The Orville – S02E10

Épisode 10 – Blood of Patriots – 16/20
Ce nouvel épisode est une fois  de plus très bon, continuant dans la lignée du précédent à vouloir instaurer une vraie intrigue fil rouge beaucoup plus suivie. J’ai beaucoup aimé le rendu, même si j’aurais aimé quelques développements supplémentaires, parce qu’il y a des raccourcis et facilités qui ne m’ont pas tout à fait convaincu. On ne peut pas tout avoir, j’imagine.

> Saison 2


10.jpg

The Krills are ready to negotiate a peace treaty

C’est reparti pour un épisode ce soir, parce que je trouve que ça fonctionne bien comme série du dimanche soir. Tout commence par Yaphit recevant une médaille pour son héroïsme, et je trouve ça sympa de voir la série prendre le temps de tisser des liens entre ces épisodes, surtout qu’Isaac est absent un bon moment de cet épisode.

La cérémonie n’est qu’un prétexte pour introduire ces 48 minutes toutefois, puisque le vrai but de cet épisode est de nous apprendre que les Krills sont prêts à négocier un traité de paix. C’est génial, ça fait une saison que j’attends quelque chose de ce genre, alors je suis bien content de le voir arriver enfin. Bien sûr, c’est à Ed qu’on confie la mission diplomatique de s’occuper de gérer la paix avec les Krills.

L’Orville se retrouve donc à devoir se rendre à un grand meeting avec les Krills, mais le problème, c’est qu’ils arrivent au beau milieu d’un grand n’importe quoi : un vaisseau Krill est attaqué par une navette Krill, ce qui est un brin bizarre tout de même. L’Orville a alors la mauvaise idée d’accepter d’héberger la navette, et ça sent rapidement super mauvais pour tout le monde.

Cela ne manque pas : le vaisseau arrive et se crashe à moitié dans l’Orville. À l’intérieur de celui-ci, il y a une jeune fille muette et terrifiée, en compagnie de son père inconscient, Orrin. Ce dernier est l’ancien meilleur ami de Gordon, rien que ça, mais il est aussi recherché par les Krills qui le disent terroriste. Selon eux, il a détruit quatre vaisseaux Krills en un mois, après le début des négociations du traité de paix avec l’Union donc.

Oui, ça fait donc un mois qu’Isaac est parti en vrille d’après cet épisode… mais ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’Orrin embête tout le monde : difficile de négocier avec les Krills en hébergeant un terroriste, mais difficile aussi de livrer un ancien ami de Gordon et un lieutenant de l’Union à un ennemi. Bien évidemment, Ed tente d’en savoir plus pour se faire une idée, mais ce n’est pas super facile, parce qu’Orrin se dit victime et ignorant du traité de paix.

Leyna, la jeune fille, refuse de parler après avoir passé vingt ans dans une prison Krill (certes) et Orrin assure être une victime. De son côté, Talla s’éclate à garder les Krills occupés aussi longtemps qu’Ed en a besoin, et ça vire au n’importe quoi… mais c’est tout de même l’occasion de bons gags. Il faut dire qu’elle sert beaucoup à l’humour de l’épisode aujourd’hui, parce qu’elle est ensuite retrouvée à la cafétéria où elle montre à Leyna comment s’occuper avec un instrument de musique de sa planète.

C’était vraiment bien d’avoir un nouvel élément de culture et de technologie, je trouve, et ça passe beaucoup mieux comme gag que Gordon qui montre de vieux films à Leyna. Je veux bien que le cinéma soit toujours un truc cool dans quelques décennies, mais je vois mal comment des films que je considère déjà comme de vieux films pourraient être autant à la mode. C’est du grand n’importe quoi.

Bon, Ed tente bien de négocier la paix sans livrer Orrin, mais les Krills ne l’entendent pas comme ça. Cela lui laisse douze heures pour trouver une solution et bien sûr sa hiérarchie ne l’aide pas tellement à la trouver, le laissant essentiellement se débrouiller seul. Ce n’est pas cool, ça, de laisser un petit vaisseau comme ça gérer une paix intergalactique. Cela passe malgré tout vu les relations d’Ed avec les Krills.

Cet épisode prend alors le temps de se concentrer beaucoup plus que d’habitude sur le personnage de Gordon. Heureux de retrouver Orrin, son ami, il fait un peu de la merde, en étant totalement aveuglé par son amitié pour lui. Il est assez évident que celui-ci est un terroriste, parce qu’il a rapidement des discours extrêmes et des attitudes louches : Talla la retrouve par exemple en train de se faufiler dans le vaisseau, à la recherche de quelque chose.

Quand il finit par bel et bien voler du matériel, Gordon continue de ne rien dire, alors qu’il sait désormais que son pote n’a pas que des discours extrêmes : il lui a aussi proposé de voler une navette ensemble pour mettre fin à la négociation de la paix ! Certes, Gordon n’a pas toutes les infos et ne sait pas exactement le plan, mais les choses sont claires. Malgré tout ça, il hésite encore sur la marche à suivre et décide de parler de tout ça avec Talla plutôt qu’avec Ed. Ben oui, il faut dire aussi qu’il s’est engueulé avec Ed, parce qu’il ne comprenait pas pourquoi Ed se méfiait tant d’Orrin, finissant même par l’accuser d’être jaloux de son amitié avec celui qui s’avère assez clairement terroriste.

Une fois Talla au courant, Gordon n’a pas vraiment d’autres choix que de parler au capitaine. Pourtant, l’épisode nous le montre se rendre auprès d’Orrin à la place. Il va jusqu’à attaquer Talla au passage pour être bien sûr de voler le vaisseau. Cela sent bon l’arnaque et c’est bien le cas : Gordon n’a pas trahi son vaisseau, il s’agit d’un coup monté par Ed pour tenter de comprendre comment Orrin compte stopper la paix. Je ne sais pas trop quel était l’intérêt de ramener Talla du coup, parce qu’elle n’avait pas à être au courant et puis c’est tout.

On va dire que ça renforce la confiance d’Orrin ? Pendant qu’il quitte l’Orville avec Gordon, Talla décide de retourner auprès de Leyna pour la surveiller. Elle remarque alors des traces d’aiguille sur le bras de la jeune femme. Bien sûr, Leyna s’avère être tout à fait aussi extrémiste que son père : non seulement elle n’est pas muette, mais elle ose aussi s’attaquer à Talla. C’est juste con qu’elle ne sache pas à qui elle a affaire, parce que Talla n’est pas du genre à se laisser maîtriser si facilement.

Leyna est donc rapidement mise K.O par Talla, mais ce qui est le plus important à retenir, c’est qu’elle a du sang orange et terrifie immédiatement Claire qui comprend qu’elle est une Envall. Une quoi ? Une extra-terrestre au sang qui a toutes les chances d’exploser en entrant au contact de l’oxygène dans l’air. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’équipage de l’Orville réunisse toutes les pièces du puzzle : Orrin est en mission suicide, il a prélevé du sang de l’Envall pour aller exploser le vaisseau Krill chargé de négocier la paix.

D’ailleurs, dans la navette, Orrin finit par révéler le plan à Gordon, qui est bien forcé de reconnaître que son meilleur ami est un terroriste qui souhaite bien détruire un maximum de vie Krill pour venger la mort de sa fiancée et… de sa fille. Evidemment. Leyna n’est pas sa fille, mais une terroriste aussi, appartenant à une espèce qui a pourtant promis de se tenir éloignée des planètes avec oxygène. Les deux hommes en viennent rapidement aux mains quand ils comprennent qu’ils ne sont pas faits pour s’entendre. Finalement, Gordon est obligé d’abandonner son ami et de sauter dans l’espace en tenue d’astronaute.

Le seul problème, c’est qu’en faisant ça, il laisse Orrin se suicider. Je m’attendais à ce que la paix avec les Krills se passe bien mal après ça : ils n’ont pas spécialement de preuve de la mort d’Orrin franchement. Pourtant, il semblerait que ça suffise bien aux Krills qui signent un premier traité de paix… le pacte Lak’vai. C’est bizarre, mais admettons, l’épisode touchait à sa fin.

En toute fin d’épisode, Ed est donc bien heureux d’avoir réussi à signer ce contrat historique et il vient avouer à Gordon qu’il était bien jaloux de sa relation avec Orrin. Mouais. Cela n’a pas réussi à me convaincre tout à fait, mais bon, les deux peuvent ainsi reprendre leur amitié comme si de rien n’était. Je reste un peu frustré de l’absence d’Isaac dans cet épisode, réduit à un rôle de figurant. Il y a encore tellement à faire avec lui ! Heureusement que l’intrigue du jour servait bien un fil rouge plus large quand même.

> Saison 2

Ces personnages féminins qui mériteraient leur propre série.

Salut les sériephiles,

C’est la journée internationale des droits des femmes, et je me rends compte qu’Ibidou a mis la barre haute l’an dernier à nous parler de sa sélection séries. Outch, ça fait un an déjà ? Et oui. Bon, d’accord, c’est bien, mais ça ne fait pas avancer notre schmilblick du jour. Puisqu’elle a parlé des séries mettant en avant des femmes, j’ai envie de rebondir cette année en recherchant des héroïnes insoupçonnées, celles qui évoluent dans un milieu hyper masculin et qu’on peine parfois à trouver alors qu’elles mériteraient d’avoir leur propre série.

Voir aussi (très recommandé) – Journée de la femme : la sélection série d’Ibidouu

Je me limite à cinq, parce que cette liste sera autrement interminable. J’ai essayé de piocher dans un peu tous les genres, mais ce n’est pas évident, surtout quand les séries procédurales sont abonnées à ce problème des personnages féminins sous-exploitées. Une chose est sûre, des actrices à qui on vole des premiers rôles et qu’on cantonne à des rôles secondaires, il y en a des tas !

Résultat de recherche d'images pour "kate ncis"

  1. Kate/Ziva (NCIS)

Et probablement Bishop, mais j’ai arrêté de regarder en cours de route, parce que ça va deux secondes les départs de toutes les actrices, une à une. Quelle frustration que d’avoir adoré cette série et de m’être rendu compte petit à petit qu’il y avait tant à faire sur la place de la femme. Comme d’hab avec CBS, il faut toujours que la femme soit reléguée à la deuxième place (si ce n’est la troisième ou quatrième). Et quand on revoit les premières saisons aujourd’hui, il est encore plus difficile de ne pas grincer des dents face au comportement de DiNozzo, à qui on pardonne toujours tout les écarts les plus goujats sous prétexte que c’est l’un des personnages masculins principaux. Merci, non merci ? Dommage.

Résultat de recherche d'images pour "rachel zane"

  1. Rachel Zane (Suits)

Oui, je sais, elle est devenue princesse et c’est mort, on n’aura jamais le moindre spin-off sur la vie de Rachel… mais bon, il n’empêche pas que le personnage de Rachel aurait mérité une série rien que pour elle. Avec Suits, on est totalement dans le type de série qui sous-estime trop ses personnages féminins en permanence. C’est assez chiant, parce qu’on nous les présente a priori comme des badass, mais finalement ce n’est pas le cas du tout. Ouep, plus on avance dans la série, plus Rachel ne sert qu’à « se faire sauter dans la bibliothèque », pour citer une amie qui est en train de lire cet article par-dessus mon épaule pendant que je le rédige. Voilà, ça résume bien le problème : un personnage qui avait tout pour être passionnant, mais qui est rapidement réduit au sexe. Et une fois qu’elle s’est mise en couple avec le prince, c’était fini, elle ne servait plus qu’à être une sorte de support moral et romantique totalement sous-exploité. Dégoûté.

Résultat de recherche d'images pour "beth this is us"

  1. Beth (This is us)

J’avoue que je n’y aurais pas forcément pensé si la série n’était pas diffusée en ce moment et si je n’avais pas écrit les mots « support moral et romantique » juste au-dessus. Beth, c’est vraiment le personnage qui mériterait que l’on passe beaucoup plus de temps avec elle – et on en a eu la preuve la semaine dernière. Si elle est absolument parfaite à tout point de vue dans les deux premières saisons, cette troisième commence enfin à creuser son passé et ce qui l’a fait devenir si géniale. Il est dommage que ça se fasse à un moment où tout le monde profite de sa perfection pour empiéter sur sa vie, parce qu’elle mérite mieux que ça. En fait, ouais, là, on est plutôt sur un personnage qui commence à être vraiment bien exploité alors que ça fait deux saisons qu’elle restait trop de côté. Je trouve que ça continue d’être le cas, mais j’ai espoir pour la saison 4.

Résultat de recherche d'images pour "margo magicians"

  1. Margo (The Magicians)

J’en profite pour caser l’une de mes séries préférées ? Parfaitement. Margo est un vrai personnage intéressant à suivre si vous n’avez pas encore commencé la série. Elle est totalement sous-estimée au départ, et complétement sous-exploitée. Et puis, peu à peu, son caractère indépendant et sa tendance à être cinglante avec tout le monde est mis en avant. Plus la série progresse, plus il devient évident que Margo est un personnage incontournable, une femme forte qui n’envoie pas dire ce qu’elle a à dire et, concrètement, un personnage qui vaut le détour. En plus, la série a parfaitement conscience du problème et sait que la femme n’est pas assez mise en avant. La preuve ? Ben, l’épisode de cette semaine se consacrait volontairement à trois personnages féminins secondaires (ou carrément périphérique), vus depuis la perspective d’un homme blanc forcé de changer de regard. Le genre d’épisode dont on a encore besoin en 2019 !

Résultat de recherche d'images pour "root person of interest"

  1. Root (Person of Interest)

Vous m’avez tous vu venir depuis le début de l’article, évidemment que j’allais vous parler d’Amy Acker à un moment. Elle est abonnée à ce type de rôles. Vous savez celui qui est prévu à la base pour un ou deux épisodes, mais qu’elle incarne tellement bien qu’on la fait revenir une fois, puis deux, puis allez, offrons lui un rôle régulier. Bref, Root est une génie de l’informatique qui finit par mieux connaître la Machine que son créateur lui-même, elle est indépendante, badass, géniale… et une série qui se concentrerait sur elle (et sur Shaw !), ça aurait été drôlement bien. Il n’y a qu’à voir les épisodes centrés sur elle(s) pour s’en convaincre et aussi, surtout ?, le nombre de gens qui ont commencé la série pour elle. J’en fais partie et, régulièrement, j’ai un commentaire TVtime recensant les gens concernés, qui remonte dans mon fil de notification. La dernière fois ? C’était hier.

Voir aussi : #TooFemale, ces séries que la CBS n’aurait pas voulu produire

Voilà, petite sélection de ces personnages féminins que j’adorerai voir évoluer dans leur propre série pour passer plus de temps avec. C’est vraiment une portion infime, parce qu’il y en a tellement qui mériteraient plus de temps d’écran ! Mais bon, malheureusement, on sait bien que la route est encore longue. J’irai me consoler devant Captain Marvel ce soir…

Shadowhunters – S03E12

Épisode 12 – Original Sin – 16/20
Les quelques fous rires habituels face au ridicule de certaines situations sont bien compensés dans cet épisode par une réalisation plutôt léchée, bien aidée par des décors sublimés par rapport à leur réalité. Du côté de l’intrigue, nous suivons trois histoires en parallèle et c’est plutôt bien ficelé pour une fois, malgré les facilités habituelles. Dans l’ensemble, j’ai donc passé un bon moment ce soir devant cet épisode ; et j’ai eu quelques surprises (mais c’est peut-être la fatigue). Tout finit par arriver.

> Saison 3


Spoilers

12

I don’t think we’re quite there yet.

Oui, je sais, j’ai deux jours de retard pour le visionnage de cet épisode, mais le pire, c’est que mon emploi du temps va empirer : j’ai regardé un peu, j’ai deux heures de temps libre, max, les deux lundis à venir pour genre six épisodes inédits à regarder. Donc bon, Shadowhunters va prendre cher, clairement.

Pas autant que Clary cela dit. Après s’être plantée toute seule un couteau dans la gorge, elle se retrouve donc à Paris avec son frère. Et contre toute attente, elle décide de partir se balader dans les rues de la capitale française avec lui, reconnaissant qu’il mérite peut-être sa chance. Mouais, elle n’arrive pas à me convaincre, surtout qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour récupérer de quoi activer ses runes.

Sa meilleure excuse pour ça ? Profiter de son frère qui la mate à moitié à poil pour lui demander de changer de coupe de cheveux. La série nous propose de biens mauvais effets spéciaux et une perruque immonde pour ça. Apparemment, Paris, ça leur a coûté cher en effets spéciaux, et ils n’avaient plus ce qu’il fallait pour le reste.

On retrouve ensuite Clary, sa perruque immonde et Jonathan en train de se balader à Montmartre, dans un Paris plus romantique et poétique qu’il ne le sera jamais en vrai. Clary n’en profite qu’à moitié, parce qu’elle cherche surtout un moyen de s’enfuir, surtout quand Jonathan la pose à une terrasse de café pour bouffer des croissants et du café qui doivent coûter facilement une vingtaine d’euros vu le cadre.

Comme dans Cendrillon, ils sont interrompus dans un discours mélodramatique de Jonathan par un clocher, et celui-ci va donc payer l’addition pendant que Clary reste en arrière, espérant voler le portable d’une pauvre innocente qui passait par là mais y est bien agrippée, après l’avoir laissé posé sur une table de terrasse (aucun parisien ne ferait jamais ça). L’addition ? 20 euros 80. Je me suis déprimé à avoir préparé ma blague sur le prix ! En plus, Jonathan parle bien français.

Clary et Jonathan enchaînent ensuite par une petite discussion devant Notre-Dame de Paris pour que Jonathan lui explique qu’il veut lui offrir un sabre de famille perdu depuis des décennies et surtout pour qu’elle puisse voler de manière pas discrète du tout de quoi activer ses runes à un Shadowhunter parisien qui passait par là et qui se laisse manipuler comme un bleu – ou comme un bœuf voulant la draguer malgré son immonde perruque. Ah, les parisiens !

Jonathan l’emmène donc ensuite auprès d’un démon parisien, mais un démon de haute noblesse qui n’a rien de dangereux. Il refuse de travailler avec Clary, parce qu’il sent qu’elle est de l’institut, puis il refuse de bosser avec Jonathan, qui est trop puissant pour récupérer le sabre de sa famille. Le démon finit par révéler qu’il a déjà vendu le sabre, et il se fait tuer pour si peu – après avoir corrigé la grammaire défectueuse de Jonathan.

Celui-ci est énervé au point de ne pas voir que Clary se fait enlever par le Shadowhunter français qui l’a retrouvé bien vite, allons savoir comment, alors qu’elle espérait reprendre contact avec New-York. Comme elle est toujours reliée à Jonathan, celui-ci comprend bien vite qu’elle est blessée et emmenée de force loin de lui. Il est persuadé qu’elle n’y va pas de son plein gré – ce qui n’est pas entièrement faux cela dit.

C’est chouette comme tout : alors qu’elle révèle son identité de manière super comique au français, celui-ci se fait tuer en pleine rue par Jonathan qui sort de nulle part pour… réconforter Clary. Ben oui, il pense que sa sœur est contente d’être avec lui après tout. Celle-ci n’est que moyennement heureuse de voir son frère tuer des gens, cela dit.

Pendant ce temps à New-York, Isa rassure Simon sur la présence d’alligators dans les égouts : c’est une légende urbaine. Ils sont ensemble partis à la recherche d’un vampire là-bas, et il y va avec Isa parce qu’elle connaît les égouts comme sa poche. Elle révèle ainsi qu’elle y allait souvent ado, mais que ça ne l’empêche pas d’être effrayée par les rats.

Cependant, le vrai point intéressant dans ces égouts, c’est que Simon finit par tomber sur un autre vampire capable de marcher en plein jour, même s’il vit dans les égouts. Et s’il a la marque de Cain, c’est parce qu’il révèle être Caïn. Oui, le Caïn de Caïn et Abel. Ce n’est pas très original comme intrigue, et Simon abandonne Isa derrière lui, juste pour ça.

Bon, certes, Caïn a quelques réponses pour Simon, mais il a une surtout une sympathique dépression à lui offrir. En fait, cela fait une éternité qu’il erre sur Terre à espérer de sortir de son cauchemar. Il sait pourtant comment faire : il suffit de proposer à la Reine des fées d’obtenir la pierre qui a servi à tuer Abel. Rien que ça !

La reine des fées, c’est l’occasion de retrouver… et merde, j’ai encore oublié son nom. L’ex d’Isa donc (Yoda si tu passes par là, écoute, je n’y arriverai jamais !). Il les amène auprès de la Reine des fées à qui Simon demande le retrait de sa marque. Le problème ? Cela pourrait le mener à sa mort. Oups.

Il décide malgré tout, avec le soutien d’Isa, de tenter le tout pour le tout pour récupérer une vie aussi normale que possible en tant que vampire. Le voir manquer d’y passer est horrible pour Isa qui se rend compte qu’elle est plus amoureuse de lui que prévu. C’est un peu gros depuis deux épisodes, là quand même. Qu’est-ce qu’ils vont faire de Maia ?

Bien sûr, Simon finit extrêmement affaibli, et la Reine des Fées avoue à Isa qu’il va mourir, à moins de recevoir du sang de mortel… ou de Shadowhunter. Ni une, ni deux, Isa lui donne un peu de son sang, mais ce n’est pas suffisant, sinon ce ne serait pas drôle ! Pour que ce soit efficace, il faut qu’elle accepte de se faire mordre et reparte dans ses trips érotiques de la saison 2. Avec Simon cette fois. J’ai pas hâte. Allez, ça faisait une jolie conclusion poétique à cette intrigue (mais fais chier, je l’aimais bien cette marque de Caïn rendant Simon immortel, moi).

En parallèle, Magnus décide de réveiller Alec avec un petit déj au lit. Celui-ci n’est que moyennement convaincu par le réveil matinal que lui impose son mec, mais comme il a fait plein d’efforts, Alec est forcé de faire semblant d’y prendre du plaisir. Ce qui est bien, c’est que comme il est mauvais acteur, ça, il sait le faire. On enchaîne alors avec un entraînement des deux copains à l’Institut. Il faut après tout apprendre le combat à Magnus.

Ouep, mais en fait, il révèle soudainement qu’il s’est en fait entraîné avec un grand maître et qu’il maîtrise quelques arts martiaux. La série en profite donc pour une scène aussi érotique que possible entre ces deux-là. Cela finit dans la chambre d’Alec, sans trop de surprise. C’était plutôt marrant. Juste après cette petite sexcapade, Magnus se remet vite sur ses pieds parce qu’il veut vivre autant que possible avant de mourir.

Il est de nouveau mortel, c’est dur à vivre pour lui qui était immortel. Et ce nouvel entrain est dur à vivre pour Alec, qui doit prendre soin, par exemple, que son mec ne se fasse pas écraser. Dans l’ensemble, cette intrigue n’a pas apporté grand-chose, mais c’est sympa de voir leur relation se développer avec cette nouvelle facette, après tout ce qu’ils ont eu le droit de vivre déjà.

De son côté, Jace est forcé de reconnaître que Luke avait raison à proposer que l’appartement pouvait se téléporter : il a trouvé une nouvelle trace. Plus ridicule que Clary qui coure dans la neige me paraissait impossible la semaine dernière. Cette semaine, la série a pourtant trouvé : elle nous propose Jace et Luc courant dans la neige AVEC DES RAQUETTES. Ridicule ! J’ai bien ri… Mais ce n’était que le début.

Figurez-vous qu’ils se démerdent, au cours de leur randonnée sprintée, pour tomber sur une putain de mèche de cheveux rousses, que Jace identifie immédiatement comme une mèche de Clary. J’ai tellement ri – les chevaliers de la littérature romanesque du Moyen-âge n’ont plus qu’à bien se tenir, j’ai trouvé plus ridicule qu’eux !

Forts de cette mèche de cheveux, Luke et Jace sont persuadés que Clary est en vie. Ils en parlent aussitôt à Alec et Magnus, ruinant leur rencard et le jour de congé d’Alec, mais ne prévenant pas Isa et Simon, alors que bon, hein, ce serait le minimum. Ils unissent en tout cas leurs contacts et leurs savoirs pour retrouver au plus vite la trace de l’appartement, et de Clary au passage. Ils sont probablement un rien aidé par le fait que Jonathan tue un Shadowhunter, cela dit.

Finalement, ils finissent donc par retrouver Clary alors qu’elle faisait la morale à Jonathan. Oui, oui, c’est aussi simple que ça : Jace, Alec et Luke parviennent à retrouver Clary bien trop rapidement, et ça se fait EVIDEMMENT devant la tour Eiffel. Jonathan le prend mal, et il découvre que Clary ne lui a jamais vraiment fait confiance. Il n’aurait pas dû se laisser manipuler par elle, ce qui était évident. Elle n’hésite pas à se blesser pour s’assurer qu’il s’enfuit par crainte d’être arrêté, et cela permet donc à Jace de retrouver sa Clary.

Les deux s’embrassent sur fond de Tour Eiffel (dans un lieu qui ne sera jamais si désert que ça, même à 6h du matin, franchement) alors que Jonathan, lui, est réduit à retourner dans son appartement pour déprimer d’avoir perdu Clary. Déprime mon petit, parce qu’en attendant, Clary et Jace sont sublimés comme jamais par la Dame de fer. Je crois que ce détour parisien est ce qui m’a fait le plus apprécier l’épisode, parce que c’était sacrément chouette à regarder comme épisode !

12-2

> Saison 3

You’re the Worst – S05E09

Épisode 9 – Bachelor/Bachelorette Party Sunday Funday – 17/20
Ouf ! Voilà donc pourquoi je continue de regarder cette série. En capitalisant sur de vieux concepts, elle parvient à fournir l’un de ses meilleurs épisodes de la saison. C’est vraiment cool de voir qu’ils ont toujours en eux de quoi fournir d’aussi bons épisodes. Espérons juste que la fin de saison continuera dans cette direction.

> Saison 5


09.jpg

We can’t trust this guy. He called me an alcoholic.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée de m’obstiner à regarder cette série, mais j’ai envie de croire que la fin parviendra miraculeusement à relever le niveau, même si on s’éloigne de plus en plus chaque semaine d’une fin potable. Laissez-moi m’illusionner ! L’avantage, c’est qu’on est déjà à l’épisode 9, l’air de rien. L’inconvénient, c’est que celui-ci dure longtemps.

Pour varier les plaisirs, la série s’amuse de nouveau à jouer sur les différents genres, en plus, proposant cette fois un début d’épisode reprenant les codes des films d’action/horreur avec Edgard courant en pleine forêt. Nous n’en saurons pas plus pour cette semaine, cependant, car il s’agit encore d’un flashforward. Mystère.

Quelques temps plus tôt, les quatre héros prennent tranquillement leur brunch habituel du dimanche, et Lindsay et Edgar s’arrangent pour convaincre Jimmy et Gretchen que ça vaut le coup de refaire un Sunday Funday. La série surfe sur d’anciens succès et ma foi ce n’est pas mal de capitaliser là-dessus en théorie… mais bon, quand ça nous ramène Becca, Paul et Vernon, je me suis avéré aussi sceptique que Jimmy et Gretchen. Finalement j’avais tort d’être sceptique.

Pourtant, tout ça part mal, avec des t-shirts pourris et Paul qui leur a même fait leur propre bière… et qui révèle à Jimmy que Becca est enceinte de lui, naturellement. Jimmy ne met pas longtemps à trahir son secret et à le révéler à tout le monde. Bien sûr, Gretchen déteste la bière de Paul et Lindsay déteste Paul, tout simplement. Ben oui, elle prend très mal la nouvelle de la grossesse de sa sœur, et encore plus une fois qu’elle sait qu’elle a couché avec Paul. Cela permettait toutefois la première bonne blague de l’épisode, avec Becca critiquant le sexe avec Paul. Ma foi, elle ment clairement vu l’épisode précédent, mais bon.

En plus, Jimmy et Gretchen trouvent ça bien trop drôle et ils veulent absolument savoir tous les détails, trouvant bien drôle d’imaginer que Becca a trompé Vernon. Il n’en faut pas plus pour que tout le groupe se mette à s’amuser de Vernon… Allez, ça valait presque l’épisode précédent tout ça, parce que Vernon finit par péter un câble et révéler à tout le monde toute la vérité. Et là, c’était bien marrant à voir. Bon, ça prouve surtout que l’épisode précédent servait à rien ! Il aurait été tout aussi drôle de tout découvrir dès cet épisode. Allez, au moins, c’est drôle, et ça fait longtemps que je ne l’ai pas pensé de cette série.

Pour ne rien arranger, le groupe finit par croiser le boss d’Edgar dans un magasin, et celui-ci s’incruste une fois de plus dans la vie de son employé. C’est à croire qu’il n’a été introduit dans la série que pour cet épisode, où il devient maître de la cérémonie d’enterrement de vie de jeune fille et garçon de Gretchen et Jimmy, parce que c’est comme ça qu’ils ont réussi à reprendre les Sunday Funday.

Le problème, c’est que ce boss est un bon emmerdeur et pose toutes les questions qui fâchent. C’était toutefois nécessaire, clairement : Jimmy avoue par exemple qu’il ne veut pas d’enfant, alors que Gretchen si. C’est un peu problématique, ça aussi. Ils sont toutefois interrompus par un Paul à moitié aveugle après s’être pris sa propre bière en pleine face qui leur révèle qu’ils n’ont plus d’essence et sont coincés dans le désert en direction de Las Vegas.

C’est trop gros comme scénario tout ça. Le boss continue d’être intenable envers ceux qui sont pourtant ses hôtes, et Edgar en profite donc pour se rebeller contre boss et le virer du bus. Il tombe bien sûr très mal et est laissé pour mort. Heureusement, ils ont Vernon qui est médecin avec eux bien sûr ? Ouais, cela dit, ça se saurait s’il servait à quelque chose.

Inutile, il faut donc que ce soit à Edgar de réagir et de découvrir que celui-ci a sur lui… un flingue. C’est à peine fait que voilà le boss qui se réveille et qui est pris en pitié par le groupe. Vernon prend la décision de s’occuper de lui et… Le boss d’Edgar décide donc de tuer Vernon qui se penche vers lui, persuadé qu’il veut le tuer. Mouais. Y a pas écrit idiot sur mon front !

Si on veut nous faire croire qu’il est un psychopathe, c’est raté. Il est évident que ce n’est qu’une jolie mise en scène qui finit par pousser Jimmy à lui tirer dessus… aussitôt suivi par Gretchen. C’est génial à voir parce que pas une minute je n’ai cru à ce scénario délirant qui ne faisait qu’aller de grand n’importe quoi en grand n’importe quoi.

Sans grande surprise, Edgar et Lindsay finissent par révéler qu’il s’agissait effectivement de la meilleure blague qu’ils ont jamais monté ensemble, pour l’enterrement de vie de jeunes fille/garçon de leurs meilleurs amis. Au moins, Gretchen et Jimmy trouvent ça plutôt cool – et à vrai dire, je crois que moi aussi, parce que ça permet à l’épisode de nous sortir un de ses meilleurs épisodes de la saison.

Et puis comme Jimmy a envisagé de partir au Mexico après le meurtre, Gretchen a la preuve qu’il peut changer de vie… et c’est déjà ça pour leurs problèmes de couples à venir. En parlant de problèmes de couples, Lindsay et Paul se rapprochent à nouveau en fin d’épisode (pitié non), avant que tout le bus ne se mettent à faire la fête, notamment sur une chanson de Gretchen, toujours aussi bonne chanson, au karaoké. La soirée est plutôt « hardcore » selon eux… Bon, on a des trentenaires qui s’éclatent quoi bien, quoi. Quant à Becca, être de nouveau enceinte (eh oui) ne l’empêche pas de continuer à se souler, y compris au cubis. Youpi.

Edgar finit par révéler à Jimmy qu’il a lu le script de son film, et qu’il est mauvais (après lui avoir fait penser le contraire tout l’épisode). Alors qu’il négocie la réécriture du script avec Jimmy, il lui promet de ne plus jamais lui mentir… et se retrouve forcé d’avouer que Gretchen prend ses médicaments les plus forts depuis quelques semaines. Voilà, l’épisode était trop bien pour finir dans la bonne humeur, fallait bien une petite dose de dépression, hein.

> Saison 5