Resident Alien nous envahit ce soir sur Syfy France

Salut les sériephiles,

Cela faisait un moment que je n’avais plus proposé un article sur une diffusion de série à la télévision française, mais c’était sans compter sur l’équipe de Syfy France qui a eu l’excellente idée de mener une promotion Twitter agressive ces derniers jours concernant l’arrivée de leur nouvelle série : Resident Alien. Et ils ont bien raison de mener cette promotion avec force.

Déjà, parce que la série débarque sur la chaîne avec à peine un mois d’écart par rapport à la diffusion américaine. C’est rare, ça se souligne et c’est hyper agréable. Ensuite, parce que la série vaut vraiment le détour : je n’en vois que des retours positifs sur les réseaux sociaux depuis le début de sa diffusion outre-atlantique. Et puis, une série qui a pour acteur principal Alan Tudyk, ça attire nécessairement mon attention. Ainsi, quand Syfy m’a contacté plus tôt dans la journée pour me donner un accès en avant-première au premier épisode de la série, je n’ai plus eu d’excuse pour ne pas le regarder – et pour ne pas vous en faire à mon tour la promo. Regardez la série, ce premier épisode est vraiment très cool.

De quoi ça parle ? Sans vouloir spoiler, vous suivrez la vie d’un extra-terrestre très sympathique qui a atterri bien malgré lui et en catastrophe sur notre planète. Par chance pour lui, il s’est retrouvé dans le Colorado, dans un endroit isolé du reste du monde. Par malchance pour lui, il est encore trop près d’un village où un médecin meurt de manière mystérieuse. Comme notre alien a eu la bonne idée de prendre l’identité d’un autre médecin, il se retrouve lié à l’enquête sur cette mort. Et à nouveau, c’est bien malgré lui !

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses. Sans parler des moments d’humour, fréquents dans l’épisode :

Concrètement, après ce premier épisode, ce qui rend la série vraiment intéressante, c’est son humour, qui était déjà bien visible dans les promotions. Il y a un décalage permanent entre le sujet sérieux et son traitement par l’humour, mais c’est bien logique : ce que l’humain considère grave et sérieux, l’extra-terrestre le découvre avec un regard désintéressé et plutôt blasé. Et ça fonctionne bien, avec de nombreux quiproquos et des répliques savoureuses.

Je n’en dis pas plus pour ne spoiler personne, mais sachez que le premier épisode sera diffusé à 21h ce soir sur Syfy – oui, bon, en même temps que le prochain podcast 42 minutes, mais dans un cas comme dans l’autre, le replay existe, donc tout va bien. Si vous n’avez pas encore Syfy, il n’est pas trop tard pour se renseigner et voir comment faire pour vous y abonner. C’est une chaîne vraiment très cool, comme je vous l’avais déjà dit quand il était question de The Magicians.

Je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai eu la chance d’interviewer deux acteurs de cette dernière série grâce à eux ou d’avoir accès en HD à des épisodes, y compris premier Resident Alien, mais parce que je le pense vraiment : c’est une chaîne pour les sériephiles qui aiment la science-fiction et les séries fantastiques. Ils ont diffusé Future Man et Channel Zero, et ils passent en ce moment les journées à nous rediffuser la saison 2 du reboot de Charmed, qui s’est achevée en mai dernier aux États-Unis, et des épisodes de The Outpost. Bref, c’est une chaîne qui diffuse des séries sympas.

En plus, dans les conventions et salons, ils ont toujours des stands super-originaux et des goodies géniaux. Ils m’ont manqué en octobre quand on n’a pas eu de Comic-Con, parce que ça fait quelques années que je m’approvisionne chez eux de sacs en toile, gobelets en plastique (mon dernier s’est troué suite à un choc, c’était le drame de mon déménagement) et tours de cou. Je vous aime, Syfy.

Bref, regardez Resident Alien, regardez les programmes Syfy ! Et rendez-vous dans la soirée pour la critique complète du premier épisode, évidemment !

The Magician King de Lev Grossman (Tome 2)

Salut les sériephiles confinés,

The Magician King: (Book 2) (English Edition) eBook: Grossman, Lev ...On se retrouve en ce samedi pour parler une fois de plus de lecture personnelle, comme ça m’est arrivé pas mal de fois ces derniers week-ends. Et aujourd’hui, c’est un article qui me tient à cœur, parce qu’il va être question du tome 2 de The Magicians, appelé The Magician King. Et si ça me tient tant à cœur, c’est pour deux raisons : déjà, la série vient juste de se terminer sur une fin qui m’a quelque peu déçu – en tout cas, une fin qui n’est pas à la hauteur du génie de la série – et ensuite, parce que j’ai commencé à lire ce livre en 2018 pour le finir en 2020. Ouille.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

Alors, si j’ai mis tant de temps, ce n’est évidemment pas parce que ça ne me plaisait pas, bien au contraire. Le livre est génial, vraiment, mais comme pour le tome 1, il demande une bonne grosse faculté de concentration. À ma demande, Laura m’a offert la trilogie en anglais et le niveau de langue est loin d’y être basique. Tant mieux, c’est bien plus passionnant et ça met dans l’ambiance, mais ça suppose aussi d’être en forme pour se plonger dans l’histoire.

The Magicians : 13 livres pour poursuivre l'aventure en attendant ...

Du coup, durant ces presque deux années de lecture, je n’ai cessé de me replonger dans le roman… avec le problème que je laissais passer des semaines, voire même parfois des mois, avant d’y revenir. Mon obstination à ne pas utiliser de marque-pages (marre de les perdre) et ma mémoire étant ce qu’elle est, je me retrouvais alors à lire et relire plusieurs fois les mêmes chapitres. Au point, quand même, d’avoir repris 100 pages plus tôt que nécessaire la dernière fois que je me suis mis à l’ouvrage pour le finir.

C’est étrange ? Oui et non : l’histoire est tellement géniale que même si je savais être en train de relire ce que j’avais déjà lu, ben, j’en profitais comme pour la première fois. L’univers du roman est en effet riche et complexe, on peut facilement se laisser aller à son imagination. Mieux encore : j’ai adoré la série, mais elle n’a rien respecté de l’intrigue de ce tome 2… à part, évidemment, la manière dont est racontée l’histoire et le génie de ses personnages.

tale of the seven keys | Tumblr

Ainsi, le tome 2 est un bon condensé des trois premières saisons de la série, encore. Le tome 1 correspondait à une moitié de la saison 1, nous avons ici l’autre moitié, à savoir l’histoire de Julia. L’intrigue des sept clés, qui joue un rôle majeur dans la saison 3, est également présente dans ce tome, de même que Poppy.

À l’inverse, Alice n’est que peu présente après s’être transformée en Niffin (en tout début de saison 2 dans la série), de même que Penny est rapidement écarté – mais il n’a jamais vraiment été là non plus. Du coup, c’est passionnant à lire et découvrir : j’adore la série, j’adore les livres.

The Magicians – Saison 1 | Yoda tient un blog
Après, la série atténue et rend plus esthétique certains passages, quand même !

Ils racontent plus ou moins la même histoire, mais de manière différente, tout en étant toujours dans le même ton. En fait, j’ai l’impression d’être dans l’une des fameuses chronologies différentes que possède cet univers, et c’est génial.

En revanche, un autre truc qui ne m’a pas aidé à dévorer le roman est un procédé que je n’aime pas beaucoup et qui est malheureusement réparti sur tout le livre : on alterne quasiment à chaque chapitre de point de vue et de moment de l’histoire. En fait, il y a deux tomes en un : d’un côté, nous avons la suite de l’histoire avec toute une aventure qui se joue à Fillory, mais aussi sur Terre, notamment à Venise. De l’autre, nous découvrons enfin tout ce qui est arrivé à Julia – notamment ses promenades géniales en France.

Le problème, c’est que ça signifie qu’à chaque chapitre, il faut se réadapter à l’univers, car les deux histoires sont très différentes. J’ai une préférence marquée pour celle de Julia, d’ailleurs, que j’ai trouvé bien plus prenante que dans la série. À ma prochaine relecture, car il y en aura une, je ne m’embêterai plus avec cette alternance : je lirai d’abord toute l’histoire de Julia, qui se passe avant de toute manière, avant de passer à celle de Quentin. Là, j’avais peur de manquer de possibles connexions… mais il y en a très peu.

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C’était donc frustrant de passer de l’un à l’autre, et ça ralentissait parfois mon rythme de lecture, parce que je ne lisais qu’un chapitre au lieu de deux, cliffhanger de fin de chapitre ou non. Quant au tome 3, je suis forcé d’attendre pour le lire maintenant… j’ai peur de le finir, je ne veux pas quitter cet univers. Tant qu’il me reste des pages à lire, Fillory est encore un peu en vie. Et Quentin aussi, et tous les personnages que j’adore !

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

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24 heures après #2 : La fin de The Magicians

Salut les sériephiles confinés,

C’est bien beau de critiquer chaque épisode inédit vu pendant mes visionnages, mais ça pose tout de même un gros problème : je n’ai pas toujours le recul nécessaire pour faire le tour de certaines questions. Par conséquent, j’ai décidé de profiter pleinement de l’espace des 500 mots par jour pour faire le point de temps à autres sur ces épisodes qui méritent de plus amples réflexions. Ca n’a rien de bien nouveau car je l’ai toujours fait, j’ai juste décidé d’appeler ça désormais « 24 heures après ».

Et si on révisait un peu The Magicians avant la saison 5 ? | Just ...

Bref, vous l’aurez compris, j’ai aujourd’hui envie d’évoquer le cas de la fin de la série The Magicians, qui est l’une de mes préférées. C’est la première de trois de mes séries préférées à tirer sa révérence en 2020 et, malheureusement, elle ne le fait pas de la meilleure manière qui soit. En effet, l’annulation est intervenue par surprise à cause de très mauvaises audiences cette saison. Ce n’est pas étonnant, par contre, ces mauvaises audiences : les fans ont très mal vécu la mort d’un personnage principal en saison 4 (si vous êtes là, je pense que vous le savez déjà… allez, spoilers alert sur toute la série dans la suite) et ont déserté cette saison 5. C’est bien dommage, surtout pour une série dont j’ai commenté l’intégralité des épisodes !

Voir aussi : Mes critiques d’épisodes

The Magicians, une étrange histoire de magie

Face à la suite massive de téléspectateurs, la chaîne a donc annulé la série alors qu’elle était créativement à son apogée. La fin de la saison 4 est peut-être le meilleur épisode, mais il ne faut pas négliger les très bonnes intrigues de la saison 5, notamment sur le travail du deuil de Quentin qui a beaucoup affecté ces 13 épisodes nous parlant d’apocalypse.

Si les scénaristes ont senti le vent tourné et ont bien proposé une fin qui se tient, avec carrément une apocalypse et une planète détruite, l’épisode final n’est pas vraiment à la hauteur de la série. Toujours très intelligente, vive et avec un vrai soin dans la construction des personnages, The Magicians se retrouve avec une fin qui est ouverte. Oui, on a bien la fin de tout le chapitre Fillory, mais après tout, Fillory n’est arrivé qu’en saison 2, donc ce n’était pas forcément la fin de la série.

The Magicians de Lev Grossman (tome 1) | Just One More Episode
Même si c’était un élément majeur de la série… Sa destruction n’est plus si triste que ça quand on sait qu’il s’agit de toute manière du dernier épisode : Fillory n’aura pas le temps de nous manquer narrativement.

Là où cette fin est particulièrement frustrante, c’est qu’elle s’achève avec la promesse de pistes très intéressantes pour la suite : le couple Eliot/Charlton aurait pu être exploré davantage tellement il sortait de nulle part, le sourire de Margo semble réserver une surprise de taille, Kady continue de mener sa vie de son côté avec pas mal de rebondissements… Margo et Alice le résument bien à la fin de l’épisode : leur vie sont sur le point de changer et d’être peuplées de moments complètement perchés à nouveau.

Malheureusement, on ne verra rien de tout ça. Concrètement, j’aime cette fin parce que la série ne pouvait pas mieux se terminer que ça : tous les personnages sont heureux d’être là où ils sont et prêts à entamer un nouveau chapitre de leur vie. Ce qui ne me plaît pas, c’est que ça laisse des pistes ouvertes : jamais de la vie on ne me fera croire qu’Eliot se contentera d’avoir perdu tout le monde. Et puis, Margo non plus ne peut pas vivre sans Eliot !

Corpses Eliot GIF - Corpses Eliot Margo - Discover & Share GIFs

Bref, la fin est très bien, mais elle n’est pas parfaite. C’est une fin de saison qu’on nous propose là, avec à la rigueur des personnages qui n’auraient pas besoin de revenir pour une saison 6. Si je peux m’en contenter, j’espère vraiment que la série sera rachetée par quelqu’un avant l’expiration des contrats… Malheureusement, la période de confinement actuel n’aidera probablement pas à ce que ce soit le cas, parce qu’on va plutôt être à jouer la sécurité que les investissements. Ma dernière lueur d’espoir serait que Syfy change d’avis à défaut d’avoir assez de nouveautés dans sa grille grâce au confinement… Mais comme la série est une série de mi-saison, je n’y crois pas trop.

Il ne me reste plus qu’à finir les livres et espérer, quoi. Ou trouver une excellente fanfiction. Ou l’écrire moi-même, damn. Je ne peux pas croire que ces personnages n’évolueront plus et qu’il n’y aura pas de suite à leurs histoires. En fait, je le refuse tout simplement. 24h et toujours dans le déni…

The Magicians – S05E13

Épisode 13 – Fillory and Further – 19/20
Il se passe tellement de choses dans cet épisode final qu’on a presque l’impression d’en avoir vu quatre ou cinq quand on arrive à la fin de ces 48 minutes. C’est une excellente fin de saison, mais pas tout à fait la fin de série qu’on aurait pu espérer, même si les intrigues sont bouclées. Je donnerais beaucoup pour une saison 6, même si je peux vivre avec cette fin. Je ne sais pas… Je ne me rends pas encore compte que tout est terminé, je crois.

> Saison 5


Spoilers

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Fillory needs you. NOW.

C’est déjà le dernier épisode de la série ? Quelle année pourrie, 2020 ! Ils mériteraient tellement une saison 6. Et une saison 7. Et une saison 8. En fait, ils ne devraient jamais s’arrêter ! Je n’ai pas du tout l’impression que le tour de la question a été fait. Allez, j’ai encore les romans pour me consoler, on va dire. Et en attendant, j’ai le droit à un épisode de Noël !

Ben oui, le dernier épisode voyait nos héros faire appel au père Noël pour s’échapper du casse le plus chantant de l’histoire. On oublie bien vite l’épisode précédent qui n’a que peu de conséquences – Marina n’est même pas là – avec le père Noël qui décide de faire plein de cadeaux à nos héros, parce qu’il n’est pas sûr qu’ils survivent jusqu’à Décembre. Sympa ;

Alice découvre ainsi que c’est le père Noël qui lui a offert sa quête de la saison : c’est lui qui a mis la page sur la graine dans les affaires de Quentin. C’est une solution facile pour nous expliquer ce que la feuille fichait dans les affaires de notre héros décédé, tout en lui rendant encore un petit hommage en disant qu’il serait fier d’Alice.

Tout le monde finit par se réveiller et découvrir la décoration de leur invité qui disparaît avant leur arrivée. Ben oui, c’est le père Noël après tout. Chacun ouvre alors ses cadeaux de Noël, y compris Zelda qui a ainsi droit à une jolie promotion dans la série. Parmi les cadeaux, ce que j’ai préféré est de loin Fen recevant des couteaux… mais nous n’avons pas le temps de savourer cette dernière (et oui !) scène où tout le monde est réuni puisqu’un lapin vient casser la bonne ambiance en annonçant à nos héros que Fillory a besoin d’eux.

Plum redébarque alors qu’Eliot prend le contrôle des opérations, résumant sur un tableau tout ce qu’il leur reste à faire pour sauver Fillory, en commençant par le détruire. Si Plus est la solution privilégiée pour recommencer en cas d’erreur, elle n’est pas très à l’aise avec l’idée. Concrètement, le plan est d’envoyer Margo, Josh et Eliot à Fillory pour détruire le monde, alors qu’Alice, Fen et Zelda restent sur Terre pour créer le nouveau monde. Eliot prend les choses en main, Margo est toujours aussi cassante et brillante que d’habitude, notamment quand elle appelle Plum… Peach – simple, efficace, tellement Margo – et tout paraît simple quand ils résument ça comme ça.

Le truc, c’est en revanche que Julia trouve que c’est le bon moment pour accoucher… ce qui retire Penny et elle-même des opérations. De son côté, Kady a réussi à nous retirer notre Fogg de sa plage enchantée, hors écran, ce qui fait que les deux personnages se retrouvent dans l’infirmerie de Brakebills pour déborder le personnel médical que l’on connaît. J’ai beaucoup ri du surnom « unicorn baby » consacrée à l’enfant à naître…

Mais c’est vraiment anecdotique tout ça, parce que Julia accouche d’une petite fille bien rapidement dans l’épisode – elle est tellement fraîche après l’accouchement, j’en ai ri. Fraîche, oui, bien maquillée, oui, mais aussi avec un besoin urgent d’une opération pour la séparer du lien avec son bébé qui pourrait la tuer.

En parallèle, Charlton redébarque à temps pour aider nos héros qui en ont bien besoin. Détruire Fillory, c’est cool. Avoir un moyen d’en repartir, c’est mieux. Alors que Margo, Josh et Eliot cherchent à convaincre le pervers de Brakebills de les aider, c’est finalement Charlton qui demande à récupérer le corps du pervers pour pouvoir les aider. Comme ça tout le monde a ce qu’il souhaite : Charlton obtient un corps capable de se téléporter, le fantôme redevient fantôme, Eliot se débarrasse de Charlton. Simple, efficace.

En théorie. En pratique, ça ne fonctionne pas puisque Charlton ne maîtrise pas ses pouvoirs. Du coup, Margo révèle qu’elle a une solution au top : un raccourci, tout simplement. Mouais, je n’arrive pas à croire que quelqu’un puisse la croire, ça se voit direct qu’elle invente une excuse là… Sinon, la séparation Charlton/Eliott est triste, mais il n’y a pas le temps de la gérer. Tout va tellement vite dans l’épisode, j’ai l’impression d’avoir déjà eu l’équivalent de deux épisodes d’un coup… et ça fait à peine dix minutes. Ajoutons à ça que Fogg s’est déjà échappé de l’infirmerie pour voler à Zelda ce dont elle avait besoin pour son sort. Kady lui court aussitôt après… mais c’est en vain. Du coup, les filles l’attendent… mais ça aussi, c’est en vain.

Fogg passe en effet une sacrée journée, parce qu’il enchaîne ensuite en se rendant à Brakebills pour rompre le lien magique entre Julia et sa petite fille. Le problème, c’est qu’il ne le fait pas de la manière délicate et chirurgicale prévue : Julia tombe donc dans un coma qui promet de la voir mourir. Penny 23 prend mal la nouvelle (sans déc ? moi aussi !) et demande aussitôt à Plum de revenir dans le passé.

Malheureusement, ce n’est plus possible. Plum se gardait dans la manche un coup scénaristique inattendu – tout en étant attendu malgré tout avec cette série : nous étions déjà dans la réécriture d’un présent foutu. C’est un bon moyen de gagner du temps dans l’épisode : Plum n’a pas assez de pouvoir pour changer deux fois le passé, et elle l’a déjà fait parce que le plan de nos héros a misérablement échoué la première fois, avec uniquement Josh pour s’en sortir en vie alors que tout le monde avait disparu.

Cela dit tout n’est pas perdu, parce que Penny se rappelle que Fogg se souvient des différentes versions du passé : s’il a fait ça à Julia et sa fille, c’est probablement pour une bonne raison, même si Plum dit que l’accouchement s’était bien passé. Le problème, c’est que Fogg paraît complétement fou.

Par magie, l’épisode me fournit un point du Bingo Séries que je n’attendais plus avec Plum qui caresse un chat ensorcelé avant de le donner à l’ancien doyen de Brakebills (ou l’actuel, du coup ? Je ne sais plus trop où on en est avec eux) pour accueillir toute la folie de Fogg d’un coup.

Il révèle alors qu’à la fin de la chirurgie prévue pour les séparer du lien entre elles, Julia et son bébé seraient mortes, car il aurait été impossible de recréer le lien avec quelqu’un d’autre pour que les deux survivent. Désormais, le lien peut au contraire être rétabli entre la fille et… Penny, un traveler assez fort pour supporter ça. Sympathique. Et rapide, évidemment. Julia peut donc serrer dans ses bras son bébé sans entendre de voix. C’est tout le contraire pour Penny qui redevient télépathe lorsqu’il porte dans ses bras… Hope Quentin. Sympa comme nom, mais un peu étrange comme deuxième prénom, la pauvre.

Ainsi, Penny récupère ses pouvoirs en tenant son bébé… voilà qui promet pour quand elle sera adulte, la pauvre. En attendant, c’est hyper pratique : Penny 23 et Julia comprennent donc que Penny peut de nouveau voyager, ce qui est un atout non négligeable dans cet épisode pour venir en aide aux autres. Mis de côté pendant une bonne partie de l’épisode, Penny pourra donc se rendre utile… contrairement à Julia, qui retrouve vraiment son statut de la saison 1 dans cet épisode, à être complétement à côté des autres. Enfin bon, Kady aussi en est là…

Pendant ce temps, à Fillory, Josh, Margo et Eliot constatent que le plan du Dark King est en place lui aussi. En effet, les chiffres du recensement de la planète sont plutôt sur le déclin, avec plein de gens qui disparaissent, un peu en mode Infinity War si je peux me permettre – la série a spoilé le film avant moi plus tôt dans la saison, c’est bon, vous ne pouvez pas m’en vouloir.

Le truc, c’est qu’Eliot disparaît aussi : il est magiquement convoqué par Seb qui a vu le plan se mettre en place à l’avance et a donc fait en sorte d’exécuter le sien avant celui de nos héros. Son but est encore et toujours le même : c’est en présence d’Eliot que Seb retrouve donc son amant… pour mieux découvrir que c’est en fait son grand-frère, à savoir la Bête. Ouille.

Lance est mort il y a des siècles, et il a été remplacé par ce grand méchant qui n’hésite pas à nous exploser les doigts d’Eliott, en souvenir du bon vieux temps. Quant à son grand plan, c’est le même que toujours : se garder Fillory pour toujours, profitant du temps arrêté par Seb. Finalement, ce dernier parvient à se libérer de l’emprise de son frère et sauve juste à temps Eliot. On n’est pas passé loin de me retrouver en larmes, croyez-moi, parce qu’il était hors de question qu’Eliot se retrouve à mourir. À ce stade, j’avais espoir que la série finisse bien, cela dit.

La Bête enchaîne en se rendant ensuite à la Bibliothèque où Fen, Alice et Zelda étaient toujours à attendre que Kady revienne avec de quoi les aider à créer un nouveau monde. Alice entend et reconnaît immédiatement la Bête cependant, ce qui leur permet de prendre la fuite à quelques instants près.

Zelda nous offre une autre solution un peu abusée et expéditive de l’épisode, expliquant que les Circonstances ne sont pas qu’extérieures : elles sont aussi intérieures. Alice parvient donc à nous ouvrir un portail bien vite pour s’échapper avec Fen. Pas de bol pour Zelda, elle doit rester en arrière pour lancer un sortilège de permafrost qui condamnera tous les portails. Et hop, elle meurt, tuée par la Bête en un instant. Les adieux entre Alice et Zelda étaient touchants, mais la scène est tellement rapide qu’on n’a pas vraiment le temps de faire le deuil de Zelda.

À Fillory, Seb sauve et ramène donc Eliot dans le palais où il prend soin de lui. Il faut dire que notre héros souffre pas mal, avec les os des mains tous brisés. Les deux partagent tout de même une scène toute charmante pleine de tension sexuelle où Eliot lui explique que ses amis n’auront pas d’autres choix que de tuer ce Dark King. D’ailleurs, on note que Seb se remet bien vite de la mort de son amant qu’il a attendu des siècles. Son plan tombe à l’eau et… hop, il repasse à autre chose. Il prend finalement le temps de fuir alors qu’Eliot rejoint Josh et Margo.

Cette dernière révèle enfin qu’il n’y a jamais eu de raccourci à cette occasion. Même si je l’avais vu venir, ça reste super frustrant. Elle a appris quelque chose de Quentin : il faut se sacrifier pour ceux qu’on aime. Alors, non ! Je ne suis vraiment pas sûr que ce soit la leçon à retenir de tout ça et pourtant, comme c’est le dernier épisode, c’est ce qui restera en tête un bon moment.

En même temps, c’est logique comme décision pour Margo : avec son œil, elle peut savoir que ses deux amis survivent. C’est tellement triste, elle ne prend même pas la peine de faire un câlin d’adieu et plongent dans les entrailles de la planète pour la détruire en remontant le temps.

Cette fois, ça y est, en tout cas : tout le monde est mort à Fillory, Eliot et Josh peuvent donc partir du monde avant que Margo ne le détruise en inversant les pendules. La scène est magnifique : Margo mange un sandwich préparé par Josh et nous regardons le monde être détruit. C’en est fini de Fillory et l’effondrement du palais sur la Bête et Seb, les deux grands méchants de la série, c’est une belle image pour la fin de la série.

Quant à Margo, elle survit bien évidemment grâce à Penny 23 qui prend le risque de se téléporter avec sa fille dans un monde en pleine destruction. Quel super papa ! Bon, ça nous arrange bien cela dit…  Un peu comme le fait que Kady retrouve malgré tout Alice et Fen, hors écran, histoire de survivre à l’épisode. Elle n’aura pas été très utile dans sa quête de Fogg et aura été sur la touche pendant tout l’épisode finalement.

Et oui, maintenant que Fillory est détruit, il reste encore à créer un nouveau monde, ce qui n’est pas évident avec les circonstances détruites quelques épisodes plus tôt. Heureusement, Alice a la solution des Circonstances internes désormais. Chacun doit donc accepter son chaos interne pour réussir à recréer un nouveau monde.

Josh, Alice et Margo sont finalement ceux qui aident à créer ce nouveau monde, alors que Fen doit évoquer tous ses souvenirs de Fillory pour recréer sa planète, sous les regards de Kady et Eliot. La scène est très poétique : on passe d’une description banale à des souvenirs émouvants de Fen – notamment la première fois qu’elle a vu son père utiliser la magie pour créer un couteau. C’est donc de là que ça vient.

Malheureusement, ses souvenirs de Fillory ne sont pas tous géniaux : il y avait aussi pas mal de défauts sur cette planète. Par conséquent, elle décide de demander plutôt le meilleur de Fillory, le meilleur de la Terre et le meilleur des films qu’elle a regardé avec Todd, mon dieu. Pas étonnant que tout le monde disparaisse : Fen, Josh, Alice et Margo semblent comme aspirés par la graine du nouveau monde (le fameux hippocampe représentant Fillory), sous les regards parfaitement impuissants – toujours – de Kady et Eliot, ne comprenant pas bien ce qu’il s’est passé.

Commence alors le dernier acte de la série, avec Fogg se plaignant à Eleanor – oui j’ai retenu son nom pour le dernier épisode – de devoir tenir un chat en permanence. Les deux anciens de Brakebills reprennent a priori les rôles qu’ils avaient en saison 1 – doyen et professeur. C’est plutôt pratique car ils peuvent alors nous faire un bilan d’où en sont les personnages.

Kady continue de mener sa vie dans son coin en gérant tous les magiciens apprenant en autodidacte à gérer leurs capacités, avec l’aide de Pete. C’est tout ce qu’on saura d’elle. C’est une sorte de happy end comme elle est en contrôle, mais c’est un peu frustrant de voir qu’elle restera finalement un à-côté pour la série.

Eliot, lui, finit à Brakebills avec Charlton. Il est de retour dans la maison de toujours, et est professeur, mais il est aussi encore et toujours dépressif. C’est Eliot après tout, évidemment que sans ses amis, il est dépressif. Oh, il a bien Charlton pour lui – un Charlton qui doit réapprendre à vie et à boire de l’alcool – mais ce n’est pas assez pour compenser la perte de Fillory.

Heureusement, Pete aide Charlton à récupérer son apparence physique, juste assez pour oser demander à Eliot s’il serait prêt à l’envisager comme amant. La réaction d’Eliot est bien trop drôle, parce qu’on voit qu’il ne l’a jamais vraiment considéré mais que ça lui paraît logique si Charlton est prêt à le faire – Charlton le connaît mieux que quiconque après tout. En revanche, la tête d’Eliot, c’est un peu mon sentiment vis-à-vis de la fin de la série. Ca fonctionne, mais certaines choses sont forcées et il y a encore pas mal de travail à faire. Oh, et évidemment, ils sont espionnés par notre pervers quand ils vont explorer tout ça au lit… J’ai tellement ri.

Bizarrement, la série prend le temps de nous sauver le personnage de Seb, imaginé par Eleanor et Fogg en compagnie de Chatwin. C’est gros, surtout quand on a vu Seb et la Bête être détruits dans l’écroulement du palais et l’explosion de Fillory.

Julia et Penny 23 s’occupent quant à eux d’HQ – un surnom sympa donné par Penny 23 – et décident d’aller se créer une maison et d’apprendre ce qu’est la vie de famille. Pour le coup, c’est peut-être le meilleur des happy ends de cette saison : ce sont les seuls dont l’utilité scénaristique d’une saison 6 ne me saute pas aux yeux.

En revanche pour les autres… Quel dommage que la série soit annulée. Bon, il me reste tout de même à finir la critique. Eleanor fait tout un tas de théories sur Alice, Fen, Margo et Josh… mais aucune réponse n’est possible pour eux : ils n’ont pas moyen de les contacter et de savoir ce qu’ils sont devenus, ils doivent donc se contenter d’imaginer la réponse. Heureusement, nous en avons une.

La dernière scène nous révèle qu’ils ont bien réussi à créer un nouveau monde, avec des arbres à couteaux (merci Fen) et des pizzas qui poussent dans la nature (merci Josh). J’ai beaucoup ri et j’ai adoré cette scène où le quatuor sont les premiers habitants de ce nouveau monde. Sans trop de surprise, Fen, à l’origine de ce nouveau monde, refuse d’en devenir le leader. A la place, elle décide que Margo doit être sacrée grand roi, Margo la Créatrice, au lieu de Margo la destructrice. C’est la meilleure conclusion possible pour le personnage, surtout qu’elle est aussi avec Josh. Par contre, ne pas la faire finir dans le même monde qu’Eliot, c’est d’un frustrant ! Et Alice semble vraiment en trop…

La fin de la série voit alors Margo se lancer dans le travail de construction de ce nouveau monde en appuyant sur le bouton sous la boule à neige de l’hippocampe pour commencer à créer des bâtiments… La série coupe juste ici, sur un univers de possibilités, et la réplique d’Alice affirmant que c’est réconfortant de savoir que c’est désormais leur histoire. Margo est tellement choupie à sourire à pleine dents au moment de les surprendre avec sa première création, en plus !

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EN BREF – Cette saison 5 n’est pas exactement la meilleure de la série, mais elle possède tout un tas de très bons moments et gère à merveille l’après saison 4, étonnamment sans la moindre difficulté. La pilule de la disparition de Quentin passe bien, avec un travail de deuil fait pour chaque personnage qui permet bien d’avancer sans jamais donner le sentiment que la série a ralenti son rythme et son intrigue.

Oh, il y a toujours des moments où j’ai eu l’impression que certaines choses étaient forcées, mais ça a toujours été le cas dans cette série qui n’a jamais pris le temps de se reposer et de souffler un coup. Le rythme vif, les répliques délirantes et les personnages hyper attachants resteront à jamais les points forts de cette série.

Quant à cette saison qui s’avère être la dernière, ma foi, c’est un sentiment très fillorien que ça m’inspire – un sentiment digne d’Eliot : c’est satisfaisant de savoir qu’ils ont tous plus ou moins un happy end et le moyen d’être heureux, tout comme c’est satisfaisant de se dire que leur vie va continuer, qu’ils vont tous vivre de nouvelles aventures. Concrètement, la série ne pourrait jamais donner l’impression d’une vraie fin autre que quelque chose d’ouvert comme ça. Et justement, ça me donne envie de la continuer, de les retrouver pour une saison 6, de voir de nouvelles aventures. C’est triste de se dire qu’on en reste là, que Margo et Eliot ne sont pas ensemble, que Kady ou Alice n’ont pas de vrais happy ends, qu’il n’y aura pas d’autres aller-retours à Fillory parce que la planète est détruite… Mais bon, si elle existait et me lisait, Margo me laisserait probablement en commentaire une réplique de ce dernier épisode, et probablement son expression préférée : «Life is pain. Ovary up. »

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> Saison 5