The Gifted – S01E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux derniers épisodes de la première saison de The Gifted.

12.jpgÉpisode 12 – eXtraction – 16/20
Genetics don’t have to be destiny.

L’épisode commence comme d’habitude par un flashback, mais il n’empêche que c’est le début de la fin de saison, alors je suis un peu plus triste que d’habitude. Nous sommes quatre ans plus tôt et l’on suit la vie de Campbell qui voit son frère en phase terminale.

Il donne ensuite une conférence qui sonne très professeur Xavier. Il paraissait d’abord être un type bien, mais soudain il s’énerve quand il parle des mutants et il fait apparaître le cinglé que nous connaissons.

Dans le présent et au QG, nous apprenons qu’un meeting anti-mutants va avoir lieu à Charlotte et les triplées Frost veulent y enlever Campbell. Tout l’épisode va se diriger vers ce meeting, et c’est tant mieux, car les choses sont claires dès le départ. Clarice est totalement contre, mais elle se fait remettre à sa place quand les triplées révèlent qu’elles connaissent son passé.

Elle décide d’en parler à John et celui-ci lui dit d’abord qu’il s’en fiche avant de s’énerver qu’elle lui apprenne avoir aidé la Confrérie. Bon, nous sommes dans l’univers X-Men, je sais, mais je trouve que la série n’introduit pas assez bien les différents groupes. On serait dans les comics, ça passerait bien, mais là, je ne sais pas, quelque chose manque.

Marcos est toujours contre le fait de travailler avec les Frost et Lorna le rassure en lui disant qu’elles ne pourront interférer dans leur relation. Ça, c’est le langage série pour nous prévenir qu’elles vont le faire.

Marcos, Lorna, Clarice et John suivent donc les triplées vers leur planque, qui est une maison plutôt jolie et déjà vue dans la série lors des épisodes précédents. Cette fois, leur boss n’est plus là et il n’y a qu’Esme pour parler à Lorna. C’est rigolo, l’actrice change complètement si elles sont trois ou une : quand les trois sont à l’écran, son jeu semble presque robotique, alors qu’elle est bien plus humaine en tête à tête avec Lorna ou Clarice – qu’elle tente de convaincre l’une et l’autre de la rejoindre parce que, eh, elles se ressemblent après tout.

Lorna et Clarice ont l’occasion d’en parler quand elles se changent pour se faire passer pour des membres de la sécurité du meeting (alors que les mecs parlent de désir de revanche, youhou). C’est surtout une sous-intrigue qui permet de gagner du temps avant la montée en tension. Clarice est définitivement la voix de la raison dans cet épisode.

En parallèle, les Strucker sont de retour au QG, ou à la maison, c’est selon le moment. Si Caitlin est heureuse d’être de retour, ce n’est pas le cas de tous les mutants autour d’elle.

Andy recommence à se renseigner sur sa famille alors que Lauren n’a plus Wes pour s’occuper. Du coup, elle se rend compte que son frère est en train de perdre les pédales et partir en vrille totale à cause des Frost. Décidément, elles sont partout.

Heureusement, il y a une affaire qui va les mettre d’accord et lancer la deuxième intrigue de l’épisode. Campbell apprend qu’il manque une partie des travaux du père de Reed au labo, et il n’aime pas bien cette idée car il compte bien s’en servir pour supprimer le gêne X. Du coup, les hommes de Campbell se lancent dans de vastes recherches sur le travail de papy Strucker, quitte à parler à mamie.

Hop, l’ensemble de la famille Strucker se rend la chercher et la voir à son travail. Les parents vont lui parler – lui apprenant au passage la mort de son ex-mari de la manière la moins diplomatique possible, et laissent les enfants faire le guet, ce qui promet une catastrophe à venir ; surtout qu’ils passent leur temps à s’engueuler.

Reed et Caitlin tentent de convaincre Helen de les suivre, mais ce n’est pas évident, même si elle finit par le faire quand il est question des services sentinelles menaçant sa famille. Dans la rue, Andy décide de s’en prendre aux agents venus interroger sa grand-mère, ce qui ne plaît pas à Lauren. Les deux se mettent à utiliser leurs pouvoirs l’un contre l’autre. Ah, les disputes entre frère et sœur ; ce n’est jamais une bonne idée.

J’aime beaucoup l’actrice interprétant Helen ; et bien sûr, elle finit par se souvenir d’un détail qui peut aider les Strucker : une certaine Madeline Risman a rendu visite à Reed quand il était petit alors qu’elle travaillait avec Otto. Or, c’est un nom de famille qui n’est pas inconnu pour ceux lisant les comics (spoiler alert : Matthew Risman est le dirigeant des Purifiers). Je ne sentais pas trop sa survie après cette scène, et elle dit heureusement au revoir à sa famille pour rejoindre un ami dans une ville lointaine.

De retour au QG, Caitlin s’occupe de ses enfants et les engueule, commençant à comprendre qu’il faut s’inquiéter d’Andy. Il serait temps, ça fait quelques épisodes qu’il déraille complétement.

À Charlotte, le meeting s’organise progressivement tout au long de l’épisode dans un joli hall de conférence où Campbell change le programme. Ce n’est pas le seul à faire des changements puisque les mutants ont enlevé Bennett, un intervenant qui possède donc une invitation, et lui ont fait changer ses gardes du corps – qui sont ainsi maintenant les Frost, Clarice, Lorna, John et Marcos. Nous en arrivons donc sur la fin d’épisode à la montée définitive de la tension : un discours anti-mutant est très clairement énoncé et on sent que les choses sérieuses vont commencer. Si l’épisode aurait pu être lent à faire monter cette tension progressivement, il n’en est rien et il passe plutôt vite.

Il va même trop vite sur certaines intrigues. Ainsi, John et Clarice font la paix en s’embrassant (putain, mais Sonya vient juste de mourir sérieusement) parce que Clarice a eu le bon réflexe en empêchant les Frost de torturer Bennett. Mouais.

Le plan pour capturer Campbell est déjà bien meilleur : Lorna brouille les signaux des téléphones pour que personne ne puisse communiquer, Clarice fait rentrer Marcos et John dans le bâtiment et ce sont eux qui doivent s’occuper d’enlever le médecin. Malheureusement, les choses se déroulent mal, notamment parce que la sécurité de Campbell contient un mutant qui ralentit et fait souffrir Marcos. Cela pose immédiatement problème puisque Campbell récupère une arme, prend en otage des enfants et parvient à s’enfuir.

L’épisode se termine donc sur le trio de mutants mal en point, poursuivis par des gardes leur tirant dessus. Marcos se protège comme il peut alors que John sert de bouclier à Clarice et… fin d’épisode. Bon, j’aurais aimé plus d’action dans celui-ci quand même, pour une première partie de final, c’est un peu faible : l’épisode était excellent, mais tout est gardé pour le 13e.

 13.jpgÉpisode 13 – X-roads – 19/20
The humans are coming after us.

Pour le dernier épisode de la saison, nous repartons quatre ans en arrière dans un hôpital psychiatrique où Lorna joue avec un bout de ferraille qui me rappelle Magneto, et qui deviendra un médaillon déterminant dans la suite de l’épisode. Elle y reçoit la visite d’une avocate qui lui propose de la sortir de là pour travailler avec les X-Men.

Le cliffhanger est rapidement évacué avec le trio qui sort du meeting grâce à Clarice et hop. Un peu rapide et frustrant, je m’attendais à de vraies scènes d’action, pas à Lorna qui sort d’une voiture pour exploser un poteau électrique. C’est sympathique comme scène, je ne dis pas, mais ça n’a pas l’effet escompté.

La série continue de travailler particulièrement le personnage de Lorna et de nous montrer comment elle est en train de changer d’avis. On nous montre que ses pouvoirs se développent à toute vitesse et qu’elle a peur pour son enfant. Du coup, la manipulation d’Esme fonctionne à merveille sur elle.

Les Frost ne sont pas très heureuses de voir comment tout s’est passé à Charlotte et elles parviennent à convaincre Lorna de venir avec deux d’entre elles. Si on aimerait bien croire que Lorna agit comme ça à cause de sa bipolarité, il est rendu très clair que Polaris n’a pas de problème avec le fait de tuer un connard comme Campbell. Il faut dire ce qui est, c’en est un. Il fait tout ça parce que son frère est mort d’une maladie génétique et a souffert.

L’agent Turner fait de plus son grand retour dans cet épisode et part à la recherche des Strucker en utilisant des mutants dont les pouvoirs combinés sont plutôt très efficaces. Tout l’épisode nous montre donc Turner se rapprocher du QG – où les dirigeants ne sont plus là, ça promet.

Au QG, les Strucker apprennent que l’opération de Charlotte était un échec. Andy veut intervenir, mais ce n’est pas l’avis du reste de sa famille ; ses parents comprenant donc enfin qu’il est parti en vrille. Andy décide donc de déménager d’un étage et Reed minimise clairement la situation.

Andy s’installe donc auprès d’autres adolescents alors qu’il réclamait plus d’espace privé. C’est sûr, un couloir, c’est beaucoup mieux. Il s’en prend à sa sœur une nouvelle fois alors qu’elle tentait de l’aider et nous n’avons pas trop le temps d’en voir plus car les Opérations Sentinelles sont repérés par les mutants.

Cela permet aux deux ados de tomber d’accord sur le fait que protéger tout le monde est la meilleure solution, alors que Caitlin s’affirme enfin. C’est beaucoup trop drôle de la voir s’énerver et se faire un allié d’un de ses ennemis de toute la saison pour protéger les enfants.

Malheureusement, les forces de l’ordre sont plus rapides à intervenir que les mutants à évacuer ; bloquant tout le monde à l’intérieur. Reed se prend subitement pour le chef et, sur une idée de Caitlin, il est décidé de créer un tunnel pour s’enfuir au plus vite. Deux équipes se mettent en place : celle qui suit Caitlin pour le tunnel et celle qui suit Reed pour le combat.

La tension est là, mais ça fonctionne bien de les voir travailler ensemble. Caitlin gère bien la stratégie du tunnel, Reed celle du combat, donc ça m’a bien accroché, même si l’ensemble restait par moment prévisible. Les ados Strucker s’amusent bien, Skylar aussi alors que le tunnel se transforme en travail à la chaîne.

13-1.jpg

Les mutants du projet Hound débarquent et mettent à mal cette résistance de fortune, détruisant progressivement le QG. Alors que tout le monde s’enfuit, les ados Strucker décident de détruire le bâtiment en utilisant leurs pouvoirs combinés, quitte à peut-être se sacrifier au passage. Et les parents les laissent faire, sachant très bien que c’est la seule solution.

Leur histoire de tunnel était énorme à gober, mais autrement, c’était une très bonne fin de saison qui détruit donc le décor principal comme si de rien n’était. Voilà qui promet pour la suite.

Du côté de Lorna, Marcos, Clarice et John arrivent à temps pour la stopper, mais sa décision est prise. Elle a décidé de découper l’avion de Campbell en petits morceaux au moment de son envol, et Marcos ne parvient pas à la stopper. L’avion explose donc en vol, mettant tout le monde au sol et permettant à Lorna de s’enfuir. Et c’est tout.

L’agent Turner finit quant à lui dans de très mauvais draps : le QG est détruit, mais leurs alliés mutants sont morts, Campbell et un sénateur sont morts, et c’est lui qui est porté responsable de tout.

La conclusion est donc en demi-teinte pour cet épisode : Lorna est d’abord portée disparu, mais les ados Strucker ont survécu. Ils ont du mal à se faire à ce qu’ils viennent de faire, mais ils retrouvent au moins Marcos, Clarice et John.

Il leur reste à savoir quoi faire et ce n’est pas facile. Tout le monde discute du meilleur plan à suivre. Les Strucker, Marcos, John et Clarice sont pour la construction d’un nouveau QG, mais leur opinion est impopulaire, particulièrement auprès de Sage. C’est bien dommage, parce que Sage valait mieux que ça. Le débat s’envenime et forcément, c’est le moment qu’Esme et Lorna choisissent pour débarquer et proposer une deuxième option : celle de la voie terroriste, de la recréation du Hellfire Club et de l’offensive anti-humain.

Sans surprise, Sage et quelques autres figurants que l’on connaît bien pour leur caractère sanguin les suivent. Sans surprise non plus, Andy décide d’en faire autant. Ainsi, les deux familles fortes du début de la série, les Strucker et le couple Lorna/Marcos se retrouvent séparés sur le plan idéologique ; une séparation que l’on a senti arriver et qu’on a vu se mettre en place, mais qui n’en reste pas moins douloureuse ; surtout pour Marcos et Lauren qui ont droit à des au revoir bien froids.

C’était parfaitement amené et l’épisode a su apporter tout ce que je voulais qu’il apporte. Heureusement, la série est bien renouvelée pour une saison 2 l’an prochain, donc tout est bien qui finit provisoirement mal.

13-2.jpg

EN BREF – Je m’attendais à une série désastreuse avec The Gifted et j’ai obtenu beaucoup plus que ce que j’imaginais. Je sais que la série est pas mal critiquée, mais moi, c’est tout à fait le type de séries qui me manquait énormément ces dernières années. J’ai toujours eu un faible pour les mutants – tout particulièrement pour la franchise X-Men – et pour Amy Acker ; j’aurais donc dû me douter que la série me plairait énormément.

Si elle est souvent prévisible et que sa construction est on ne peut plus classique, les thématiques abordées me plaisent, les effets spéciaux sont souvent excellents et les acteurs tous bons. J’y vois les défauts que certains lui reprochent, mais je suis tout simplement fan de ce type d’histoires, de ce genre de personnages et surtout de la construction de ces équipes.

La fin de saison divise un groupe qui avait tout pour rester uni et lance quelques pistes intéressantes pour la suite (notamment Turner, j’espère), tout en concluant vraiment la saison avec la mort de Campbell. Pour moi, cette première année de présentation des personnages et de l’intrigue est une introduction à l’univers très réussie, même si j’aurais aimé parfois plus de contexte.

En trois mots comme en mille, je suis fan.

 

Supergirl – S03E10 Legion of Super-Heroes

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 10 de la troisième saison de Supergirl.

10 bonus.jpgÉpisode 10 – Legion of Super-Heroes – 17/20
People are dying, I have to wake up.

Nous y voilà ! Supergirl revient enfin après beaucoup trop de semaines d’attente et j’en suis ravi.

L’épisode commence par un réveil de Kara chez elle – ça sent bon le rêve. Cela est vite confirmé : Brainiac lui rend visite pour vérifier son état de santé. Brainiac ? Un allié de Mon-El, sorti de son sommeil éternel pour l’occasion. C’est un super-être, sorte d’ordinateur hyper-intelligent et capable d’aider Kara à sortir de son coma.

Et oui, Supergirl est dans le coma et sur le point de mourir, cela fait deux jours déjà qu’elle a perdu contre Reign. J’étais sceptique sur cet ordinateur/être du futur offert par Mon-El et sa femme, Imra, mais ça apporte finalement un bon humour à des scènes qui auraient autrement été longues.

Pendant ce temps, Reign n’a pas attaqué une fois en deux jours, mais les choses sont sur le point de changer car Sam phase quand elle voit une photo de Reign dans le journal. On notera la présence inutile de Ruby dans cet épisode, juste histoire de nous faire croire que Reign avait définitivement pris possession de Sam, mais en fait non. Il n’empêche que Reign prend de plus en plus le contrôle, donc je ne suis pas sûr que la compagnie de Lena survive longtemps à ce rythme. Mais bon, ce n’est évidemment pas le cœur de l’épisode.

En l’absence de Supergirl, le crime reprend de plus belle en ville. Heureusement, Reign s’en charge et rétablit la justice… sa justice : celle qui tue les méchants et qui tue ceux qui protègent les méchants, même si ce sont des policiers qui veulent les emprisonner. Cela nous change de Supergirl – et fait regretter que nous ne connaissions plus personne dans la police, hein.

Face à cette annonce de Reign, le DEO est sur les dents. Ils comptent sur l’aide de Mon-El, d’Imra et de Brainiac, puisque venant de futurs et ayant des pouvoirs, ils sont tout ce dont ils ont besoin. Ces derniers refusent toutefois d’intervenir, parce qu’ils sont en mission et ne peuvent interférer avec le passé. En plus, ils savent très bien que Supergirl va survivre et que Reign finira par dégager (génial le script qui joue sur lives/leaves et prend la tête – j’ai regardé ça sans sous-titres et les homonymes m’ont un peu fait buguer je dois dire). Personne ne songe à appeler Clark pour se confronter à Reign (alors qu’il est évoqué dans la conversation), mais bon, la série ne doit pas avoir les moyens financiers de le faire.

Alex contacte le gourou pour avoir des informations supplémentaires, mais c’est juste une scène fourre-tout qui permet de se rappeler son existence. Afin de piéger Reign, l’ensemble du DEO fait donc semblant de cambrioler une banque. C’est un bon plan… sur  le papier. En pratique, c’est un échec complet qui nous permet une jolie scène d’action où on tente de nous faire croire que Reign va se laisser avoir comme ça, alors qu’en fait non : elle met à terre Alex en lui brisant le tibia et résiste plutôt très bien à la Kryptonite. Se sentant piégée, elle décide finalement de s’enfuir alors que clairement, elle aurait pu tuer tout le monde sans trop de mal – parce que bon, ce n’est pas J’onn tout seul qui pouvait faire quoique ce soit contre elle. Bref, retour à la case départ pour le DEO qui envisage toutefois un petit shot de Kryptonite dans la jugulaire de Reign pour arranger les choses (merci Alex).

Finalement, Mon-El et sa femme décident malgré tout d’expliquer à Alex pourquoi ils ne peuvent intervenir : ils ont planqué une formule censée sauver une planète dans leur ADN. Ils doivent donc aller dans le futur à tout prix. Mouais. Bizarrement, c’est Imra qui finit par convaincre Mon-El d’agir pour aider ses amis et sauver la planète. C’est n’importe quoi, Brainiac ne veut pas trop le faire mais suit le mouvement quand même, et voilà.

Avant de parler du combat, parlons un peu de Lena et James, parce que, oui, les scénaristes ont enfin décidé de donner un rôle à James. Ainsi donc, la relation naissante de ces deux-là mènent à des moments gênants entre eux où l’amour est là sans l’être. En fait, je ne sais pas trop quel est leur problème ; c’est de l’eau de rose qui ne me passionne pas plus que ça (dit-il après avoir fait des paragraphes et des paragraphes sur Alex/Maggie… ouais, mais bon, James, je m’en fous un peu quoi).

Puisque James couvre l’absence de Kara – toujours dans le coma – en lui inventant une grippe, Lena décide de rendre une visite à sa meilleure amie pour l’aider à aller mieux. MOUAIS. Je suis un mauvais ami, je me tiens le plus éloigné possible des gens malades moi. Oups. J’onn est donc forcé de se faire passer pour Kara ayant la grippe. La bonne nouvelle, c’est que la fenêtre du loft de Kara est toujours ouverte pour une intrusion super-héroïque (n’empêche, avec le vis-à-vis qu’elle a, c’est impressionnant que personne ne sache qu’elle est Supergirl). Lena débarque et se confie à cette Kara sur sa relation sentimentale. J’onn s’avère être finalement un bon conseiller romantique. C’est un bon développement pour Lena de s’inquiéter de son nom de famille qui freine possible James. Je n’y avais pas songé, mais c’est vrai que c’est moyen un Olsen avec une Luthor.

James et Lena auront ensuite leur scène finale qui permet de les pousser dans une relation niaise digne de la série. Tiens, ça me fait penser que Winn n’a plus vu sa copine depuis une dizaine d’épisodes. Bon, ce n’est pas comme si elle me manquait cela dit. Voilà, voilà, c’était la parenthèse romantique de l’épisode ; J’onn peut retourner au DEO et nous à la critique de ce qu’il se passe d’intéressant dans l’épisode.

10.jpg

Finalement, Reign s’attaque à la prison ; ce qui est un choix plutôt logique pour quelqu’un voulant rétablir sa justice meurtrière. Le problème, c’est qu’elle y tue tout le monde, y compris les gardiens. Tout le monde ? Non. Elle rencontre aussi le gourou, qu’elle décide de ne pas tuer, toute perturbée qu’elle est d’entendre résonner Bon Jovi dans la prison. Si, si.

J’onn n’a d’autres choix que de se rendre sur place pour défendre la prison, et il est seul puisque Alex n’a plus de tibia et que le reste du DEO fait uniquement office de figuration. Heureusement, maintenant que Mon El et sa sa femme ont changé d’avis, il obtient du renfort super-héroïque – et c’est ce qui donne son nom à l’épisode. En effet, dans une scène digne des Power Rangers, la légion de super-héros que constitue le trio Mon-El, Brainia et Imra, enfile ses bagues et part à l’attaque pour stopper Reign. Bien sûr, le combat est compliqué, même pour eux et les mène à une quasi-défaite, malgré le soutien musical de Bon Jovi, dont Mon-El était fan et qui est un des derniers résidus de l’histoire culturelle de la planète dans le futur. Hum, ça ne fait pas forcément rêver le futur.

Pendant tout ce temps, Kara est « torturée » dans son propre cerveau. Alors que tout indique qu’elle est prête à se réveiller, elle ne parvient pas à sortir de son loft. Cela indique clairement que la seule raison pour laquelle elle ne se réveille pas est qu’elle s’en empêche. Probablement par peur. Pourquoi pas, c’est assez classique comme intrigue pour une série de ce genre, mais ça fonctionne plutôt bien et Brainiac apporte de l’humour. Je pensais un temps que le problème de Kara serait qu’elle n’est pas en phase avec ses capacités de super-héroïne, mais elle utilise ses pouvoirs malgré tout.

Ce faisant, elle détruit une bonne partie de ses meubles et finit par comprendre d’elle-même qu’il y a quelque chose qu’elle doit voir dans l’appartement. Tout est en fait lié à l’épisode précédent où Alex lui a dit d’oublier Kara pour être une alien sans merci. Il nous faut donc supporter une scène où Kara fait un quasi-monologue sur le chat qu’elle avait recueilli étant petite – et j’aurais dû remarquer son absence de lunettes plus tôt pour avoir un coup d’avance sur le scénario. C’était toutefois bien écrit et je n’ai compris qu’en cours de route de quoi il retournait.

Kara finit par comprendre d’elle-même que ce qu’il lui manque pour se réveiller est de se reconnecter à son humanité – symbolisée par les fameuses lunettes, lui permettant d’apercevoir la clé de son appartement et donc, d’ouvrir la porte pour se réveiller. Il était temps.

Franchement, c’était une sous-intrigue sympathique et réaffirmant de manière différente de d’habitude les liens entre les sœurs ; même si on finit par le savoir à force d’en bouffer à toutes les sauces. À peine réveillée, Kara décide de redevenir Supergirl et de rejoindre le combat dont elle a entendu parler par Brainiac. C’est donc elle qui réussit à planter la seringue de Kryptonite dans la jugulaire de Reign après 30 secondes sur place. Bien sûr, l’effet n’est pas immédiat et celle-ci parvient à s’enfuir.

En fin d’épisode, nous avons droit à une scène où Mon-El dit à Kara que, grosso modo, les combats avec elle lui ont manqué. Si ce n’est pas mignon. Il est toujours marié, par contre, hein.

La conclusion de l’épisode se déroule de manière obligatoire par une scène très sympathique entre Alex et Kara. Si elle n’apporte rien de plus, elle permet de redonner le sourire. C’est très cool de retrouver la série avec ce genre de scènes après tout, le côté cheesy fait partie de l’ADN de la série. Certes, ça ne sauvera pas une planète, mais c’est sympathique.

Quant à Reign, son réveil nous sert de cliffhanger. Loin d’être mise K.O par la Kryptonite, elle se relève dans sa Forteresse de solitude et semble bien plus énervée de découvrir que Supergirl avait des amis. Par chance, son hologramme lui révèle qu’elle a elle aussi des alliés sur Terre (oups). C’est le moment que choisit le gourou pour sortir de l’ombre – mais alors comment il est arrivé là, mystère – pour lui dire qu’ils seront plus fort ensemble. Youpi. Le combat ne fait donc que commencer.

C’était un bon épisode de retour prenant le temps d’offrir des scènes à l’ensemble du casting – oh, j’aurais aimé un peu plus de Winn, il aurait pu être là dans la scène Kara/Alex à la fin – et développant la mythologie de la série. La deuxième partie de saison s’annonce toujours aussi cool avec désormais la menace Reign. Après, il sera dur de faire aussi intense que l’épisode précédent qui a failli tuer Kara, donc je suis curieux de voir comment ils feront monter la tension.

 

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E07 : Together or Not at All

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du septième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

07.jpgÉpisode 7 – Together or Not at All – 18/20
You’re begging. It’s repulsive.

Ouh, comme je n’aime pas ce titre d’épisode qui indique clairement des sacrifices à venir. Nous reprenons directement avec la fuite de nos agents favoris et ce n’est pas simple : il faut retirer l’implant auriculaire de Jemma et tabasser un Kree au passage, mais sans les pouvoirs de Daisy (dommage, elle avait un joli réflexe). Bon, par chance, elle tombe sur un Kree pas trop fort et le maîtrise rapidement alors que Fitz a les connaissances nécessaires pour libérer Jemma de l’emprise de Kasius. C’est un peu énorme, mais admettons, après tout, une puce à retirer est une puce à retirer.

Les trois se dirigent ensuite vers le vaisseau de Fitz, mais celui-ci se fait assez logiquement exploser avant qu’ils ne montent à bord. Stratégiquement, il aurait pu être intéressant pour les Kree d’attendre que leurs ennemis y arrivent (soit pour les arrêter, soit pour les tuer) ; mais admettons. Autant dire que les choses avancent vite.

Les réfugiés prennent l’ascenseur… ce qui était une bien mauvaise idée car ils se retrouvent coincés comme des rats. Ils gagnent du temps, mais alors qu’ils découvrent comment fonctionnent la gravité sur le vaisseau, Fitz se fait tirer dessus. Cela se passait trop bien après tout. Il n’empêche qu’on a eu un clin d’oeil aux débuts de la série avec le retour totalement inattendu du gravitonium (introduit… saison 1, épisode 3 et pas vu depuis le final de la saison 1 il me semble).

Forcément, ils tombent ensuite sur… Deke ! Celui-ci s’est échappé de sa cellule de fortune créée par Coulson, normal, mais est encore volontaire pour les aider, malgré la méfiance de Daisy. Les scénaristes n’oublient pas d’ajouter un peu d’humour avec la réaction changeante de Fitzsimmons (oh, c’est tellement chouette de réutiliser ce surnom) entre le moment où ils le rencontrent et le moment où ils apprennent qu’il a trahi Daisy dix secondes plus tard. Bon, il fait croire à Daisy qu’il lui a évité une vraie catastrophe, mais c’est un peu simple et elle oublie de mentionner Ben.

Kasius est traumatisé par une blessure qu’il a à la joue. C’est triste pour lui qui était si fier de son visage parfait. Il est aussi en lutte politique avec son frère qui prend clairement le pouvoir, mais la bonne nouvelle, c’est que Sinara est encore en vie. Je me doute que ce n’est qu’une semi-bonne nouvelle, mais je trouve ça bien.

Bien évidemment, Sinara n’est plus aussi fun qu’avant et elle en veut à Kasius d’avoir voulu la sacrifier. Tu m’étonnes. C’est mal, mais je m’accroche aux méchants cette saison. La série a toujours voulu que ce soit le cas, mais souvent Ward m’agaçait plus qu’autre chose. Un peu comme le frère de Kasius, quoi, qui nous fait un petit discours anti-gun (mais pro-sabre, hein, faut pas déconner). Cela nous permet d’en découvrir plus sur le passé de Sinara et Kasius, cependant.

Ainsi donc, la vie de Kasius a été sauvée par Sinara, ce qui explique qu’il soit devenu la honte familiale depuis. C’est simple comme histoire, mais nous n’avons pas spécialement besoin de plus compliqué. En gros, Kasius est un lâche à qui il vaut mieux donner un flingue car il a besoin de la distance.

Dans le vaisseau, Tess est donc pendue, ce qui risque de mener tout droit aux agents du S.H.I.E.L.D qui prennent la décision de réagir. Coulson et Mack reviennent dans leur planque et doivent annoncer la mort de Tess à Flint. Ce dernier réagit mieux que prévu, en partant pleurer dans un coin. Je pensais qu’il allait simplement s’en prendre aux agents, ça va.

Cela permet à Mack de jouer les papas avec Flint, mais il est distrait par l’arrivée de Daisy, Deke et Fitzsimmons (non, je ne m’en lasse pas). Du coup, Flint s’enfuit et contacte les Kree, au péril de sa vie. S’il en tue un sans problème, il est fait prisonnier par Sinara qui veut l’utiliser comme appât.

Son plan fonctionne, mais c’est sans compter sur le flingue de Coulson qui permet de tirer une fois de plus sur Sinara. Décidément, elle prend cher en ce moment et elle n’a même plus son arme favorite bizarrement – elle la récupère pour tuer l’acolyte du frère de Kasius qu’elle trouve trop lent (à raison). Le truc, c’est qu’elle le tue comme une lâche, mais cela lui permet de grimper l’échelle sociale et de travailler pour le frère.

Le plan de Sinara est très clair : faire ouvrir les yeux à Kasius pour qu’il tue son frère. Cela fonctionne et il se révolte. Il tue donc son frère pour mieux le venger aux yeux de son père en capturant Daisy. Possiblement. Et puis, eh, certes il le frappe d’abord dans le dos, mais on aura tous repéré qu’il utilise un flingue comme un sabre – lui aussi, il kiffe avoir le sang de son ennemi sur les mains. Il n’est pas qu’un lâche, grand frère, t’as faux sur toute la ligne.

Avant tout cela, le plan de fuite des agents est un peu con si vous voulez vraiment mon avis : après avoir récupéré Flint, ils retournent dans leur planque mais sont suivis de près par Sinara et les autres Kree. Ils utilisent un outil inversant la gravité que Deke leur fournit (évidement) pour s’enfuir. Alors, le plan est de faire partir Fitzsimmons en premier, OK, c’est vrai que c’est mieux que Deke. Cependant, enchaîner sur Yoyo toute seule, ça n’a aucun sens : c’est une Inhuman, elle pourrait se battre contres Kree avec plus d’efficacité que les autres. Heureusement, les Kree sont donc aussi lents que ce qu’en disait Sinara et cela permet à tout le monde de fuir sur un vaisseau où personne ne sait voler, à part Flint qui refuse de quitter les gens en danger derrière lui. Forcément.

Mack et Yoyo décident de rester avec lui, et Fitz leur apprend qu’il a caché une arme anti Kree au niveau 3. J’aime beaucoup le personnage de Flint, même si cette décision est complétement conne. La dynamique entre Flint et Mack est intéressante, parce que l’on sent bien que Mack s’attache à lui de la même manière que le ferait un grand frère, voire un père. Et après Hope, ça veut dire beaucoup. En plus, Yoyo est elle aussi très attachée à Flint comme c’est un inhumain qui doit découvrir ses pouvoirs et qu’elle lui a sauvé la vie… C’est une jolie famille qui se met en place. J’espère juste que le trio choisira de venir vivre dans le passé.

Le reste du groupe s’enfuit avec un vaisseau qui va se crasher sur Terre… la semaine prochaine. Le problème, c’est que Sinara et Kasius savent très bien où ils vont car elle a retrouvé la radio avec le message du père de Deke…

En attendant, sur Terre, les choses sont loin d’être faciles pour Melinda qui se sent traquée, à juste titre. Au moins l’atmosphère est toujours respirable. Cela nous permet d’enfin voir les créatures qui peuplent notre planète – des sortes de Demodogs.

Elle en est sauvée par Enoch qu’elle prend d’abord pour un robot et qu’elle reconnaît ensuite comme son kidnappeur. Du coup, elle ne lui fait pas trop confiance, mais elle n’a pas trop le choix.

Tout se passe bien pour eux… jusqu’à ce qu’une tempête gravitationnelle les frappe de plein fouet et qu’ils soient enlevés par une autre figure masquée – probablement le père de Deke.

En cliffhanger, May se réveille dans une base du S.H.I.E.L.D où Enoch se trouve et où elle est accueillie par une grand-mère avec l’oiseau de Robin. C’est donc probablement Robin elle-même. Je les pensais quand même dans un futur plus lointain, mais admettons ; je pense que ça peut apporter de bonnes surprises pour la suite ce rebondissement.

Sinara.jpg

PS : mon amour de Sinara m’a fait me renseigner un peu sur l’actrice et j’ai découvert ainsi qu’elle était française (elle s’appelle Florence Faivre). C’est fifou, mais pas autant que la réaction de Yoda quand elle comprendra que c’est une raison de plus de me faire regarder The Expanse où elle apparaît dans une dizaine d’épisodes (Julie Mao). Restera à voir si son personnage y est aussi cool.

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E06 : Fun & Games

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du sixième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

06.jpgÉpisode 6 – Fun & Games – 19/20
The universe can’t stop us.

Même si j’attendais impatiemment cet épisode, un week-end chargé fait que je ne l’ai encore vu que tard dimanche soir. C’est toujours une belle manière de conclure le WE cela dit, surtout avec d’aussi bons épisodes.

L’épisode commence par se concentrer sur un nouveau personnage, un ado qui se débrouille comme il peut pour survivre. Les choses ne sont pas simplifiées pour lui quand les Kree se mettent en tête de faire une mousson des enfants. Cet ado s’appelle Flint et la mousson consiste à voir s’il peut devenir Inhumain. Normalement, ça ne se fait qu’au 18 ans des adolescents, mais cette fois, la grosse vente de Kasius change tout.

Bien sûr, Flint était un protégé de feu Virgil, alors on nous en fait tout un pâté avec Tess qui est triste de le voir possiblement transformé. Et sans surprise, c’est ce qui arrive : il a toutefois de la chance puisque son cocon explose bien vite… Oui, mais le cocon est vide ! Yoyo ne supportait pas de le voir changer devant tout le monde et a décidé de se la jouer samaritaine en le sauvant.

Coulson le comprend bien vite, mais les Kree aussi ont leurs soupçons : ils se portent logiquement sur Tess, la seule alliée connue de Flint. Ce n’est toutefois pas le seul problème de l’équipe : alors que Flint s’inquiète de ne pas encore connaître ses pouvoirs, Yoyo le rassure, en présence de Mack et Coulson, en lui racontant sa propre histoire et la découverte de son pouvoir. C’était plutôt intéressant comme histoire et ça étoffe un peu ce personnage que j’adore.

Malheureusement, ça la fait aussi paraître bien stupide quand son boss, Grill, la plaque au mur à cause de son metric et révèle qu’il a tout entendu. Coulson tente bien de lui avouer la vérité, mais il n’y croit pas vraiment et préfère les torturer… devant Flint qui découvre bien évidemment son pouvoir au meilleur des moments et nous débarrasse de Grill.

Le groupe n’a plus qu’à se cacher des Kree et apprendre que Grill n’est pas la seule perte de l’épisode : Tess se fait pendre sans scrupule par les aliens qui savent qu’elle leur cache des choses et qu’elle a forcément des alliés. Je devrais en être triste, mais ce n’est pas le cas : je n’ai jamais aimé son personnage et je suis plutôt pressé d’en finir avec cette partie de l’intrigue.

En parallèle, nous retrouvons enfin Fitz, mais quelque temps après la fin de l’épisode 4 évidemment. Daisy n’est plus là, mais tous les grands méchants de la saison le sont : Kasius, le sénateur Gaius Ponarian et bien sûr Lady Karaba (mais pourquoi Karaba est-elle si méchante ?). Y a pas idée d’appeler une méchante Karaba franchement, il manquerait plus qu’elle soit sorcière et qu’elle ait un vigile.

Nous apprenons d’Enoch que Fitz s’appelle désormais Boshtok et qu’il a une réputation de tueur qui le précède : il est aussi l’une des plus grosses fortunes de la galaxie, ce qui ne l’empêche pas de commettre des erreurs de débutant, du genre ne pas savoir que Jemma ne l’entend pas quand il la demande en mariage. Du coup, les retrouvailles avec Jemma permettent une scène atrocement excellente.

Kasius se méfie bien sûr de Fitz, et il faut bien reconnaître qu’il est atrocement louche à parler à Jemma ; mais bon. Heureusement, Kasius doit aussi gérer le sénateur Gaius Ponarian qui s’amuse à le provoquer.

Fitz s’éclate bien lors du dîner alors que Daisy stresse de devoir tuer Ben, son nouvel allié télépathe, et que Jemma ne sait toujours pas ce qu’il fait là. Il semblerait que lui-même ne le sache pas trop, puisqu’il laisse se faire un combat entre May et Ben. Le retour de May après son combat contre Sinara était attendu, mais bizarrement je ne m’attendais pas à ce combat, pourtant il était logique et prévisible.

Il se déroule de manière intérressante avec May forcée de se battre sans penser.

Bien sûr, elle finit par échouer malgré tout, forçant Fitz à intervenir, dire qu’il s’ennuie et demander que May soit envoyée à la surface de la Terre. Cela sauve certes May, mais Ben n’a pas cette chance et je suis bien triste : Kasius décide en effet de le tuer puisqu’il a menti en disant que Daisy était seule à être revenue du passé. Difficile de ne pas être dégoûté de la situation alors que je voyais déjà Ben revenir dans le passé par la suite. Il était tout chou comme Inhumain et son pouvoir n’était pas très cher à mettre en place.

Ben est peut-être mort, mais cela n’empêche pas la série de se préoccuper de l’amitié entre Daisy et Jemma. Dans une nouvelle scène qui les voit s’allier, la série nous rappelle les meilleurs moments de la saison 4 avec leur duo improbable contre le reste du monde. Cela fonctionne bien et c’est une force de la série de savoir se reposer sur cette amitié très forte entre les deux femmes.

Les scénaristes prennent encore le temps de nous teaser des retrouvailles avortées entre Jemma et Fitz, puis les choses s’accélèrent jusqu’à me faire crier devant mon écran. Ainsi, Daisy se retrouve à combattre contre Sinara à cause de l’arrivée du frère de Kasius qui bouleverse tout le plan mis en place. Ce simple combat n’est déjà pas de mes scènes préférées, parce que moi, j’aime bien Sinara et je veux la voir survivre, tout comme Daisy.

Cette dernière remporte le combat, même si on ne sait pas bien si elle parvient ou non à tuer Sinara. En effet, dès que celle-ci est K.O, Fitz passe à l’attaque et s’en prend au sénateur alors que Jemma utilise un couteau dérobé à Fitz lors du dîner pour égorger Kassius. La rapidité de la scène est telle que je me suis retrouvé tout bête : à aucun moment je n’envisageais que Jemma s’en prendrait directement à Kasius, même si son frère, plus grand et plus méchant, était là.

Du coup, Jemma s’est clairement plantée : le frère désactive les pouvoirs de Daisy alors qu’elle était en train de voler vers eux de manière totalement super-héroïque avec son thème musical qui lui va si bien. Le plan tombe totalement à l’eau, mais n’empêche pas les amoureux de se retrouver, s’embrasser, vouloir se marier avec humour et s’enfuir avec Daisy après avoir tiré une nouvelle fois sur cette pauvre Sinara (elle était tellement méchante, je voulais la voir rester plus longtemps).

Bon, la fin m’a laissé sur ma faim – et perplexe aussi – car ils n’ont nulle part où aller et qu’au-delà du baiser de cinéma, il était étrange de voir tout le balcon se protéger derrière un mur plutôt que de passer à l’attaque. Ah, le gratin politique, peu importe l’espèce, on sent que l’importance ne donne pas vraiment du courage… Et puis, les scénaristes avaient pris soin de neutraliser Sinara, la seule capable de les arrêter.

Voilà qui donne envie de voir la suite bien rapidement car l’épisode s’est débarrassé de quasiment tous les personnages introduits cette saison (bon, Kasius est encore en vie, tout de même, malgré sa gorge mal en point). Le cliffhanger voyait également Enoch peint en bleu se faire passer pour un Kree et en tuer un pour atteindre une partie du vaisseau dont personne ne revient jamais. J’imagine qu’il a pour mission de sauver May ? On en saura plus la semaine prochaine !

06-2.jpg
OK, scénaristes, maintenant ne déconnez pas et épargnez-leur la malédiction Whedon.