mais de là à ce qu’il s’arrête pour le ramasser…

C’est toutefois ce qu’il se passe, et nos héros peuvent donc entendre Josh et Gene s’extasier de leur découverte, surtout qu’il y a du sang sur le bouton. Ils ont ainsi mené la police tout droit à l’endroit où est enterré le corps. C’est si con ! Ils s’enfuient de justesse alors que Gene les a entendus, mais de toute manière, il les laisse partir, sachant très bien qu’il ne peut pas les arrêter pour l’instant.

Quoiqu’il en soi, c’est ainsi que Josh et Gene finissent par trouver deux sacs, et donc possiblement deux corps. C’est très peu crédible, tout de même, mais ça marche super bien… comme bien souvent avec cette série. Loin d’être félicité, Gene est toutefois puni par son chef peu ravi de ce qu’il se passe et préférant refiler le cas à un autre policier.

Si le chef est si réticent à l’idée d’inculper Murphy, c’est bien sûr parce qu’elle sait qu’il a couvert un meurtre avec Dean. Sa femme n’est pas ravie de savoir que Gene continue d’enquêter, forcément. Et il le fait même quand son supérieur lui dit de rester à son bureau d’ailleurs, trouvant rapidement une preuve contre Murphy. Il se débrouille ainsi pour demander au juge un papier l’autorisant à faire un prélèvement ADN pour vérifier si le sang sur le bouton correspond bien à celui de Murphy.

Ils n’ont en effet que des preuves circonstancielles pour l’instant, y compris avec le deuxième cadavre drogué. Certes, il y a le sang de Nia sur le bouton, mais il y a aussi celui d’une deuxième personne, probablement Murphy. Bien sûr, quand ils se rendent chez elle pour la forcer à donner son ADN, Jess et Murphy n’habitent plus dans cet appartement ; tout est effacé.

Jess, Murphy, Felix et Max contactent ainsi une femme qui leur permet de commencer une nouvelle vie avec de nouveaux papiers. C’en est presque trop simple, ce qui fait rire Jess, bien sûr. Et alors que tout semble s’arranger la fin est beaucoup plus critique : on voit Jess (?) courir comme elle peut, blessée au genou. Elle s’agenouille quand quelqu’un (Max ?) la rattrape et lui éclate la tête contre un parechoc de voiture. Cela dit, on dirait plutôt Murphy à ce moment-là. Qui qu’elle soit, la victime se fait alors traîner par les pieds le long d’une route…

Franchement, ça ne sent pas bon pour la suite, tout ça. Très joli noir & blanc avec le rouge du sang qui ressort, en tout cas, c’était une bonne idée et ça lance davantage la série !

Récap de la fin de saison 2 d’In the Dark

Salut les sériephiles,

Il est beaucoup trop tard au moment où je commence cet article pour espérer voir le premier épisode de la saison 3 d’In the Dark qui est paru au cours de la nuit dernière, malheureusement. J’y croyais en me levant ce matin pourtant, mais la vie en a une fois de plus décidé autrement. Je m’y mettrai vite malgré tout, parce que je suis très impatient de retrouver Murphy, Jess et Felix. Et vous aussi, peut-être ?

Voir aussi : Critiques des épisodes de la saison 2

Avant ça, il faut toutefois se remettre en tête toutes les péripéties de la géniale saison 2. Il s’en était passé des choses dans cette saison 2, on avait fini très loin de ce qu’avait proposé la saison 1 l’année précédente. Cela dit, ça leur avait permis de réussir cette saison en tournant autour de tout un trafic de drogue qui dépassait clairement le trio de la série.

En une saison, ils se sont convertis en dealer avant que Jess ne se retrouve forcée de tuer Nia pour sauver la vie de Murphy. C’est hallucinant comme c’est allé vite, alors qu’en parallèle, Dean restait un connard. Je ne sais plus par où commencer avec cette série. En fin de saison, Dean était donc mis à pied et faisait pression sur Murphy pour qu’elle convainque Chloé qu’il n’était pas un bâtard. C’était parfaitement stupide de sa part.

Après, le sort s’est acharné sur lui, mais c’est le karma : Murphy a eu l’occasion d’avouer la vérité à Chloé alors que Gene, le coéquipier de Dean, se rendait compte que Dean avait une belle dose de drogue dans sa voiture. Il n’en fallait pas plus pour que ça dérape définitive : Dean, flic ripoux, s’est ainsi suicidé en fin de saison quand il a compris qu’il savait que sa fille le savait gros connard et meurtrier.

Même si je détestais Dean, j’ai trouvé ça triste, mais ça relance vraiment la série vers autre chose, l’air de rien, car on se débarrasse de l’intrigue de la saison 1 de cette manière. L’intrigue de la saison 2 ? Grâce à Chloé, Jess et Felix ont pu récupérer une grosse partie de la drogue dans la voiture de Dean avant l’arrivée des flics et son suicide. Bon, par contre, une si grosse partie que finalement, Josiah, l’autre gros caïd concurrent de Nia, leur annonce qu’il y en a plus que prévu.

Il leur donne ainsi de l’argent, que notre trio ne peut qu’accepter, après avoir tenté de le refuser. Le problème, c’est que ça les rend vraiment malfaiteurs eux aussi, car ils ont à présent de l’argent sale. Ils vont toutefois en avoir besoin pour la cavale rocambolesque qui s’en suit.

En effet, alors que les héros reprennent une vie normale et que Murphy largue Max pour Josh, son nouveau pote malvoyant, une grossière erreur est commise par Murphy : elle parle de Nia à Josh. Sauf que voilà, Josh ne lui a jamais parlé de Nia, lui, Murphy ne sait qu’il bosse sur elle que parce qu’elle a fouillé après une suite de coïncidences.

Il n’en faut pas plus pour que Josh comprenne toute l’histoire : pour lui, Murphy aurait tué Nia… Elle décide donc de lui voler son portable, puis d’aller réveiller Jess pour prendre la fuite. Il aurait été plus sage de le raisonner, mais le cliffhanger était vraiment prenant. Je me demande quelle cavale réserve la saison 3 – surtout que Sterling et Sam sont en prison et que Max est énervé après Murphy. Reste à voir ce que fera Felix, aussi, parce que sa relation amoureuse a forcément pris un coup de la mort de son beau-frère.

Oh non, vraiment, je n’aurais pas dû écrire cet article ce soir, j’ai trop envie de me relancer dans la série, mais ça va devoir attendre, car il est bien trop tard là.

Charmed (2018) – S03E13

Épisode 13 – Chaos Theory – 16/20
De cet épisode, j’ai surtout aimé l’idée d’origine et le développement de certains personnages secondaires. L’exécution n’est pas dingue et le scénario a des trous béants dans sa logique, mais ce n’est pas bien grave : j’aime en apprendre plus sur les personnages que je préfère et j’aime voir qu’on sort enfin des moments de transition où on faisant semblant de ne pas savoir vers quel Big Bad on se dirigeait pour la fin de saison.

Spoilers

Maggie et ses sœurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer Jordan de sa prison magique, quitte à venir en aide au passage à Abby.


How do you defend someone who’s indefensible?

C’est intéressant la CW qui fait une pause dans la diffusion de ses séries pile quand je suis en panne de séries ! Cela m’arrange bien, parce que je n’ai du coup qu’un épisode de retard. Et pour me donner l’impression d’être parfaitement à jour, voilà donc ma critique de l’épisode de la semaine dernière. Ni vu ni connu, ce retard, finalement.

Bon, donc, l’épisode est étonnant, parce qu’il commence par Harry annonçant que Céleste l’attend pour qu’il puisse devenir mortel. Je ne m’y attendais pas du tout, j’avais l’impression que cette intrigue était de côté. En même temps, c’est mon visionnage que j’ai laissé de côté depuis quelques semaines… Bref, Harry s’en va, et c’est problématique, parce que comme chaque fois dans cette série, son départ se fait au moment où les filles sont sur le point d’avoir besoin de lui. Et de ses pouvoirs. C’est un truc déjà bien établi dans la série d’origine, de toute manière.

On reprend vite sur l’intrigue qui m’intéresse le plus heureusement, celle d’Abby et de Jordan. Maggie a vite la confirmation qu’elle avait raison sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elle confronte les Perfecti sur la disparition de ses deux amis. Elle découvre ainsi dans le miroir qu’ils lui tendent un flashback où Jordan est en train d’aider Abby… ce qui suffit aux Perfecti pour affirmer que Jordan est un être démoniaque.

Je ? Lol. J’ai bien ri de la scène où les trois sœurs tentent de confronter les Perfecti en vain, parce que ceux-ci refusent d’envisager la moindre erreur. Ben putain, si arrêter tous les gens qui sont à proximité des criminels, indépendamment de leur culpabilité, n’est pas une erreur, je ne sais pas ce que c’est. Les Perfecti ne sont pas si parfaits, et en plus, ils proposent simplement aux sœurs de prouver l’innocence d’Abby si elles veulent vraiment libérer Jordan.

Maggie ne comprend pas trop leur logique, et je dois dire que ça n’a absolument aucun sens. Oui, OK, mettons que si Abby est innocente, Jordan l’est aussi… mais si elle est coupable, il ne l’est pas forcément ? Genre, Abby est une démone, ça va être compliqué, quand même. Certes, c’était mignon d’avoir Mel qui défend Abby comme Maggie semble prête à défendre Jordan, mais ça n’avait aucun sens, vraiment. J’aime toutefois l’idée de l’épisode, puisqu’il me rappelle un épisode de la série d’origine que j’adorais – en saison 6, celui où les sœurs se retrouvent au tribunal magique.

Anyways. Macy ne voit pas trop comment défendre l’idée qu’Abby est innocente alors qu’on sait qu’elle ne l’est pas, mais Mel insiste vraiment sur le fait qu’elle n’est pas si mauvaise… Lol. Elle est prête à tout pour la démone, même à boire une potion qui sent les pieds pour se protéger des effets de la prison dans laquelle elle est prête à se rendre pour l’interroger. C’est sa cliente après tout. Par contre, elle prend bien la situation, Abby.

Elle a bien envie de rester en prison, parce qu’elle sait qu’elle est diabolique et que ça lui plaît de se transformer en Desperate Housewife, apparemment. C’est super drôle à voir, mais Mel trouve malgré tout la faille qu’il faut dans cette assurance illusoire : Jordan est emprisonné lui aussi, à cause d’Abby. Peut-elle vraiment être en paix avec sa décision ?

Mel rentre auprès de Macy pour tout lui raconter, et ça énerve Macy qui décide d’être hostile avec elle… alors que pour moi, elles ont déjà leur solution : il suffit de faire avouer à Abby qu’elle est coupable, non ? Je veux dire, si elle est coupable, prête à rester en prison, mais qu’elle veut sauver Jordan, ça prouve qu’elle est en pleine rédemption ? Et le sacrifice, qu’elle n’est pas si maléfique.

Enfin bon. Macy se rend donc voir Abby avec le miroir des Perfecti pour lui montrer le bien qu’elle a parfois fait pour aider les sœurs, ce qui est loin d’être suffisant pour convaincre la démone qui préfère s’amuser avec le miroir et les sentiments de Macy pour Harry. J’avoue, j’ai ri. Macy se transforme alors en la mère d’Abby, et l’on comprend rapidement que la prison se retourne contre les sœurs elle aussi : la mère fait en sorte qu’Abby retourne dans sa cage et refuse d’aider Macy.

Le sort s’acharne contre les Vera. Dans la prison, Maggie retrouve également Jordan… mais celui-ci a perdu la boule et la prend sérieusement pour Trish, après un câlin tout en sueur. Je ne sais pas si ça lui donne vraiment envie de le sauver, ça. Elle fait quand même ce qu’il faut pour qu’il retrouve la mémoire, et ça lui donne finalement une piste : celle de contacter la sœur d’Abby.

Pas de bol, la sœur n’est pas d’une grande aide non plus, laissant forcément Mel, Macy et Maggie en galère pour lui trouver une défense. Elles n’ont plus d’autres choix que d’être les témoins prouvant les bonnes intentions d’Abby. Ce n’est malheureusement pas si évident à faire…

Le procès – la parodie de procès à ce stade – peut alors commencer, avec les Perfecti rappelant les crimes d’Abby. C’était cool, je me suis rendu compte que j’avais oublié déjà pas mal de choses de la série, l’air de rien. C’était aussi ridicule d’avoir une statue comme juge – Lady Justitia. On est vraiment sur un épisode qui fait des économies de fou : les flashbacks, le casting limité, les décors limités (le manoir, l’appartement d’Abby, Safe Space et le QG… tout est en studio)…

Cela dit, ça fonctionne bien, dans l’ensemble. Abby refuse de reconnaître le bien qu’elle fait, évidemment, mais un petit détour dans son appartement où Maggie lui met du sérum de vérité dans son vin rouge – pardon, son Pinot noir – et hop, le tour est joué. La scène est excellente : Abby est forcée de reconnaître qu’elle est plutôt cool en fait, qu’elle ne peut vivre dans un monde où un homme aussi bon qu’Harry ne serait pas et qu’elle est amoureuse de Mel. Bon, d’accord, elle ne le dit pas comme ça, mais elle dit clairement qu’elle veut la validation de Mel et être à la hauteur de ce que Mel espère d’elle.

Tout est dit, et la tronche de Mel quand elle l’entend est à mourir de rire. Non ? J’ai beaucoup aimé, en tout cas. Si Lady Justitia en arrive à la conclusion qu’Abby est innocente (euuuh, elle a toujours tué tous les gens vus en flashbacks juste avant quand même), Maggie n’abandonne toujours pas. Elle décide de demander l’aide de Jordan comme témoin… Pas de chance, il n’est plus vraiment en état de le faire.

Alors que Maggie doit jouer à la maman avec lui en espérant le récupérer en état de témoigner ensuite, la série enchaîne sur ce qui fut la meilleure partie de l’épisode : les Perfecti font appel à la mère d’Abby comme témoin. Non, celle-ci n’est pas vraiment morte finalement. C’était une bonne surprise, je trouve, et ça fonctionnait super bien. J’ai trouvé intéressant d’avoir enfin ce côté de l’histoire, parce qu’Abby est de loin la plus grande réussite de la série.

Certes, je ne suis pas hyper à fond sur sa relation avec sa sœur Waverly, mais l’air de rien, les Perfecti font une erreur avec ce témoin, parce qu’elle est loin d’être une mère aimante la mère d’Abby. Au contraire, Mel n’a aucun mal à rapidement prouver qu’elle maltraitait sa fille – et ce, dès qu’elle faisait usage de la magie depuis qu’elle était bébé. De la magie, toute sorte de magie, même la magie de sorcière.

C’est con pour les Perfecti que ça énerve de possiblement perdre la bataille. Loin d’être les gentils qu’ils se disent être, nous les voyons donc s’énerver et condamner Abby à retourner en cellule en attendant la fin du procès, parce qu’elle ne respecte pas les règles de ce tribunal ridicule qui ne fait que prouver qu’elle est coupable. Et qui ne veut pas entendre Jordan, en plus.

Après, il faut dire que Maggie nous ramène un Jordan complètement catatonique au procès. L’acteur brille vraiment sur ce coup-là – ce n’est peut-être pas si dur à jouer comme état, mais il paraît vraiment dément et perdu. Le truc, c’est que c’est justement là-dessus que Maggie veut jouer, pour prouver que ce n’est pas Abby qui le met dans cet état, mais ses sœurs et elle.

Ainsi, Maggie n’hésite pas à se présenter comme la personne chaotique qui fait des dégâts sur Jordan. Macy et Mel volent à son secours pour prouver qu’elles aussi sont habituées à faire des erreurs et que tout ça ne devrait pas retomber sur Jordan. La statue semble soudainement d’accord avec les sœurs, surtout quand elles accusent aussi les Perfecti d’être coupables de créer le chaos. Les Perfecti pètent alors un câble et se remettent à chanter pour faire taire les sœurs Vera. Même la Lady Justitia prend mal l’affaire : elle finit par s’effondrer, comme tout leur système soi-disant logique.

L’épisode se termine ainsi su les sœurs faisant tout ce qu’elles peuvent pour sauver Jordan, parce qu’elles refusent de le voir retourner en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. C’est quelque chose. Et contre toute attente, la scène ressemble fort à une fin de série d’origine avant de se terminer par la libération de Jordan et Abby. Mouais.

Cela ressemble à une solution de facilité, mais c’est cool qu’on reconnaisse enfin les Perfecti pour les méchants qu’ils sont. On peut ainsi en arriver à la conclusion de l’épisode, avec les Perfecti qui disparaissent et deviennent une menace à affronter plus tard, mais aussi Mel et Abby qui peuvent partager un petit-déjeuner alcoolique. Oui, le vrai ship de la série est possiblement là… même si j’aime bien aussi Abby et Jordan, qui ont plus d’alchimie que ne le souhaiteraient les scénaristes, je pense.

Autrement, Abby annonce aussi à Macy qu’elle envisage de rendre à Macy ses pouvoirs. Euh ? Plus tôt dans l’épisode, Macy a découvert qu’Abby lui avait volé ses pouvoirs et elle l’a étrangement mal pris, quand bien même ses pouvoirs n’étaient pas quelque chose qu’elle voulait conserver. Du coup, je ne comprends pas bien le sourire reconnaissant de Macy en apprenant qu’Abby cherche un moyen de lui rendre.

Elle avait une bonne raison de s’en débarrasser, il faudrait voir à ne pas l’oublier trop vite, je pense ?

Maggie retourne aussi voir Jordan, forcément, parce qu’elle a bien envie de lui dire qu’elle l’aime. Malheureusement, elle ne peut avoir le temps de le dire sans que Jordan lui-même ne prenne la parole. Et après un tel épisode, on sait déjà vers quoi ça se dirige : Jordan annonce qu’il quitte Seattle, parce qu’il vient de vivre une année compliquée, tout de même. Chaotique, même. Le voilà donc qui se rend dans le Colorado, sans savoir s’il reviendra ou non.

Il laisse une porte ouverte, mais rien n’est sûr ; et je trouve ça bien dommage. Jordan aussi est l’une des meilleures choses de la série, après tout, alors ce serait cool si les scénaristes ne le faisaient pas quitter la série, hein. Je ne pense pas que ce sera le cas, de toute manière : la fin est trop ouverte pour ça. D’ailleurs, en parlant de fin ouverte, le cliffhanger nous annonce que les Perfecti sont toujours là et ont pour intention de détruire les sœurs Vera avec la tablette, comme ils l’ont fait par le passé. Ah ?

The Rookie – S03E14

Épisode 14 – Threshold – 17/20
On sent bien que les scénaristes n’étaient pas trop prêts pour une fin de saison, car certaines choses paraissent rushes dans cet épisode, mais ça ne l’empêche pas d’être très bon et chouette à suivre, franchement. Je suis curieux de savoir ce qu’ils feront de leur saison 4 à présent, tout en étant assez attaché aux personnages pour savoir que j’ai déjà envie d’y revenir. Allez, à dans quelques mois, Los Angeles !

Spoilers

Lucy endosse à nouveau le rôle de Nova alors que la guerre des gangs semble terminée.


 

No case is worth my life.

Il faut bien recommencer quelque part mes séries, malgré une bonne dizaine d’épisodes de retard… Et que des fins de saison, en plus ! Reprendre par The Rookie, c’est la solution de facilité, car je n’ai qu’un épisode de retard. En plus, je sais que ça va me plaire, car ça va inévitablement se concentrer sur Nova, aka Lucy.

Et ça ne manque pas, avec un début d’épisode qui la voit immédiatement se rendre sous couverture dans un motel moisi. C’est que ça fait rêver, ça dis-donc. Une fois de plus, Nyla est sa mentor pour lui apprendre toutes les règles de la mission sous couverture, ou en tout cas lui rappeler. Cela ne nous fait pas de mal. Contrairement à ce qu’on l’a vu depuis la série, la pauvre Lucy est ainsi obligée d’ignorer des crimes, et on sent bien que ça lui fait mal.

La voir s’installer dans le motel, c’était tout de même intéressant, à base de petits bouts de scotch et d’armes à feu cachées de manière plutôt malignes. Le tout se fait donc avec une voix off de Nyla lui rappelant tout ce qu’elle ne doit pas oublier, avant qu’elle ne rende finalement son badge. Nyla lui rappelle qu’elle ne doit surtout pas baisser la garde, et elle fait bien. C’est finalement en pleine nuit que quelqu’un tente de s’installer dans sa chambre… mais ce n’est qu’un type bourré se trompant de chambre. Beaucoup trop drôle.

Nova finit par entrer en contact avec une équipe qui souhaite l’embaucher pour faire encore un peu de chimie et… Est-ce que ? What ? No way ? Bellamy ? J’ai explosé de rire. Pourquoi parait-il si jeune ? Bob Morley passe donc du rôle principal d’une série à celui d’un quasi-figurant dans cet épisode. Et outre le fait qu’on le connaisse déjà d’ailleurs, j’ai trouvé qu’il attirait vraiment l’attention par un jeu d’acteur excellent – et à cent milles lieues de Bellamy. J’espère donc qu’il retrouvera bientôt un meilleur rôle que ça, il le mérite.

En attendant, il ne faut pas que ça me dévie trop de la critique d’un épisode plutôt cool sans être exceptionnel, avec Nova embauchée pour faire un mauvais coup. Rien de surprenant, donc. Bien sûr, les hommes ont fait quelques recherches sur Nova et savent qu’il faut aussi se méfier d’elle – les hommes ? Ils sont dirigés par le frère de celui que Nova a aidé à faire tomber.

Rien que ça. Elle s’annonce prête à les suivre, mais est bien déçue de voir qu’elle ne peut pas pour autant emporter son flingue, caché de manière maligne dans sa corbeille à linge. Enfin, ça aurait pu être malin, mais on voit bien qu’elle garde la main dessus, quoi. Elle récupère tout de même un flingue dans son placard… avant de se faire confisquer son téléphone. Inévitablement.

C’est un peu mort pour contacter Nyla comme prévu, là. Elle se retrouve alors embarquée par les types dans un trajet en voiture vers on ne sait où, et elle n’a pas vraiment le temps d’avoir plus d’informations avant de se retrouver embarquée dans tout ça. Elle cherche tout de même à en savoir plus, sans succès.

Inventive, Lucy trouve finalement ce qu’il lui faut pour faire passer un message : elle commet une légère infraction devant Tim et West. Perspicace, Tim comprend de loin qu’il s’agit de Lucy. Il a une sacrée vue, tout de même. Dans la voiture, les hommes sont prêts à le tuer par contre.

Nova propose plutôt de flirter avec le flic, assurant n’avoir jamais eu la moindre amende. C’est très gros comme réplique, et ça l’est encore plus quand elle charme Tim en disant qu’elle se rend à une fête d’anniversaire avec son frère. Tim ne lui met qu’un avertissement, officiellement… mais c’est gros. Je ne comprends pas que les dealers ne sentent pas le coup fourré à des kilomètres à la ronde.

Nova a eu l’occasion de donner les informations nécessaires pour qu’en un coup de fil de Tim, Nyla sache précisément ce qu’elle était en train de faire. C’est franchement malin de la part de Lucy, qui commence ainsi une couverture cool – mais pas aussi cool que celle de Nyla, je trouve. En tout cas, Tim, West et Nyla prenne la décision de laisser Lucy et ses nouveaux amis commettre une effraction pour voler les ingrédients dont ils ont besoin.

Ses nouveaux amis ? Ils n’hésitent même pas à l’appeler par son nom devant tout le monde. C’est… abusé ? Je ne sais pas, c’est genre la règle numéro 1 de ne pas dire son nom devant les otages ? J’ai trouvé ça plutôt étrange, mais j’étais de toute manière subjugé par le jeu de Bob Marley à travers son masque, parce qu’il a des yeux de psychopathe. On n’avait jamais eu l’occasion de les voir, ça fait bizarre de découvrir qu’il est flippant.

À distance, Nyla gère comme elle peut les opérations avec le peu d’informations qu’elle a, mais elle est très heureuse d’avoir mis Lucy sur ce coup-là. En effet, Lucy s’est ainsi débrouillée pour ne pas franchir le seuil du bâtiment avec des affaires volées, ce qui lui évite de commettre un crime. Malgré tout ça, Nyla doit encore convaincre Tim qu’elle est faite pour ce job. Il en est presque lourd, Tim, à force de s’inquiéter pour elle comme ça.

Lorsque Lucy ne contacte pas Nyla comme prévu, toutefois, Tim commence à sérieusement s’inquiéter pour elle. Il a un peu raison, parce qu’elle se retrouve à devoir faire de la chimie et ça ne donne pas du tout envie : elle y passe la nuit et se prend un bon coup dans la tronche, ce n’était pas prévu comme ça sa couverture.

Alors que le baron de la drogue est déçu de son travail et qu’elle est forcée de se justifier comme elle peut, Nova est interrompue par quelques coups de feu. La Fiera est évidemment derrière cette intervention, parce qu’il fallait bien qu’elle revienne dans le game, et Lucy se démerde pour prévenir au beau milieu de la fusillade Nyla. J’adore comment tout s’enchaîne et comment elle fait preuve des bons réflexes en permanence pour s’éviter de bosser.

D’ailleurs, Lucy tente aussitôt de se retrouver à bosser pour La Fiera et, bizarrement, ça finit par fonctionner. La Fiera est prête à l’embaucher, jusqu’à ce qu’elle reconnaisse finalement Lucy, qu’elle a déjà croisé. C’est de toute manière trop tard pour elle : comme quatre cent flics étaient à la recherche de Lucy depuis sa disparition la veille, l’opération coup de filet se met rapidement en place et permet donc à Lucy d’être celle qui arrête officiellement La Fiera.

Pauvre Angela, elle lui vole sa réplique ! Bon, Lucy grille malgré tout sa couverture, mais c’était un bon épisode et une bonne première mission. Angela arrête donc La Fiera et elle est odieuse avec elle, lui indiquant qu’elle est responsable de la mort de son fils parce qu’elle a choisi de l’utiliser comme alibi à l’hôpital ce jour-là. Là, ça me paraît être une sacrée erreur ! Tu ne peux pas comme ça te mettre à dos La Fiera ?

En parallèle, nous retrouvons finalement Nolan chez lui à découvrir une nouvelle voisine, nue sur le pas de sa porte. Enfin, en serviette de bain, tout de même. Il s’agit d’une pompier qui s’est installée dans la maison voisine et s’est retrouvée coincée à l’extérieure de celle-ci au moment de prendre sa douche, à cause d’un chien.

Nolan est toutefois beaucoup trop gentil sur ce coup-là, je trouve, lui donnant aussitôt le double des clés alors que… bon, je ne sais pas, il ne la connaît pas la nana, ça pourrait être n’importe qui tentant de s’introduire sans effraction. La scène était aussi intéressante parce que ça permettait de voir la maison de Nolan, pour une fois. Il a passé du temps à la construire l’an dernier, mais on n’a jamais vraiment fait le tour du propriétaire.

En tout cas, Nolan la drague tellement qu’il finit même par obtenir un rencard le soir même. C’est improbable. Tout ça nous mène finalement au commissariat où tout le monde est content de découvrir que la guerre des gangs est terminée, a priori. Il reste un gros problème : César a disparu, et La Fiera n’a pas eu sa vengeance. Fort d’avoir sauvé le fils de César – et la mère du bébé ! – John se propose aussitôt d’aller mener l’enquête lui-même pour retrouver César.

Ainsi, alors qu’il est forcé de faire équipe avec Smitty, le boulet du commissariat, Nolan en profite pour interroger la copine de César, afin d’en savoir plus. Il parvient même à la convaincre de donner l’emplacement de son copain. Malheureusement, ce n’était pas une excellente idée, puisque La Fiera avait mise sur écoute la copine. Avant de se faire arrêter, La Fiera a donc eu le temps de régler le compte de César.

Oh, Nolan a bien le temps de hurler sniper, mais c’est déjà trop tard : Cesar a surtout eu le temps de se faire tuer. C’était marrant à voir, parce que Smitty prend super mal d’avoir fait équipe avec Nolan une seule journée et de se retrouver dans une telle galère. Malgré tout, la série ne le ridiculise pas entièrement : Smitty parvient à arrêter à un type ayant fait un petit vol à l’étalage avec Nolan. Ce dernier aurait dû être en charge de l’arrestation, mais il a glissé et s’est blessé légèrement à la main.

C’est intéressant, parce que le but est évidemment d’apporter un nouvel éclairage social sur le système judiciaire américain flippant dans sa tendance à tout rendre plus grave que ça ne l’était vraiment. Alors que Gray insiste tout de même pour que Nolan indique la blessure dans un rapport, au cas où, on découvre ainsi que l’assistant du procureur (ou quelque chose comme ça si mon anglais n’est pas trop rouillé par ma pause d’une semaine et demie dans les séries) a décidé d’accuser le type d’avoir blessé Nolan. Involontairement, certes, mais c’est un crime de s’en prendre au flic.

Nolan est très énervé par la situation qu’il trouve injuste, et il finit par contacter Fiona pour parler de ce gros problème systémique qu’il vient de découvrir. J’avais presque oublié l’existence de Fiona, et franchement, c’est juste abusé cette manière de la caser dans tous les épisodes. En plus, cette fois, il n’est pas question pour autant d’en faire un love interest puisque Bailey, la voisine vue en début d’épisode, vient casser leur réunion.

Cela lui permet de s’intégrer assez vite comme un personnage très cool… Malgré une intrigue qui était lourde. Certes, c’était cohérent après le reste de la saison qui en avait fait de même avec se la jouer éléphant dans un magasin de porcelaine qui serait le système judiciaire américain, mais là, c’était en trop dans un épisode qui n’avait pas besoin de tout ça. Et puis, ça ne paraissait pas être une intrigue de fin de saison, quoi.

Gray et Nolan se font donc un ennemi avec quelqu’un bossant pour le procureur, rien que ça, en lui faisant prendre conscience que ce n’est pas un crime et en s’opposant à son verdict, quand bien même c’est son boulot de décider du verdict. Soit. Ils ne pourront pas lui demander de faveur dans la prochaine saison, et je sens qu’ils vont le regretter.

Dans tout ça, Tim et West débarquent aussi chez Angela pour lui annoncer que Ralph Hall, le lieu de son mariage, est saisi par le FBI à cause d’une sombre histoire de drogue. Angela est finalement morte de rire de l’apprendre, alors même que Tim et West se protègent derrière un bouclier de la police. C’était une scène plutôt comique, même si ça finit sur une idée qui ne fonctionne que dans les séries.

Ainsi, Wesley se retrouve à devoir trouver un endroit pour le mariage, en quelques jours seulement. Angela ne veut plus d’un grand mariage : la mairie lui suffira bien. Tout le mariage est annulé, il faut bien l’annoncer aux collègues, mais surtout il faut tout réorganiser en deux jours. Il n’y a que les séries américaines pour faire un truc pareil, mais ça fonctionne à peu près.

Enfin, ça fonctionnait jusqu’à ce que Silas et Tamara soient recrutés par Wesley via West pour aider sa mère à organiser la cérémonie. C’est un bon gros what the fuck, jamais une série n’avait osé nous sortir ce genre de trucs, franchement. Les préparatifs du mariage sont marrants à suivre malgré tout, et j’ai aimé voir Silas et Tamara bosser comme ça. La mère de Wesley était aussi marrante et ça mène assez vite au mariage, parce que l’argent de la famille de Wesley règle bien des problèmes.

On découvre ainsi que Nolan se rend au mariage avec sa voisine, ce qui n’a aucun sens… Elle s’appelle Bailey, ça servira peut-être en saison 4 de le savoir, donc je me le note tout de suite. Et Bailey, avec son passé militaire, est plus convaincante que Fiona. Par contre, wtf de découvrir que l’actrice a quarante ans. Je lui en donnais une dizaine de moins, facilement. C’est fou. En tout cas, je trouve ça super bizarre que Nolan vienne au mariage avec elle, surtout qu’il n’est pas particulièrement bien habillé… On dirait presque qu’il s’en fout totalement d’Angela.

A l’inverse, Nyla est magnifique et a tout donné. Lucy débarque pour la remercier, elle, mais aussi Gray, de lui avoir donné sa chance. C’est meugnon. En tout cas, c’est une sacrée première couverture pour Lucy qui a réussi à mettre à terre deux trafiquants de drogue. Je ne sens quand même pas cette fin de saison. C’est un mariage dans une série et tout va trop bien, là. Genre, vraiment. On suit West et Tamara s’investir pour le mariage d’Angela et chercher quelque chose de bleu, d’emprunté, de vieux et de neuf pour elle.

Angela se prépare donc… alors qu’en parallèle, Smitty est chargé de transporter La Fiera en prison. Aïe, ça ne peut que mal finir. Sans trop de surprise, on voit La Fiera réussir à s’enfuir grâce à ses hommes de main, comme elle avait promis de ne pas rester en prison, et on en revient alors au mariage où tout peut partir en vrille. Alors qu’Angela finit de se préparer, elle se retrouve face à un type armé et cagoulé.

Ainsi, lorsque Nolan se rend auprès d’elle pour lui apporter son bouquet parce que Tamara ne trouve pas West (aïe ??) pour qu’il lui apporte, c’est sans surprise qu’elle a disparu. Elle était enceinte, ils ne pouvaient pas la tuer… mais je crains le pire pour le retour de la série en saison 4. Enfin, a priori, ils n’oseront pas aller trop loin avec elle et j’espère que West s’en sortira bien aussi.

Oh, et je serais mauvais critique si je ne soulignais pas la relation bizarre entre Tim et Lucy avant d’achever cet article. Elle est ravie de le revoir après sa mission sous couverture, on comprend bien ce qui lui a manqué au commissariat. Et il demande à ce qu’elle lui réserve une danse. LOUCHE.

EN BREF – La série propose une saison plutôt bien écrite malgré des conditions de tournage difficiles. On se doute bien que le choix de ne faire que quatorze épisodes n’est pas celui des scénaristes, mais plutôt celui du covid. C’est un chiffre bancal et bizarre, mais ils arrivent à peu près à le faire fonctionner. Grâce à ça, la série s’achève mi-mai, comme il se doit, et on rentre à nouveau dans le calendrier habituel des séries.

Grâce à ça, la série procédurale s’épargne un certain nombre d’épisodes qui ne sont parfois là que pour combler les vides scénaristiques entre deux gros moments importants, il faut bien le dire. Je suis curieux de savoir à présent s’ils évoqueront le covid l’an prochain : grosso modo, les saisons 1 à 3 représentaient l’année 2018/2019… on approche donc de début 2020 ? Ou alors, ils continueront de ne pas nous donner de date, allez savoir.

En tout cas, j’ai hâte d’en savoir plus sur l’enlèvement d’Angela (et la possible disparition de West aussi ?), sur l’idiotie de Nolan qui ramasse son bracelet rouge alors qu’il aurait pu être une preuve (elle indique clairement qu’elle soupçonne La Fiera en tout cas) et sur les futures couvertures de Lucy, en espérant que ce ne soit pas la couverture du lit de Tim, parce que je n’ai plus vraiment envie de les voir en couple.

Je n’oublie pas non plus Nyla qui était dans un triangle amoureux il n’y a pas si longtemps, ni Nolan qui l’est désormais avec sa prof, Fiona, et sa pompier Bailey. Il y a de quoi faire. Vivement octobre !